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June Campbell, esclave sexuelle au nom du tantrisme

June Campbell fut la traductrice du célèbre maître tibétain Kalou Rinpoche, et aussi sa "mudra", sa "dakini", en d'autres termes sa concubine, mais dans un contexte tantrique qu'elle analysa a postériori comme un pur prétexte permettant à ce moine de rompre ses voeux de chasteté.

De son expérience douloureuse, elle a tiré un livre, ainsi que la matière d'interviews.

Proche pendant des années d'un des plus grands maîtres tibétains, tant comme traductrice que comme compagne, June Campbell est une des personnes qui connaissent le mieux, de l'intérieur, ce mystérieux bouddhisme tantrique, où le secret joue un si grand rôle.

La démystication du tantrisme qu'elle opère est donc le fait de quelqu'un, ou plutôt quelqu'une, qui en connait bien des ressorts intérieurs et bien des secrets, à vrai dire les bien misérables petits secrets de queutards baisouillant en cachette.

June Campbell eut à subir les insultes habituelles que reçoivent les victimes d'abus sexuels qui osent révêler les travers d'un "grand homme".

Elle a abandonné la pratique du bouddhisme tibétain.

Kalou Rinpoche

Kalou Rinpoche (1905 - 1989) est un célèbre maître tibétain appartenant à l'école Kagyupa. Il a fondé de nombreux centres tibétains en occident et particulièrement en France, et il est l'auteur de plusieurs livres. Grand mystique, ayant passé quatorze ans en retraite solitaire dans les montagnes, il est considéré comme ayant atteint des accomplissements élevés. Il a eu pour disciples les plus grands lamas tibétains. Son image est cependant ternie par les abus sexuels qu'il pratiqua sur June Campbell, abus mentionnés dans son profil Wikipedia en anglais, mais absents du profil en français.

Les pratiques sexuelles dans le tantrisme

L'existence même de pratiques sexuelles dans le tantrisme n'est pas un mystère : nous avons tous vu des peintures tibétaines représentant deux divinités en "yab-youm", c'est à dire en union sexuelle.

Le questionnement porte plutôt sur la fréquence de telles pratiques (exceptionnelles ou courantes ?), sur leur degré d'intensité (ont-elles lieu en imagination, en "visualisation", ou en vrai ?) et sur le sort de la partenaire féminine (est-elle consentante ? est-elle dans une relation d'égalité ? qu'advient-il d'elle quand elle vieillit ou si elle tombe enceinte ?).

D'après certains auteurs, le sort de cette partenaire féminine serait idyllique. Elle serait traitée mieux qu'à égalité : comme une déesse dont le mâle serait l'adorateur. Telle est la thèse de Miranda Shaw dans son livre Passionate Enlightenement.

Tout autre est le point de vue de June Campbell.

June Campbell

June Campbell est écossaise. Très tôt passionnée par le bouddhisme, elle devient la traductrice de plusieurs grands maîtres, et en particulier de Kalou Rinpoche, qui se met à exiger (c'est bien le mot) qu'elle devienne aussi sa concubine. Elle n'a pas encore trente ans. Il en a près de soixante-dix.

De cette expérience traumatique, June Campbell tira un livre paru en 1996 sous le titreTraveller in Space : Gender, Identity and Tibetan Buddhism (extraits 1, 23). Un résumé de l'affaire est disponible ici. June Campbell donna aussi une grande interview au magazine Tricycle sur le secret tantrique.

Traveller in space, Voyageuse de l'espace en français, dakini en sanskrit : tel est le terme très valorisant (l'expérience l'est moins) utilisé pour pour désigner la concubine d'un pratiquant tantrique, ainsi assimilée à une divinité. Campbell analyse la situation comme un exploitation, un abus. Elle se voit niée, puisque les proches du lama eux-mêmes ignorent l'existence du couple, sauf un jeune moine avec qui Rinpoche la partage. Plus tard, il prend aussi une deuxième concubine plus jeune, et June Campell est priée de s'en acommoder et de, toujours, garder le secret :

"A titre d'exemple de ce qui pourrait arriver, l'on me dit que le lama avec qui je vivais avait eu, dans une autre vie, une maîtresse qui lui causait du souci ; pour faire cesser le trouble, il lui jeta un sort, elle tomba malade et mourut. Il me dit aussi que cette femme était un puissant démon ; qu'il l'avait fait participer à des actes sexuels par compassion mais qu'elle causait tant de trouble que ce n'était plus supportable, et que son statut en tant que lama en était menacé."

Ces menaces sont d'autant plus prises au sérieux par June Campbell que la jeune seconde maîtresse de Kalou Rinpoche meurt brusquement, en principe d'une crise cardiaque.

Cet épisode de menaces met mal à l'aise car, de banales histoires de coucheries tantriques qui ne sont à vrai dire pas une révélation, on est passé là à de pures et simples menaces de mort, et à l'acceptation au moins théorique de la notion de magie noire par un des maîtres les plus vénérés. Que ce soit vrai ou faux, Kalou Rinpoche s'est vanté d'avoir tué une maîtresse gênante par des pratiques de sorcellerie. Cela témoigne au moins d'une certaine complaisance vis à vis de ces pratiques, et vis à vis du meurtre de subordonnés gênants.

Le secret dans le tantrisme
 
Le problème du secret dans le tantrisme tient une place importante chez June Campbell qui, rappelons le, le connait de l'intérieur. Le secret est généralisé, et il est contraignant pour le disciple, qu'il emprisonne littéralement : en témoigne le vrai sentiment de rupture de tabou qu'elle éprouva, et qui la fit hésiter des années avant de raconter son histoire. En même temps, le secret tient souvent, très banalement, à de bêtes coucheries survenues entre un lama et une disciple.
 
Pourquoi ce secret alors, puisque le tantrisme n'a pas d'objection de principe à la sexualité ? Certes, nous répond Campbell, il n'y a pas d'objection de principe, mais il y a quand même des situations où une liaison doit être cachée, par exemple si le lama est marié ou s'il a pris des voeux monastiques de chasteté. Surtout, ce secret a quelque chose de structurant dans la société tibétaine. En effet, nous dit Campbell, les pratiques sexuelles, sont généralisées chez ceux qui le peuvent, c'est à dire chez ceux qui détiennent le pouvoir, en d'autres termes chez les moines de haut rang. Car, nul ne l'ignore, la société tibétaine traditionnelle a pour colonne vertébrale des ordres monastiques astreints à des voeux de chasteté. Elle a donc, clairement, une contradiction à résoudre, et le secret est l'ingrédient miracle qui permet de concilier vie sexuelle épanouie et respect apparent du code de discipline monastique.
 
Qu'en est-il de la pratique consistant à se contenter de visualiser des scènes sexuelles sans les vivre autrement qu'en imagination ? Est-elle considérée comme apportant, pour la pratique, les mêmes bienfaits que des relations sexuelles réelles ? Non, répond Campbell. Les scènes sexuelles juste visualisées, c'est ce qui est écrit dans les textes, mais en réalité la vraie pratique tantrique commence quand le pratiquant peut se procurer une vraie partenaire féminine. Les visualisations sont un simple pis aller pour les débutants ou les moines sans pouvoir. La thématique de la sexualité par visualisation, très répandue dans les éléments de langage du système est aussi très pratique pour avouer sans avouer, pour reconnaître que le tantrisme sexuel existe tout en laissant entendre qu'il est exceptionnel.
 
D'autres circonstances, plus psychologies, jouent aussi dans cette association indissoluble entre sexualité et secret. Les moines tibétains, surtout les grands maître tulkous, étaient souvent amenés enfants au monastère après une rupture souvent traumatique avec la famille. Les rencontres avec mère et soeurs se faisaient à l'occasion d'instants volés. La vie quotidienne se déroulait en milieu exclusivement masculin. Dans ce contexte, c'est presque naturellement qu'une rencontre, même innocente, avec une femme, même une parente, donnait une impression de conspiration.
 
Campbell insiste sur le côté très hiérarchisé de la société tantrique, et sur le secret qui envahit tout, et crée des situations très paradoxales. L'existence de pratiques sexuelles est connue, devinée et pressentie, mais sans que leur fréquence soit bien appréciée, et sans que l'entourage sache que tel lama en particulier a pour concubine Unetelle en particulier. Une révélation fait l'objet d'un coup de tonnerre, au moins sur l'entourage masculin des proches disciples et des conseillers en théorie les plus proches du maître. Les femmes, en savent finalement plus sur les ressorts secrets du tantrisme, et, en même temps, chaque maîtresse est réduite au rang de complète inexistence.
 
Les conseils de Campbell aux jeunes femmes qui se trouveraient dans la même situation qu'elle : ne pas se prendre pour des personnes au karma exceptionnel parce qu'un maître a jeté les yeux sur elles (ce qui tend à faire perdurer ces relations malsaines). Et ne pas craindre le mauvais karma quand elles voudront rompre et la relation et le secret : "La vérité ne produit jamais de mauvais karma", nous dit Campbell.
 
Et qu'en est-il de ce statut quasi divin qui serait accordé à la partenaire féminine ? Qu'en est-il de ces grandes lignées de maîtres tantriques féminins dont Miranda Shaw, dans son livre ? Campbell répond qu'elle n'en a jamais rien vu, et que ces grandes lignées, à supposer qu'elles aient existé, doivent dater de 500 ou 1000 ans.

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88 réactions à cet article


  • PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP 19 septembre 2011 10:14

    "qui se met à exiger (c’est bien le mot) qu’elle devienne aussi sa concubine. Elle n’a pas encore trente ans. Il en a près de soixante-dix."
    Une exigence n’est pas un couteau sous la gorge comme dans les trains de banlieues, ou une agression à dix ou quinze crapules comme dans les caves des citées. Elle n’a pas non plus avalé de GHB. Donc si elle était d’accord, je ne vois pas où est le problème. Il n’y a qu’elle qui soit responsable de sa bêtise et sa crédulité .


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 septembre 2011 10:19

      Il est seul responsable de ses pratiques de manipulation.

      Elle est seule responsable de sa crédulité.

      Elle est également responsable (au sens noble du terme) de l’analyse qu’elle fait de la situation et des mises en gardes qu’elle adresse aux naïf (ve)s.


    • Talion Talion 19 septembre 2011 17:29

      « Une exigence n’est pas un couteau sous la gorge comme dans les trains de banlieues, ou une agression à dix ou quinze crapules comme dans les caves des citées. Elle n’a pas non plus avalé de GHB. Donc si elle était d’accord, je ne vois pas où est le problème. Il n’y a qu’elle qui soit responsable de sa bêtise et sa crédulité . »


      Il me semble que c’est à peut de chose près la thèse que les proches de DSK ont défendu alors qu’il croupissait au mitard aux USA...

      Enfin, je dis ça, je dis rien...

    • gébé gébé 19 septembre 2011 18:07

      je m’apprêtais à écrire à la même chose.

      Etonnant de venir se plaindre (sinon pour en faire un bouquin à vendre) après avoir accepté le statut de « victime » pendant des années !


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 20 septembre 2011 07:41

      Si vous avez bien lu l’article et suivi les liens que j’ai donnés vers de larges extraits écrits par Campbell elle-même, vous avez du voir qu’elle n’élude pas sa part de responsabilité.


      En expliquant ce qui a pu la conduire à rester dix ans la concubine de KR, elle souligne l’ambiance de manipulation et de menace latente (mauvais karma, « sort » ayant tué une concubine dans une supposée vie antérieure), mais aussi le fait qu’elle se sentait valorisée.

      Parmi les conseils qu’elle donne aux jeunes femmes susceptibles de vivre la même mésaventure, il y a celui de ne pas se prendre pour des êtres exceptionnels parce que le maître les a distinguées de la foule des disciples. Ce qui est clairement une donnée du problème.


    • Morgane Lafée 20 septembre 2011 16:00

      @Gébé et autres :
      « Etonnant de venir se plaindre (sinon pour en faire un bouquin à vendre) après avoir accepté le statut de »victime« pendant des années ! »

      Vous n’avez donc aucune notion de psychologie humaine. Et vous ne savez rien de la manipulation mentale, bien évidemment exercée dans des cas de ce genre.

      Enfin, avec votre raisonnement, j’imagine que vous pensez la même chose des personnes battues par leur conjoint... Et tant qu’on y est, même chose pour les enfants battus ou abusés ! Vous allez me dire que c’est pas pareil parce que c’est la famille, etc. N’empêche que les gens qui vivent avec une personne violente (parent ou conjoint) ont souvent des sentiments pour leur bourreau. Ce qui ne veut pas dire qu’on peut les considérer comme consentantes.

      Ce qui m’amène à dire que ceux qui luttent contre les violences sexuelles ont un sacré boulot d’éducation à accomplir pour venir à bout de raisonnements aussi primaires !


    • Yvance77 19 septembre 2011 10:34

      Salut,

      Il est clair que l’on se retrouve là (et généralement dans tous les mouvements sectaires) dans l’ordre de la manipulation mentale ou la femme peu à peu, se retrouve à la merci des gourous.

      Ce qui n’est que fantasmes, et que chacun a, à des degrés divers, se transforme en une prise sur l’inconscient, ou l’asservie se voit couper des réalités.

      Ce billet est pas mal fichu.


      • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 19 septembre 2011 22:40

        Le mot secte ne veut rien dire, c’est un mot utilisé par les médias crétins et les curés fanatiques pour désigner tout ce qui pour eux a une sale gueule d’étrangeté ou d’étranger. Agoravox est une secte pour ceux qu’Agoravox dérangent. Le concept de « secte » a d’ailleurs disparu du lange juridique, à cause de son défaut de critère.


      • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 septembre 2011 23:02

        @ Gaspard Delanuit


        Le mot « secte » a disparu du vocalulaire administratif, mais il reste fort heureusement la lutte contre les pratiques sectaires.

        La notion de « pratique sectaire » permet de contrecarrer ces pratiques où qu’elle se trouvent, même en théorie dans des grandes religions.


      • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 20 septembre 2011 08:23

        Les pratiques sectaires sont caractéristiques des partis politiques avec un chef charismatique, structure sociale beaucoup plus monolithique et statique que bien des mouvements religieux, si farfelus ou pittoresque soient-ils. 


        Le concept de secte ou de sectaire est surtout un épouvantail à pigeons, une sorte de forme réduite à l’intérieur de la nation de la guerre internationale du Bien contre le terrorisme. Bref, une enfumade fondée sur quelques dérives baroques ou récupérations mafieuses, souvent montées en mayonnaise par des médias sensationnalistes. Quand on fouille bien, on ne trouve généralement RIEN de ce que des reportages bidonnés laisse sous-entendre de terrifiant. Le dossier des méchantes sectes en France est à peu près vide. Mais tant que le bon peuple aura peur des « sectes », il ne s’attaquera pas au système bancaire. Vous allez voir qu’on nous sortira bientôt qu’Internet favorise le développement des sectes, et ce sera un argument pour nous faire revenir à l’ère du minitel. Pour le bien des petits n’enfants et des jeunes vierges naïves que les méchants gourous au ricanement sadique veulent transformer en esclaves sexuels.

        Et en plus, avec le bouddhisme vajrahyana, on parle d’un mouvement philosophique et de techniques spirituels qui remontent à quelques millénaires (en tenant compte de toutes ses influences indiennes et locales), pas d’une communauté de zozos délirants. 



      • Tarouilan Tarouilan 19 septembre 2011 10:58

        Bravo, d’être lucide, face au bouddhisme, plus particulièrement pour le lamaïsme du Tibet, l’aventure de June Campbell, est finalement assez « soft » par rapport à une terrible réalité, il n’y a pas qu’en occident, qu’il y a eu des dérives extrêmes, comme la pédophilie récurrente des membres du clergé catholique, ce qui est certainement aussi valable dans les autres grandes religions de notre hémisphère.

        Les jeunes enfants devenant aspirant-moines tibétain étaient habituellement abusés sexuellement dés l’âge de 9 ans, par les membres de la secte des bonnets jaune, congrégation religieuse du célèbre Dalaï-lama,… ces malheureux enfants devaient supporter les affres de ces abus, car ils étaient livrés sans défense à ces moines pervers.


        • dom y loulou dom y loulou 19 septembre 2011 12:37

          décrire un abus est une chose


          vouloir en faire l’image absolue d’une culture spirituelle et sa seule résultante en est une autre

          complètement

          vous voulez aussi y bouffer du pétrole au tibet et y envoyer al-kaida pour leur apporter la sainte démoncratie sioniste ? 

        • Krokodilo Krokodilo 19 septembre 2011 11:01

          Ah zut, j’aurais dû faire tantrisme plutôt qu’athéisme ! Sinon, intéressante désacralisation, désenfumage de cervelles ; sectes, théocraties, religions, la manipulation est partout, on est d’abord esclave dans sa tête comme dit le sage. Mais comment apprendre à réfléchir quand des radios ou des journaux continuent de diffuser des horoscopes, et qu’on supprime la philo en terminale  ? Chacun cherche sa voie, et les pièges sont nombreux.


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 septembre 2011 13:21

            @ Krokodile

            Bedaurinde por vi !


          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 19 septembre 2011 16:20

            Point de vue voie il y a ceci qui n’est pas mal non plus : l’essayer c’est l’adopter !

            http://www.youtube.com/watch?v=IdncR2f4DLM

             smiley smiley smiley

            Voire ceci : 

            http://www.youtube.com/watch?v=03CJWkJIUKE&feature=related

            Ou encore ça !

            http://www.youtube.com/watch?v=-fpToF17szM&feature=related

             smiley smiley smiley

            http://www.youtube.com/watch?v=BIymsh6GHEo&feature=related

             smiley smiley smiley

            Enjoy !


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 septembre 2011 16:57

            Ah ! Sa Sainteté Rael ! Pas triste non plus !



          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 19 septembre 2011 17:25

            Pour tantrismer, il tantrisme à donf !

             smiley smiley smiley

            Il faudra un jour qu’il explique comment il fait pour ne pas pouffer de rire lors des interview !

             smiley smiley smiley


          • BARTH 19 septembre 2011 17:42

            Ah Rael, quel poème !

            Quel marketteur !

            Mais bon, lui, il n’ose pas parler d’immaculée conception, ni de transsubtantiation !

            Je mets le feu là, non ?


          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 19 septembre 2011 18:20

            Scoop : on a retrouvé les Elohims !

            http://www.youtube.com/watch?v=kGo1-EVrsx8&feature=related

             smiley smiley smiley

            Enjoy !


          • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 20 septembre 2011 08:27

            Simple : pour ne pas rire, il comptait combien d’argent il allait gagner grâce à l’interview. Le calcul mental rigidifie la face.  smiley


          • Gollum Gollum 19 septembre 2011 11:15

            Bon pour équilibrer un peu ce pamphlet anti-tantrisme, je me permets de signaler que de nombreuses femmes en Occident suivent ces enseignements et s’en portent très bien.


            Ci-joint une interview de Miranda Shaw, citée dans l’article.

            Certes il y a des abus comme dans tous les domaines, mais le Tantrisme reste à mon sens la meilleure doctrine quant à l’essence du Féminin et le meilleur rempart à la fois contre le puritanisme d’essence moralisatrice, et contre tout ce qui est d’essence pornographique, tous les deux d’ailleurs, typiquement masculins...

            Le Tantrisme n’est pas propre au Bouddhisme. Il y a un tantrisme hindou, comme taoïste. En Occident, il y a eu les Fidèles d’Amour. Je me souviens ici-même sur Agoravox de textes très intéressants de Salvador d’inspiration ttantrique.

            • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 20 septembre 2011 08:34

              « Ci-joint une interview de Miranda Shaw, citée dans l’article ».


              Merci Gollum, ce lien est vraiment éclairant. Très bon entretien.

            • Catherine Segurane Catherine Segurane 20 septembre 2011 10:10

              Il s’agit du lien que j’ai moi-même donné dans l’article.



            • gaijin gaijin 19 septembre 2011 11:33

              quelques points sur le tantrisme :
              il a toujours servi de paravent a de nombreuses pratiques inacceptables que ce soit par ignorance ou malhonnêteté

              n’oublions pas que les pratiques liées a la sexualité et a la mort ne sont qu’une partie des pratiques tantriques

              sur le plan des pratiques sexuelles
              - l’âge et l’apparence physique n’ont rien a voir dans l’affaire
              - la pratique suppose également un grand travail individuel en amont en général long et difficile
              - un maitre ( quel que soit son sexe ) n’a pas « besoin » d’un partenaire ( sinon ce n’est pas un maître )
              - la pénétration physique n’est pas nécessairement une partie indispensable de la pratique
              - des rapports rapprochés entre maitre et disciple devraient amener a se poser des questions ( même si on ne peut pas généraliser ce point )
              - l’ attachement pose aussi question encore que l’attachement du disciple envers le maître soit parfois une étape inévitable
              - il n’y a pas d’obstacle a ce qu’une femme puisse atteindre l’illumination ( a part le fait que cette formulation n’ a aucun sens dans ce contexte )


              • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 septembre 2011 11:53

                Ce qu’il pourrait y avoir d’éventuellement valable dans le tantrisme est difficile à apprécier, puisque les enseignements supposés les plus efficaces sont couverts par le secret. N’ayant pas personnellement reçu d’enseignements secrets , je me contenterai d’admettre bien volontiers mon ignorance sur la nature et la validité de toute méthode secrète .

                Le Bouddha Shakyamuni a dit avoir révêlé tout ce qui était nécessaire à la libération : je m’en tiens là. En pratiquant les bons vieux suttas, on a à sa disposition des méthodes de méditation éprouvées (satipatthana, anapanasati, metta) dont je me satisfais parfaitement.

                Sinon, ayant fréquenté le bouddhisme tibétain, et particulièrement un centre de Kalou Rinpoche (ils sont nombreux en France) un très bref moment (j’ai vite vu qu’il fallait se sauver), j’ai été frappée par :

                - le côté très hiérarchisé (la pratique commence par 100 000 prosternations ventre à terre)
                - les demandes d’argent
                - l’ambiance de superstition
                - le machisme ; en particulier, et bien que ce soit contraire aux textes, j’ai plusieurs fois entendu dire qu’une femme ne pouvait atteindre l’état de Bouddha qu’en se réincarnant en homme
                - l’attrait malsain pour les « divinités irritées »
                - la demande d’obéissance adressée sans arrêt au disciple (contrairement aux suttas du Canon Pali qui insistent sur l’esprit de libre examen)


              • Tarouilan Tarouilan 19 septembre 2011 12:28

                Tout est expliqué dans le merveileux livre 

                Néo Bouddhisme, quand le bouddha ne sourit plus : perversion du lien et ... de Marc Bosche (Pdf gratuit) lien ci-dessous !

              • dom y loulou dom y loulou 19 septembre 2011 12:49

                il y a surtout des millions de faux prophètes qui croient pouvoir tout expliquer et se comportent comme s’ils étaient des éveillés


                quand ils n’ont reçu qu’un septième de la lumière

                absolument sans effort de leur part

                mais se pavanent comme s’ils avaient tout compris dans l’absolu déni de vérité que leur offre la machine merdiatique planétaire et par toutes ces télés qui brillent et renforcent l’obscurité de cette planète

                mentir aux autres est une chose

                mais on se demande comment ils comptent se mentir à eux-mêmes ainsi à l’infini 

                lol

                on leur souhaite bonne chance

                ils vont en avoir besoin pour trimballer leurs échafaudages de mensonges dans la conscience pure lolol



              • gaijin gaijin 19 septembre 2011 13:45

                catherine
                je ne suis pas un spécialiste du bouddhisme tibétain mais si les choses sont telles que vous les décrivez vous avez bien fait de passer votre chemin
                par ailleurs vous avez raison il y a tout ce qu’il faut dans le reste du bouddhisme
                le tantrisme ( au sens des techniques liées au sexe et a la mort ) est quand a lui est antérieur au bouddhisme son aspect « extrémiste » en a toujours fait une voie réservé a une minorité d’individus.
                la mode actuelle est liée a l’obsession de notre société pour la sexualité et n’a la plupart du temps rien a voir avec une démarche spirituelle ou mystique
                une « religion tantrique »comme le tantrisme tibétain est en quelque sorte une contradiction ( mais un monastère zen aussi )


              • Tarouilan Tarouilan 19 septembre 2011 11:44

                 

                Pour déniaiser, les gentils membres-zélateurs occidentaux du bouddhisme, surtout le tantrique : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8370

                 


                • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 septembre 2011 14:11

                  Excellent texte à recommander vivement.


                  • BARTH 19 septembre 2011 12:33

                    « pour faire cesser le trouble, il lui jeta un sort, elle tomba malade et mourut. » : ça c’est au début du texte et ça, c’est à la fin : « La vérité ne produit jamais de mauvais karma », nous dit Campbell.

                    Voilà, voilà !

                     

                     


                    • dom y loulou dom y loulou 19 septembre 2011 13:00

                      oh BARTH dites, vous confondez les méfaits de l’un et l’exposition des méfaits par l’autre

                      pas de commune mesure entre les deux

                      l’un au secret magouille ses penchants pour justifier des crimes et de l’autre sa victime tente d’éclaircir le labyrinthe mental dans lequel son maître l’avait embourbé

                      elle témoigne

                      le crime n’est pas à la vérité explicitée, mais bien aux mensonges établis comme des portes de salut

                      comment vous arrivez à assimiler les deux on se demande 

                      voili voilà

                    • BARTH 19 septembre 2011 13:09

                      Comment j’arrive à rapprocher les 2 éléments ?

                      Tout simplement car elle voit la sorcellerie comme une menace parcequ’elle y croit, sinon pas de menace, non ?

                      Voilà, voilà !


                    • foufouille foufouille 19 septembre 2011 13:01

                      il l’a larguee ou elle s’est tiree ?


                      • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 septembre 2011 13:30

                        Je ne sais pas.


                      • sparte sparte 19 septembre 2011 13:08

                        C’est bizarre cet article anti bouddhiste, finalement, de la part d’une bouddhiste ... Il y aurait d’autres choses, intéressantes, à dire sur le tantrisme, et d’autres choses à dire sur Kalou Rimpoche aussi ( à condition de l’avoir connu )


                        • Catherine Segurane Catherine Segurane 19 septembre 2011 13:29

                          Pourquoi bizarre ?

                          Le « bouddhisme » tibétain n’a que peu à voir avec le bouddhisme du Bouddha historique.

                          Personne n’est obligé de défendre 100 % des écoles qui se réclament de sa religion.

                          A l’intérieur du bouddhisme, un bouddhiste doit savoir trier.

                          A l’intérieur du chritianisme, un chétien doit savoir trier.


                        • Captain Brother 19 septembre 2011 13:14

                          Merci Catherine pour cet article. Je juge aussi le bouddhisme tibétain dangereux, et je peux en juger pour l’avoir pratiqué pendant 10 ans (et abandonné il y a 12 ans).

                          Il existe un autre livre dénonçant les excès du bouddhismes : Bouddhisme et violence de Bernard Faure


                          • sparte sparte 19 septembre 2011 15:21

                            Par Brother Merci Catherine pour cet article. Je juge aussi le bouddhisme tibétain dangereux, et je peux en juger pour l’avoir pratiqué pendant 10 ans
                            ________

                            Pourquoi ne pas développer ?

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