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Accueil du site > Actualités > Religions > L’athéisme face aux religions

L’athéisme face aux religions

L’humanité connut les temps mythiques qui furent les temps des dieux et des héros. En ces temps-là, l’aube de l’humanité, la société s’organisait à peine. Les mythologues, les archéologues, les philologues, les ethnologues n’en finissent pas d’exhumer les vestiges de ce qui fut les premières civilisations, les premières interprétations du monde et de l’univers.

Nous avons hérité de textes mythologiques magnifiques, qui témoignent des interrogations de nos ancêtres et de leurs aptitudes poétiques et philosophiques qui y répondent.

Ces systèmes de pensée, c’étaient les religions. On sait tous que les religions monothéistes vinrent remplacer les religions polythéistes, conservant néanmoins un sens du merveilleux.

Ce ne sont pas elles qui sont responsables des crimes que l’on commit en leur nom. Les différentes religions se succédant, ce sont les sociétés humaines qui évoluaient et progressaient. Et progressaient si bien qu’elles finirent par postuler philosophiquement l’inexistence de tout dieu.

Sont-ce les religions qui sont responsables des persécutions juives ? De l’Inquisition ? Des guerres de religions et/ou des schismes ? Les crimes, les massacres, les génocides furent-ils imputables à une seule d’entre elles ? Le colonialisme ? Le racisme Le nazisme ? Le terrorisme ?

Ou bien faut-il comprendre qu’elles sont les otages des sociétés de classe dans lesquelles s’affrontent des forces conservatrices et des forces émancipatrices ? Les USA sont-ils devenus impérialistes à cause de l’Eglise réformée, le sionisme à cause du judaïsme, le racisme à cause du christianisme, le terrorisme à cause de l’Islam ?

Toutes ces religions délivrent au contraire un message de paix et parviennent à un humanisme raisonné.

La question mérite d’être posée et creusée. Car si, en effet, toute religion se donne pour mission de maintenir par conservatisme évident un état social et un état des connaissances, elle se voit contestée de l’intérieur par des croyants lucides et progressistes.

La religion n’est pas en soi un instrument de domination mais le lieu de conflits idéologiques et sociaux.

Il ne faut donc pas se tromper : l’athéisme militant ne doit en aucune façon devenir intolérant, arbitraire et dictatorial. Il doit, au contraire, considérer les religions comme un lieu de la pensée humaine élaborée et soumise à des contradictions dialectiques qui postulent en même temps l’idée de Dieu et, du coup, celle de son inexistence.

Ecrit par YAPADAXAN

http://2ccr.unblog.fr/2012/06/28/l%E2%80%99atheisme-face-aux-religions/


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117 réactions à cet article    


  • sleeping-zombie 7 juillet 2012 09:33

    Hello,
    Je me permet de souligner mon incompréhension de ton intervention en y extrayant ceci :
    (...)
    athée signifie littéralement “sans Dieu”
    (...)
    Or, l’athée n’est pas celui qui dit que Dieu n’existe pas, l’athée est celui qui dit que Dieu n’est pas moral, ce qui n’a rien à voir.

    Pour moi, « sans dieu » ne s’applique pas à la moralité, mais à l’existence.
    Mais admettons ton vocabulaire. Dans ce cas, comment appelles-tu quelqu’un qui ne croie pas en l’existence de dieu ?


  • Gollum Gollum 7 juillet 2012 10:30

    Il est vrai que l’on peut concevoir un Dieu au-delà de toute « morale ». Ceci dit cela n’a rien à voir avec l’athéisme qui est de professer l’absence de Dieu.


    Dieu au-delà de toute morale est d’ailleurs conforme à la plus pure orthodoxie, ce que l’on appelle la théologie négative où l’on s’abstient de définir Dieu et ce que veut Dieu. Krishna dans l’Hindouisme instruisant Arjuna lui dit de s’affranchir de toute Loi même celles enseignées par Lui.
    À la condition expresse d’être un homme de dévotion autrement dit un homme affranchit de tout désir de l’ego.

    Cette façon d’être est l’inverse évidemment de celle du libertin ou du maffieu qui lui aussi se considère comme hors la Loi, mais lui a un ego boursouflé et cette façon d’être est une caricature infernale de celle du Saint.

    Dieu avec « morale » est une façon de présenter celui-ci par les divers enseignements confessionnels, adaptée au plus grand nombre. Elle a donc sa nécessité. Ceci dit, elle est une façon dégradée de présenter Dieu, de lui donner un visage.

  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 7 juillet 2012 10:35

    L’athée est celui qui dit : « Je pense qu’il n’existe rien dans l’Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent »dieu« . »




  • philouie 7 juillet 2012 15:58

     L’athée est celui qui dit : " Je pense qu’il n’existe rien dans l’Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent « dieu ».

    salam,

    définition qui fait de n’importe quel musulman orthodoxe un athée.


  • Hervé Hum Hervé Hum 8 juillet 2012 00:12

    Excellent commentaire ! J ai plus apprécié celui ci que l article auquel il fait écho.

    Il me permet surtout de m affirmer pleinement athé.

    Merci donc pour les précisions apportés. Très instructifs et très bien expliqués.

    Vous m avez donné envi de lire vos articles !!!


  • amipb amipb 7 juillet 2012 08:36

    Article auquel j’adhère totalement.

    Les religions sont instrumentalisées par certains pour obtenir le ou plus de pouvoir.

    « Il n’y a pas de guerres de religions, seulement des guerres de religieux »


    • Anaxandre Anaxandre 7 juillet 2012 18:08

       Il y a surtout des volontés de domination de cultures sur d’autres, la religion n’étant qu’une partie, certes fondamentale, d’une culture.

       Et quand l’auteur écrit : "...ce sont les sociétés humaines qui évoluaient et progressaient. Et progressaient si bien qu’elles finirent par postuler philosophiquement l’inexistence de tout dieu« , il oublie que le concept de progrès est un concept religieux, on abouti donc à de nouvelles formes de religions : la franc-maçonnerie, ou la laïcité poussée à son extrême, en étant de bons exemples.

       Il affirme aussi que les dérives de certaines religions et/ou de leurs adeptes ne seraient pas consubstantiels à leurs textes fondateurs. Une analyse sérieuse de ces textes démontre le contraire. Par exemple chez les juifs et les protestants existe une prédétermination (un individu est élu, l’autre pas) quand pour les catholiques toute l’humanité est égale et a vocation à être sauvée. De même, la pratique de l’esclavage et la ségrégation raciale furent-elles historiquement bien plus le fait, en toute bonne conscience, des protestants que des catholiques (voir sur l’esclavage et les traitements infligés par les colons aux amérindiens les textes des jésuites). Ainsi n’est-il pas étonnant non plus qu’un certain racialisme juif (via le concept de »peuple élu« et de »judéité« se transmettant par le sang de la mère) se soit trouvé, de facto, l’adversaire à abattre des tenants de la supériorité raciale aryenne.

       Il est également faux d’affirmer que »toutes ces religions délivrent au contraire un message de paix« , la lecture de certains passages de l’Ancien Testament ou du Coran suffisant à s’en convaincre. Elles portent des messages de paix et de haine, la praxis étant laissée à l’homme (libre arbitre ?)

       Je finirai en disant qu’un certain athéisme, comme par exemple celui de l’extrémiste laïcarde Caroline Fourest qui voudrait sans doute remplacer la religion islamique par celle du broute-minou (j’ai le droit de rire, non ?), ne devrait pas être plus militant que le religieux, étant autant dérangé dans la conception qui est la mienne d’un corps social »idéal" par les uns que par les autres.
       
       Que la majorité silencieuse, plutôt tolérante, agnostique et non-communautaire, dirige ce pays demain et on aura beaucoup moins de problèmes (on peut rêver...) !


    • sleeping-zombie 7 juillet 2012 09:38

      Bonjour,

      J’adhère au message de fond de l’article (tel que je le comprends) : la religion n’est qu’un champ de bataille, ce sont les soldats qui s’y entretuent.

      Mais, si on adopte ce point de vue neutre, pour s’abstenir de critiquer, ça doit aussi marcher dans l’autre sens :

      Toutes ces religions
      délivrent au contraire un message de paix et parviennent à un humanisme raisonné.

      et non, car :

      La religion n’est pas
      en soi un instrument de domination mais le lieu de conflits idéologiques et sociaux

      donc le « message de paix » dont tu fais référence n’est que l’une des expressions de ces conflits...


      • foufouille foufouille 7 juillet 2012 11:31

        Toutes ces religions délivrent au contraire un message de paix et parviennent à un humanisme raisonné.

        faut relire la bible
        certains passages ne parlent pas de paix


        • robin 7 juillet 2012 14:02

          Vous en déduisez quoi, que c’est Dieu qui est violent ou les hommes des foutus salauds ?


        • Awake Awake 7 juillet 2012 20:45

          Vu que dieu est censé avoir créé l’homme à son image, c’est un peu pareil non ?


        • foufouille foufouille 7 juillet 2012 21:17

          ca depend du dieu
          quand dieu atomise sodome et Gomorrhe, ca doit etre gentil


        • Scual 7 juillet 2012 11:46

          En ce qui me concerne je pense l’inverse. La religion est un gros problème car son fondement est ce vice majeur qu’est la foi. Plus il y a de religion, plus le problème est grand.

          Dans mes réflexions, cette question est résolue depuis longtemps et ce n’est certainement pas le monde actuel qui va me faire penser le contraire. Jamais il n’est allé aussi mal que depuis le grand retour de la religion post-11 septembre. L’humanité ne semble donc pas prête à tourner la page et semble même suivre la voie inverse. Pourtant si elle veut ne serait-ce que survivre, elle devra se débarrasser de ses peurs et de ses illusions. On ne peut pas voir et suivre le chemin avec les yeux fermés.

          Cela dit il y a une confusion qui est fondamentalement absurde dans cet article, comme souvent dans les textes anti-athéistes et pro-religieux, c’est de mettre sur le même plan religion et athéisme. Cela n’a rien à voir. C’est comme comparer une télécommande et une baguette magique, l’une existe l’autre non. On n’a pas a demander à une télécommande de faire des miracles.

          Ainsi la foi pure et la science peuvent s’opposer. La croyance, la foi, voila les éléments de la religion qui peuvent être comparés et opposés à l’athéisme, mais la morale et la philosophie qui se trouvent dans la religion n’ont aucun rapport avec le fait de ne pas croire et n’ont rien à voir ni de près ni de loin avec l’athéisme.

          Ainsi l’athéisme, c’est à dire le savoir et l’acceptation des limites de ce savoir est et sera toujours « supérieur » à l’erreur délibérée qu’est la foi aveugle, mais la religion ne se résume bien sur pas qu’à la simple foi ! Elle se sert justement de cela pour essayer de contrer l’athéisme... comme s’il s’agissait d’une vulgaire religion concurrente.

          Les questions morales et philosophiques ne concernent pas l’athéisme. Chaque chose à sa place. Le vrai, ses limites connues, son efficacité réelle et concrète d’un coté. Le faux, son absence de limites, ses illusions et son immatérialité de l’autre. La philosophie et la morale n’entrent donc pas dans le débat puisque cela ne concerne que la religion et pas l’athéisme.

          Si vous voulez vraiment comparer, il y a de très nombreuses philosophies de toute sortes qui ne s’appuient pas sur la foi et les dogmes, et qui pourraient faire l’objet de longues comparaisons avec les philosophies et morales religieuses. Des classiques stoïcisme, nihilisme et autres hédonisme etc, en passant par le punk, la culture hippie et j’en passe, il y a de quoi faire. Mais c’est un autre débat, l’athéisme n’ayant pas vocation de devenir une philosophie ou une religion.

          C’est pour cela que l’athéisme ne doit être comparé qu’à la foi, et à la foi uniquement, et non pas à la religion qui ne se résume pas à la seule foi. D’ailleurs chaque athée a une philosophie de vie et une morale qui lui est propre et toutes ces questions sont effectivement complètement déconnectées du fait d’être athée.

          Alors effectivement j’invite chaque athée à combattre la foi de toute ses forces. Cela dit combattre la foi, ce n’est pas combattre la religion. La religion, c’est aussi une morale, une philosophie, une culture, des traditions et des tas de choses parfaitement compatibles avec la raison. Le problème c’est la foi. Ce cœur pourri de la religion qui est le véritable terreau du dogmatisme, de l’intégrisme et de toutes les intolérances. Encourager la religion, c’est vouloir semer en chacun de nous cette graine parasite néfaste... Encourager la religion c’est encourager à croire, donc a s’interdire le doute et donc a obéir aveuglement. Il est absurde de dire que la religion n’est pas un outil destiné à asservir, la religion est asservissement et elle le restera tant qu’elle sera basée sur les chaînes de la foi, et non sur la liberté de raisonner et de douter. Les religions resteront fondamentalement néfastes tant qu’elles ne s’émanciperont pas de la foi.


          • robin 7 juillet 2012 14:04

            Dans votre cas le patron d’Israël, j’ai bon ?


          • Michel Maugis Michel Maugis 7 juillet 2012 18:30
            @matsada

            Votre question est superbement idiote et hypocrite puisque votre manière d´écrire dieu indique que vous lui obéissez et donc que vous y croyez.

            Mais je réponds `votre question.

            C’ est le type qui a élu les juifs pour en faire un soi disant peuple sans terre.

          • jobo0502 8 juillet 2012 02:20

            Si je ne m’abuse, cette réflexion émane d« Einstein qui s’interrogeait sur la création de l’univers, car comme tout un chacun, il entrevoyait 2 possibilités :
            1- l’univers a été créé par un être conscient (dieu).
             1a- Si dieu appartient à notre univers, cala implique qu’il s’est auto-créé en préliminaire. Génération spontanée ?
             1b- Sinon, cela implique que dieu existait déjà hors de notre univers. Il appartenait donc à un autre univers, dont il n’était pas forcément le dieu créateur. De toute façon, à un moment ou l’autre, l »on retombe sur le 1a
            2- l’univers est le résultat de lois naturelles. Cette hypothèses se décompose en deux possibilités :
             2a- Ces lois ont été définies par une conscience (dieu, qui se retrouve donc hors de cet univers sinon il se serait lui même créé... et à partir de quoi...., voir hypothèse 1 -qu’un dieu crée les lois ou la matière, ne change pas le résultat-)
             2b- Ces lois sont le résultat du hasard, de tâtonnements, d’essais, de potentialités d’organisation, pour aboutir à l’image d’une construction cohérente et évolutive -image qui n’est pas obligatoirement la seule possible-. A noter que cette hypothèse implique l’existence d’une structure plus « primitive » qui permet ces tentatives, une soupe primordiale (de valeur nulle, donc intégrant le plus et le moins, le oui et le non, le vrai et le faux, le pour et le contre, mais structure dynamique, dont pourrait être éventuellement issu un dieu créateur, une idée créatrice ; mais cette hypothèse n’est pas indispensable, si l’on considère le nombre de tentatives potentiellement offertes sachant que dans ce monde les dimensions spatiales ou temporelles ne sont pas encore créées.Ainsi, à chaque instant des milliards de milliards d’univers seraient initiés mais seul un très très très faible pourcentage serait auto-constructeur et auto évolutif.

            L’hypothèse d’un dieu est affaire humaine, non « céleste ».


          • pissefroid pissefroid 7 juillet 2012 11:50

            Je lis : la religion n’est pas en soi un instrument de domination mais le lieu de conflits idéologiques et sociaux.

            ce qui me paraît parfaitement erroné.

            Je pense que la religion est une création humaine pour asservir les membres de la société.


            • robin 7 juillet 2012 14:05

              AImez votre créateur et aimez les autres comme vous même, c’est plus un esclavage que de vouloir à tout prix le dernier I-pad ?


            • robin 7 juillet 2012 14:06

              Vous confondez les messages originaux des religions avec les apostasies des manipulateurs qui les ont utilisé !


            • slipenfer 7 juillet 2012 18:01

              j’ai une autre définition
              c’est la verticalité d’une secte transformé en horizontalité
              une secte qui à réussi en somme


            • Kookaburra Kookaburra 7 juillet 2012 12:02

              Religion dogmatique et matérialisme athée sont tous les deux des dogmatismes. Si la religion dogmatique divinise la transcendance, l’athéisme s’évertue à en nier l’existence, réduisant ainsi l’homme à un animal comme les autres, supérieur sans doute en certains points, mais par le degré seulement, ou la quantité.

              Kant, avec “La Critique de la Raison Pure”, a résolu certains des principaux problèmes épistémologiques soulevés par Hume, mais au prix du rejet de la possibilité de rien connaître au-delà des apparences du phénomène. Nous ne pouvons pas connaître Dieu mais l’idée de Dieu est une nécessité pratique, selon Kant.

              Il avait aussi bien démontré que croire ou ne pas croire ne change rien à la morale et presque rien à l’éthique, mais détermine la possibilité de l’espoir : la croyance offre l’espoir, alors que l’athéisme, comme Pascal l’avait vu et comme Kant le confirme, se voue au désespoir ou au divertissement


              • Loatse Loatse 7 juillet 2012 12:24

                Bonjour,

                En y réfléchissant bien, je ne connais pas d’athée...

                Une religion est un système de pensée organisé généralement autour d’un ou de plusieurs dieux auquel doivent se soumettre les ouailles... Ce qui permet de maintenir une certaine cohérence, de structurer les sociétés et de les maintenir dans la servitude par le biais de leurs clergés, représentants auto proclamés de l’entité divine.... il y est fortement prohibé d’utiliser son esprit critique sous peine d’exclusion voir d’annihilation physique du réfractaire/constestataire...

                L’athée lui exprimera son besoin de cohérence, d’idéal en adhérant à d’autres modes de pensées par le biais d’associations, de groupes qui partagent ses idées, ou de partis politiques laics...

                Dans certains de ces partis, le « chef » est idolâtré, ses paroles devenues « paroles d’évangiles » ne seront jamais remises en question, ni critiquées afin de maintenir cette fameuse cohérence, quitte à ce que le militant/sympathisant laisse son esprit critique « au vestiaire »....ce qui implique également de renoncer à ses propres valeurs pour adopter celles du parti...

                Les deux systèmes partent du postulat que l’humain n’est pas capable d’évoluer et de vivre en se posant lui même ses propres limites, qu’il ne possède aucun critère moral en dehors de ces structures totalitaires, qu’il est incapable de dépasser son égo pour se soucier du collectif et exprimer sa solidarité.. Bref que la liberté est chose dangereuse pour l’individu et pour la société ainsi que toute forme de spiritualité non codifiée...

                or il n’en est rien et c’est justement parce que au fil des siècles, ce besoin de liberté et de s’affranchir en totalité ou partiellement de ces structures s’est fait de plus en plus grand que nous assistons au retour de mouvements athées et religieux fondamentalistes tentant chacun d’imposer leur vision du monde basée sur la peur...

                Laquelle exclut tout dialogue, toute remise en question, toute critique et perçoit comme un danger toute aspiration à la liberté par l’expression de l’esprit critique...


                • robin 7 juillet 2012 14:08

                  Ce que les athées ne savent pas c’est qu’en croyant se passer des religions ils se jettent dans celle de Mamon et du matérialisme qui finit par en être une aussi


                • ourston 7 juillet 2012 17:00

                  Athéîsme ne signifie pas matérialisme.La spiritualité n’est pas l’apanage des religions.


                • Loatse Loatse 7 juillet 2012 12:40

                  L’inverse est vrai aussi... les religions ont de tout temps combattu l’athéisme... une histoire de concurrence sans doute...


                  • pjf971 7 juillet 2012 12:53

                    @amipb
                    Les religions sont instrumentalisées par certains pour obtenir le ou plus de pouvoir.

                    Certes, mais il faut admettre que le plus souvent les religions mettent beaucoup de complaisance à se laisser instrumentaliser !


                    • anty 7 juillet 2012 12:54

                      L’athéisme est aussi une religion dans la mesure qu’il s’agit d’une idéologie


                      • luluberlu luluberlu 7 juillet 2012 13:05

                        Athé (e) souhait de réveur.(se)...dieu existe et c’est le Pognon.Ceusss qui me prouveront le contraire sont des barbares.


                        • Awake Awake 7 juillet 2012 13:22

                          « Il ne faut donc pas se tromper : l’athéisme militant ne doit en aucune façon devenir intolérant, arbitraire et dictatorial. »

                          Amusant, car je trouve qu’il n’y a pas plus intolérant qu’un religieux... 


                          « Ce ne sont pas elles qui sont responsables des crimes que l’on commit en leur nom.  »
                          C’est vrai, il y a assez de règles dans le bouquin ou l’on risque la mort pour ne pas en rajouter...

                          • Soi même Soi même 7 juillet 2012 13:24


                            Il est important de comprendre ce que veux dire Religion, Laïc - Laïcité , athée- athéisme, trois attitudes d’âmes, trois positions distingues, trois questionnement de ce que veux dires être Morale, Immorale, Amorale ?

                            La Religion n’est pas une doctrine, elle est devenue quand elle est devenue une confession religieuse qui se base sur des dogmes qui ont figés des révélations, c’est l’origine de ce qu’à été l’abus de pouvoir des Clers ! Aujourd’hui aucune religion est épargné actuellement !

                            La Laïcité bien comprise et bien< Le principe de séparation des pouvoirs politique et administratif de l’État du pouvoir religieux en est une application. On ne doit donc pas confondre le caractère séculier d’une société (la population manifeste une certaine indifférence religieuse) avec la laïcité proprement dite (les institutions d’État ne sont soumises à aucune contrainte ni même ne relèvent d’aucune justification de nature religieuse, spirituelle ou théologique) >

                            https://fr.wikipedia.org/wiki/La%C3%AFcit%C3%A9

                            Avec l’Athéisme, nous avons affaires en réalité à l’inversion de la religion, c’est une religion qui ne veut pas se reconnaitre comme telle !

                             < L’athéisme peut être considéré comme une attitude1 ou une doctrine2 qui ne conçoit pas l’existence ou affirme l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit, contrairement, par exemple, au déisme et au théisme qui soutiennent ces existences, ou à l’agnosticisme qui considère que personne ne peut répondre à ces questions. >

                            https://fr.wikipedia.org/wiki/Ath%C3%A9isme

                            C’est question a sont importances capital aujourd’hui face à la la radicalisation dogmatique qui traverse notre monde, et je peu que rapeller se vieux principe.

                            Entre deux sages il y a pas de conflit, si y a confis, l’uns des deux ment !

                             

                             


                            • Png persona-nongrata 7 juillet 2012 13:24


                              Le 20éme siécle fut le plus meurtrier de l’histoire et ni Hitler , ni Staline ou encore Mussolini n’étaient adeptes de religions Abrahamiques ...

                              Bon article.


                              • Louis Matisse Louis Matisse 7 juillet 2012 17:00

                                Les barbarismes du 20ème siècle n’ont rien à voir avec la religion puisqu’ils dérivent tous de philosophies politiques dont le postulat originel est la négation de Dieu. 

                                Attention cependant à ne pas faire d’amalgame : toute négation de Dieu n’implique pas la négation de l’individu comme toute adoration de Dieu n’implique pas le fanatisme. 

                                Je conseille la lecture de L’homme révolté de Camus pour comprendre les différents mouvements de révolte, en particulier nihilistes, et ce qui a pu amener certains, avec le temps, à commettre l’irréparable. 


                              • JahRaph JahRaph 7 juillet 2012 13:36

                                Voici une vidéo dans laquelle Vincent Peillon explique qu’au départ, la Laïcité fut érigée en Religion.


                                • Soi même Soi même 7 juillet 2012 15:00

                                  La laïcité est plus tôt un compromis, à la naissance l’enregistrement obligation sur les listes de l’État civile, le mariage civil prioritaire devant le mariage religieux, et la commémoration des Morts, par l’instauration de cérémonie civile et militaire !

                                  la Laïcité fut érigée en Religion, elle a essayer, cela na pas marcher !

                                  Ce que j’ai compris dans cet lutte, entre laïc et clerc, et avant tous l’aboutissement du lutte sans merci entre le Catholicisme et les Franc-maçons.

                                  Il y a bien une preuve de cela, tous les Ministres de la 3 République étaient Franc-maçons.


                                • JahRaph JahRaph 7 juillet 2012 13:44

                                  Extrait du discours de Robespierre du 21 novembre 1793, prononcé à la tribune des Jacobins :

                                  « [...] On a dénoncé les prêtres pour avoir dit la messe ; ils la diront plus longtemps, si on les empêche de la dire. Celui qui veut les empêcher est plus fanatique que celui qui dit la messe.
                                  Il est des hommes qui veulent aller plus loin ; qui sous le prétexte de détruire la superstition, veulent faire une sorte de religion de l’athéisme lui-même. [...]
                                  L’athéisme est aristocratique ; l’idée d’un grand être, qui veille sur l’innocence opprimée, et qui punit le crime triomphant, est toute populaire. [...] Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer.

                                  Comme l’explique Cécile Obligi, ce texte condamne vigoureusement à la fois les athées et les fanatiques, les renvoyant dos à dos. L’attaque porte d’abord contre les athées, dont on sent bien que Robespierre les considères parfois comme plus dangereux que les fanatiques eux-mêmes :

                                   »Ils ont érigé l’immoralité, non seulement en système, mais en religion  ; ils ont cherché à éteindre tous les sentiments généreux de la nature par leurs exemples, autant que par leurs préceptes."

                                  Sans équivoque...

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Robert GIL

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