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Accueil du site > Actualités > Religions > L’athéisme, un danger pour l’humanité ?

L’athéisme, un danger pour l’humanité ?

On savait déjà que l’Eglise catholique considérait l’athéisme parmi « les faits les plus graves de notre société », cette affirmation étant écrite dans son « Directoire général pour la catéchèse ». Mais l’on ne savait pas pourquoi.
L’explication vient enfin d’être apportée par le pape Benoît XVI.
En effet, dans un message du 6/08/2010 « aux jeunes du monde », afin de les inviter aux XXVI èmes journées mondiales de la jeunesse en 2011 à Madrid, le pape a affirmé :
 
« Or l’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est un enfer où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance. A l’inverse, là où les personnes et les peuples vivent dans la présence de Dieu, l’adorent en vérité et écoutent sa voix, là se construit très concrètement, la civilisation de l’amour, où chacun est respecté dans sa dignité, où la communion grandit avec tous ses fruits. » 
 
Ce message a été repris par les principaux medias et a été diffusé dans toutes les églises catholiques du monde entier ainsi que sur tous les sites internet catholiques. On peut donc considérer que des centaines de millions de personnes en ont eu connaissance.
Ce message du pape est très important car il informe enfin sur la réalité de la vie des athées et des dangers de l’athéisme. Il est d’autant plus important que ceux qui ont été dès leur naissance baignés dans la religion peuvent ne pas connaître cette triste et dangereuse réalité.
 
Ainsi, « les jeunes du monde » doivent savoir que l’athéisme a pour conséquence un monde si atroce qu’il est un enfer.
Ils doivent savoir également que l’égoïsme prime chez les athées et qu’ils sont frustrés d’amour. Ils sont aussi en manque de joie et d’espérance. Leurs familles sont divisées et plus grave encore, ils sont porteurs de haine entre les personnes et les peuples.
Par contre, quand on vit avec la présence de Dieu, c’est le bonheur assuré, l’humanité connait une véritable « civilisation de l’amour » et les hommes se respectent enfin.
Face à de telles affirmations, on est en droit de se demander dans quel monde vit le pape. De quels peuples et de quels hommes parle-t-il ?
Les athées seront certainement étonnés de la manière dont le pape les décrit et du danger qu’ils représentent. Il est difficile de ne pas en conclure qu’ils sont les responsables de tous les conflits, de tous les massacres et des explosions de haine que l’on constate actuellement.
 
Néanmoins, la lecture de ce message du pape m’a conduit à me demander jusqu’à quel point une grande majorité de croyants de toutes religions pouvait adhérer à cette description de l’athéisme et des athées. Je pense que cette description est largement partagée.
Aussi, il m’a semblé nécessaire de proposer une analyse factuelle de l’athéisme.
 
Du fait de sa terminaison en « isme », l’athéisme se doit d’être une doctrine, une théorie, une idéologie. Elle est par définition la doctrine des athées.
Cette doctrine s’exprime en quelques mots : la négation de toutes les divinités tant qu’il ne sera pas prouvé par des preuves tangibles qu’elles peuvent exister. Rien de plus, rien de moins.
C’est certainement la plus simple des doctrines humaines au point qu’on est en droit de se demander si on peut l’appeler doctrine. D’autant plus qu’elle a pour seul but de nier l’existence d’êtres dont il n’a jamais été apporté la moindre preuve de leur réalité.
L’athéisme n’est que le refus du dogme des religions sur l’existence d’un ou des dieux tant qu’on ne leur a pas prouvé le contraire. Il n’est donc pas aussi un dogme comme certains l’affirment, mais son contraire, puisque ce principe peut à tout moment être remis en question.
Doit-on rappeler que le refus des dogmes est le fondement du raisonnement scientifique ?
Il est donc tout à fait cohérent d’affirmer comme Antonio Lopez Campillo et Juan Ignacio Ferreras :
 
« L’athéisme est un isme sans doctrine spécifique ; il se nourrit de la pensée et des découvertes d’autrui, celles des physiciens, des chimistes, des biologistes, des géologues, des anthropologues, des historiens et tant d’autres chercheurs dans le monde. »
 
Mais il est utile d’ajouter que l’athéisme se nourrit avant tout de l’absence totale de preuves de l’existence de dieux.
 
Ainsi les athées ne vivent pas avec l’idée qu’un dieu peut les guider, les contrôler, les punir, les récompenser. Ils ne croient pas à la vie éternelle, et ne se prosternent devant aucune statue.
C’est tout ce que les athées ont en commun. Cela en fait-il une idéologie, une doctrine ?
L’athéisme ne se pratique pas car ce n’est qu’une non-pratique. Ce n’est pas plus une croyance car c’est une non croyance. Prétendre que l’athée est un croyant, c’est considérer qu’un non-conformiste est un conformiste, qu’un non-violent est un violent, qu’un non-voyant est un voyant, etc...
 
L’athéisme ne propose aucune morale, aucune manière de vivre, aucune rencontre, aucune politique, aucune philosophie, aucune idole, aucun texte fondateur, aucun système de pensée, aucune communauté, aucun sentiment, aucun maître, aucune soumission.
L’athéisme n’interdit rien, n’impose rien. Il n’a aucune vision particulière de la société si ce n’est qu’il refuse qu’elle soit soumise à un dieu. L’athéisme n’interdit à personne de croire en Dieu mais implique un refus aux croyants à prétendre diriger la société au nom de ce même Dieu.
L’athéisme ne propose aucune clé du bonheur, ne conseille, ni ne promet rien.
L’athéisme ne peut pas s’imposer et ne peut donc pas être totalitaire car on ne peut imposer ce qui n’est qu’une façon de penser même si elle est aussi simple que l’athéisme.
 
L’athéisme s’arrête à sa définition. Dès que l’on veut aller un peu plus loin que sa définition, on peut trouver autant d’athéismes que d’athées.
Un athée peut être raciste, antiraciste, criminel, bienfaiteur, égoïste, généreux, lâche, courageux, violent, doux, cruel, compatissant. Rien ne définit un athée si ce n’est qu’il est en accord avec l’athéisme comme simple négation des divinités.
Un athée tel Xavier Beauvois peut réaliser un film comme « Des hommes et des Dieux » que la Conférence des évêques de France a qualifié de « chef-d’oeuvre de paix  ».
Comment un athée a-t-il pu réaliser un tel « chef d’oeuvre de paix » alors qu’il est censé vivre dans la haine si l’on en croit le pape ?
Faut-il rappeler qu’aucun massacre n’a jamais été perpétré au nom de l’athéisme ? Personne n’a jamais tué au nom de l’athéisme.
 
Il n’y a pas d’athéisme intégriste, fondamentaliste ou extrémiste ou alors tous les athées sont intégristes, fondamentalistes ou extrémistes. On n’est pas plus ou moins athée. L’athéisme n’a pas évolué depuis sa définition. Les athées que l’on traite d’intégristes, de fondamentalistes ou d’extrémistes sont des athées qui ont adhéré à une doctrine particulière en plus de leur athéisme.
Les anticléricaux sont souvent considérés comme des athées extrémistes alors qu’ils adhèrent à une idéologie qui ne concerne pas que les athées. De nombreux croyants sont anticléricaux.
L’athéisme n’est par sa définition ni anticlérical, ni anti-religions.
Des athées peuvent être anticléricaux ou anti-religions, d’autres ne le sont pas.
L’athéisme ne donne de justification à aucun comportement si ce n’est de ne pas aller dans un lieu de culte pour y prier Dieu. Est-ce un danger pour l’humanité ?
 
Une doctrine par définition enferme, donne un cadre. Dans ce cas, l’athéisme serait plutôt une non-doctrine puisqu’il ne fait que s’opposer aux doctrines liées à la croyance en l’existence de dieux. Il n’est concerné par aucun autre sujet.
L’athéisme ne devrait jamais entraîner des débats compliqués sur sa nature car il se rapporte à un sujet qui n’est pas relatif. Un dieu existe ou non. Il n’existe pas en partie ou de manière relative.
L’athéisme n’affirme rien à priori puisqu’il ne fait que répondre à l’affirmation,
« un dieu existe », en demandant des preuves de cette affirmation et en indiquant que tant que ces preuves ne seront pas données ou que des arguments crédibles de la possibilité de son existence ne seront pas fournis, cette affirmation ne peut pas être validée.
Tous les enfants du monde naissent sans Dieu dans leur cerveau. L’athéisme peut donc être considéré comme naturel. Une éducation n’est pas nécessaire pour être athée. L’idée de Dieu vient de l’éducation. Il y a encore quelques siècles, cette idée de Dieu pouvait être simplement le constat de la totale méconnaissance des mécanismes de l’univers et du fonctionnement humain. Il n’y avait aucune raison de ne pas adhérer à l’idée de Dieu qui permettait de donner des explications au fonctionnement de l’homme et de l’univers. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
A titre de comparaison, on peut prendre l’existence ou non des extra-terrestres. Si il est aujourd’hui impossible de donner des preuves de l’existence des extra-terrestres, il existe par contre des arguments scientifiques crédibles de la possibilité de leur existence. C’est la raison pour laquelle il n’existe pas d’équivalent à l’athéisme concernant les extra-terrestres.
L’athéisme dans sa définition générale, ne se démontre pas puisqu’il est impossible de démontrer qu’aucun dieu n’existe. Par contre, l’athéisme quand il s’applique à des dieux en particulier peut se démontrer. Il existe en effet deux sortes de dieux :
 
- ceux qui sont définis comme n’ayant aucune action sur les hommes et l’univers. Leurs définitions ne peuvent pas être soumises à vérification. Il est impossible de démontrer leur existence ou leur inexistence.
 
- ceux qui sont définis comme agissant sur les hommes et l’univers. C’est le cas du Dieu des monothéistes et de certains dieux de la mythologie. Leurs définitions peuvent être soumises à vérification et il doit être possible de démontrer leur existence ou leur inexistence.
 
Ainsi, il est parfaitement possible de démontrer, par exemple, que les déesses greques Héméra et Nyx n’existent pas car elles sont censées apporter le jour et la nuit sur la terre indépendamment du soleil. Le fait de démontrer que le jour et la nuit dépendent du soleil prouve l’inexistence de ces déesses.
Pour affirmer qu’un être existe, on doit pouvoir prouver que ce qui le caractérise est une réalité. A l’inverse, quand on prouve que ce qui caractérise un dieu est faux, l’on démontre que ce dieu, tel qu’on l’a défini n’existe pas. Quand ses caractéristiques s’appliquent au monde du réel, elles sont accessibles à la vérification. Son analyse va ainsi permettre de savoir si ce dieu existe ou non. Cette analyse est tout à fait possible pour le Dieu monothéiste qui est décrit comme donnant la vie et décidant de la mort, comme aidant les pauvres et sauvant les opprimés, etc... Défini comme ayant une action sur le monde réel, l’action du Dieu des monothéistes doit pouvoir être vérifiée. Si elle ne l’est pas, c’est que ce dieu n’existe pas.
L’athéisme est donc, dans certains cas, justifié par l’analyse des faits et des découvertes qui ont amélioré les connaissances sur l’homme et l’univers. Il est néanmoins essentiellement justifié par l’absence totale de preuves de l’existence de dieux. Les athées ne sont que des hommes et des femmes qui sont dans l’attente de ces preuves pour modifier leur façon de penser. Ils ne font que raisonner suivant des principes qui sont à la base de l’évolution des connaissances humaines.
Considérer ce raisonnement comme dangereux montre clairement que l’Inquisition n’est pas de l’histoire ancienne mais reste dans l’esprit de nombreux responsables religieux.
 
Le pape par son message stigmatise les athées en estimant qu’ils sont dangereux pour l’humanité. Doit-on considérer qu’il respecte les athées dans leur dignité et qu’il prône une civilisation de l’amour ?
Pour l’Eglise catholique, la civilisation de l’amour a pour conséquence le rejet de ceux qui ne pensent pas comme elle. Doit-on continuer à la considérer comme une autorité morale ? Il semble temps de se poser la question.
Prétendre que dans un monde sans Dieu, soit celui où vivent les athées, prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance est non seulement contraire à la réalité mais il est le contraire d’un message de paix.
Ce n’est pas un monde sans Dieu qui est un enfer où règne la haine comme l’affirme le pape, mais un monde sans éducation et sans règles de vie commune.
Or l’athéisme ne proposant, ni ne rejetant aucune éducation, ni règles, parce que ce n’est tout simplement pas son objet, ne peut en rien être responsable de l’action individuelle ou collective de qui que ce soit.
Les religions estiment que c’est à elles de guider l’humanité en cherchant à imposer leur vision d’un monde soumis à leurs dieux. Un tel comportement ne peut que créer des conflits et des drames. L’athéisme par son principe de négation des divinités est en opposition avec cette volonté et indique que les religions n’ont aucun monopole à revendiquer sur ce sujet. Ni plus, ni moins.
 
La liberté de pensée et de conscience est certainement un des plus grand progrès de l’humanité. Les religions revendiquent à juste titre cette liberté fondamentale mais en stigmatisant l’athéisme comme il le fait, le pape ne la respecte pas.
Est-il acceptable de revendiquer une liberté pour soi et de la refuser aux autres ?
L’athéisme ne conteste à personne le droit de croire en Dieu et de pratiquer la religion qu’il a choisi.
Un monde sans Dieu n’est certainement pas un enfer mais un monde où l’homme est considéré comme le seul responsable de ses actes.
Est-ce un problème grave pour l’humanité comme le prétendent les religions ?
 
 
(Pour avoir plus d’informations sur ces sujets, mon livre « Dieu et les religions à l’épreuve des faits » est téléchargeable gratuitement sur le site inexistencededieu.com.)
 

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206 réactions à cet article    


  • Vladivostok 1919 Vladivostok 1919 5 novembre 2010 10:42

    Dieu, c’est un peu comme le père Noël pour adulte...
    Tout ces fanatiques ; de grands enfants finalement, qui ont peur du noir et qui se prennent trop au sèrieux.

    C’est un peu pathétique, la religion...
    « Si la Bible prouve l’existance de Dieu, alors une BD est la preuve de l’existence de Superman »

    Une de ces excellentes citation disponibles dans un recueil en anglais « Atheist Quote », à télécharger ICI.

    http://www.box.net/shared/static/edzyk5tuq1.pdf

    .............. 2 autres que j’adore :

    - "When I was a kid I used to pray every night for a new bicycle. Then I realised that the Lord doesn’t work that way so I stole one and asked Him to forgive me."

     - « Religion. It’s given people hope in a world torn apart by religion. »


    • Yacine2029 Yacine2029 5 novembre 2010 22:37

       C’est vrai que le recueil de citations est rigolo, merci pour ce lien, à diffuser le plus possible...


    • Olivier Bach 6 novembre 2010 12:24

      A rodier-a,

      Puis-je vous rappeler que l’individu unique que vous êtes est le fruit du hasard seul. Vos parents ont voulu un enfant mais ce n’était pas vous en particulier. Le hasard a une part essentielle dans nos vies

      Je vous rappelle également que ce texte du pape est une invitation aux jeunes catholiques à participer aux JMJ 2011 et ne s’adresse pas à des non croyants.

      Affirmer comme vous le faites, ainsi que d’autres, que la soummision à Dieu est une libération m’étonnera toujours autant. Surtout que vous justifiez cette affirmation par le fait que les religions auraient été un des éléments moteurs de l’abolition de l’esclavage. Soit vous connaissez mal l’histoire de l’esclavage soit vous la révisez, ce qui est plus grave.
      Il me semble clair que votre croyance vous aveugle.


    • Olivier Bach 6 novembre 2010 18:32

      A rodier_a,


      Votre logique est pour le moins curieuse. Comme curieuses sont vos connaissances historiques.

      Je ne peux que vous inviter à télécharger mon livre afin de prendre connaissance des réalités de l’histoire de l’église catholique et de l’esclavage.

      1) La conversion n’a jamais interdit la mise en esclavage.
      2) Si la papauté a condamné l’esclavage des indiens au XVI ème siècle parce qu’elle a considéré que les indiens était un nouveau peuple au regard de ceux existant dans la Bible, elle n’a jamais condamné l’esclavage des noirs et l’a au contraire favorisé et pratiqué.
      3) Le première lettre dénonçant l’esclavage des noirs par l’église catholique date de 1839 soit 32 ans après son abolition par l’Angleterre ce qui n’a même pas empêché certains diocèses de continuer à avoir des esclaves et d’en faire le commerce après cette date en Afrique. Il faudra attendre 1888 pour que Léon XIII écrive une encyclique s’engageant dans une démarche anti-esclavagiste en Afrique.
      Je ne sais pas d’où vous tenez vos informations mais sachez que de nombreux historiens catholiques se sont livrés ces dernières années à une véritable révision de l’histoire de l’église catholique comme on pu le faire les historiens communistes il y a quelques dizaines d’années.


    • Morgan Stern 5 novembre 2010 10:44

      Difficile de combattre le désir de persécution des sectaires qui ne voient que par leur religion.
      Vous avez une piste ?


      • Olivier Bach 5 novembre 2010 12:03

        En débattre me semble être une meilleure solution que le silence que l’on constate aujourd’hui.


      • sisyphe sisyphe 5 novembre 2010 17:35

        Par Martina L. (xxx.xxx.xxx.201) 5 novembre 16:49


        Croire étant affirmer vrai ce que l’on sait être faux, seule la violence, la menace, l’obscurantisme et le mensonge permettent de défendre sa croyance.


        Pas d’accord avec ça. 

        Croire, ça peut être attribuer une cause à un effet, ça peut être aussi un acte qui occulte un doute, ça peut être également une adhésion à une explication (fut-elle fausse) , une manière de combler un vide, un acte de foi, un engagement de bonne foi (sic) ; ça n’est pas nécessairement « affirmer vrai ce que l’on sait faux ». 


      • Yacine2029 Yacine2029 5 novembre 2010 22:44

         @ Martina L.
         Tant que vous passerez votre vie à balancer des pierres, tout ce que vous obtiendrez c’est une levée de boucliers, l’inverse du débat.
         Si vous voulez débattre, il y a d’autres façons de faire, sauf si votre but est de chercher le conflit.


      • romaeterna romaeterna 5 novembre 2010 23:05

        Pour moi sisiphe vous avez tort car quand l’on parle de croire dans la religion, cela sous-entend avoir la foi donc la cause est toujours connu puisqu’il s’agit de la volonté d’un dieu quelconque donc une croyance sans cause !
        D’autre part quand vous parlez de confondre athéisme et agnostisme (et tous les mots en -isme utilisés pour diviser les non-croyants) vous utilisez des mots créés par les religieux qui pourtant dise que le diable est dans les détails.
        Voir à ce sujet le mot « islamophobe » qui aurait été inventé par Kohmeyni, le prophète iranien !


      • ddacoudre ddacoudre 5 novembre 2010 23:52

        bonjour olivier

        dieu est le produit de la perception sensorielle de l’homme dans le cheminement qui le conduit de la complétude avec l’environnement qu’il formalise par ignorance des événements qu’il perçoit et observe avec la nécessite d’apporter une solution à la concentration humaine par une organisation socio économique qui s’impose en se trouvant dans un lieu inaccessible au simple mortel car il commande à toute chose, c’est le (père) et il est externalisé, soit par l’ignorance, soit par sa situation cosmologique ou par sa foi dans une existence après la mort.

        bien évidement l’athée rejette l’existence d’un dieu détenteur d’une vérité absolue sacralisé par des croyances verbales ou écrites, car à un moment du déroulement de l’application des préconisations divine il à pu observer quelles ne se vérifiaient pas toujours. il faut bien qu’il y ai eu une cause qui fonde le rejet des dieux, ce n’est pas seulement le refus de ne pas vérifier ou non son existence, cela ne devient que l’argument qui confirme l’observation des faits.

        pour autant l’athée ne peut vivre sans espérance ou croyance.

        ce n’est pas seulement un problème de foi mais un problème d’organisation sociétale stable, c’est ce que je nomme les dominants systémiques, que Freud nommé les totems et tabous.
        prise comme telle le point de vue papal est une absurdité absolu. Mais si nous le relisons en songeant à la stabilité sociétale, il signifie qu’une existence sans dominant systémiques ou sans tabou ni totem nous conduiraient dans le cloaque, et il associe l’athée à cela.
        il n’est pas très heureux dans sa formulation, mais il est certain qu’aucun être ne peut vivre sans espérance, et il associe à tord l’athée à cela, alors qu’être l’athée est la seule négation du Dieu ordonnateur de vérités absolues.
        par ailleurs il se montre solidaire de dominants systémiques semblables qu’il sacralise par le dogme quand l’idéologie n’est plus réformable de la même manière que les écritures saintes, telle la « loi du marché » qui laisse supposer qu’elle repose sur des comportements innés immuables et donc au delà de l’humain et qu’il ne peut y déroger.
        c’est pour cela que je suis un athée de la loi du marché, qui n’a pas plus été démontré que ce que l’a été dieu.

        quand des hommes politiques expliquent que nous sommes dans un état de droit, ils rendent toujours ce droit conforme au (dieu) qu’ils ont accepté par consensus, la constitution, qui est également notre dominant systémique auquel nous nous référons, la différence par rapport à un dieu inaccessible, c’est qu’il est sur terre, et accessible aux humains pour être réformé, et petit à petit il s’insinue dans la vie intime des hommes sur des sujets réservé aux religions comme la vie et la mort.

        il n’y a effectivement pas de philosophe de l’athéisme, car il ne développe pas des règles d’existences propres aux athées,il ne définit pas une « organicité » sociétale.

        nous sommes dans l’incapacité de dire ou d’affirmer comment est le monde objectif, nous vivons seulement le nôtre et dans nôtre bagage génétique il y a la possibilité si l’environnement le suscité d’avoir la possibilité de trouver un réconfort dans notre imaginaire pour se dégager des Stress de l’existence, qu’ils soient liés à la peur, à l’ignorance ou au joug d’autrui.

        l’athée est une non existence c’est seulement une négation.

        cordialement

        )


      • therasse therasse 7 janvier 10:28

        @Sisyphe : Tous ces exemples, possibilités que vous évoquez, si on y regarde de plus près, c’est « faire comme si », c’est donc bien « affirmer vrai ce qu’on sait être faux », à l’exception de « l »engagement de bonne foi« , cas de l’endoctriné de naissance ou du converti, cad ceux »qui ont des yeux mais ne voient pas, des oreilles mais qui n’entendent pas" ... la voix de la raison et du bon sens (lol). 


      • glopy1 5 novembre 2010 10:50

        superman et dieu n’existent pas ? c’est pas vrai ?!


        • romaeterna romaeterna 5 novembre 2010 23:07

          Accrochez-vous :
           Le père Noël non plus !


        • Tall 5 novembre 2010 11:02

          Ah ça, on ne peut pas nier qu’il y a beaucoup d’amour entre les curés et leurs jeunes ouailles.

          C’est carrément fusionnel !
          ( sortez couverts ! )

          • Shaytan666 Shaytan666 5 novembre 2010 12:30

            Salut Tall
            L’action se déroule dans un village de campagne. Le curé, vieux et malade, se fait remplacer par un jeune débutant.
            Sa première journée démarre par l’acte laborieux et intimiste qu’est la confession...
            Enfermé dans le confessionnal, il s’entretient avec une femme :
            Elle : Mon Père, j’ai péché...
            Lui : Je vous écoute ma fille...
            Elle (après un long silence) : ... voilà, j’ai trompé mon mari...
            Lui (fouillant dans son carnet pour connaître la sentence) : Voyons, pour l’adultère, je vous donne... heu... 2 Pater et 3 Ave Maria !
            Elle : ... ce n’est pas tout mon Père... (très long silence)... je lui ai fait une fellation...
            Lui (prit de panique car il ne trouve pas la Rédemption pour une fellation...) : Heu, je vous demande quelques instants...
            Le jeune curé court sur la pointe des pieds vers les enfants de cœur qui se trouvent à la Sacristie.
            Lui (essoufflé) : Dites les enfants, qu’est-ce qu’il donne le curé pour une fellation ?
            Eux (en chœur) : Un Bounty !!!

            Euh ! Comme dirait François Pirette, c’est de l’humour  smiley


          • Tall 5 novembre 2010 14:08
            salut !
            tiens, vu par Kroll

          • Olivier Bach 5 novembre 2010 11:28

            A Amaury Watremez,


            Voulez-vous dire par votre commentaire que ce que dit le pape n’a aucune importance ou que vous adhérez à ses affirmations ?


          • foufouille foufouille 5 novembre 2010 12:04

            et combien dans le monde ?
            et les pretres catho pedo ?
            hein riry


          • glopy1 5 novembre 2010 12:19

            autant que d’Imams...je suppose..


          • spartacus1 spartacus1 5 novembre 2010 17:05

            Je pense plus que d’imams, parce que, à ma connaissance, les imams ont le droit de se marier et cela change sans doute passablement de choses.

            Cela dit, toutes les religions, religieux et bigots sont à mettre dans le même sac : catho, protestants, mormons, juifs, musulmans, hindouistes, etc.

            Au nom de quoi voudraient-ils nous imposer leurs délires ?


          • romaeterna romaeterna 5 novembre 2010 23:15

            Ah bon Spartacus bravo !
             et les gamins esclaves sexuels au Pakistan en Afghanistan et dans presque (tous ?) les autres pays musulmans ce sont des bon mahométans, non  ? Ils n’existent pas peut-être ? Renseignez-vous ....

            Un jour peut-être redescendrez-vous sur Terre ?


          • Octavarium Octavarium 5 novembre 2010 11:18

            "La liberté de pensée et de conscience est certainement un des plus grand progrès de l’humanité. Les religions revendiquent à juste titre cette liberté fondamentale mais en stigmatisant l’athéisme comme il le fait, le pape ne la respecte pas.« 

            En fait, pour l’ECAR, l’homme est libre, mais son libre arbitre consiste seulement à choisir de croire ou de na pas croire en dieu, et par conséquent de suivre ou de ne pas suivre dieu.
            C’est autours de cette définition farfelue de la liberté que ces discours du pape (celui de Madrid à l’occasion des JMJ - qui portent mal leur nom et devraient s’appeler les JMJC au passage -n’est pas le seul qui va dans ce sens) s’articulent : l’athéisme est le refus des règles morales (puisque le pape pense être l’autorité suprême et absolue en ce qui concerne la morale, le bien et le mal, ...).

            Sans voir une radicalisation, je vois surtout un pape qui, voyant le nombre de »fidèles« et de vocations diminuer inexorablement, présente une Église dure (parce qu’il pense que dure = forte), n’a pas peur de réintégrer les évêques Lefebvristes ou de béatifier des »martyrs" franquistes.


            • Olivier Bach 5 novembre 2010 11:36

              A Octavarium,


              Le message du pape ne s’adresse pas qu’aux Français mais au monde entier. Le nombre de personnes qui se disent catholiques dans le monde ne diminue pas.


            • Octavarium Octavarium 5 novembre 2010 11:42

              Je n’ai pas de « chiffres », mais il me semble que hors Europe, et en particuliers dans les pays en voie de développement, les mouvements évangélistes gagnent pas mal de terrain face à un catholicisme qui leur semble trop loin du peuple.


            • Olivier Bach 5 novembre 2010 12:11

              A Octavarium,


              Vous avez raison, c’est la raison pour laquelle le catholicisme ne progresse plus ou presque. Il n’aurait qu’1,2 milliards d’adeptes...On est loin d’une influence qui diminue.


            • marignan155 5 novembre 2010 11:20

              Hors sujet (ou presque ?)

              il paraît que le père Noël non plus n’existe pas :

              http://www.rue89.com/2010/11/03/credit-mutuel-vs-pere-noel-une-pub-desenchantee-174341

              ce qu’il y a d’amusant c’est la réponse du « comique communicant » (Bernard Sadoun, qui gère la communication du Crédit mutuel) : Il faut vraiment être stupide pour ne retenir que cela de la publicité. Sur TF1 ou M6 la publicité s’adresse donc à des non-stupides. Au fait que devait-on en retenir ? Faut-il un certificat de non-stupidité pour subir la publicité ? 


              • JL JL 5 novembre 2010 11:27

                Ce discours du pape mériterait d’être discuté si, par dieu, il entendait aussi celui des musulmans.

                Parce que mal dire les choses c’est ajouter aux malheurs du monde, le discour du pape, s’il désigne par dieu le sien et seulement le sien est un casus belli religieux, y compris envers les humanistes athées.

                Un pape comme ça serait un fauteur de troubles à l’échelle planétaire.


                • Shaytan666 Shaytan666 5 novembre 2010 11:32

                  Bien entendu que quand il parle de dieu, le pape parle uniquement du sien, et quand un musulman parle de dieu il parle uniquement du sien.
                  Faut quand même pas demander à un vendeur de chez Renault de faire de la publicité pour Toyota, c’est pourtant toutes le deux des marques de voitures


                • Olivier Bach 5 novembre 2010 11:50

                  A JL,


                  Jusqu’à preuve du contraire, les religions monothèistes ont le même Dieu. Mais je n’ai jamais entendu un responsable religieux ne pas précher pour sa paroisse. Le pape stigmatise l’athéisme en affirmant des contre-vérités qui sont écoutées par des centaines de millions de personnes. J’avoue ne pas comprendre pourquoi vous parlez au conditionnel.


                • JL JL 5 novembre 2010 13:14

                  Je parle au conditionnel ? Désolé, c’était de l’ironie.

                   smiley


                • easy easy 5 novembre 2010 11:37

                  Si le Pape pense vraiment ça

                  « Or l’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est un enfer où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance. A l’inverse, là où les personnes et les peuples vivent dans la présence de Dieu, l’adorent en vérité et écoutent sa voix, là se construit très concrètement, la civilisation de l’amour, où chacun est respecté dans sa dignité, où la communion grandit avec tous ses fruits. » 

                  c’est qu’il est dans une bulle.

                  A longueur de temps, il n’est entouré que de croyants qui cosmétisent d’affabilité et d’amour. Pendant qu’on l’informe qu’au loin, des mécréants assassinent pour une cigarette.

                  C’est donc logique qu’il pense ça.

                  Mah, ce n’est pas bien grave tant que ça ne convainc que très peu de monde. Au-delà du très peu, ya des risques qu’on nous implante la croyance par électrodes ou qu’on nous brûle en cas d’échec de l’opération.

                  Bon, vous faites ce que vous voulez les amis, moi, par mesure de prudence, j’annonce que je suis croyant. Ca devrait me laisser tranquille des talibans une paire d’années.


                  • Jean 5 novembre 2010 17:45

                    Plus le port du bouc, et vêtements adéquats, ça devient lourd là !


                  • bakounine 5 novembre 2010 11:42
                    La cigarette sans cravate
                    Qu’on fume à l’aube démocrate
                    Et le remords des cous-de-jatte
                    Avec la peur qui tend la patte
                    Le ministère de ce prêtre
                    Et la pitié à la fenêtre
                    Et le client qui n’a peut-être
                    Ni Dieu ni maître

                    Le fardeau blême qu’on emballe
                    Comme un paquet vers les étoiles
                    Qui tombent froides sur la dalle
                    Et cette rose sans pétales
                    Cet avocat à la serviette
                    Cette aube qui met la voilette
                    Pour des larmes qui n’ont peut-être
                    Ni Dieu ni maître

                    Ces bois que l’on dit de justice
                    Et qui poussent dans les supplices
                    Et pour meubler le sacrifice
                    Avec le sapin de service
                    Cette procédure qui guette
                    Ceux que la société rejette
                    Sous prétexte qu’ils n’ont peut-être
                    Ni Dieu ni maître

                    Cette parole d’Evangile
                    Qui fait plier les imbéciles
                    Et qui met dans l’horreur civile
                    De la noblesse et puis du style
                    Ce cri qui n’a pas la rosette
                    Cette parole de prophète
                    Je la revendique et vous souhaite
                    Ni Dieu ni maître

                    • trobador 6 novembre 2010 04:35

                      ... mais le pape l’interrompt
                      Ah ! Foutez-moi la paix à la fin
                      je ne suis tout de même pas arrivé à mon âge et à la haute situation pour me laisser emmerder par un malheureux petit libre penseur de rien du tout
                      venu je ne sais d’où
                      Je ne suis pas libre penseur dit le veilleur
                      je suis athée
                      Hein quoi dit le Saint-Père
                      et l’autre dans le tuyau de son oreille
                      l’autre se met à gueuler
                      Allo allo Saint-Père vous m’entendez
                      athée
                      A comme absolument athée
                      T comme totalement athée
                      H comme hermétiquement athée
                      é accent aigu comme étonnement athée
                      E comme entièrement athée
                      pas libre penseur
                      athée
                      il y a une nuance"
                      (Jacques Prévert / 1900-1977 / Paroles - La crosse en l’air [feuilleton])


                    • Gollum Gollum 5 novembre 2010 11:46

                      L’athéisme n’interdit rien, n’impose rien.


                      Hum.. position discutable dans la mesure où tout un régime, l’ex-URSS, était précisément basée sur un athéisme officiel dont il n’était pas question de sortir sous peine de Goulag ou d’internement psychiatrique..

                      Bref, votre tentative de faire passer les athées pour des bisounours ne voulant que le bien collectif est une ânerie..

                      L’athéisme est une position idéologique qui peut être aussi nocive que la foi dans ce qu’un croyant appelle la « vraie » religion et qui conduit de façon tout aussi nette au désastre..

                      Et moi, ce qui me frappe sur AgoraVox, c’est le nombre de billets pro-athéisme d’un militantisme exacerbé qui frise le maladif. Vous avez besoin de vous rassurer vous-même et de « convertir » le maximum de personnes afin d’être bien sûr de vos convictions ? 

                      Moi non... je me sens très bien dans ma peau et laisse les gens penser ce qu’ils veulent..

                      • Octavarium Octavarium 5 novembre 2010 12:03

                        Mais c’est n’importe quoi !

                        En ex-URSS, l’idéologie n’était pas basée sur l’athéisme, et enfermer tous ceux qui ont une religion, c’est être « anti-religieux » et pas athée. Beaucoup sont morts ou ont souffert pour une idéologie dérivée d’un communisme fascisant, pas au nom de l’athéisme !

                        L’auteur ne fait pas passer les athées pour des bienfaiteurs, je le cite :
                        "Un athée peut être raciste, antiraciste, criminel, bienfaiteur, égoïste, généreux, lâche, courageux, violent, doux, cruel, compatissant.« 

                        L’athéisme n’est pas une position idéologique, tout au plus une position philosophique...
                        C’est un peu comme dire que »ne pas croire aux sorcières" est une position idéologique, vous voyez bien que ça n’a pas de sens ?


                      • Olivier Bach 5 novembre 2010 12:18

                        A Octavarium,


                        Je ne peux qu’adhérer à votre commentaire. On peut se demander dans quelle langue il faut écrire pour être lu correctement. J’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer à plusieurs reprises.

                        Prétendre comme le font certains que le communisme tuait au nom de l’athéisme relève de la révision de l’histoire.


                      • morice morice 5 novembre 2010 14:30

                        L’athéisme n’interdit rien, n’impose rien.


                        c’est exactement ça = il laisse faire les religions, il n’en a rien à cirer et se permet de CRITIQUER, extérieurement : le voile n’est qu’un accoutrement ridicule pour lui, rien d’autre. Il ne tire pas dessus, quoi.. si le curé est pédophile, il n’hésite pas à dire que c’est lié aux conditions de vie moyen ageuse des curés. Et gag ultime, il ne peut même pas blasphémer, car seul le CROYANT blasphème, comme déjà démontré ici.

                        Etre athée c’est laisser démontrer l’imbécilité fondamentale des religions, toutes basées sur une prétendue vie après la mort  : l’athée se réalise de son vivant, il n"attend pas la mort pour ça.

                      • Icks PEY Icks PEY 5 novembre 2010 11:47

                        @ l’auteur
                        Votre article est intéressant, il a le mérite de poser le débat de façon sereine et, de mon point de vue, pas agressive.
                        En revanche, vous vous méprenez sur les propos du Pape : vous y voyez une agressivité alors que, toujours de mon point de vue, il n’y en a pas.
                        Le propos du Pape que vous rapportez peut surprendre car il procède d’un raisonnement global qui requiert d’être envisagé de bonne foi pour être compris. Comme je ne doute pas de votre bonne foi (ce qui ne manque pas de piquant pour un athée) je vous propose quelques pistes de réflexion.
                        Je ne sais plus quel philosophe disait que « l’homme est un loup pour l’homme ». Et il est indéniable de constater que l’histoire de l’humanité se caractérisentavantage par les conflits incessants que par des phases de sérénité. pour faire un lien avec quelques émissions débiles de nos jours, il suffit de mettre une dizaine de nos concitoyens dans un loft pour que cela parte très rapidement en vrille et que les gens s’étripent. Et si nous n’étions pas aux XXIème siècle, ils s’étriperaient au sens littéral du terme et non au sens figuré.
                        Le Pape Benoit XVI (et cette idée est loin d’être nouvelle) considère que l’homme a besoin, pour vivre en harmonie avec lui même et avec son prochain, d’une transcendance qui le dépasse et qui l’incite à maitriser ses émotions et ses pulsions. Selon Benoit XVI, seul le fait de croire à quelque chose d’immatériel permet de dépasser les vicissitudes humaines.

                        A partir de là, vous avez le droit d’être d’accord ou pas d’accord avec lui : vous êtes libre. Et pour vous démontrer ma liberté de pensée à moi également, je vais vous dire ce qui me gène, moi, dans ces propos du Pape : de tels propos pourraient accréditer l’idée que Dieu existe pour la simple raison que l’homme a besoin qu’il existe. Nous touchons là un problème qui me semble important : de nombreux croyants croient en Dieu car cette croyance leur est utile (sens à ma vie, peur de la mort, surmonter des traumatismes de le vie, etc.). Or, il me semble erroné de justifier l’existence de Dieu par le seul fait qu’on ait besoin d’une transcendance.


                        • Olivier Bach 5 novembre 2010 12:38

                          A Icks PEY,


                          Merci de m’indiquer pourquoi le fait d’être de bonne foi ne manque pas de piquant pur un athée.

                          Ce n’est pas parce que l’on raisonne que l’on a raison. Si les bases sont fausses, avec un raisonnement juste, les conclusions seront fausses.

                          L’homme n’est pas un loup pour l’homme et ce n’est pas parce qu’un philosophe l’a dit que c’est vrai.

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