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Accueil du site > Actualités > Religions > L’islam en question : un devoir de vérité

L’islam en question : un devoir de vérité

Après mon précédent article intitulé « Le christianisme en question : un devoir de vérité » et les commentaires très modérés qu’il a suscités, je prends acte que n’a pas été contestée mon hypothèse de présenter la première épître dite de Pierre comme étant, en réalité, une espérance de Paul en la venue imminente d’un Jésus en gloire dans le contexte des troubles qui ont conduit à la guerre de Jérusalem de 70. Autrement dit, une lettre d’un Paul de bonne foi mais qui a cru et espéré à tort. En revanche, mon hypothèse - présentée également par d’autres que moi - d’identifier Paul au Saül de l’historien Flavius Josèphe a été contestée à juste raison, d’où le doute.

Personnage historique irréfutable à l’origine du christianisme, ma réflexion sur Paul m’amène, par analogie, à réfléchir sur l’origine de l’islam, et donc à formuler quelques hypothèses prudentes sur celui ou ceux qui en est ou qui en sont à l’origine.

Un Mahomet politique.
 
 Car c’est bien ainsi que l’historien musulman Tabari nous le présente à la naissance de l’islam. C’est l’image d’un commerçant mecquois certes mais apparenté politiquement à une famille régnante hashîm dans une société impossible à gouverner du fait de ses divisions. Dans l’allégorie de la reconstruction du temple de la Kaaba, il faut deviner et “voir” une volonté de reconstruction d’une société sur la base de valeurs traditionnelles rénovées. Il y a, en effet, entre le geste tourné vers Dieu (la reconstruction du temple) et le geste tourné vers l’homme (la reconstruction de la société) de mystérieux courants... Cette restauration ayant donné lieu à une polémique de clans, le doyen d’âge proposa, pour éviter la guerre civile, qu’on prenne pour arbitre le premier homme qui entrerait dans le temple. Ils étaient encore à parler lorsque Mohammed parut au loin. Ils s’écrièrent : « C’est Mohammed al-Amin qui vient, nous acceptons son arbitrage »(1). Mahomet, l’homme sûr, digne de confiance.
 
Constatons par ailleurs que le pouvoir hashîm semble avoir bénéficié, pour cette tentative de reprise en mains, d’une alliance extérieure... Le Nedjâschi écrivit à l’inspecteur : Je donne tout ce bois au temple de la Ka’ba. Rends-toi à la Mecque avec les charpentiers, fais construire ce temple, et emploie l’argent que tu as avec toi aux dépenses de la construction (2). Je traduis : le roi d’Abyssinie est intervenu pour soutenir Mahomet dans son entreprise de restauration nationale, en envoyant très probablement de l’argent, des troupes peut-être, ou, au minimum, des conseillers militaires.
 
Mahomet dormait sous le manteau. Je traduis : il était encore plus ou moins dans le consensus politique. L’ange Gabriel lui apparut. « Lève-toi, lui dit-il, toi qui es couvert d’un manteau. » Mahomet se leva « Me voilà levé, répondit-il, que dois-je faire ? » Gabriel ordonna : « Appelle les hommes à Dieu ! » Alors, d’une seule voix, les partisans de Mahomet (Khadîdja ?) s’écrièrent : « Je crois en toi, ô apôtre de Dieu ! » (3)
 
Hypothèse sur l’ange Gabriel : mon article du 5 décembre 2006 http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/extraits-d-ouvrages/article/les-origines-esseniennes-du-16307.
 
Hypothèse sur Khadîdja et les autres femmes de Mahomet : mon article du 29 janvier 2009 http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/les-femmes-de-mahomet-et-leurs-50418
 
Un Mahomet incompris et persécuté.
 
Au repas auquel Mahomet avait invité beaucoup de monde (suivant l’exemple des évangiles), comme la nourriture qui était sur les tables ne diminuait pas alors que tout le monde mangeait à satiété, Abou Lahab, qui était son oncle, s’écria : « Mohammed nous a invités aujourd’hui pour nous faire voir sa magie » (4). A l’exception d’Ali, tous les Beni Hâshim se levèrent et sortirent.
 
Lorsque Abou Thalib tomba malade (à l’époque des premiers troubles) Mohammed fut très affligé (car Abou Thalib le protégeait). La maladie d’Abou Thalib s’aggravant, il fut nuit et jour dans sa maison et ne s’éloigna pas de son lit (5). Je traduis : Mahomet occupait les lieux avec une troupe armée pour prévenir toute tentative de révolution. Ainsi placé sous haute surveillance, Abou Thalib recommandait à tous les Koréishites qui venaient le voir de se convertir à l’islamisme, louant l’honnêteté et la véridicité de Mahomet, mais lui-même ne se convertissait toujours pas.
 
Après la mort d’Abou Thalib, les persécutions se multiplièrent contre le Messager de Dieu. On lui lançait des pierres ; on lui recouvrait la tête de boue. Un jour, alors qu’il faisait sa prière dans la mosquée, les persécuteurs lui versèrent sur la tête une grande quantité de boue. Ses longs cheveux, sa tête, ses joues, furent entièrement recouverts (6). Mahomet, cependant, se releva. Question : Mahomet a-t-il été enterré vivant suivant la coutume barbare antique ? Si tel fut le cas, comment peut-on humainement se relever après avoir subi ce supplice horrible ?

 Lorsqu’il revint dans sa maison, sa fille l’accueillit et en le voyant, pleura. Pendant qu’elle lui lavait la tête, le Prophète lui dit : « ô ma fille, ne pleure pas, implore Dieu et aie patience ! » (6). Je traduis : Mahomet calme sa minorité de partisans - une fille qui n’est pas encore une femme. Ces partisans brûlent d’en découdre, mais Mahomet estime qu’une action en force serait, pour le moment, prématurée.

Le martyre de Mahomet dura deux ans encore.
 
Un Mahomet ressuscité mais toujours souffrant.
 
Mahomet se présenta aux portes de Tâïf pour y demander l’hospitalité, comme un pauvre. Il y a entre la Mecque et Tâïf trois journées de marche, écrit Tabari (7). Question : trois jours ? N’est-ce pas le temps qu’il faut pour une résurrection ? Ils tueront le Fils de l’Homme, mais une fois tué, trois jours après, il ressuscitera (Mc 9, 31).
 
Les trois frères qui gouvernaient la ville refusèrent de lui ouvrir les portes. « Nous ne te croyons pas, ajoutèrent-ils, à moins que tu ne nous donnes un signe tel que celui qui fut donné aux Apôtres » (Sur VI, v.124). Ils le chassèrent et dirent aux voyous de le poursuivre. Atteint à la cuisse, le Prophète saignait.
 
Près de l’endroit où le Prophète se reposait, il y avait une vigne (8). Suit une très belle parabole où lui est offert une grappe de raisin sur laquelle le Prophète ne prélève qu’un grain, ô frugalité fiscale !.. et très habile programme politique ! Un esclave vint à lui. « Qui es-tu, lui dit-il ? Es-tu cet A’hmed dont il est question dans l’Evangile ? Il y est dit que Dieu t’enverra aux habitants de la Mecque ; qu’ils te feront sortir de la ville ; que Dieu te ramènera pour les soumettre par la force, et que ta religion règnera sur le monde » (9). Mahomet répondit par l’affirmative : Mon nom est Mohammed et A’hmed... A’hmed, le Fils de l’’Homme.
 
A l’entrée de la Mecque, un homme avait été désigné pour prévenir les Arabes qui venaient en pèlerinage. Cet homme disait : « Il y a ici un fou, nommé Mohammed, qui a établi une religion nouvelle. S’il vient vers vous, ne le croyez pas et n’acceptez pas sa foi  » (10).
 
Ainsi donc, le nouveau Mahomet se trouve sous haute surveillance. Il est sous la coupe du compagnon d’Abou Djahl, l’ancien adversaire ; sa sécurité en dépend. Le temps où il proclamait ses sourates révolutionnaires en pleine mosquée, à la face des Koréishites, appartient désormais au passé. Le nouveau prophète ne provoque plus de scandales, et comme il ne provoque plus de scandales, il n’est plus persécuté. Mais il a compris que ce n’est plus à la Mecque qu’il lui faut porter son effort missionnaire, mais dans le pays. Voici pourquoi il prêche principalement aux pèlerins. Voilà pourquoi, lorsque sa renommée parvint enfin à Médine, on fit appel à lui pour y restaurer l’ordre sur la base d’une foi nouvelle, porteuse de paix et de justice.
 
Note. Cet article est en quelque sorte un sondage pour tester les réactions. Il est bien évident qu’en cas d’absence de réactions ou de réactions polémiques et stériles, je ne vois pas pourquoi je me casserai la tête pour en donner une suite. Je ne cherche à convertir personne. Mon approche de l’Histoire est essentiellement militaire. C’est le côté stratégique qui m’intéresse.
 
D’après le livre du musulman Tabari "Mohammed, sceau des prophètes", éditions Sindbad, 1980, traduction de Hermaan Zotenberg. Je considère ce texte comme le plus ancien et le plus authentique qui relate la vie - la Sîra - du Prophète.

1. page 62 du livre précité. Les citations en italiques sont extraites de cet ouvrage.
2. page 64
3. page 68
4. page 77
5. page 94
6. page 96
7. page 97
8. page 98
9. page 99
10. page 102

Moyenne des avis sur cet article :  3.52/5   (27 votes)




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71 réactions à cet article    


  • Abderraouf 30 octobre 2010 07:37

    Bonjour M. Mourey,
    Vous êtes libre évidemment d’avancer les hypothèses que vous voulez que ce soit dans une approche militaire comme vous dites ou pas.
    Mais là où ça coince dès le départ c’est que vous ignorez complètement le contenu du texte fondateur, un contenu pourtant qui nous est parvenu en l’état contrairement à ceux qui l’ont précédé.

    Extrait d’un ouvrage que vous devriez reconnaître même si vous avez fait le choix de ne pas le lire :  

    La première Révélation fut la suivante (sourate 96, versets 1 à 5)¹
    « Lis au nom de ton Seigneur qui créa
     Qui créa l’homme de quelque chose qui s’accroche
     Lis ! Ton Seigneur est le très Noble
     Celui qui enseigna par la plume
     Qui enseigna à l’homme ce qu’il ne connaissait pas. » 

    Le professeur Hamidullah fait remarquer, dans l’introduction de sa traduction du Coran, qu’un des thèmes de cette première Révélation était « l’éloge de la plume comme moyen de connaissance humaine » et qu’ainsi s’expliquerait le souci du Prophète pour la conservation du Coran par écrit ».

    Des textes établissent formellement que, bien avant que le Prophète eût quitté La Mecque pour Médine (c’est-à-dire bien avant l’Hégire), le texte coranique déjà révélé était fixé par écrit. On va se rendre compte que le Coran en fait foi. Or l’on sait que Mohamed et les croyants autour de lui avaient coutume de réciter de mémoire le texte révélé. Il serait donc inconcevable que le Coran puisse faire allusion à des faits qui n’auraient pas correspondu à la réalité alors qu’ils étaient très aisément contrôlables dans l’entourage du Prophète auprès des auteurs de la transcription.

    Quatre Sourates pré-hégiriennes font allusion à la rédaction du Coran avant que le Prophète eût quitté La Mecque en 622 (Sourate 80, versets 11 à 16) :
    « Non, non ! Vraiment ceci est un Rappel
     Quiconque veut, donc, qu’il se rappelle
     En des feuilles honorées
     Elevées, purifiées
     Entre les mains de scribes
     Nobles et pieux. » 

    Yusuf Ali a écrit, dans les commentaires de sa traduction du Coran de 1934, qu’au moment de la Révélation de cette sourate il en existait quarante-deux ou quarante-cinq autres entre les mains des musulmans de La Mecque (sur un total de cent quatorze).

    Sourate 85, versets 21 et 22 :
    Ceci est au contraire une glorieuse lecture².
    Sur une tablette conservée.

    1. Ces paroles bouleversèrent Mohamed. On reviendra plus loin sur leur interprétation, en liaison en particulier avec le fait que Mohamed ne savait ni lire ni écrire à cette époque.

    2. Dans le texte : Qur’an qui veut dire aussi lecture

    Sourate 56, versets 77 à 80 :
    Voici une lecture noble
     Dans un écrit gardé avec soin
     Que seuls touchent les Purifiés
     C’est une Révélation du Seigneur des Mondes.

    Sourate 25, verset 5 :
    Ils ont dit : Ce sont des histoires de nos aïeux qu’il se fait écrire (ou écrit) et qui lui s’ont dictées matin et soir.

    Il s’agit ici d’une allusion aux accusations portées par les adversaires du Prophète qui le traitaient d’imposteur. Ils colportaient qu’on lui dictait des histoires de l’Antiquité qu’il écrivait ou faisait écrire (le sens du mot est discutable, mais il faut se rappeler que Mohamed était illettré). Quoi qu’il en soit, le verset fait allusion à cet enregistrement par écrit que relèvent les adversaires même de Mohamed.

    Une sourate postérieure à l’Hégire fait une dernière mention de ces feuilles sur lesquelles sont inscrites des prescriptions divines :

    Sourate 98, versets 2 et 3 :
    Un envoyé de Dieu récite des feuilles purifiées où sont des prescriptions immuables.

    Ainsi le Coran renseigne lui-même sur sa mise par écrit du vivant du Prophète. On sait que Mohamed avait autour de lui plusieurs scribes, dont le plus célèbre Zaid Ibn Thâbit laissa son nom à la postérité.

    Dans la préface de sa traduction du Coran (1971) le professeur Hamidullah décrit bien les conditions dans lesquelles la transcription du texte coranique s’est effectuée jusqu’à la mort du Prophète :

    « Les sources sont d’accord pour dire que toutes les fois qu’un fragment du Coran était révélé, le Prophète appelait un de ses compagnons lettrés, et le lui dictait, tout en précisant la place exacte du nouveau fragment dans l’ensemble déjà reçu... Les récits précisent qu’après la dictée, Mohamed demandait au scribe de lui lire ce qu’il avait noté, pour pouvoir corriger les déficiences s’il y en avait... Un autre célèbre récit nous dit que le Prophète récitait chaque année au mois de Ramadan, devant Gabriel, tout le Coran (révélé jusqu’alors)..., que le Ramadân qui précéda sa mort, Gabriel le lui fit réciter par deux fois... On sait que dès l’époque du Prophète, les musulmans prirent l’habitude de veiller, le mois de Ramadan, par des offices surérogatoires en récitant le Coran tout entier. Plusieurs sources ajoutent que lors de cette dernière collation, son scribe Zaid était présent. D’autres parlent de nombreux autres personnages aussi. »

    On se servit, pour ce premier enregistrement, d’objets très variés :

    Parchemin, cuir, tablettes de bois, omoplates de chameau, pierres tendres pour graver, etc.
    Mais, en même temps, Mohamed recommanda que les fidèles apprissent par cœur le Coran, ce qu’ils firent pour tout ou partie du texte qui était récité lors des prières. C’est ainsi qu’il y eut des Hafizûn qui connaissaient tout le Coran par cœur et le propageaient. La double méthode de conservation du texte par l’écriture et par la mémoire se révéla très précieuse.

    Peu de temps après la mort du Prophète (632), son successeur Abu Bakr, premier calife de l’Islam, demanda à l’ancien premier scribe de Mohamed Zaid Ibn Thâbit de préparer une copie, ce qu’il fit. Sur l’initiative de Omar (futur deuxième calife), Zaid consulta toute la documentation qu’il pouvait collecter à Médine : témoignages des Hafizûn, copies du Livre faites sur divers objets et appartenant à des particuliers, tout cela pour éviter toute erreur possible de transcription. On obtint ainsi une copie très fidèle du Livre.

    Les sources nous apprennent qu’ensuite le calife Omar, successeur d’Abu Bakr en 634, en fit un seul volume (mushaf) qu’il conserva et donna à sa mort à sa fille Hafsa, veuve du Prophète.

    Le troisième calife de l’Islam, Ûthman, qui exerça son califat de 644 à 655, chargea une commission d’experts de pratiquer la grande recension qui porte son nom. Elle contrôla l’authenticité du document établi sous Abu Bakr et en possession jusqu’alors de Hafsa. La commission consulta des musulmans qui connaissaient le texte par cœur.

    La critique de l’authenticité du texte s’opéra d’une manière extrêmement rigoureuse. La concordance des témoignages fut jugée nécessaire pour retenir le moindre verset qui pût prêter à discussion ; on sait, en effet, que certains versets du Coran peuvent corriger certains autres pour ce qui concerne les prescriptions, ce qui s’explique parfaitement quand on se rappelle que l’apostolat du Prophète porte sur vingt années en chiffres ronds. On aboutit ainsi à un texte où l’ordre des sourates reflétait celui — on le pense aujourd’hui qu’avait suivi le Prophète dans sa récitation complète du Coran durant le mois de Ramadan, comme on l’a vu plus haut.

    On pourrait s’interroger sur les motifs qui conduisirent les trois premiers califes, Uthman en particulier, à opérer des collections et recensions du texte. Ils sont simples : l’expansion de l’Islam fut d’une extrême rapidité dans les toutes premières décennies qui suivirent la mort de Mohamed et cette expansion se fit au milieu de peuples dont beaucoup possédaient des langues qui n’étaient pas l’arabe. Il fallut prendre des précautions indispensables pour assurer la propagation du texte dans sa pureté originelle : la recension d’Uthman eut cet objectif.


    • Abderraouf 30 octobre 2010 08:27

      Je précise le propos.

      L’épisode de l’arbitrage lors de la reconstruction des murs de la Kaaba à son jeune âge (bien avant les 40 ans charnière), ou encore celui de la persécution à Taef après, sont pour le moins… anecdotiques vous ne trouvez pas. Du moins comparativement à un texte qui parle (excusez du peu), d’un créateur des cieux, de la terre et de toute vie, juge et roi unique d’un jour du jugement.

      Bref un « devoir de vérité », comme vous l’entendez voudrait que vous vous mesuriez au contenu du premier texte fondateur, pas aux anecdotes sur la vie du messager (ou supposé tel si vous voulez).

      PS : Pour illustrer, le dialogue à Taef que rapporte Tabari, a d’autres versions chez d’autres auteurs (contrairement au texte dont je parle plus haut, à version unique). Ainsi, s’ils s’accordent sur la grappe de raison apportée par le chrétien à cet homme lapidé jusqu’au sang, les autres sources disent que Mohamed lui a posé une question d’où es-tu ?, de Ninive a-t-il répondu, ce à quoi Mohamed a répondu du pays de mon frère Jonas donc. Comment se fait-il que tu connaisses ce nom ? etc… De plus si j’ai bonne mémoire, les sources ne sont pas d’accord sur l’identité de ce chrétien futur converti, Salman le perse pour certains or comme vous le savez Ninine est en Assyrie, pas en Perse… etc.

      Bonne journée.


    • Emile Mourey Emile Mourey 30 octobre 2010 10:33

      @ Abderraouf

      Merci pour la modération de votre commentaire et pour votre érudition. L’important est de permettre aux commentateurs d’Agoravox de se faire une opinion en connaissance de cause, en leurs donnant les éléments pour cela. Entre votre compréhension et la mienne, il existe peut-être des nuances. En revanche, je pense que nous sommes d’accord pour réprouver les critiques et attaques débiles du genre caricatures et autres.


    • Abderraouf 30 octobre 2010 19:17

      Jertal Boridge

      Je suis croyant en effet, vous êtes très perspicace, mais en l’occurrence ce n’est pas à cette facette de ma petite personne que fait appel l’extrait que je donne plus haut, mais bel et bien à des arguments qu’il vous serait selon vous très aisé de réfuter. Faites le alors, chiche… Je repasserai durant toute la semaine s’il le faut, prenez tout votre temps…

      Parce que j’ai un scoop pour vous, si au lieu de répondre aux arguments de Bucaille, vous vous contenez de crier à la foi… Ben c’est-à-dire qu’en l’occurrence le… « croyant »… ce serait vous smiley


    • non667 30 octobre 2010 11:41

       à emile
      questions :
      vous citez «  reconstruction du temple de la Kaaba »
       existait -il une religion arabe avant mahomet ? est -il un réformateur ou un créateur ?
      dans quel contexte religieux vivait-il , quel était la situation du judaïsme et du christianisme autour de lui , quels étaient ses rapports avec ceux -ci  ? on connait bien la filiation judaïsme christianisme celle de l’islam est passé sous silence .
       il me semble avoir lu ( je n’arrive pas a retrouver ou ) que mahomet vivant proche d’un milieu juif ,lui même très mystique aurait voulu entrer dans ce milieu et se serait vu logiquement repoussé ( on ne peut se convertir descendant d’abraham par isaac quand on descend d’ismaël exclus de l’alliance !) d’ou la révélation du coran .


      • non667 30 octobre 2010 11:43

        merci de m’éclairer !


      • Emile Mourey Emile Mourey 30 octobre 2010 12:54

        @ non667

        N’étant pas un spécialiste de l’islam, c’est difficile pour moi de vous répondre. Réformateur ou créateur ? Probablement les deux. L’islam, et donc Mahomet, s’inscrivent dans la continuation du judaïsme et du christianisme tout en en réfutant certaines parties : la mise à mort d’innocents que le Pentateuque n’interdisait pas d’une façon explicite, et l’idée des évangiles que Dieu ait pu avoir un fils.

        Oui, il y avait une religion à la Mecque avant Mahomet. D’après Tabari, on en avait oublié l’origine et c’était devenu un culte des idoles. Les opposants de Mahomet essayèrent de la réformer en en faisant un patriotisme national ayant pour principe la justice, mais sans succès. En Arabie, existaient notamment autour de Médine de solides colonies juives et dans le reste du pays, très probablement, une imprégnation judaïque. Le christianisme était présent, tout au moins en connaissance. A la Mecque, Waraqua, cousin de Khâdidja, en était instruit.

        Au début de la persécution, les musulmans ont trouvé refuge et soutien en Abyssinie, royaume chrétien et aucun conflit notable n’est signalé avec ces croyants. Il n’en fut pas de même pour les colonies juives, lesquelles étaient bien implantées.

        La plus grande partie de la population d’Arabie, les autochtones, était, selon moi, les Bédouins contre lesquels Mahomet a combattu. D’où venaient les habitants des villes ? Mon avis : des implantations coloniales venues du nord qui se sont finalement imposées mais ce n’est qu’une hypothèse.

        Il ne fait pas de doute que l’histoire de l’islam ne peut s’expliquer que dans le contexte de l’histoire qui l’a précédée en Palestine. Dans mon explication de la guerre de Jérusalem de 70, j’ai essayé de montrer qu’il existait en fait deux courants du judaïsme ; un judaïsme sans concession de retour de l’exil de Babylone qui s’est réimplanté dans le nord du pays (ancien royaume d’Israël et Syrie) qui a donné le mouvement essénien et un judaïsme qui n’a pas connu cet exil, plus ouvert au monde et à son temps. Mon hypothèse est que les Hâshim ont une origine essénienne et que l’islam se rattache à cette pensée.


      • Emile Mourey Emile Mourey 30 octobre 2010 13:10

        Le rattachement de l’ascendance de Mahomet à Ismaël semble contredire la fin de mon commentaire. Je ne le pense pas. A mon sens, la généalogie de Mahomet cherche surtout à montrer une légitimité dans la succession des pouvoirs. Une succession des pouvoirs qui ne peut être que légitime puisque voulue par Dieu.


      • Albar Albar 30 octobre 2010 14:55

        Mr Mourey,
        je vous invite a lire certains ecrits de Jacque Berque ou Roger Garaudy ou encore M.Arkoun, afin que vous puissiez vous imprégner de ce qu’est l’Islam,meme si je vous l’accorde vous avez mentionner le fait qu’il est la juste continuité du judaisme et du christianisme. L’adjectif Islam veut dire « se vouer à Dieu sans aucun autre associé » en faisant le bien, le plus possible, et en évitant le mal du mieux que l’on peut ; En cela n’ est il pas plus proche de l’enseignement du Christ ! Qui par ailleur annonça l’arrivé d’un prophète ( bien réformateur celui-là ) qui veindra aprés lui.
        Fraternellement


      • Emile Mourey Emile Mourey 30 octobre 2010 17:08

        @ Amaury Watremez

        Je ne sais pas si vous faites allusion aux travaux du frère jésuite Bonnet-Eymard ou à ceux du père Edouard-Marie Gallez. En ce qui concerne une influence culturelle venant de Syrie, peut-être ? Plus généralement de la région si chargée d’histoire au nord de l’Arabie, c’est ce que je pense. Quant à imaginer que la Kaaba et La Mekka aient pu se trouver, à l’origine, en Syrie, et que le Coran originel y a été écrit, non vraiment, je ne le crois pas.


      • Aafrit Aafrit 30 octobre 2010 22:05

        La rédaction du Coran par des monophysites smiley
        En effet, les bédouins manquaient atrocement de Reynolds.
        Tu parles de rédaction, d’influence, de dictée, de la rédaction elle-même ?

        Si tu parlais d’influence ou bien encore des appaorts hommes, je peux en convenir, car parmi les plus fidèles compagnons, il y avait des descendants des Ghassanides d’origine Himyarites et Kalbis, des chevaliers arabes subversifs et guerriers pragmatiques qui se sont convertis, réconvertis, re-reconvertis à de nombreuses religions soit pour leur seul propre interêt et leur mode de vie, soit par l’influence de leurs cousins sédentarisés et éparpillés alors un peu partout dans cette région ( Hauran, Cham, Medine...etc), ces derniers, qui étaient à cheval (avec un jeu de mot, biensûr), ont connu toutes sortes de dieux et toutes les religions de la région, les rois aussi de toutes les dynasites de la région.On les préférait toujours comme alliés, car ils étaient des redoutables guerriers, habiles et courageux ( l’un de leur chef Moundhir) ; les périodes de paix avec Bysance, c’est quand le roi était monophysite. Le problème c’est que les ghassanes et leurs cousins étaient partout, et vu que la filiation, que ce soit chez certaines tribus ou chez certains « rapporteurs », l’emporte sur l’appartenance religieuse, du coup on ne sait plus de quels ghassanes on parlait, quand on se réfère à des livres.

        Et vu que t’es chrétien convaincu, toi t’as lu chrétien et hop, ce sont les chrétiens.C’est quoi un chrétien, ben ça ne peut être qu’un gars de l’empire byzantin ou peut être même Rome et pourquoi pas Paris tant qu’on y est smiley
         Lis le commentaire en bas très riche de « Of the souche » pour éviter tes approximations habituelles smiley


      • Aafrit Aafrit 30 octobre 2010 22:11

        C’était pour Watrem mon com’


      • cmoy patou 30 octobre 2010 15:00

        Bonjour Mr Mourey,


        La citation de omar khayam, dans la paix du Christ .

        Le système de Ptolémée mettait les 7 astres visible a l’œil nu naviguant sur les sphères que l’on assimilait a des cieux (les 7 cieux) : la Lune, Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter et Saturne.

        Omar khayam est le premier auteur du monde musulman à parler des 9 cieux qui correspondent aux sphères des neufs planètes principales que l’on connaît actuellement (donc + les deux autres non visibles à l’œil nu, qu’Allah n’a pas vu !!!!)

        Il parle de ces 9 cieux dans l’un de ses Rubaïyats (quatrains)

        « Ô homme insouciant ! ce corps de chair n’est rien, cette voûte composée de neuf cieux brillants n’est rien. Livre-toi donc à la joie dans ce lieu où règne le désordre (le monde) car notre vie n’y est attachée que pour un instant et cet instant n’est également rien. Lève-toi, viens, viens, et, pour la satisfaction de mon coeur, donne-moi l’explication d’un problème : apporte moi vite une cruche de vin, et buvons avant que l’on fasse des cruches de notre propre poussière »

        Omar Khayam était Directeur de l’observatoire d’Ispahan en 1074

        On comprend pourquoi Omar Khayam dit « Referme ton Coran. Pense et regarde librement le ciel et la terre »

         D’ailleurs on le retrouve dans Tabari, Histoire des prophètes et des rois.

        Or sache que le soleil, la lune et ces cinq étoiles auxquels on a donné le nom de planètes, marchent et nagent au milieu de l’eau.


        Oui on retrouve bien la notion des sept cieux, les sphères du système de Ptolémée que les arabes appelaient « l’Almageste »

        C’est incroyable que les musulmans n’arrivent pas a reconnaître toutes ces évidentes similitudes et arrivent a gober ce que les concordistes racontent alors qu’il est évident qu’ils dénaturent conpletement ce que disent les versets du Coran ?

        • Albar Albar 30 octobre 2010 15:03

          Le reproche que je vous fait cependant,est celui de vouloir a tout prix contonner le prophète de l’Islam dans la seule case du politique,autrement dit, ce n’est qu’un homme politique doué ,voire rusé, mais surement pas un prophète


          • Emile Mourey Emile Mourey 30 octobre 2010 15:33

            @ Albar

            Reproche justifié ?Je ne le nie pas, mais en tant qu’ancien militaire (petit cerveau selon Maître Vergès), je ne préfère parler que de ce que je connais.


          • revenant 30 octobre 2010 15:09

            Moi je trouve quand même dommage que dieu condamne le peuple Inuit a rester mécréant...
            Dieu a oublié de préciser à son « prophète » que du fait de l’inclinaison de la terre la nuit chez les Inuits dure quatre mois et demie en hiver...
            Pas évident pour le ramadan avec ce foutu calendrier lunaire.
            Je suis vraiment malheureux pour eux ; ils ne pourront jamais respecter les cinq piliers de l’islam...
            C’est vachement dommage pour eux de ne pas pouvoir embrasser cette religion si belle et tolérante pour les non adeptes...
            Vraiment les esquimaux ils ont pas de bol, il se les gèle et en plus ils ne pourront jamais devenir des vrais croyants...

             


            • Jean 30 octobre 2010 16:14

              Ils sont vernis par avance : le nouveau prophète qui vient balaie toute croyance, produit du seul mental ! du conditionnement.

              Déjà le Christ -bien compris- était maître du déconditionnement, de la libération de l’ Etre.


            • Abderraouf 30 octobre 2010 20:15

              Revenant bravo, de plus malins que vous s’y sont cassé les dents des siècles durant, mais vous, en deux trois clics et un éclair de génie, avez enfin réussi à trouver la faille… une exclu AV évidemment « Dieu est cruel (enfin Dieu, celui des Muzz n’est-ce pas) ».

              Eh bien tout humains qu’on est, essayons de rattraper ça voulez-vous. Voilà ce qu’on va faire, vous direz à nos frères Inuits, que les érudits ont répondu qu’ils pouvaient s’aligner sur… mais attendez un instant, savez-vous que vous avez vraiment raison, si ça se trouve et au-delà du Ramadhan, la divinité en question les condamne à (rien de moins), que de ne pas du tout dormir… et à l’inverse de ne jamais aller pêcher de quoi survivre…

              Pardon, vous dites ? Ah ils dorment quand même et quoi d’autre ? Ils arrivent quand même à travailler pour vivre... c’était moins une…


            • Aafrit Aafrit 30 octobre 2010 21:24

              Ils sont vernis par avance : le nouveau prophète qui vient balaie toute croyance, produit du seul mental ! du conditionnement.

              Déjà le Christ -bien compris- était maître du déconditionnement, de la libération de l’ Etre.
              Ah le JEAN qui veut vendre sa religion en démontant une autre.On appelle ça une concurrence déloyale, mec ! smiley


            • Jean 31 octobre 2010 01:16

              Je veux vendre la religion du déconditionnement, la religion anti-religion, de l’ anti-croyances celle du Christ dont les pires ennemis étaient les dogmatiques, les prêtres, les théologiens...

              Mais bien sûr faut comprendre.... « mec » conditionné anti-Jean pour le coup, ce qui est votre affaire !

              Le déconditionnment, l’ anti-fanatisme, le libre en soi c’ est l’ affaire de chacun, une affaire personnelle.


            • Aafrit Aafrit 1er novembre 2010 23:51

              Monsieur Jean, dans le message chrétien ne dit-on pas aimer ton prochain ? Ben, ne serais-je pas ton frère « par défaut » l’ adamité s’oblige, même si je ne crois pas à cette filiation ? smiley Pourquoi alors vous seriez mon ennemi ? Non jamais..

              Ne voyez pas le terme Mec comme un manque de respect de ma part,non loin s’en faut. Le style et l’esprit de ma phrase exigeaient l’usage de ce terme, rien de plus.Si vous tenez vraiment que je le retire, ben rajoutez juste deux ou trois lettre : IEUR, devient Mecieur smiley

              Allez, pardonnez votre prochain, et c’est pas un ordre, mais une invitation d’un homme smiley


            • abbou 3 novembre 2010 08:27

              Pas la peine de faire de l’ironie facile. Il y a un passage de la Muqaddima d’ibn Khaldun qui parle de cet aspect connu depuis au moins le 9ème siècle à travers les commerçants arabes (http://www.recherche.fr/encyclopedie/Birka et http://www.rkp-montreal.org/en/02way.html) qui se sont aventurés le long de la mer Baltique. La réponse avait été donnée à cette époque : pour la durée du jeûne du Ramadhan, l’on adoptera les « horaires » de la localité septentrionale la plus proche de la moyenne. De plus, à ma connaissance, moins de 0,001% de l’humanité vit dans les régions polaires, les « oublier » comme vous dites est aussi dramatique que le cas des pionniers qui dans les siècles à venir iront coloniser d’autres planètes. 


            • Albar Albar 30 octobre 2010 15:20

              Patou,
              Je vous met au défi, aprés que vous puissiez lire le coran ( ce que je doute fort ) et de nous faire sortir de telles idioties, car vous risqueriez d’etre surpris en apprenant des choses aux quelles vous n’auriez jamais pensé de leurs véracités scientifiques !


              • Crab2 30 octobre 2010 15:41

                Les précieux ridicules

                Sur BFM TV suivant les propos tenu par Chems-Eddine Hafiz vice-président du Conseil Français du Culte musulman - qui s’imagine que les auditeurs sont des gens naïfs


                Suite du texte : Copiez l’adresse ci-dessous, pour la coller dans la barre d’adresse de votre navigateur

                http://laiciteetsociete.hautetfort.com/37-les-precieux-ridicules/


                • cmoy patou 30 octobre 2010 17:24

                  @Albar,
                  Comment construire un dialogue avec toi qui commence à m’apostropher avec des préjugés « après avoir lu le coran...- » si tu en est capable, après avoir proférer de telles idioties « , je te rappelle que je n’ai fait que citer un érudit Omar Khayam et une de ces citations qui semble te géner aux entournures , nombreux sont les croyants musulmans qui pour réfuter ce qui ne leur plaît pas en viennent à prendre la science comme vérité or la science ne peut pas plus prouver l’existence d’un dieu qu’elle ne peut prouver son inexistance par contre la science peut très bien mettre en évidence les nombreuses contradictions de la Torah,Bible et Coran. Comment discuter avec toi
                  puisque le coran t’enseigne de ne pas considérer mon point de vue ? Par exemple :.
                   La sourate IX précisant dans son verset 29 : »Faites la guerre à ceux qui ne croient point en Dieur, ni au jour dernier, qui ne regardent pas comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont interdit, et à ceux d’entre les hommes des Ecritures qui ne professent pas la vraie religion...« 
                  Donc tous les hommes doivent se convertire à l’islam, y compris les gens du Livre s’ils ne respectent pas ce que l’apôtre de Dieu a interdit. C’est encore plus flagrant en matière de tolérance :
                  Alors que la sourate X (99) dit : »Si Dieu voulait tous les hommes de la Terre croiraient. Veux-tu contraindre les hommes à devenir croyants« et la sourate II (257) : »Point de violence en matière de religion. La vérité se distingue assez de l’erreur...« les nombreuses sourates proclamées à Médine pour la plupart vont dire le contraire en faisant de la guerre dans le sentier de Dieu :
                   »La tentation de l’idolâtrie est pire que le carnage à la guerre...Si vous rencontrez des infidéles faites en un grand massacre..etc.« 
                  C’est pour tenter de répondre à ces contradictions qu’intervient le verset 100 de la sourate II qui va permettre à Mahomet de transformer la religion en un instrument de domination et de conquête, s’accordant en plus certains plaisirs personnels comme le mariage avec la femme de son fils adoptif, aperçue en »tenue légère" à don domicile. Il remet également en vigueur la lapidation, abandonnée par les juifs, contrairement aux prescriptions coraniques qui prévoyaient des peines d’enfermement et de flagellation..

                • armand armand 30 octobre 2010 17:32

                  Car vous pensez qu’on peut encore discuter avec ce crétin Albar ?
                  En plus vous citez Omar Khayyam, que les Muzz bas-du-front considèrent comme un hérétique au même titre qu’El Hallaj et Sohravardi, martyrisé, ce dernier, sur ordre du gentil Saladin.


                • Albar Albar 30 octobre 2010 20:56

                  Patou, ton post prouve par ses contre-vérités soit disant tirées du coran, l’ignorance abyssale de tes connaissances sur l’Islam, tes mensonges éhontés sur la personne du prophète en sont une preuve de ton inculture.
                  Quant à armand,effectivement je ne puis discuter avec un truand de ton espece ( il y en a beaucoup malheureusement), un ignorant éclairé, se disant prof alors qu’il est dépourvu de probité intellectuelle, un maitre en es science célérate ; Le crétin te le rend bien.


                • Albar Albar 30 octobre 2010 21:29

                  Au fait combien de français portant le nom de Saladin existe il dans l’hexagone ?
                  La raison pour cela est simple, la grandeur d’ame de ce chef musulman parle pour lui, et ce, de l’avis de ses ennemis.
                  Tapez « Saladin,arbre généalogique » Vous en serez surpris.


                • armand armand 30 octobre 2010 22:35

                  Pour ta gouverne, pauvre crétin, Saladin a effectivement ordonné à son fils, Malek al-Zaher, émir d’Alep, de supplicier le philosophe Sohravardi pour hérésie.
                  Grand chef de guerre, peut-être, mais aussi salaud que ces princes d’Occident qui ont brûlé les Cathares.


                • Albar Albar 31 octobre 2010 12:35

                  Armandine, je te trouve insolent, un arrogant éffronté, plus crétin que toi tu meurs ; ta culture de sioniste a fait de toi un enragé, un dog bien dressé qui réagit a la moindre contradiction de ton inculture dite des lumières ; Con de truand  !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


                • armand armand 31 octobre 2010 18:09

                  C’est quand tu veux, petit crétin, pour faire ton éducation...


                • Albar Albar 31 octobre 2010 19:49

                  Armandine, au risque de me rabaisser à ton niveau zéro, mains non .......tu bruleras de tes nerfs de sioniste enragé, je te laisse faire le redondant avec tes malheureux élèves, qui je pense bien te tolèrent malgré tout , toujours est il qu’ils sont a plaindre.
                  Tu auras le plaisir de refaire mon éducation dans mille ans peut etre, mais de grace pas avec un baton, car j’ai vu a l’oeuvre tes maitres d’école en Palestine spoliée.
                  Le crétin est celui qui crétinise les autres, que tu sois petit ou grand peu m’importe, Goujat !


                • armand armand 31 octobre 2010 20:33

                  Albar,

                  Phoque-off avec tes diarrhées verbales.


                • Albar Albar 31 octobre 2010 21:20

                  armandine,
                  Tu me fais peur truand de sioniste ; Ressembles tu vraiment à ton avatar ? Dans ce cas j’ai la frousse ! Vas jouer au cow boy ailleur, petit !!!


                • abbou 3 novembre 2010 09:59

                  Pour Patou

                  C’est un peu facile de critiquer le texte du Coran en le regardant comme le communiqué final d’un parti qui vient de clôre son Congrès, et non pas dans le contexte historique des différents passages dont il traite. Les orientalistes comme les exégètes traditionnalistes s’accordent pour admettre que tous les dispositifs relatifs au combat de la sourate 9 correspondent à la phase finale de la transformation du petit Etat musulman de Médine en un Etat dominant l’ensemble de l’Arabie, après la conquête de la Mecque. Et la sourate elle-même fait état de l’existence d’une coalition de presque l’ensemble des tribus de la péninsule voulant en finir définitivement avec les Musulmans, bien qu’ils aient conclu auparavant des accords de non-agression avec eux. Ni certaines communautés juives expulsées auparavant de Médine, ni des groupes christianisants aidés en sous-main par l’Empire byzantin tout proche (et qui venait de se rendre compte à travers les rapports de ses espions du danger qui allait poindre de la péninsule arabique) n’étaient absents de cette coalition antimusulmane. Mais puisque vous semblez avoir à côté de vous le texte de cette sourate, je voudrais attirer votre attention sur les passages qui motivent cet appel. Verset 32 : « Ils veulent éteindre la lumière de Dieu avec leurs bouches, alors que Dieu veut que Sa lumière soit parachevée, dussent ceux qui nient [la vérité] le détester » et verset 34 : « Nombre de rabbins et de moines mangent les biens des gens en [toute] mauvaise foi et les détournent du chemin de Dieu ». S’il y a appel au combat, c’est donc pour deux raisons parfaitement étayées : participation à une coalition militaire antimusulmane et financement de son équipée par les élites dirigeantes juives et christianisantes de l’époque. Et le verset 4 dit clairement que ne seront pas poursuivis les polythéistes « avec lesquels vous avez fait serment et qui, par la suite, ne vous ont en aucun point lésés et n’ont aidé personne contre vous. Respectez donc à leur égard votre serment jusqu’au terme [convenu] ». Il n’y a donc pas de guerre généralisée comme vous le laissez supposer, ni contradiction avec des énoncés antérieurs. Dire une énormité du genre « tous les hommes doivent se convertir à l’islam », sous-entendu « contre leur gré » ne correspond ni aux textes du Coran, dont vous citez certains, ni à cette réalité historique qui a fait que des communautés non-musulmanes continuent à vivrent dans des pays dirigés par des élites musulmanes depuis des siècles.

                  Par ailleurs, je ne vois pas de cohérence logique dans votre référence à la sourate 2, verset 100. Ce dernier dit textuellement : « Est-ce qu’à chaque fois qu’ils font un serment, une fraction parmi eux le transgresse ? Non point, la plupart d’entre eux ne croient pas », et traite des Juifs de Médine dont certains membres, après avoir accepté l’installation de Muhammad dans la ville et son rôle d’arbitre, ont commencé à mener des conciliabules avec les païens quraishites de la Mecque pour le combattre. N’oublions pas que le Prophète ne s’est pas installé de son plein gré à Médine, ni de force, mais a répondu à un appel conditionnel de délégués des tribus les plus importantes qui la peuplaient.

                  Concernant les autres aspects que vous citez à propos des tueries et des carnages, que vous attribuez au Coran, pouvez-vous faire des citations plus précises ?

                  La récente affaire du boucher nantais qui niait être polygame et disait que ses femmes étaient en fait « des maîtresses », et que « les maîtresses ne sont pas interdites par l’islam » (!) est symptomatique du fait que nombre de personnes transposent sur l’islam leurs propres lubies. Et celà ne doit certainement pas dater d’hier. Croyez-vous un seul instant qu’un monsieur qui se présente comme un « prophète » et un « envoyé de Dieu » n’est pas sous l’oeil inquisitorial permanent de son voisinage et qu’il peut, comme disent les Anglais « précher en faveur de l’eau et boire du vin » ? Personnellement, je suis convaincu que des pans entiers de ce qu’on présente comme une « biographie » du Prophète tels que décrits par les traditionnistes médiévaux ne sont en vérité que la projection des fantasmes de puissants qu’ils légitimaient pour des raisons de prestige ou d’argent comme le font, même de nos jours, des centaines d’auteurs de fatwas. Les sourates les plus anciennes du Coran montrent que dès le départ, Muhammad se présentait comme le référent fondateur d’une religion qui était destinée à marquer l’humanité et non pas un Jim Jones avant la lettre, ou un gourou à la célébrité éphémère qui pouvait faire faire à ses disciples ce qu’il voulait.


                • Emile Mourey Emile Mourey 30 octobre 2010 17:48

                  @ Amaury Watremez

                  Comme je l’ai dit dans un commentaire, je ne suis pas un spécialiste de l’islam mais j’ai parcouru les ouvrages du prêtre dont les thèses sont résumées dans le lien que vous indiquez. Il s’agit d’une thèse argumentée certes mais osée. Evidemment, il existe des rapprochements qui interpellent mais, en poussant le raisonnement jusqu’au bout, il faudrait que je renonce à mon interprétation du livre de Tabari que je considère pourtant comme la source la plus fiable (le livre d’Ibn Hishâm étant à mon avis, inspiré de Tabari).

                  En revanche, si vous prenez connaissance du lien que j’ai indiqué dans mon article, vous constaterez que je dis quelque chose d’assez proche mais d’une autre façon sur l’origine de la pensée islamique, en Syrie certes et plus précisément dans le monastère de Bahira qui se trouvait à la porte de Bosra. D’ailleurs, je n’invente rien. L’histoire a été rapportée dans les textes musulmans dans l’allégorie du moine de Bahira auquel Mahomet a rendu visite. L’ange Gabriel étant, selon moi, une représentation de type byzantin dans une fresque de ce monastère aujourd’hui détruit... et par extrapolation les membres de ce monastère, autrement dit les informateurs et conseillers de Mahomet tout au long de son apostolat. Mais j’irai encore plus loin en disant que cette pensée qui s’est concrétisée dans l’islam se trouvait, en fait, en germes avec des variantes, dans beaucoup de monastères de la région lesquels avaient fait sécession avec le christianisme impérial après le concile de Nicée. Et c’est ce qui explique, selon moi, la conversion relativement rapide de la région à l’islam.


                • Emile Mourey Emile Mourey 30 octobre 2010 18:41

                  @ Amaury Watremez

                  Le travail du père pré cité est certes colossal mais à vouloir trop entrer dans les détails, on arrive à ne plus voir l’essentiel. L’essentiel est que les moines de Bahira/Bosra, comme le disent les textes musulmans, étaient détenteurs des livres, c’est-à-dire des évangiles, notamment de celui de Luc Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’ils l’interprétaient autrement. L’histoire de Mahomet s’inscrit dans la suite de cet évangile. C’est tout simple.


                • Shaytan666 Shaytan666 30 octobre 2010 17:43

                  Un Mahomet politique.

                  Je me suis arrêté à cette phrase scandaleuse  smiley Tout le monde sait que le nom Mahomet est une insulte envers tous les musulmans, en effet « ma » en arabe étant un suffixe privatif, cela veut donc dire le « non loué » c’est une insulte suprême et je m’en vais déposer une plaine à la Halde et au MRAP.
                  Mr Mourey, votre prose est scandaleuse, je vous demande des excuses publics, votre conduite nous rappelle les ures les plus sombres de notre histoire.


                  • Emile Mourey Emile Mourey 30 octobre 2010 17:56

                    @ Shaytan666

                    Merci de faire de la publicité à mon article. C’est vous qui voyez le mal partout. Le nom de Mahomet n’a absolument rien de péjoratif.

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