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Accueil du site > Actualités > Religions > L’indigence programmée de la foi

L’indigence programmée de la foi

La spiritualité et les religions sont antinomiques. Elles s’excluent mutuellement. La spiritualité est l’expérience instantanée individuelle directe avec la source commune première alors que les religions visent à lier et maintenir socialement les êtres humains entre eux par l’intermédiaire de dogmes et de rituels révélés. Les croyances dérivées des religions dites du Livre à savoir le judaïsme, le christianisme et l’islam ont institué l’impuissance de leurs fidèles en plaçant la source de tout pouvoir à l’extérieur de l’humanité. Il s’agit d’un Dieu extraterrestre paternel autoritaire, dictant table de la loi et règlements plus ou moins ineptes auxquels ses adeptes soumis sont contraints. Freud appelait ça une projection anthropomorphique d’idées humaines sur l’inconnu. L’abandon de souveraineté, qu’implique la croyance en une autorité extérieure omnipotente supérieure, prive à jamais le fidèle de toute possibilité d’unification et de l’épanouissement légitime de sa complétude, ici et maintenant. Qui qu’il soit et quoi qu’il fasse, l’homme ne saurait connaître Dieu ! Seule les prières et les supplications sans fin peuvent attirer Ses bonnes grâces. Elles sont autant de déclaration d’impuissance réitérées plusieurs fois par jours par le fidèle. Un tel concept de soumission, lorsqu’il est institué et universalisé, est une fabrique mentale automatique de moutons blancs ou de moutons noirs. Les moutons blancs soumis espèrent que leur servilité sera récompensée dans un avenir improbable et les moutons noirs rebelles se battent contre des moulins à vents qu’ils s’imaginent être la source extérieure de tous leurs maux.

Ce concept de divinité séparée omnipotente et de créature soumise institue la dualité comme référent. La blessure, la faille ouverte entre l’homme et son créateur par le sécateur de cette croyance prive l’adepte de toute possibilité d’unification. Cette dichotomie névrotique fût scarifiée dans la chaire et le mental humain depuis la nuit de nos temps afin de forger la colonne vertébrale de tous les systèmes de contrôle pyramidaux de pouvoir. La violence et la peur sont leurs bras armés. La caste des prêtres, pope, pape, imams et autres patriarches d’une part, celle des politiques d’autre part et celle des banquiers enfin forment le trépied instrumental qui assoit la domination des « puissants ». La fonction des religions est uniquement d’assumer la part qui lui revient dans ce tripalium.

Toute expérience religieuse prend sa source en la peur. Essentiellement la peur de sa propre impermanence que l’on cristallise dans le cycle naissance/reproduction/mort et de façon corollaire, celle de la souffrance qui lui est associée. Se servant de cette peur, la foi religieuse joue le rôle de l’aspirine sur la douleur, elle la masque pour un temps et donne l’illusion de la guérison. La puissance d’une fausse croyance interprétée par la force alchimique du mental/cœur humain est en effet si créatrice que toute les chimères peuvent voir le jour et prendre corps par ses yeux. Le fait de définir religieusement les limites liées à l’humaine condition, en les opposant à la perfection divine inaccessible, fixe les consciences dans une rigidité stérile, débilitante et paralysante. Ils ne le savent que trop les malins qui ont gravé dans le marbres les dictats illusoires des tables de leurs lois.

Pourtant, seule l’expérience directe, sans guide et sans analgésique peut délivrer de cette peur. C’est la porte étroite de la claire vision. Pour voir, il n’est pas possible de passer par les yeux des autres fussent ils illuminés ! L’usage de la conscience est sans intermédiaire et sans règlement. L’indépendance d’esprit et son ancrage dans l’attention au moment présent est le seul préambule à une lucidité retrouvée. L’individu qui s’y tient est alors libre d’être. Cette liberté signe la fin de la domination des plus puissants et des plus rusés sur la masse de leurs congénères. La santé retrouvée par chaque individu du corps social humain planétaire ouvre l’accès à la conscience commune. Toute expérience spirituelle prend sa source dans l’expérience directe. Tout le reste n’est que manipulation.

A tous ceux qui se réjouissent d’avoir un bon berger, qu’il en soit fait selon leur volonté de moutons. Aux autres qui s’essaient à l’autonomie créatrice, qu’ils se saisissent de leur pouvoir personnel, le revendique, l’exercent et persévèrent contre vents et marées. Erik Gruchet , Saint Pierre le dimanche 28 avril 2013.


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59 réactions à cet article    


  • SamAgora95 SamAgora95 29 avril 2013 11:01
    Merci pour cet article, dont je partage le point de vu à 200%

    • La mouche du coche La mouche du coche 29 avril 2013 13:38

      Depuis que nous n’avons plus l’Eglise, la Banque règne à sa place.  :->


    • SamAgora95 SamAgora95 29 avril 2013 21:17

      Ce qui revient à choisir entre la peste et le choléra, sauf qu’avec les banques malsaines l’ ennemi est identifié.

       

    • ARKORA 8 mai 2013 04:47

      Par le passé c’était l’église et les rois qui ETAIENT la banque.

      De plus, la banque du Vatican est classée dans la liste noire des paradis fiscaux.


    • philouie 29 avril 2013 11:06

      Article dans la droite ligne de l’idéologie dominante qui cherche à atomiser le corps social à des fins de manipulation et de propagande. la spiritualité c’est bien , la religion c’est mal : l’ultra bourgeoisie ne dit pas mieux. et ceux qu’on prétend liberer au pretexte d’une telle vision ne font que devenir les moutons du grand capital qu’on tond et qu’on retond.

      bien évidement, il suffira de creuser un peu pour voir que l’auteur n’a pas un échantillon sur lui de la façon dont il faut procéder pour que l’individu accède à la communication directe avec le grand tout

      Nous avons affaire la à une simple escroquerie par laquelle on tend au peuple un miroir aux alouettes qui au final se révèle être un piège. mais bien peu pourront s’en rendre compte puisque la propagande a déja préparé les esprits à gober la nouvelle vérité.


      • ffi ffi 29 avril 2013 11:34

        C’est bien vrai, car une fois que l’on dépouillé le peuple de toutes ses connaissances en matière d’impératifs moraux, alors il peut être usé à n’importe quelle fin, y compris la plus vile, tout pendant qu’on le tient parce qu’il faut bien qu’il se nourrisse.


      • epicure 30 avril 2013 01:32

        tiens le propagandiste de l’arnaque religieuse qui accuse son adversaire de ses défauts.
        Toujours les mêmes résonnements simplistes qui font croire que aprce que les baquier luttent contre les religions, il n’y a pas démancipation poosible de la religion sans soumission aux banques.
        Voila la preuve de l’obscurantisme des propagandistes religeux, puisqu’ils oublient que les mouvments les plus critiques contre la religion sont aussi les plus critiques contre la banque, en l’oiccurence les mouvements socialistes , les mouvments progressistes.
        Bref phikouie comme argument n’a qu’un esprit binaire et obscurantiste à proposer pour défendre sa came.


      • ARKORA 8 mai 2013 06:30

        @ philouie : ’’ l’auteur n’a pas un échantillon sur lui de la façon dont il faut procéder pour que l’individu accède à la communication directe avec le grand tout.’’

        La taille de l’échantillon morale d’une église qui aux U.S.A a fait 100 000 victimes d’actes de pédophilie impliquant plus de 5000 prêtres et environ 40 000 victimes en Irlande, comme l’a rappelé Mr Terras directeur de la revue catholique Golias dans l’émission Pièces à Conviction en 2011 sur France 3, semble encore bien moins importante que la taille de l’échantillon de spiritualité dont pourrait disposer l’auteur de l’article...

        Sutout lorsqu’on sait que le premier ministre et le parlement irlandais en juillet 2011 ont dû faire voter une motion, afin de protester contre l’attitude du Vatican qui entravait systématiquement la collaboration entre l’église d’Irlande et la justice irlandaise.

        De plus on voit que vous ignorez tout de la dimension spirituelle, car du fait que votre esprit a été formaté par l’une au moins des 3 religions monothéistes qui sont des religions à croyances ; amenant de ce fait le mental à se propulser sans arrêt dans ces pensées et pensées-images appelées : croyances religieuses - ce qui n’est rien d’autre que de la rêvasserie - il était inévitable que pour vous la spiritualité soit elle même perçue comme une espèce de rêvasserie, que vous baptisez péjorativement de ’’ communication avec le grand tout ’’ ; expression fourre-tout qui donne à son auteur le sentiment d’être intelligent ainsi que de savoir de quoi il parle...

        Dans le bouddhisme par exemple, où il n’y a ni pape ni vatican bouddhistes, l’expérience spirituelle du nirvana qui est proposée comme but à atteindre, n’a strictement rien à voir avec votre ’’ grand tout ’’ qui n’est que l’expression de la vacuité de vos connaissance et de l’ignorance de votre esprit, en ce qui concerne les diverses spiritualités, les diverses écoles de yoga etc.

        Certains pourraient vous faire remarquer que vu que le ’’ dieu ’’ des 3 monothéismes est considéré par ces trois religions comme l’absolu lui-même, quelqu’un n’appartenant pas à ce type de religion pourrait tout aussi bien le classer dans cette catégorie d’objets mentaux que certains nomment plus ou moins dédaigneusement ’’ grand tout ’’ et que vue que Jésus est considéré par l’église comme l’incarnation de ce dieu, il peut alors de ce fait être lui aussi considéré comme l’image et la représentation parfaite de cet espèce de néant que représente dans votre esprit l’expression ’’ grand tout ’’. 

        Mais il est vrai que l’arrogance de l’église est sans borne, et qu’elle déteint inévitablement sur beaucoup de ses fidèles ; elle qui dans son catéchisme officiel intitulé : Catéchisme de l’Eglise catholique (publié le 7/12/1992) dit à l’article 181 : ’’ Nul ne peut avoir Dieu pour Père s’il n’a pas l’Eglise pour mère.’’

        Le propre de la pensée sectaire par excellence, mère de toute arrogance...

        Conseil de lectures en matière de spiritualité :

        - Se libérer du connu (auteur : Krishnamurti)

        - La révolution du silence (Krishnamurti)

        - L’Aventure de la Conscience (auteur : Satprem)

         


      • epicure 30 avril 2013 01:37

        Donc il faut laisser à d’autres humains tout aussi habités par leurs passions, leur mauvais penchants, décider à notre place.
        Bien tenté, mais non tout ce que tu proposes est autocontradictoire.


        QUand à ton truc sur la pédophilie c’est d’une nullité navrante, il n’y a pas d’autres mots pour le dire.

        COmme quoi les autporitaires ne savent pas argumenter et sont toujours obligés de jouer sur de lamantables amalgames pour essyer de donner du poid à leur point de vu.


      • ffi ffi 29 avril 2013 11:30

        Par notre corps, nous sommes soumis à des lois physiques que nous ne choisissons pas et qui nous contraignent (ex : pesanteur). Par conséquent, pour agir raisonnablement, nous devons prendre en compte ces lois physiques (ex : ne pas sauter d’une falaise).
         
        De même en est-il du point de vue moral, nous sommes soumis à des lois morales que nous ne choisissons pas et qui nous contraignent (ex : tu ne tueras point). Par conséquent, pour agir raisonnablement, nous devons prendre en compte ces lois morales (ex : ne pas tuer son voisin).
         
        De fait, un homme, plongé dans le monde matériel, où il subit des lois physiques, plongé dans une société, où il subit des lois morales, est toujours irréductiblement placé dans une hétéronomie : son autonomie, intrinsèquement limitée, ne peut se faire que par-dessus ces lois dont la justification se trouve hors de lui-même.

        L’autonomie de l’être vient donc par sa connaissance de ces lois qu’il n’a pas choisit.
        Par exemple, l’ex élève ingénieur peut pratiquer de manière autonome son métier si il en a les compétences.
         
        Accepter qu’il y a hétéronomie, c’est donc la seule attitude raisonnable.
        Les religions ne font qu’acter de ceci.


        • epicure 30 avril 2013 01:48

          DOnc si un arbre menace de tomber sur ta maison par acceptation de l’hétéronomie tu laissera tomber l’arbre sur ta maison.
          L’humain autonome, liu réagira à cette hétéronomie en prennant l’initiative de prévenir l’événement mauvais en cioupant l’arbre avant qu’il ne s’abatte sur la maison.
          Ah tiens l’être humain est donc capable d’influer sur son environnement, et donc ne pas laisser l’hétéronomie liu imposer sa loi.

          Au lieu de déballer ta propagand, tu devrais constater que la civilisation s’est batie justmeent sur le refus de subir l’hétéronomie, et développé son autonomie, c’est ainsi que la majorité ddes enfants en meureent plus avant d’atteindr l’âge adulte,, que la majorité de la population est éduquée au liieu d’être ignare etc....
          AH zut c’est bête que le monde ne soit pas aussi simpliste que vous aimez le présenter.

          Mais c’est vrai que l’hétéroinomie c’est l’attitude raisonnable esclavage, : inquisition, intégrisme religieux, nazisme, fascismesn dictatures, , stalinismes etc... reposent tous sur le principe d’hétéronomie : c’est une autorité extérieure aux individus qui dirigent la société.

          Tout de suite c’est beaucoup moins sexy une fois qu’on rappelle les conséquences de l’hétéronomie, ses implications.


        • Rounga Roungalashinga 30 avril 2013 08:13

          Ah tiens l’être humain est donc capable d’influer sur son environnement, et donc ne pas laisser l’hétéronomie liu imposer sa loi.

          L’homme ne peut agir sur la nature qu’en respectant ses lois. C’est là que ffi voulait en venir. Dans le domaine physique, l’autonomie humaine ne peut pas aller jusqu’à construire des ponts en papier ou des gratte-ciel en allumettes. Pour agir sur la nature, l’homme n’a pas à choisir si l’eau coule vers le haut ou vers le bas, il doit accepter qu’elle coule vers le bas. L’inférence de ffi consistait à dire que, comme dans le monde physique, le monde moral et spirituel est lui aussi pourvu de lois (qu’elles soient inhérentes à la nature de notre mental ou qu’elles soient absolues est un autre débat) qui font qu’un être humain ne peut pas s’épanouir convenablement s’il vit dans la violence, dans la tromperie, dans l’envie et la jalousie. L’objection que vous avez faite est donc inopérante, et à notre tour nous pouvons dire :


          « Bref epicure comme argument n’a qu’un esprit binaire et obscurantiste à proposer pour défendre sa came. »


        • epicure 1er mai 2013 01:21

          @Par Roungalashinga (---.---.---.252) 30 avril 08:13

          Ah tiens l’être humain est donc capable d’influer sur son environnement, et donc ne pas laisser l’hétéronomie liu imposer sa loi.

          L’homme ne peut agir sur la nature qu’en respectant ses lois. C’est là que ffi voulait en venir. Dans le domaine physique, l’autonomie humaine ne peut pas aller jusqu’à construire des ponts en papier ou des gratte-ciel en allumettes. Pour agir sur la nature, l’homme n’a pas à choisir si l’eau coule vers le haut ou vers le bas, il doit accepter qu’elle coule vers le bas. L’inférence de ffi consistait à dire que, comme dans le monde physique, le monde moral et spirituel est lui aussi pourvu de lois (qu’elles soient inhérentes à la nature de notre mental ou qu’elles soient absolues est un autre débat) qui font qu’un être humain ne peut pas s’épanouir convenablement s’il vit dans la violence, dans la tromperie, dans l’envie et la jalousie. L’objection que vous avez faite est donc inopérante, et à notre tour nous pouvons dire :

          ------------------------------------------------------------------------------------------------
          Et alors en quoi le fait que l’eau coule en bas a un rapport avec la soumission à des autorités arbitraires ?
          AUcun.
          C’est une pétion de principe que vous énoncez au niveau spirituel et moral, car si on regarde l’histoire, ce qui s’est apssé au niveau moral pendant que les religions domianeint les sociétés, que leur hétéronomie s’imposaient, ce n’étiat aps joli joli.

          Oui il ya des lois morales et l’un d’elle est qu’une sqociété soumise à l’hétéronomie et refusant l’autonomie de décision des indivius est une société immoramle qui viole la morale universelle. Ce n’est aps quelque chose décidé arbitrairement par els auteurs d’un livre obscur imposé comme texte sacré par la force des armes, comme l’ont fait les religionsmonothéistes mais le simple constat historique de l’antiquité à nos jours.
          Le dernière mode c’est l’hétéronomier des banquiers et de la fiance, leur avis d’expert et leurs intérêts particuliers devraient s’imposer à tous par le biais de la puissance publique, au nom des lois du marché, de l’économie etc...
          Bref l’hétéronomie c’est avant tout un moyen arbitriare pour certains d’imposer leur loi aux autres, ils enrobe cela d’une couche qui devrait faire passer ceci pour légitime pour peu qu’on accepte certains prérequis, mais qu’un esprit indépendant , autonome, ayant son libre arbitre sait reconnaitre come faux.

          DOnc pour arpple l’hétéronomie c’est  : l’esclavage, le racisme, l’inquisition, et autre forme d’intolérance religieuse par la religion officielle, le capitalisme de marché, les dictatures, la monarchie absolue, y compruis le nazisme et le stalinisme etc....
          Rien de très moral là dedans, bien au contraire.
          Bref c’est bien vous qui êtes prêts à toutes sortes de réthorique simplisqte, irrationnelle pour vendre votre came.
          VOus ne pouvez pas vous prétendre à la fois de la morale et de ce qui est responsable des plus grandes horreurs de l’histoire de l’humanité.


        • Rounga Roungalashinga 2 mai 2013 09:33

          Votre commentaire est tellement confus que je ne sais pas par où le prendre. Vous passez du coq à l’âne avec une telle rapidité que c’en est étourdissant, et que je n’arrive pas à déterminer ce que vous n’avez pas compris. Vous êtes tellement loin du propos que cela donne le vertige. Je n’ai pas moins l’impression de contempler l’abîme en lisant votre dernier commentaire que quand à la phrase de ffi « L’autonomie de l’être vient donc par sa connaissance de ces lois qu’il n’a pas choisit » vous aviez répondu : « DOnc si un arbre menace de tomber sur ta maison par acceptation de l’hétéronomie tu laissera tomber l’arbre sur ta maison ». Il y aurait un nettoyage idéologique et culturel important à faire dans vos préjugés libéraux et anti-cléricaux, mais il semble que ce soit les écuries d’Augias. Je renonce, pour cette fois.


        • robin 29 avril 2013 11:34

          SI l’auteur voit ses parents comme il voit Dieu, il ne devait pas être un enfant facile... smiley


          • epicure 30 avril 2013 01:52

            SI ses parants sont jaloux, autoritaires, intolérants, colériques, capricieux, génocidaire, etc... comme dieu est décrit dans les livres dits saints, c’est sûr qu’il n’a pas dû être un enfant facile, enfin qu’il n’a pas dû avoir une enfance facile....
            Mais qui voudrait des parents comme ça ?
            Au vu de l’article je dirais qu’il a eu des parents beaucoup plus humains pour lui permettre de développer son esprit critique.


          • eric 29 avril 2013 12:25

            Tous cela était déjà un rien éculé au 18 eme siècle.
            Je vous conseille : René Girard, « Mensonges romantique et vérité romanesque » et les suivants.
            "La liberté des hommes : Armand laferrere sur la Bible principale source de possibilité d’une liberté.
            Et évidemment, la lecture de la Bible.
            Dans notre période d’incertitude, le dépérissement d’une pensée laïque ou athée digne de son nom est regrettable. Il est attristant, surtout en comparant aux grands anciens, de les voir succomber a leur tour a la montée de l’irrationnel.


            • popov 29 avril 2013 15:52
              @eric

              Je vous conseille : René Girard, « Mensonges romantique et vérité romanesque » et les suivants.

              Ah oui, il remet bien des choses en place Girard.

            • philouie 29 avril 2013 12:36

              Les croyances dérivées des religions dites du Livre à savoir le judaïsme, le christianisme et l’islam ont institué l’impuissance de leurs fidèles en plaçant la source de tout pouvoir à l’extérieur de l’humanité.

              Bien évidement, notre auteur ne voit pas que reconnaître la toute puissance divine c’est d’abord renoncer à sa propre toute puissance ce qui laisse la place à l’altérité pour une jouissance partagée.

              Si le désir fondamental de l’homme est d’être Dieu, n’oublions jamais qu’en Dieu, il n’y a pas la place pour l’autre.

              Si les hommes ont mis à mort Jésus comme Hallaj, c’est qu’un homme n’a pas à se mettre à la place de Dieu s’il veut être un homme, c’est à dire s’il veut vivre en collectivité.

              être un homme, oui.
              être Dieu, non.

              a bas Jésus Christ.


              • Gollum Gollum 29 avril 2013 12:52

                a bas Jésus Christ.



                On se demande alors pourquoi nombre de musulmans ont pris la défense d’Isha, et non des moindres.. Ibn’Arabî entre autres..

                Et dire qu’en Dieu il n’y a pas place pour l’autre est à la fois vrai et faux.. Vrai car en Dieu il n’y a que Dieu et faux car nous sommes tous inclus en Dieu et que Dieu se trouve dans le cœur de tout homme...

                Si votre religion consiste à simplement rester un homme, grand bien vous fasse, mais je crois que dans ce cas, faudra pas espérer sortir de tous les travers qui ont jalonné l’humanité...

              • ffi ffi 29 avril 2013 13:09

                C’est une interprétation de Jésus.
                Mais, d’une part, il ne s’est jamais mis à la place de Dieu (il disait mon Père qui est aux cieux).

                D’autre part, il réalise la prophétie du « serviteur souffrant » d’Isaïe, et c’est dans ce cadre que le christianisme interprète sa passion.
                 
                Enfin, il laisse non pas une loi écrite, donc morte et figée, mais un exemple vivant, donc accessible à l’homme, être qui dépasse le simple automate, doté d’une intelligence morale.
                 
                L’incarnation du Verbe rend visible aux hommes l’intelligence morale nécessaire pour suivre la loi.


              • philouie 29 avril 2013 13:31

                A gollum, et ffi

                ne pas confondre Jésus ou Isha, l’homme et Jésus Christ, l’homme Dieu, Dieu fait homme.

                Je crois évidement à l’unicité du réel : Il n’y a de dieu que Dieu, il n’y a rien d’autre que Dieu.

                Dieu Seul.

                dont nous sommes les manifestations éphémères.

                Mais cette unicité du réél ne doit jamais venir en contradiction avec la multiplicité des créatures.

                Que la vérité soit unique ne contredit pas que les points de vues soient multiples. Au contraire.

                Notre humanité consiste d’abord a accepter nos limitations.

                et c’est en acceptant nos limitations que nous libérons de la place pour l’autre.

                Se prendre pour Dieu, c’est le début de l’exclusion.


              • ffi ffi 29 avril 2013 14:23

                Il n’y a évidemment de Dieu que Dieu, et s’il veut prendre un homme pour véhiculer son Verbe, rien ne peut l’en empêcher.
                 
                Précisément, cette multiplicité des points de vue sur Dieu, qui correspond à ses trois formes de manifestations dans la bible (latin personna = masque de théâtre), la trinité, ne doit pas être confondu avec un triple Dieu.
                 
                Comme vous le dites, l’unicité de la vérité n’empêche pas la multiplicité des points de vue, qui ne sont qu’apparences et projections. Ainsi, pour mieux comprendre quelque chose, il convient de l’appréhender sous plusieurs angles. Ainsi, la trinité correspond-elle à trois perspectives sur le divin.


              • Pierre Régnier Pierre Régnier 29 avril 2013 14:42

                @ ffi

                 

                Oui Jésus »est un exemple vivant". Le problème c’est que, quinze siècles après sa création, la religion qui s’en réclame ne croit toujours pas nécessaire de le considérer vraiment comme tel, et continue d’enseigner le dogmatisme criminogène qu’elle a inclu dans sa théologie constitutive. 

                Mais il n’est jamais trop tard pour rectifier :

                 

                http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-nouveau-pape-devra-supprimer-la-130677 


              • popov 29 avril 2013 14:50
                @philouie

                Il n’y a de dieu que Dieu, il n’y a rien d’autre que Dieu.

                Encore une fois, tous en chœur et sans rire, Il n’y a de dieu que Dieu, il n’y a rien d’autre que Dieu.

              • popov 29 avril 2013 14:54
                @ffi

                il disait mon Père qui est aux cieux

                Et personne ne s’est rendu compte qu’il parlait de son vrai père, mort, et donc dans les cieux comme on disait à l’époque ?

              • popov 29 avril 2013 15:32
                @philouie

                a bas Jésus Christ.

                Et tant qu’on y est, à bas la moustoufe, à bas le bédouin dépravé, le soi-disant prophète, et sa monstrueuse créature hybride, allah !

              • Miona Miona 29 avril 2013 21:13

                 « Et dire qu’en Dieu il n’y a pas place pour l’autre est à la fois vrai et faux.. Vrai car en Dieu il n’y a que Dieu et faux car nous sommes tous inclus en Dieu et que Dieu se trouve dans le cœur de tout homme...

                 
                Si votre religion consiste à simplement rester un homme, grand bien vous fasse, mais je crois que dans ce cas, faudra pas espérer sortir de tous les travers qui ont jalonné l’humanité...  »
                 
                 
                  Les travers qui ont jalonné l’humanité seraient donc aussi les travers de Dieu ? « ...car nous sommes tous inclus en Dieu et que Dieu se trouve dans le cœur de tout homme...  »
                 

              • philouie 29 avril 2013 22:26

                 Les travers qui ont jalonné l’humanité seraient donc aussi les travers de Dieu ?

                Et pourquoi pas ?

                de l’homme qui se prend pour DIeu, certainement.

                s’arroger le droit de vie ou de mort ,n’est-ce pas se mettre à la place de Dieu ?

                Vouloir dominer et que tout se plie à sa propre volonté, n’est-ce pas se mettre à la place de Dieu ?

                Se croire supérieur, n’est-ce pas se mettre à la place de Dieu ?


              • niberta 9 août 2013 17:19

                Il y a du vrai dans ce que vous dites, on ne peut être à la fois dieu et homme, c’est pourquoi Jésus a dit, « celui qui veut sauver sa vie, la perdra, celui qui perdra sa vie la sauvera ». Vive Jésus.


              • gaijin gaijin 29 avril 2013 12:52

                un grand oui
                avec un bémol ......
                « Toute expérience spirituelle prend sa source dans l’expérience directe. Tout le reste n’est que manipulation. »
                il n’est pour autant forcément nuisible de se laisser guider un certain temps si on le souhaite ou en ressent le besoin. 
                quitte a changer de « guide » ou de compagnons de route en cours de route
                et de ne pas oublier que l’on reste le « maître » de la relation

                tout le monde n’est pas équipé d’emblée pour le hors piste...... 


                • Aldous Aldous 29 avril 2013 13:04

                  Un article empli de prejugés et de suffisance.


                  Pour contester la pretendure distance avec Dieu, voici la prière précédant l’omelie chez les chrétiens de rite byzantins :

                  Ô roi céleste, consolateur,
                  L’esprit de vérité,
                  Toi qui est présent partout et emplis tout,
                  Trésor des hommes de bien et dispensateur de vie,
                  Viens et réside en nous
                  Et lave nous de toute souillure,
                  Et sauve, ô bienfaiteur, nos âmes.

                  Etrange non pour un Dieu distant ?

                  • jeremy v jeremy v 29 avril 2013 14:07

                    la religion a certes des deviances, il serait absurde de le contester, mais la spiritualité sans guide est à mon avis bien plus dangereuse dans le sens ou elle nous fait en general tomber dans ce que les ascetes chretiens de tous les ages(et non pas les haut dirigeants pervers) appellent l’illusion spirituelle... qui elle est engendrée et engendre à son tour la pire des plaies : l’orgueil spirituel... qui arrivé à terme engendre ,lui, la folie...

                    l’humilité est necessaire à toute experience spirituelle, et croire qu’on peut dejouer sans aide les pieges inevitables est un manque total d’humilité, une illusion sur les capacités humaines... un ascete disait que l’orgueilleux etait l’homme de la double ignorance, alors que l’humble etait l’homme de la double connaissance ; l’orgueilleux ignore la faiblesse humaine ainsi que la puissance de Dieu, l’humble connait sa faiblesse et connait la puissance de Dieu.

                    apres, concernant le caractere de Dieu et sa connaissance forcement partielle, c’est toujours dependant de la pureté du coeur de l’homme... un homme pervers verra , à tort, une perversité en Dieu, l’homme assoiffé de domination verra une soi-disante tyrannie divine... l’enfant verra lui, dans sa pureté à peu pres intacte , le vrai visage de Dieu... comme disait Jesus : « heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu », « le royaume de Dieu est pour les enfants et ceux qui leur ressemble »...... ce message est tres dur à entendre pour quiconque n’a pas encore goûté sa propre misere... c’est dur à entendre pour celui qui s’illusionne encore sur lui-meme et cherche sa propre gloriole...

                    n’ayons pas trop confiance en nous, notre manque de simplicité et d’humilité nous conduira presque à coup sur sur le mauvais chemin... et une telle revolte contre la religion denote quand meme d’une attente excessive originelle... perso, je n’attends rien d’enorme de la religion et je prends donc paisiblement ce qu’elle offre de bon...

                    sur ce, bonne continuation smiley


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 29 avril 2013 14:52

                      "La spiritualité est première. C’est ce don de naissance qui différencie l’homme de l’animal. Grâce à la spiritualité il pourra réfléchir, raisonner, philosopher, prendre conscience de l’importance naturelle de l’esprit chez l’être humain, ressentir l’impérieux besoin de trouver un sens à sa vie.

                       

                       La spiritualité est une culture. La prise de conscience de cette faculté innée conduit les êtres humains à la développer, la cultiver, lui rechercher la meilleure, la plus pure application, ce qui les conduit à la transcendance, à l’idée de Dieu. Chaque individu pourra ainsi décider l’organisation de sa vie future et, avec d’autres, celle de la société où il vivra. Il pourra prendre conscience de la nécessité d’une morale individuelle et d’une morale de groupe. Il pourra, avec d’autres, décider de proclamer, de systématiser la priorité spirituelle dans le rassemblement chaleureux de ceux qui la conçoivent de la même manière, au sein d’une religion.

                       

                       On ne peut voir là que du positif, un processus par lequel l’anthrope et la société s’épanouissent. La spiritualité cultivée devient alors la culture de l’idée de Dieu, de la croyance en lui, du rapport, intime ou collectif, à lui.

                       

                        Parallèlement cependant, et avec une aussi grande valeur, la spiritualité pourra se cultiver et s’épanouir dans une philosophie rejetant l’idée de Dieu.

                       

                       La spiritualité, hélas, est aussi une déviance. L’anthrope ne se satisfait pas de certitudes et de fraternité dans la seule connivence. Il veut des valeurs universellement partagées, transformées en valeurs de tous au service d’un monde reconnu par tous comme le monde idéal. C’est pourquoi, bien souvent, l’homme spirituel -l’homme conscient de sa spiritualité- cherchera à imposer ses valeurs. La spiritualité pervertie va prendre alors de multiples formes, jusqu’à ce qu’il faut bien appeler la spiritualité criminelle : invention d’un devoir spirituel de contraindre, de tuer, de faire la guerre, de torturer…"

                       

                      extrait de Désacraliser la violence religieuse (dernière mise à jour en novembre 2008)



                      • Shade 29 avril 2013 19:15

                        Le Judaïsme vise au parachèvement d’un projet religieux par voie matérielleSoumission par la domination.

                        L’Islamisme vise au parachèvement d’un projet matériel par voie religieuse. Domination par la soumission.

                        Le Christianisme ...
                        Mais je laisse le soin à chacun d’interroger sa conscience.

                        La Beauté (Idéal) est l’expression de la Divinité, comprise comme traduction de l’Eternel versus le Temporel, de l’Absolu versus le Relatif. 
                        J’affirme l’existence du Transcendant pour l’avoir expérimenté par mon Âme. Et de même, j’affirme la beauté du christianisme dans son Essence, pour l’avoir reconnue dans mon Coeur

                        Pas dans les lettres sacrées d’un Livre. Voilà ma grandeur et ma force.
                        Celles que je Lui dois...

                        J’affirme l’Universalité de la beauté des choses du monde, pour l’avoir reconnue partout.
                        J’affirme l’Universalité de la laideur des choses du monde, pour l’avoir reconnue partout.

                        Voilà pourquoi, je sais qu’il ne saurait y avoir Vérité Unique, soit-elle révèlée ou pastant il est vrai que cette dernière est, par experience, Une en nature et Multiple en manifestation.

                        « Nathanaël, à présent, jette mon livre. Emancipe-t’en. (...) Nathanaël, jette mon livre ; ne t’y satisfais point. Ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par quelque autre (...) Jette mon livre ; dis-toi bien que ce n’est là qu’une des mille postures possible en face de la vie. Cherche la tienne. Ce qu’un autre aurait aussi bien fait que toi, ne le fais pas. Ce qu’un autre aurait aussi bien dit que toi, ne le dis pas, aussi bien écrit que toi, ne l’écris pas. Ne t’attache en toi qu’à ce que tu sens qui n’est nulle part ailleurs qu’en toi-même, et crée de toi, impatiemment ou patiemment, ah ! le plus irremplaçable des êtres. » 

                        J’affirme ma filiation d’avec celui qu’on appelle « Christ », fut-il bien celui qu’on dit de lui, ou pas, car j’ai reconnu Sa beauté.
                        Dans l’Eternité...
                         
                        - « Toi qui n’es qu’un homme, tu te fais Dieu »
                        - « J’ai dit : Vous êtes des dieux ! »



                      • Aldous Aldous 29 avril 2013 22:09

                        Le christianisme vise la défaite de la tyrannie mondiale de la bête et son remplacement par le règne du Christ Pantocrator.


                        Un programme de grande actualité. 

                        Notre père qui est aux cieux,
                        (...)
                        Que ton règne vienne...
                        (...)
                        Sur la Terre comme (c’est déjà le cas) aux cieux.



                      • philouie 29 avril 2013 22:23

                        Désacraliser la violence religieuse.

                        le monsieur n’a pas encore compris que les crimes commis par son église l’on été non pas contre le christ mais à cause du Christ.

                        Le christianisme , c’est idéaliser l’homme et diaboliser l’autre, avec des dégâts collatéraux tels que l’antisémitisme, l’islamophobie ou la chasse au sorcières.



                      • Antoine Diederick 29 avril 2013 22:37

                        Tant qu’à faire Philouie, tant de crimes commis au nom d’Allah , le Messager.


                      • philouie 29 avril 2013 22:47

                        Tant de crime commis au nom d’Allah

                        le jour où vous sortirez la poutre que vous avez dans l’oeil, vous pleurerez mille ans sur le christianisme.


                      • Antoine Diederick 29 avril 2013 22:57

                        humm Philouie, j’ai déjà été dans une Mosquée et je n’y ai pas vu, cette haine devant Allah, mais j’ai bien vu des hommes qui s’emparaient d’Allah pour la haine ( j’ai voyagé), pas plus que je n’ai vu de haine dans l’office orthodoxe auquel j’ai assisté jeune...(hein, Aldous, qui se laisse emporter contre le Vatican).

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Auteur de l'article

Erik Gruchet


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