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Accueil du site > Actualités > Religions > L’église, grande manipulatrice

L’église, grande manipulatrice

Il ne fait aucun doute, pour personne, que Jésus était un rebelle. Il dérangea beaucoup de choses et beaucoup de gens. Il fut suivi, écouté, adulé puis fut élevé au rang de Dieu en 325 au concile de Nicée. Nous y reviendrons plus loin. Mais qui était donc Jésus ? Juste un homme en avance sur son temps et qui avait peut-être compris avant bien d’autres la véritable nature de Dieu. 

Selon les écritures Jésus disparaît dans le désert pendant 40 jours, (Luc, 4-1, Matthieu 4-1, Marc 1-12) et beaucoup pensent que c’est à cette période qu’il prend contact avec une secte gnostique : les Esséniens. Les évangiles rapportent que c’est là qu’il est tenté par Satan en vain. Au contact des Esséniens Jésus apprend-il beaucoup ? Et vite semble-t-il au regard des nombreux écrits récemment découverts à Qumrâm et dont il a certainement entendu parlé du contenu. 40 jours c’est peu pour recevoir un enseignement. Mais n’est-il vraiment resté que 40 jours dans le désert ? Ou n’est-ce là qu’une unité de mesure de temps courante à l’époque ou une façon de parler utilisée ailleurs dans le nouveau testament ? Par exemple il est écrit : « …après sa Passion (…) il s’était fait voir d’eux (les apôtres) pendant quarante jours » (Actes des Apôtres, 1-3).

La vie de Jésus, sa chronologie, ce qu’il a réellement accompli restera à jamais un mystère enfoui sous le poids des siècles. Ce qui ne fait aucun doute en revanche c’est que le mythe de Jésus s’inspire des croyances anciennes de Bouddha (né de la vierge Maya 500 ans avant lui), d’Orphée duquel la résurrection mystique dans le Christianisme dérive (Encyclopédie de l’Esotérisme -Tome 2- Religions non Chrétiennes- Jacques d’Ares, 1974), de Dionysos, mi-homme, mi-dieu, héro qui souffre, qui meurt et qui ressuscite ; d’Horus, né lui aussi d’une vierge 13 siècles avant lui, qui eut 12 disciples, qui fut mis au tombeau et ressuscita, qui était appelé la Voie, la Lumière, la Vérité, le Messie, Fils oint de Dieu, qui était la troisième personne de la trinité divine (Osiris-Isis-Horus) et dont on peut encore voir à Rome dans les catacombes des images : enfant porté par Isis sa mère vierge, la Madone et l’enfant originels ; de Krishna engendré de la vierge Devaki et appelé le Dieu-berger ; de Mithra né six siècles avant lui d’une mère vierge dans une grotte un 25 décembre. Quelle coïncidence ! Mithra était appelé lui aussi le bon berger, la Voie, la Lumière le Rédempteur, le Sauveur, le Messie. Il avait 12 compagnons, il accomplissait des miracles, il fut enterré dans un tombeau et après trois jours il se leva ; de Prométhée enfin qui descendit du ciel cinq siècles avant lui comme un dieu pour sauver l’humanité, qui fut crucifié, souffrit et ressuscita. Le poète Grec Eschyle écrit 500 ans avant le Christ que Prométhée fut « crucifié sur un arbre fatal et qu’alors le ciel devint sombre ».

Arrêtons ici cette fastidieuse énumération mais que le doute ne soit plus permis en ce qui concerne l’inspiration du mythe de Jésus, par lui ou par d’autres, dans les cultes à mystère de l’empire Romain ou Grec. Certes ces mythes sont moins présents dans notre conscience collective que celui du Christ et pourtant ils avaient leurs adeptes bien avant et il paraît inconcevable que les fondateurs de l’église Romaine, les rédacteurs des évangiles ou Jésus lui même n’en ai jamais entendu parler.

Comment en sommes-nous donc arrivés au Christianisme ? Par les évangiles, le nouveau testament. Par les Actes des Apôtres, écrit par Luc, compagnon de Saul qui devint Saint Paul. Paul vertement décrié par Voltaire : « Ecrasez l’infâme ! » écrit-il, ou encore : « L’arrestation de Paul à Jérusalem n’est que la conséquence d’une attitude fourbe et malhonnête pour tenter d’abolir la rumeur sur son compte » (Dictionnaire Philosophique). Nietzsche quant à lui précise : « La bonne nouvelle fut suivie de la pire de toute : celle annoncée par Paul. En Paul s’incarne le type opposé à celui du messager de la bonne nouvelle. Il inventa à son image une histoire du christianisme primitif dans le mensonge du Christ ressuscité. » Paul parle d’un Dieu vengeur, sanglant qu’il faut craindre. Doctrine à l’encontre du message du Christ comme en témoigne le chapitre 19 de l’Apocalypse « La victoire du Messie » où celui qui se nomme « Fidèle et Véritable (…) est revêtu d’un manteau trempé de sang » et jette le « faux prophète vivant dans l’étang de feu embrasé de souffre » ! Autre exemple : « L’un de vous vit avec la femme de son père. (…) qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de sa chair » (1er épître aux Corinthiens, 5-1,5). Paul prêche auprès des païens, contre les paroles de Jésus : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu, 15-24). « N’allez pas chez les païens ni chez les Samaritains, allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. En chemin proclamez que le Règne des Cieux s’est approché. (…) Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (Matthieu, 10-5, 8). On est loin des pratiques de Paul et Barnabé qui firent la collecte pour les frères de Judée au prétexte « qu’une grande famine allait régner sur le monde entier » (Actes, 11-28). Du reste, Paul, en affranchissant les chrétiens de la Loi est en parfaite contradiction avec Jésus : « Je ne suis pas venu abroger mais accomplir (la loi). (…) Dès lors celui qui transgressera un seul de ces plus petits commandements et enseignera aux hommes à faire de même sera déclaré le plus petit dans le royaume des cieux » (Matthieu, 5-17,19). Le traite n’est peut-être pas celui qu’on croit… Méfions-nous des faux prophètes : « En vérité je vous le dis, tous les prêtres qui se tiennent devant cet autel invoquent mon nom. Et ils ont planté des arbres sans fruits, en mon nom » (Evangile de Judas, 39). « Beaucoup viendront en prenant mon nom ; ils diront : « C’est moi » et ils égareront bien des gens » (Marc, 13-6). Mais qui sont-ils donc aujourd’hui ces faux prophètes ?

Les représentants de l’église chrétienne jusqu’à nos jours semblent tout désignés. Eux qui manipulèrent l’histoire de l’humanité depuis 325 ap. JC pour rendre crédible l’autorité de l’église Romaine et la placer au dessus des autres religions de l’époque qualifiées de païennes ou de cultes idolâtres. Que s’est-il donc passé cette année là ? Le concile de Nicée qui a mis en place une censure qui est parvenue jusqu’à nous (mais à laquelle les manuscrits de la mer morte et de Nag Hammadi ont heureusement échappé) et qui a décrété officiels les quatre évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Evangiles tronqués, retravaillés au fil des siècles, transformés, nouveau comme ancien testament. Il est reconnu publiquement que la Bible elle même fut révisée et traduite en latin à la fin du IVème siècle par Jérôme sous la responsabilité de l’église de Rome. La version que tout le monde possède aujourd’hui n’est pas la version originale. Dans l’Instruction sur la vérité historique des Evangiles de la Commission biblique pontificale de 1964, l’église reconnaît ouvertement que les évangiles sont formés de plusieurs couches de tradition et ne constituent pas à ce titre des récits chronologiques ou littéraux de la vie de Jésus. Mais les manipulateurs n’ont pas pu effacer toutes les traces et la lecture même des écrits qu’ils ont trafiqué nous livrent plusieurs indices. Ainsi dans le nouveau testament Jésus annonce avant la Pâque la grande détresse et prévient : « Malheureuses celles qui seront enceintes et celles qui allaiteront ces jours là » Marc (13-17) et Matthieu (24-19), or dans l’évangile de Luc, c’est sur le chemin de croix qu’il dit : « Filles de Jérusalem ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous et sur vos enfants car voici venir des jours où l’on dira : « heureuses les femmes stériles et celles qui n’ont pas enfanté ni allaité » (Luc 23-29), des paroles très proches mais dite dans un tout autre contexte et qui peuvent prendre un tout autre sens. Dans l’évangile de Judas on peut lire : « Dieu a fait que la connaissance soit donnée à Adam et à ceux avec lui afin que les rois du chaos et du monde infernal ne les dominent pas. (…) Quand Saklas aura consommé le temps qui lui a été assigné (les générations) forniqueront en mon nom et tueront leurs enfants » (Judas, 54). On est proche là de l’idée bouddhiste selon laquelle l’existence est une malédiction et que la procréation perpétue cette malédiction. En somme il y a trop de contradictions dans les évangiles, le message est rendu incompréhensible par diverses manipulations et réécritures. Et Jésus fut déifié à tort le 20 mai 325, lui qui déclarait : « Si vous m’aimiez vous vous réjouiriez du fait que je vais au Père car le Père est plus grand que moi » (Jean, 14-28).

Aujourd’hui les nouveaux évangiles de Marie, Thomas, Philippe, Judas, le livre des Secret de Jean, qui comptent tous parmi les manuscrits retrouvés à Nag Hammadi, Qumrâm ou Minieh dérangent le pouvoir en place au Vatican. Les textes de Qumrâm en particulier montrent de grande similitudes avec des textes beaucoup plus récent et mentionnent un personnage appelé « Fils du très Haut » et « Fils de Dieu », noms attribués plus tard à Jésus (Luc, 1, 32-35). C’est une découverte extraordinaire mais qui ne plait guère à la papauté. Comment s’en étonner quand on considère la fortune et le pouvoir que l’église Romaine s’est bâti sur des siècles d’obscurantisme obstiné et d’intolérance, les guerres de religion, les croisades, l’évangélisation, le culte des Saints, la persécution puis l’extermination des Cathares, toute cette corruption, cette hystérie religieuse qui nous font plus penser aux chapitres 17 et 18 de l’Apocalypse où est décrite la chute de la Grande Prostituée et de Babylone qu’au paradis sur terre !

Mais que représentent donc ces manuscrits, quand ont-ils été écrits et que nous apprennent-ils ? Mais surtout, pourquoi n’en avions nous jamais entendu parlé ? Censure ? Cela ne fait plus guère de doute aujourd’hui quand on connaît les pratiques de l’église décrites plus haut, le remaniement des textes pour coller au plus prêt à la tradition et à la voie prise par le concile de Nicée. Nous avons là, les manuscrits de Qumrâm dits « de la Mer Morte » 900 textes bibliques écrits en Hébreux, ceux de Nag Hammadi, ensemble de 13 codex en papyrus écrits en copte aux environ du IVème siècle, qui comportent entre autre les évangiles de Thomas, de Philippe, La Sagesse de Jésus Chris et enfin le codex Tchacos (du nom de sa propriétaire) qui renferme lui l’évangile de Judas. Les manuscrits ont été rédigé entre -100 et 300 ap. JC. On peut facilement imaginer qu’ils ont été dissimulés dans des grottes à cette période pour échapper à la destruction par l’église de Paul et Barnabé qui se mettait en place à Antioche puis à celle encore plus officielle est répressive de Rome avant et après 325.

Le malheur a voulu que les manuscrits retrouvés à Qumrâm passent d’abord dans les mains du Vatican qui les a retenus pendant près de 50 ans (cf. La Bible confisquée, de Michael Baigent et Richard Leigh, 1992). Lorsque des chercheurs tentaient de les consulter ils essuyaient une fin de non recevoir ou on ne leur laissait consulter que des extraits soigneusement triés sur le volet. Et quand enfin les textes deviennent accessibles à la communauté internationale on s’aperçoit qu’il y manque beaucoup de pages. Certes le temps (plus de 20 siècles parfois) a fait son œuvre dévastatrice mais quand même. L’évangile de Marie Madeleine fait partie des pièces rapportées aux manuscrits de Nag Hammadi publié en 1955. Dans cet évangile il manque les pages 1 à 6 et 11 à 14. Sans être particulièrement paranoïaque on peut se demander si ceci est bien accidentel et l’œuvre du temps. Or si le doute s’installe ici pour un texte d’à peine 19 pages, que pouvons-nous penser des autres qui en contiennent des milliers ?

Et qui était donc chargé de ces manuscrits ? Le préfet de la commission et chef de la puissante Congrégation pour la doctrine de la foi. Cette Congrégation n’est autre que l’héritière du Saint Office de 1542 qu’on appelait auparavant Sainte Inquisition… et qui était à sa tête ? Monseigneur le cardinal Joseph Ratzinger, qui est aujourd’hui le Pape Benoît XVI. Autant dire qu’on n’est pas prêt de connaître toute la vérité sur ce qui s’est réellement passé !

Parmi les manuscrits mis à jour ces dernières années, il en est un qui retient toute notre attention, c’est le codex dit de Tchacos qui livre lui totalement ses secrets ou presque puisque le manuscrit original a été sérieusement endommagé par ses différents détenteurs, (voir « l’Evangile de Judas » chez Flammarion, 2006) et sans censure. Tant mieux car c’est sans doute l’un des plus important puisqu’il renferme entre autre l’évangile de Judas, le traître, le maudit, celui par qui le scandale de la crucifixion est arrivé et qui pourtant dans cet évangile est présenté comme l’élu de Jésus, rien de moins. Ces textes sont avérés et authentifiés. Du reste Irénée de Lyon évoque l’évangile de Judas dans son « Contre les Hérésies » écrit aux environ de l’an 180. Il est raisonnable de penser qu’à cette époque tous ce écrits circulaient donc librement, mais hélas plus pour longtemps… et qu’ils furent purement et simplement détruits en raison de leur caractère jugé hérétique. Judas réhabilité, quelle révolution ! Et pourtant lisons entre les lignes quand Jésus dit : « Celui qui est le plus petit d’entre vous tous, voilà le plus grand » (Luc 9-48), « malheureux celui par qui le Fils de l’Homme est livré » (Marc, 14-21), « recevoir celui que j’enverrai c’est me recevoir moi même » (Jean, 13-20) or c’est lui qui envoie Judas : « Ce que tu as à faire, fais le vite » (Jean, 13-27), Judas est donc le dernier des apôtres. « Mais toi, tu les surpasseras tous (les apôtres) ! Car tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle ! » (Judas, 56), « L’étoile qui est en tête de leur cortège est ton étoile » (Judas, 57). Judas qui sacrifiera aussi sa propre « enveloppe charnelle » puisqu’il se pendra après avoir livré Jésus aux scribes. « Quand le Sage a accompli son œuvre, il se retire » (Tao Te King, 9).

L’attitude de l’église n’a fait qu’entretenir la suspicion au sujet des manuscrits et de leur manipulation éventuelle. Et à quel prix pour celle qui tremble de voir le trésor de la vérité éclater au grand jour après l’avoir jalousement gardée ou travestie. « Pourquoi est-ce que le propriétaire de 10 000 chariots est hautain et dédaigne le monde entier ? Le dédain détruit l’âme. Et l’absence de calme mène à la perte de la Fondation » (Tao Te King, 26). « Quand les lois et les répressions deviennent trop strictes, alors le nombre des personnes mécontentes et en opposition s’accroît » (Tao Te King, 57). Tous ces évènements rapportés et mis ensemble font de l’église catholique une grande menteuse manipulatrice des fidèles qui promet un paradis après la mort alors qu’il est à notre portée ici et maintenant. « La grande Voie est toute simple mais le peuple préfère les sentiers » (Tao Te King, 53).

Non tout ceci ne sonne pas le glas de l’église qu’on dit déjà moribonde depuis quelques décennies mais la bête est difficile à tuer ! Et l’Opus Dei veille. Quels secrets retient encore le Vatican dans ses murs ? Qu’il livre enfin ces secrets à l’humanité qui la mérite et la réclame, et qu’il se méfie de la conscience des hommes qui sont déjà en train de reconstruire leur histoire et de comprendre la véritable et profonde nature de Dieu trop longtemps étouffée et masquée par des siècles d’obscurantisme.

 

Hervé Buschard.


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180 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 24 décembre 2010 13:50

    Dommage que ce texte commence par « Il ne fait aucun doute pour personne... ». Et bien si, puisque même l’existence de Jésus est mise en doute par les historiens. Rappelons nous que nous sommes dans le domaine des croyances.
    Je trouve intéressant votre rappel des différents mythes, il me semble qu’il y en a d’autres, qui reproduisent la même « histoire » au fil des temps. Cela doit faire réfléchir.
    Pour ma part, je trouve que les différentes libres, chrétiens et autres, sont ... de belles histoires dignes d’Alice au pays des Merveilles. Il faut ce qu’il faut pour attirer le quidam...
    Pour le reste, ce n’est pas parce qu’une structure, l’église, est malhonnète et manipulatrice, qu’elle ne cherche qu’à conforter son existence et son influence, que cela doit limiter ceux qui cherchent à éveiller cette étincelle qui est ... au plus profond d’eux.


    • Hervé Buschard Hervé Buschard 24 décembre 2010 14:22

      Merci pour votre commentaire. Je voudrais juste préciser que même ceux qui ne croient pas en l’existence réelle de Jésus peuvent se référer au textes et en conclure que le personnage dont on parle était un rebelle. Vous n’êtes pas d’accord ?

      J’ajoute que je rejoins complètement votre opinion selon laquelle l’étincelle divine est en chacun de nous.

    • Alpo47 Alpo47 24 décembre 2010 14:39

      Merci de votre réponse et félicitations pour votre travail de recherche et d’analyse.
      Pour ma part, je ne sais pas si Jésus à existé ou pas, je n’ai pas d’opinion et je trouve que ça n’a aucune importance. Seul doit importer l’éventuel message et ce qu’il peut apporter (?) à l’humanité.
      Et pour répondre à votre question, j’aurais du mal à supposer une qualité quelconque (pour moi, être un rebelle est une qualité) à quelqu’un dont je ne crois pas qu’il ait existé.
      Enfin, mon doigt a glissé dans le premier commentaire, lire « différents livres ».


    • Alpo47 Alpo47 24 décembre 2010 16:49

      Ma parole, Navis ... mais on croirait vraiment que vous y étiez. Pour en parler avec autant d’autorité et de certitudes, il faut forcément que vous l’ayez vécu ??? Formidable !
      Et dites nous donc encore : Qu’est ce qu’il aimait prendre au petit déjeuner ?
      Bon, allez, je ne me moque pas, mais on voit bien combien les croyances de chacun de nous, modifient « l’histoire »...


    • Hervé Buschard Hervé Buschard 24 décembre 2010 18:12

      Cher Navis,

      Tout cela est très intéressant mais de là à faire de Jésus un dieu et à fonder une église sur lui... Et pourtant ça a marché !

    • Abou Antoun Abou Antoun 24 décembre 2010 19:53

      C’est exactement le point de vue d’Holbach.


    • Castel Castel 24 décembre 2010 23:21

      Et bien si, puisque même l’existence de Jésus est mise en doute par les historiens. Rappelons nous que nous sommes dans le domaine des croyances.

      Je ne veux pas vexer, mais je trouve qu’il n’y a rien de plus inutile de douter de l’existence de Jésus. Non pas que l’on est certain qu’il est existé ou non, mais que tout simplement, l’hypothèse de son existence dans un monde comme le notre est intéressante, d’un point de vue sociologique, psychologique, philosophique etc....
      S’il n’a pas existé, à part de prendre nos ancêtres pour des illuminés, ça n’amène à aucun résultat.


    • Furax Furax 25 décembre 2010 11:34

      L’armée romaine, qui voulait combattre l’influence chrétienne, a introduit dans le culte de Mithra la résurrection au troisième jour au DEUXIEME SIECLE après JC.
      Quant à Horus :

      Sur de nombreux sites web on trouve cette liste de points communs visant à démontrer que Jésus n’est qu’un personnage mythique inspiré du dieu égyptien Horus :

      • Horus a dit : « Moi et mon Père sommes un ».

      • Il est né d’une vierge le 25 décembre dans une grotte ou une crêche, sa naissance étant annoncée

      par une étoile à l’Est et attendue par trois hommes sages.

      • Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.

      • Il a eu 12 disciples.

      • Il accomplit des miracles et éleva un homme, El Azarus, d’entre les morts.

      • Il marcha sur l’eau.

      • Il fut transfiguré sur la Montagne.

      • Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.

      • Il était aussi « la Voie, la Vérité, la Lumière, le Messie, le fils oint de Dieu, le Fils de l’Homme, le Bon Berger, l’Agneau de Dieu, la Parole », etc.

      • Il était « le Pêcheur » et était associé à l’Agneau, au Poisson (« Ichthys »)

      • Son épithète personnelle était « Iusa, » « le fils éternel du »Père.« 

      • Il s’appelait »le KRST,« ou »Oint,"
      Il semble que cette théorie a été inventée par Gerald Massey (1828-1927) puis développée par Acharya.

      Mais que vaut-elle ???


      • Horus est né d’une vierge le 25 décembre dans une grotte ou une crêche, sa naissance étant annoncée par une étoile à l’Est et attendue par trois sages.

      >>>> Il n’est écrit nulle part d’Isis ait été vierge. Des peintures la représentent même, sous forme d’un faucon, planant au dessus du phallus érigé de son mari Osiris lors de la conception d’Horus.

      La date du 25 décembre n’a pas de sens dans le calendrier égyptien car celui-ci utilise une « année vague » qui se décale lentement par rapport aux saisons (car le système des années bissextiles n’était pas utilisé).
      Même si on utilise le calendrier agricole théorique, qui commencait avec le lever héliaque de l’étoile Sothis (Sirius) le 19 Juillet, cela ne correspond pas : Il est écrit qu’Horus est né le 31ème jour du mois de Khoiak, ce qui doit correspondre au 16 novembre.
      De plus nulle part il n’est écrit non plus dans la Bible que Jésus est né un 25 décembre.

      Les textes égyptiens disent qu’Horus n’est né ni dans une grotte ni dans une crêche mais dans un marais, au milieu des roseaux.

      On ne retrouve aucun texte égyptien, à ma connaissance, qui parle de trois sages et d’une étoile lors de la naissance d’Horus. D’ailleurs il n’est écrit nulle part dans la Bible que les « rois-mages » étaient au nombre de trois. Les chrétiens orthodoxes prétendent même qu’ils étaient 12.


      • Il enseignait à des enfants au Temple et fut baptisé à l’âge de trente ans.

      >>>>>> Le baptème n’existait pas chez les Égyptiens. Et aucun texte égyptien, à ma connaissance, ne dit donc qu’Horus a été baptisé.
      Acharaya prétend que son baptiseur était ANUP. Ce nom n’est autre que celui du dieu ANUBIS, et nulle part il n’a jamais été écrit que celui-ci avait baptisé Horus. Par contre ANUBIS avait momifié Osiris, le père d’Horus, ce qui est une toute autre chose.


      • Il a eu 12 disciples.

      >>>>>>>Aucun texte égyptien, à ma connaissance, ne dit qu’Horus avait 12 disciples.
      On trouve seulement des références à quatre HERU-SHEMSUs (« suivants d’Horus »), à 16 adeptes humains, et à un nombre inconnu de MESNIUs / MESNITUs (« forgerons ») qui l’ont suivi dans ses batailles.


      • Il accomplit des miracles et éleva un homme, El Azarus , d’entre les morts.

      >>>>>>> De nombreux autres dieux ont fait des miracles.
      En tout cas « EL AZARUS » n’est pas du tout un nom égyptien. Le préfixe semble arabe et le suffixe semble latin. Si ce nom désigne OSIRIS, le nom égyptien de celui-ci n’est pas EL_AZARUS mais ASAR ou OUSIR (ce qui est bien plus éloigné de Lazare). En outre ce n’est pas du tout Horus mais Isis qui a ressuscité Osiris.


      • Il marcha sur l’eau.

      >>>>>>> Aucun texte égyptien, à ma connaissance, ne dit qu’Horus a marché sur l’eau. Il est juste dit que lui et Seth se sont transformés en hippopotame et qu’ils sont restés trois moins au fond de l’eau.


      • Il fut transfiguré sur la Montagne.

      >>>>>>> Aucun texte égyptien, à ma connaissance, ne dit qu’Horus a été transfiguré sur une montagne.
      Il est juste écrit qu’il décapita sa mère Isis, la prit dans ses bras et escalada une montagne, où Isis se transforma en une statue de silex. Et il est écrit aussi que Thoth ou Hathor a soigné les yeux d’Horus (crevés par Seth) en haut de cette montagne.


      • Il a été enterré dans un tombeau et a été ressuscité.

      >>>>>>> Aucun texte égyptien, à ma connaissance, ne dit qu’Horus a été enterré dans un tombeau et ressuscité. Il est juste raconté que le dieu Thoth l’a guéri d’une piqûre de scorpion.
      C’est son père Osiris qui a été ressuscité, trés brièvement, par Isis

    • dom y loulou dom y loulou 25 décembre 2010 14:44

      le commentaire de C.Navis est éloquent pour contredire que « La vie de Jésus, sa chronologie, ce qu’il a réellement accompli restera à jamais un mystère enfoui sous le poids des siècles »

      et , encore une fois, à la mystification vient se heurter les données répertoriées par l’Histoire

      plutôt qu’on veuille continuer à coller à ISA un nom hébreux et non-seulement l’avoir crucifié, mais lui voler son identité et gommer finalement la LARGEUR de son parcours hors du commun

      car on peut bien mystifier sur son enfance ou sur l’accolage des divinités solaires telles Mythra sur son identité réelle, comme zeitgeist entre autres ont soulevé, les trois rois mages sont la ceinture d’Orion pointant sur nos jours de Noël, les trois jours de solstice d’hiver où le soleil se lève sur le même point avant de « ressusciter ». Soit es trois mages autant que les trois jours avant la résurrection de la conscience solaire, ce que veut bien dire Cristos.

      Mais le Coran appelle Jesus Isa ... on ne se pose pas trop la question de pourquoi, les fanatiques anti-islam se contenteront de jeter l’anathème pour cacher encore un de leurs crimes de mémoire supplémentaire ou inversement de faire une effort de cogitation. Selon les fanatiques le cerveau est toujours en trop, mais d’avoir fait de Isa un hébreu du nom de Yeshoua est ...

      égal à avoir gommé la vie de Isa l’égyptien, vous suivez ?

      car il a une histoire qui est connue... et je ne vous parle pas du conte de Noël fait pour remplacer les fêtes du solstice qui permettait de prendre conscience de l’humilité nécessaire face aux grands ordres cosmiques

      bien sûr risque-t-on, d’hab.com, de se mettre tous les lobotomisés à dos, c’est à dire ceux qui s’accrochent à des images d’Epinal et des contes de fées comme à une bouée de sauvetage au lieu de s’appuyer sur leur coeur, ce qui est l’essence de l’enseignement du Christ

      autant aura-t-il voulu affirmer, toujours de nouveau, qu’il n’était qu’un aom comme les autres ou du moins ce que l’aom pouvait devenir, s’éveiller à sa propre nature autant d’autres auront utilisé son parcours pour REAFFIRMER ENCORE LEUR INDECROTTABLE MANIE DE SE PERSUADER QU’ILS POURRAIENT ETRE DES DIEUX (ne comprennent vraiment jamais rien ceux-là)

      mais si l’on apprend que Jesus était Césarion, fils de Jules et de Cleopatre, étrange héritier de deux empires que les ennemis de Jules, dont Octave par qui Cleopatre craindra pour la vie de Cesarion, forcément puisqu’il était le direct hériter, elle l’envoie en Asie sous le nom de Isu afin qu’il voyage incognito.

      alors une traversée de désert avec un couple auquel le garçon se voit confié, l’architecte royal et sa femme, les meilleurs amis de Cleopatre, symbolisés par le charpentier et sa femme très sainte...

      et un monastère bouddhiste dans l’Himalaya qui répertoria EXACTEMENT autour de ces dates la présence sur plusieurs années d’un jeune homme venant de mésopotamie connu sous le nom de Isa

      ...

      voilà

      maintenant ya plus qu’à redessiner les passages manquants et on comprend pourquoi le Christ s’appelle Isa dans le Coran, parce que le coran est resté plus authentique.vis-à-vis de l’éveillé qui revint d’Asie parce qu’il se savait l’héritier de deux empires

      et parce que le concile de Nicée ne put le réécrire comme ils le firent avec la bible

      On entendant sa véritable origine, égyptienne et d’un garçon qui passa donc son enfance à entendre qu’il était le « roi des rois » terme attribué aux pharaons

      on comprend dès lors mieux pourquoi il accepte ce scénario horripilant qui l’attend

      il veut reconquérir par son âme l’empire

      et y réussit très bien

      mais une clique, toujours les mêmes, ne supportant pas de recevoir des leçons de la sagesse de l’eau qui nous parcourt tous, s’est permise de s’approprier le personnage après l’avoir piétiné , malmené, pressurisé jusqu’à la mort et finalement torturé et mis à mort

      ou alors, puisqu’on sait que Isa ne resta que six heures sur la croix, que sa mise à mort aurait pu être une mise en scène afin de mystifier complètement les gens de son époque

      on ne peut l’exclure venant de la famille des pharaons Hyksos dont était encore Cleopatre !!

      l’histoire de Cesarion qui se fait rebaptiser Isu est historique, écrite en hiéroglyphes égyptiens, sa présence dans l’Himalaya puis en Inde est répertoriée, mise par écrit, une trace tangible.

      http://reluctant-messenger.com/issa.htm

      ... le concile de Nicée avec ses multiples forfaits contre les textes des anciens (éradication de plus de la moitié de la bible en jetant les textes dits « apocryphes », s’érigea donc en dieu suprême pour décider de quelles sagesses étaient vraies et lesquelles fausses.

      en gros le concile a fait comme si on prenait le Yi King chinois et qu’on l’amputait de deux tiers de sa teneur. Sûr qu’on sera dépendants de bons docteurs de la foi (armés de fouets et de canons) pour expliquer ce qui est devenu difficilement compréhensible puisqu’on on enlève les textes essentiels, tous ceux qui amènent à COMPRENDRE L’ETAT D’ESPRIT DE LA CHRETIENTE

      un petit exemple

      la très sainte et très vertueuse inquisition pédophile de Torquemada n’aurait JAMAIS pu avoir lieu si seulement cette phrase des révélations d’Edras n’avait été gommée

      il se trouva devant Dieu après avoir visité les enfers qu’un ange lui fait parcourir et où il n’y a QUE des gens ayant accompli de bonnes et belles oeuvres qui se font torturer par... des anges...

      un texte digne de Dostoïevski !!!) 

      il lui demande de quoi sera fait le jugement dernier... et Dieu lui répond :

      - Par un tribunal qui prend pitié.

      méditons...

      mon dieu comme cela doit être fatigant de tenir tous ces échafaudages de mensonges pour prouver constamment leur supériorité...

      ...

      joyeux solstice d’hiver  ;)


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 décembre 2010 17:31

      @ Furax
      Vous faites bien de poster cette mise au point.
      J’ai cherché en vain sur le web des sources dignes de confiance permettant un rapprochement entre la légende d’Horus et celle du Christ (cf Zeitengeist). Tout cela est pure fiction, totale invention, et discrédite les œuvres prenant cela pour point de départ.


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 décembre 2010 17:37

      Paul de Tarse EST Saint Paul
      Michel Onfray ne dirait pas le contraire.


    • Abou Antoun Abou Antoun 25 décembre 2010 17:40

      @ dom y loulou
      Vous semblez avoir le talent de Dan Brown.
      A quand votre ’Da Vinci Code’ ?


    • Abou Antoun Abou Antoun 26 décembre 2010 19:05

      @ Barre_de_rire
      Je ne me souviens pas m’être adressé à vous de sorte qu’il m’est difficile de savoir de quelle obsucrité il s’agit .


    • Abou Antoun Abou Antoun 26 décembre 2010 19:17

      @Barre_de_rire,
      Excusez moi, je relis le fil et je pense que c’est mon intervention (venant à l’appui de la vôtre) et concernant Paul de Tarse qui est en cause.
      Paul de Tarse est bien en effet ’Saint’ Paul, mais il va de soi que pour Michel Onfray dans son traité d’athéologie, qui ne reconnait à personne la qualité de ’saint’, il est du début à la fin ’Paul de Tarse’, et l’auteur ne le ménage pas ...
      Aucune ironie donc dans mon intervention, je ne fais qu’acquiescer.
      Les choses sont claires, maintenant ?


    • Hervé Buschard Hervé Buschard 27 décembre 2010 11:08

      @Furax
      « Aucun texte égyptien, à ma connaissance »
      Vous répétez cela trop souvent pour qu’on prenne ce que vous dites au sérieux... votre « connaissance » est-elle donc une référence ? 
      Quoi qu’il en soit il n’en reste pas moins que le mythe du Christ N’EST PAS NOUVEAU et qu’il a été plus ou moins inspiré par d’autres mythes ici ou là, une miette par ci, une miette par là, qu’importe que ce soit celui d’Horus ou d’autre, vous n’êtes pas d’accord ? 
      Vous pourriez écrire un commentaire de 20 pages ça ne changerait pas le problème : pourquoi l’église a-t-elle été si peu empressée à nous livrer la traduction des manuscrits de la Mer Morte et pourquoi a-t-il fallu 1700 pour retrouver la trace de certains écrits ? Est-il concevable que le seul évangile de Judas qui ait été écrit soit celui qu’on a retrouvé à Minieh ? Le simple fait qu’Irénée en parle en 180 pour le qualifier d’hérétique prouve qu’il y a eu au moins une autre copie. Alors ou est-elle passée ? Et pourquoi après lui plus personne n’en parle ? 
      Tous les manuscrits retrouvés au XXème siècles remettent en question l’église catholique et ça, ça dérange ! J’en veux pour preuve l’agitation de certains qui tente de noyer le poisson en écrivant des milliers de pages sans répondre à la question fondamentale de la nature réelle de Dieu.

    • Furax Furax 27 décembre 2010 11:58

      « Vous pourriez écrire un commentaire de vingt pages, ça ne changerait pas le problème »
      Excusez moi mais c’est vous qui n’êtes pas très sérieux. A ceux qui négigent de vous répondre longuement vous faites part de votre indignation, contre ceux qui prennent le temps de le faire vous vous insurgez.
      Et si la vie du Christ n’était pas un mythe tout simplement ?

      Quant à la nature de Dieu, je suis désollé de vous le confirmer, il s’écrira encore des milliers et des milliers de pages !


    • Hervé Buschard Hervé Buschard 27 décembre 2010 12:14

      @Furax
      « A ceux qui négigent de vous répondre longuement vous faites part de votre indignation, contre ceux qui prennent le temps de le faire vous vous insurgez. » 
      Vous avez raison. 
      Je me suis peut-être mal exprimé...
      Je voulais dire que Horus n’était pas le sujet...
      Pour ce qui est des pages d’écriture encore à écrire je suis aussi d’accord avec vous... et nous y participons vous et moi !
      Pardons donc de vous avoir offensé car après tout il est vrai que vous mettez du coeur et de la sérénité à me répondre, ce qui n’est pas le cas de certains qui s’emportent et dérivent parfois...
      Mais bon, ne croyez-vous pas que nous nous égarons vraiment, mais alors vraiment de la vraie question avec toutes ces phrases ? Toute cette littérature ! Pardon de citer encore Lao Tseu mais c’est vrai que « La grande Voie est toute simple mais le peuple préfère les sentiers »... Il est vrai qu’il y a beaucoup de monde égaré sur ces sentiers !

    • Furax Furax 27 décembre 2010 14:07

      A bientôt, sur ce site ou un autre forum !


    • hpspt 24 décembre 2010 14:05

      Pourquoi fête-t-on la naissance de Jésus à Noël ?

      (La Bible indique d’ailleurs que Jésus n’est pas né en hiver...)
      Parce que Jésus, c’est comme le Père Noël (on y croit ou pas) mais en moins rigolo...

      A propose des Esséniens, si Jésus avait pris contact avec les ésséniens, pourquoi, dans les innombrables manuscrits écrits pas les ésséniens, dans la région du supposé Jésus, et à son époque, il n’y a rien mais alors rien du tout sur lui ?

      C’est d’ailleurs bizarre ce vide : voici une liste des écrivains et historiens du temps de Jésus et qui n’en ont jamais entendu parler :
      Philon, Valerius Maximus (-14 à 37), Pline L’Ancien (23 à 79), Silius Italicus (25 à 100), Perse (34 à 62), Lucain (39 à 65), Dion Chrysostome (40 à 120), Stace (40 à 95), Martial (40 à 104), Sénèque (-4 à 65), Juvénal (65 à 128), Tacite (55 à 120), Pline le Jeune (61 à 114), Suétone (70 à 140), Valerius Flaccus (70 à 100), Plutarque de Chéronée (45 à 125), Pétrone (mort en 65), Quintilien (30 à 96), Apulée (125 à 180), Don Cassius, Pausanias, Juste de Tibériade etc. .. 

      Et une liste de ceux qui l’on cité : 

      (Ben oui, elle est vide : personne n’en a jamais entendu parler)

      Bizarre ? non ?

      • Hervé Buschard Hervé Buschard 24 décembre 2010 14:30

        Si Jésus a réellement séjourné chez les Esséniens il n’avait pas encore la renommée qu’il a aujourd’hui ! Il était un homme comme les autres qui a pu recevoir leur enseignement. 

        La renommée de Jésus s’est construite bien plus tard, à partir du 4ème siècle. 

      • edouard 24 décembre 2010 15:30

        Hélas pous vous un grand contemporain en a entendu parlé : Flavius Josèphe....


      • Cocasse cocasse 24 décembre 2010 16:01

        Parce que Jésus, c’est comme le Père Noël (on y croit ou pas) mais en moins rigolo

        C’est vrai qu’un mec qui descendrai dans la cheminée, avec des marques de tortures corporelles, une couronne d’épines ensanglantée, des clous plantés partout et une croix derrière, ça pourrait faire peur aux gamins....
         smiley


      • hpspt 24 décembre 2010 17:49

        A propos de Flavius Josèphe
        Né en 37 à Jérusalem, Ben Mathithiau dit Flavius Josèphe est un historien juif du coté des romains. Il est l’auteur de « Guerre Juive » dans lequel il ne mentionne pas JC et de « Les Antiquités juives » vers +95 en vingt livres. Au chapitre XVIII apparaît un bref passage relatif à Jésus connu sous le nom de Testimonium Flavianum. Cependant, il ne fait aucun doute aujourd’hui que ce passage constitue, sinon dans sa totalité, au moins partiellement , une interpolation due à une main pieuse (L’Église elle-même le reconnaît), effectuée au IVe siècle par Ambroise de Milan sous le nom d’Egesippo ou d’Eusèbe de Césarée « le faussaire » (L’âme damnée de l’empereur Constantin). On voit d’ailleurs mal comment un juif pourrait parler d’un « messie »


      • Massaliote 27 décembre 2010 10:29

        « On voit d’ailleurs mal comment un juif pourrait parler d’un »messie«  » ??? Les juifs attendent toujours le Messie.


      • Shaytan666 Shaytan666 27 décembre 2010 10:43

        @Massaliote
        Et non tous les Juifs n’attendent pas le messie, certains reconnaissent Jésus, ce sont les Juifs messianiques.
        Ils ne sont pas une majorité loin de là mais ils existent.


      • Deneb Deneb 24 décembre 2010 14:28

        Les, évangiles, les apocryphes ... ce ne sont que des écrits de l’époque où les quelques très rares personnes qui savaient lire et écrire n’étaient ni les plus pertinentes, ni les plus intelligentes, mais plutôt les plus riches. On n’y trouvera certainement bien moins de sagesse que dans les écrits plus récents, lorsque l’écriture s’est démocratisée.
        Par contre, je vois une autre chose dans cette époque. On dit que les meurs débridés ont été la cause de la décadence de l’Empire Romain. Pourtant, le christianisme, la religion de l’Empire à sa fin, compte aujourd’hui encore des milliards de devots. La langue de la Science, c’est le Latin et l’on puise nos idées philosophiques dans les écrits des Romains. Alors, mort l’Empire Romain ? C’est au contraire le seul régime qui dure depuis plus de 2 millénaires. Tous les chrétiens sont ses citoyens. Finalement, leur décadence débridée si décriée leur a plutôt bien reussi.


        • Dzan 25 décembre 2010 10:54

          Pire même
          Les évangiles, furent écrits 300 ans après la mort supposée de Jésus ( on ne sait mêm pas quel mois il est né), c’est le pape Libère (!) qui décida du 25 décembre, en se basant sur les fêtes païennes du Solstice d’hiver !

          Ils furent ensuite traduits de l’Araméen ancien, en Grec, puis en Latin, par des moines copistes, à peine lettrés, qui, quand une phrase leur posait problème, l’arrangeaient à leur façon.

          Que Jésus ait existé, peut-ètre, mais la suite.....


        • dom y loulou dom y loulou 25 décembre 2010 14:51

          lol presque une blague là Deneb, non ?


        • Hervé Buschard Hervé Buschard 24 décembre 2010 14:34

          Merci pour votre commentaire. Vous n’avez pas tort quand vous dites « Finalement, leur décadence débridée si décriée leur a plutôt bien réussi ». Mais cela ne signifie pas que l’église Romaine est dans le vrai...


          • Deneb Deneb 24 décembre 2010 14:54

            Hervé : « Mais cela ne signifie pas que l’église Romaine est dans le vrai... »

            Non, elle s’est juste trouvé la religion officielle d’un régime qui y est réfugié ses idées pour les protéger des invasions. Une succès-story millénaire !


          • Emmanuel38 25 décembre 2010 14:28


            Ne dit-on pas qu’une religion, c’est une secte qui a réussi ?


          • dom y loulou dom y loulou 25 décembre 2010 15:08

            en pleins travaux monumentaux de « scier la branche sur laquelle on est assis » la superbe succès-story millénaire lololol

            par contre la civilisation anunaki qui dura ses 140’000 ans et couvrit toute la planète, jusqu’à l’ignoble rebellion des déchus à babylone qui n’amena aux aom que dégénerescence, violence et esclavage ça vous dit quoi ?

            love story universelle ou « le loft » romain ... ou encore koh lanta aborigène ?

            arrêtez la télé Deneb, elle vous fait du mal  ;)


          • Deneb Deneb 25 décembre 2010 16:44

            tiens, un soucoupiste.


          • Loatse Loatse 25 décembre 2010 19:24

            PTDR voilà, attendons 2012 pour etre enlevés dans les airs (comme l’enseignent les evangélistes), mais par des extra terrestres.. (coucou raël)/// Les annunakis qui venaient puiser sur terre l’or de notre planète pour protéger leur atmosphère contre... euh, je ne sais plus quoi.. 

            Issa-jésus-Yeshoua, là dedans fils d’un charpentier qui n’était plus charpentier se retrouve fils de dignitaire egyptien routard...

            Heureusement que Paul de tarse qui n’est plus saint (?) veillait au grain

            AUM


          • dupont dupont 24 décembre 2010 14:37

            Mon Dieu, quelle satisfaction de vivre dans une sociéte où l’on peut se livrer à l’exégèse d’une religion sans risquer sa vie au motif de blasphème, pourvu que ça dure.
            Cet article me rappelle, en condensé, l’excellent roman « l’ homme qui devint Dieu » de... (qu’il me pardonne j’ai mangé son nom).
            Alors Jésus, un rebelle ? Peut-être mais avant tout, un visionnaire, un Grand Homme. Le plus Grand, mais c’est un avis personnel.
            Jésus, Dieu ? Est-ce là le plus important ?


            • Hervé Buschard Hervé Buschard 24 décembre 2010 14:42

              Merci pour votre commentaire. 

              L’auteur dont le nom vous échappe est Gérald Messadié.
              Son livre « L’homme qui devint Dieu » est en effet un excellent livre mais qui ne remet pas en cause le christianisme.
              Le plus important c’est que déifier et prier Jésus c’est regarder le doigt qui vous montre la lune, à savoir son Père...

            • Shaytan666 Shaytan666 24 décembre 2010 15:18

              Pour bien comprendre le livre de G. Messadié « L’homme qui devint Dieu » il faut absolument lire le suivant « Les sources ».
              Que se soit Merssadié, Renan et bien d’autres, leurs livres ne sont jamais que des sujets de réflexion personnel et qui bien sûr n’apporte jamais la moindre preuve de l’existence de Jésus dit de Nazareth ou plutôt le Nazaréen.
              Voici à mon avis quelques thèses qui décrivent bien les différentes théories sur l’existence de Jésus.

              * La thèse traditionaliste : pour la frange conservatrice des catholiques et les intégristes, tout ce qui est consigné dans les Évangiles est absolument authentique. Ces récits sont de parfaits documents historiques, rédigés par des témoins directs, inspirés par le Saint Esprit. Les contradictions que l’on y découvre ne sont qu’apparentes. Cette thèse fait de nos jours un retour en force, avec les publications à prétention scientifique de chercheurs chrétiens tels que Thiede.

              * La thèse séculariste : le Jésus dépeint dans les Évangiles ressemble de près au Jésus ayant existé au Ier siècle de notre ère, mais certains détails plus ou moins légendaires ont été ajoutés (naissance virginale, certaines paraboles, les miracles etc. - selon l’optique des auteurs, la Résurrection fait ou non partie de ces détails). C’est la thèse prédominante aujourd’hui (Stanton, Duquesne,...). Elle est consignée dans les manuels scolaires.

              * La thèse cryptique : Jésus a existé, mais il n’a pas du tout été l’homme représenté par les évangélistes. Selon les interprétations, il a été un révolutionnaire, un Juif millénariste, un sicaire, un zélote etc. Un tel point de vue a été partagé par l’ex-abbé Turmel, Eisler, Rougier,...

              * La thèse minimaliste : Jésus a existé, mais on ne peut avec certitude le dépeindre tel qu’il était, ni décrire ce qu’il a accompli, car le mythe a entièrement recouvert le personnage. C’est l’option choisie par Loisy et Guignebert.

              * La thèse mythiste  : Jésus n’a pas existé. Aucun document probant n’atteste son existence. Les diverses interprétations des historicistes, additionnant les conjectures, ne font que compliquer le problème. De nombreux indices portent à croire que Jésus n’est qu’un mythe au même titre que Mithra ou Apollon. Qu’il est le fruit d’une élaboration théologique tardive. Ce courant a été dominé par les travaux de Couchoud, Alfaric, Las Vergnas, Fau, Ory.


            • Deneb Deneb 24 décembre 2010 16:36

              shaytan : vous auriez pu avoir la décence de citer les sources - le cercle zetetique . Vilain, va !


            • Shaytan666 Shaytan666 24 décembre 2010 18:26

              Oups ! Toutes mes excuses mon bon « péché »  smiley j’ai effectivement oublié de mettre le lien !
              Pas sur la tête svp  smiley


            • Shaytan666 Shaytan666 24 décembre 2010 18:35

              Décidément c’est pas mon jour  smiley voici donc ce fameux lien !

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