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Accueil du site > Actualités > Religions > L’Opus Dei à l’oeuvre à Toulouse

L’Opus Dei à l’oeuvre à Toulouse

Un prêtre de l’Opus Dei se voit confier par l’archevêque de Toulouse une des plus importantes églises du centre-ville : une première en France.

L’Evêché de Toulouse vient de confier à un prêtre de l’Opus Dei la paroisse de la Dalbade, au cœur du Toulouse historique, située entre la place des Carmes et la Garonne.

Fondé en 1928 par José Maria Escriva de Balaguer, l’Opus Dei est une église dans l’église, un ordre discret, pour ne pas dire secret, qui s’est toujours tenu à l’extrême-droite du bénitier. Dans « Camino », Escriva expose son credo. Prenant acte de la sécularisation de la société, il ouvre le chemin de la sanctification de tous, et notamment les laïcs, par le travail. Se structure alors en Espagne une organisation qui compte trois types de membres : des prêtres, qui mènent les opérations (souvent des théologiens de très bon niveau), des numéraires (des sortes de moines laïcs, qui travaillent « en ville », mais vivent dans des résidences-couvents et font vœux de chasteté) et des surnuméraires (des laïcs qui vivent en famille, mais en respectant une discipline religieuse très stricte). Les prêtres sont la tête, les numéraires les jambes… et les surnuméraires le portefeuille (ils se reconnaissent à leur belle situation financière et à leur progéniture abondante).

Grand soutien de Franco pendant les années noires de la dictature du Caudillo, ils ont aussi prêté main forte et goupillon agile aux dictateurs sud-américains des années 70-80. En Espagne, ils ont pignon sur rue, avec notamment une des meilleures universités espagnoles (Universidad de Navarra à Pampelune) et une des meilleures business schools du monde, l’IESE (basée à Barcelone et à Madrid). De nombreux ministres du dernier gouvernement Aznar étaient des surnuméraires « de la Obra » comme disent les Espagnols. On dit que Sarkozy a fait des places dans son entourage à des membres de l’Opus. Mais vous me direz, il a aussi fait des places à des catholiques pratiquants, à des protestants, à des musulmans et à des juifs, alors...

L’Opus Dei vit une inhabituelle mise en lumière depuis quelques années, grâce à Jean-Paul II et à Dan Brown. JP2, proche de la pensée d’Escriva de Balaguer, l’a béatifié, puis il a élevé l’Œuvre au rang de « prélature personnelle » (en gros ça veut dire que c’est un truc hyper important) et a choisi un prêtre espagnol Opusien comme Dir Com. (Ben 16, qui raffole de la messe en latin dos tourné aux fidèles, doit lui aussi être très proche de cette phalange). Dan Brown, de son côté, a mis en avant l’Opus Dei dans son Da Vinci Code, ce qui a permis à l’Œuvre de se faire un joli coup de pub en démontant facilement toutes les caricatures de Brown sur leurs coutumes baroques.

Même si les choses sont moins grandguignolesques que ne les décrit Dan Brown, il n’en demeure pas moins que les membres de l’Opus sont bien soumis à une discipline stricte (messe biquotidienne, rituels d’auto-flagellation, etc.) et à une loyauté absolue aux principes édictés par Escriva de Balaguer (chaque membre dispose, par exemple, d’un directeur de conscience qui le « conseille » sur son quotidien et sur sa démarche spirituelle).

Bref, l’Opus est une organisation parallèle à l’Eglise catholique et romaine, qui obéit en premier lieu à ses propres lois et qui diffuse, à travers le monde, une vision étriquée, conservatrice et extrémiste des Evangiles.

Les cas d’églises « de quartier » confiées à des prêtres de l’Opus Dei sont très exceptionnels. Il est préoccupant de voir que Toulouse, ville rose (dans tous les sens du terme), terre cathare et multiconfessionnelle, soit aujourd’hui infiltrée jusque dans ses églises par ces croisés de la pensée traditionaliste. Ce n’est peut-être pas un hasard…


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47 réactions à cet article    


  • mikaboom 5 août 2008 16:06

     Toulouse, c’est devenu un vrai zoo......entre les routards, la racaille et les bobo qui envahissent le vieux centre....ca n’a plus rien à voir avec le Toulouse d’il y a 15 ans.

    Une décénnie et on passe de la lumiere à l’ombre.



    • zenohit zenohit 6 août 2008 09:20

      C’est ce qu’on appelle croissance de la ville ! c’est sûr qu’il a de moins en moins (le centre ville) des allures de village cathare !
      Après tout, Toulouse n’a-t-elle pas toujours été un carrefour, brassage des cultures ?
      Après, il est sûr qu’une certaine catégorie de personne cherchent à se l’approprier : succursale provinciale de Paris, l’occitan servant de folklore ("c’est quoi ? de l’espagnol ? du patois ? bah c’est vulgaire ?!") aux nouveaux salariés airbusiens allemands et anglais, centre ville plein de boutiques, et donc rues mortes à partir de 20h...
      etc.
      Mais c’est aussi et surtout la faute des administrés qui ne participent pas à la vie locale et de ceux - les vrais toulousains, si on doit les appeler comme ça - qui se sentent perdus dans ce bond démographico-pécunier, et donc agissent en bons françois : ils râlent !
      Plutôt que dire : "bienvenue !! alors voilà : ça se passe comme ça chez nous : on dit bonjour à la dame, on sourit, on boit des pots en terrasses, et on discute avec les commerçants !"


    • Philippe D Philippe D 5 août 2008 16:15

      Nous nous inquiétons pour vous, Mon Fils :

      Deux articles le même jour, qui tous deux voudraient saper les fondations de notre pays !
      Vous attaquer soudainement , un mardi d’Août 2008, en même temps au pouvoir temporel et au pouvoir spirituel. Tsss, tsss, tsss...

      Vous me semblez avoir grand besoin d’un directeur de conscience, mon Fils !
      Je vous écoute, parlez sans crainte, délivrez votre conscience, ouvrez nous votre coeur.

      Ou bien serait-ce le soleil d’été qui vous surpris et qui tappa trop fort sur votre occiput ?
      Je vous conseille dans ce cas le port d’une casquette ou d’un chapeau ainsi que la lecture de l’évangile de Mathieu, pour remettre vos idées en place.


      • Ornithorynque Ornithorynque 5 août 2008 17:38

        Il y a certainement des tas de choses à reprocher à l’opus dei. Pas la peine d’écrire n’importe quoi. Donc, je rectifie :


        - L’opus Dei a été en opposition permanente à Franco qui ne supportait pas la liberté de cette organisation, et son indépendance. Donc "Grand soutien de Franco" est une première grosse connerie.

        - "Messe bi-quotidienne" : c’est du grand n’importe quoi. La messe est partout dans l’église un rite quotidien au maximum. deuxième grosse connerie.

        - "Auto Flagellation" : merci de donner vos sources ailleurs que dans dan Brown (J’accepte éventuellement James Brown car il a le rythme dans la peau). Troisème connerie

        - Toulouse terre cathare et multiconfessionnelle : Je vous invite à vous renseigner sur les rites Cathares, notamment sur leur vision de la sexualité et de la pureté, et de la tolérance : à côté, l’Opus Dei, c’est Bambi ! Quatrième connerie.

        Voilà


        • etxe 6 août 2008 00:25

          Cher Ornithorynque,
          Que d’agressivité dans votre réponse !
          Concernant l’Espagne, nous avons une analyse diamétralement opposée : l’Opus a fourni de nombreux ministres à Franco et si ce dernier a eu des tensions avec "l’oeuvre", ce n’était pas sur des questions idéologiques, mais plus sur des questions liées à la difficulté à contrôler les activités de l’Opus ; le parti populaire, fondé par Manuel Fraga, ancien ministre de Franco, compte de nombreux membres de l’Opus, dont certains ont été ministres de JM Aznar.
          Concernant les obligations de membres de l’Opus, "messe biquotidienne" est un terme impropre sur la forme, mais sur le fond, vous savez ce qu’il en est : pour rentrer dans le détail, il s’agit d’une messe par jour, plus de nombreuses prières individuelles (jusqu’à une heure par jour), plus le recours à la confession hebdomadaire, plus des échanges réguliers avec un directeur de conscience : c’est déjà pas mal !
          flagellation : je ne peux me référer à Dan Brown car j’ai fait l’effort de ne pas lire ce ramassis de clichés pseudo-philosophico-religieux ; je ne fais que m’en remettre à des témoignages lus ici ou là. en revanche, il fait expressement mention de la mortification corporelle dans de nombreux ouvrages de référence consacrés à l’Opus, comme celuide Dominique Le Tourneau, docteur en droit canon.
          enfin concernant les cathares, je n’en fais pas l’apologie et je ne suis pas "catharophile béat" comme beaucoup : j’y fais simplement référence comme d’une "religion" qui a été combattue par l’Eglise catholique dans la région toulousaine.
          Je vous laisse donc la paternité du terme "conneries" .
          CQFD


        • Ornithorynque Ornithorynque 5 août 2008 17:49

          Info : le maire de Toulouse s’est dit "gravement indigné de cette nomination".

          Imaginez que la hiérarchie de l’Opus Dei viennent se mêler des nominations de hauts fonctionnaires...

          Moi ça m’énerverait pas mal.

          L’église est séparée de l’état, laissons les Catholiques mener leur barque à leur guise... et ne donnnons pas trop de conseils au Vatican sur la façon de diriger, sans armée ni impots, une communauté de 1 milliard de personnes, répartie sur 5 continents, avec des diversités de pratiques et d’opinions que vous ne pouvez même pas imaginer.

          Je pense que celà doit être assez compliqué, et en plus, celà dure depuis 2000 ans. Ils doivent savoir faire.


          • Jam’s 5 août 2008 22:31

            C’est là, le problème.
             
            L’opus Dei se comporte comme toutes les obédiences.
            Une fois dans la place, elle cherche à se fortifier, à s’amplifier au détriment des principes laïcs dont l’égalité des chances ; les surnuméraires, les frères et soeurs d’abord.

            Dans mon expérience professionnelle, j’ai vu et subit leur pression.
            Rien que d’aller à la messe sans y croire, on rentre dans un autre monde où, sans être trop regardant, tous s’aiment et respectent les valeurs de cette Église.

            Texte écrit en 1997 et encore d’actualité.

            INDECENCE CATHOLIQUE

            Gros titre à la ‘une’ : "J.M.J. Journées Mondiales de la Jeunesse". Nous avions déjà la Journée de la Femme. Je me disais : "Voici que l’O.N.U. fait quelque chose pour ces centaines de millions de jeunes exploités et maltraités de cette planète". La couverture médiatique est plus importante que celle des jeux olympiques. Intéressant ! Non ?

            Je continue à lire… messe d’accueil et le Pape jeudi. Alors là !…

            Il est normal que la jeunesse catholique se retrouve. Mais comme le P.S.G. qui omit de laisser un joueur suspendu sur la touche, les organisateurs ont oublié, par inadvertance, le "C" de catholique.

            Ils vous diront sans rougir que les J.M.J.C. donnait trop dans les "Maisons de Jeunes de la Culture" ou dans le "Communiste" et qu’ils ne pensaient pas à mal.

            Savez-vous que les prochaines JMJ se feront à Rabat dans 2 ans avec 30 millions de jeunes musulmans ?

            Le pape transmettra la flamme spirituelle au chef des musulmans, le roi du Maroc.

            Il y a des images qui choquent dans ce grand show : Lustiger montant, seul, la rampe gigantesque de
            l’estrade à la façon "Le Pen". Il ne manquait plus que les bras levés à l’arrivée. Mettez vous à la place de tous ces jeunes de confessions différentes qui voient ce défilé comparable au 14 juillet, qui regardent cette légion étrangère d’évêques marchant au pas lent, encadrée par Mgr Dubost et le général Morillon.

            On nous prépare une nouvelle guerre de religions. Comme Le Pen, avec sa race supérieure, beaucoup de catholiques, surtout dans l’Opus Dei (organisation catholique fasciste), nous rétorqueront que Jésus était occidental, que l’occident doit préserver ses valeurs morales et spirituelles.

            Cela vaut bien des J.M.J. car l’avenir de nos sociétés dominatrices est dans la jeunesse. Il faut redonner espoir et foi à tous ces jeunes au chômage ou dans des petits boulots précaires.

            Ces jeunes, amenés par transports spéciaux, ne savent pas qu’ils sont le jouet d’une machine de guerre institutionnelle qui va à l’encontre de leurs valeurs, qu’ils ont mis les pieds dans une organisation
            mafieuse (scandales financiers, police secrète, meurtres, etc.).

            Combien de prêtres, combien de diacres, ayant eux aussi de vraies valeurs, se laissent abuser par peur du conflit, par naïveté, par faiblesse, par soucis de normes, de dogmes ou de sécurité (voire militaire) ?

            Ils collaborent avec une organisation qui est à des années-lumière du Christ. Ils cautionnent une institution qui ne donne que ruines, larmes et sang, un système qui, pour sa survie matérielle, parasite les
            régimes en place (royauté, fascisme, néolibéralisme). Pour eux, fermant les yeux, avec un certain
            contentement de soi, le message du Christ est ailleurs, dans une autre dimension.

            Priez, Dieu, ensuite, fera des miracles et vous exaucera. Vous devez porter votre croix sur cette terre, assumer votre mauvaise conscience et vous obtiendrez le bonheur là-haut.

            Malheureusement, ils se sont trompés de souffrance. Car l’Amour chrétien des autres, pour le bien de l’humanité, ne peut se concevoir qu’avec don de soi complet et douleur dans l’abnégation.

            A l’opposé de cette souffrance intérieure et difficile, ils ont institué pour plus de commodités une souffrance extérieure et matérielle allant de pair avec nos systèmes économiques. 

            "Mon frère, accepte ma charité pour que tu survives, mais laisse-moi t’exploiter. Dieu a voulu que j’exerce mes dons de leader (Luc 11 38)" : la religion du plus fort qui aime les autres : l’Amour à toutes les sauces. Quoi de mieux !

            Bientôt, ils vont nous inventer la religion de la liberté mondiale virtuelle où l’on positivra en permanence.

            Jusqu’où peut-on soutenir un système non démocratique ? Se soumettre ou se démettre ?

            Et pendant ce temps, en vous endormant avec de belles paroles, ce système s’appuie sur cette question, pour asseoir son pouvoir.

            De la St Barthélemy à l’Algérie, via la Yougoslavie et le Rwanda, il est trop facile d’implorer la fatalité.

            N.B. : Ce ne sont que critiques primaires d’une Eglise vivante tournée vers les autres.

            J’ai même vu l’évêque de Rouen, l’autre jour, en civil, donner des cours d’alphabétisation aux jeunes beurs des Sapins (quartier déshérité des Hauts de Rouen).

            Vendant tout, il a même installé son archevêché chez eux dans un HLM en disant : "Venez et voyez".

            Quel saint homme !

            le 20 août 1997.


             


          • Ornithorynque Ornithorynque 5 août 2008 23:51

            Pouvez vous citer la source de cet article de 1997 (2 ans avant les JMJ de Rabat avec 30 Millions de jeunes Musulmans(!) )

            Parce que franchement, ce n’est pas brillant. On dirait du Lerma concave.


          • Parpaillot Parpaillot 5 août 2008 23:51

            @ Ornithorynque :

            " ... avec des diversités de pratiques et d’opinions que vous ne pouvez même pas imaginer. "

            En ce qui me concerne, il est vrai que j’ai beaucoup de peine à l’imaginer ...

            Bien à vous !


          • etxe 6 août 2008 00:34

            Mais l’Eglise s’occupe de beaucoup de choses qui relèvent de la sphère sociétale ou privée : avortement, F.I.V., préservatif, etc. ; en Espagne, elle appelle à voter pour le parti de droite (où l’on retrouve des nostalgiques de Franco), en Pologne ou en Irlande elle prétend réglementer le pays, etc.


          • Philippe D Philippe D 6 août 2008 00:44

            Mon fils,

            Vous laissez ici transparaître votre esprit étriqué et impie.
            Il vous sera beaucoup pardonné, puisque vous êtes un grand pêcheur, mais une confession urgente s’impose si vous ne voulez pas risquer de mourir en état de péché. Une pénitence d’au moins 3 Avé Maria et 2 Notre Père sera un minimum, vous risquez même 3 chapelets complets si vous réïtérez de tels propos.

            Mon fils, les voies du seigneur sont impénétrables, même à nous ses serviteurs les plus fidèles.
            Alors vous ! Vous !
            Enfin soyons sérieux !


          • Ornithorynque Ornithorynque 6 août 2008 09:23

            "L’église s’occupe..."
            Où est les problème ?

            L’église comme la fédération Française de Football a parfaitement le droit d’émettre un avis sur ce qu’elle veut ! Je ne vois pas en quoi celà dérange qui que ce soit.

            J’ai l’impression que vous déniez le droit à une église de donner son avis...
            Si vous n’êtes pas d’accord, vous vous en foutez, et si vous êtes d’accord, vous essayez de comprendre la cohérence du discours, et de l’appliquer à votre propre vie.

            Mais moi, je trouve que le 20eme siècle, avec 2 encycliques dans les années 30, une sur le Communisme, une sur le Nazisme... devraient nous faire considérer l’avis de l’Eglise Catholique avec un peu plus d’attention au lieu de les balayer d’un revers demain, puis d’accuser l’église d’être complice, une fois la catastrophe passé...


          • Tof 5 août 2008 18:06

            Idée d’article intéressante. Pas idiot d’en dire un peu plus sur cet Opus Dei, à un moment où il apparaît dans l’actualité. Par contre, vous souffrez affreusement d’un cruel manque de documentation. Je cherche vainement un peu d’information au milieu de votre argumentation des plus parcellaires et subjective. Dommage.

            Merci de ne pas être tombé -en plus- dans le piège facile de l’anticléricalisme qui est souvent de mise sur Agoravox...


            • etxe 6 août 2008 00:38

              Je ne cite pas de sources dans mon post, mais vous pouvez vous référer par exemple au "que sais-je" de dominique le tourneau, docteur en droit canon, régulièrement réédité (je dispose de l’édition 96, qui était déjà la 3ème). j’ai par ailleurs eu l’occasion de travailler directement au contact de membres de l’opus et de certaines de leurs organisations pendant 2 ans.


            • pinson 5 août 2008 18:20

              @ l’auteur

              "L’Opus est une organisation parallèle à l’Eglise catholique et romaine, qui obéit en premier lieu à ses propres lois"
              ...et le Pape serait allé béatifier le fondateur d’une telle organisation ? 

              L’opus n’est pas plus parallèle que les Jésuites, les Dominicains où les Soeurs de Saint Vincent de Paul.

              Vous ne connaissez visiblement rien à l’organisation de l’Eglise et vous ne vous en cachez même pas (la prélature personnelle="un truc hyper important".)

              .... " organisation qui diffuse, à travers le monde, une vision étriquée, conservatrice et extrémiste des Evangiles".

              ... Ca veut dire quoi ça ? Vous avez des exemples ? En général, c’est ce qu’on dit quand on veut reprocher à des catholiques d’être catholiques.

              C’est bien beau d’être un grand consommateur de médias, mais pour faire un article, il ne faut pas se contenter de délayer un entrefilet du "Monde" d’hier.

              Quand on parle de ce qu’on ne connaît pas, ça saute aux yeux du lecteur.
              .


              • etxe 6 août 2008 00:58

                ce qui saute aux yeux du lecteur... c’est votre propre cécité.
                je m’intéresse à l’opus depuis 12 ans et je lis de nombreuses choses sur le sujet, et j’ai eu "la chance" de travailler pendant 2 ans au contact de l’oeuvre et de son fonctionnement.
                contrairement aux Ordres religieux que vous citez, l’Opus n’a pas de moines et intègre en revanche des laïcs dans son organisation : c’est bien là toute la différence, que vous ignorez (ou faites semblant d’ignorer). Escriva prône "l’apostolat de la confidence", c’est-à-dire rentrer dans la vie des autres, au travail notamment, pour tisser la toile de l’Oeuvre.
                vision étriquée ? L’Opus a été en première ligne pour contrer les théologiens de la libération en Amérique latine par exemple.
                Ce qui est intéressant dans les nombreux commentaires des "opussiens", c’est qu’en dehors des effets de manche et des réflexes de censure, ils ne répondent jamais sur le fond... pourquoi cette discrétion, pourquoi cette hiérarchie à 3 niveaux, pourquoi ces confessions hebdomadaires, pourquoi avoir recours à un directeur de conscience (un directeur de conscience, c’est quelqu’un qui dirige votre conscience, c’est bien ça ???).


              • pinson 6 août 2008 01:47

                 Quand je vous dis que vous n’y connaissez rien...

                Parce que les jésuites sont des moines ? Et les petites soeurs des pauvres aussi ? Parce que l’Opus Dei est la seule communauté catholique qui compte des laïques ?

                La confession hebdomadaire... Vous vous prétendez spécialiste et vous ne savez même pas ce que j’ai appris au cathé à 7ans à savoir que la confession est un sacrement auquel les croyants doivent théoriquement avoir recours le plus souvent possible et en tout état de cause au moins une fois par semaine pour pouvoir communier à la messe du dimanche.

                Le directeur spirituel est un usage courant dans toutes les institutions et ordres catholiques.

                Quant à l’opus dei contre la théologie de la libération... c’est le Vatican qui a fini par condamner cette dérive marxisante, je nesais pas si la terrible opus dei y ets pour quelquechose mais il n’y aps besoin d’en faire partie pour être contre.
                Et puis je me demande pourquoi j’insiste...


              • ZORBA 6 août 2008 16:17

                APRES TOUT,CROIT QUI VEUX ET NE CROIX PAS QUI VEUT.
                SI C’EST AUSSI CA LE CATHOLISCISME ,QUELLE TRISTESSE.
                ENTRE LES FILIALES ET LES SOUS FILIALES LE BON DIEU N’Y RETROUVE PAS SES SAINTS.
                ET PUIS ZUT.....LE CATHOLISCISMEN’A QUE 950 ANS .LE SCHISME DE 1054 A DECHIRE LE CHRISTIANISME.
                RESTE L’ORTHODOXIE QUI N’A PAS VARIE DU DEBUT A AUJOURD’HUI ET QUI NE CONNAIT NI OPUS DEI NI CROISADES NI INFAILLIBILITE DE PERSONNE AVEC SES CROISADES ET AUTRES TRIBUNAUX D’INQUISITION ET SES PRETRES QUI PEUVENT ETRE MARIES ET PERES DE FAMILLE.
                JE M’EN SORT BIEN !J’AI EVITE LE PIRE .


              • jeanclaude 5 août 2008 18:48

                En plus de tout ce qui vient d’être dit et rectifié, il y a la presqu’un procès d’intention a priori. Laissons ce prêtre s’occuper de sa paroisse.

                Si après il y a des critiques à formuler, soit. Mais là, c’est un peu tôt. Et que le maire s’en mêle, c’est un peu bizarre. Au fond, malgré la séparation, il se soucie du sort de ses compatriotes pratiquants. Pourquoi pas ?

                Il faut aussi comprendre qu’avec le manque de prêtres les évêques gèrent au mieux la pénurie. Sans doute ce prêtre a-t-il plus de compétences pour exercer en ville qu’à la campagne. Et si un de ses paroissiens devait vraiment se sentir mal à l’aise, il ira un peu plus loin à la messe dominicale, dans la paroisse voisine. Ce serait beaucoup plus difficile pour un pratiquant à la campagne, omù il y a déjà regroupement des villages dans des paroisses qui obligent à des déplacements conséquents. Donc wait and see.

                De ce que je sais sur l’opus dei, et en toute objectivité, c’est vrai qu’au départ il y a eu une certaine admiration pour Franco, et même un flirt. Mais c’est le problème de toute l’Eglise espagnole. Avec, à mon sens, de l’étroitesse d’esprit, mais aussi des circonstances atténuantes (persécutions et exactions républicaines, qui font aussi partie de l’Histoire). Donc sans oublier, il ne faut pas se focaliser là-dessus. Ce prêtre ne partage pas nécessairement l’idéologie initiale de l’Opus Dei.


                • Jam’s 5 août 2008 19:55

                  L’Opus dei est dans la logique des choses. Nous sommes sur une planche savonnée ; aucune issue possible. L’union de toutes les grandes âmes n’y suffirait pas.
                  L’intelligence humaine est bien trop limitée. Tout se recroqueville sur lui-même. Le XXI siècle sera sans aucun doute religieux.

                  On prépare les croisades car il faut que l’occident sauve ces valeurs devant les païens et les décadents. 

                  Pour gagner son paradis, le Christ nous le demande et la connerie ainsi. Heureusement que Dieu n’existe pas car devant cette bêtise à l’opposé de son message, il y mettrait un terme. 

                  Hitler n’était qu’un avant goût de la connerie de nos grand-parents des années 30.

                  Qui sera le personnage des années 2000 ? McCain ?


                  • pinson 6 août 2008 01:26

                    Rien compris... C’est un discours du maire de Champignac ?


                  • Reflex Reflex 6 août 2008 15:48

                    Késako ? Un bêtisier, une moquette fumée goulument, un exemple de dysorthographie ?


                  • ASINUS 5 août 2008 22:01

                    les socialistes se sont dis a juste titre choqués de l attitude du President de la Republique
                    face a la religion et en particulier avec le pape

                    de quoi se mele donc le maire socialiste de Toulouse ?
                    ce prete vas officier dans une paroisse dependant d un eveque
                    il vas avoir des catholiques devant lui ça les regardent eux et eux seuls


                    etre LAIQUE ce que je suis c est ne pas interferer dans la vie d une communauté
                    religieuse respectant les lois republicaines
                    est ce que l opus dei est une association interdite ?
                    NON, bon contester son discour et sa vision societale est une chose
                    ostraciser ces membres en est une autre

                    asinus athé


                    • Tarouilan Tarouilan 5 août 2008 22:10

                      Evidement c’est une secte.......

                      Témoignage :

                      L’Opus Dei recrute les étudiants catholiques ou alors les couples catholiques, en général d’un certain milieu, ayant une bonne situation ou fortunés.

                      Pour rencontrer les parents, on passe par l’intermédiaire des enfants à qui on propose des activités : fabrication de gâteaux, petit théâtre, tennis pour les plus grands, aide aux devoirs, activités manuelles.

                      Les enfants sont ensuite invités à faire partie d’un club, le mercredi. Des séjours à la neige sont organisés.

                      Ainsi, par l’amitié qui se crée entre les mamans et ensuite les couples, on invite ceux-ci à des soirées de réflexion ou à des journées pendant lesquelles les enfants sont pris en charge. Ces journées ont lieu dans une belle propriété et il y a une participation financière élevée.

                      Pendant ces journées, prières et discussions sympathiques. A l’Opus Dei "on attrape les poissons par la tête : le côté spirituel, intellectuel". C’est un devoir de faire du prosélytisme.

                      Il faut se confesser, uniquement dans les centres de l’organisation, toutes les semaines. A Bordeaux, un prêtre de Toulouse vient à Notre Dame. On ne choisit pas son confesseur. De plus, une fois par semaine, on a un entretien avec le directeur spirituel. Il donne des points de mortification, il dirige la vie intérieure, la vie tout court. Il conseille fortement de prendre un conjoint dans l’organisation.

                      Il y a une demi-heure de prière matin et soir, des cours de théologie, des méditations sur les phrases du père fondateur. On ne se pose pas de questions car les personnes de l’Opus Dei ont tout compris de la religion ; les autres catholiques sont dans l’erreur.

                      On est culpabilisé par rapport à Dieu ; on joue sur la peur de l’enfer et du purgatoire. La notion de péché est partout ; on ne vit que pour la vie après la mort. Il y a la correction fraternelle. On corrige une fille qui s’est fardée ou dont la jupe n’est pas assez longue. On ne doit pas regarder la lingerie à la devanture d’un magasin, certaines affiches.

                      Le directeur spirituel qui n’est pas un prêtre mais un "numéraire" est célibataire et complètement dans l’organisation. Il sait tout de vous. Il sait combien on gagne. C’est la transparence totale.

                      On est manipulé avec sa tête pour donner : le côté financier à l’Opus Dei est très important. L’organisation ne s’intéresse qu’aux personnes fortunées, aux étudiants brillants qui auront une belle situation. On donne son argent, son héritage à l’Opus Dei car "on achète son salut".

                      En dehors de l’organisation, pas de salut ! Les homélies d’un prêtre d’un église "normale" sont critiquées. On doit déchirer les papiers les concernant.. En parlant des prêtres qui ne sont pas à l’Opus Dei on parle des "pauvres prêtres" !

                      La contraception, la fécondation in vitro sont interdites : péché mortel l’enfer plus tard !

                      Pour regarder un film, on doit demander la permission au prêtre ou au directeur de conscience. Je n’avais plus d’amis en dehors de ceux de l’Opus Dei. Les autres représentaient un danger pour ma foi. De plus, il y a tellement d’activités qu’on n’a plus le temps de faire d’autres activités que celles de l’Opus Dei.

                      On s’enferme progressivement, on se coupe de sa famille. Je l’ai tellement méprisée parce qu’elle ne faisait pas partie de l’Opus Dei que, même maintenant, les liens familiaux ne sont pas revenus.

                      Pour les catholiques, ce qui est un piège, c’est que l’image du pape est affichée dans les lieux de réunion et la béatification du père fondateur rassure

                      On fait la visite aux pauvres tous les mois. Ce côté charitable cache le reste car à côté de cela, on apprend à mépriser les personnes qui ne sont pas à l’Opus Dei car, en tant que membre de l’organisation, on détient la vérité : on est au dessus des autres.

                      Ils font du prosélytisme en étant tellement sûrs d’eux qu’ils sont très convaincants. Quand on y entre, on a l’impression d’entrer dans une grande famille… On découvre le reste ensuite mais c’est très difficile psychologiquement de partir.

                      J’en suis sortie. Je suis mariée mais je n’ai pas encore retrouvé tout mon équilibre. L’enfermement psychologique, la manipulation mentale, l’intolérance, le mépris des autres qui ne sont pas à l’Opus Dei, l’argent de l’héritage que je leur ai donné : il faut des années pour s’en remettre.

                      Elle est classée comme secte en Belgique, mais en France aucun risque depuis que le clown triste à talonnettes a été nommé chanoine de Latran, par un membre éminent de la Congrégation de la doctrine de la Foi...... le pape actuel >>> la Congrégation de la doctrine de foi, n’est autre que CE QUI FAIT SUITE en ligne droite...... de la fameuse Inquisition ....... bbrrrrrrr ....


                      • Tarouilan Tarouilan 5 août 2008 22:26

                        Document intéressant sur cet épouvantable Opus Dei....... la mortification existe bien, mais c’est pas ce qu’il y a de pire : http://prevensectes.com/opus13.htm 


                      • Ornithorynque Ornithorynque 5 août 2008 23:56

                        @Tarouilan.

                        vous avez raison de vous commenter vous même, c’est plus simple !


                      • zenohit zenohit 6 août 2008 09:40

                        ah ! enfin des lignes nous montrant en quoi l"opus dei = çapuecépalalibertecémal !
                        merci de la retranscription de ce témoignage !

                        Personnellement, pour moi, une religion c’est pour les paumés, je veux dire ceux qui ont toujours écouté les parents, les profs, ou les médias, et ne savent pas comment s’en défaire de cet autoritarisme ! et qui aspirent à la spiritualité, leur vie "précédente" en étant vide ! qui se posent des questions, et ont le vertige devant cette grande inconnue qu’est la vie, ...

                        Voilà pour l’Opus dei, et autres religions. C’est un choix personnel qui ne concerne que le confessé/eur.

                        Après, si la nomination de l’opus dei a un impact - supplémentaire - sur le centre ville de toulouse, ça va être chiant ! toulousain depuis fin 2002, ça me ferait de la peine qu’il n’y aie plus de vie "chaleureuse".

                        Il faut miser sur les bastions Arnaud-Bernard et Saint-Cyprien (place de l’estrapade).

                        Après tout, la convivialité se déplace, elle ne s’anéantit pas !


                      • zenohit zenohit 6 août 2008 09:47

                        pffff, d’ici à ce qu’on mette N.S. sur une croix, et qu’on le cloue sur la butte montmartre, il n’y a qu’un pas :
                        passer de la parole à l’acte !
                        Franchement !

                        Alors les initiatives charito-associatives sont inutiles, car c’est de la condescendance, et de râler c’est inutile, car ça ne mène pas à l’action !!!

                        On reste dans le domaine cérébral ! concrètement, toutes ces gesticulations du clavier, tous ces échanges d’idées, ça fait un moment que ça dure, mais dans le fond, ça donne quoi dans notre quotidien ?
                        des gens ouverts d’esprit ?

                        Ah ! parce que pour être ouvert d’esprit, il faut rejeter ce qui est différent, se rejeter soi-même pour ne pas entrer dans la complaisance, rejeter ce qui semble (très subjectivment) fermé d’esprit ?

                        Donc pour être ouvert il faut se fermer ?

                        Autant gesticuler sur du Sylvie Vartan (paix à sa blondeur)


                      • ASINUS 5 août 2008 22:36

                        "on détient la vérité : on est au dessus des autres."

                        vous avez deja entendu discourir un faschiste ou un troskiste ?

                        "en général d’un certain milieu, ayant une bonne situation ou fortunés."
                        d autres association religieuses , culturels, memes sportives recrutent sociologiquement

                        "On est culpabilisé par rapport à Dieu ; on joue sur la peur de l’enfer et du purgatoire"
                        c est commun chez les chretiens non ?

                        "Ils font du prosélytisme en étant tellement sûrs d’eux qu’ils sont très convaincants."
                        pour des croyant cela me semble un minimum


                        mon propos n est pas de denaturer le votre juste vous montrer que ce que vous decrivez
                        et le propre de nombre d organisation d association et de religion, toute ces choses et attitude
                        decrites sauf a etre pratiquées sur des personnes juridiquement classée vulnerables sont
                        permise par les lois de la Republique , apres que certain y trouve ou ni trouve pas leur content releve
                        de leur liberté individuelle
                        pour finir qu est ce qu une religion officielle ?sinon une secte qui a reussie




                        • Tarouilan Tarouilan 5 août 2008 23:16

                          Sur AgoraVox....... il y avait déjà les sectes pro-Dalaï-Lama, représentées par de doux membres passablement neuneu...... et pas bien méchants...... du moins à à première vue...... des adeptes décérébrés.......mais manipulés par des personnes qui elles sont beaucoup plus dangereuses, car elle poursuivent un dessein franchement différent.... et on ne doit pas oublier qu’un financement énorme provient de la C.I.A... POUR DESTABILISER la Chine... Et que le Dalaï-Lama est financé justement par cette C.I.A..... il a eu la correction de le reconnaitre...

                          L’OPUS DEI...... c’est assez équivalent, c’est une structure qui assure le pontage du Vatican avec les néo-con US ... une structure qui est concurrencée maintenant par les évangélistes US... et qui va certainement devoir faire de la surenchère avec eux...









                          • Tarouilan Tarouilan 5 août 2008 23:27
                            Nicolas Sarkozy et l’Opus Dei
                            Nicolas Sarkozy n’a pas choisi n’importe qui pour co-écrire son livre sur la religion. Thibault Collin, auteur d’un pamphlet contre l’égalité entre homos et hétéros, est membre de l’association la Fondation de service politique. Créée en 1992, elle se revendique comme « un laboratoire d’idées qui travaille à la promotion d’une pensée politique française cohérente avec l’enseignement social de l’Église ».

                            Financièrement soutenue par le Saint-Siège, elle recrute ses administrateurs à l’Opus Dei, à l’Ictus ou chez les Légionnaires du Christ. On lui doit notamment une pétition contre l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, un manifeste parlementaire contre l’homoparentalité, une note favorable au voile à l’école, une campagne contre le Téléthon, une campagne contre Da Vinci Code et une campagne demandant la réhabilitation de l’Opus Dei.

                            Pas mal pour un juif, ........ soutenir l’Opus Dei.... ha ha ha.........

                          • Ornithorynque Ornithorynque 5 août 2008 23:59

                            @ Tarouilan.

                            Finalement, je comprends mieux pourquoi vous avez choisi un petit vélo pour icone.


                          • pinson 6 août 2008 01:30

                            « un laboratoire d’idées qui travaille à la promotion d’une pensée politique française cohérente avec l’enseignement social de l’Église » !!!!
                            Vous avez raison ! Mais quelle horreur ! Qu’attend-on pour empêcher cela ?
                            Ces cathos n’ont aucune pudeur. On dirait vraiment qu’ils en sont fiers...


                          • Rousquille Rousquille 6 août 2008 04:51

                            Si c’était un communiste qui avait été fait pretre, ils auraient tous applaudi.

                            Foutez la paix à l’église catholique.


                            • Tarouilan Tarouilan 6 août 2008 09:34

                              Dans le même genre, nous avons aussi un autre secte.... il y a des adeptes ici ?


                              Qui sont les Légionnaires du Christ ?

                              Cette dénomination aux connotations guerrières pose déjà question, mais ne doit rien au hasard :

                              Il faut se reporter au contexte historique du Mexique pour comprendre la naissance de cette congrégation. A partir de 1926 en effet, l’Etat mexicain, à l’instigation du Parti National Révolutionnaire, s’est livré à une guerre ouverte contre l’Eglise : suppression des ordres religieux, expropriation des couvents, expulsion des prêtres étrangers, suppression de tout enseignement religieux, etc. En réaction, apparaît un mouvement de résistance armée qui doit finalement capituler. Mais la résistance continue ; le fondateur de la Légion du Christ, Marcial Maciel Delgollado, est un protagoniste de cette crise. En 1941 -il a 20 ans- il fonde sa légion avec 13 adolescents. Ordonné prêtre en 1944, il ne cesse alors de développer sa congrégation de choc.

                              Soutenue par le Vatican depuis 1946 (sous Pie XII), la Légion gère 12 universités, la plupart en Amérique latine, où les légionnaires du Christ sont considérés comme le fer de lance de l’Eglise Catholique, faisant obstacle à la déferlante des sectes protestantes. La plus importante est celle de Francisco de Vitoria dans la banlieue de Madrid, une université prestigieuse ; celle de Rome, l’université Regina Apostolorum, comporte une faculté de bioéthique et se spécialise depuis 2005 dans la formation des prêtres exorcistes. II faut dire qu’en Italie les groupes satanistes font la une des journaux à la suite de meurtres liés à la magie noire.

                              À côté de la formation des prêtres, soulignons l’importance de l’activité apostolique de la Légion du Christ au travers du mouvement Regnum Christi, branche laïque de la congrégation. 45 000 personnes vivraient aujourd’hui de cette spiritualité.

                              Nous avons parlé de l’existence en France de l’école de Méry sur Marne. La branche française de ce mouvement de laïcs, Regnum Christi, est également présente à Paris. Les légionnaires se consacrent en outre dans la région parisienne, où ils sont installés depuis 1987, à l’animation de camps de jeunes.

                              Enfin la Légion a le contrôle de l’agence de presse Zénith qui est chargée de la communication du Vatican en six langues. Tournée vers les hommes d’affaires et les décideurs, la Légion a également la main sur la Fondation Guilé, « car notre principale activité c’est la formation et en premier lieu celle de l’élite », explique le Père Williams, porte-parole de l’Ordre.

                              A ce point de notre étude, on ne peut que constater bien des points communs entre les Légionnaires du Christ et l’Opus Dei. Pour certains observateurs les Légionnaires se seraient même fortement inspirés de l’organisation très structurée de l’Opus Dei.

                              Les Légionnaires du Christ face aux accusations

                              Cependant, une série d’accusations infâmantes forme une grosse tache sur la Légion : Le Père Marcial Maciel est accusé de pédophilie par plusieurs des anciens membres de son ordre. Bien entendu, celui-ci récuse ces accusations qui remonteraient aux années 50. Les victimes expliquent le retard de leurs plaintes (les premières remontent à 1997) par la loi du silence qui règne chez les légionnaires. D’après La Croix du 31 décembre 2005, « ces plaintes ont été relancées fin décembre 2004 auprès du Vatican ». Toujours d’après La Croix, le Vatican soucieux de préserver l’image de la congrégation a fait pression pour que Marcial Maciel cède la place à la tête de la Légion. Le religieux mexicain, Alvaro Corcuera lui a succédé. Nous ne savons pas aujourd’hui si les procès canoniques ouverts au Mexique et à Rome sur les plaintes déposées par les anciens séminaristes connaîtront une suite. Mais nous savons que l’archevêque du Minnessota a interdit les activités des Légionnaires du Christ et de Regnum Christi dans son diocèse. D’autres évêques ont pris les mêmes mesures aux Etats-Unis. en particulier dans l’Ohio. Ils reprochent aux légionnaires de constituer une « église parallèle » et contestent fermement leurs méthodes.

                              Comment expliquer cette situation paradoxale où l’on voit les Légionnaires soutenus et même encouragés par le Vatican et en même temps interdits ou pour le moins peu souhaités dans certains diocèses ?

                              Dans le National Catholic Reporter (NCR), prestigieux hebdomadaire américain, on peut lire un appel à la vigilance concernant l’accueil des prêtres légionnaires aux Etats-Unis (traduction effectuée par le service Pastorale et Sectes, aujourd’hui Croyances Nouvelles) : « Il y a aussi. sans aucun doute, de bonnes raisons pour lesquelles plusieurs évêques ont interdit à l’Ordre et à ses groupes auxiliaires d’opérer dans leurs diocèses. Trop souvent ces groupes apparaissent sournois et agissant en sous-main dans leur façon d’opérer et l’on a rapporté que certaines de leurs pratiques concernant la manière de gérer les établissements scolaires sont bizarres. » ... « Nous avons signalé plusieurs cas où l’Ordre a pris le contrôle d’une école, revu les programmes, mis en place des façons assez étranges de faire passer leur programme et de mettre à la porte des professionnels de longue date –personnel administratif et 1
                              enseignant – qui posaient des questions. »
                              (NCR 3 nov. 2000).

                              Tout ce tableau fait apparaître de bonnes raisons pour l’Eglise de France d’être particulièrement vigilante et on ne peut que souhaiter que la petite école évoquée au début de cet article reste pour longtemps la seule aux mains des Légionnaires du Christ.


                              • zenohit zenohit 6 août 2008 09:55

                                Telle que cet adage :
                                "GNU is not Unix"

                                "Opus dei ’s not unique"

                                S’il y a des gens qui se réunissent et montent de telles organisations, c’est uniquement basé sur :

                                - pour les gentils organisateurs : recherche de la reconnaissance, peur de l’inconnu, vouloir tout maîtriser pour ne rien perdre par peur d’être seul (encore une fois : "j’ai peur d’être seul !!!")

                                - pour les gentils organisés : peur de la solitude (recherche d’un guide spirituel), peur de l’inconnu et du vide de sens (des actes quotidiens, de la vie en général), ...

                                S’il y a des gens qui font que râler, et viennent ici pour le faire :

                                - peur de la solitude, recherche de la reconnaissance et "échangeant" des idées (obtues) : anti-truc anti-machin anti-papier car ça tue les arbres anti-dérapant anti-athlon, etc,... j’en passe et des moins bons.

                                Peur de l’inconnu et du vide de sens, vouloir tout maîtriser, dont les actes et pensées (les siens et de ceux qui sont pas d’accord avec les nôtres)


                              • Tarouilan Tarouilan 6 août 2008 10:19

                                Les accessoires, pour ceux qui auraient encore des doutes :


                                Le cilice : http://www.odan.org/images/cilice_2004.jpg

                                chaîne portée autour du haut de la cuisse pendant deux heures chaque jour, sauf pour les jours de fête de l’Eglise, dimanches et certaines périodes de l’année


                                Le fouet : http://www.odan.org/images/discipline_2004.jpg

                                utilisé sur les fesses ou le dos une fois par semaine. Les "membres" de l’ Opus Dei doivent demander la permission pour l’utiliser plus souvent, beaucoup le font. L’histoire souvent racontée dans l’Opus Dei est que le Fondateur était si zélé en utilisant cette discipline, qu’il maculait les murs de sa salle de bain avec des traînées de gouttes de sang



                                • Tarouilan Tarouilan 6 août 2008 10:28

                                  Une video....., pour se mettre dans l’ambiance :

                                  http://www.youtube.com/watch?v=Bp83MqjO9tg&feature=related


                                • Tarouilan Tarouilan 6 août 2008 10:48

                                  Vraiment des malades malsains, ces adeptes de l’Opus Dei, sans parler de leur leader, quelques perles extraites de ses oeuvres, une forme de sexualité perverse ?

                                  Qcitations extraites des écrits du fondateur de l’Opus Dei, Jose Maria Escriva de Balaguer :

                                  • "Votre corps est votre ennemi et un ennemi de la gloire de Dieu, car il est un ennemi de votre sanctification, pourquoi le traiter avec tant de ménagement ?" (Ibid, p. 227)
                                  • "Que la douleur soit bénie ! Que la douleur soit aimée ! Que la douleur soit sanctifiée ! Que la douleur soit glorifiée !" ("Le Chemin", page 208 de l’édition américaine).
                                  • "Renoncez à vous-mêmes ! Il est tellement beau d’être une victime !" (Ibid., page 175).

                                • Tarouilan Tarouilan 6 août 2008 11:01

                                  Qui sont ceux qui portent le cilice quotidiennement et les modalités pour le fouet ?

                                  Cilice ou Ceinture de pénitence : Ruban métallique, muni d’épines dirigées vers l’intérieur, attaché au haut de la cuisse. Les numéraires et les agrégés (soit la moitié environ des effectifs de l’Opus Dei) doivent le porter quotidiennement pendant au moins deux heures. Information qui dément les propos de l’Opus Dei selon lesquels les instruments de pénitence ne jouent qu’un rôle minime et ne sont utilisés que par une minorité des membres de I’Oeuvre.

                                  Fouet : Fouet à cinq bouts pourvus de nœuds (obligatoire pour les hommes) ou fait de cordes en nylon auxquelles ou on a attaché de grosses et lourdes boules pourvues d’épines (obligatoire pour les femmes). Est utilisé par les numéraires et agrégés le samedi, pour une durée correspondant au Salve Regina ou Regina Coeli.

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