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Accueil du site > Actualités > Religions > Il faut développer les recherches en théologie !

Il faut développer les recherches en théologie !

Voici un plaidoyer inattendu pour la théologie. Quel intérêt à développer la théologie, un savoir que d’aucuns pensent être inutile et mort, comme les langues mortes du reste, et qui amène à fermer le dossier ? Eh bien non, deux révolutions majeures vont advenir en théologie.

La religion, un trait des civilisations, de tous temps et en tous lieux. Mais aussi un thème de société très en vue ces temps-ci, et d’ailleurs jamais perdu de vue. Et la théologie ? Inconnue du grand public qui pense qu’elle est ou bien un savoir sectaire, une lubie des religieux, voire une somme ésotérique aussi incompréhensible qu’un traité de mécanique quantique. Pourtant, la théologie, pour ceux qui peuvent entrer dans cette discipline, s’avère un univers riche, autant que peut l’être la philosophie, la psychanalyse, la sociologie ou la littérature. Hélas, ce qu’on peut appeler les égarements prosaïques et moraux de la religion n’incitent pas à entrer dans les textes théologiques, ni à interroger ce savoir sur ce qu’il offre, représente, signifie et son éventuel progrès. C’est un peu comme si Hiroshima, Tchernobyl et le sang contaminé devaient nous écarter des traités de mécanique quantique et de biologie. Ainsi, pour commencer ce propos, pourrions-nous concevoir la théologie comme un savoir dont l’application serait la religion, élaborée comme un ensemble de pratiques censées découler des écrits théoriques sur Dieu, rituels, observances morales, prières, cérémonies. Ce n’est pas un scoop, si la religion a servi de béquille à l’humanité, l’homme ne s’est pas privé de dévoyer la religion. Ce qui ne nous empêche pas d’interroger à nouveau la théologie.

La théologie est-elle un savoir du Dieu ? Pour qu’elle le soit, il faut admettre que Dieu est une instance déterminée sur laquelle il est possible de formuler un discours. C’est notamment le cas de la théologie chrétienne telle qu’elle a été élaborée au Moyen Âge par les docteurs de l’Eglise dont le plus connu est saint Thomas, auteur d’une somme théologique considérable par son volume et ses sujets abordés. Il va de soi qu’un Dieu personnel se prête à une investigation théorique pour peu qu’on dispose d’éléments empiriques reconnus tangibles, ce qui est le cas avec les Ecritures. Depuis, la théologie chrétienne s’est considérablement enrichie et on doit se demander, en calquant son cheminement sur la science, si elle ne devrait pas évoluer comme le fit la physique, avec les nouveaux faits constatés dans les laboratoires ou alors des inventions formelles inédites. Pour ce qui est des faits, cela supposerait que Dieu se soit manifesté depuis. Chose difficile à admettre pour un théologien traditionnel, quoique, bien des expériences mystiques ayant été intégrées par la théologie. Le parallélisme entre science et théologie paraîtra incongru voire choquant et, pourtant, les modes opératoires se rejoignent, ne serait-ce que parce que la théologie a utilisé la philosophie, qui fut sa « servante » au Moyen Âge, alors que les sciences de la nature se servent bien des mathématiques, notamment la physique, laquelle a suscité une véritable révolution épistémologique en abandonnant la conception d’un monde purement objectif que la science peut observer sans le perturber. L’observé et l’observant ont partie liée, entrelacée, ainsi l’énonce la mécanique quantique. Pareillement pour le sondeur et le sondé. Alors...

I. Etre et verticalité. Proposons une révolution en théologie en partant de l’idée que l’homme de foi et Dieu sont entrelacés, si bien que la théologie prend un sens nouveau. Elle n’est plus le savoir d’un Dieu pris comme une entité indépendante, Objet ou Sujet transcendant, mais le savoir du rapport entre l’homme et un Ordre qu’on dira transcendant. De ce fait, l’homme et Dieu sont entrelacés selon des liens que la théologie devra élucider, expliciter, théoriser. Ainsi, l’homme est partie prenante dans son lien avec Dieu, y compris quand ce rapport se manifeste par des phénomènes d’ordre prophétique. Ainsi, la parole de Dieu n’est plus qu’une parole de l’homme, mais élevée à la puissance de la transcendance par la grâce de Dieu. Avec Dieu, l’homme sort de la finitude trop humaine et l’Infini descend et se manifeste en le liant aux interstices de l’humain perfectible, il épouse en quelque sorte la forme humaine. Cette descente de Dieu est désignée comme kénose en théologie. On peut aussi le voir à travers le symbole de l’échelle de Jacob, pont entre le ciel et la terre permettant une circulation réciproque, le divin descend les marches et l’âme humaine les montre. Mais ces êtres (les anges, les âmes) parcourant l’échelle ne seraient-ils pas composés de deux éléments, l’un de nature humaine, l’autre de nature divine, avec sans doute des degrés divers, un peu à l’instar des boissons alcoolisées dont le degré augmente, depuis le cidre fermenté jusqu’aux spiritueux qui portent bien leur nom.

II. Temporalité. Le premier principe à admettre, pour un théologien en quête de savoir, c’est que la théologie doit porter sur le lien (réciproque s’entend) entre l’humain et le Transcendant. C’est une manière de bien conjecturer le rapport entre l’immanence et la transcendance. L’autre point d’achoppement de la théologie, c’est la dimension du temps et là aussi, une réflexion s’impose. La question théologie, elle est de deux ordres, d’une part le rapport entre immanence et transcendance, entre l’homme et ce qui le dépasse et sans doute, lui permet de se dépasser. Laissons de coté la nature. Or, l’homme n’est pas un être naturellement fixé, bien qu’il ait une dimension animale, naturelle, biologique (et d’ailleurs, les animaux ne sont pas fixés, ils évoluent). L’homme est un être qui se construit dans l’expérience dans la nature et, surtout, à travers une expérience sociale, ce qui implique une dimension fondamentale, le temps. L’animal se transforme, l’homme aussi, mais pas de la même manière, car la vie sociale, intellectuelle et technique modifie profondément son essence alors que sa conscience, son esprit changent, selon les époques et aussi au cours d’une existence. Et donc, si l’essence de l’homme change, le rapport avec le Transcendant également. Voilà une seconde orientation permettant de rectifier les égarements des anciennes théologies.

La théologie doit accomplir sa seconde révolution épistémologique avec la question du temps. Et emprunter le sillon de Darwin et du transformisme. Les espèces n’ont pas été créées, mais sont le résultat d’un processus déroulé sur des centaines de millions d’années. L’homme ne naît pas homme, il le devient, à la fois dans son chemin existentiel, mais aussi en tant qu’homme d’une époque. Les anciennes théologies n’ont pas pu comprendre ce fait. Elles n’en avaient pas les moyens. Alors, elles ont spéculé sur Dieu et l’homme en alliant révélations et constatations. Notamment sur la question du bien et du mal. Ainsi, l’explication par le péché originel construite faute de mieux par la théologie chrétienne, sorte de bricolage permettant de créer un mythe alliant une humanité déchue et un Dieu rédempteur. De quoi répondre aux questions d’une époque, mais plus maintenant. Dans un ordre d’idée parallèle, la doctrine révélée par Zoroastre prévoit également un élément antécédent (carrément ontologique) pour expliquer le cours du monde, avec deux principes toujours présents et se combattant, le bien et le mal. On comprend aisément comment cette explication rend compte du déroulement des affaires humaines, des réalisations radieuses autant que des conflits, des haines, des destructions. S’il en est ainsi, c’est parce que les uns sont nés du côté du mal et les autres du bien. Mais dans le contexte d’une inversion temporelle, le bien et le mal deviennent non plus des principes antécédents et ontologiques, mais des résultats de l’expérience humaine. Auschwitz et le Rwanda, Bible et Mahabharata ! C’est moins confortable à admettre, mais plus en phase avec les philosophies de la liberté et du processus. Le mal est une production de l’homme, comme le bien du reste. Quoiqu’il y sait sans doute une réception du bien par l’homme mais c’est... Justement. La question théologique, c’est de savoir quel rôle le Transcendant joue dans cette partie. Les connaisseurs verront à cette occasion une possible allusion à la controverse entre Pélage et Augustin. Et une question, comment s’ancre le mal en l’homme ? Car nul ne peut plus botter en touche et croire aux mythes des anciens. Une idée, la haine rend un peuple indestructible disait un résistant communiste. Est-ce à dire que l’épreuve du combat, de l’existence, du conflit, a fait de l’homme un être possédant des gènes de la haine, et donc du mal qui en découle ? Et quelle instance peut nous aider à sortir de ce destin de décivilisation que l’humanité a connue en 1940 et qui peut rejaillir sous une forme inédite ? A méditer !

Quel peut être l’intérêt de cette nouvelle théologie qui, en fait, se conçoit tout aussi bien comme une philosophie qui reconnaît le Transcendant sans en faire une entité objet de savoir, mais une instance verticale et donc capable d’élever l’homme ? Eh bien la réponse est partiellement dans la question. Il s’agit de comprendre le sens de tout ça, pourquoi cette vie, nous qui sommes nés sans l’avoir demandé ; rien que cet enjeu ne peut qu’élever l’humanité à la dignité de son dessein, à moins qu’elle ne préfère s’annihiler et s’abandonner aux séductions du fétichisme consumériste et des hochets du pouvoir alliés au narcissisme de la position et des prébendes qui lui sont accordées. Bref, connaître et exister pleinement ou bien faire de sa vie un long suicide sans âme.


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75 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 26 février 2008 10:22

    Le grand retour de Mr DUGUE parti en RTT faire du ski !

    D’ailleurs ce pose la question de connaitre le vrai pouvoir d’achat de Mr DUGUE qui a les moyens d’aller faire du SKI ,alors que tout le monde parle du pouvoir d’achat et qu’il prétend etre en recherche d’emploi

    Une fois de plus,son article est un délire entre la scientologie et le "moi" de Mr DUGUE vraiment très très développé

    En fait,Mr DUGUE c’est DIEU à lui tout seul


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 10:35

      Là je suis obligé d’avouer, oui, Lundi je suis allé faire du ski, et j’y suis même allé en vélo, 30 minutes pour aller aux Chartrons et hop, sur les quais de la Garonne à Bordeaux, d’ailleurs, sur la photo, c’est moi qu’on voit, j’attends que le môme ait finit de dévaller par pente pour me lancer sur la piste.


    • tvargentine.com lerma 26 février 2008 10:31

      Monsieur DUGUE est de retour de RTT ou il a passé un week-end au SKI !

      Il prétend etre "demandeur d’emploi" et il ne semble pas avoir de problème de pouvoir d’achat comme tous les français !

      Aujourd’hui il nous fait "une prose" dont nous ne savons pas si véritablement elle a été validé par les rédacteurs dont je fais parti et qui publi encore et encore un délire personnel triste comme le personnage

      En fait,Monsieur DUGUE est DIEU

      Prosternons nous donc,devant ce nouveau DIEU du savoir et de la connaissance,car nous sommes des incultes !

       


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 10:36

        Touche moi pas, tu me salis !


      • Leprince 26 février 2008 12:06

        @ Dugué,

        "Casse toi pauvre con !"

        NS au Salon du Journalisme Citoyen.


      • Sigefroid 26 février 2008 13:26

        "nous sommes des incultes"

        Ne faites pas de votre cas particulier une généralité !!


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 26 février 2008 14:11

        Monsieur Dugué

        Nous sommes maintenant deux à recevoir les mêmes voeux de ce monsieur Leprince qui s’est fait fort de reproduire, en tant que thuriféraire, un article de monsieur Demian West. Vous aurez remarqué le style qui se rapproche d’assez près à une citation connue et célèbre.

        Pierre R. Chantelois

        Montréal (Québec)

         

         


      • ddacoudre ddacoudre 26 février 2008 17:44

        bonjour dugué

        laisse le tomber, de plus comme il lit tous tes billets il va devenir un érudit malgré lui, un jour on ne le reconnaitra plus à moins que ce soit comme je le pense une machine.

        cordialement.


      • ddacoudre ddacoudre 26 février 2008 19:47

         

        Bonjour dugué.

         

        Bonne réflexion que d’ajuster la théologie aux découvertes interprétatives d’aujourd’hui qui dispose de moyens d’investigations importants.

        S’interroger sur son être, de l’intérieur comme disait Socrate, est une vertu qui passe par l’interprétation des représentations de nos sens que nous avons élaborées par les langages.

         

        La vie en communauté humaine sédentaire nous a poussé à définir des seuils comportementalistes puis d’introspections, la religion s’inscrit dans cela aussi et la recherche par la théologie de l’esprit des écritures devrait aller dans le sens que tu suggères. En posant dans des  fondements irréversible la relation de l’être à son monde visible et à ses perceptions indéfinissables, la théologie est l’analyse « interprétative » de tout que l’on peut  leurs faire dire en boucle, A se démontrant par B et vice versa.

         

        Elargir l’analyse en interprétant les textes historiques à  l’aune de nos découvertes apporte la surprise de comprendre que les hommes initiés de cette époques étaient intelligents, et que la traduction de leur compréhension du monde et de l’ailleurs était rédigé pour être accessible aux humbles et que ce fut une régression pour leurs successeurs de s’en tenir à la lettre qui a fourni la religion politique et non la foi en Dieu pour la plus part.

         

        A un ami pasteur je disais souvent qu’il avait atteint une compréhension le dispensant de s’en remettre toujours à son intercesseur, et que ce faisant il substituait l’intercesseur à Dieu.  A ce titre les prêtres des idoles savaient qu’elles n’étaient que des représentations de bois ou de pierres, seulement la difficulté reste la matérialisation de l’esprit, c’est ainsi que le bouddha n’a pas pu échapper à sa représentation, et les monothéistes faute de pouvoir représenter leur dieu ont fossilisé ses dires.

         

        Cela n’a pas empêché les dérives humaines, mais donne toute sa valeur à la recherche théologique pour dépoussiérer cette relation de l’homme à lui même en relation avec le temps, que ramène vers un passé parfois mortifère la lettre, sous réserve de ne pas la remplacer par le chiffre.

         

        Cordialement

         


      • SANDRO FERRETTI SANDRO 26 février 2008 10:36

        J’aurais plutot dit "les recherches théologiques" et pas "théologie", mais bon , c’est peut étre du phrasé du Québec libre. J’appelle Littré, et je vous tiens au courant.....


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 10:39

          Bonne idée, parce que le titre contient une coquille que va sans doute corriger la bienveillante webmistress, alors, j’opte pour "recherches théologiques", et c’est sans doute un lapsus de ma part que ce titre tronqué


        • SANDRO FERRETTI SANDRO 26 février 2008 10:41

          Ah bon, un instant, j’ai cru que l’homme en bleu était devenu titreur sur AV.....


        • Radix Radix 26 février 2008 10:49

          Bonjour

          Se creuser la tête pour déterminer combien d’anges peuvent se tenir sur une tête d’épingle me paraît être une façon bien stupide de perdre son temps, vu que seule l’épingle a une réalité tangible.

          A ranger à coté de l’astrologie au magasin des accessoires sans intérêt !

          Radix


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 11:08

            Non, justement il est question de l’homme à travers les recherches théologiques,

            mais vous pouvez toujours penser que la théologie pose la question du chameau qui essaye de passer par le chas d’une aiguille. Les questions théologiques sont difficiles

            Plus facile l’anthropologie. Quelle doit être la dimension de la jambe humaine ? pose l’écolier.

            Juste assez longue pour qu’elle touche le sol ! Répond le maître Woody Allen


          • Radix Radix 26 février 2008 14:22

            Bonjour

            Dans l’astrologie, aussi, il est question de l’homme !

            Radix


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 26 février 2008 19:24

             @ Radix : Je crois qu’on a bien tort de confondre "religions" - des ramassis d’absurdités dont l’effet néfaste sur les relations sociales n’est plus à prouver - et le concept de "Dieu", indéfiniment plastique et qui a donc le sens qu’on veut bien lui donner. Cette idée d’un absolu plus ou moins personnalisé, anthropomorphique pour les gens simples, subtil à devenir évanescent pour ceux qui ont le temps d’y penser et/ou le vocabulaire pour en parler, m’apparaît au contraire comme l’une des plus intéressantes créations humaines.

             "Rien de ce qui est humain ne m’étant étranger, je ne vois rien de mal à ce qu’on digresse ad infinitum et ad nauseam sur la Cause Première ou la Fin Dernière. On pourrait aussi développer la popularité des Échecs. Je crois qu’il faut être prudent, toutefois, de ne pas glisser dans le piège d’un dieu "Providence", ce qui peut susciter des dissonances cognitives, des espoirs transis et des terreurs paniques.

            Parlons donc de Dieu pour le "comprendre" - à chacun sa vérité - mais pas aux enfants en bas âges et pas à ceux dont la stabilité émotive n’est pas sûre. Cela dit, si on lance un fil sur cette question, je défendrai une thèse solipsiste, avec une touche de Berkeley et un appel du pied au Theravada pur et dur, en me réservant le droit à une expérimentation pragmatique de type tantrique. Et pour tout ceux à qui ça fait plaisir, Dieu est grand, bien sûr.

            http://geocities.com/newsociety_2000/5116.html

             

            Pierre JC Allard

             

             

             


          • tvargentine.com lerma 26 février 2008 11:11

            La démocratie voudrait que les articles diffusées fassent l’objet d’un compteur de rédacteurs votants afin de se faire véritablement une idée sur le nombre de votants

            Je pense que ce manque de transparence discrédite ce site car il semble noyauté par une minorité de simulateurs qui n’arrêtent pas de diffuser tout et n’importe quoi

            Exigeons la diffusion du nombre de votants

            Mr DUGUE COMBIEN AVEZ VOUS EU DE VOTANTS POUR VOS 2 ARTICLES ??????????


            • Forest Ent Forest Ent 26 février 2008 11:31

              Vous ne seriez pas en train de redécouvrir Teillard de Chardin ?


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 13:56

                J’ai lu Teilhard de Chardin, un auteur fort prisé à la fois des philosophes et savants dans les années 1930-60, maintenant, c’est Edgar Morin qui a la cote, avec Guillaud et Jacquard,

                Je préfère Teilhard, mais sa néo-théologie n’épuise pas le champ spéculatif. Il faut donc le découvrir et le dépasser


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 13:56

                Pas Guillau, Guillebaud !


              • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 26 février 2008 14:16

                Monsieur Dugué

                Je profite de cet aparté sur Teilhard pour vous dire combien j’ai apprécié cet article. À l’exception de rares trivialités glissées malencontreusement dans les commentaires de ce billet, je vous sais gré de nous avoir permis, ce matin (08h18, au moment où j’écris ces lignes) une élévation de l’esprit. Paulo majora canamus !. Virgile, églogue IV, v. 1.

                Pierre R. Chantelois

                 

                 


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 14:23

                Pierre, merci pour cette appréciation qui ne me laisse pas indifférent. J’espère que d’autres sauront partager comme vous ce goût pour les choses verticales et qui ne vont pas forcément de soi, bien qu’elles soient essentielles


              • Mjolnir Mjolnir 26 février 2008 11:31

                Article audacieux sur dans sujet décidément très à la mode...

                La religion ici est traitée comme si elle était une or elle est multiple : il y a autant de théologies que de religions et elles ne sont pas cohérentes et compatibles entre elles.
                (On note au passage que Sarkosy nous parle de la morale religieuse de la même manière : comme si elle était monolithique, or, son discours n’a aucun sens tant qu’il ne précise pas la religion dont la morale serait "complémentaire" à ce qu’il appelle la "morale laïque")

                Le parallèle de la théologie avec la science est effectivement incongrue : la théologie est basée sur la foi et la science, sur le scepticisme.
                Le sujet de la science est une : la nature, qui est une référence universelle, "objective".
                Un théologien hindou étudie-t-il la même chose qu’un théologien catholique ? Se basent ils sur les mêmes textes, les mêmes mythes, les mêmes croyances ?

                Ils ne sont même pas en désaccord, ils sont dans deux sphères distinctes.

                La théologie, telle que vous la redéfinissez est intéressante mais je ne la considère plus comme de la théologie. Ce rapport homme-dieu par exemple est un sujet d’étude anthropologique.

                La partie sur l’évolution de Darwin m’a fait sourire : jusqu’à aujourd’hui encore, certains théologiens rejettent en bloc le fait même que les espèces aient évolué. Même quand l’évolution est admise, les religieux croient fermement qu’un dieu en est l’auteur.
                Quelle ironie de demander aux théologiens de faire leur révolution darwinienne !

                Vous dites : "Les anciennes théologies n’ont pas pu comprendre ce fait. Elles n’en avaient pas les moyens. Alors, elles ont spéculé sur Dieu et l’homme en alliant révélations et constatations."

                Non seulement elles n’en avaient pas les moyens mais elles n’en avaient pas la volonté (remettre en cause une partie des écritures serait le début d’une remise en cause totale du dogme) et... ce n’était pas leur rôle ! Comme vous l’avez écrit, le sujet de la théologie est dieu et non l’étude de la nature et de son évolution.

                Cette nouvelle théologie me semble être une philosophie basée sur un théïsme qui reste à être défini. Comment éviter qu’elle entraîne la création d’une nouvelle religion avec tout le dogmatisme que ça implique ? (et donc une "instance verticale", etc)


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 14:01

                  La théologie est multiple en effet, comme l’homme du reste

                  Une piste, le traité des rayons de Bailey, et trois rayons majeurs, pour le reste, il est effectivement d’une philosophie multiples et théiste, comme celle que j’ai esquissée, ou disons, présentée, dans ces lignes


                • JoëlP JoëlP 26 février 2008 21:58

                  @Mjolnir

                  Pourquoi écrvez-vous si compact ? Un peu d’aération ne nuirait pas à votre pensée complexe (c’est un compliment) Curieux quand j’affiche le commentaire depuis la zone commentaire, il est plus aéré.


                • grangeoisi 26 février 2008 12:52

                  Dieu et homme, disons déité et la petite chose qui commence à grouiller sur Terre. La peur explique bien des choses , un clergé fait souvent le reste, et le mot clergé peut englober beaucoup d’entités.Amen.

                   

                   


                  • pallas 26 février 2008 12:58

                    Allez maintenant ont parle de theologie, bientot les cours sur un dieu a l’ecole, un grand retour en arriere, c’est beau le progres. NOus y sommes dans l’obscurantisme dont des fanatiques veulent revendre leurs croyances a des eleves a l’ecole. C’est le neo moyen age new age. Elle est ou l’education auquel dieu ou toutes croyances personnels ne doit pas etre imposer ?. Genial, ont va aller loin, demain tout le monde li la bible et va a l’eglise sinon c’est la polive qui t’embarque a coup de denonciation anonyme. Voila votre penser Dugué.

                     


                    • Sigefroid 26 février 2008 13:33

                      @ Pallas ... pour vous, bien avant le moindre cours de Théologie, un solide cours de Phraséologie complété d’une bonne Grammaire à apprendre par coeur ! Un autre retour en arrière, quoi... mais salutaire pour ceux qui tentent de vous lire !


                    • claude claude 26 février 2008 20:40

                      @ pallas,

                      en alsace-moselle, la religion est enseignée à l’école et la confession des parents est indiquée sur la fiche des élèves, car l’église et l’état ne sont pas séparés.

                      vous seriez surpris de savoir le nombre d’athées ayant lu la bible ou étant spécialistes des religions.

                      connaître l’histoire des religions n’est pas une incongruité, car elles font partie de l’histoire de l’humanité, et marquent plus ou moins profondément les différentes sociétés : christianisme, judaïsme, hindouisme, islam, taoïsme, animisme...

                      connaître les religions est la meilleure manière d’en combattre les excès, tout en respectant la foi des croyants.


                    • claude claude 26 février 2008 23:36

                      @ gurul,

                      n’insultez pas dieu,

                      il n’est en rien responsable du détournement d’image effectuée par les religieux...

                      lui, il n’a fait que créer la beauté de l’univers.

                      ce sont les hommes, par leur folie, qui ont détruit celle de notre planète...


                    • Méric de Saint-Cyr Méric de Saint-Cyr 26 février 2008 13:53

                      moi j’aime bien le dessin médiéval situant le centre du corps au niveau des organes génitaux. Tous ceux qui ont quelques notion élémentaires d’anatomie savent bien que c’est complètement fantaisiste, sauf d’avoir pris pour modèle un individu atteint de difformité. Le centre du corps se situe en moyenne au niveau du plexus solaire, c’est-à-dire à mi-chemin entre la pointe du sternum et l’ombilic. je suppose que lorsqu’on veut faire du symbolisme ésotérique, on peut bien se permettre de plier la réalité aux caprices de ses fantasmes.

                      Quant à l’article, comme je n’en ai saisi ni l’intérêt, ni le but, je n’ai rien à en dire, à part peut-être "bof" !?


                      • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 14:04

                        C’est un dessin d’époque en effet, mais pas médiéval. Un croquis de Robert Fludd, la fin de la Renaissance, un penseur à la place hautement symbolique par ce qu’il propose, à la fois moderne par l’humanisme et médiéval par la métaphysique, juste avant la révolution de Descartes


                      • 1984 26 février 2008 14:14

                        Et les études en Shadokologie ???

                         


                        • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 14:29

                          ça va pas la tête, je suis déjà en recherche théologiques et aussi en sarkologie, plus mes travaux sur le vivant et l’évolution


                        • stephanemot stephanemot 26 février 2008 14:35

                          La théologie est l’étude de la religion et ne relève pas de la science.

                          Ce domaine passionnant mérite plus que jamais d’être étudié, mais vouloir ériger la théologie en science ou tout simplement entretenir la confusion sert les desseins pas toujours intelligents des fondamentalistes :


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 14:39

                            Justement, j’ai à chaque fois bien vérifié que je n’employait pas le mot science mais savoir et d’ailleurs, je range la théologie traditionnelle et celle qui arrive comme philosophie avec théisme, du côté de la psychanalyse et de la philosophie. Des questions sur le mal par exemple, dont dans son champ, comme d’autres, et tant de découvertes à effectuer


                          • docdory docdory 26 février 2008 16:32

                             @ Bernard Dugué 

                            La théologie n’étant pas une science , il ne saurait y avoir de " recherche en théologie " . La théologie a sa place dans les séminaires ou dans les madrassas , mais ne saurait en aucun cas être considérée comme un savoir universitaire .

                            J’ose espérer qu’aucune université publique française ne comporte de " professeur de théologie " rémunéré par l’Etat . Dans le cas contraire , il s’agirait d’une atteinte intolérable à la laïcité de l’Etat !


                            • Gilles Mesnard Gilles Mesnard 26 février 2008 16:41

                              + 1

                              C’est l’affaire d’exégètes, avant tout hommes d’églises.

                              L’Histoire des religions est bien enseignée en universités, non ? Me trompé-je ?


                            • Bernard Dugué Bernard Dugué 26 février 2008 16:48

                              Vous êtes bien mal informé Doc, parce que dans toutes les facs de philo, on étudie les théologiens et qu’en plus, il existe une faculuté de théologie protestante avec des vrais morceaux d’enseignement de théologie et des prof qui sont payés, si je ne m’abuse, par l’Etat, enfin, si ce n’est pas le cas, la fac est financée par l’Etat mais c’est, me direz vous, à Strasbourg, dans une région qui bénéficie d’un statut spécial. A noter aussi l’institut de théologie catholique inséré dans l’Université Marc Bloch. Il y a même une école doctorale en théologie.

                              Je ne serais pas contre le développement de facs de théologie dans d’autres régions mais hors de question d’imposer l’enseignement religieux aux élèves des écoles et collèges


                            • Emile Mourey Emile Mourey 26 février 2008 18:11

                              Merci à l’auteur pour cet article courageux et intéressant.

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