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Accueil du site > Actualités > Religions > Jésus : mariage annulé !

Jésus : mariage annulé !

Il y a trois semaines, toute la presse titrait sur la découverte d'un papyrus ancien évoquant « la femme de Jésus ». Depuis quelques jours, on a la preuve qu'il s’agit de l’œuvre d’un faussaire du XXIème siècle. Mais pour l'instant, c'est silence radio dans la presse française.

C’est l’histoire d’une femme qui a épousé Jésus. Mais ce n’est qu’une histoire… Car c’est surtout l’histoire vraie d’une universitaire renommée qui a été trompée par un faussaire.

Cette universitaire s’appelle Karen L. King. Elle enseigne le christianisme antique à l’université d’Harvard. En trois semaines, elle est tombée de haut. En avril 2014, elle annonce dans un numéro spécial d’une revue à comité de lecture qu’un morceau de papyrus, sur lequel est écrit : "Jésus leur dit : « ma femme »", serait bien ancien. Jésus ? il aurait pu être marié ! Ce serait un tournant dans la recherche historique. Aujourd’hui, tout prouve que ce papier est un faux, pas si élaboré que ça. Karen King est tombé dans le panneau tendu par un faussaire.

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L’évangile selon la femme de Jésus

Tout commence un jour lorsqu’un inconnu apporte à Karen King un vieux fragment de papyrus, avec écrit dessus : « Jésus leur dit : « ma femme ». Pour King, c’est l’occasion rêvée : elle est ouvertement féministe, elle a fait partie du Jésus Seminar, un groupe, aujourd’hui dissous, réunissant des spécialistes tentant de remettre en cause de fond en comble les connaissances historiques sur Jésus.

Bien sûr, Karen King n’est quand même pas naïve à ce point. Si c’est trop beau pour être vrai, c’est que ça ne l’est probablement pas. Alors, elle prend des précautions : elle consulte notamment des paléographes réputés, qui pensent que l’écriture indique que le fragment remonte aux années 400 après Jésus-Christ. Elle présente donc sa découverte au cours d’un séminaire universitaire. Et elle baptise le papyrus : « l’Evangile de la femme de Jésus ». Tout pour le buzz, coco ! Les médias s’en emparent, et simplifient encore plus la position de King.

Confrontés à cette éruption médiatique, les autres universitaires se montrent très majoritairement réservés, voire hostiles. De nombreux doutes surgissent : le fragment est probablement un faux, il reproduirait avec exactitude (mais avec des erreurs grammaticales) un évangile apocryphe : l’évangile selon Thomas.

Devant cette avalanche d’arguments contraires, la publication dans une revue à comité de lecture, est retardée. Jusqu’à ce jour d’avril 2014. On apprend que le fragment serait authentique. Car les datations au carbone 14 et l’étude de l’encre indiquent que le papyrus serait ancien (entre le 7ème et le 9ème siècle), la thèse du faux pouvant être écartée.

Mais patatras ! Seulement quelques jours plus tard, plus personne ne croit à l'authenticité. En même temps que l’évangile selon la Femme de Jésus, un autre fragment de papyrus a été remis à King : d’évidence, il a été écrit par la même personne, sur le même papier. Il s’agit d’un passage de l’évangile selon saint Jean.

Et là, c’est le drame… Car à chaque fin de ligne du fragment de Jean correspond la fin d’une ligne d’une édition savante de 1924 : une impossibilité statistique, déjà constatée pour l’Evangile selon la femme de Jésus, et jamais remarquée ailleurs dans la discipline. Une fois ça va, deux fois, bonjour les dégâts !

La méthode du faussaire (toujours anonyme) était donc finalement assez simple : il a acheté de vieux bouts de papyrus, il a fabriqué de l’encre « à l’ancienne », et il s’est inspiré (trop) fidèlement d’ouvrages disponibles sur internet ou en bibliothèque.

Mais le plus important n’est pas finalement l’annulation du mariage médiatique de Jésus. Non, le plus important, c’est que cette analyse s’est déroulée dans les blogs des spécialistes, au vu et au su de tous : il s’agit d’une nouvelle sorte de relecture par les pairs. Celle-ci s’est même avérée plus efficace que celle effectuée par la prestigieuse Harvard Theological Review.

Ainsi, il s’agit moins de l’histoire banalement vraie d’une universitaire trompée par un faussaire que de l’histoire d’un nouveau processus scientifique, peut-être plus rapide, ouvert et pertinent que la « revue par les pairs » traditionnelle. Tout cela vaut bien un mariage annulé !

Sources


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86 réactions à cet article    


  • Rounga Roungalashinga 5 mai 2014 11:40

    La volonté de réduire à néant le contenu des Evangiles ne date pas d’hier, et elle est manifeste dans cette affaire. Le faussaire n’est pas le seul en cause ici, mais également les journaux qui se sont précipité sur ce morceau de papyrus sans distance critique. Personne n’a fait remarquer que l’authenticité du document n’aurait pas garanti l’authenticité du fait qu’il affirme. En effet, dans les tout premiers siècles du christianisme, beaucoup de gens écrivaient des vies de Jésus sans en avoir été témoin (Luc lui-même affirme n’avoir pas connu Jésus et avoir écrit son Evangile d’après les informations qu’il a rassemblées), et inventaient des épisodes qui ne s’étaient probablement pas produits (on lit dans les évangiles apocryphes des choses surprenantes). C’est qu’il est totalement anachronique de transposer à cette époque notre souci actuel d’exactitude historique et factuelle. Le but de ceux qui écrivaient alors était non pas de retranscrire fidèlement des évènements, mais de montrer en quoi ceux-ci permettaient l’édification du lecteur. C’est pour cela qu’il a fallu que l’Eglise fasse un tri parmi les textes, et canonise ceux qu’elle avait jugé spirituellement féconds, et par conséquent susceptibles d’avoir été inspirés par l’Esprit Saint. Les Evangiles de Marc, Matthieu, Luc et Jean ont donc été sélectionnés selon ce critère. Ceci posé, on comprend mieux pourquoi certains détails sont différents d’un Evangile à l’autre. On comprend également qu’on sait finalement peu de choses du Jésus historique, et que rien n’est sûr à son sujet. Cependant, les chrétiens qui acceptent les Evangiles, s’ils veulent effectivement être édifiés à leur lecture, sont bien obligés de croire que le vrai Jésus est celui qui y est décrit. Et c’est lui que certains veulent à tout prix effacer.


    • gaijin gaijin 5 mai 2014 12:03

      « C’est qu’il est totalement anachronique de transposer à cette époque notre souci actuel d’exactitude historique et factuelle. »
      tout a fait !
      mais ça méritait d’être souligné


    • soi même 5 mai 2014 13:06

      La tentation est d’autant plus grande de broder sur la vie de Jésus et l’incarnation du Christ, si l’on tien pas compte que les Évangiles sont tous saufs des documents historiques sur la vie de Jésus Christ.
      Le fait que les exégèses modernes privilégient les évangiles de Mathieu, Marc et Luc comment étant avec quelques contradictions les seuls qui sont cohérents avec une vision historique de ces événement ne peut en réalité que renforcer que les délires de ceux qui pour une raison spirituel de discrédité ses faits !
      Alors que si l’on tiens compte de tous les détails contenus dans l’Évangile de Saint Jean , on peut prendre conscience que cet événement est décrit avec une très grande précision et balaye toutes suppositions malveillante sur Jésus et sur le Christ .

       


    • Rounga Roungalashinga 5 mai 2014 16:30

      J’invite les moinsseurs à exposer leurs arguments.


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 5 mai 2014 17:02

      Les exégètes modernes privilégient surtout les synoptiques parce que cela leur permet de mettre en évidence des constantes (faits relatés dans les 3 évangiles ou dans 2 des 3) ou des contradictions entre les traditions.

      Techniquement, les synoptiques sont aussi beaucoup plus faciles à utiliser que la tradition johannique !

      Cependant, nombreux sont les exégètes qui accordent du crédit à la tradition johannique, en particulier sur la durée de la prédication de Jésus ou sur des détails chronologiques de la Passion.


    • amiaplacidus amiaplacidus 5 mai 2014 19:21

      Pour que le dénommé Jésus ait été marié, il faudrait au moins qu’il ait existé.

      Or, rien n’est moins sûr !

      On ne dispose que d’évangiles, écrits de 70 à 100 ans après les faits supposés, par des croyants, c’est à dire sans aucune légitimité historique. Évangiles qui ont été ensuite sans cesse remaniés pour en corriger les incohérences les plus grossières.

      Mais il n’y a strictement aucun écrit historique fiable relatant l’existence d’un quelconque philosophe en Palestine à cette époque.


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 5 mai 2014 19:42

      En suivant votre raisonnement (sic),
      1) On n’a concernant Jules César que des écrits qui lui sont attribués, c’est à dire avec aucune légitimité historique...
      2) Des écrits souvent contradictoires d’historiens postérieurs.

      Donc Jules César n’a pas existé !


    • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 5 mai 2014 23:58

      Et que conclure quant à l’existence dArthur Gordon Pym ?  smiley


    • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 6 mai 2014 00:02

      Dinosauria existait-il avant que Richard Owens n’invente le mot ?


    • Rounga Roungalashinga 6 mai 2014 08:11

      On ne dispose que d’évangiles, écrits de 70 à 100 ans après les faits supposés, par des croyants, c’est à dire sans aucune légitimité historique.
       
      Je ne comprend pas l’argument. S’ils étaient croyants, c’était peut-être parce qu’ils avaient connu Jésus. Donc le fait qu’un auteur soit croyant ne lui enlève pas forcément son crédit historique. Vous partez en fait du principe que les croyants de cette époque croyaient forcément sans avoir vu, vous faite donc une pétition de principe.

      Évangiles qui ont été ensuite sans cesse remaniés pour en corriger les incohérences les plus grossières.

      Auriez-vous des preuves de ce que vous avancez ?


    • soi même 7 mai 2014 21:32

      @ Roungalashinga vous portez trop de crédit à des exégèses modernes imbéciles et incultes.
      Le premier écrit et celui que l’on nome l’Évangile de Saint Jean suivis de son Apocalypse .
      Quand au altération des Évangiles, et du surtout à des coquilles des traducteurs et des copistes.
      Les quatre Évangiles qui ont été retenus nous le devons à Saint Jérôme, qui a personnellement traduit l’Évangile de Saint marc qui était le disciple de Saint Paul.

      Il dit clairement, que c’est Évangile, il la simplifier non pas par volonté de le diffigurer, mais par un soucis de se qui était relater n’était plus compris par les hommes.

       D’ailleurs quand on voit comment actuellement , ceux qui le lisent en fond, même mal traduit, édulcorer ne change en rien, que peut d’homme comprend véritable le message des Évangiles. Si le Christ n’était pas ressuscité, vaine serait notre foi (1 Corinthiens 15,17)


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 5 mai 2014 12:16

      Qu’est ce qu’on s’évertue en territoire de propagande rituelle ! Jésus était en fait pédé et a généré la formidable théorie du genre aujourd’hui si loquace... 


      • Rounga Roungalashinga 5 mai 2014 13:02

        Il était d’ailleurs marié à un homme, évidemment...


      • christophe nicolas christophe nicolas 5 mai 2014 13:48

        Toi, vue ta tronche, c’est fumeur de pétard ta religion, tant que tu ne parles pas on t’accepte comme preuve de détritus de l’humanité...


      • bartneski bartneski 5 mai 2014 12:21

        Bonjour, j’ai un ami docteur en histoire qui m’explique que le problème en histoire, c’est la procédure de validation des thèses. Lui même a soutenu sa thèse pour obtenir son doctorat sans que personne ne vérifie la véracité de ses propos. 5 années d’étude, de recherches, 1000 pages d’écrits et de doc ont suffit à convaincre le jury sans rien vérifier. Et maintenant que la thèse est validée et éditée, elle ne peut être contredite sous prétexte de révisionnisme... Mon ami aurait tout inventé, ce serait pareil.


        • bartneski bartneski 5 mai 2014 12:31

          Quant à Jésus, ça m’étonnerait qu’il ne se soit pas marié et qu’il n’est pas eu d’enfants. A moins d’être homo effectivement mais cela aurait été une raison plus que suffisante pour le tuer sans jugement et sans que ça ne dérange personne à l’époque.


        • Sébastien A. 5 mai 2014 13:32

          Ou encore d’être ascète : la lecture de n’importe quel livre d’histoire écrit sur cette période vous enseignera que ce n’était pas rare...
          Petite digression sur votre histoire de « validation de thèse » : il y a quand même un jury dont les membres ne sont pas tous de fieffés imbéciles - étant eux-mêmes docteur dans la matière - ce qui limite les cas de fraude manifeste.


        • Deneb Deneb 5 mai 2014 15:25

          bartneski : l’histoire n’est pas une science. Si elle utilise la science pour la datation et l’authentification des vestiges, ce n’est pas pour prédire, mais pour enfumer à coup de propagande du régime.
          Je suis d’ailleurs choqué du fait que dans les manuels scolaires en France on présente Jesus comme un personnage historique. Il n’y a en effet aucune preuve de l’existence du personnage, mais tout porte à croire que la totalité de l’histoire relaté de façon incohérente par les évangiles à été recopié des mythes plus anciens, Mithra, Horus etc ... Enseigner au collège que Jesus était un personnage historique est prendre des futurs citoyens pour des imbéciles. Surtout que si l’on examine son discours, il est très souvent en contradiction avec la morale moderne et humaniste : belliqueux, imbu de lui-même, collaborant avec l’occupant romain .... Sans oublier le symbole dont il serait à l’origine : un cadavre ensanglanté et mutile, cloué sur une croix. Et dire que ses dévots fustigent la pornographie... Préfériez-vous que votre enfant voit une fesse ou un cadavre mutilé ?


        • Rounga Roungalashinga 5 mai 2014 16:29

          Courage, patience. Tel Pénélope ne jamais se lasser de détricoter les sophismes qu’étale Deneb jour après jour sur ce site. On prend une grande inspiration, et on y va :

          l’histoire n’est pas une science. Si elle utilise la science pour la datation et l’authentification des vestiges, ce n’est pas pour prédire, mais pour enfumer à coup de propagande du régime

          Essayons d’abord de démêler toutes les confusions qui se trouvent dans ce passage. En premier lieu, il semblerait qu’il n’y ait qu’une histoire, qui a pour but de faire la « propagande du régime ». Deneb semble ignorer la différence entre l’histoire officielle, qui est la version donnée par un régime du déroulement des évènements d’une séquence historique donnée, et l’Histoire, qui est une discipline. L’Histoire, en tant que discipline, si elle peut servir à accréditer l’histoire officielle, ne se réduit pas à ce rôle. La plupart des historiens peuvent très bien avoir entre eux des visions différentes, voire opposées sur un évènement donné. C’est que, si cette discipline s’appuie sur des documents relatifs à des faits donnés, ces documents ne sont pas les faits eux-mêmes, mais en sont l’emprunte. Enfin, le but de l’historien est de mettre en perspective les différents faits du passé, et d’identifier parmi eux les causes les plus importantes des évènements suivants. Il y a donc tout un espace d’interprétation dans cette matière, qui n’est par conséquent pas une science exacte, mais une science humaine.
          On notera à cet endroit que pour Deneb cette distinction ne s’applique pas : la science ne sert qu’à prédire, et tout ce qui ne sert pas à prédire n’est pas de la science, ainsi en a-t-il décidé. Deneb fait remarquer que l’histoire utilise une méthode de science exacte pour dater des vestiges, et pense avoir montré ainsi que l’histoire ne s’intéresse pas à l’avenir. Deneb redécouvre donc l’eau tiède en s’apercevant que l’histoire s’intéresse au passé ! Mais ce faisant il oublie que la datation de documents anciens ne résume pas toute la discipline historique, et n’est que le premier pas vers son but, qui est de comprendre le passé. Il ne voit donc pas que la compréhension du passé amène à la compréhension du présent, qui elle-même permet de mieux se guider vers l’avenir. Et plus encore, il affirme que la datation au carbone 14, pourtant réputée exacte, sert à « enfumer à coup de propagande du régime » ! On retrouve là la confusion entre histoire officielle et discipline historique, doublée d’une confusion entre datation scientifiquement exacte et propagande.
          Le fait qu’il m’ait fallu deux aussi long paragraphes pour commenter une petite phrase en dit long sur la concentration de sophismes qui s’y trouvaient.

          Il n’y a en effet aucune preuve de l’existence du personnage,

          Sauf des centaines de témoins occulaires, des conversions par milliers. Des observateurs romains ont fait état, peu de temps après la mort de Jésus, que les chrétiens ont fait parler d’aux très tôt. Ainsi, Suétone, dans la Vie des douze Césars, raconte que l’empereur Claude « chassa de Rome les Juifs qui ne cessaient de s’agiter à linstigation de Chrestus (Christ) ». Flavius Josèphe, en 96, fait également référence à Jésus et à la lapidation de Jean-Baptiste en 62. Tacite relate que Néron accusa les chrétiens de l’incendie de Rome, en 64. La persécution contre les chrétiens par Hérode Agrippa date de 42.
          En d’autres termes ; si Jésus n’a pas existé, au vu de la rapidité de la propagation de sa religion, c’est le canular le plus spectaculaire (il n’y avait même pas internet à l’époque !) qui ait jamais été fait. Comme théorie du complot, on ne trouve pas mieux.

          mais tout porte à croire que la totalité de l’histoire relaté de façon incohérente par les évangiles à été recopié des mythes plus anciens, Mithra, Horus etc ...

          Oui, oui, la preuve : c’est sur internet.
          Sur « l’incohérence », lire mon premier commentaire sur l’article.


          Surtout que si l’on examine son discours, il est très souvent en contradiction avec la morale moderne et humaniste

          Evidemment, puisque la modernité s’est construite en opposition au message du Christ, et a donné la priorité à la satisfaction égoïste des appétits et des intérêts, là où le christianisme enseigne l’amour jusqu’au sacrifice de soi. Entre la morale moderne et la morale christique, c’est la seconde qu’il faut choisir.

          belliqueux

          Jésus, par ses paroles et par ses actes, n’a pas encouragé à la guerre. La seule démonstration de force qu’il ait faite, c’est de chasser les marchands du temple, et c’est fort louable.

          imbu de lui-même

          Tellement imbu de lui-même qu’il a sacrifié sa vie en rémission des péchés de l’humanité.

          collaborant avec l’occupant romain

          Preuve demandée.

          .... Sans oublier le symbole dont il serait à l’origine : un cadavre ensanglanté et mutile, cloué sur une croix.

          Image du sacrifice de soi-même pour les autres, conséquence ultime de l’amour, symbole de l’innocence sacrifiée par la haine de ceux à qui on pardonne quand même, ne sachant pas ce qu’ils font.

          Et dire que ses dévots fustigent la pornographie... Préfériez-vous que votre enfant voit une fesse ou un cadavre mutilé ?

          On se demande bien qu’est-ce qui a pu provoquer dans l’esprit de Deneb un rapprochement aussi saugrenu.


        • Deneb Deneb 5 mai 2014 17:07

          Rounga : « Sauf des centaines de témoins occulaires »

          il est vraiment très grave, ce troll


        • Rounga Roungalashinga 5 mai 2014 18:26

          C’est assez triste de voir que certains se trouvent coincés au XIXème siècle, où les libre-penseurs aimaient à affirmer que Jésus n’a jamais existé (ce qui n’explique pas comment le christianisme est né), sous prétexte que les plus vieux exemplaires disponibles des Évangiles dataient du IIème siècle. Le truc, c’est que des travaux ont apporté un tout autre son de cloche. Les manuscrits de la mer morte contenaient un passage de l’Évangile de Marc, datée au carbone 14 de 68. La rédaction remonte donc au moins à cette date. De même, les travaux de Pierre Perrier sur l’araméen tendent à montrer que les textes évangéliques, d’après les données linguistiques dont nous disposons, datent des années 30-40. De quoi mettre du sacré plomb dans l’aile des libre-penseurs.


        • Deneb Deneb 5 mai 2014 18:56

          ah, c’est donc ça, les témoins oculaires


        • Robert Lavigue Robert Lavigue 5 mai 2014 19:29

          Ce qui est encore plus triste, c’est que Deneb ne semble même pas capable d’utiliser son seul neurone connecté !

          Les Messies (ou ceux que leurs disciples considéraient comme le Messie) et les prophètes (Jean Baptiste par exemple) n’étaient pas rares au 1er siècle. On en connait des dizaines qui ont pour la plupart aussi mal fini que Jésus !!!
          Voir par exemple cette Conférence donnée lors d’un séminaire au Collège de France (que Deneb doit considérer comme un lieu d’endoctrinement)

          L’image que les évangiles donnent de Jésus était donc loin d’être une exception pour les juifs de son époque (que son enseignement ait été accepté est un tout autre problème...)

          Deneb semble ignorer :
          1) que Jésus était un juif du 1er siècle, qui est né juif, a vécu juif et est mort juif.
          2) que Paul de Tarse ne s’intéresse que très peu à l’homme-Jésus, ce qui ne l’empêche de construire sa christologie.
          4) que si l’on suivait le raisonnement de Deneb, il serait possible de nier l’existence de Cléopâtre, autre personne sur laquelle on n’a que peu de documents contemporains et très certainement aucune vidéo certifiée conforme par un Deneb de l’époque (c’est d’ailleurs le cas de la plupart des personnages de l’Antiquité)


        • volpa volpa 5 mai 2014 19:52

          Bonjour,
          Avez vous lu Prosper ALFARIC et l’abbé le MESLIER.
          Il mettent en doute l’existence de JESUS.


        • Deneb Deneb 5 mai 2014 20:15

          En effet, Volpa, d’ailleurs sur P. Almaric il y a des conneries sur Wikipedia, notamment que les thèses mythistes ont été démantelées dans les années 30 du siècle passé, ce qui est de la pure propagande christique. Y a -t-il un courageux pour s’atteler à changer l’article de l’encyclopédie ?


        • Rounga Roungalashinga 6 mai 2014 08:07

          Trois des Evangélistes sont des témoins occulaires. Bien sûr, il n’y a pas moyen de le prouver directement, car on peut très bien partir du principe qu’ils mentent. Mais alors comment expliquer cet essor si soudain et étendu de la doctrine chrétienne ? Ce serait un gars tout seul qui aurait inventé un personnage fictif, et la rumeur aurait fait tâche d’huile sans qu’aucun témoin direct vienne en renfort ? Ou alors on aurait payé des acteurs ? Sacrément bons alors ; Et dans quel but ? Franchement, ta théorie du complot est trop farfelue pour qu’on l’examine sérieusement sans plus de preuves.


        • christophe nicolas christophe nicolas 5 mai 2014 12:34

          Oui et puis on a les gars qui retrouvent la tombe de Jésus, les enfants de Jésus, des gènes extraterrestres chez Jésus, etc, etc.. les antichrists sont à l’œuvre pour prouver qu’on descend du cousin du singe, surtout vous car eux savent qu’ils sont en avance sur vous. Vous, vous êtes des gazelles et eux sont des lions donc c’est normal qu’ils vous bouffent. Jésus, ça les emmerde, il dit les derniers seront les premiers, etc... il dit la vérité.

          Pour bien comprendre Jésus et éviter d’en faire un leader communiste ou le PDG d’un fond de placement, le plus simple est de lire l’évangile de Maria Valtorta. Sa principale préoccupation est que les gens sauvent leur âme et le meilleur moyen de le prouver consiste à faire des œuvres matérielles dans le sens de la bonté, mais attention, il ne faut pas inverser les fins, c’est à dire vouloir le bonheur matériel soit en niant la vérité spirituelle (communisme), soit en la transformant (religion de l’homme ou il se juge lui même bien ou mal) .

          La Vierge a dit : « L’art humain est impossible » , cela signifie, qu’on ne peut pas piloter le monde et les gens de façon invisible à la place de Dieu, c’est impossible, les façons de faire secrètes à la Franc maçonne ne mènent qu’à des désastres et à l’hypocrisie sociale. C’est le cas actuellement.


          • Deneb Deneb 5 mai 2014 15:52

            christophe nicolas, ça m’étonnerait fortement que ce soit le vrai nom de cet islamiste adepte du créationnisme, voire du crétinisme.


          • OMAR 5 mai 2014 23:55

            Omar33


            @Deneb

            On parle de religion ici, pas de génocides comme ceux perpétrés dans l’ex Yougoslavie.

            Alors va jouer au troll dehors, va....

          • Jean Keim Jean Keim 5 mai 2014 13:25

            Pourquoi désirer une vie « conventionnelle » pour Jésus, il pouvait très bien avoir une amie et ne désirer ni le mariage, ni avoir des enfants peut-être également ? La famille est un usage qui pouvait raisonnablement lui sembler par trop exclusif.


            • Prudence Gayant Prudence Gayant 5 mai 2014 14:36

              Jean Keim

              Jésus ne voulait pas se caser, il voulait voyager, voir du pays rencontrer d’autres personnes. Il avait même prévenue sa copine, pas de mariage pour moi ma petite. La vie est bien trop courte pour passer devant monsieur le curé. 
              Mais possible que Jésus était stérile puisque issu d’une humaine et d’un dieu. 


            • Jean Keim Jean Keim 5 mai 2014 17:08

              Hé non désolé Prudence mais monsieur le curé est venu un peu plus tard. Il me semble que qq. part dans la bible il est question d’unions entre des femmes et des dieus qui engendrerons des géants, Jésus serait-il l’un d’entre eux ?


            • amiaplacidus amiaplacidus 5 mai 2014 19:32

              Si le supposé Jésus avait eu des enfants, cela aurait été les petits-enfants du supposé dieu !

              Au fait, qui était le père de dieu ? Et ne parlons pas de sa mère ...


            • Robert Lavigue Robert Lavigue 5 mai 2014 13:45

              Non, le plus important, c’est que cette analyse s’est déroulée dans les blogs des spécialistes, au vu et au su de tous : il s’agit d’une nouvelle sorte de relecture par les pairs. Celle-ci s’est même avérée plus efficace que celle effectuée par la prestigieuse Harvard Theological Review.

              Bonjour l’auteur,
              Vous mettez là le doigt sur un élément important et qui est largement méconnu de tous les contributeurs en foutaises diverses et variées, spécialisés dans le copier/coller aléatoire de sources de troisième main.

              C’est en partie lié à la nature du sujet, aux traditions de cette communauté de chercheurs, au corpus réduit sur lequel il travaillent,
              mais aussi au choix qu’ont fait quelques uns de mettre systématiquement en ligne leurs recherches et d’en débattre publiquement (parfois avec véhémence), ceci sans passer par le filtre déformant d’une presse spécialisée ou non.
              Pour cette affaire, il y a par exemple Marc Goodacre dont le blog est considéré comme une référence en matière de recherches néotestamentaires.
              Dans ce cas de figure, même si les thèses de Goodacre sont largement reprises dans la presse, il est intéressant de pouvoir accéder directement à ce qu’il pense et de se faire sa propre opinion, le cas échéant.

              Quelle différence avec les intellectuels français qui débattent sérieusement en catimini (dans des colloques ou des revues confidentielles), puis qui s’affichent comme experts dans les médias grand public avec des discours réducteurs que ce ne sont plus que des argumentaires de propagande !

              Force est de constater que ce sont des exégètes néo-testamentaires qui font confiance à l’intelligence de leur lecteurs, sans compter qu’ils bénéficient qu’une visibilité directe  !!!!!


              • MuslimADieu MuslimADieu 5 mai 2014 14:52

                j’ai eu peur.

                pendant un moment, j’ai cru que c’était les manuscrits de la mer morte qui était bidonnés.

                ce que je comprends pas, c’est en quoi l’authenticité du parchemin (en termes de datation) aurait prouvé que son contenu était vrai.
                Imaginons que dans deux milles ans, on trouve un exemplaire du journal « Le Monde » et que les « scientifiques » prouvent que c’est bien un « authentique ». Nos descendants auraient t-ils raison de prendre pour argent comptant ce qui y est écrit ?
                Ce serait d’ailleurs rigolo de voir ce qu’ils penseraient de nous.

                • Pere Plexe Pere Plexe 7 mai 2014 20:07

                  La datation ne pouvait pas prouver l’authenticité.Elle pouvait,et elle à prouvé , que c’est un faux.

                  Sauf à croire au miracle !


                • Neymare Neymare 5 mai 2014 15:12

                  Il ne sert à rien de voir l’histoire du christ d’un point de vue historique : meme si cette histoire prend pour base l’histoire d’un homme, vraisemblablement celle de jean baptiste, une grand partie du récit est purement symbolique : ainsi par exemple on retrouve dans un certain nombre de mythes, antérieurs au christ, le symbole de la crucifixion.
                  La crucifixion du christ n’est pas un fait historique, c’est un fait symbolique (meme s’il fait pendant à l’exécution de jean baptiste) : c’est l’égo de l’homme qui est crucifié pour que celui ci (donc le véritable etre, son ame) puisse ressusciter : c’est par le biais de tels symboles, qu’en choisissant un second cadre de lecture de ces évangiles, on obtient la méthode par laquelle Jean est devenu le christ. Ainsi les apocryphes reviennent sur ce symbole dans une phrase du genre : il faut ressusciter avant de mourir pour ne jamais mourir. Le christ est ressuscité de son vivant, et non après sa mort physique, c’est dans le terme ressusciter qu’on prend toujours au sens premier que se niche la symbolique
                  De meme, dans l’évangile de Jean, ce n’est pas le Christ le fils unique mais bien le logos, le Christ ne peut etre le fils unique puisque nous le sommes tous (le Christ) en puissance. Le Christ est l’expression du logos, qui lui, est unique.
                  Plutot que de s’attacher à l’historique, il est bien plus édifiant de s’attacher à comprendre la symbolique dont on retrouve la résurgence dans d’autres types de spiritualité comme le bouddhisme, l’indouisme, la fm, l’alchimie ésotérique etc...
                  Mais pour celà il faut s’affranchir des dogmes


                  • Deneb Deneb 5 mai 2014 15:47

                    Commentaire pertinent, mais le logos, c’est aussi la palabre.
                    Jean pose le langage parlé comme base de civilisation, ce qui est en effet assez logique. Sans savoir manier la langue un minimum, on ne peut trouver une place dans la société, on ne peut rien posséder. Je trouve toutefois que ce postulat commence à prendre un coup de vieux. A l’ère d’internet, d’autres formes de communication non-verbales émergent comme quasi-équivalentes : graphiques, comme le dessin ou photos, vibratoires comme la musique ... Le dieu-verbe, il a pris un sérieux coup dans l’aile.


                  • Neymare Neymare 5 mai 2014 16:20

                    Deneb
                    Dans les évangiles, et à l’origine le logos grec, est la langage parlé, oui mais par Dieu, ou par ce qui tient lieu de cause universel, si on ne veut pas rentrer dans le concept de Dieu largement anthropomorphique qu’a développé l’homme.
                    Pour etre plus précis, l’expression de l’Esprit universel se matérialise via le logos, ici mais également dans les autres dimensions de l’esprit.
                    Pour faire un parallèle avec la physique quantique : d’un milieu indéfini fait d"ondes, les particules se matérialise sous l’effet de la conscience. Le logos est dans ce cas l’équation de schrodinger

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