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Hijab islamique

Depuis 1979, date de la prise du pouvoir des mollahs en Iran, les autorités de la République islamique, appliquent des mesures de répression contre les femmes qualifiées de “bad hijab” (mal voilées). La campagne nationale contre les femmes est sans merci et sans précédent dans le monde entier. 
 
Dans de telles conditions, les femmes et les jeunes filles iraniennes sont déjà forcées à envisager d’apparaître en société voilée. 
 
Pourtant, le propos de mon article n’est pas de parler de ces campagnes et du malaise des femmes en Iran, mais d’expliquer le caractère misogyne du hijab islamique.
 
Le hijab islamique ne signifie pas forcément un degré élevé de respect de l’islam, mais démontre plutôt l’existence d’un dogme islamique qu’on appelle « non-mahram » — C’est un dogme qui est devenu dans les sociétés musulmanes un phénomène plus présent et plus représentatif que l’islam lui-même. 
 
Pour expliquer ce qui est le « non-mahram », il faut d’abord connaître ce qui est considéré comme « mahram » : un mahram est un très proche membre de la famille comme les enfants, les parents, les sœurs et les frères, les grands-parents, les oncles, les tantes et les beaux-parents avec lesquels une personne musulmane ne peut pas se marier. 
 
Par contre, toute autre personne avec laquelle on peut éventuellement se marier est considérée comme non-mahram. D’après la tradition islamique une femme musulmane ne doit pas montrer ses atours à un non-mahram. 
 
Ainsi, pour séparer la femme musulmane du champ visuel des non-mahrams ou bien de la quasi-totalité des hommes, on a imposé le hijab islamique. Le hijab islamique est en effet un mur qui sépare la femme musulmane de son environnement non-mahram. 
 
Le hijab islamique diffère d’un pays musulman à l’autre, mais quelle que soit la forme, la couleur, et la taille, il est un vêtement qui ne laisse pas apparaître le corps d’une femme musulmane aux non-mahrams. 
 
L’idée de non-mahram, en tant que méthode d’exclusion des femmes, a ses racines dans une période pré-islamique de la péninsule d’Arabie, lorsque la petite fille était enterrée vivante. Malgré l’interdiction formelle par l’islam de la pratique de l’infanticide, certains critères misogynes ont été intégrés et puis institutionnalisés dans le statut des femmes dans les normes, traditions et lois islamiques. 
 
Dans la société primitive des clans d’Arabie, le système patriarcal n’a pas garanti l’égalité des droits au sexe « faible ». Dans ce sens, le principe de non-mahram est synonyme d’une diminution générale du rôle social de la femme musulmane. Cet héritage archaïque montre aujourd’hui comment les femmes musulmanes font juridiquement et moralement face à la discrimination : la plupart de leurs droits sont abolis à la naissance et elles sont quasi écartées de la vie sociale. 
 
L’introduction du dogme de non-mahram dans l’islam n’est pas sans rapport avec les ennuis du Prophète vis-à-vis de son harem. Comme décrit par le penseur iranien, Ali Dashti, dans son livre Bisto-Seh Saal (23 années, une référence à la durée de la prophétie de Muhammad). Selon lui, le Prophète utilisait des versets du Coran ”Surah Ahzaab” pour consolider sa position vis-à-vis de ses plus jeunes femmes pour les forcer à l’obédience absolue et la chasteté. 
 
Pourtant pour y arriver, le prophète n’a pas mentionné un standard de hijab islamique. Ce qui laisse à penser que le hijab islamique est un produit du dogme du non-mahram et non de l’islam lui-même. 
 
Le dogme du non-mahram ne s’applique pas seulement dans la tenue ou le code vestimentaire de la femme, mais il est devenu dans la culture des pays musulmans un dogme qui s’implique dans tous les aspects de la vie sociale. Même l’architecture n’en était pas épargnée : 
 
Une maison musulmane typiquement traditionnelle est construite autour d’une cour, une partie de la maison est réservée pour les femmes. La réception des hommes invités se trouve à côté du couloir de l’entrée de la maison afin que les visiteurs non-mahrams ne voient pas les femmes. Les fenêtres donnent sur la cour afin qu’un contact visuel ne se produise pas entre des non-mahrams. Dans la grande maison où plusieurs générations peuvent vivre ensemble, les mesures les plus strictes sont imposées afin que le contact entre non-mahrams comme les cousins, beaux-frères ou belles-sœurs ne mène pas à une tentation sexuelle.
 
Les traces du dogme de non-mahram sont encore plus visibles dans les anciens palais, où aucun non-mahram, à l’exception des domestiques castrés, n’avait le droit d’accéder au harem. De tels palais, comme l’habitation du Calife ou du roi, ont dû se conformer aux principes islamiques : alors le corps féminin y restait derrière la ligne rouge du champ visuel de tous les non-mahrams fréquentant le palais. 
 
Donc, on n’y voit pas des tableaux, des fresques, de musique, du théâtre, des cérémonies… dans lesquels le corps féminin soit apparu. L’application des mesures préventives a engendré une culture dominante qui s’est étendue dans la société musulmane. Elle dominait et domine toujours plus ou moins l’art, la musique, la poésie, et les normes morales et la vie sociale dans le monde musulman. 
 
À cause de l’imposition de hijab islamique, l’outil du dogme du non-mahram, une série de discriminations contre les femmes comme celles concernant les conditions de travail, l’éducation, les loisirs et les sports, et d’autres aspects ont émergé dans la société musulmane. Celles-ci prennent une allure ennuyante dans une grande partie du monde islamique.


Moyenne des avis sur cet article :  4.28/5   (61 votes)




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18 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 29 septembre 2008 13:15

    "L’idée de non-mahram, en tant que méthode d’exclusion des femmes, a ses racines dans une période pré-islamique de la péninsule d’Arabie, lorsque la petite fille était enterrée vivante. Malgré l’interdiction formelle par l’islam de la pratique de l’infanticide, certains critères misogynes ont été intégrés et puis institutionnalisés dans le statut des femmes dans les normes, traditions, et lois islamiques".

    Quel est le lien entre les infanticides de petites filles enterrées vivantes (pourquoi ?) et l’idée de non-mahram ?

    Quel rapport entre l’infanticide (des filles seulement ?) et l’intégration de certains critères mysogines ?


      • Famta Ismy 29 septembre 2008 13:59

        Moi je me trouve belle, habillée dans ce sac à patates.


        • zohra85 29 septembre 2008 14:14

          tiens un troll


        • Famta Ismy 30 septembre 2008 09:55

          non je confirme frere, nous sommes laides et grosses.
          c’est pour cela que le voile est important pour nous car il nous donne une chance de trouver un mari.
          nos hommes veulent toujours convertir des femmes occidentales, mais elles ne sont pas de femmes de allah comme nous.


        • Nobody knows me Nobody knows me 30 septembre 2008 09:57

          Eh ben ça vole haut ici... On se demande comment l’homme est arrivé à voyager jusqu’à la lune.
           smiley


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 29 septembre 2008 14:34
          Ce débat, un temps polarisé sur les adjectifs "ostentatoire", "visible" ou "ostensible", avant de retenir la "manifestation" de croyances religieuses, a rarement tenu compte de ce qu’avec ce voile islamique, sorte de heaume textile composé de plusieurs pièces, parfois étendu, tel un uniforme, à l’ensemble du corps, ce n’est plus la personne qui porte un signe ou un insigne (telle la légion d’honneur à la boutonnière), mais au contraire le signe qui enveloppe et cache la personne, à la grande différence de la kippa juive ou de la vieille médaille chrétienne. Or la plupart des commentateurs dissertent sur la symbolique du voile et en négligent la réalité essentielle.

          A - Le signe qui cache la personne.

          De là viennent les problèmes avec les photos d’identité, normalement exigées de face et tête nue, pour pouvoir réaliser des contrôles efficaces dans les mêmes conditions, de face et tête nue. Comment identifier à coup sûr les élèves ou étudiantes et les candidates aux examens tels que le bac, contrôles continus et concours, avec ce voile à géométrie variable, qui commence parfois au ras des sourcils ? Pour n’encourager ni les fraudes, ni le plus grand danger de la pénétration islamique, ce voile devrait disparaître à la fois des cartes d’identité et des salles d’examen, comme il devrait disparaître des lieux d’enseignement public ou quasi-public (privé sous contrat d’association). Le sénateur centriste Nicolas About avait déposé une excellente proposition de loi pour régler ce problème d’identification des personnes sans stigmatiser personne. Elle n’a malheureusement pas été examinée par le Parlement. La seule sécurité dans les établissements d’enseignement exigerait d’ailleurs qu’un contrôle des cartes d’élèves et étudiants, avec photos strictement conformes, soit effectué à l’entrée, comme cela se fait depuis plusieurs années dans les Universités, au moins pendant Vigipirate. C’est cette légitime exigence d’identification des personnes qui fit demander au maire U.M.P. de Nogent-sur-Marne que les futures mariées soient découvertes lors de la cérémonie du mariage civil, et aux banques que les personnes se présentent tête nue à l’entrée, voire sans lunettes de soleil ... Le voile dans la rue et dans les transports publics est lui aussi gênant, car il modifie notre espace public traditionnel et complique les éventuels contrôles d’identité, alors même que la menace terroriste actuelle émane précisément de cette mouvance islamique qui promeut le port du voile.

          En admettant que circulent dans nos rues des personnes non identifiables, des OVNI (objets voilés non identifiables), nous changerions de société. Selon un sondage SOFRES de janvier 2004, environ 57 % des Français estimaient alors que le port ostensible de signes religieux représente une menace pour la cohésion nationale.

          B - Ce problème du voile comporte bien sûr plusieurs autres aspects :

           Incivilité : traditionnellement en France, on se découvre, et il faut prendre ce verbe “se découvrir” dans toutes ses acceptions. Si on acceptait le voile à l’Université, on aurait du mal à interdire en classe le port de la casquette (à l’endroit ou à l’envers) ou du bonnet (il y a déjà eu des incidents à cause de cela) ; bonjour l’ambiance très favorable à la transmission du savoir ...L’époque où les bourgeoises pouvaient garder leur chapeau dans les salons est révolue ... Et, de plus, les classes ne sont pas des salons.

          Selon un sondage CSA de janvier 2004, 84 % des enseignants se prononcaient pour l’exclusion d’une élève voilée, dont 19 % sans même chercher de compromis.

           Sexisme : des costumes islamiques masculins, djellabas masquant les jambes de pantalon, apparaissent maintenant dans les classes et les amphis, comme ils sont déjà présents dans les rues des grandes villes ; cela dégonfle donc l’accusation de sexisme que supportait le voile. Reste l’infériorité de la femme symbolisée par ce voile, sous lequel l’individualité de la femme est niée : « c’est une femme, circulez ! y a rien à voir ! »

           Immigration : l’immigration massive, et excessive, en provenance de l’Afrique du Nord a entraîné la perception d’une menace croissante sur l’identité nationale ; la pratique des doubles ou triples nationalités et la sur-délinquance immigrée ont renforcé ce sentiment. Ne négligeons pas le conseil du baron de Montesquieu :

          "Il faut être attentif à ne point changer l’esprit général d’une nation" (Esprit des lois, XIX, v).

          Or le nombre croissant de costumes islamiques féminins comme masculins dans l’espace public, et il y a peu les manifs en faveur du port du voile, influent incontestablement, et dangereusement, sur cet esprit général. Ce qui nous menace, à long terme certes, n’est en effet rien moins qu’une régression du constitutionnalisme occidental vers un absolutisme théocratique.

           Religion et laïcité : on a presque tout dit là-dessus, sauf le ridicule du Parti Socialiste à évoquer, dans des propositions de lois, des “signes philosophiques” que personne n’avait jamais vus ... La croyance religieuse, comme d’ailleurs la nature des préférences sexuelles, devrait rester dans le for intérieur. Ce rapprochement n’est pas artificiel, puisque les religions se sont essentiellement fait connaître, au cours des siècles, par leurs prescriptions autoritaires en matière sexuelle. D’où la conclusion que ni les associations religieuses d’étudiants, ni les associations féministes ou homosexuelles, n’ont leur place dans les locaux universitaires. Si cet espace d’enseignement (les lieux universitaires) doit être neutre, ce n’est pas par caprice laïcard, mais bien pour maintenir une possibilité d’enseigner efficacement un savoir objectif, à visée universelle, forme de savoir que les Grecs et Romains anciens nous ont léguée.

          Comment étudier tranquillement si l’on avait désormais, dans la classe ou dans l’amphi, le "public" divisé en deux camps, comme au stade ?

          Les lieux de prière ou de culte n’ont pas non plus leur place sur les campus universitaires (pas davantage que les saunas gays pour le culte du dieu latin Priape, mais qui n’y sont pas encore, à ma connaissance ...). Dans cette affaire du voile, l’aspect "prosélytisme", pression sur les "tièdes", doit évidemment être pris en compte. Précisons que l’on trouve effectivement, à plusieurs reprises, l’injonction du port du voile des femmes dans les sourates XXIV et XXXIII du Coran.

          Que la laïcité ne soit pas complète en France (Alsace-Moselle, Mayotte, Guyane, émissions religieuses sur une chaine du service public, reconnaissance de l’État du Vatican) ne devrait pas inciter à faire des nouvelles concessions à l’islam, mais au contraire à toiletter cette laïcité en uniformisant la situation dans le sens d’une laïcité véritable. La violence des propos de Mgr Jean-Marie Lustiger avait surpris ; en janvier 2004, il mettait en garde le Gouvernement de ne pas rouvrir une guerre de religion et dénonçait "l’agressivité anti-religieuse" ; il ignorait que s’il a fallu une loi pour retrouver les conditions antérieures d’exercice tranquille de l’instruction publique, c’est tout simplement parce que tout ce qui relève des libertés publiques doit, d’après la Constitution de 1958 (art.34) , se traiter au niveau législatif.

          Nicolas Sarkozy trouve la loi de 1905 trop ancienne, usée, dépassée, vieillie, il voudrait la décaper. Mais si le temps faisait quelque chose à l’affaire, c’est par la plus ancienne Déclaration de 1789-91 qu’il faudrait commencer. On sait que depuis 1973 cette Déclaration fait partie du bloc de constitutionnalité (par décision du Conseil Constitutionnel). Et que dire de l’ancienneté de ces religions que nous vante Nicolas Sarkozy dans son dernier livre ...

           Trouble à l’ordre public, un peu partout, et partout de plus en plus : dans les hôpitaux, où des femmes voilées, accompagnées de leurs maris, demandent à être soignées à leur manière sexiste, avec agression de médecins ; certains nous ramènent au souvenir de l’époque des bonnes soeurs hospitalières ... mais elles n’ont jamais été associées, de près ou de loin, à un quelconque terrorisme catholique ... Si l’islam fait peur, il y est pour quelque chose (que l’on ne nous refasse pas le coup du "sentiment" d’insécurité !) Trouble aussi dans les tribunaux (femme voilée dans un jury d’assises, récusation d’un magistrat juif), dans les piscines (horaires séparés), à l’entrée des banques, bref, un peu partout, et partout de plus en plus. L’islam dérange car ses pratiques religieuses entrent progressivement en conflit avec notre mode de vie. Il y a communautarisation des commerces généralistes, quand certains magasins arrêtent, pour tous leurs clients, la vente d’alcool pendant le mois du Ramadan, quand les boucheries "hallal" ou les rayons "hallal" dans les supermarchés se répandent et renforcent le communautarisme de séparation.

           Exclusion ? : mais ce sont ces jeunes filles qui s’excluent elles-mêmes, pas l’école nationale et républicaine qui les exclut ; sans doute aussi les milieux qui les influencent ; mais il serait paradoxal, bien digne du Gribouille de la comtesse de Ségur, de faire à l’avance la politique des islamiques en acceptant leurs exigences. Force devrait rester à la République, force doit rester à la République. Le chantage au repli communautaire, que répercute irresponsablement la naïve Voynet et ses Verts (Mamère, etc.), et aussi Le Monde, n’est pas admissible ; l’intégration, c’est, quand même et par principe logique, l’intégration à notre société rationnelle et laïque, d’inspiration gréco-latine, et non l’adaptation des Français de souche aux coutumes extrêmes de l’islam (les fans ne manqueront pas de pays d’accueil), coutumes qui participent de ce qu’Alain Finkielkraut appelle l’arrogance des identités. J’appelle ici "Français de souche" le Français (je préfère ce terme à "citoyen d’origine française", que l’on commence à entendre) qui n’a pas de double nationalité et pas non plus de possibilité d’obtenir une double ou triple (cas Shirel) nationalité.

          C - Difficultés juridiques

           Il y a une difficulté, que soulevent les islamistes. L’article 10 de la Charte Européenne des droits fondamentaux (Traité de Nice, décembre 2000) dispose : "Ce droit [à la liberté de pensée, de conscience et de religion] implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public [souligné par Cl. C.] ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites [souligné par Cl. C.]." Cet article suit de très près l’art. 18 de la Déclaration universelle de 1948 (ONU) et l’art. 9 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (Conseil de l’Europe). Or l’autorité des traités en droit français est supérieure à celle des lois ; l’art. 55 de la Constitution de 1958 dispose en effet : "Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie." Cette disposition s’applique aux lois postérieures aussi bien qu’antérieures aux traités, mais il revient en général au Conseil d’État et à la Cour de cassation de la faire appliquer. Le traité de la Constitution européenne reprenait "la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites" (partie II, article II-70) ; selon le Conseil constitutionnel, cette disposition serait à interpréter par chaque pays selon ses traditons nationales, une large marge d’appréciation étant laissée aux États par la Cour européenne des droits de l’homme.

          L’avis du Conseil Constitutionnel n’a pas été sollicité par ceux qui en avaient le pouvoir, et la loi 2004-228 du 15 mars 2004 a été publiée au J.O. du 17 mars. Cette loi, qui a résisté au chantage des preneurs d’otages, n’a pas été mise en cause par nos engagements internationaux.
           


          • Nobody knows me Nobody knows me 30 septembre 2008 09:47

            Rien à voir avec la choucroute cette vidéo. C’était de plus un reportage sur un courant fondamentaliste, par ailleurs en relation à l’époque avec notre cher président des quotas, lors de la création du conseil des musulmans de France. Gageons que toutes les écoles coraniques ne sont pas toutes ainsi.
            Alors le rapport avec le port, que nous trouvons certes injuste et discriminatoire, du hijab, faudra m’expliquer.
            Chaque pays, chaque religion, chaque civilisation a son lot d’abrutis.
            Hein ? Non non je ne vise personne...


          • Jahanshah Rashidian Jahanshah Rashidian 29 septembre 2008 16:49

            Merci pour vos réactions à mon article.

            D’abord, il faut dire que l’égalité entre femme et homme n’est pas garantie dans aucune religion sémitique. Pourtant en islam ce statut reste le caractère dominant et le hijab islamique un point de repère culturel. 

            Le prophète d’islam est lui-meme l’issue d’une société de clan où la femme n’avait aucun rôle important dans les raports patriarcaux. Il a alors institutionnalisé ou bien islamiser certaines traditions, y compris celles de caractères misogynes, dans sa religion, et cela malgré l’interdiction d’infanticide, une grâce donnée aux femmes qu’elle n’avait pas avant ? Peut-être qu’ il a amélioré certaines conditions des femmes de son temps, mais cela ne peut pas dire qu’une femme musulmane a les acquis sociaux d’aujourd’hui.

            Dand la societé primitive d’Arabie, un nouveau né-garçon était un bonheur pour les parents, tandis qu’une fille était considerée comme un malheur, sinon une honte à enlever. Alors, l’infanticide d’une petite fille n’ètait pas en sens common un crime. Dans cette tradition misogyne, l’excursion de femmes paraissait à l’ordre du jour, son poids humain n’ était point plus grand que ceux de chameaux.

            Meme aujourd’hui, la valeur de femme y compris
            sa tenue vestimentaire n’échappe pas du degré de son poids social. Alors, le hijab n’est qu’un outil de misogynie qui fait un parallèle du statut de femme dans les société musulmanes.

            Le statut des femmes en Iran témoigne cet héritage scandaleux : une femme hérite de la moitié del’héritage de son frère, son statut judiciaire est considéré la moitié d’un homme, la polygamie est autorisée, et pour exclure, la femme doit porter chador, sinon elle doit s’imaginer tous les chatiments prevus dans les lois.

            Elle est alors non-mahram à son propre environnement masculin. Le mot "non-mahram, n’est pas un outil arbitraire de moi ; c’est un terme islamique et bien connu, mais malheureusement peu analysé.

             

             

             




            • xenophon 29 septembre 2008 17:25

              Le débat sur le voile est probablement sans fin. Il reste à expliquer le regain d’ intérêt de ce travestissement chez les musulmanes d’ Europe. La pression sociale est une excuse commode mais insuffisante : il s’ agit avant tout d’ un choix délibéré qui pourrait constituer une sorte de provocation sous-jacente à l’ affichage de ce signe religieux ostentatoire. 


              • invisible man invisible man 29 septembre 2008 18:24

                On en a marre de l’Islam !
                Allah poubelle !


                • pigripi pigripi 29 septembre 2008 21:42

                  En France, le port du voile (hijab, burqa, nikhab, foulard, etc.) est avant tout une mode.

                  Plus enveloppées que les Maghrébines dans leur propre pays, les Musulmanes françaises sont de plus en plus empaquetées, enchiffonnées, dissimulées, enveloppées et, au minimum, soigneusement et hermétiquement voilées. Leur façon de porter le foulard ne ressemble en rien au fichu de nos grands-mères. Il comprend un bandeau qui descend sur le front en cachant le moindre cheveu, superposé d’un foulard qui recouvre les épaules et dissimule le cou.
                  Curieusement, cette coiffure est parfois conjuguée avec des jeans moulants, très souvent avec des chaussures pointues à talons aiguilles.
                  Souvent aussi, la tunique moule les fesses et laisse même deviner le string.
                  Cette mode semble être importée du Moyen-Orient où l’industrie de ces costumes semble avoir fait un bon très intéressant pour les économies locales : Egypte, Syrie, Arabie saoudite, Yemen, Irak, etc.

                  Ces incohérences vestimentaires troublent le message : s’agit-il d’afficher avec arrogance la religion musulmane ou de satisfaire à des lois coraniques -qui ne font pas l’unanimité chez les Musulmans eux-mêmes- qui ordonneraient aux femmes de ne pas stimuler le désir d’hommes trop virils pour pouvoir résister à leurs charmes et trop faibles pour savoir réprimer leurs pulsions sexuelles ?

                  Je pense que pour les jeunes filles qui ne portent qu’un joli fichu artistiquement noué sur la nuque, afficher son identité religieuse est l’équivalent de ce qu’on a pu connaître dans les années 70 chez les Afro-américains : "Black is beautiful".

                  Chez d’autres femmes, il s’agit de se protéger contre les agressions potentielles des hommes de leur entourage familial et local : une femme en cheveux est une pute. C’est au nom de ce principe que Sohane a été brûlée vive et que son assassin a été fortement soutenu, approuvé et défendu par sa famille et ses amis. C’est aussi au nom de cette barbarie que la stèle à la mémoire de Sohane a été plusieurs fois saccagée.

                  Chez d’autres femmes encore, il s’agit de se soumettre à la pression du mari, des frères, des cousins et des voisins : "une bonne musulmane doit porter le voile". C’est un des piliers du communautarisme musulman.

                  Chez les penseurs musulmans intégristes, il s’agit d’utiliser la visibilité du déguisement des femmes pour afficher la puissance de l’Islam, de faire des émules et de rappeler que pour les Musulmans, les "lois d’Allah sont supérieures à celles de la République".


                  Collection musulmane d’automne à Paris :

                  http://picasaweb.google.fr/NiMaitresseNiEsclave/EPIDEMIEDEVOILESAPARIS2008#

                  Sur cet album photo vous pourrez voir un étalage, avenue de Flandre où on peut se procurer l’attirail complet pour une somme relativement modique. Des étalages identiques fleurissent sur les marchés de Paris et sa banlieue. C’est un commerce d’opportunité.
                  		


                  • Jahanshah Rashidian Jahanshah Rashidian 30 septembre 2008 08:48

                    Merci pour votre réactions : le hijab islamique est comme un mur qui sépare la femme musulmane de son environement non-mahram. Il est difficile d’être une musulmane dans le monde modern. En effet, le hijab islamique est plus qu’un simple mur car il ne peut pas être facilement franchir si sa fondation (le dogme du non-mahram) n’est pas enlevée.

                    L’example le plus simple se passe en Iran, occupé par les islamistes. Une femme doit doublement subir les chagrins imposés ; une fois parce que toute la société est sous le joug des occupants, et une deuxième fois pour être né une femme. là, la misogynie est institutionnalisée.


                    • Nobody knows me Nobody knows me 30 septembre 2008 10:08

                      Profitons également de ce sujet pour faire de la prévention. Tiens qu’est-ce donc que ce mot ?
                      Il existe donc des institutions en France qui servent à protéger tous les citoyens et que chacune de ces femmes, si elle se sent menacée, influencée, maltraitée, peut avertir en cas d’ennuis.
                      Par exemple une parmi tant d’autres : la HALDE.

                      La Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE) est une autorité administrative indépendante créée par la loi du 30 décembre 2004.
                      La Halde a pour mission générale de lutter contre les discriminations prohibées par la loi, de fournir toute l’information nécessaire, d’accompagner les victimes, d’identifier et de promouvoir les bonnes pratiques pour faire entrer dans les faits le principe d’égalité. Elle dispose de pouvoirs d’investigation pour instruire les dossiers.
                      La HALDE :
                       informe le public, caractérise une discrimination dont les personnes ont pu être victime, les conseille dans leurs démarches juridiques, et les aide à établir la preuve de la discrimination le cas échéant.
                       identifie et diffuse les bonnes pratiques et les expériences en matière de lutte contre les discriminations dans tous les secteurs d’activité.
                       émet des avis et des recommandations, auprès du gouvernement, du parlement et des autorités publiques pour lutter contre les discriminations, afin d’améliorer les textes de loi, de faire progresser le principe d’égalité et l’état du droit français dans ce domaine.
                      Contact
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                      Voilà me remerciez pas c’est normal.


                      • debilophobe 30 septembre 2008 12:31

                        je suis tunisien et musulman et j’en ai marre de voir ce genre d’article pretexte à tous les délires où des sommets de la débilité sont atteint au niveau des commentaires.

                        l’autor devrait remplacer toutes les mots islam par régime iranien.
                        ce n’est pas parce que le régime iranien se déclare régime islamique que tout ce qu’il fait est islamique.

                        L’islam a un age de 14 siècles. Entretemps, beaucoup de traditions, us et coutumes se sont mélangés avec la religion. Ce mélange varie d’un pays "musulman" de sorte qu’il y a plusieurs "pseudo-islams". Lorsque les amalgamators voit une connerie ou une atrocité se dérouler dans un pays "musulman", leur délire paranoique , leurs plus bas instincts racistes, conscient ou inconscients, désignent automatiquement l’islam et voudraient faire croire que c’est quelque chose de généralisée dans tous les pays musulmans et que tout musulman devrait le faire s’il était un vrai musulman non touché par la grâce des valeurs occidentales.

                        le meilleur exemple est la lapidation qui est totalement contraire au coran. Elle est pratiquée par tradition judo chrétienne. Elle n’est appliquée que dans quelques pays. L’occident, sa presse, dans un seul élan, comme un seul con, a décrété que c’est islamique.

                        L’occident, sa presse, dans un seul élan, comme un seul con, a décrété que ben laden (made in CIA) ,les chimpanzés qui lui ressemblent et les terroristes de la télé sont les vrais ambassadeurs de l’islam. Celà leur est indispensable dans leur psyché paranoique qui tient coûte que coûte à déverser leur bile haineuse.

                        Je vis dans un pays musulman et je me reconnais autant dans l’islam qui est présent dans vos médias que les occidentaux se reconnaissent dans hitler. Aucune femme de ma famille n’est voilée (encore une contrainte inexistante dans le coran) et celles qui, dans mon pays, sont voilées c’est leur problème.

                        "Nul contrainte dans la religion". Ca c’est un verset du coran. Dans mon pays , c’est comme ça que nous sommes musulmans.

                        Pour moi, musulman dans un pays musulman, ce que je vois c’est qu’au pretexte d’un 9/11 à 100% américain et que ben laden est incapable d’organiser, les "valeurs occidentales" envahissent des pays musulmans bourrés de pétrole. Ils bombardent, tuent et massacrent.
                        Et je parle même pas d’israel.

                        Vos médias me dégoutent. Et même les "bons occidentaux" ont leur cerveau gravement "lavé". Ceux là je les invitent à faire un tour pendant quelques minutes sur les chaines arabes du satellite histoire, comme dans matrix, de sortir du monde haineux qui vous est fabriqué.









                        • Rachid Yahou Rachid Yahou 30 septembre 2008 13:14

                          Désolant comme réaction. Dire que les européennes ne sont pas des femmes d’allah relève du blasphème.
                          Dieu serait donc marié si je comprend bien votre intervention.
                          Quant aux femmes non musulmans qui ne seraient pas d’allah, sachez tout de même qu’elles sont la création de...Dieu le tout puissant.
                          Excusez moi de vous signaler que votre réaction est d’une bassesse inouie, intolérable même.
                          RACHID YAHOU
                          JOURNALISTE


                          • Nobody knows me Nobody knows me 30 septembre 2008 14:49

                            Merci rachid et debilophobe.
                            Je désespérais de voir des personnes réellement concernées, intéressées et connaissant le sujet.
                            Le reste des interventions n’est que trollage et délires de fasco (mais qui en fait n’en sont pas vraiment, car quand on les compare à des faf’, ils pleurent et hurlent à l’insulte et à l’intolérance).
                            Tandis que le manque profond de respect qu’ils ont pour des populations qu’ils ne connaissent pas et un amalgame constant de tous les genres ne les choque pas plus que ça...

                            Bien à vous.


                            • Gilles Gilles 30 septembre 2008 14:56

                              Disons que le port de tchador en France était largement toléré jusqu’au événements hystériques des années 90 qui ont donné lieu au vote de la loi réglementant le port de signes religieux ostentatoires

                              Au lycée, à Aix en provence dans les années 80, il y avait une poignée de filles maghrébines (parmi une forte proportion de maghrebins certaines années) portant un simple foulard même pas ajusté en cours et je ne me rapelle pas une seule fois où cela ait choqué, posé un problème à quiconque, encore moins un conflit (mis à part quelques moqueries de gamins). En sport elles l’ôtaient quand le prof demandait. Et pourtant des conflits entre "gaulois" et maghrébins, du racisme, de la ségrégation il y en avait..... mais aucun dérapage sur le terrain religieux. Personne n’y pensait, tout le monde s’en cognait de la religion au lycée

                              Toute cette hystérie a commencé lorsque une poignée de gamines ont revendiqué haut et fort que leurs devoirs religieux passaient avant tout, même l’éducation, même la sécurité, avec tout ce que ça peut avoir de choquant pour des laïcs fiers de leur Etat de droit et de leur démocratie chèrement acquis au cours des siècles. Tout ceci sur fond de guerre de religion terrible en Algérie et d’attentats de terroristes islamiques en France. Un beau terrain en quelque sorte !

                              Le tout instrumentalisé par des salafistes (soutient) qui y ont senti l’aubaine pour affirmer les valeurs islamiques les plus discutables en France, et à l’inverse, par une clique lepénisante qui hait par nature les immigrés, noirs, juifs et tout ce qui est différent..... Ces mécréants ont crée de toute pièce un conflit de "civilisation" bien moisi et dans lequel chaque résident français s’est senti obligé de prendre parti

                              Du coup, la relative tolérance indispensable dans un état laïc a volé en éclat sous les coups de butoir des ces mécréants. La communautorisation s’est mise en branle, le repli sur son "identité", l’affirmation de sa religion comme moyen de s’affirmer (donc beaucoup plus de foulards), d’être quelqu’un de reconnu, la méfiance et la peur.

                              On en est arrivé à des situations totalement débiles où le seul fait de porter une médaille de Marie est un problème énorme. Ou un Sikh revendique le droit de porter un poignard traditionnel en classe. La société s’épuise sur ces querelles éternelles et moi je perd 15 mn à écrire au lieu de bosser.

                              Et maintenant, de sales petits politicards petits en taille et en esprit surfent et exacerbent ces fractures pour flatter le peuple, vantant la communautarisation, célébrant l’IDENTITE. Et le peuple suit, à l’image de tous les commentaires, bien pensants ou de connards, que l’on peut voir aprés de tels articles

                              Et hélas on ne pourra jamais retourner en arrière...........on est condamné pour longtemps à scruter dans l’autre la moindre parcelle d’islamité et juger si c’’est compatible avec nous.

                              Quand je pense que tout a commencé d’abord à cause de 2 collégiennes juives converties à l’islam, si je me rapelle bien, soutenues par leur père toujours juif lui.... .... que c’est ridicule, minable, tragique.

                              Les religieux, obtus, obstinés quel MERDE, quels fouteur de merde. Comment Sarko ose t-il ouvrir encore plus la boite de Pandore ? Comment osez vous voter pour ces conneries ?

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