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Accueil du site > Actualités > Religions > L’intelligent design est interdit à l’école

L’intelligent design est interdit à l’école

Le juge fédéral John E. Jones III a rendu son verdict hier, le 20 décembre : « l’intelligent design n’est pas de la science et ne peut pas se détacher de ses antécédents créationistes et donc religieux. » Et, dans un jugement détaillé de 139 pages, il conclut qu’exiger que l’intelligent design soit enseigné dans les écoles publiques américaines est une violation anticonstitutionnelle de l’Establishment Clause, qui interdit à l’État de promouvoir une religion.


On se souvient que ce procès s’était ouvert en septembre, après la décision de l’école de Dover, en Pennsylvanie, de rendre obligatoire l’enseignement de l’intelligent design dans les cours de biologie en novembre 2004.
George W. Bush lui-même, dans son infinie clairvoyance, avait déclaré qu’il était favorable à l’enseignement de l’intelligent design à l’école dans les cours de science.
Heureusement, face à cette dérive obscurantiste, le juge fédéral John E. Jones III a tranché, et d’un coup il redonne espoir à beaucoup de monde !
Ce jugement salutaire aura, je l’espère, mis un coup d’arrêt au "Wedge Project" du Discovery Institute, qui complotait pour tout bonnement discréditer la science et réinstaller la doctrine créationiste comme seule "vérité vraie". Si vous lisez l’anglais, le texte se trouve ici.
Finalement, les imprécations de Pat Robertson n’auront servi à rien ! En effet, ce télé-évangéliste avait annoncé en novembre aux habitants de Dover qu’un désastre allait s’abattre sur leur ville, qu’ils allaient endurer la colère de Dieu, parce qu’aux élections, ils avaient voté contre les professeurs qui avaient soutenu l’intelligent design.
Merci, donc, au Juge fédéral John E. Jones III, enfin un peu d’air frais : ça fait du bien !
Pour en savoir plus :
1. Intelligent decision (The Boston Globe)
2. District will abandon ’intelligent design’ (CNN)
3. ’Intelligent design’ teaching ban (BBC news)
4. L’Intelligent Design au tribunal (Chez Luc)
5. Bush veut faire enseigner le créationisme à l’école dans les cours de science (Chez Luc)
6. Discovery Institute’s "Wedge Project" Circulates Online
7. The Wedge Strategy
8. Discovery Institute
9. Televangelist warns of evolution doomsday (MSNBC)
10. Televangelist Robertson warns town of God’s wrath (ABC news)
Crédit photo : AP Photo/U.S. Middle District Court


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27 réactions à cet article    


  • Sylvain Reboul (---.---.188.92) 22 décembre 2005 11:49

    Excellente nouvelle qui montre que les USA ne sont pas l’administration Bush et que la démocratie américaine ne se porte pas trop mal. Contrairement à l’opinion d’une certaine gauche dont l’anti-américanisme « global » proclamé cache mal son profond refus de la démocratie pluraliste dont un de ses principes (républicain) de base est l’autonomie des pouvoirs. Ainsi le combat pour le développement des sciences peut se poursuivre sur des base plus saines.

    La vérité, les sciences et la philosophie


    • Emile Red (---.---.79.28) 22 décembre 2005 12:07

      Le problème n’est pas que les états- unis ne soit pas une démocratie, le problème est que c’est une démocratie à plusieurs vitesses et bancale.

      Comment tolérer dans une démocratie laïque un billet de banque frappé d’une maxime déiste ?

      Comment tolérer dans une démocratie un président qui s’octroie des droits législatifs ? (en France aussi d’ailleurs)

      Comment tolérer que des civils n’aient pas le droit de grève ?

      Comment tolérer que des syndicalistes jouant leur rôle puissent risquer la prison ?

      Etc...

      Voilà ce qui est criticable, et malheureusement le peuple américain en est partiellement responsable.

      Il n’est pas étonnant que les USA suscitent la haine de ce système, mais pour autant je ne crois pas que l’anti-américanisme soit applicable à la nation.


    • argoul (---.---.254.168) 22 décembre 2005 12:25

      C’est quoi l’intelligent désign ? Un discours en français serait plus adéquat pour vous faire comprendre, ne croyez-vous pas ?


      • fred (---.---.185.110) 22 décembre 2005 14:21

        L’intelligent design est une théorie qui dit en gros que l’évolution suivrait un programme caché dans un but précis et qui a des connotations créationistes et déterministes. Elle s’oppose pleinement à la théorie néo-darwinienne de l’évolution qui aujourd’hui rencontre plus ou moins le plus grand consensus dans la communauté scientifique. Le Science & vie de décembre traite de ce sujet.


      • (---.---.143.14) 22 décembre 2005 12:48

        Est-ce une décision fédérale ou un arrêt de l’état de Pennsylvanie ?


        • (---.---.143.14) 22 décembre 2005 12:55

          D’après le Monde, il s’agit d’un arrêté de l’Etat de Pennsylvanie


          • Sylvain Reboul (---.---.188.92) 22 décembre 2005 14:02

            Toute démocratie est par définition bancale, car elle ne peut que pratiquer le compromis entre des forces politiques et des intérêts contradictoires. Une démocratie parfaite serait une dictature totalitaire de la majorité, à la condition toutefois que cette majorité soit éternelle !

            « La démocratie est le pire des régimes politiques à l’exception de tous les autres »(Churchill)

            L’illusion politique


            • Mathieu (---.---.177.128) 28 décembre 2005 20:57

              Belle justification. Elle pourrait être utile pour défendre les démocraties poutinienne, berlusconienne et même chiraquienne


            • Sylvain Reboul (---.---.188.92) 22 décembre 2005 18:56

              Le métaphysique de l’intelligent-design n’est pas déterministe mais finaliste, c’est en cela qu’elle s’oppose au darwinisme et qu’elle ne peut pas être scientifique : aucune finalité inexistante ne peut expliquer par des relations testables en quoi ce qui n’existe pas encore (la fin) pourrait commander ce qui existe déjà (les moyens ou déterminations transformées en moyens).

              s’il existe des finalités testables c’est dans le domaine des mécanismes déterministes biologiques en forme de boucle de rétro-action et de programmes physico-chimiques dont les modes d’action peuvent être objectivement observés et/ou virtuellement simulés. La métaphysique de l’intelligent-design elle prétend expliquer ce qui se passe par un soi-disant projet intelligent ni observable, ni simulable, pur objet de foi. On peut du reste l’attribuer à n’importe quel « auteur » ou principe transcendant ou immanent ; c’est un terme dépourvu de signification déterminable.

              En cela le présenter comme une contre hypothèse à la théorie de l’évolution c’est refuser la démarche rationnelle et expérimentale scientifique au profit d’un fidéisme religieux que l’on croyait disparu dans les oubliettes de l’histoire de l’enseignement.

              Que cette position soit une machine de guerre contre les sciences, c’est très exactement l’argument du juge et je l’en félicite.

              Mécanisme et finalité en sciences


              • fred (---.---.185.110) 23 décembre 2005 11:09

                Je pense que la notion de déterminisme s’accompagne de notion de « progrès » et je ne vois pas en quoi cela est incompatible avec la notion de l’intelligent design, mais il est vrai que la notion de créationnisme est bien plus adaptée et j’aurais dut l’utiliser.

                Concernant la suite de ta réponse, je pense qu’il ne faut pas non plus trop s’enflammer, il y a des scientifiques qui défendent des hypothèses (et notament l’existence d’un programme caché, l’évolution du sphénoïde...) avec lesquelle je ne suis non plus pas d’accord mais ces travaux restent scientifiques.

                Le problème vient donc plus de la reprise de certains travaux par la politique et leur dénaturation en les présentant comme « la Vérité ».

                Et il n’y a malheureusement pas que ce domaine de l’évolution qui est touché, et on pourrait s’interroger sur les financements de beaucoup de publications scientifiques et d’études. je pense que c’est Le problème actuel de la science de nos jours est elle encore libre, ou sert elle l’intéret de celui qui la finance ?


              • Neuromancer (---.---.25.218) 22 décembre 2005 20:37

                Je suis heureux que le le gouvernement ait déclaré l’intelligent design comme étant anticonstitutionel. En effet, la séparation de l’église et de l’état, empêche ce dernier d’imposer des principe religieux aux individus, notamment au travers de l’éducation. C’est la théorie libérale : l’état doit être neutre sur ce sujet, au nom de la liberté de pensée.

                Le problème est que cette interdiction, elle, ne doit pas restreindre la marche du progrès scientifique : ce n’est pas au pouvoir politique de régir la compréhension scientifique du monde. Et il se pourrait bien que le néo-darwinisme ait à subir quelques défaites ; la science améliore toujours ses théories précédentes. Par exemple, il y a les travaux de Anne Dambricourt Malassé... Il y a aussi le fait que la vie résulte du numéro gagnant dans la loterie des conditions nécessaire à la vie, ce qui est en soi un privilège. Il y avait une chance, sur un nombre plus grand que ce que l’univers contient d’atomes, pour que la vie apparaise sur terre.

                Bref, il se pourrait que par endroit on ai à revoir notre copie ; et je pense que la recherche scientifique doit rester libre de s’auto-diriger, s’auto-évaluer, sans que personne ne vienne légiférer dans son champ d’application. Or, c’est ce que fait le gouvernement de cet état d’Amérique. Que l’enseignement soit sous contrôle, oui ; la recherche, non.

                Au fond, ce qui est dommage, c’est que la Christianisme soit créationiste...

                Neuromancer


                • Sylvain Reboul (---.---.188.92) 22 décembre 2005 22:08

                  Que la théorie neo-darwiniste soit encore ouverte (sauf que vos considérations statistiques sont tout à fait fantaisaistes car nous ne connaissons pas les conditions précises de l’origine de la vie et des étapes de son évolution) est tout à fait probable : aucune théorie scientifique n’est une certitude définitive dans sa forme actuelle, mais quiconque est scientifique peut vous affirmer qu’une position métaphysique et finaliste est par définition anti-scientifique, car contraire à la démarche scientifique elle même et non à un état actuel de la science : elle est par nature intestable et ne peut poser aucune loi de cause à effet dont on pourrait déduire des conséquences nouvelles observables, au contraire de la théorie neo-darwiniste que l’on peut déjà tester sur des virus, bactéries, drosophiles et autres souris à reproduction rapide. Popper au regard des avancées des sciences de l’évolution a tort sur ce point précis : elles sont aujourd’hui devenues testables.

                  Le juge a tout simplement interdit non la recherche scientifique mais la présentation dans l’enseignenent d’une thèse métaphysique comme si elle pouvait être une vérité scientifique possible ce qui est scientifiquement absurde pour la raison que j’ai rappellé dans ma précédente intervention. Il s’agit en effet d’une décision politique et juridique sur ce qui est et doit être enseigné comme faisant partie de la démarche scientifique et de ses procédures de preuve, par opposition à celles des pseudo-sciences dont fait partie l’intelligent-design, au même titre que l’astrologie, la magie et autres pseudo-sciences par nature « occultes ». Celles-ci ne font parties d’aucun programme d’enseignement scientifique dans aucun pays développé ; ce qui est tout à fait justifié sur le plan épistémologique (histoire et théorie de la connaissance)

                  Vérité et vraisemblance


                • Emile Red (---.---.77.239) 23 décembre 2005 09:52

                  Sylvain Reboul me sidère par la netteté de ses explications...

                  Convaincantes par dessus le marché...

                  Merci


                  • (---.---.199.75) 25 décembre 2005 01:56

                    J’aime moi aussi le bon petit Karl, mais Kuhn est tout aussi interessant, et il dit bien que le choix des paradigmes « normaux » n’est pas fait rationnellement. Alors évidemment je suis contre le finalisme dans la théorie de l’évolution. Encore que... Je remarque que l’univers et la vie suivent une loi, qui est celle de la complexification ; à ce sujet là, l’homme est bien en haut de la pyramide. Bref je pense qu’il se pourrait bien qu’il y ait des mécanismes de sélection inconnus, dans lequel l’ADN joue un rôle prépondérant, et il ne s’agirait pas de mutations, genre crossing-over. Je rappelle que 90% de l’adn est non-codant.

                    Cela ne correspond étrangement pas au principe de moindre action, qui veut que la nature emprunte toujours le chemin le plus court. Pourquoi notre adn serait inutile à 90% ? Quel en est l’intérêt biologique ? Les chercheurs, dans leur ignorance, l’on baptisé ADN poubelle. Cet adn, lui, a notamment une structure de cristal semi-périodique ; il a la capacité d’émettre et de recevoir de la lumière.

                    Il y a ce sujet un livre interessant, mais pas du tout scientifique, de Jeremy Narby, « le serpent cosmique ». Il s’agit de passionnantes hypothèses, pour expliquer le savoir des indigènes, si prodigieusement dévellopé qu’il ne peut être acquis rationnellement. Et le plus étrange, c’est que ces indiens disent acquérir leur savoir lors de transes chamaniques, lorsqu’ils sont sous empruntes de drogues. Irrecevable pour la science actuelle, vous l’imaginiez bien ; Narby a été mis au ban de la communauté respectable de l’etablishment scientifique.

                    Bref, il se pourrait bien que l’évolution soit régie aussi par des causes internes, des lois qui ne découlent pas de la simple mécanique de sélection, et de mutation. Cette voie est naturellement proche des courant religieux, puisqu’elle pose des déterminismes dans l’évolution, donc, si on l’interprète, une finalité. Mais si c’était vrai ? Et si l’homme, dans son ignorance, prenait ses lois pour une marque du divin, alors qu’il n’en ai rien ? Alors on bloquerait l’évolution scientifique au nom du politique, et c’est inquiétant.

                    Ne soyons pas si sûr de nos théories, ce serait du fondamentalisme rétrograde.

                    Neuromancer


                    • fred (---.---.185.110) 27 décembre 2005 16:16

                      Je signale au passage que l’on sait aujourd’hui un paquet de chose sur cet adn non codant et notament son rôle dans la stabilité physique (qui permet la conservation de l’information) ainsi que celui non moins important lors du phénomène de transcription.

                      Je suis d’accord avec toi, il faut savoir rester ouvert à de nouvelles théorie et savoir remettre en cause certaines idées que l’on avait considéré comme vraie.

                      Mais encore faut il être correctement informé. Il est souvent plus facile et tentant de croire quelque chose non expliqué et d’y voir une explication basique lorsque la connaissance nous fait défaut.


                    • brch90 (---.---.223.82) 27 janvier 2006 21:41

                      Bonjour,

                      Je n’y comprends pas grand chose mais s’agit-il d’une secte ?

                      Comment savez-vous que 90 % de l’ADN est non codant ? Que veut dire « codant » ? car l’ADN est un code ... merçi


                    • Pierre Picard (---.---.188.2) 28 décembre 2005 18:56

                      L’ID a certainement encore des progrès à faire et c’est un terme qui regroupe je crois des conceptions encore relativement diverses.

                      Par contre les arguments présentés ici réffutant la scientificité de l’ID ne sont pas recevables. Certains aspects des travaux d’Anne Dambricourt sont très intéressant et tout à fait valables. Je ne vois pas en quoi le darwinisme est plus scientifique. C’est une théorie tautologique : celui qui reste était le plus apte à survivre. Et je ne vois pas en quoi le hasard est un concept testable. On a le droit à la limite de parler de probabilité comme c’est le cas pour la transmission d’un gène d’une génération à l’autre. Mais pour l’évolution d’une espèce à l’autre dont les structures du génomes peuvent être très différentes, ça ne repose sur aucune probabilité.

                      L’ironie de l’histoire est que le darwinisme peut être également vu comme reposant sur des concepts religieux, la différence étant que le hasard remplace Dieu. Les 2 sont des absolus.


                      • Yaarg (---.---.27.229) 29 décembre 2005 10:44

                        Non, on ne peut absolument pas comparer les théories du néo-darwinisme avec les fantasmes religieux du créationnisme (car tout le monde sait bien que l’ID n’est qu’une façon détournée de promouvoir le créationnisme). Quans bien même le néo-darwinisme soit EN PARTIE fondé sur des hypothèses, il est aussi en partie fondé sur des faits. Oui Darwin a théorisé et ses théories peuvent être discutées, c’est normal, tout n’est pas démontré, mais Darwin n’a pas imaginé les faits qu’il constate.

                        Introduire un dieu, un créateur, un démiurge dans une équation c’est tricher car dieu n’est pas un terme concrétisable. Il est affaire de foi, sûrement pas de science.

                        La preuve ? Mais voyons, si on pouvait prouver scientifiquement que dieu existe, cela anéantirait simultanément les religions (fondées sur la croyance et non la preuve) et les sciences.

                        AUTRE SUJET : la finalité.

                        Non, la Nature n’a pas de finalité. D’ailleurs il faut se désinféoder de cette croyance en une « Nature » qui serait animée par un but au sens de finalité, de projet. La nature ne poursuit aucun objectif, il n’y a aucun déterminisme et cela fait longtemps que la physique quantique et l’astrophysique ont montré que les agrégats aléatoires peuvent aboutir à n’importe quoi. La seule chose que nous devons comprendre de la nature c’est que les choses sont ainsi mais qu’elles auraient pu être autrement. En fait la nature est instable et la religion a été inventée par les hommes pour « se faire croire » à une illusion de stabilité. Pour faire caricatural, dieu représente « l’ordre » alors que la nature représente le désordre. Et c’est ce désordre qu’admirait Darwin. Mais c’est aussi ce désordre qui fait peur à l’homme...

                        AUTRE SUJET : les états-unis

                        Oui, je suis d’accord avec les opinions exprimées ici, la décision d’interdire l’enseignement du créationnisme à l’école est d’abord une décision politique, peut-être la meilleure décision politique prise par cet état. Mais l’amérique est un pays bizarre, peut-être justement le carré de jardin laissé en friche dans l’expérience de Darwin, car les USA c’est le libéralisme sauvage, avec son lot de laissés-pour-compte, sa criminalité « exemplaire », son épidémie de sida, d’obésité, de cancers, de maladies cardio-vasculaires, sa malbouffe, son cocacola, sa bombe atomique, son puritanisme, son délire de puissance, son refus criminel de ratifier le protocole de Kyoto, son mépris pour le reste du monde, ses drogués, et pire que tout, sa pratique honteuse de la peine de mort (merci Schwarzeneger), etc. etc. etc.

                        Les USA sont un excellent laboratoire montrant au monde tout ce qu’il ne faut pas faire. Je comprends que les pays du proche orient lui vouent une telle haine... Il n’y a qu’à voir la condition de la femme afghane avant et après le passage des américains : rien n’a changé. On a juste changé de dictature...

                        On peut ne pas aimer Chirac, mais au moins en France il n’y a pas de peine de mort et malgré les effort des calotins (brandissant la grande peur de l’islam), l’état est toujours séparé de l’église.


                      • Pierre Picard (---.---.188.2) 29 décembre 2005 16:32

                        Yaarg, le darwinisme ne repose pas sur des faits, mais sur des interprétations et des considérations philosophiques. Il n’y a strictement aucun élément factuel qui permet de faire le lien entre la sélection naturelle et l’évolution des espèces (contrairement à ce que les évolutionistes darwiniens affirment). Ca n’est que pure spéculation et ne repose comme je l’ai dit que sur une métaphysique mystique, la métaphysique du hasard.

                        Quand à l’ID, on assiste surtout à une agitation d’épouvantails et à des procès d’intention de la part des darwinistes. Je pense que cela a beaucoup plus avoir avec un soucis de conserver un certain prestige de la part des darwinistes, qu’avec des considérations scientifiques.

                        Je le répète, même si l’ID a besoin de bases plus solides, certains travaux sont tout à fait valables, comme ceux d’Anne Dambricourt, et c’est une hypothèse tout à fait intéressante.


                        • Sylvain Reboul (---.---.151.58) 30 décembre 2005 17:14

                          Sauf que l’hypothèse d’une loi interne de l’évolution n’est significative que si on oublie tous les échecs, les impasses qui ont marqué l’évolution et que l’on ne sélectionne que ce qui va dans le sens d’une prétendue finalité ordonnatrice dont personne ne peut dire ce qu’elle peut être et qu’aucune expérience ne peut tester puisque justement elle se situe par définition hors du domaine de l’expérience possible : Une proposition métaphysique ne peut être à volonté présentée comme une hypothèse scientifique sauf à la vider de tout caractère finaliste transcendant l’expérience, ce qui en ferait une hypothèse testable et nécessairement mécaniste

                          Ceci dit la théorie de l’évolution est ouverte, elle est elle-même en voie d’évolution, alors qu’une position métaphysique est nécessairement fermée sur elle-même : ex : évolution brusque d’équilibres ponctués, sélection sexuelle, gènes architectes, sélection culturelle (pour les humains) etc.. Elle est déjà testable sur des organismes simples à reproduction rapide et même mathématiquement simulable sur ordinateur...Elle est donc aujourd’hui devenue prédictible, contrairement à ce prétendait en son temps Popper : un ordre peut naître du désordre, on peut le vérifier expérimentalement et c’est cette pro-position qui est insupportable aux créationnistes, dont la position ne peut, en aucun cas, faire partie du débat scientifique, car elle hors tout critère de possible scientificité.

                          Le vision finaliste transcendante ne peut être que religieuse et ne peut valoir sur un plan éthique que pour qui désespère face à la mort inéluctable dans un univers dont tous les progrès de la connaissance scientifique confirment que venant du chaos, il y retourne.

                          Mécanisme et finalisme


                        • Hal Eurode (---.---.118.66) 11 février 2006 10:17

                          Une Démocratie est un mécanisme complexe de pouvoirs et de contpouvoirs.

                          Elle est plus dans les faits un mécanisme de limitation de pouvoir, que le fait de donner le pouvoir à une majorité, qui ne s’exprime que lors du vote.

                          La démocratie est système poilitique, qui nécessite que toutes ses composantes, comme la presse et sa liberté soit respectée.

                          Je pense qu’il, faudrait quelques modifications à nos institutions et plus de vertus chez nos hommes politiques pour redonner à notre démocratie toute sa vigueur.


                          • Phoenix (---.---.224.192) 19 février 2006 07:10

                            Petit rappel, le Juge Federal Jones a ete un Republiquain toute sa vie. Il fut inscrit au banc Federal par Bush en 2002.

                            La decision concernee d’inscrire comme obligatoire l’etude de ID(Inteligent Design) dans le cadre de cours de sciences, etait une decision au niveau de « Dover area school district », l’ authorite scolaire locale d’une commune en Pensylvanie.

                            Si la decision sur ID avait ete prise democratiquement et localement, ID serait un cours de sciences a Dover. Il y a cependant une constitution Federale, avec le premier amendement, a laquel meme les Etats, responsables en matiere d’education publique, doivent suivre. Cependant, l’Etat du Kansas, est deja en train de reviser ses lois scolaires pour permettre de forcer l’enseignement de ID.

                            Avant de partir en vrille dans des debats et gnostismes ideologiques, je vous conseille de lire le lien :


                            • Phoenix (---.---.224.192) 19 février 2006 10:19

                              Dans le cadre actuel, il n’y a pas d’interdit explicite. Si un local « school board » exige que soit enseigne ID, a moins qu’il n’y ait une interdiction explicite inscrite dans la hierachie(School district, par example), il faudra refaire un proces, dont l’issue pourra etre differente en fonction des lois au niveau de l’Etat (le jugement Jones etant partiellement dependant des lois de Pensylvanie). Cliquez sur le lien, pour voir que le combat est loin d’etre gagne, meme si pour le momment presque tout pousse dans ce sens.


                              • Erik Gershom Turgis (---.---.130.37) 1er avril 2006 21:24

                                Voici donc quelques déclarations et écrits scientifiques de ce monsieur Darwin dont nombre scientifiques se réclament et qui, comme on pourra le constater n’était pas très scientifique dans ses affirmations. Ceci pour permettre de relativiser les discours anti-religieux des scientifiques qui oublient aussi que les scientifiques a force de protéger à tout prix la « Théorie » de Darwin ont alors une attitude dogmatique qui n’a rien a envier aux religieux. Je ne défends ni n’approuve l’intelligent design, de même que je ne pas pour le darwinisme qui n’explique rien. Mais entre Dieu a tout crée, et Darwin à tout expliqué il doit y avoir manière à loger beaucoup mais franchement beaucoup d’autres théories, sauf que les scientifiques font le forcing et que le Darwinisme devient une idéologie dogmatique. Ce qui suit n’est là que pour démontrer que les scientifiques s’appuient sur un homme éminemment religieux et qui plus est particulièrement raciste.

                                L’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle ou la lutte pour l’existence dans la nature. Par Charles DARWIN (5ème édition française) Paris - 1873 - C. Reinwald et Cie Libraires éditeurs.

                                Page 202/203 Une comparaison entre l’œil et le télescope se présente tout naturellement à l’esprit. Nous savons que cet instrument a été perfectionné par les efforts continus et prolongés de l’intelligence humaine, et nous en inférons naturellement que l’œil à dû se former par un procédé analogue. Cette conclusion et peut-être présomptueuse, car avons-nous le droit de supposer que le Créateur mette en jeu des forces intelligentes analogues à celles de l’homme ? Pour comparer l’œil à un instrument optique, nous aurions à imaginer une couche épaisse d’un tissu transparent imbibé de liquides, en contact avec un nerf sensible ; à supposer ensuite que les différentes parties de cette couche soient en voie lente et continue de changement de densité, de manière à se séparer en zones d’épaisseurs et de densités différentes, inégalement distantes entre elles et changeant graduellement de forme à la surface. Nous devons supposer, en outre, qu’une force représentée par la sélection naturelle ou la survivance du plus apte, est constamment à l’affût de toute modification légère affectant les couches transparentes et conservant toutes celles qui, dans diverses circonstances, dans tous les sens et à tous les degrés, tendent à permettre la formation d’une image plus distincte. Nous devons supposer que chaque nouvel état de l’instrument se multipliera par millions pour se conserver jusqu’à ce qu’il s’en produise un meilleur qui remplace et annule les précédents. Dans les corps vivants, la variation cause les légères modifications, la génération les multiplie presque à l’infini, et la sélection naturelle trie avec une sûreté infaillible chaque amélioration. Que cette marche se continue pendant des millions d’années, et pendant chacune sur des millions d’individus, ne pouvons-nous admettre qu’un instrument optique vivant, aussi supérieure à un appareil de verre que le sont les œuvres du Créateur vis-à-vis de celles de l’homme, ait pu se former de cette manière ?

                                Page 512 Certains auteurs éminents paraissent être pleinement satisfaits de l’opinion que chaque espèce ait été créé d’une manière indépendante. A mon avis, il me semble que ce que nous savons des lois imposées par le Créateur à la matière, et qui lui sont inhérentes, s’accorde mieux avec l’idée que la production et l’extinction des habitants passés et présents du globe, sont des résultats secondaires, comme celles qui déterminent la naissance et la mort de l’individu. Lorsque je considère tous les êtres, non comme les objets de créations spéciales, mais comme les descendants linéaires de quelques organismes qui ont vécu longtemps avant que les premières couches du système Silurien aient été déposées., ils me paraissent ennoblis.

                                Page 513 N’y a-t-il pas une véritable grandeur dans cette conception de la vie ayant été avec ses puissances diverses insufflées primitivement par le Créateur dans un petit nombre de formes, dans une seule peut-être, et dont, tandis que notre planète obéissant à la loi fixe de la gravitation, continuait à tourner sur son orbite, une quantité infinie de formes admirables, parties d’un commencement des plus simples, n’ont pas cessé de se développer et se développent encore ?

                                La descendance de l’homme et la sélection sexuelle Par Charles DARWIN

                                Traduit par Edmond Barbier - 3ème éd. Française. - Préface de Carl Vogt Paris 1891 - C.Reinwald et Cie Libraires éditeurs.

                                Page 99 - Croyance en Dieu - Religion Rien ne prouve que l’homme ait été primitivement doué de la croyance à l’existence d’un Dieu omnipotent. Nous possédons, au contraire, des preuves nombreuses que nous ont fournies, non pas des voyageurs de passage, mais des hommes ayant longtemps vécu avec les sauvages, d’où il résulte qu’il a existé et qu’il existe encore un grand nombre de peuplades qui ne croient ni à un ni à plusieurs dieux, et qui n’ont même pas, dans leur langue, de mot pour exprimer l’idée de la divinité. Cette question est, cela va sans dire, distincte de celle d’ordre plus élevé de savoir s’il existe un Créateur maître de l’univers, question à laquelle les plus hautes intelligences de tous les temps ont répondu affirmativement. Toutefois, si nous entendons par le terme religion la croyance à des agents invisibles ou spirituels, le cas est tout différent, car cette croyance paraît être presque universelle chez les races les moins civilisés.

                                Page 128 Les causes principales du peu de moralité des sauvages, considérée à notre point de vue, sont, premièrement, la restriction de la sympathie à la même tribu ; secondement, l’insuffisance du raisonnement, ce qui ne leur permet pas de comprendre la portée que peuvent avoir beaucoup de vertus, surtout les vertus individuelles, sur le bien-être général de la tribu. Les sauvages, par exemple, ne peuvent se rendre compte des maux multiples qu’engendre le défaut de tempérance, de chasteté, etc. Troisièmement, un faible empire sur soi-même, cette aptitude n’ayant pas été fortifié par l’action longtemps continuée, peut-être héréditaire, de l’habitude de l’instruction et de la religion.

                                Page 136 La sublime croyance à un Dieu n’est pas universelle chez l’homme.

                                Page 143 En un mot, notre sens moral, ou notre conscience, se compose d’un sentiment essentiellement complexe, basé sur les instincts sociaux, encouragé et dirigé par l’approbation de nos semblables, réglé par la raison, par l’intérêt, et, dans des temps plus récents, par de profonds sentiments religieux, renforcés par l’instruction et par l’habitude.

                                Page 144 - la sélection naturelle considérée au point de vue de son action sur les nations civilisés. Chez les sauvages, les individus faibles de corps ou d’esprit sont promptement éliminés, et les survivants se font ordinairement remarquer par leur vigoureux état de santé. Quant à nous, hommes civilisés, nous faisons, au contraire, tous nos efforts pour arrêter la marche de l’élimination ; nous construisons des hôpitaux pour les idiots, les infirmes et les malades ; nous faisons des lois pour venir en aide aux indigents ; nos médecins déploient toute leur science pour prolonger autant que possible la vie de chacun. On a raison de croire que la vaccine a préservé des milliers d’individus qui, faibles de constitution, auraient succombé à la variole. Les membres débiles des sociétés civilisées peuvent donc se reproduire indéfiniment. Or, quiconque s’est occupé de la reproduction des animaux domestiques sait, à n’en pas douter, combien cette perpétuation des êtres débiles doit être nuisible à la race humaine. On est tout surpris de voir combien le manque de soins, ou même des soins mal dirigés, amènent rapidement la dégénérescence d’une race domestique ; en conséquence, à l’exception de l’homme lui-même, personne n’est assez ignorant ni assez maladroit pour permettre aux animaux débiles de reproduire.

                                Page 670-671 L’idée d’un Créateur universel et bienveillant de l’univers ne paraît surgir dans l’esprit de l’homme que lorsqu’il s’est élevé à un haut degré par une culture de longue durée.

                                Page 678 Or il me semble que nous devons reconnaître que l’homme, malgré toutes ses nobles qualités, la sympathie qu’il éprouve pour les plus grossiers de ses semblables, la bienveillance qu’il étend aux derniers des êtres vivants ; malgré l’intelligence divine qui lui a permis de pénétrer les mouvements et la constitution du système solaire, - malgré toutes ces facultés d’un ordre si éminent, - nous devons reconnaître, dis-je , que l’homme conserve encore dans son organisation corporelle le cachet indélébile de son origine inférieure


                                • (---.---.209.126) 13 avril 2006 11:45

                                  Theorie de l’evolution n’est pas synonyme de Darwinisme. Attaquer Darwin nous eloigne de la veritable question de savoir si la theorie de l’evolution est scientifiquement valide, et donc est une pure perte de temps.

                                  Pour mieux comprendre ce qu’est la théorie de l’evolution et son developpement historique, je vous conseille tres fortement la conference de André Langaney : Ni dieu, ni maître dans l’évolution". Vous y verrez que parler de Darwinisme pour designer la theorie de l’evolution est extremement reducteur, et que la theorie de l’evolution a bien d’autres bases que le livre de Darwin, qui reste interessant d’un point de vue historique, mais ne reflete pas les connaissances actuelles. Rien de dogmatique dans l’attitude des scientifiques donc, au contraire de ce que l’on trouve dans les critiques a l’encontre de la theorie de l’evolution.


                                  • Marsupilami (---.---.38.22) 13 avril 2006 13:11

                                    Tout à fait d’accord.

                                    Lire par exemple sur ce sujet les travaux de Stephen Jay Gould.

                                    De plus, pourquoi l’hypothèse « finaliste » serait-elle a priori disqualifiée pour cause arbitraire et pseudo-rationaliste de non-scientificité ? En fait, nous sommes si ignorants dans ce domaine que l’irruption de nouveaux paradigmes est possible à tout moment...


                                    • (---.---.209.126) 14 avril 2006 12:19

                                      Gould est un tres grand monsieur, effectivement.

                                      Par contre, je ne suis pas d’accord sur le caractère de finalité. Ce caractère n’est pas testable, et donc on peut philosopher dessus. D’ailleurs, il faudrait définir ce qu’on entend par finalité. Je sais que certains scientifiques s’intéressent à la question, comme Anne Dambricourt Malassé, mais jusqu’à présent, je n’ai rien lu de convaincant quand à la possibilité de tester cette hypothèse, et les dires d’ADM ne sont que des interprétations, et non des faits (et ici, on pourrait encore débattre de la notion de « fait » scientifique). D’autre part, la théorie actuelle marche aussi avec ou sans cette hypothèse, donc puisque l’hypothèse « finaliste » n’est pas utile à la théorie, il n’y a pas de raisons valables de la considérer scientifiquement. Philosophiquement, elle est importante dans la quête de sens (étions-nous programmé à apparaître, ou sommes-nous le pur produit du hasard ?), et d’ailleurs, c’est sous cette condition que le Vatican a admis l’évolution.

                                      Il est vrai qu’historiquement, des hypothèses apparamment farfelues, et non testables au moment de leur premier énoncé, ont été proposées, puis vérifiées ultérieurement, comme la dérive des continues. Mais ces hypothèses avaient un sens scientifique car elles permettaient d’élaborer des théories testables. Je ne parviens pas à voir de possibilités similaires ouvertes par l’hypothèse « finaliste », que je classerai donc jusqu’à preuve du contraire comme supposition religieuse/philosophique (et rationnelle dans le sens ou on peut raisonner dessus), mais pas scientifique ; on est ici dans deux registres différents.

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