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Accueil du site > Actualités > Religions > L’esclavage en Islam : Le texte du contexte

L’esclavage en Islam : Le texte du contexte

A l’égard de l’esclavage en Islam, il convient de comprendre le texte et le contexte. Ainsi il y a :

- ce que l’on ne veut pas dire à savoir quel’esclavage est mentionné dans le texte du Coran. Et nous allons le montrer dans les lignes qui suivent.L’esclavage est dans le texte du contexte (I) ,

- ce qu’on oublie de dire c’est que le texte sacré s’inscrit dans lecontexte,il ne se comprend pas autrement : l’Islam a décrié l’esclavage, l’a combattu en adoptant une approche progressive pour son élimination. L’esclavage est dans le contexte du texte (II)

et ce que l’on doit dire c’est qu’il y a une mauvaise volonté sinon une mauvaise foi dans le traitement de l’esclavage par ceux-là mêmes qui sont sensé contribuer à l’élimination de l’esclavage parce qu’ils n’ont pas compris l’essence même du message divin, le Coran, ni dans son contexte historique ni dans sa finalité humaine.Ils maintiennent l’esclavage dans le texte et dans le contexte (III).

 

Aussi la démonstration est la suivante :

PUISQUE l’esclavage est dans le contexte du texte ( esclavage préexistant et contemporain au texte sacré, le Coran)

FORCEMENT l’esclavage est dans le texte du contexte (le coran régit l’esclavage puisqu’il existait dans le contexte de sa révélation.),

DONC l’esclavage dans le texte ne se justifie que par son contexte (l’esclavage cité dans le Coran est combattu dans son contexte historique),

CONCLUSION : Dans le contexte d’aujourd’hui, l’esclavage est condamnable par le texte et le contexte.

 

I- Ce que l’on ne veut pas dire : l’esclavage est dans le texte du contexte

Pourquoi aller chercher chez les jurisconsultes et les Oulémas ce qui dans la source principale est clair comme l’eau de source : l’esclavage est mentionné dans le Coran. Il ne fait pas de doute et nul ne pourra nous contredire là-dessus : l’esclavage est fortement décrié en Islam mais l’esclavagiste peut disposer de son esclave. L’Islam a, cependant, soumis cette disposition à des règles précises.

Dans le Coran, l’esclave est une propriété de celui qui le possède. Dieu utilise l’expression “مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُهُمْ “ qui se traduit littéralement par “ ce que vous possédez”, à savoir l’esclave où les esclaves. Le maître peut disposer de cette “propriété”, la vendre, l’épouser et la faire travailler . l’on remarque que dans le Coran , l’esclave est l’antithèse de l’homme ou de la femme libre. Sur ce point voici les passages du Coran sur l’esclavage et les droits du maitre.

1. Dans la Sourate “les Croyants” , il est expressément mentionné que l’esclave-femme est à la disposition sexuelle de son maitre ;

2.Dans la Sourate les “Femmes”, l’esclave femme est unealternative conjugale à la femme libre.

“Et si vous craignez de n´être pas justes envers les orphelins, ...Il est permis d´épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n´être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d´injustice ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille.”

3. Dans la Sourate les “Femmes” le maitre peut disposer sexuellement de son esclave même quand elle est mariée.

Il est interdit à l’homme d’épouser une certain nombre de personnes (pour parenté proche ou consanguinité) et il est ajouté que cela vaut aussi pour les femmes mariées sauf celles qui sont esclaves en toute propriété. Ainsi le maitre peut disposer sexuellement de son esclave même quand elle est mariée (Il en est ainsi de la femme mariée devenue esclave suite à un capture en temps de guerre).

“Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d´un frère et filles d´une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage ; si le mariage n´a pas été consommé, ceci n´est pas un péché de votre part ; les femmes de vos fils nés de vos reins ; de même que deux sœurs réunies - exception faite pour le passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux ;”
et parmi les femmes, les dames (qui ont un mari), sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété . Prescription d´Allah sur vous ! A part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. Puis, de même que vous jouissez d´elles, donnez-leur leur mahr, comme une chose due. Il n´y a aucun péché contre vous à ce que vous concluez un accord quelconque entre vous après la fixation du mahr. Car Allah est, certes, Omniscient et Sage.

4. Dans la Sourate “Les femmes” la femme esclave est encore une épouse par défaut et son mariage est soumis à l’autorisation de son maitre. Ensuite si elle commet l’adultère, elle reçoit la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. A cause de sa condition d’esclave, car son mariage même avec le maitre ne la libère pas de sa condition d’esclave.

 
“Et quiconque parmi vous n´a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. Allah connaît mieux votre foi, car vous êtes les uns des autres (de la même religion). Et épousez-les avec l´autorisation de leurs maîtres (Waliy) et donnez-leur un mahr convenable ; (épousez-les) étant vertueuses et non pas livrées à la débauche ni ayant des amants clandestins.”
Si, une fois engagées dans le mariage, elles commettent l´adultère, elles reçoivent la moitié du châtiment qui revient aux femmes libres (non esclaves) mariées. Ceci est autorisé à celui d´entre vous qui craint la débauche ; mais ce serait mieux pour vous d´être endurant. Et Allah est Pardonneur et Miséricordieux .

5. Dans la sourate “les abeilles”, Il est bien fait la différence entre les hommes à travers ce que Dieu leur donne comme faveurs dans la répartition des dons qu’il leur fait auxquels ils n’associent pas leurs esclaves.(Cette parabole de Dieu, s’adresse à ceux qui nient ses bienfaits à leur égard)

Allah a favorisé les uns d´entre vous par rapport aux autres dans [la répartition] de Ses dons. Ceux qui ont été favorisés ne sont nullement disposés à donner leur portion à ceux qu´ils possèdent de plein droit [esclaves] au point qu’ils y deviennent associés à part égale. Nieront-ils les bienfaits d´Allah ?”

6. Dans la sourate “les romains”, Dieu cite encore cette parabole de l’esclave dont les nantis par Dieu refusent d’en faire un égal.

 

“Il vous a cité une parabole de vous-mêmes : Avez-vous associé vos esclaves à ce que Nous Vous avons attribué en sorte que vous soyez tous égaux [en droit de propriété] et que vous les craignez [autant] que vous vous craignez mutuellement ? C´est ainsi que Nous exposons Nos versets pour des gens qui raisonnent.”

7. Dans la sourate “la lumière”, Il est interdit aux maitres de pousser leurs femmes-esclaves à la prostitution ; Cependant , si cela arrive, Dieu leur accorde (aux femmes esclaves prostituées malgré elles) son pardon et sa miséricorde. Mais les maîtres qui les poussent ne sont pas concernés par un quelconque châtiment explicite.

 

Et que ceux qui n´ont pas de quoi se marier, cherchent à rester chastes jusqu´à ce qu´Allah les enrichisse par Sa grâce. Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d´affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux ; et donnez-leur des biens d´Allah qu´Il vous a accordés. Et dans votre recherche des profits passagers de la vie présente, ne contraignez pas vos femmes esclaves à la prostitution, si elles veulent rester chastes . Si on les y contraint, Allah leur accorde après qu´elles aient été contraintes, Son pardon et Sa miséricorde.
 

Quels constats peut-on faire alors en toute sérénité ?

D’abord, ces sourates prouvent bien que l’Islam n’a pas supprimé l’esclavage d’un seul tenant. Sinon elles l’auraient déclaré explicitement. Ensuite, elles consacrent l’existence de l’esclavage en aménageant les règles régissant la condition de l’esclave. Enfin, Les droits du maitre sont explicitement posées.

Il faut donc rendre justice aux jurisconsultes musulmans qui ont repris ces règles tirées de la source première et principale de l’Islam : le Coran. Leurs écrits qu’elle que soit leur importance ont une valeur bien inférieure au texte sacré lui-même. Peuvent-ils le contredire ? Evidemment que non. Tout au contraire, ce sont les jurisconsultes de l’Islam qui ont explicité, à la suite de la Sunna tracée par le prophète Mohamed (PSL), la voie de combat de l’esclavage. Et c’est cela que l’on oublie de dire. Et voici comment.

II- Ce qu’on oublie de dire : l’esclavage dans le contexte du texte

Le combat contre l’esclavage transparait d’abord dans les enseignements du prophète Mohamed (PSL), à travers ses actes et ses hadiths, qui montrent clairement la volonté de supprimer l’esclavage (a) elle transparait aussi dans l’effort doctrinal et jurisprudentiel des oulémas de l’Islam d’application des sourates sur l’esclavage en les rapportant à leur contexte (b)

a) L’abolition explicite de la pratique esclavagiste par le prophète Mohamed (PSL),

Toute la stratégie du prophète Mohamed (PSL) a été de supprimer l’un des phénomènes qui ont gangrené la société pré-islamique : l’esclavage. Tout comme pour la consommation d’alcool, la stratégie fut celle des étapes. Il était impossible dans une société bâtie sur l’esclavage et la hiérarchisation des classes de frapper de front le mal à moins de susciter les réactions violentes. La progressivité était la méthode choisie.

Le constat de l’esclavage par l’Islam était lié à des considérations économiques et sociales au temps de son apparition. L’Islam l’a progressivement combattu étant dans une société où l’esclavage était le nerf moteur. En lisant le Coran on constate que la parole de Dieu, expliquée et affirmée par Mohamed (Paix soit sur lui ) a posé une stratégie progressive pour éradiquer l’esclavage. Cette stratégie tenant compte de la situation socio-politique et économique de l’époque.

Tout comme à travers des versets progressifs s’abrogeant les uns les autres, Dieu a interdit, progressivement, la consommation d’alcool, il a procédé ainsi pour l’esclavage. Et cela en demandant l’affranchissement des esclaves existant dans des circonstances multiples tout en appuyant le caractère humain de leur traitement.

Le Prophète Mohamed (Paix soit sur lui) a dit : « Ce sont vos frères, ces serviteurs qu’Allah a placés sous votre autorité. Quiconque est maitre de son frère doit lui donner à manger de ce qu’il mange lui-même et doit l’habiller comme il s’habille lui-même. N’imposez point à vos serviteurs ce qui est au-dessus de leurs forces, et s’il vous arrive de le faire, venez-leur en aide »( Al-Boukharî).

De même qu’il a puni ceux qui les empêchent de procréer : « Quiconque castre son esclave, nous le castrons aussi », ou qu’il leur oppose leur triste condition : « Qu’aucun de vous ne dise : mon esclave homme, mon esclave femme. Qu’il dise plutôt : mon serviteur, ma servante ou mon garçon » (Al-Boukhari).

Le prophète a même requis l’affranchissement de l’esclave giflé par son maitre ! « Quiconque frappe ou gifle son esclave doit expier cela par son affranchissement » [ Mouslim].

Allah a dit : «  Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le compagnon, le voyageur dans le besoin et les esclaves en votre possession, car Allah n’aime pas, en vérité, tout présomptueux, arrogant . » (An-Nisa verset 36)

Cela semble banal aujourd’hui de souligner de tels droits à l’égard d’humains ,mais à l’époque c’était révolutionnaire. Le prophète lui-même en a souffert du fait de l’animosité qu’il a soulevée contre lui dans la société d’alors.

Progressivement, l’Islam a multiplié les situations d’affranchissement de l’esclave. Ainsi, on était tenu d’affranchir les esclaves pour expier un bon nombre de péchés (l’homicide involontaire est racheté par le prix du sang, que l’on verse à la famille de la victime, et par l’affranchissement d’un esclave croyant, le déjugement après s’être interdit son épouse, le parjure, la relation sexuelle en pleine journée de Ramadan etc.). L’islam est allé plus loin puisque celui qui commet de tels actes et qui n’a pas d’esclave d’en acheter et de l’affranchir. Sans compter l’affranchissement posthume (par testament), l’affranchissement par contrat etc.

Cependant, au-delà de cette stratégie d’affranchissement qui a répondu à un temps et à une époque, l’essence même des versets du livre saint et des hadits du prophète Mohamed (Paix soit sur lui) montre que l’esclavage est réprouvé et que la liberté de l’esclave est une obligation pour le musulman. Et de cela témoigne la parole de Dieu :

« Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d’affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux ; et donnez-leur des biens d’Allah qu’Il vous a accordés.”

Et le prophète Mohamed (Paix soit sur lui) de dire : « Quiconque affranchit un esclave, Allah épargne de l’Enfer chaque membre équivalent de son corps jusqu’à l’organe génital »( Mouslim)

L’esclavage est reprouvé par l’Islam qui la combattu et, dans son essence, appelle à s’en passer.

b) L’importance du contexte pour comprendre le texte

Au-delà, des enseignements du prophète, un esprit cartésien, connaissant que la source première de l’Islam et le Coran, puis la Sunna pourra dire : alors, si le sourates citées consacrent bien l’esclavage alors il n y a plus rien à dire : l’Islam est esclavagiste puisque le Coran lui-même reconnait l’esclavage,désigne les esclaves et détermine leur conditions.

Ce raisonnement est erroné car la présentation des sourates précédentes hors de leur contexte induit forcément en erreur. Et en cela leur compréhension est difficile, sinon impossible.

Ceci est corroboré par la méthodologie d’interprétation qu’adoptent les sommités de l’interprétation en Islam. Tous sans exception recourent aux contexte pour interpréter le texte. Ibn Koutheir, Etabbari, El kortoubi, El Baghoui, el Mahali et el souyouti (“el jellaleyn”) et bien d’autres, se réfèrent au contexte pour mieux interpréter les sourates du Coran, ceci ressort de la volonté même de ceux qui ont codifié le Coran en rattachant les sourates au lieu géographique de leur révélation ( celles révélées à la Mecque, Makkiya, celles révélées à Médine, medeniya..).

Prenons un exemple qui révèle de façon lumineuse, le verset (Aya) d’une sourate alors qu'on l’aurait compris autrement hors de son contexte historique.

Reprenons le verset de la Sourate les “Femmes” (An-Nisa verset 32), précédent, le maitre peut disposer sexuellement de son esclave même quand elle est mariée.

Placé dans son contexte, il s’avère que les esclaves dont il s’agit sont celles qui l’ont été à la suite des guerres saintes livrée par le prophète Mohamed PSL. Ainsi l’esclave capturée pendant la guerre pouvait être épousée par le musulman , même si elle fut marié à l’ennemi mécréant.

Ainsi s’explique retrouve l’origine de cette pratique rapportée par les interprètes du Coran, tel el Imam El Baghoui (معالم التنزيل ) qui cite Abou Said el khoudri

La même explication est donnée par El Kourtobi dans les mêmes termes et contexte historique.

.

Il est donc évident que la simple lecture du texte coranique doit forcément s’accompagner de la lecture de son interprétationpar les grands interprètes de l’Islam qui ont produit des références incontournables pour comprendre le texte et le contexte. D’ailleurs , cette absence de référence au contexte et l’attachement uniquement au corps du texte coranique, a produit des clichés de la religion musulmane qui ne correspondent pas à la réalité.

Ainsi ce verset est venu régir un contexte de guerre et a fourni des solutions correspondant au milieu socio-culturel d’époque que Dieu à travers sa sainte parole, et celle de son prophète Mohamed (PSL), a ramené progressivement au droit chemin. L’abolition progressive de l’esclavage par l’Islam ne peut se comprendre qu’à travers le contexte.

 

III- Ce que l’on doit dire : l’esclavage dans le texte et dans le contexte

La question est : si l’esclavage existe dans le contexte (Mauritanien), il faut bien admettre qu’il y a quelque part une cause à cela. Et cette cause peut se résumer en ceci : il y a des esprits qui veulent que l’esclavage soit justifié par le texte sacré et maintenu dans le contexte mauritanien, en ignorant sciemment le contexte historique du texte sacré, contexte qui n’est pas mauritanien. Ils contribuent alors à vouloir justifier l’esclavage par le texte sacré et le contexte.

En effet, l’assimilation du Coran et son exposé sont souvent dissociés de l’interprétation (textuelle et contextuelle) par les références de l’Islam, et c’est en cela que l’incompréhension prend place. Comment peut-on justifier que dans nos pays, qu’il existe encore une forme d’esclavage avec des séquelles ostensibles, sur l’individu et la mentalité de toute une société ?

De deux choses l’une : soit le Coran admet l’esclavage, ce qui est, comme on l’a montré, faux, soit ceux qui sont censé détenir le savoir religieux ,ne connaissent pas le texte et le contexte, ce qui fort improbable.

Il est absolument nécessaire que l’enseignement et la vulgarisation du Coran s’accompagnent de son interprétation par les interprètes d’autorité en Islam, qu’il soit mis dans son contexte. Ainsi l’enseignement du Coran se limitant à sa récitation, ce qui est l’exemple de l’Education religieuse de la majorité du peuple ne s’accompagne pas chez l’apprenant des outils (le sources principales et secondaires de l’Islam) de sa compréhension.Ces outils sont réservés à des érudits alors qu’ils faut vulgariser leur connaissance auprès du peuple.

Suffit-il, 0 titre d’exemple, de réciter le texte de sourate “Ennissa”, pour prétendre la comprendre ? Certainement que non et nous l’avons montré plus haut, à travers ses versets.

C’est la raison pour laquelle le défaut de compréhension du texte et son application littérale ont causé du tort à l’Islam. Et cela a poussé à accréditer l’idée que l’esclavage étant dans le texte il doit l’être dans le contexte.

Réformer l’enseignement des mahadras pour qu’il puisse devenir un enseignement universel, imbu de culture et d’histoire aboutissant à la formation de vrais savants en Islam. Tels les anciens savants qui étaient ouverts à toutes les sciences et non des exégètes du Coran, et des glossateurs et post-glossateurs des écrits des érudits.

L’ouléma d’aujourd’hui contrairement aux oulémas d’autrefois, n’intègre pas la science à son savoir, il se suffit du dogme religieux et n’élargit pas ses horizons par l’intégration de la connaissance universelle telle qu’elle fut recommandée par les précurseurs de la pensée islamique et ses fondateurs.

Ainsi le premier magistrat de l’Islam et le commandeur des croyants, le Calife Omar Ibn El khattab, recommandait d’apprendre la généalogie, la poésie, l’astronomie et la science des étoiles vantant le mérite de ces savoirs dans la connaissance de soi, de son éducation, de son orientation sur terre et sur les mers.

Ali Ben Abi Talib images16 a dit : « Si vous interrogez le Coran, il ne vous répondra pas. Mais, je vais vous renseigner sur lui : il contient la science de l'avenir et les chroniques du passé. Il est la thérapeutique de vos maux et l'institution qui vous unit. » Il images16disait également : « Le savant est mieux que le jeuneur, que l'homme qui prie et que le combattant dans la voie d'Allah. Lorsqu'un savant vient à mourir, une brèche se crée en Islam que ne peut colmater qu'un autre savant qui lui succèdera. »

Il faudrait cependant que les savants (“ouléma”), ne se réduisent plus dans leur définition et dans leur conception aux promotions des cursus arides d’institutions religieuses, coupées de la science et du savoir et déversés dans les rangs d’une société mauritanienne malléable et dans les rouages d’un Etat qui cherche ses marques et sur lequel l’influence de la pensée fermée est pire que les tsunamis.

Dans un des chapitres de mon roman “Oualata, le Secret d’une Mauritanie heureuse” '(Editions Cultures croisées. Paris), je m’évertuais à imaginer nos oulémas du siècle à venir. Et aujourd’hui je me dis, face au contexte, que mon texte restera un pré-texte pour un contexte qui s’éloigne chaque jour. Voici le texte :

En l’an 2254, tous les corps sortant des mahadras et autres institutions d’enseignement religieux reçoivent les mêmes charges horaires dans les matières religieuses et dans les sciences exactes.

Ainsi nos imams peuvent aussi bien vous expliquer le saint livre que la théorie de la relativité générale. Cette ouverture rejetant le dogmatisme a fait progresser l’enseignement religieux de façon fulgurante et a constitué un véritable retour aux sources car les savants des temps anciens pouvaient être à la fois théologiens, mathématiciens, philosophes, médecins etc. Leur foi s’affermissait à la découverte des sciences qui les rapprochaient de Dieu.

Ainsi on doit la Mosquée centrale de Boutilimit à un Imam mathématicien architecte qui la conçue sur une base quadratique sur laquelle s’élèvent des voûtes de cristal dont la réverbération sur le Mihrab (pôle de prière) reproduit en rayons scintillants la syntaxe des versets coraniques. Il a utilisé son savoir dans la psalmodie du coran pour calculer avec précision le mouvement des spectres lumineux qui s’alternent comme des mots, sans lettres, reproduisant une psalmodie en brins de lumières.

Un monument objet d’études dans les écoles d’architecture du monde entier.

Extraits de “Oualata, le Secret d’une Mauritanie heureuse” '(Editions Cultures croisées. Paris),

Ces oulémas n’existent pas encore. Ceux d’aujourd’hui ont mis le texte hors du contexte.

Voici l’ exemple d’une croyante conseillée par des oulémas et qui pense que les maris des musulmanes mariées (et donc libres), doivent acheter des étrangères et les mettre en esclavage pour pour satisfaire aux exigences de leur excès de libido !

A méditer, au regard du texte et du contexte.

En conclusion :

Chercher à promouvoir ou maintenir l’esclavage (qui est une atteinte à l’homme et à sa dignité), en invoquant le Coran est une entreprise qui ne correspond ni à l’essence du Coran (venu sauver l’humanité), ni au message du dernier des prophètes Mohamed (Paix soit sur lui), elle correspond davantage à des intérêts inavoués de gens qui dénaturent la parole de Dieu. Mais, dans son omniscience, Dieu ne les a point oubliés. N’a-t-il pas dit :

“Ils troquent à vil prix les versets d'Allah (le Coran) et obstruent Son chemin. Ce qu'ils font est très mauvais !”

Verset que les grands interprètent du Coran comme Eljellaleyn et Ibn koutheir interprètent dans le sens de l’abandon de la vraie parole de Dieu pour suivre l’obscurantisme et leurs passions inavouées ici-bas.

.

Et Dieu n’oubliera personne. Ne le maitre ni l’esclave. Ni ceux qui ont fait d’hommes libres, des esclaves en cherchant à substituer à une parole d’humanité et de dignité (le Coran), une parole de servilité et d’exploitation (leur propre parole) . Mais que vaut leur parole face au texte et au contexte ?

Pr ELY Mustapha

 


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69 réactions à cet article    


  • Yves Dornet 8 décembre 2012 09:51

    blablabla...concrètement l’islam conquiert pour soumettre...il est né de cela avec momo


    • Pr ELY Mustapha Pr ELY Mustapha 8 décembre 2012 10:33

      @Yves Dornet


      Un « blabla bla », n’est certes pas une démonstration. smiley
      Mais le votre est encore pire.

      Ecrivez au moins deux lignes pour prétendre à discuter.


      CordIalement

    • lionel 8 décembre 2012 14:05

      Bonjour Pr Ely,


      Si vous ne connaissez pas Agoravox, ce site comme d’autre est noyauté par ce que l’on nomme des Trolls. Des personnes payées ou non pour venir faire du bruit sur les forums et empêcher que les discutions ne soient productives. Celui-ci est le plus caricaturale des sayanims virtuels.

      Au delà de l’Islam, ici en occident, endettés jusqu’au delà du cou par une clique de psychopathes, nous sommes des esclave de ceux qui ont émis ces crédits. Certain soit disant Musulmans participent de cette mise en esclavage. Les dirigeants sociopathes du Qatar, de l’Arabie accaparée par les Saoud et les autres roitelets du Golfe Persique. Ils sont parfaitement conscients de participer à cette mise en servitude par le capitalisme financier. Le texte, le contexte... 



    • Yves Dornet 8 décembre 2012 10:56

      conquête et soumission, esclave d’une idéologie !


      • Pr ELY Mustapha Pr ELY Mustapha 8 décembre 2012 11:18

        @Yves Dornet


        J’avais demandé deux lignes ! LOL

      • OMAR 8 décembre 2012 18:31

        Omar33

        @Le sioniste de Ste-Anne

        Dis-nous, pourquoi tu te fais appeler Maurice en France, Moussa en Algérie et Moshé en Israël ?
         


      • Yves Dornet 8 décembre 2012 18:50

        OMAR, le musulman attardé ne sait pas que claude-claudio...charles-carl ... moussa-moïse et jésus - issa ? smiley

        décidément ça flotte à la madrasa smiley


      • francesca2 francesca2 8 décembre 2012 11:15

        Ce texte dans le contexte de la réalité vous permet sûrement de vous sentir mieux, tout au moins de vivre avec. 

        Je ne vous lancerai pas la pierre, chacun fait comme il peut...

        • Pr ELY Mustapha Pr ELY Mustapha 8 décembre 2012 11:26

          francesca2


          Tant que vous ne faites pas la différence entre une étude à partager (mise objectivement à la disposition du public) et la personne de l’auteur (ce qu’il est libre de penser) qu’il détache de son étude (objectivité du chercheur), vous continuerez à commenter faux.
          Cet article n’est pas l’auteur, c’est le résultat de recherches objectives. A prendre comme telles.
          Oubliez l’auteur, lisez le texte et oubliez votre contexte (de pensées pré-jugées).

          Cordialement

          • francesca2 francesca2 8 décembre 2012 11:52

            Des recherches objectives ? 


          • lionel 8 décembre 2012 14:30

            Bonjour Francesca, 


            Dans le contexte de la civilisation Musulmane, elles tendent, me semble t’il à l’être.

            Bonne journée.

          • volt volt 8 décembre 2012 11:42

            Intéressant, bien que je ne souscrive pas pleinement aux traductions proposées, notamment du 4.2, puisque n’y est pas lisible cette nuance : qu’après avoir ouvert la possibilité de la polygamie, elle est immédiatement refermée, de part l’incise de la possible injustice, sachant qu’ailleurs cette injustice est assurée comme incontournable, résultat donc = monogamie forcée, et cela quel que soit l’ordre des sourates - là je crois que ça fonctionne dans l’absolu ; 


            certes c’est une interprétation, mais elle permet de se douter que ce travail de changement progressif dans le contexte que vous évoquez est déjà lisible au sein même du texte (même si par rapport au tanzîl c’est là une énormité, mais pourquoi ne pas admettre que même le tanzîl comprend ce travail de changement progressif du contexte...)

            quant à Omar, cette distinction entre « astronomie » et « science des étoiles » en dit long... et n’est-il pas surtout celui (cf. boukharî) qui s’était exclamé un jour que le verset le plus difficile pour lui (en termes de travail sur soi) était bien le 5.68 : « vous n’êtes rien tant que vous n’avez pas édifié la torah et l’évangile » ?... 
            Auriez-vous des news fraîches - car j’ai bien ce loisir de m’en inquiéter - de ce que verset est devenu ? et cela bien sûr sans se fonder sur l’argument fallacieux des isrâ’ilyyât... sachant étrangement combien, sur les douze imams, disputaient de ces textes dans leur hébreu (voire syriaque) et grec d’origine ?

            enfin votre première citation d’Ali n’est pas sans rappeler ce qui en sera fait plus tard, par des gens comme sohrawardî, ancêtre exact du khomeiny (le copain à giscard), puisque cet « illuminé » (attention sans ironie là) conseillait de « lire le Texte comme une lettre personnelle » - voilà pour une méthode... On ne s’étonnera pas que les sunnites d’Alep aient forcé la main de Saladin pour couper cette tête, inégalée depuis. Et que l’interéssé, en ayant informé d’avance, et encouragé à déserter cette ville, n’ait pas bougé de son siège. Dommage pour Alep, ce souk.

            • volt volt 8 décembre 2012 12:19

              oublis errata : « ce verset »... et « ayant été »....

              quant à la question du 4.2, ce n’est pas votre propos, mais le statut - même grammatical tiens - de « fi’l-yatâma » est bien possiblement variable, et sachant les statuts si multiples du yâtîm, jusqu’à de grandes hauteurs (« ball lâ toukrimoûna » etc.), il est bien des lectures de cette « injustice » éventuelle et de ses racines exactes, surtout si l’on n’oublie pas qu’au fond, où est le sujet de « mâ taba »... actif ou passif ? 

            • lionel 8 décembre 2012 14:12

              Bonjour Volt,


              Pourquoi dites vous que sohrawardî a été l’ancêtre « exact » de Khomeiny ? Etait-il un de ses parents ou bien pensez vous que Khomeney ait été influencé par Sohrawardî ?

              Bonne journée

            • volt volt 8 décembre 2012 17:25

              même si vous traversez mollah sadra et le courant shaykhiste, et quelles que soient les « sanglantes » critiques avancées par khomeiny dans la république islamique contre les gens du o’orfân en faveur des gens du fiqh, il suffit de feuilleter des choses moins répandues comme son misbah, sa thèse sur la taqyya, ses divers recueils de doua’â ou même le jounoud pour voir cela clairement suinter par-ci par-là... c’est un peu comme Heidegger injouable sans Husserl, ou encore Feuerbach ou Marx sans Hegel ; en n’oubliant pas au passage de relever ces 150 ans d’avance... : sachant que leur étape mollah sadra correspond à l’étape occidentale Heidegger en matière d’ontologie - mais bien sûr le manque de traductions et la photo toujours avec kalach maintient les universités occidentales dans leur ignorance. à chacun ses joies.


            • musebox3 8 décembre 2012 12:00

              Non mais au bout d’un moment, il faut appeler un chat un chat.

              La religion musulmane regorge, comme toute religion, de chose « bonne », de valeurs, etc. Mais étant une religion qui n’a jamais été réformée, avec un texte brut qu’on n’explique à personne, il faut ouvrir les yeux : c’est une religion obsolète, médiévale, arriérée, comme l’étaient le catholicisme et l’orthodoxie avant leurs multiples réformes.

              C’est bien joli de nous dire que vous interprétez les choses comme ça - et c’est même l’idéal - mais tant que les hautes instances de cette religion n’auront pas pris la responsabilité d’en faire autant, ça restera un dogme régressiste et dangereux.


              • volt volt 8 décembre 2012 12:39

                oui il n’y a pas de pape en islam, et si comme dit de maîstre « un livre séparé de l’autorité qui l’explique n’est rien », alors y’a aucun problème, et y’en a plusieurs. c’est donc définitivement insoluble, à moins que la oumma soit reconstituée, dc rv dans quelques siècles quoi.


              • cob 8 décembre 2012 12:17

                Je me demande bien en quoi le « contexte » d’un lieu et d’une époque aurait pu influencer la teneur d’un texte supposé divin. Allah craignait une poignée d’esclavagistes ? C’est amusant de voir à quel point les religions dites « révélées » s’arrangent toujours pour ne jamais froisser les intérêts économiques en place.


                Allah Le Très Pusillanime, le 101ème nom de dieu ? smiley

                • SamAgora95 SamAgora95 8 décembre 2012 12:41

                  Le Coran est donc à réécrire car d’après vous il aurait été écrit juste pour la période moyenâgeuse de l’Humanité. 

                  Comment un Dieu créateur de l’univers pourrait-il commettre cette erreur.

                  Faudrait-il aussi replacer les sourates suivantes dans leur contexte ?, le cas échéant, que restera t-il du Coran ? :

                  (II-228) : « Les maris sont supérieurs à leurs femmes » 
                  (II-223) : « Les femmes sont votre champ, cultivez-le de la manière que vous l’entendrez,... »
                  (XLVII-4) : « Quand vous rencontrez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage,.... »
                  ...J’en passe la liste serait trop longue.

                  Est-ce que ces extraits vous semblent émaner d’une entité pleine de sagesse (même placés dans leur contexte ! ), réponse NON, n’importe quel être humain avec un peu de bon sens est capable de bien mieux (voir la déclaration des droits de l’homme).

                  Pourquoi refuser d’admettre qu’il n’y a rien de valable dans le coran, pourquoi ne pas se mettre d’accord pour le réécrire et ôter de ce livre tous les concepts guerriers et moyenâgeux ? 

                  Malheureusement ceux qui ont écrire cet horreur sont vicieux, ils ont donc pensé à mettre en garde les croyants (les superstitieux) contre toute modification de celui-ci, car la parole de Dieu est parfaite, chaque mot est à sa place !

                  Heureusement que 99% des musulmans n’ont pas lu cet oeuvre maléfique et que pour eux la religion musulman et plus une pratique culturelle et le coran un livre de paix ou il est juste écrit que tu dois respecter tes parents, tes voisins, aider les orphelin, faire l’aumône, le ramadan, louer Dieu et des tas de trucs magiques que même la science ne peux pas expliquer :)

                  Conclusion, il est donc parfaitement possible de modifier cette horreur (avant qu’elle ne contamine l’humanité) sans que 99% des croyant ne s’en rende compte, les 1% qui restent disparaîtront au bout de deux générations, le coran deviendrait un vrai livre philosophique et spirituel, l’inverse de ce qu’il est aujourd’hui un livre guerrier et malsain, qui fait appelle au coté superstitieux et craintif de l’instinct humain (à son coté animal).


                  • Mwana Mikombo 8 décembre 2012 12:59

                    @l’auteur - Le caractère esclavagiste de l’Islam repose avant tout sur la qualité de pillard de son prophète. Le but de Mahomet n’était pas la lutte contre l’esclavage, mais au contraire la soumission des autres peuples à l’esclavage par le jihad (guerre sainte) au nom d’un mystérieux et funeste ALLAH autre visage de Yahvé. Mahomet ne vivait que de la chasse des biens d’autrui, de razzia des peuples tant bien même que ces peuples étaient pacifiques sans esclavage. Il faut dire que dans les temps anciens, l’esclavagisme était le privilège des peuples indo-européens et sémites moyen-orientaux dont Mahomet est issu. Les réformes coraniques de l’esclavage ne sont qu’une politique d’assimilation par l’Islam des populations razziées. Les réformes coraniques ne visent pas à émanciper de l’Islam les peuples conquis et soumis à l’Islam. Elles visent à entériner l’esclavage de chair par l’esclavage d’esprit. La situation est comparable à ces pays d’Afrique Noire qui affichent fièrement leur indépendance, mais continuent à être la chasse-gardée de leurs anciennes métropoles coloniales. Or, l’esclavage librement consenti est encore pire que l’esclavage imposé. Les réformes coraniques de l’esclavage visent à opérer le passage de l’esclavage imposé à l’esclavage consenti. C’est un renforcement et une perpétuation ad vitam aeternam de l’esclavage et non son atténuation.


                    • Emile Mourey Emile Mourey 8 décembre 2012 13:45

                      Bonjour,

                      Votre article est intéressant, vos intentions louables dans le contexte mauritanien. Il s’agit, sauf erreur de ma part, de faire évoluer les mentalités au sein de votre population... évolution et non rupture d’avec vos textes sacrés. 

                      Dans le contexte français - et cela explique que votre article ne sera pas bien compris - nos intellectuels sont partisans de la rupture d’avec les anciens errements. Ils ne comprennent pas qu’on puisse transiger, même provisoirement, sur des valeurs qu’ils considèrent comme universelles et de simple bon sens. Ils ne comprennent pas que ces valeurs ne s’imposent pas au monde entier, ce qui devrait, selon eux, être l’objectif de tout dirigeant. A l’égard des immigrés qui viennent de Mauritanie, nos lois exigent une rupture totale d’avec les coutumes ancestrales du pays d’origine qui ne sont pas en accord avec elles. Le meilleur choix qu’ils puissent faire est de s’intégrer totalement et qu’ils n’ont nul besoin d’iman pour cela.

                      Le problème de la majorité des pays arabes, et vous le savez bien, c’est, du point de vue de nos intellectuels, qu’ils sont en retard d’évolution par rapport au monde occidental. Nos intellectuels craignent, pour la population immigrée, un retour à un Moyen-âge religieux dont ils se sont libérés depuis le siècle des lumières.

                      Notre histoire occidentale nous dit, en effet, que « déjà à la fin de l’Empire romain les latifundia à esclaves avaient disparu » alors qu’au VIème siècle/VII ème siècle, le texte du Coran nous montre, comme vous le reconnaissez vous-même, qu’en Arabie, l’esclavage était loin d’être éradiqué, bien au contraire, et le statut de la femme toujours profondément injuste.

                      Je suis bien d’accord avec vous sur le fait que la Sira nous montre que les dirigeants de l’islam de cette époque ont cherché à faire évoluer les mentalités. La question qu’il faut se poser : dans quelle mesure et jusqu’à quel point ont-ils réussi ? Force est de constater qu’ils n’ont pas réussi et que, malgré toute votre bonne volonté, il vous sera très difficile de rattrapper le retard pris, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire.

                      Bon courage !

                      • therasse therasse 9 décembre 2012 12:08

                        Le Coran étant la parole divine non-interprétable (Sourate 3 La Famille d’Imran, verset 7), et Mahomet ne constituant qu’une courroie de transmission, je ne vois pas comment on pourrait le faire évoluer : 

                        « C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s’y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d’autres versets qui peuvent prêter à des interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l’égarement, mettent l’accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n’en connaît l’interprétation, à part Dieu. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : »Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur !« Mais, seuls les doués d’intelligence s’en rappellent. »

                        Par ailleurs, les musulmans sont sensés procéder par imitation du prophète en se référant à sa vie, ses actes, ses décisions : hadiths. Or ces hadiths son particulièrement sanguinolentes et légitiment l’esclavage, qu’on le veuille ou non. On y trouve même un feu vert à la pédophilie, puisqu’il s’agit d’imiter un prophète qui a épousé une enfant de 6 ans et l’a déflorée à 9ans (Aïcha). 

                        On ne cesse d’ailleurs d’entendre ou de lire dans les forums et les videos de nombreux musulmans qui engagent à une pratique rigoureuse de l’Islam, donc extrémiste et belliciste, puisque tant le Coran que les hadiths en sont imprégnés.

                        Les textes sacrés judéo-chrétiens sont constitués de récits « signifiants », symboliques ou métaphoriques (légendaires ou non selon qu’on y croie ou pas), relatifs à des faits passés. Ceux-ci pourraient donc peut-être subir des interprétations générant des évolutions de pratiques, d’exigences ; ce n’est pas le cas du Coran. Seules les hadiths peuvent être contestées en fonction des chaines de transmission qui les ont transmises au fil du temps. Du moins, c’est ce que nous disent des savants musulmans auto-proclamés.

                      • COVADONGA722 COVADONGA722 8 décembre 2012 14:07

                        bonjour ,je vais vous paraitre cynique mais j’ai le sentiment que les sociétés se débarasse de l’esclavage quand il ne se justifie plus économiquement « exemple probant le nord US industriel impose au sud US agricole sa vision du marché du travail.
                        La societé mauritanienne peut elle
                         se passer economiquement des restes d’esclavage ?.
                        S’agissant de la religion a mon sens le débat de l’interpretation ne concerne que votre
                         » ouma".Pour nous citoyens occidentaux croyants ou non cela se resume à
                        1/ce que préconise votre religion est licite par rapport aux lois civile ?
                        2/ce qui prévaut pour le croyant : les lois religieuses ou les lois de la république ?
                        sortit de cela le debat concerne vos coréligionnaires.
                        Asinus : ne varietur




                        • Lord WTF ! Lord Franz of the F. in S. 8 décembre 2012 15:14

                          le nord US industriel impose au sud US agricole sa vision du marché du travail.

                           La plupart des historiens américains ont abandonné cette grille de lecture  »économique" quant aux causes de la guerre civile. De fait, économies du Sud et du Nord étaient complémentaires : les produits agricoles du Sud (notamment le coton) et du Midwest (troisième partie prenante du conflit à venir) étaient transformés dans les usines du Nord (à ajouter que le paysage économique du Nord était très diversifié et que les intérêts économiques souvent divergents).

                           Un businessman yankee, de l’industrie textile,  par exemple n’avait aucun intérêt économique à ce que le coût du coton augmente avec le remplacement de l’esclavage par le salariat. D’ailleurs, jusqu’à la veille de la Guerre de Sécession, le business a continué

                           Il y a par contre au niveau économique, un facteur important qui a joué : à savoir le retard industriel du Nord américain par rapport aux industries européennes : ce qui là a marqué une nette différence entre Nordistes et Sudistes : les premiers tendant à adopter (imposer) une législation protectionniste, les seconds favorisant le libre-échange vendre leur coton à qui ils voulaient (UK notamment) et acheter à qui ils voulaient (UK à nouveau) : les Nordistes eux ne pouvaient payer le coton aussi cher que les Brits, ou vendre à un tarif aussi avantageux leurs produits manufacturés ou industriels : de là, ils ont opté pour le protectionnisme (limitation des importations européennes).

                          Sinon, il a y un aspect rarement évoqué quant au conflit Nord/Sud sur la question de l’esclavage, aspect peu "politiquement correct« et qui entacherait le »mythe historique" du Nord abolitionniste parce qu’ « évolué » face à un Sud esclavagiste parce qu’ « archaïque » : le fait que parmi les motivations des abolitionnistes nordistes (généralement d’anciens esclavagistes) était leur hantise de voir augmenter la population noire dans les états du Nord : augmentation due aux migrations Sud-Nord des Afro-américains soit les freedmen, soit les esclaves fugitifs : bref il y a corrélation entre abolitionnisme yankee et accroissement de la population afro-américaine au Nord (à la veille de la Guerre de Sécession : Nord+Midwest comprenaient moins de 8% de la pop afro-américaine ; après la guerre civile américaine : le Sud comprenait toujours 90% de la pop afro-américaine) : pas mal de textes de l’époque montrent cette « peur » nordiste de voir de plus en plus de Noirs  vivre avec les/à proximité des Blancs. Il faudra attendre le début du XXè siècle pour que les grandes migrations afro-américaines (liées cette fois-ci aux besoins économiques du Nord industriel) changent la répartition démographique des Noirs aux USA (grosso modo : répartition 50% Sud/ 50% Nord+Midwest : la seconde vague de migration fut en raison du déclenchement de la seconde Guerre Mondiale) : une des raisons majeure (avec le boom industriel) fut le déclenchement de la première Guerre Mondiale.

                            

                           


                        • COVADONGA722 COVADONGA722 8 décembre 2012 17:21

                          @Lord ......, merci de vos informations , seul le sot refuse de s’instruire . Néanmoins je persiste
                          dans ma perception : les sociétés se sont débarassées de l’esclavage lorque celui ci n’a plus eu de « legitimité » économique.
                          Asinus : ne varietur


                        • Lord WTF ! Lord Franz of the F. in S. 8 décembre 2012 17:43

                          @Asinus

                           A vrai dire je réagissais plus quant aux motivations que vous supposiez aux Nordistes. Concernant l’abandon par telle ou telle société de l’esclavage, il est évident que les raisons/motivations économiques sont essentielles. Les Brits ne deviendront abolitionnistes que dès lors que le commerce d’esclaves n’aura plus d’intérêt pour eux (1. début de colonisation hors-Amérique donc exploitation sur place des Africains 2. perte de l’Amérique du Nord) doublé du fait que leur opposition à l’esclavage (flotte armée traquant les négriers) relevait aussi d’intérêt stratégiques et militaires (guerre avec les USA> 1812, conflit avec les puissances catholiques, Espagne/Am. Sud et Portugal/Brésil) mais remarquons qu’en remplaçant le commerce d’esclaves par l’usage d’ « engagés » ou coolies : ils ont clairement limité autant que possible le coût de cette maindoeuvre « salariée ».

                          Quant aux USA, post-Sécession, les lois ségrégationnistes (essentiellement le fait des Démocrates) ont-elles aussi visé à limiter au maximum le coût de cette maindœuvre « salariée » (dans la pratique peu a véritablement changé au niveau socioéconomique pour les Afroaméricains vivant sous Jim Crow). Concernant le domaine islamique, vu que le salariat s’est imposé comme norme après la révolte zendj (mélange de révolte servile et révolution sociale) : l’importance « économique » du commerce d’esclaves n’était pas de même nature, puisque l’économie n’était pas ’esclavagiste" comme dans l’Amérique de l’ère coloniale : les esclaves étaient soit des esclaves-soldats, soit des esclaves de « plaisance » (esclaves domestiques). Les problématiques étaient donc différentes entre domaine occidental et domaine islamique. Partant de là, dans un cas comme la Mauritanie il faut prendre compte aussi des aspects socioculturels : notamment la persistance d’une forme de modèle « castique » dont un des échelons est la classe servile : ici donc la problématique n’est pas exclusivement ou fondamentalement économique.


                        • DanielD2 DanielD2 8 décembre 2012 15:12

                          Tout les gens de bonne foi qui ont lu le Coran le savent : C’est un gros pavé moyenâgeux autant inspiré par Dieu que par le père Noel. 


                          Et le passage où on nous explique qu’il faut battre les femmes insoumises, comment il faut l’interpréter ? Dans le contexte d’un long combat contre les violences domestiques ? 

                          Et les centaines de passages où les « mécréants » sont maudits, jetés aux flammes de l’enfer, que même leur parler est un pécher, etc ? C’est un long combat contre l’intolérance religieuse ?

                          Y’a tellement d’exemple qu’on pourrait y passer une semaine tellement chaque page de ce « livre saint » contient sa pépite. 

                          Bref, c’est une religion écrite par un bédouin du 7eme siècle pour les bédouins du 7eme siècle, et on pourrait rire des gens qui y croit encore en 2012 si ils n’étaient pas aussi dangereux pour eux même et pour les autres.

                          • musebox3 8 décembre 2012 15:27

                            Une religion qui n’est pas réformée depuis sa création ne peut qu’être abjecte puisque écrite des mains d’un arriéré au regard du monde actuel.

                            Mais bon, avec des gens comme Tariq Ramadan qui réussissent petit à petit, à supprimer le droit de tout un chacun de critiquer cette religion, on est plutôt dans la mouise...


                          • volt volt 8 décembre 2012 17:39

                            @ Daniel comme à d’autres...

                            la plupart des versets où il est appelé au combat impitoyable contre les infidèles pourraient aussi être lus comme des injonctions à un travail intrapsychique, et l’ont été, par les plus éclairés. 
                            évidemment ces connaisseurs furent vite massacrés par ceux soucieux de faire de ce Livre leur monture - l’âne étant reconnaissable de loin.

                            concernant les femmes, il est justement bien des versets où il s’agit des « femmes du prophète », cette dernière expression désignant souvent - pour ce même type de lecteurs - les « époux de la tradition ». et la question du voile porterait donc sur la pudeur de ces mystiques débat sur l’idolâtrie, et cela n’est pas non plus sans annoncer toute l’affaire du voilement messianique chez les duodécimains.
                            il est bien un verset qui dit tout sur cette affaire entre les sexes : n’oubliez pas (que) la grâce (est) entre vous ; ou encore le 49.13 mettant sur le même plan différences des peuples et différences des sexes, uniquement voulue de plan divin « en vue de la rencontre » - ce seul projet, cette seule mise en projet est suffisante pour suspendre presque tout le reste... puisqu’il s’agira d’abord de faire connaissance, pour ensuite de gérer ça.

                          • lionel 9 décembre 2012 12:00

                            Bonjour Volt, 


                            Merci de vos interventions qui élèvent le débat. 

                          • volt volt 9 décembre 2012 13:43

                            merci d’avoir été là, en cette étrange absence de l’auteur... on peut lire bien des propositions de traductions tendancieuses sur le fait par que le livre ne saurait absolument être interprété par exemple, alors à quoi bon le Savoir... ? on trouve aussi moult caricatures... il faut dire que même des gens comme rhâmadent, passant pour connaisseurs, ayant choisi le créneau pour faire boutique, n’auront pas beaucoup aidé... on croise encore des jugements sur le hadîth, et qui se doute de la Science (rien que du masnad par exemple, des écoles entières) mais qui a lu l’intégrale de ces quelques milliers, et comme le Texte, quasi-intraduisibles tellement ils sont denses pour la plupart ?

                            bref, dans une promenade d’automne lionel, il faut savoir s’en tenir aux oiseaux, siffloter et jouir même du spectacle des feuilles dans le vent. 
                            à plus tard.

                          • Pr ELY Mustapha Pr ELY Mustapha 9 décembre 2012 16:06

                            @volt,

                            « L’étrange absence de l’auteur », comme vous dîtes n’est due ni à l’infaillibilité de vos argumentaires ni à leur vérité, mais à une raison simple qu’un esprit qui « casse du sucre » sur le dos d’un « absent » aurait pu déduire tout seul : l’auteur n’est pas« scotché » à son écran en attendant les commentaires.


                            L’auteur publie un article à l’appréciation d’un public qu’il laisse libre d’en discuter et d’échanger. Il s’enrichit lui-même de cet échange sans chercher à en être l’alpha et l’Oméga. Il se connecte de temps à autres (au gré de ses occupations) pour intervenir quand il le juge nécessaire ou s’il est interpellé sur une question sur laquelle il peut être utile où s’il a la compétence pour le faire.


                            Donc rassurez-vous il n y a rien « d’étrange  à l’absence de l’auteur », il s’agit simplement de son temps de connexion et de l’opportunité de son intervention (sur un commentaire ou sur un autre) qu’il est le seul en droit de juger surtout que même durant son « absence » des commentateurs sérieux (comme Lionel et bien d’autres) maintiennent le débat à un certain niveau d’intellect et de respect. Pour les autres niveaux et les commentaires trolliens, leurs propres commentaires leurs répondent par eux-mêmes.


                            Donc ne tenez pas à ce que je vous réponde forcément. Cela ne préjuge ni de la vérité de vos commentaires, ni de celle des réponses que je pourrais vous donner.

                             En toute chose et surtout dans le savoir, il y a une forme d’humilité qu’il faut savoir garder. Je la garde. Gardez-vous de l’outrepasser en passant du sujet vers la personne….même étrangement « absente ».

                            Cordialement


                          • volt volt 9 décembre 2012 21:37

                            c’est que les docteurs parfois ont des urgences. smiley


                          • lulupipistrelle 8 décembre 2012 15:13

                            C’est ça, oui... et bien ne vous étonnez pas de l’hostilité des populations qui pendant mille ans ont été razziées pour alimenter en esclaves non musulmans les marchés arabes... la conquête de l’Algérie a au moins servie à mettre un terme aux rezzous sur nos côtes. 

                            L’esclavage en pays musulmans, c’était aussi le viol des captives et la castration de jeunes mâles, pour fabriquer des eunuques... les pratiques du contexte, ha,ha, ha...

                            Je vous renvoie aux excellents ouvrages « Esclaves chrétien , maîtres musulmans », de de Robert C. Davis, et encore 
                            La traite des Slaves – L’esclavage des Blancs du VIIIe au XVIIIe siècle, d’Alexandre Kirda. 

                            On attend votre repentance.

                            • lionel 9 décembre 2012 12:09

                              Bonjour Lulupipistrelle,


                              Ayant pas mal séjourné au Maghreb et au Sahara, je m’étonne de ne pas avoir constater l’importance de l’apport génétique « caucasien » parmi les sémites et les Berbères. La thèse qui voudrot que des grandes quantité de « blancs » aient été commercés par les arabo-berbères ne rencontre pas non plus d’éléments culturels important apportés par ces « grandes quantité d’esclaves » comme on peut le voir avec les apports Bambara par exemple, dans la musique soufi Marocaine...

                              La France des oligarchies banquaire Rothschild et Worms a envahit ce que l’on nomme l’Algérie, y perpétrant des massacres,en soumettant la population à un traitement quasi-génocidaire etc... Chez nous, au Mali, les petites troupes armé de la force de frappe économique des « forges et des banquiers » ont coupés les têtes des hommes et les ont mis sur des pieux pour terroriser le « nègre » et le soumettre...

                              Votre réponse au scandale réel de la repentance, n’est à mon sens pas la meilleur. Elle entérine le paris fait par les oligarque (dans une théorie des jeux) de nous diviser avec nos compatriotes d’origine étrangère alors que nous avons besoin avant tout d’un travail de révision et d’information historique. 

                              La « banque de France » a commanditée des horreurs au nom de notre Patrie. 



                            • lulupipistrelle 9 décembre 2012 19:42

                              @Lionel ou vous aviez de la merde dans les yeux, ou vous n’avez vu que ce que vous vouliez voir. 


                              D’ailleurs, seules les femmes ont eu une descendance de leurs maîtres musulmans, les mâles chrétiens n’étaient que des bêtes de somme ou des eunuques. Dans un cas comme l’autre, toute sexualité leur était interdite.

                              Pour le reste, votre antisémitisme est complètement obsessionnel : on vous parle musulman, vous nous répondez juif... Quel rapport ?
                              Enfin je vais vous faire un petit cadeau ; d’après Alexandre Skirda, ce sont des juifs mésopotamiens qui tenaient la traite des Slaves, et des médecins juifs qui procédaient aux castrations...

                              Pour le reste Rotschild, maîtres de forges ou banquiers, toute cette mélasse est complètement hors sujet... Mais au moins on peut se faire une idée de votre inculture... Vous vous gavez d’idées toutes faites, celles de Soral et cie, discours qui comblent vos frustrations tant sociales qu’intellectuelles... 

                            • lionel 9 décembre 2012 19:59

                              Lulu,


                              On vous parle banque, on vous parle comité des Forges, histoire de l’origine de la colonisation, (j’ai omis la Banque d’Indochine ou d’autres), vous entendez Juif..

                              Lulu, vous êtes peut être très très cultivé, mais vous n’en êtes pas moins grossier.

                            • lulupipistrelle 9 décembre 2012 21:54

                              Je choisis la grossièreté plutôt que l’injure.



                              On parle esclavage et Coran et vous êtes fixé sur la colonisation. 

                              Quand on est hors sujet en permanence ou on est très bête, ou on est un obsédé. Faites votre choix.


                              NB
                              Soral est un peine-à-jouir qui ne supporte pas de vieillir et qui ne sait plus quoi inventer pour redorer son blason. Ces thuriféraires lui ressemblent. Le pire c’est que ce vieux beau fait un tabac auprès des trentenaires, bref des types qui n’ont même pas l’excuse de l’andropause.

                            • lionel 10 décembre 2012 10:57

                              Oeil... poutre... paille... voisin... qui c’est qui a la plus grosse ? 


                              Je suis content pour vous que vous ayez trouvé la jouvence de l’esprit...

                              PS : Soral n’est certainement pas mon maître à penser même si je suis parfois d’accord avec certaines de ses analyses. Au delà de Monsieur Soral, la plateforme E et R contribue à l’intelligence nationale (sans en être le parangon).

                            • volpa volpa 8 décembre 2012 21:46

                              Je viens de poster et en lisant les autres je constate que l’on se rejoint.

                              Ces êtres évolués se torchait le cul avec des cailloux de la main gauche ou droite.

                              Ils sont forts.

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