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Accueil du site > Actualités > Religions > L’identité réelle de Jésus (partie I)

L’identité réelle de Jésus (partie I)

Dans cette première partie, nous allons brièvement décrire les tendance du Judaïsme au début de l'ère chrétienne, et résumer les impossibilités chronologiques des évangiles

Dans la seconde partie, nous montrerons les strates rédactionnelles des évangiles, et montrerons que les textes qui servirent à les composer sont une Vie de Bannous composée par Flavius Josèphe, une doxographie essénienne (le paroles de Jésus), et des paraboles, peut-être composées par Hermas. 

LES ÉVANGILES SONT DES FAUX

Cette affirmation peut apparaître choquante pour de nombreuses personnes, pourtant elle résume parfaitement notre pensée. Nous allons vous proposer une série d’articles en présentation de notre livre Jésus Un mythe aux sources multiples (http://www.amazon.fr/Jésus-mythe-aux-sources-multiples/dp/2805300203/ref), des lesquels nous proposerons de solution aux innombrables problèmes textuels du Nouveau Testament.

 

Jésus n’a pas existé, mais est-ce que pour autant tout le christianisme serait faux… Non. 

 

Il faut distinguer trois éléments du problème :

- Le Jésus que prie les chrétiens ;

- Le Jésus dont la vie est racontée dans les évangiles ;

- La personnalité réelle derrière la narration évangélique.

 

Le « Jésus » auxquels les chrétiens croient et qu’ils prient est le LOGOS de Dieu ! Le mot grec logos que les catholiques traduisent par « Verbe » et les protestants par « paroles » ne rendent pas le sens du mot. Le mot provient de la philosophie stoïcienne et désigne chez ces derniers Dieu. Philon d’Alexandrie (né vers –15, mort vers 50) a repris leur terminologie mais en la modifiant en profondeur. Le Logos de Philon fut ce qui permit au judaïsme d’entrer en concurrence avec la philosophie grecque. Les stoïciens accusèrent le Judaïsme d’être une fausse religion, parce que Dieu intervenait directement dans l’histoire du monde. Il faut savoir que le Dieu du stoïcisme ne fait rien ; sa transcendance radicale le rend inapte à une activité dans notre monde, son activité est donc abandonnée au logoï (pluriel de logos) qui sont chargés d’organiser l’univers. Ces logoï, qui correspondent aux dieux du paganisme, représentent l’activité immanente du Dieu transcendant. Philon retournera leur philosophie contre eux en affirmant que le Dieu de la Bible est véritable et en montrant que le Dieu de la Bible est transcendant mais que son principe d’activité dans le cosmos est régi par le logos unique, qu’il appelle « Fils de Dieu », « archange de Dieu » et même une fois « deutéro-Dieu », c’est-à-dire « le deuxième dieu ». Philon réussira, à travers son œuvre immense, à convertir des centaines de milliers de païens au Judaïsme, probablement entre un et deux millions. 

Ces judaïsants (convertis à des degrés divers au Judaïsme, avec ou sans circoncision pour les hommes) finirent par entrer en conflit avec le Judaïsme pour des raisons que nous allons résumer ci-dessous.

- ces judaïsants se considérèrent plus souvent comme grecs, égyptiens, romains, etc que comme Juifs, or la conversion normale au Judaïsme implique de s’agréger avec le peuple Juif.

- ces judaïsants se convertirent au judaïsme de Philon d’Alexandrie, c’est-à-dire à un judaïsme de langue grecque, bithéiste (Dieu et le deuxième dieu qui est le Logos) et sadducéen. Or, par un hasard de l’histoire, il se fait qu’après la première guerre Judéo-romaine de 66–70, le judaïsme sadducéen de Judée fut décimé (il était déjà minoritaire en Judée), et le judaïsme judéen devint exclusivement pharisien. Dans le reste de l’Empire Romain, c’était le contraire, le judaïsme pharisien était quasi totalement absent.

Il faut savoir que sadducéens et pharisiens se disputaient sur tout, par exemple si un non juif épouse une juive, pour les sadducéens les enfants sont non-Juifs, mais pour les pharisiens ils sont Juifs, alors que si un Juif épouse une non-juive, pour les sadducéens leurs enfants sont Juifs et pour les pharisiens ils sont non-juifs. Pour le sadducéisme, la transmission de la judéité se fait par le père et pour les pharisiens, la transmission se fait par la mère. 

 

Comme on sait rarement ce que Judaïsme pharisien et judaïsme sadducéen veut dire, nous allons sommairement expliquer leurs différences.

Le Judaïsme sadducéen affirme la primauté de l’écriture, les pharisiens la primauté de la tradition orale.

Les sadducéens sont liés au Temple et sont dirigés par des prêtres descendants d’Aaron, alors que les pharisiens sont laïcs et sont dirigés par des rabbins dont un grand nombre de descendants du roi David… 

Les sadducéens estiment que certains commandements ne sont pas applicables à tous les Juifs mais seulement aux Prêtres et aux Lévites ; les pharisiens estiment que tous les commandements doivent être appliqués par n’importe quel Juif. De ceci, les sadducéens estiment que les manquements aux commandements par les Juifs doivent être réprimés durement, puisqu’il y en a peu ; alors que les pharisiens estiment qu’il convient d’avoir de la bienveillance en ce qui concerne le non-accomplissement par les Juifs de certains commandements parce qu’il y en a beaucoup. 

Les sadducéens estiment que la croyance en la résurrection est dangereuse (résurrection qu’ils ne nient pas quoiqu’en disent les évangiles et le Talmud), parce qu’elle peut conduire un Juif à croire en Dieu de manière intéressée, ce dernier pouvant croire en Dieu dans l’espoir d’obtenir une bonne place après la résurrection.

La meilleure source pour connaître les opinions exotériques des sadducéens est le Siracide ou l’Ecclésiastique (texte qui ne subsiste complet que dans sa traduction grecque, disponible dans toutes les Bibles catholiques) ; les opinions ésotériques des sadducéens se trouvent dans des textes comme le Livre d’Henoch ou Le Livre des Jubilés

Les sadducéens se considèrent comme les héritiers des prophètes et estiment que le monde entier doit se convertir au Judaïsme alors que les pharisiens sont nettement plus sceptiques sur les conversions en masse. Les sadducéens autorisent les conversions forcées (par exemple les iduméens sous le grand-sacerdoce de Jean Hyrcan (grand-prêtre de –134 à –105) et les ituréens sous les grands-sacerdoces d’Aristobule (–104) et d’Alexandre Jannée (entre –104 et –78), alors que les pharisiens les interdisent. La vision différente des conversions permet aussi de comprendre les différences géographiques entre sadducéens et pharisiens (les sadducéens sont omniprésents en monde hellénistiques), alors que les pharisiens en sont absents et ne commenceront à se répandre dans le monde Romain qu’après la première guerre judéo-romaine (de 66 à 70, jusqu’en 74 avec la chute de la forteresse de Massada)

Les sadducéens réduisent les prières au strict minimum, l’ensemble du culte Juif étant le culte sacrificiel ; alors que les pharisiens ont de très nombreuses prières obligatoires, et se distancient du culte du Temple.

Disons rapidement un mot sur les essénien. Les essénien sont des sadducéens intransigeants. Au sein des sadducéens, ils furent le fer de lance de l’indépendance de la Judée au côtés de Mathathias, et ensuite de son fils Judas Macchabée. Les esséniens sont les hassidéens des Livres des Macchabées. Après l’accession au grand sacerdoce de Jonathan Macchabée (grand-prêtre entre –152 et –143), les hassidéens/esséniens rentrèrent remplir leurs obligations au Temple libéré, et devinrent la tendance ésotérique des sadducéens. Lorsque Salomé Alexandra devint reine de Judée en –78 et qu’Hyrcan II devint grand-prêtre (son fils et fils d’Alexandre Jannée), il se rallia aux vues pharisiennes et imposa leurs décisions en matière des sacrifices. C’est pourquoi, ceux qui passeront dans l’histoire sous le nom d’esséniens (il s’agit essentiellement de prêtre ou de lévites, ou de naziréens) quittèrent le service du Temple, car ils estimaient que les décisions pharisiennes en matière de sacrifice rendait les sacrifices impurs. Par exemple, les sadducéens et les esséniens refusaient les sacrifices d’animaux gravides alors que les pharisiens les admettaient.

Sadducéens et esséniens voulaient réformer le calendrier hébraïque, c’est probablement cette réforme qui entraîna la guerre civile des pharisiens et des esséniens (les premières tensions commencèrent sous Jean Hyrcan et durèrent jusqu’à la destruction du IIe Temple par Titus). 

Les sadducéens en monde hellénistique sont proches des sadducéens de Judée, mais diffèrent d’eux sur certains points : ils ont adopté l’usage du grec et en philosophie le bithéisme issu des réflexions de Philon d’Alexandrie. De plus le judaïsme hellénistique est probablement majoritairement non juif.

La Première Guerre Judéo-romaine fut un drame pour tout le monde : le IIe Temple fut détruit, les Juifs moururent par centaines de milliers, les persécutions anti-juive font des dizaines de milliers de mort. Les judaïsants furent coincés entre deux idéaux : la civilisation romaine d’un côté, leur religion d’adoption de l’autre.

Pourtant, les reproches se firent des deux côtés : les judaïsants furent accusés d’avoir abandonné les Juifs et les responsables Juifs de ne pas avoir su empêcher la révolte contre Rome, chaque camp se renvoyait la balle.

Une guerre moins connue, mais pas moins importante pour comprendre l’émergence du christianisme, fut la guerre du Kitos (115–118). Les Romains tentèrent de conquérir l’Empire parthe, mais leurs premières victoires se transformèrent en défaite et les légions durent refluer. Dans leur retraite, elles massacrèrent le roi d’Abiabène (Erbil en Irak) qui était un converti au Judaïsme. Ce massacre entraînera une révolte massive des communautés juives, d’abord l’Asie Mineure, ensuite Chypre, Alexandrie et la Cyrénaïque s’embrasèrent (pour la Grèce et Rome, on ne sait pas), la situation fut jugée suffisamment grave pour que Trajan doive nommer un légat consulaire (Lusius Quietus) avec les pleins pouvoirs pour mater la révolte. Les résultats ne se feront pas attendre, massacre après massacre, Lusius Quietus réduira les communautés juives à néant : meurtre de masse, esclavage et déportation des survivants en Judée : le Judaïsme hellénistique avait vécu. 

Vers 120, les judaïsants d’Asie Mineure et d’Égypte durent reprendre contact avec le Sanhédrin de Yavneh, et c’est là que les choses se compliquèrent. Les Judaïsants étaient sadducéens, le sanhédrin de Yavneh était pharisien : même si on ne sait pas tout on peut au moins supposer les différentes raisons de leurs tensions. Une partie des conversions faite par le Judaïsme hellénisé n’étaient pas valides, la circoncision sadducéenne et la circoncision pharisienne diffèrent ; en outre les convertis du Judaïsme hellénistique se sentaient rarement Juifs, ils se définissaient plutôt comme des Grecs de religion juive ; les judaïsants hellénisés souhaitaient un assouplissement des lois juives (cacheroute, circoncision, sabbat), alors que le Sanhédrin ne comptait pas transiger là-dessus ; le sanhédrin de Yavneh avait invalidé la traduction des LXX et exigeaient son remplacement par la traduction d’Aquila ; les Judaïsants voulaient que le Sanhédrin de Yavneh adopte le bithéisme (Dieu et le Logos), pour le Sanhédrin de Yavneh, c’était hors de question. Mais surtout les uns et les autres s’accusaient mutuellement d’être responsable de la destruction du Temple. Les tensions durèrent des années et finalement, elles se soldèrent par une rupture quasi complète. Les Judaïsants ne pardonnant pas au Sanhédrin de Yavneh de ne pas avoir su empêcher la révolte de Bar Kokheba (132–135) et pire d’y avoir participé (rabbi Akiba par exemple). 

Un texte qu’on date de 125 et intitulé l’Apologie d’Aristide (mais que certains datent de 135–138 et pensent qu’il fut composé par Marcion), est une défense d’un groupe religieux qui se fait appeler « chrétien », et qui s’adresse à l’empereur Hadrien, pour affirmer que les chrétiens n’ont rien à voir avec les Juifs et qu’ils ont leurs textes (on peut supposer qu’il s’agit des évangiles) dans lesquels ils montreront qu’ils se sont séparés des Juifs et qu’ils sont fidèles à l’empereur de Rome. Notons que dans ce texte, l’auteur ne dit mot de Jésus, mais parle seulement du Christ (dans la version grecque qui est conservée dans un roman et dans la version arméniennes qui est un abrégé, le texte mentionne Jésus, mais on a toutes les raisons de penser que ce sont des réécritures, nous pensons, à titre personnel, que le texte grec original aurait pu avoir Logos au lieu de Christos, mais l’original est perdu) et de la haute moralité des chrétiens.

On retrouve de nombreuses descriptions du Logos dans l’œuvre de Philon, il est le médiateur entre Dieu et toutes choses et entre toutes choses et Dieu ; il participe de la nature incréée de Dieu et de la nature créée des choses, il a deux natures. Le Logos intervient directement dans l’histoire humaine, il correspond à la providence de Dieu. 

Ce qui différencie le Logos de Philon du Logos des Judaïsants, c’est que les seconds finirent par l’identifier à Dieu et aussi à le représenter sous une « Forme d’Homme », identifiant le « comme un fils d’homme » décrit dans le Livre de Daniel au Logos de Dieu. Ils lui donneront un nom symbolique et clair JÉSUS, c’est-à-dire YHWH SAUVE.

On nous dira que Jésus a vécu dans les années 30 de l’ère chrétienne. Hélas pour eux, les évangiles datent des années 130–140. 

Les évangiles sont totalement faux historiquement. 

Les éléments datables des évangiles sont les suivants : la naissance de Jésus et la mort de Jésus.

La naissance de Jésus est rapportée par les évangiles de Matthieu et de Luc uniquement. 

Matthieu estime que Jésus est né avant la mort d’Hérode survenue en –4, il dit aussi que les enfants de Bethléem furent massacrés par les troupes d’Hérode, mais l’histoire n’a pas gardé trace de ce massacre. En outre, la description des mages s’inspire de la description qu’en a fait Philon d’Alexandrie (De Probus), quant à l’étoile qu’ils suivent cette histoire existe en rapport avec la naissance de l’empereur Auguste. Notons encore que l’étoile peut faire allusion à Simeon bar Kokheba, qui fut le chef des Juifs pendant la IIe guerre judéo romaine (132 à 135). 

Luc estime que Jésus est né pendant le grand recensement. Luc raconte n’importe quoi. En effet, à la mort d’Hérode, son royaume fut divisé en quatre tétrarchies, celle de Judée (incluant la Samarie et l’Idumée) qui revint à son fils Archelaos, celle de Galilée à son fils Hérode Antipas et celle d’Iturée-Gaulanitide à son fils Philippe, la dernière Ascalon revint à sa sœur Salomé. Pour des raisons mal déterminées, Archelaos fut rappelé à Rome en 5 et sa tétrarchie transformée en « province romaine de Judée » et administrée par un préfet. Lorsque les Romains devinrent directement maître de Judée, ils durent fixer les taxes auxquelles les habitants seraient assujettis, et c’est pour cela qu’ils firent le recensement de cette province et seulement de cette province. Notons l’absurdité, Joseph est un galiléen chez Luc qui habite Nazareth il n’a donc aucune raison de se rendre à Bethléem, à moins qu’il ne veuille payer ses impôts à la fois à Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et à Rome, maîtresse de la province de Judée…

Donc impossible.

D’après les évangiles, Jésus a été condamné à mort par le grand prêtre Qaïphe (en fonction de 18 à 35, nommé par Valerius Gratus, démis par Lucius Vitellius, légat consulaire de Syrie) et par Ponce Pilate (préfet de Judée de 26 à 36, renvoyé à Rome par Lucius Vitellius pour ne pas avoir soutenu Hérode Antipas dans sa guerre contre Aretas IV de Petra, roi de Nabatée)

Or justement, c’est là le problème, on sait que d’après les évangiles, Jésus a été condamné un an (selon les synoptiques, pour Jean trois ans) après la mort de Jean le Baptiste, or Jean le Baptiste a été exécuté en 36, probablement au printemps, par Hérode Antipas, à la forteresse de Macheronte.

Si Jésus a été exécuté un an après Jean le Baptiste, il a alors été exécuté à la Pâque 37, mais à cette date, Qaïphe n’était plus grand-prêtre (c’était Theophilos ben Hanan) et Ponce PIlate n’était plus préfet de Judée. Donc histoire impossible.

Dans la seconde partie nous tenterons de dater les différentes strates des évangiles et de découvrir sa véritable identité.


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88 réactions à cet article    


  • lsga lsga 7 mai 2015 17:32

    Jésus est le fils d’un légionnaire romain et d’une prostituée juive. Les tours de prestidigitations qu’il effectuait étaient extrêmement courants et répandus, à l’époque (marcher sur l’eau, changer l’eau en vin, etc.). Son message était un message avant tout politique, proposant l’instauration d’une société dépourvue de propriété privée. Il demandaient à tous ses disciples d’abandonner leurs biens et de mettre toutes leurs richesses en commun (voir l’acte des apôtres).

     
    Jesus ne s’est jamais exprimé sur les homosexuels. Il s’est en revanche clairement exprimé CONTRE le modèle familiale traditionnel et patriarcal. 
     
    Votre affirmation sur la fausseté des évangiles est somme toute assez banale. La majorité des historiens sont d’accord sur le fait que les évangiles actuels ont été rédigés aux alentours de l’an 1000. La bible de Qumrân et les évangiles apocryphes ont été victimes de nombreuses tentatives de destructions, probablement orchestré par les fanatiques religieux du Vatican. 
     
    Il en va d’ailleurs de même du Coran, dont au moins 7 versions différentes ont été recensées. 

    • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 7 mai 2015 21:41

      @gros macho

       smiley

    • Alex Alex 8 mai 2015 10:02

      @lsga

      « Jésus est le fils d’un légionnaire romain et d’une prostituée juive. »

      Source : Talmud de Babylone, d’après le témoignage de Rachel Isga, mère maquerelle du bordel où travaillait Marie...
      Voir SCHÄFER, Peter, Jesus in the Talmud, p. 113 ("Jesus the bastard, son of a whore...’).


    • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 8 mai 2015 11:23

      @Alex

      Jésus n’ayant pour moi pas existé humainement, je refuse la position du Talmud

      Par contre le Talmud fait allusion dans cette histoire à un possible enfant de Titus et de la reine Bérénice qui 
      1. serait mort en bas âge...
      2. aurait été assassiné par ordre de Domitien, frère et successeur de Titus pour complaire aux païens de Rome qui devaient paniquer à l’idée que Titus et Bérénice auraient eu un fils qui aurait été le successeur de Titus et Juif en même temps...
      3. serait devenu Onqelos... (réputé de la famille de Titus)

      Je reviendrai sur tout cela ultérieurement...

    • Alex Alex 8 mai 2015 18:29

      @Stephan Hoebeeck

      Voici un lien correct
      vers la bio de Shaffer ; on ne peut pas l’accuser d’ignorer son domaine.
      Vos interprétations n’engagent que vous, et elles ne m’intéressent pas beaucoup car mes recherches s’arrêtent avant Jésus.
      Mais avant de donner une opinion, donnez des liens vers les sources que vous citez. Sur Philon et ses CRAPs (« Contextes Relevant des Apophtegmes de Philon ») j’avais donné quelque s infos dans cet article au paragraphe « Principe fondamental de lecture du Livre ».


    • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 8 mai 2015 23:28

      @Alex

      Schäfer est parti du principe que Jésus avait bien existé... or dans les articles suivants je montrerai qu’il y a un nom crypté dans les évangiles, ce qui me permet de dire que le personnage qui a servi de modèle pour rédiger une vie de Jésus est Bannous... Je montrerai aussi que la condamnation à mort de Jésus s’apparente à la narration de la destruction du Temple par Flavius Josèphe

      Voir

    • soi même 7 mai 2015 17:50

      Stephan Hoebeeck , « LES ÉVANGILES SONT DES FAUX  » , bon c’est la nouvelle blague Belge en cour dans votre royaume ?

      Heureusement vous utilisé le termes probable, et bien pour moi, il est probable que vous soyez tripolaires ?

      Je vous assure, cela se soigne très bien !
       


      • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 7 mai 2015 18:26

        @soi même

        Je n’aurai pas dû utiliser le mot « probable »

        Les évangiles sont des faux. 

        Ils sont faux parce que les histoires que ces textes reprennent proviennent de dizaines de sources.
        Par exemple les discours de Jésus qui se trouvent dans l’évangile de Jean imitent le Discours des deux esprits trouvés à Qumran.

        Ils sont faux parce qu’incohérent au possible, à force d’avoir mélangé les sources les plus diverses, on obtient un Jésus parfaitement incohérent...

      • soi même 7 mai 2015 18:47

        @Stephan Hoebeeck, « Ils sont faux parce que les histoires que ces textes reprennent proviennent de dizaines de sources.  » je signal que vous apporté qu’une interprétation personnel qui se fonde sur aucume preuve réel !


      • Antenor Antenor 7 mai 2015 18:16

        @ l’auteur

        Sur quels éléments vous basez-vous pour placer la mort de Jean-Baptiste en 36 ?


        • soi même 7 mai 2015 18:42

          @Antenor, pas besoin de chercher d’explication, quand l’on mélange à haute dose du faux et du vrai, il est impossible de démêle la vérité.

          Un exemple, d’affirmation péremptoire et totalement faux : " Or justement, c’est là le problème, on sait que d’après les évangiles, Jésus a été condamné un an (selon les synoptiques, pour Jean trois ans) après la mort de Jean le Baptiste, or Jean le Baptiste "

          Inutile de réfuté, c’est de la propagande, le bût n’est pas la vérité, le but est , il escompte un effet  ! comme tous ces texte qui depuis 150 ans veulent décortiqué le sujet, où au final, l’on accepté comme état une évidence la religion, c’est l’opium du peuple !

          Il fait son travail, il est en réalité comme Judas, car sans Judas, il n’aurait pas put avoir de Christianisme, Si vous penser dans ce qui a de positive, se torchon, il devrait en réalité approfondir le liens que vous avez à établir avec le Christ  !


        • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 7 mai 2015 18:43

          @Antenor

          Merci de votre question

          Je me base sur les Antiquités Juives de Flavius Josèphe, Livre XVIII

          A ce moment il y eut un conflit entre Arétas, roi de Pétra, et Hérode pour la raison suivante. Le tétrarque Hérode [Antipas] avait épousé la fille l’Arétas et vivait avec elle depuis longtemps. Partant pour Rome, il descendit chez Hérode [Boethos], son frère, fils d’une autre mère, car il était né de la fille du grand pontife Simon. Or, le tétrarque s’éprit de la femme de celui-ci, Hérodiade, qui était la fille d’Aristobule, un autre de ses frères, et la sœur d’Agrippa le Grand ; et il eut l’audace de lui parler de l’épouser. Elle y consentit ; ils convinrent qu’elle cohabiterait avec, lui dès son retour de Rome et qu’il répudierait la fille d’Arétas. II s’en alla donc à Rome après avoir conclu ce pacte. Quand il revint, ayant réglé à Rome les affaires pour lesquelles il s’y était rendu, sa femme, instruite de son accord avec Hérodiade, le pria, avant qu’il eût découvert qu’elle savait tout, de l’envoyer à Machaero — sur les confins du territoire d’Arétas et de celui d’Hérode — sans rien dévoiler de ses intentions. Hérode l’y envoya, supposant que sa femme ne se doutait de rien. Mais elle, qui avait envoyé quelque temps auparavant des émissaires à Machaero, lieu dépendant alors de son père, y trouva préparé par le commandant tout ce qui était nécessaire à son voyage. A peine y fut-elle arrivée qu’elle se hâta de gagner l’Arabie, en se faisant. escorter par les commandants de postes successifs ; elle arriva aussi vite que possible chez son père et lui révéla les intentions d’Hérode. Arétas chercha un prétexte d’hostilités dans une contestation au sujet des frontières du territoire de Gamala. Tous deux réunirent leur armée en vue de la guerre et y envoyèrent à leur place des généraux. Une bataille eut lieu et toute l’armée d’Hérode fut taillée en pièces à cause de la trahison de transfuges qui, tout en appartenant à la tétrarchie de Philippe, étaient au service d’Hérode, Hérode manda cette nouvelle à Tibére. Celui-ci, irrité de l’incursion d’Arétas, écrivit à Vitellius de lui faire la guerre et de le ramener enchaîné, s’il le prenait vivant, ou d’envoyer sa tête s’il était tué. Tels furent les ordres donnés par Tibère au proconsul de Syrie.

          2. Or, il y avait des Juifs pour penser que, si l’armée d’Hérode avait péri, c’était. par la volonté divine et en juste vengeance de Jean surnommé Baptiste. En effet, Hérode l’avait fait tuer, quoique ce fût un homme de bien et qu’il excitât les Juifs à pratiquer la vertu, à être justes les uns envers les autres et pieux envers Dieu pour recevoir le baptisme ; car c’est à cette condition que Dieu considérerait le baptême comme agréable, s’il servait non pour se faire pardonner certaines fautes, niais pour purifier le corps, après qu’on eût préalablement purifié l’âme par la justice. Des gens s’étaient rassemblés autour de lui, car ils étaient très exaltés en l’entendant parler. Hérode craignait qu’une telle faculté de persuader ne suscitât une révolte, la foule semblant prête à suivre en tout les conseils de cet homme. Il aima donc mieux s’emparer de lui avant que quelque trouble se fût produit à son sujet, que d’avoir à se repentir plus tard, si un mouvement avait lieu, de s’être exposé à des périls. A cause de ces soupçons d’Hérode, Jean fut envoyé à Machaero, la forteresse dont nous avons parlé plus haut, et y fut tué. Les Juifs crurent que c’était pour le venger qu’une catastrophe s’était abattue sur l’armée, Dieu voulant ainsi punir Hérode.

          - Le voyage d’Hérode Antipas à Rome, date de 34, probablement pour assurer Tibère de sa fidélité après l’exécution de Séjan (préfet du prétoire de Tibère)
          - L’époux d’Hérodiade est Hérode Boethos, probablement prêtre au Temple. Il décède en 34-35.
          - On date la fuite de la fille d’Aretas (Phasalys) de la fin 35 ; et la vie en commun d’Hérodiade et d’Hérode Antipas de la même période...
          - Jean le Baptiste a donc été exécuté entre la fin 35 et le début de la guerre d’Hérode Antipas et d’Aretas IV de Petra, c’est-à-dire l’été 36, la défaite d’Antipas datant plus ou moins de la fin août-début septembre

          Signalons que le maître spirituel de Flavius Josèphe s’appelait Bannous (je reviendrai dans un article suivant sur lui) et qu’il est décrit de manière similaire à Jean le Baptiste, c’est-à-dire se baignant dans l’eau pour purifier le corps... 

          Bannous est le modèle qui servira à faire Jésus... mais ils n’ont pas retenu Bannous parce que c’est un converti au Judaïsme, je pense qu’il était iduméen, ou ituréen, mais pas juif d’origine, je montrerai d’ailleurs qu’il y a un passage des évangiles qui présente Jésus comme un converti au Judaïsme (article suivant, demain normalement)






        • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 7 mai 2015 18:47

          @soi même

          le Christ c’est le Logos, le Logos n’a jamais existé humainement... vous buvez du petit lait, il est temps de passer aux nourritures solides... sinon vous risquez bien au lieu d’être vous même, de n’être personne 

        • soi même 7 mai 2015 19:10

          @Stephan Hoebeeck ,«  sinon vous risquez bien au lieu d’être vous même, de n’être personne » , c’est admirable, vous êtes le nouveaux Pantocrator tant attendu  ?


        • Emile Mourey Emile Mourey 8 mai 2015 00:33

          @Stephan Hoebeeck


          Bonjour,

          Quand Jean reproche à Hérode Antipas de prendre la femme d’Hérode Philippe alias Boethos, ce dernier est toujours vivant, ce qui est bien condamné par la Loi. Je cite : l’homme qui prend pour femme, la femme de son frère : c’est une souillure (Lev 20, 21).

          Si Hérode Philippe avait été mort, cela aurait été, bien au contraire, un acte tout à fait autorisé (et même obligatoire s’il n’avait pas engendré de descendance en la personne de Salomé), je cite : Alors Juda dit à Onan : Va vers la femme de ton frère, prends-la, comme beau-frère, et suscite une postérité à ton frère (Gn 88, 8).

          Donc Jean-Baptiste a été décapité avant la mort d’Hérode Philippe Boethos, avant l’an 34.

        • cathy30 cathy30 8 mai 2015 09:34

          @Emile Mourey
          Tout à fait, Emile.


        • soi même 8 mai 2015 10:42

          @Emile Mourey, l’on voit de jour en jour l’effet de votre approfondissement sur la question, il y a une avancé spectaculaire, dans votre commentaire vous n’avez pas glissé le mon propre d’Alésia !
          Encourage, c’est une bonne nouvelle ....

           


        • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 8 mai 2015 12:24

          @Emile Mourey

          Bonjour, je vous remercie de votre question et vais tenter d’y répondre.

          1. il n’existe que deux sources historiques sur cette période, ce sont les évangiles et Flavius Josèphe qui ne sont pas en accord.

          2. J’ai tendance à accorder plus de crédit à Flavius Josèphe qu’aux évangiles,
          parce que Flavius Josèphe connaît très bien cette période et est apparenté aux familles royales judéennes (hasmonéennes principalement), il est donc cousin, neveu, oncle de tous ces gens...

          3. On constate au sein des évangiles de nombreuses réécritures certains compétents d’autres pas du tout : 
          En Luc, voici ce qu’il dit sur Jean le Baptiste :

          I.5. Du temps d’Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d’Abia  ; sa femme était d’entre les filles d’Aaron, et s’appelait Élisabeth. 6. Tous deux étaient justes devant Dieu, observant d’une manière irréprochable tous les commandements et toutes les ordonnances du Seigneur. 7. Ils n’avaient point d’enfants, parce qu’Élisabeth était stérile  ; et ils étaient l’un et l’autre avancés en âge. 8. Or, pendant qu’il s’acquittait de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe, il fut appelé par le sort, 9. d’après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour offrir le parfum. 10. Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l’heure du parfum. 11. Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie, et se tint debout à droite de l’autel des parfums. 12. Zacharie fut troublé en le voyant, et la frayeur s’empara de lui. 13. Mais l’ange lui dit  : «  Ne crains point, Zacharie  ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean.

          On ne peut comprendre le passage autrement que comme Jean le Baptiste est né sous le règne d’Hérode

          Après que l’ange eut annoncé la conception de Jésus, nous lisons :

          39. Dans ce même temps, Marie se leva, et s’en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda. 40. Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. 41. Dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit.

          Il est donc clair que pour Luc Marie et Elisabeth sont enceinte dans la même période.

          Plus bas, nous lisons : 
          En ce temps-là parut un édit de César Auguste, ordonnant un recensement de toute la terre. 2. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. 3. Tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville.

          Or Hérode, roi de Judée est mort en –4, donc d’après Luc, Jésus est né en –4
          Alors que le recensement (qui n’avait rien d’universel) et qui fut limité à la province romaine de Judée eut lieu en +5 (entre 4 et 6, après le rappel d’Archélaos)

          Nous avons donc une parfaite incohérence historique dans l’histoire de Luc...

          Nous lisons aussi dans Luc : 

          III.1. La quinzième année du règne de Tibère César — lorsque Ponce Pilate était gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, son frère Philippe tétrarque de l’Iturée et du territoire de la Trachonite, Lysanias tétrarque de l’Abilène, 2. et du temps des souverains sacrificateurs Anne et Caïphe

          Le passage pause de nombreux problèmes
          1. la quinzième année de Tibère = 28-29...

          2. Il n’y avait qu’un grand-prêtre, mais les anciens grands-prêtres conservaient le respect sans avoir de fonctions... (le grand prêtre était chargé de prononcé le nom de Dieu dans le saint des saints et de certains sacrifices particuliers...)

          3. Lysanias tétraque de l’Abilène est totalement inconnu. On connaît un Lysanias roi de l’Abilène, mais il fut exécuté en ... –40 par Pompée et on ignore tout d’une descendance de ce Lysanias....
          Quant à Lysanias tétrarque de l’Abilène il est totalement inconnu de Flavius Josèphe... En outre, l’Abilène appartient à Philippe le Tétrarque (l’Abilène est une petite région de l’Iturée, laquelle appartient à Philippe...

          Tout ceci ne me pousse pas à avoir confiance dans la valeur historique des évangiles.

          Venons-en à Philippe d’Iturée et à Hérode Boethos

          Il existe deux versions de la Guerre Juive, la version grecque et la version vielle slavonne intitulée La Prise de Jérusalem.

          On situe la mort tant de Philippe que d’Hérode Boéthos vers 34–35.

          D’après la Prise de Jérusalem, Philippe fut maudit par Jean le Baptiste et mourut des suite de sa malédiction. (nous y reviendrons plus bas)

          D’après Flavius Josèphe

          Hérodiade fut l’épouse d’Hérode Boethos, mais pas de Philippe d’Iturée
          La fille d’Hérodiade, Salomé, fut elle l’épouse de Philippe d’Iturée, mais il semblerait que le mariage de Salomé ne fut pas consommé (peut-être était-elle trop jeune)

          Il est possible que la malédiction de Jean le Baptiste contre Philippe visait à empêcher le mariage de Salomé fille d’un prêtre avec Philippe qui est généralement considéré comme un non-juif païen, quoi que fils d’Hérode... (sa mère Cléopâtre semble avoir été païenne)...

          Nous entrons maintenant de ce que dit Flavius Josèphe à mot couvert : Hérode Antipas quoi que marié avec la fille d’Aretas IV de Petra fut probablement l’amant d’Hérodiade et peut-être le père véritable de Salomé, et cela Flavius Josèphe ne peut que le suggérer, Salomé ayant épousé Aristobule roi de Chalcis et ensuite roi de la petite Arménie... Or Salomé avait à l’époque de Flavius Josèphe une descendance protégée par Rome, il ne pouvait donc pas dire clairement que leur mère était la batarde d’Antipas... Pas plus qu’il ne pouvait raconter les amours de Titus et de Bérénice... 

          Il fut en tout cas notoire qu’Hérodiade ne fut pas fidèle à son mari Hérode Boéthos et qu’elle tenait énormément à Hérode Antipas son second mari...

          La danse de Salomé est une imitation à rebours d’Esther, donc je n’y crois pas trop...

          Donc pour moi la cohabitation entre Hérodiade et Antipas date bien de la fin 35... l’exécution de Jean le Baptiste de courant 36.

          Je dois encore faire une précision :

          Flavius Josèphe est très important, mais il faut savoir que dans certains cas il donne de fausses informations.

          Par exemple, sa famille : il dissimule qu’il est le fils du grand-prêtre Mathathias ben Théophilos II qui ouvrit les portes de Jérusalem aux zélotes et qui fit construire le mur de défense pour contrer les Romains, il dissimule aussi qu’il est l’arrière petit-fils du grand-prêtre Mathathias ben Théophilos I qui tenta une insurrection contre Hérode et les Romains en –4... (Flavius Josèphe écrit pour des Romains) Je publierai un article sur la véritable généalogie de sa famille dans les jours qui suivent

          Il se prétend pharisien, alors qu’il n’a jamais été pharisien


          Autre exemple : Il donne de fausses informations sur les sadducéens, les esséniens et les sicaires :
          il présente les premiers comme des épicuriens, ce qui est faux, 

          et 
          et
          il prétend que les esséniens furent pacifiques, ce qui est entièrement faux

          les esséniens furent très spirituels comme le montre les manuscrits de Qumran, mais aussi des ultras du Judaïsme, qui prenaient les armes contre les Romains sous le nom de sicaire...

          L’œuvre de Flavius Josèphe visait à convaincre les Romains de se convertir au Judaïsme de tendance essénienne, il va donc s’employer à blanchir les esséniens de la révolte contre Rome, alors qu’ils en furent le fer de lance.

          Jean le Baptiste fut donc plus que probablement exécuté parce qu’il préparait une insurrection armée contre Hérode Antipas... 
















        • Antenor Antenor 8 mai 2015 13:37

          @Stephan & Emile

          Attention à ne pas confondre deux personnages :

          - Hérode Boethos (dit Hérode Philippe I), mari d’Hérodiade et père de Salomé . A ma connaissance, on ignore la date et les conditions de sa mort.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9rode_Bo%C3%ABthos

          - Le Tétrarque Philippe (dit Hérode Philippe II), mari de Salomé. C’est lui dont la mort est relaté par Flavius Josèphe.

          http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/juda18.htm#106

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_le_T%C3%A9trarque

          Luc dit que Jean-Baptiste a commencé son ministère en 29 mais on ne sait pas au bout de combien de temps Hérode Antipas l’a fait décapiter.


        • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 8 mai 2015 13:46

          @Antenor

          je ne dis pas autre chose smiley

        • soi même 8 mai 2015 14:47

          @Antenor, de toute façon peine perdue, ces deux personnages Stephan & Emile sont parfaitement irrécusables pour ce renettre en causse, ils sont tellement imbus d’eux même, qu’un faux antique est une preuve réfutable de ce que veulent entendre, leurs problèmes ce n’est pas la vérité, c’est leurs béotiennes pensés !


        • Emile Mourey Emile Mourey 8 mai 2015 17:54

          @Stephan Hoebeeck

          Vous avez effectivement beaucoup travaillé et beaucoup réfléchi sur ce sujet. Sur la connaissance de la société de cette époque et des courants religieux qui la traversaient, vous dites beaucoup de choses exactes et intéressantes mais vous faites trop confiance à la thèse dominante actuelle d’une écriture tardive des évangiles. Claude Tresmontant - linguiste aux qualités unanimement reconnues - est certainement le plus grand connaisseur de l’origine écrite de ces textes. Arguments à l’appui, il a clairement expliqué, peu de temps avant sa mort, que les quatre évangiles avaient été rédigés avant la guerre de Jérusalem. Il place Jean après Marc alors que je place Jean en premier. Et en effet, si Marc, Luc et Matthieu évoquent la mort de Jean le Baptiseur, l’évangile de Jean ne l’évoque pas pour la simple raison que le prophète était encore vivant. Ce qui signifie que la crucifixion de Jésus dans l’évangile de Jean est antérieure à la mort du Baptiste. Notez également que cet évangile ne l’appelle que Jean.

          Luc, dans son évangile, ne fait que reprendre le texte du Protévangile que Jacques a écrit en l’an - 4, à la mort d’Hérode le Grand.

          Vous citez « Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. » Vous avez raison de voir dans le Jean prêcheur de l’an 28 ou 29, l’accomplissement de la dite prophétie.

          Poursuivant votre citation, vous dites : « Il est donc clair que pour Luc, Marie et Elisabeth sont enceintes dans la même période ». Vous avez raison mais seulement dans la lecture de la prophétie de Jacques de l’an - 4. En effet, il vous faut comprendre qu’en recopiant telle quelle la prophétie de Jacques comme un fait historique, Luc vous induit en erreur.

          Vous avez très bien vu l’anomalie concernant la date de naissance de Jésus, - 4 ou + 5 (pour moi, -7, -4 ou + 6). Il n’y a incohérence qu’en apparence. Luc a préféré ne pas suivre Jacques et faire naître Jésus lors du recensement de + 6 qui a, semble-t-il, donné lieu à une révolte et à une autre répression.

          Le rapprochement que vous faites entre le festin au cours duquel Salomé dansa et le festin auquel Esther se rendit est intéressant. Vous pourriez également rappeler l’héroïsme de la belle Judith qui s’invita dans la tente du tyran Holopherne pour lui couper la tête.

          Vous concluez en disant : « Jean le Baptiste fut donc plus que probablement exécuté parce qu’il préparait une insurrection armée contre Hérode Antipas… » 

          Je pense plutôt que dans la crucifixion du messie espéré, et peut-être venu, il a voulu ranimer la ferveur judaïque du peuple juif, en Palestine et dans la diaspora, face à une influence romaine et ses soit disant dérives contre lesquelles les Maccabés s’étaient déjà opposés. 

        • Antenor Antenor 9 mai 2015 14:40

          @Emile

          Une explication bien argumentée concernant la date du fameux recensement :
          http://www.trigofacile.com/jardins/chronica/civilisation/1199-recensement.htm


        • Ouallonsnous ? 12 mai 2015 15:01

          @Antenor

          Stephan Hoebeeck et ses « disciples », il faut aller bloguer ailleurs, les agoravoxiens n’ont que faire de vos délires mystiques, et vous prenez la place d’articles pertinents sur le monde réel dans lequel nous vivons !


        • Andydrew 7 mai 2015 18:23

          Trop fort ce Jésus : non seulement il n’a jamais existé, mais en plus il a créé une multinationale qui 2000 ans après existe encore !


          • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 7 mai 2015 18:45

            @Andydrew

            Il n’existait pas, certes...

            Mais comme je tenterai de le montrer dans d’autres articles, les chrétiens sont en réalité des Juifs et des Judaïsants disciples de Philon d’Alexandrie qui vont se séparer du Judaïsme pour les raisons déjà mentionnées.

          • Zip_N Zip_N 8 mai 2015 17:13

            @Stephan Hoebeeck

            « Il n’existait pas, certes... »

            Vous êtes pas plutôt crétin ? vous êtes chrétien sans le christ !? et pourquoi pas vessie sans lanterne tant que vous y êtes ?! , les universitaires que vous représentez sont aussi intelligent que vous ?


          • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 7 mai 2015 20:11

            Nombre d’écrits contemporains sont truffés d’imprécisions, d’erreurs, d’omissions, plus ou moins volontaires.

            Dans ce cas, pourquoi faudrait-il prendre pour argent comptant les écrits antiques ?

            Pourquoi eux aussi ne seraient-ils pas truffés d’imprécisions, d’erreurs, d’omissions, plus ou moins volontaires ? 


            • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 7 mai 2015 22:22

              @ben_voyons_ !

              Je vais répondre dans l’article suivant.

            • soi même 8 mai 2015 13:44

              Georges Brassens - La guerre de 14-18 :
              https://www.youtube.com/watch?v=l2F5qaHzkj0

            • Ouallonsnous ? 12 mai 2015 15:04

              @Stephan Hoebeeck

              Surtout ne répondez pas sur Avox, ont vous a assez lu !


            • juluch juluch 7 mai 2015 21:48

              texte intéressant.


              effectivement les évangiles ou meme la plupart des écrits religieux sont arrangés et déformés pour s’adapter aux époques et aux événements.

              il faut pas y trouver un récit historique. L’exemple de l’ancien Testament avec le sois disant esclavages des Hebreux est pas mal dans son genre.

              merci pour le partage  smiley

              • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 7 mai 2015 23:33

                @juluch

                Je vous en prie

              • elpepe elpepe 7 mai 2015 23:35

                votre tunique sur la photo c est concue pour boire de la biere ?
                On peut s essuyer la quequette avec ?
                Desole, je me laisse aller, bon sinon concernant votre article, vous fatiguez pas, il y a des gens qui prennent le petit dejeuner avec Jesus tous les matins, donc c est une preuve irrefutable.


                • sls0 sls0 7 mai 2015 23:37

                  Un jour quelqu’un m’a dit pour prouver qu’il maitrisait le sujet m’a dit ’’je peux réciter le coran par coeur’’
                  Je lui ai demandé combien il dépensait pour s’alimenter par quinzaine, devant son air étonné, je lui ai dit que mon enregistreur faisait la même chose avec 2 piles d’1,5 volt pour 15 jours.
                  Il m’a dit ’’ce n’est pas la même’’.
                  J’ai répondu effectivement, mon enregistreur ne peut pas me donner le message essentiel du coran en moins de 10 mots et toi le peux tu ? Il est resté coi.

                  Bon je coran avec la période Mecque et Médine c’est un peu plus compliqué que les évangiles.

                  A voir certaines saloperies faites au nom du christ, je me trompe peut être mais pour moi l’essentiel du message c’est aimez vous les uns les autres et respectez vous.
                  Pour moi le christ était un mec vraiment bien il mérite de servir d’exemple.

                  Comme je suis très tolérant et que je suis athée, ses problèmes avec les filles, son ou ses pères*, ses copains et les romains, c’est plus de l’ordre privé qu’universel. Et histoire derrière lui ne sert qu’à comprendre certaines interprétations tortueuses mais ne doit pas faire oublier le principal.
                  Quand je lis Paul je me dit qu’il n’aimait et ne respectait pas les femmes, ses interprétations je m’en fous, je m’en tient au principal.
                  * je réside dans un pays assez olé olé, les enfants d’une même famille c’est rare qu’ils aient le même père, on devient tolérant au contact.

                  Malgré que l’on ait pas retrouvé son passeport**, il y a de grandes chances qu’il ait existé et qu’il ait donner un message de portée universelle. Maintenant commencer à discuter sur des points de détails** si on oublie le principal est-ce nécessaire ?

                  Si on applique le principal il y a de grande chance que le monde s’améliore, les points de détails***, un peu de zizanie à commencer dans les commentaires.

                  ** Les enquêteurs du 11/09 sont plus fort que d’autres.
                  ***
                  C’est libre de droits d’auteur, c’est pas parce que quelqu’un l’emploie pas d’une façon judicieuse qui faille bannir l’expression.


                  • Zip_N Zip_N 8 mai 2015 01:53

                    L’auteur aurait du mettre son article dans le sujet gag.

                    « Jésus n’a pas existé, LES ÉVANGILES SONT DES FAUX. »

                    Certain ont été mis sur le buché pour moins que cela. Tous les nom qu’il cite sont vrai mais Jésus non c’est faux. Pour certain la malhonnêteté a plus de limite de nos jours.

                    « On nous dira que Jésus a vécu dans les années 30 de l’ère chrétienne. Hélas pour eux, les évangiles datent des années 130–140. »


                    Non non on nous dira pas ! la datation de l’évangile de Marc se situe entre 60-75. Hélas pour l’auteur, on vous dira que ce que vous dites est faux.


                    • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 8 mai 2015 12:45

                      @Zip_N

                      En monde universitaire plus personne n’ose soutenir une rédaction de Marc en 60–75, même Paul Meyer qui est le plus grand spécialiste catholique du Nouveau Testament et qui soutenait une rédaction des évangiles vers 90 il y a une quinzaine d’année, a récemment reconnu que les évangiles furent rédigés dans les années 130–150...

                      Par honnêteté envers vous Paul Meyer tente bien de prétendre que dans les années 130–150, ce fut une simple finalisation... avec des corrections marginales, mais il admet que les évangiles ne circulaient pas et restaient confiné dans un milieu très fermé...

                      Je vous signale que d’après une citation d’Eusèbe de Césarée, Papias est occupé à traduire les « Paroles de Jésus » dans les années 120–130... autrement dit rien n’existait sous la forme que nous leur connaissons, antérieurement à cette date... (je reviendrai sur ce témoignage ultérieurement) 

                      En fait, le premier éditeur de textes chrétiens c’est Marcion qui publie son évangile vers 142... la version chrétienne des évangiles seront publiés peu après... 

                      Par publier, j’entends confié aux scriptorium, que de rares copies privées aient pu existé un peu avant certainement, mais c’était des copies privées en très petit nombre d’exemplaire... 

                      Maintenant que des textes de base aient pu exister à des dates précoces pourquoi pas, mais la réalité, c’est que ces textes nous ne les avons pas... spécialistes comme Boismard admettent jusqu’à quatre réécritures complètes des quatre évangiles... or ces réécritures, si elles ont existé, ce dont je doute, n’ont pas survécu, preuve que l’audience des évangiles primitifs fut inconnue...

                      D’après vous les évangiles, les actes et les lettres de Paul furent composés en 60–75, ok

                      On va vérifier cela très facilement.

                      Entre 60 et 150, la totalité des textes défendants le christianisme tiennent sur une centaine de page qui ont survécu (épitres de Barnabé, de Clément de Rome, d’Ignace d’Antioche, de Polycarpe de Smyrne et l’Apologie d’Aristide), et une centaine de pages qui sont perdues... donc les dizaines de milliers de supposés convertis de Saint Paul ont composé en une centaine d’année moins de 200 pages...

                      Si on prend, un historien ancien de l’Église comme Eusèbe de Césarée, pour la période entre 30 et 100 il copie le Nouveau Testament, Flavius Josèphe et Egésippe, quant à la partie comprise entre 100 et 140, pour laquelle il n’a pas de sources, il se contente de mentionner quelques noms d’évêques... CQFD




                    • Zip_N Zip_N 8 mai 2015 14:04

                      @Stephan Hoebeeck

                       Jésus n’a pas existé, LES ÉVANGILES SONT DES FAUX. »

                      Il est illusoire et dérisoire de discuter avec une personne comme vous sur un sujet dont vous ne croyez pas .Avec votre tour d’illusioniste vous arriveriez au mieux à prendre les vessies pour des lanternes. Vous perdez votre temps et feriez mieux d’aller étudier une religion qui vous donne l’espoir de croire. C’est pas l’ universitaire qu’il faut croire ce sont les historiens et votre foi avec. Les universitaires ont modifié votre foi au christianisme ? je me demande pourquoi les historiens ne les écoutent pas et changent pas la datation ?


                    • Zip_N Zip_N 8 mai 2015 14:13

                      @Zip_N

                      Hélas pour eux, les évangiles datent des années 130–140. »

                      C’est pas Hélas pour eux, mais hélas pour les universitaire et vous avec. C’est pas pareil ! j’espère que vous voyez la différence avec les années 60-75 ? 


                    • fred.foyn Le p’tit Charles 8 mai 2015 08:23

                      Tous les livres « saints » sont des faux...Les religions ne sont que l’accomplissement de quelques personnes pour prendre le pouvoir sur les peuples...En politique on dit des « MAGOUILLES »

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