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Accueil du site > Actualités > Religions > L’Église catholique à la croisée des chemins

L’Église catholique à la croisée des chemins

UN CHOIX FONDAMENTAL S'IMPOSE

  Ce titre eut pu coiffer bien des articles tout au long de l’histoire de l’Église à travers le temps. Ce n’est donc pas d’aujourd’hui qu’elle est à la croisée des chemins. Toutefois, cette fois-ci, les choix sont plus radicaux, ils touchent plus profondément la doctrine et la foi. Sur la photo qui coiffe le présent article, on y voit le prêtre poète, Ernesto Cardenal, que le pape Jean-Paul II avait sermonné à son arrivée à l’aéroport de Managua, Nicaragua. La seconde photo est celle du cardinal Canizarés. Deux églises, deux mondes.

D'ABORD UNE ÉGLISE ENRACINÉE DANS LE POUVOIR POUR DIRIGER

 

L'institution de l'Église en est arrivé à un point tel, tant dans sa doctrine que dans l’exercice de ses cultes, qu'elle a perdu toute crédibilité. Cette Église institution telle qu’elle se présente à travers ses cardinaux, ses nonces apostoliques, ses évêques, tous enveloppés de rouge ecclésiastique, bien empressé, ne répond plus aux aspirations et aux attentes d’une humanité dont le rouge qui la couvre est plus souvent celui du sang. Cette Église, quoi qu’on en dise, résiste toujours aux changements, pour ne pas dire à la conversion qui s’impose. Elle n’est pas prête à troquer ses habits impériaux pour ceux d’une humanité en quête de justice et de respect. Toutefois, des vents forts soufflent pour les en dépouiller. Jusqu’à temps pourront-ils leur résister ?

OU UNE ÉGLISE ENRACINÉE DANS LE PEUPLE POUR SERVIR ET TÉMOIGNER

Cette autre Église, celle dont on parle peu, est déjà à l’œuvre dans plusieurs milieux de vie, à travers le monde, mais de façon particulière en Amérique latine.

Dans les derniers jours du Concile, le 16 novembre 1965, quarante évêques, en majorité latino-américains, se sont réunis dans une catacombe de Rome sous l’impulsion de dom Helder Camara et ils ont signé ce qui s’est appelé le « Pacte des catacombes » . Un geste profondément prophétique qui indique la direction à prendre pour que l’Église institution retrouve son âme. Je vous invite à lire au complet le contenu de ce pacte dont je me permets d’en relever quelques extraits.

1. Nous essaierons de vivre selon le mode ordinaire de notre population en ce qui concerne l’habitation, la nourriture, les moyens de locomotion et tout ce qui s’ensuit. Cf. Mt, 5, 3 ; Mt, 6, 33s ; Mt, 8, 20.

2. Nous renonçons pour toujours à l’apparence et à la réalité de richesse spécialement dans les habits (étoffes riches, couleurs voyantes), les insignes en matière précieuse (ces signes doivent être en effet évangéliques). Cf. Mc, 6, 9 ; Mt, 10, 9s ; Actes, 3, 6. Ni or ni argent.

3. Nous ne posséderons ni immeubles, ni meubles, ni comptes en banque, etc., en notre propre nom ; et s’il faut posséder, nous mettrons tout au nom du diocèse, ou des œuvres sociales ou caritatives. Cf. Mt, 6, 19-21, Lc, 12, 33s.

5. Nous refusons d’être appelés oralement ou par écrit par des noms et des titres signifiant la grandeur et la puissance (Éminence, Excellence, Monseigneur). Nous préférerons être appelés du nom évangélique de Père.

6. Nous éviterons, dans notre comportement, nos relations sociales, ce qui peut sembler donner des privilèges, des priorités ou même une préférence quelconque aux riches et aux puissants (par exemple par des banquets offerts ou acceptés, par des services religieux). Cf. Lc, 13, 12-14 ; 1 Cor, 9, 14-19).

9. Conscients des exigences de la justice et de la charité et de leurs rapports mutuels, nous essaierons de transformer les œuvres de « bienfaisance » en œuvres sociales basées sur la charité et la justice qui tiennent compte de tous et de toutes les exigences, comme un humble service des organismes publics compétents. Cf. Mt, 25, 31-46 ; Lc 13, 12-14, et 33s.

10. Nous mettrons tout en œuvre pour que les responsables de notre gouvernement et de nos services publics décident et mettent en application les lois, les structures et les institutions sociales nécessaires à la justice, à l’égalité et au développement harmonisé et total de tout l’homme chez tous les hommes et par là à l’avènement d’un autre ordre social, nouveau, digne des fils de l’homme et des fils de Dieu. Cf. Actes, 2, 44s ; Actes, 4, 32-35 ; Actes, 5, 4 ; 2 Cor, 8 et 9 ; 1 Tim, 5, 16.

11. La collégialité des évêques trouvant sa plus évangélique réalisation dans la prise en charge commune des masses humaines en état de misère physique, culturelle et morale – deux tiers de l’humanité – nous nous engageons :

  • à participer, selon nos moyens, aux investissements urgents des épiscopats des nations pauvres ;
  • à demander ensemble, au niveau des organismes internationaux, en témoignant toujours de l’Évangile, comme l’a fait le Pape Paul VI à l’ONU, la mise en place de structures économiques et cu1turelles qui ne fabriquent plus de nations prolétaires dans un monde de plus en plus riche, mais permettent aux masses pauvres de sortir de leur misère.

Après 48 ans de ce pacte, la figure visible de l’Église institution n’a guère changée. Il faut retourner dans les pays du tiers-monde pour y retrouver de ces témoins d’Église des pauvres pour les pauvres. Déjà nous connaissons le témoignage de Mgr Oscar Romero. Moins connus sont ces nombreux prêtres religieux et laïcs engagés, sous l’inspiration de la théologie de libération, dans les milieux les plus défavorisés. Ils sont ceux-là mêmes que le pape Jean-Paul II a voulu bâillonner avec l’aide de Joseph Ratzinger, devenu par la suite pape Benoît XVI, puis pape émérite. Sur cette photo nous voyons le pape J.P. II sermonner le père Ernesto Cardenal, alors ministre de la culture. Il vaut la peine d’aller au lien plus haut donné sur ce prêtre pour y lire ce qu’il raconte de cette visite du pape.

 

Un nouveau pacte des catacombes ?

Dom Pedro Casaldàliga, évêque émérite de la Prélature de São Félix de Araguaia (Mato Grosso) a publié, en mars 2009, un article pouvant être lu comme un second pacte des catacombes. En voici quelques extraits :

(…) La grande crise économique actuelle est une crise globale de l’humanité qui ne peut être résolue par aucune forme de capitalisme, car un capitalisme humain n’existe pas. Le capitalisme en lui-même reste toujours homicide, antiécologiste et suicidaire. On ne peut servir en même temps le dieu des banques et le Dieu de la Vie, ni conjuguer ensemble la toute-puissance et l’usure avec la convivialité fraternelle. La question centrale est la suivante : s’agit-il de sauver le système ou s’agit-il de sauver l’humanité ? C’est dans les grandes crises que se trouvent les grandes opportunités. En chinois, le mot « crise » a deux sens : la crise comme danger et la crise comme opportunité.

Avec l’Église, nous voulons vivre, à la lumière de l’Évangile, la forte passion de Jésus pour le Royaume. Nous voulons être l’Église de l’option pour les pauvres et devenir communauté œcuménique, mais aussi macro œcuménique. (…)Le Dieu dans lequel nous croyons, celui que Jésus appelait Père, ne peut être en aucune façon celui des fondamentalismes, de l’exclusion, des inclusions absorbantes et de l’orgueil prosélyte. Faire de notre Dieu le seul Dieu véritable, cela a assez duré. « Mon Dieu me laisse-t-il rencontrer Dieu ? ». (…) L’Eglise sera prophétique dans ses annonces, ses dénonciations et sa façon de consoler. Comme le disait Pie XI, la politique vécue par tous les chrétiens et toutes les chrétiennes sera « l’expression la plus élevée de l’amour fraternel ».

On peut lire l’ensemble de l’article en suivant le lien donné plus haut.

QU’EN EST-IL DU PAPE FRANÇOIS ?

Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le pape François appartient quant au mode de vie et à la proximité avec les plus marginalisés au second groupe, celui des catacombes.

Toutefois, à regarder de près ceux qu’il nomme pour le conseiller et pour diriger les différents dicastères de l’Église, il donne plutôt l’impression de quelqu’un qui veut garder l’Église institutionnelle là où elle est. 

L’Opus Dei qui n’a pas la réputation d’être pauvre avec les pauvres se voit confier de nombreuses responsabilités à travers plusieurs de ses membres. C’est le cas pour les comités visant la transformation de la banque du Vatican. C’est le cas pour le comité visant la transformation de la gouvernance de l’État du Vatican. C’est également le cas avec son comité du G-8 pour le conseiller sur la réforme de la Curie.

 Avec le cardinal MARADIAGA comme coordonnateur, les conservateurs et les adeptes du statu quo peuvent dormir tranquilles. Il est là pour veiller au grain.

Il ne faut pas oublier qu’il est le cardinal qui a participé directement au coup d’État militaire au Honduras, en juin 2009, et qui considère, sans plus de nuance, le socialisme du XXIe siècle comme étant le marxisme qui a caractérisé, au siècle dernier, les États de l ‘Union soviétique. 

Pour moi, il est l’ombre qui plane sur le Vatican et qui sait utiliser toutes les opportunités que lui donnent ses fonctions de coordonnateur pour se faire voir et se positionner pour une éventuelle élection à la papauté. Comme pilote, il sait voler, comme musicien, il sait jouer les notes pour ses compositions, et comme politicien, il sait utiliser les moyens qu’il faut pour être toujours du côté des solutions plutôt que du côté des problèmes.

 Enfin, la nomination, comme secrétaire d’État, de Pietro Parolin, également lié à l’Opus Dei, n’augure rien de bon pour les grands changements, tant dans les politiques du Vatican à l’endroit des puissances de l’Occident que dans ceux relatifs au système des nonciatures apostoliques, véritables contre signe d’une Église pauvre avec les pauvres.

Il revient tout juste de Caracas où il agissait, depuis 2008, comme chef de la Nonciature apostolique. Sa pensée idéologique rejoint parfaitement celle du cardinal MARADIAGA, bon ami de Washington et des oligarchies nationales. Sur ces deux personnages, je vous invite à lire les quelques articles écrits sur le sujet.

http://humanisme.blogspot.ca/2013/06/washington-et-le-vatican.html

http://humanisme.blogspot.ca/2013/09/le-vatican-un-nouveau-secretaire-detat.html

Faut-il voir dans ces nominations un pape « rusé » qui « sait manœuvrer  » ou un pape « naïf et pécheur  » comme il le dit également ?

On ne peut certes pas reprocher au pape François son engagement personnel et le témoignage de simplicité qui rayonne de sa personne. Mais pour le reste, faudra-t-il attendre une seconde « Pentecôte » ou un « tsunami » au sein même du Vatican ?

Oscar Fortin

Québec, le 26 octobre 2013

http://humanisme.blogspot.com


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40 réactions à cet article    


  • eric 28 octobre 2013 10:00

    J’ai survole,mais en gros, je comprend mal vos préoccupations.

    Dans un monde ou les idéologies sont en perte de vitesse, le christianisme est l’idée qui connait la plus forte croissance. Les églises protestantes se développent très vite, mais partant de beaucoup plus bas, elles restent néanmoins a la traine du catholicisme quantitativement.
    Bien sur, c’est lie entre autre a la démographie. Ce sont des régions catholiques culturellement qui restent les dernières a entrer dans la transition démographique. L’islam a connu cela dans les 50- 100 dernières annees. En nombre de fideles, de prêtres etc... le catholicisme est en pleine explosion, même si cela ne se voit pas nécessairement vu de France.

    Comme c’est un des rares phénomènes intellectuels, pour ne pas dire spirituel, qui soit vraiment universel, a tous les niveaux, nations, classes sociales, cultures, géographie, etc.. il emprunte des formes variées sans transiger sur le fond. Cela a toujours été la grande souplesse de l’église romaine.

    Votre ambition, d’imposer un modèle unique de catholicisme, fortement imprégnés de latinoamericanitude libératrice, me parait en contradiction avec le génie même du catholicisme. Sa capacité a unir en son sein des franciscains pieds nud et des cardinaux dores sur tranche. Sa capacité a tenir compte avec humanité des différentes facettes de la nature de l’homme.
    les indiens catholiques syncrétiques d’amerique du sud, sont pauvres et aiment le dore ? So what ? Rome tolere des pretres africains maries voir polygames / Et Alors ?

    Et je vous dis cela, en tant que protestant, la pourpre cardinalice, moi... !

    On en a encore eu une preuve avec la MPT. Pour mettre 50 000 (chiffre organisateurs) gamins fonctionnaires et retraites dans la rue, les gauches doivent arroser de concerts les enfants des militants, compter sur les réflexes conditionne des seconds quand ils peuvent encore marcher, et accorder des RTT aux territoriaux.

    Le catholicisme se porte bien....


    • pergolese 28 octobre 2013 12:30

      Le christianisme est en lui-même une idéologie...Il n’y a donc pas lieu à opposer religions et idéologies comme vous semblez le faire.

      Une idéologie parfaitement détestable d’ailleurs, profondément toxique. Pour s’en convaincre il suffit de voir à quel point tout le discours chrétien est articulé autour de la mort, de la souffrance, de la frustration, du péché...

      Il est déjà significatif que le christianisme a pris pour symbole la scène d’un supplice...


    • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 12:40

      Éric, merci pour votre commentaire. Je préciserai deux choses quant aux préoccupations qui me portent à faire ces questionnements. 


      Le premier, c’est celui de retrouver l’esprit des Évangiles et de revêtir autant soit peu ce qu’a été Jésus de Nazareth comme prophète et porteur de la bonne nouvelle du Règne de Dieu sur terre. Il ne s’agit pas d’idéologies mais d’Évangile et c’est le point sur lequel il faut demeurer concentrer. Si les Églises se vident ou se remplissent sur la base d’idéologies, elles n’ont rien à voir dans un cas comme dans l’autre avec cette Église dont nous parle l’Apôtre Paul, Église ayant à sa tête le Christ et portée par l’Esprit saint qui distribue ses dons comme il l’entend pour les fins de la Bonne nouvelle annoncée aux pauvres et aux déshérités de la terre. En cela, il n’y a aucune idéologie, mais une foi qui fait vivre.

      Le deuxième point est relatif à l’idée que vous m’attribuer de vouloir mouler l’Église sur un modèle latino-américain et du fait même sur la base d’une même idéologie. Je pense qu’avec les précisions apportées dans mon paragraphe précédent, vous êtes en mesure de reconnaitre que là n’est pas mon intention pas plus que les objectifs de mes questionnements. Les exemples d’authentiques témoins que je relève sont évidemment de l’Amérique latine que je connais beaucoup mieux que les autres parties du monde. Je laisse à d’autres d’en identifier d’autres qui témoignent dans leur milieu de l’Évangile et du Royaume annoncée en Jésus.

      Sans prétention et avec tout mon respect

    • robin 28 octobre 2013 14:10

      Par pergolese (---.---.128.199) 28 octobre 12:30

      Le christianisme est en lui-même une idéologie...Il n’y a donc pas lieu à opposer religions et idéologies comme vous semblez le faire.

      Une idéologie parfaitement détestable d’ailleurs, profondément toxique. Pour s’en convaincre il suffit de voir à quel point tout le discours chrétien est articulé autour de la mort, de la souffrance, de la frustration, du péché...

      Il est déjà significatif que le christianisme a pris pour symbole la scène d’un supplice
       -------------------------------------
      Aimer vous les uns les autres comme je vous ai aimé, c’est vachement détestable ?

      Si comme vous le dites le discours chrétien est articulé autour de la mort, c’est précisémment parce qu’à l’origine c’est l’homme qui s’est foutu tout seul dans une situation mortelle parce qu’il a mal utilisé son libre arbitre alors ne confondez pas victimes et bourreaux ! Quand un parent malgré tout l’amour qu’il a pu mettre à essayer d’innombrables fois d’éduquer son fils ce dernier choisit quand même la voix du crime et de la perdition c’est encore de la faute au parent ?






    • pergolese 28 octobre 2013 16:29

      @Robin

      Aimer vous les uns les autres comme je vous ai aimé, c’est vachement détestable ?

      Parce que pour vous le christianisme se résume à cela ?

      Quant au reste...


    • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 17:45

      @Pergolese : Je ne sais pas si vous avez lu mon article, mais je ne parle pas du christianisme en termes de mort, mais de nouveaux paradigmes pour une humanité toujours plus humaine. De grâce lisez ce que j’écris avant de commenter pour être bien certain que nous parlons de la même réalité. Vous connaissez la justice, la vérité, la solidarité, la compassion etc... ça c’est à la base du message de Jésus et des évangiles. Un monde nouveau bâti sur ces colonnes.


      Avec tout mon respect

    • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 18:58

      @Robin : Je n’ai rien contre le fait que vous trouviez détestable le commandement de vous aimez les uns les autres, mais le christianisme qui peut se résumer dans ce commandement comprend tout ce qui peut rendre l’humanité toujours plus humaine. C’est à travers cette humanité toujours plus humaine que nous en arriverons à reconnaitre le véritable visage de Dieu. Si vous êtes au nombre de ceux qui ne veulent rien savoir de ce projet de vie, libre à vous. Nous ne sommes pas ici pour nous déshumaniser en discutant dans le vide.


      Avec tout mon respect

    • Furax Furax 28 octobre 2013 11:44

      @ Monsieur Fortin

      Je suis globalement d’accord avec le commentaire d’Éric.

      L’Église a été fortement influencée par Jean-Paul II.

      Vis à vis du communisme, il y a trois types de réaction :

      -Il y a ceux qui espèrent l’avènement d’un monde nouveau, sorti de l’enfer du « tout pour du fric » grâce à un communisme rénové. Je pense que vous en faites partie et moi aussi.

      -Ceux qui détiennent le pouvoir financier et les pauvres qu’ils manipulent grâce aux médias qu’ils maîtrisent. Ils sont, bien sûr totalement hostiles à l’idée même de communisme.

      -Ceux qui ont vécu en régime communiste et qui se méfient des dérives possibles qu’ils ont déjà vécues. Jean-Paul II faisait partie de ceux là

      A propos de la théologie de la libération.... Il ne pouvait supporter que le clergé se mette à la remorque des communistes . Il ne rejetait pas ces derniers mais estimait que c’ était à eux de venir à l’Église. Ce qui s’est produit dans toute l’Améque Latine, même l’ex sandiniste Daniel Ortega est devenu ce que les professeurs de tolérance nomment ici un « cul bénit » .

      La principale icône du clergé polonais n’est pas Jean-Paul II. Il s’agit de Jerzy Popeliuszko, jeune prêtre, compagnon de route de « Solidarité »et que la police politique communiste a mis dans cet état là :

      http://fakty.interia.pl/galerie/religia/ks-popieluszko-zycie-i-smierc-zdjecie,iId,1000898,iAId,71302


      • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 12:52

        @Furax : Si vous avez lu mon commentaire à la réflexion d’Éric, vous comprendrez que mon approche ne se veut aucunement idéologique, mais évangélique. Quand je dis évangélique je pense inévitablement aux paradigmes qui en sont les principales références : la justice, la vérité, la solidarité, la compassion, le respect des droits des personnes et des peuples etc. Parler de ces paradigmes dans un monde qui souffrent d’un manque flagrant de justice, un monde chloroformé par des médias qui travestissent la vérité, un monde caractérisé par la cupidité et l’individualisme, c’est parler d’Évangile et non d’idéologie, à moins que l’on considère l’Évangile comme une idéologie, ce qui n’est pas mon cas. l’Évangile est une foi en action dans chacune de nos vies et sait reconnaître là où se retrouvent les véritables paradigmes d’Évangile. Lorsque Chavez se réclamait du Christ et des Évangiles il se référait à ces paradigmes que Jean XXIII dans son encyclique Pacem in terris a su nous laisser en héritage. Je donne la référence dans mon texte de ce rapprochement en la pensée de Chavez et celle de Jean XXIII. Je vous invite à y faire une visite.


        Avec tout mon respect 

        • Furax Furax 28 octobre 2013 13:32

          @Monsieur Fortin,
          Je vous remercie de ces précisions et aussi, ce que j’avais omis de faire, pour le très beau texte de Dom Pedro Casaldàliga,
          Mais, rassurez vous, notre pape François n’est pas mal non plus :

          CAGLIARI, Sardaigne, 22 septembre (Reuters) - Le pape François a prononcé dimanche l’une de ses plus vives critiques à l’égard le système économique mondialisé, estimant que celui-ci ne pouvait plus se fonder sur "un dieu appelé argent".

          En visite pour une journée en Sardaigne, le souverain pontife a délaissé le texte qu’il avait préparé avant de rencontrer des ouvriers au chômage et des mineurs venus lui parler de leur condition et s’est exprimé spontanément pendant une vingtaine de minutes.

          "J’ai trouvé de la souffrance, ici (...) On vous affaiblit et on vous vole votre espoir. Excusez-moi si j’emploie des mots forts mais où il n’y a pas de travail, il n’y a pas de dignité", a-t-il déclaré.

          Une foule de plusieurs dizaines de milliers de personnes rassemblées sur une place près du port de Cagliari a scandé « du travail, du travail, du travail » dans une ambiance proche d’un meeting syndical.

          Cagliari connaît un chômage qui touche plus de 50% des jeunes tandis que les secteurs minier et industriel sont durement éprouvés par la crise.

          "Il ne s’agit pas d’un problème propre à l’Italie ou à l’Europe", a dit le pape François. "C’est la conséquence d’un choix mondial, d’un système économique qui provoque cette tragédie, un système au centre duquel se trouve une idole appelée argent", a-t-il lancé à la foule qui a accueilli ses propos avec enthousiasme.

          "Nous ne voulons pas de ce système économique mondialisé qui nous fait tant de mal. Hommes et femmes doivent être au centre (du système économique) comme Dieu le veut, et non pas l’argent", a-t-il encore dit.

          Le Saint-Père a achevé cette allocution improvisée en appelant à la prière et en demandant à Dieu de donner du travail à chacun et de lui "apprendre à lutter pour ce travail".

          Le pape a expliqué qu’il ne tenait pas à apparaître comme un "gestionnaire cordial de l’Eglise" catholique qui se contenterait de s’adresser à la foule pour qu’elle fasse preuve de courage.

          "Ce n’est pas ce que je veux. Je veux que ce courage vienne du fond de moi et me pousse à faire tout ce qui est en mon pouvoir en tant que berger et en tant qu’homme", a-t-il dit.

          (Philip Pullella ; Pierre Sérisier pour le service français) ;))

          http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5N0HI0BA20130922

          Dans le même élan, il a lancé une petite phrase qui a certainement fait frémir plus d’un « dignitaire » :

          « Saint Pierre n’avait pas de compte en banque ! »

           smiley


        • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 18:12

          @Furax : cette fois je vous suis dans ce que vous dites et relevez du pape François. Il est tout à fait vrai qu’il ne se dissimule pas derrière des périphrases pour dire des choses qui doivent se dire directement. C’est pourquoi je continue d’espérer en lui pour que son exemple déteigne sur son entourage.


          Merci et bonne fin de journée

        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 28 octobre 2013 13:29

          D’un autre côté, et contrairement à l’auteur, je ne comprends pas très bien pourquoi une institution privée telle qu’une église ou autre doit se substituer à l’Etat pour aider les plus démunis alors que ce dernier dispose des moyens adéquats pour le faire.

          Ce genre d’organisations telle que votre église devrait à mon sens s’occupper principalement de spiritualité plutôt que de faire la même chose qu’un Etat c’est à dire d’aider les plus démunis.

          D’un autre côté, vous allez sans doute me rétorquer que dans certains pays, il n’y a pas de sécurité sociale et que n’importe qui doit dés lors suppléer aux carences de l’Etat.

          Le concept clef étant : carences étatiques qui fait que n’importe qui fait n’importe quoi pour y suppléer.

          Manifestement, vous passez totalement à côté de cette problématique : à vous lire votre église devrait remplacer l’Etat au niveau social tel que ce fut le cas au Moyen Age avec toutes les dérives que cela entraine inmanquablement.


          • robin 28 octobre 2013 13:57

            « pourquoi une institution privée telle qu’une église ou autre doit se substituer à l’Etat pour aider les plus démunis alors que ce dernier dispose des moyens adéquats pour le faire »

            La réponse est dans 1 Jean 5:19 : parce que « Le monde entier git au pouvoir du diable »


          • robin 28 octobre 2013 14:14

            Sur ce vous avez parfaitement raison une vraie Eglise devrait s’occuper de spiritualité avant de s’occuper de politique fut-elle caritative, car la spiritualité est la clé de tout et il faut laisser les choses de César et de Dieu à Dieu, ce qui n’interdit pas bien au contraire de donner un bout de pain à un pauvre avant d’essayer de former sa spiritualité, mais là où l’Eglise se fourvoie c’est quand elle se mèle de politique pour ça.


          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 28 octobre 2013 14:17

            Ouais, mais ça c’est une réponse typiquement mystique qui n’engage que vous.

            Le fait est que chez nous plus de la moitié du PIB part en impôts et qu’on constate qu’il y a malgré tout des clodos qui font la manche.

            Etrange non ?


          • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 17:50

            @Frankenberger : Je ne sais pas si vous avez lu mon article. Quand vous dites que vous ne comprenez pas que l’église institution doit se substituer à l’État pour résoudre les problèmes de pauvreté et autres, vous dites juste le contraire de ce que j’essaie de défendre. Lorsque je dis que les nonciatures apostoliques sont de véritables contre signe de l’Évangile, je vise directement le caractère étatique de l’Église. Lorsque je mets de l’avant le socialisme du XXI siècle, j’indique que l’État a cette responsabilité d’assurer le bien commun de tous.


            J’accepte qu’on me critique ou me contredise, mais sur ce que je dis et non sur ce que je ne dis pas. 

            Ævec tout mon respect.

          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 28 octobre 2013 18:14

            Etant donné que vous êtes d’accord qu’il incombe à l’Etat de gérer le problème de la pauvreté en quoi consiste alors le problème que les chefs de votre église recourent à tout un décorum comme à peu près toutes les autres religions ?

            Vous voudriez que malgré tout ils se substituent aux carences de gestion des Etats ?


          • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 18:42

            L’Église devrait se dépouiller de l’État du Vatican. Ce caractère étatique va à l’encontre de la catholicité et du seul État valable qui est celui du Règne de Dieu sur terre. L’image que nous laisse l’État du Vatican est tout le contraire du Règne de Dieu inauguré en Jésus. Il me semble que je ne peux pas être plus clair. L’Église n’a pas à être un État.


          • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 18:50

            @robin : je voudrais apporter une précision à votre commentaire. Je pense qu’une vraie Église doit s’occuper des choses de l’humanité sur terre. Elle doit promouvoir la justice, la vérité, la solidarité, la compassion et en même temps dénoncer à temps et à contre-temps les injustices, les mensonges et tous ceux et celles qui s’en font les promoteurs. L’incarnation n’est pas une réalité pour l’au-delà mais une réalité pour notre monde. Il faut relire les béatitudes ou le sermon sur la montagne pour comprendre que la foi nous engage dans la vie de tous les jours. Plusieurs, à l’exemple de Jésus, y laisse leur vie.


            avec tout mon respect

          • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 18:53

            Frandenberger : je ne comprends pas votre dernier message, celui qui parle de mystique. Si vous pouvez me donnez le contexte du texte auquel vous vous référez, ce sera plus facile pour moi de le commenter.



          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 28 octobre 2013 18:53

            Ah ouais, je vois le pitch : vous êtes convaincu que les êtres humains puissent être parfaits ou peu s’en faut !

            Et que votre organisation religieuse ne correspond pas à votre idée de la perfection.

            Votre frustration doit être très difficile à surmonter !

             smiley smiley smiley smiley smiley smiley
             smiley smiley smiley smiley smiley smiley
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             smiley smiley smiley smiley smiley smiley






          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 28 octobre 2013 18:57

            L’autre message était adressé à Robin pour son premier post.

            Il est dés lors normal que vous ne le compreniez pas.

            Pour moi, les organisations religieuses doivent avant tout faire de la religion , c’est à dire organiser des cérémonies.

            Si elles veulent faire du social pour suppléer à des carences étatiques il existe des formes plus appropriées.


          • OMAR 28 octobre 2013 19:01

            Omar 33

            Salut Oscar :« L’Église n’a pas à être un État. ».

            Juste pour rappeler que l’État du Vatican a été créé le 11 février 1929, suite aux accords du Latran.

            Cet état contient les principales institutions classiques ( même une armée..), sauf une ....mairie.
            http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_du_Latran

            Et qui a ordonné cette création ? Un fasciste du nom de Mussolini.....


          • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 19:05

            Une chose est l’État, une autre est le témoin d’Évangile. Ce dernier veille au grain des valeurs fondamentales du royaume qu’il rappelle à temps et à contretemps à qui veut l’entendre les impératifs de justice, de vérité, de solidarité, de compassion, etc. Il affirme tout autant qu’il dénonce les abus contre ces grandes aspirations de l’humanité. Sa foi lui assure la liberté nécessaire pour porter une parole crédible et un témoignage crédible. Elle n’a pas de compte à rendre aux puissances de ce monde, sa référence principale est Jésus de Nazareth et l’Esprit qui est à l’oeuvre à travers ses dons qu’il distribue comme bon il l’entend.


            Avec tout mon respect

          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 28 octobre 2013 19:10

            Enfin bon, en ce qui me concerne, je pense que si votre divinité existe vraiment et que la gestion actuelle de son église ne lui convient pas , elle pourra toujours utiliser sa toute puissance pour arranger les choses à sa façon.

            D’une manière ou d’une autre, comme je l’avais déjà expliqué à vos coreligionnaires lors de l’affaire de l’exposition piss Christ et de la pièce de théatre où les acteurs jetaient des seaux de merde sur une image du même Christ.

            Je m’étonne toujours quand je vois des personnes qui croient en une divinité toute puissante qui s’agitent pour tout et pour rien alors qu’en tout état de cause tout se fait en accord avec la volonté de votre divinité.


          • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 19:22

            @Frankenberger : Merci pour votre psychanalyse. J’en prends bonne note. Que pensez-vous si nous revenions au sujet de l’article mettant en opposition une Église du pouvoir de domination e de direction et une Église enracinée dans le peuple pour servir et témoigner. J’aimerais vous entendre sur ce sujet. Il est possible que ce sujet ne vous intéresse pas. Libre à vous, mais vous comprendrez que mes commentaires s’en tiendront à ceux qui traite des questions soulevées.


            Avec tout mon respect

          • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 19:27

            @Omar33 : Merci pour l’information. J’en avais déjà pris connaissance. Ce fut le moment où les États pontificaux cédèrent toute la place à l’État du Vatican.


            Merci pour avoir apporté cette précision

          • robin 28 octobre 2013 21:36
            Par oscar fortin (---.---.109.195) 28 octobre 18:58

            @Robin : Je n’ai rien contre le fait que vous trouviez détestable le commandement de vous aimez les uns les autres



            De toute évidence vous avez compris exactement à l’envers ma question au 2e degré à Pergolese dommage !



          • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 23:12

            @Robin : vous avez tout à fait raison. Cet extrait n’est pas de vous, mais de pergolese et je m’excuse de vous l’avoir attribué. Avec les nombreux commentaire je me suis confondu dans votre cas et c’est vraiment dommage. J’espère que vous saurez m’en pardonner. 


            Avec toute mon amitié et mon respect

          • robin 28 octobre 2013 13:54

            L’Eglise n’est pas à la croisée des chemins, elle est au bout du rouleau, ce n’est pas un hasard si le pape chef d’Etat du Vatican (qui d’ailleurs est le fruit d’une infraction majeure à un enseignement du Christ de ne pas mélanger pouvoir temporel et pouvoir spirituel entre autres innombrables trahison de son enseignement) est convoqué en 2014 par l’ONU pour s’expliquer sur la pédophilie massive et protégée de ses sbires, sans parler des scandales de blanchiment d’argent sale de la mafia entres autres crimes et délits.

            Le nouvel ordre mondial a la chrétienté dans son viseur et derrière elle la musulmane avant d’établir sa propre escroquerie.


            • robin 28 octobre 2013 14:04

              M Fortin je vous invite à regarder cette vidéo c’est un petit aperçu de ce que devrait être un chrétien.

              http://www.youtube.com/watch?v=b3qL79VpwrE


              • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 18:37

                @Robin : D’abord merci pour votre commentaire et la référence que vous nous donnez dans le second commentaire. Une très belle méditation qui m’a rappelé un article écrit, il y a quelque temps, simulant une rencontre du pape Benoît XVI avec Jésus dans les jardins du Vatican. http://humanisme.blogspot.ca/2008/09/jsus-et-benot-xvi.html


                Je voudrais préciser à la première partie de votre commentaire que lorsque Jésus dit que son royaume n’est pas de ce monde, il ne dit pas qu’il n’est pas de la terre. D’ailleurs le Notre Père, cette prière qu’il nous a laissé, parle bien du « que le règne du Père se réalise sur la terre comme au ciel ». Lorsqu’il dit que son règne n’est pas de ce monde, il indique qu’il n’est pas du monde des injustices, du mensonge, de la cupidité, de l’individualisme, du mépris et de la domination.... 

                Sous cet angle, c’est bien sur cette terre qu’il nous faut témoigner de la justice, de la vérité, de la solidarité, de la compassion tout en dénonçant avec autant de vigueur tout ce qui est injustice, mensonge, manipulation etc.

                J’espère, par ces quelques considérations, avoir clarifié certains points.

                Avec tout mon respect

                • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 19:40

                  @HansVersair : D’abord merci pour avoir pris le temps d’écrire ce que vous avez cru bon d’écrire. Je me fais un plaisir d’y apporter quelques précisions dont certaines vont dans votre sens. Par exemple la corruption qui s’en dégage de plus en plus vient confirmer que l’Église n’a pas à être un pouvoir de domination, mais plutôt de service. Là où il y a pouvoir d’État, il y a pouvoir de domination et là où il y a pouvoir de domination, il y a corruption. C’est ce que je mets en évidence dans la première partie de mon texte.


                  Ma seconde observation va dans le sens où croyants et non croyants ou croyants en je ne sais trop quoi, ont en commun d’oeuvrer pour une humanité toujours plus juste, plus vraie, plus solidaire, plus compatissante. Sur ce terrain nous pouvons mettre à l’épreuve les convictions que nous portons. J’ai donné, dans la deuxième partie de mon texte, des exemples de témoignages de personnes qui ont plutôt servi que d’être servis.

                  Sur ce terrain toutes les options sont ouvertes sans que soit nécessaire de faire appel à quelques dieux que ce soit ou à quelques idéologies. L’humanité est là qui nous interpelle tous et toutes. 

                  Que le terrain et l’engagement soient les lieux de nos rencontres. 

                  • Chris De Baün 28 octobre 2013 19:56
                    Les hypocrites clergymans de toutes confessions le savent bien ; c’est écrit dans tous les livres saints des principales religions de la terre ; « tu ne voleras point tu ne prendras pas ce qui appartient aux voisins tu ne tueras point exceteri excetera... »

                    Pourtant avec la bénédiction des sectes religieuses « officielles » les grandes puissances de ce monde fabriquent des armes et tuent tous ceux qui dans le monde s’opposent pour les empêcher de prendre ce qu’il y a chez les voisins, en définitive il cela veut dire fais ce que je te dis ne fais pas ce que je fais ! 

                    L’U.E et les yankees sont autant de coupables d’assassinats des peuples par tous les moyens pour s’enrichir ils sont pire que Dark Vador, ils sont marchand de la mort.

                    Bien choisir les prochains élus qui devront gérer la nation, qu’ils soient intègre ils devront œuvrer dans le bon sens et savoir que pour leurs propres intérêts le bien de TOUS et primordial sinon « ON » est vraiment foutu...

                    Les capitaliste sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils font un complexe de supériorité qui leur faire dire que la bonté et la gentillesse c’est de la bêtise et de la naïveté...

                     smiley


                    • oscar fortin oscar fortin 28 octobre 2013 20:44

                      Votre commentaire rejoint parfaitement les préoccupations exprimées par cette Église des pauvres et pour les pauvres. Je m’associe d’ailleurs à cette Église du pacte des Catacombes tout comme à celui de Piedro Casaldaliga. C’est cette nouvelle Église qui doit devenir une inspiration pour toutes les personnes de bonne volonté.


                      Merci beaucoup pour votre commentaire et l’intérêt que vous manifestez pour le sujet.

                    • Lemaïsjekiff Nestor 28 octobre 2013 23:39

                      Salut Oscar ...

                      Je ne suis pas de ceux qui construisent des édifices en pierre, je ne suis pas de ceux qui ont condamné et brulé des sorcières, je ne suis pas de ceux qui ont massacré les Incas et je haïs ceux qui ont fait cela au nom de Xrist ... Je suis de ceux qui disent partage ton pain partage ton vin, je suis de ceux qui détournent les stands des marchants dans le temple, je suis de ceux qui croient en cette parole divine qui est lève la pierre et tu me trouveras ...

                      Je ne crois pas en Dieu, mais considère Xrist comme le frère à suivre, celui que tout pauvre Chevalier de Xrist doit suivre ... Écoute le vent il te guidera ... Aime la pluie elle te rafraichira ...

                      Peut importe la couleur du véhicule qui te mènera vers l’amour, le principale est d’y arriver ...


                      • oscar fortin oscar fortin 29 octobre 2013 01:04

                        @Nestor, je vous salue avec beaucoup de respect. Nous nous retrouvons sur le même champ de bataille, luttant et oeuvrant pour un monde toujours plus humain. Nous le faisons avec nos talents respectifs et les engagements que notre quotidien nous commande.


                        Sans vouloir en ajouter sur moi-même, je vous dirai qu’aujourd’hui même j’ai appris le décès d’un très bon ami, non croyant en Dieu, mais croyant en l’humanité faite pour le beau, le vrai, le bon, le juste. Nous nous connaissions depuis plus de 30 ans et jamais la question des appartenances religieuses n’a effleuré les fondements de notre amitié et de notre engagement. Tout cela pour dire que confondre la religion avec des convictions profondes, foi pour certains et vision pour d’autres, conduit plus souvent que moins à des divisions. D’où l’importance d’un certain recul par rapport à tout ce qui se définit comme religion. Pour ma part, je préfère parler de foi en une humanité faite pour la vie, la vérité, la justice, la solidarité et la compassion.

                        avec tout mon respect et mon appréciation. Merci pour votre témoignage

                      • Lemaïsjekiff Nestor 29 octobre 2013 09:46

                        Salut Oscar ...

                        J’aime ta vision ...

                        Oui les véhicules n’ont pas d’importance ... L’importance est qu’ils nous mènent à l’amitié, le respect et l’amour des vivants comme des prochains ...


                      • Asif Arif Asif Arif 9 novembre 2013 17:15

                        @L’auteur :


                        Vous qui écrivez beaucoup sur les religions, je vous invite à découvrir Cultures & Croyances (www.cultures-et-croyances.com) et à entrer en contact avec moi ! (cf. CONTACT - L’EQUIPE - Asif Arif)

                        • Abou 9 novembre 2014 11:35

                          Bonjour, je me permets de vous écrire car j’aimerais savoir le nom de l’appellation de la tenue que porte la chrétienne pratiquante ? 


                          Chez les musulmans on trouve le Hijab par exemple, est-ce la même appellation ? 

                          Dans l’attente de votre réponse.

                          Cordialement. 

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