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Accueil du site > Actualités > Religions > La manifestation du fanatisme dans les trois grandes religions (...)

La manifestation du fanatisme dans les trois grandes religions monothéistes

Le fanatisme se dit plusordinairement d’un zèleoutré, et souventcruel, pour une religion, ou d’un attachementopiniâtre et violent à un parti, à une opinion, etc. Pour Voltaire, le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère[1]. Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités et ses imaginations pour des prophéties, est un enthousiaste ; celui qui soutient sa folie par le meurtre est un fanatique. Ainsi, quelqu’un qui prend sa religion pour un savoir est un fanatique, car il cherchera à la défendre bec et ongle comme une vérité. D’après Poulet, contrairement au doux illuminé, le fanatique est prêt, pour imposer sa loi, à tuer et à sacrifier sa propre vie. Sa foi dans son dieu, son parti, son chef, sa patrie, sa famille est exclusive ; en même temps qu’elle est quête d’un absolu, elle est corsetée dans la certitude d’avoir raison.[2]
 
Il faut reconnaître que la religion a parfois encouragé les fanatismes. Les guerres dites « saintes » ont souvent été sans pitié et l’intolérance religieuse a été cause de graves injustices et de persécutions meurtrières. Le fanatique est une personne animée d’une foi absolue et d’un zèle aveugle. Un zèle qui ne manque peut-être pas d’intelligence (il en fallait pour concevoir et réussir des attentats), mais une intelligence aveugle aux souffrances des victimes et aux droits des autres. Le fanatique ne craint pas de s’attaquer à des innocents. À ses yeux, quiconque n’est pas avec lui est contre lui. Quiconque n’obéit pas aux idées et aux lois qu’il prône est un ennemi à soumettre ou à supprimer. La plus totale intolérance le caractérise.
 
Voyons maintenant comment se manifeste le fanatisme dans les trois grandes religions monothéistes en commençant par le christianisme.
 
 
L’inquisition est un sujet polémique à cause duquel l’Eglise reçoit beaucoup de critiques à la suite des fautes que les chrétiens auraient commises.
Dans une société imprégnée par la foi, ayant le sens de l’unité, mais non de la tolérance, et encore habituée à l’usage de la violence, on comprend que l’hérésie soit apparue comme une atteinte insupportable non seulement à la vérité, mais aux fondements même de la société[3]. Mais on doit pouvoir trouver d’autres moyens pour le contrecarrer que de répondre par la violence.
 
Dans les premiers siècles du christianisme, lorsque les baptisés n’acceptaient plus la règle de la foi, ils étaient « excommuniés », c’est-à-dire exclus de la communauté ecclésiale et de la communion eucharistique, mais on les laissait libres de vivre dans la société comme ceux qui n’étaient pas chrétiens. Dès la fin du IVe siècle, cependant, les empereurs chrétiens punirent les hérétiques et les schismatiques par la confiscation des biens, l’exil et même la mort. La société chrétienne est conçue comme « cité de Dieu » et se défend avec vigueur contre les germes de désagrégation interne qui sont les faits d’hérésie, d’apostasie, de sorcellerie et de magie. C’est ainsi que s’instaure dans la chrétienté médiévale l’usage ambigu de l’Inquisition, c’est-à-dire de la recherche et de la répression systématique des « crimes » contre la foi et la société.
 
Tout d’abord, l’Inquisition était utilisée par les chrétiens pour combattre les Cathares et les Vaudois. En effet, en 1179, face à la multiplication des cathares et des vaudois, le pape Alexandre II et le IIIe concile de Latran, cédant à la pression des rois Louis VII de la France et Henri II d’Angleterre, invitent les princes chrétiens à sévir contre les hérétiques par la confiscation des biens et, si c’est nécessaire, la force des armes. En 1184, au synode de Vérone, en Italie, le pape Lucius III et l’empereur Frédéric Barberousse décrètent l’excommunication et l’exil contre les hérétiques et leurs protecteurs et ordonnent aux évêques de les rechercher (au besoin par des dénonciations secrètes !) et de les livrer au bras séculier, instituant ainsi l’Inquisition. En 1197, le roi Pierre II d’Aragon décrète dans son royaume la peine du bûcher contre les hérétiques. L’empereur Frédéric II fait appliquer la même sentence en Lombardie (1224), en Sicile (1231) et en Allemagne (1232).
 
La procédure de l’inquisition fut réglementée par le traité de Paris st le synode de Toulouse en 1229, puis par Grégoire IX, en 1231. L’Inquisition en principe dépendait du pape, mais le travail était accompli par les « inquisiteurs », souvent dominicains. L’inquisiteur, chargé d’une région, présidait un tribunal devant lequel étaient conduits les suspects. En 1252, contre toutes les normes de l’Evangile et de la tradition ecclésiastique, le pape Innocent IV autorisa l’emploi de la torture pour extorquer les aveux des suspects. Ceux qui se rétractaient avaient la vie sauve, mais étaient soumis à des pénitences plus ou moins sévères. Ceux qui refusaient d’abjurer étaient confiés au bras séculier qui les condamnait à mourir sur le bûcher. Jeanne d’Arc sera condamnée par un tribunal fantoche et brûlée comme hérétique à Rouen le 30 mai 1431[4].
 
Tout cela au nom de la foi en un Dieu miséricordieux lent à la colère plein d’amour et de tendresse, qui pardonne. On dirait que l’Eglise aux XIe et XIIIe siècles avait perdu la raison. Elle se défendait depuis contre le péché et l’erreur par la prédication et les sanctions spirituelles. Cela montre que la foi est devenue un savoir qu’il faut imposer avec force aux gens, peu importe leurs avis.
 
B- L’islam avec le Djihad
 
Comme ceci l’indique, le Djihad est « la guerre sainte. » Plus précisément, cela signifie la tentative légale, obligatoire et commune d’étendre les territoires régis par les Musulmans au détriment des territoires régis par les non-Musulmans.
 
Le but du Djihad n’est donc pas la propagation de la foi islamique mais l’extension du règne souverain de l’islam (bien sûr, la foi suit souvent de près le drapeau.) Le Djihad est donc intrinsèquement offensif de par sa nature, son but ultime étant la domination des Musulmans sur la terre entière. Dans la sourate 9:5, le Coran affirme qu’une révélation reçue par Muhammad l’enjoignit de livrer la guerre aux idolâtres de l’Arabie pour les forcer à se soumettre et à accepter l’Islam. Aussitôt, il se livra à ce qui est désormais connu comme étant le " djihad " ou " jihad ". A sa suite, ses disciples usèrent de la force de l’épée pour étendre leur empire dans tout le Proche-Orient et en Afrique du Nord, et même jusqu’en Espagne[5]. Nous voyons que c’est le Coran même qui autorise le Djihad, autrement dit, Dieu par l’intermédiaire de son prophète Mahomet.
 
Au cours des siècles, le concept du Djihad a oscillé entre deux pôles plus ou moins radicaux. La première version considère que les Musulmans qui ont une interprétation différente de leur foi sont des infidèles et deviennent donc des cibles légitimes du Djihad.
 
Ceci explique pourquoi les Algériens, les Egyptiens et les Afghans ont souvent été victimes du Djihad tout comme les Américains et les Israéliens. La deuxième conception, la plus mystique, réfute la définition militaire du Djihad et demande aux Musulmans de se retirer du monde pour atteindre une profonde spiritualité. Cette conception n’est pas observée.
 
A l’heure actuelle, le Djihad est la principale cause du terrorisme, inspirant une campagne de violence dans le monde entier par des organisations qui se réclament du Djihad :
 - Le front international du Djihad contre les Juifs et les Croisés, le groupe d’Ousmane Ben Laden ;
 - Le Djihad Laskar : responsable du meurtre de plus de 10 000 Chrétiens en Indonésie ;
 - Harakat el Djihad el Islami : une des principales causes de la violence au Cachemire ;
 - Le Djihad islamique palestinien : le groupe terroriste anti-israélien le plus vicieux ;
 - Le Djihad islamique égyptien : qui a tué le président Anouar el Sadate en 1981 et de nombreux autres depuis lors ;
Le Djihad ainsi établi au nom de Dieu est une stratégie pour propager la foi en Mahomet. Le problème qui se pose consiste en un paradoxe : comment au nom d’un Dieu miséricordieux on peut se mettre à tuer son prochain ? Ce Dieu ne nous a-t-il pas donné la liberté ? Ne nous veut-il pas sincère dans notre adoration ? Si je ne suis pas d’accord avec mon prochain concernant sa religion, n’ai je pas l’autorisation de le lui dire ? Tant de questions qui se posent au sujet du Djihad islamique.
 
 
Le Judaïsme est une religion dont l’histoire est inséparable des guerres. Il s’est constitué au cours de guerres contre les Philistins, les Egyptiens, les Babyloniens, les Grecs, les Romains : l’arche d’alliance était promenée au milieu des armées d’Israël pour leur donner du courage. Sans la guerre, le judaïsme n’aurait pu se développer.
 
Le peuple juif est, en effet, porteur d’un projet pour l’humanité ; un projet grandiose qu’il poursuit depuis des siècles envers et contre tout : l’instauration sur terre d’une paix universelle. La notion de « paix » est, en effet, au cœur du judaïsme, et ce n’est pas un hasard si ce mot shalom, en hébreu, se retrouve fréquemment dans tous les discours des juifs du monde entier.
 
Dans ce monde parfait qu’ils construisent, tous les conflits auront disparu de la surface de la terre, et en premier lieu, les conflits entre les nations. C’est la raison pour laquelle les juifs militent inlassablement pour la suppression des frontières et la dissolution des identités nationales. Les nations étant censées être génératrices de guerres et de désordres, il faut donc les affaiblir et, à terme, les supprimer en faveur d’un gouvernement mondial, seul à même de faire régner sur terre le bonheur et la prospérité.
 
Voilà comment se présente l’idée de paix dans le Judaïsme. Nous pouvons dire qu’elle est trop idéale. Ne pas accepter l’autre tel qu’il est c’est ne pas lui vouloir du bien. Faire du monde un pays est une illusion. Tout le monde ne peut pas devenir juif. A cet effet, le problème de liberté se pose encore. A quoi bon adorer un Dieu qui parle de la paix mais dont le cœur fait la guerre ? Il serait mieux de ne plus faire partie d’une religion et de vivre en paix selon ce que son cœur dit.
 
De tout ce qui précède, nous pouvons conclure avec Odon Vallet, juriste et spécialiste des religions, que tous les monothéismes ont connu leur dérive fanatique. Mais l’islam reste marqué du sceau guerrier de ses origines et de ses textes fondateurs[6]. Ne serait-il pas mieux de se tourner vers une religion, s’il y en a, qui ne veut pas croire en un être suprême quelconque qui ne lui donnerait pas la paix que de continuer à supporter les intolérances et les crimes au risque de devenir soi-même un criminel assermenté avec une conscience émoussée ?
 


[1] Voltaire, Dictionnaire Philosophique, article « Fanatisme », 1764.
[2] Poulet B., L’événement du jeudi, 12/01/1989.
[3] Michel Lemonnier, histoire de l’Eglise, Italie, Institut St-Gaétan-Vicence, 1983.
[4] Michel Lemonnier, histoire de l’Eglise, cf. pp279-283.
[5]Cf. Les pratiques de l’Islam, http://pages.ifrance.com/livres/co-islam/chap8.htm#p6. (24/05/10/à 7h38).
[6] Odon Vallet, juriste et spécialiste de la religion.

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36 réactions à cet article    


  • ja.poirier 3 décembre 2010 11:56

    simpliste ce post !!! 


    • Abderraouf 3 décembre 2010 12:26

       smiley Créneau porteur Nicolas, ma boule de cristal me dit que vous allez au devant d’un plébiscite. Alors juste pour en énerver quelques uns, ce que vous dites sur le Djihad ne dépasse en rien les clichés habituels et ce n’est pas en vous contentant du prêt-à-penser que vous deviendrez un grand philosophe. 

      1. Les GIA, AIS, AL QAIDA et autres vrais terroristes, pas ceux que ça arrangerait pas mal de considérer comme tels, ni ceux fabriqués de toutes pièces sont au Djihad musulman, ce que le lieu commun est à la libre pensée. 

      2. Vous devriez essayer d’étoffer votre savoir d’abord, vous « jugerez » après : Voltaire avait à l’époque signé ‘Mohamed ou le fanatisme’, une tragédie inscrite depuis, au répertoire de la Comédie Française. Il l’avait même dédicacée à Benoit (attention au I) XIV (le plus grand pontife du XVIIIème mais si mais si). En retour, celui-ci lui avait envoyé rien de moins que sa bé-né-diction si Môssieur.

      Vous êtes le Voltaire du jour, c’est bien... Les bénédictions devraient suivre sauf que les temps ont changé, Lumen Gentium, est le titre d’un document du Concile de Vatican II (1962-1965) et voici ce qu’il pourrait vous apprendre :

      Début de citation :

      II montre que la conception d’un juridisme de l’Islam est fausse et lui oppose au contraire celle d’une sincérité de la foi avec la citation de deux phrases du Coran, si méconnues des Occidentaux :

      « Pas de contrainte en la religion. » (Sourate 2, verset 256.)

      « Dieu n’a placé nulle contrainte en la religion. » (Sourate 22, verset 78.)

      Le document oppose l’idée répandue de l’Islam, religion de la crainte, à l’Islam, religion de l’amour, amour du prochain enraciné dans la foi en Dieu. Il réfute l’idée qu’on a propagée faussement, selon laquelle il n’y a guère de morale musulmane, et cette autre, partagée par tant de juifs et de chrétiens, du fanatisme de l’Islam, qu’il commente en ces termes : « De fait l’Islam ne fut guère plus fanatique au cours de son histoire que les cités sacrales de chrétienté quand la foi chrétienne y recevait en quelque sorte valeur politique. » Ici, les auteurs citent des expressions du Coran qui montrent que ce que les Occidentaux traduisent abusivement par « guerre sainte¹ » « se dit en arabe Al jihâd fi sabîl Allâh, l’effort sur le chemin de Dieu », « effort pour propager l’Islam et le défendre contre ses agresseurs ». Et le document du Vatican de poursuivre : « Le Jihâd n’est aucunement le kherem biblique, il ne tend pas à l’extermination, mais à étendre à de nouvelles contrées les droits de Dieu et des hommes. » — « Les violences passées du jihâd suivaient en général les lois de la guerre ; et du temps des Croisades ce ne furent pas toujours les musulmans qui perpétrèrent les plus grandes tueries. »

      1. Des traducteurs, ô combien célèbres, du Coran n’ont pas échappé à cette habitude séculaire de mettre dans leur traduction ce qui en réalité ne se trouve pas dans le texte arabe. En effet, sans altérer le texte même, on peut y ajouter des titres qui n’existent pas dans l’original, cette addition modifiant le sens général. Ainsi, R. Blachère, dans sa traduction bien connue (Editeurs Maisonneuve et Larose, Paris, 1966, p. 115), insère un titre qui n’existe pas dans le Coran : « Obligations de la guerre sainte » en tête d’un passage qui est incontestablement un appel aux armes mais qui n’a pas ce caractère qu’on lui prête. Comment, après cela, le lecteur qui ne peut accéder au Coran que par la traduction, ne serait-il pas persuadé que le musulman a l’obligation de faire la guerre sainte ?


      • Abderraouf 3 décembre 2010 12:33

        PS : Failli oublier, ce que vous dites dans la partie judaïsme est un modèle dans le genre chapeau, mais en fait il doit y avoir méprise car je ne retrouve nulle part le Kherem dedans et j’ai plutôt l’impression que votre « effacer les frontières, gouvernement mondial et apporter la paix au monde » n’ont jamais été des concepts juifs mais plutôt illuminati. Enfin moi ce que j’en dis...


      • Nicolas Dongo Nicolas 3 décembre 2010 13:32

        Monsieur Abderraouf, je vous suis très reconnaissant pour les insuffisances que vous avez relevé par rapport à mon article. on remarque à travers vos propos que vous êtes un homme instruit.
        Toutefois, je voudrais vous dire que je ne suis pas celui là qui parle de ce qu’il ne sait pas. Si Illuminati pense qu’il faut supprimer les frontières, cela n’empêche pas les Israélites de penser la même chose. sur ce, je vous envous lire LE FANATISME JUIF de Hervé Ryssen.
        concernant le christianisme vous avez l’air de ne rien dire. Parce que vous ne vous y connaissez pas.
        Je voudrais vous demander de dire au musulman de permettre la traduction du coran dans d’autres langue. les chrétiens l’ont déjà fais.


      • Serpico Serpico 3 décembre 2010 13:59

        Nicolas : "je voudrais vous dire que je ne suis pas celui là qui parle de ce qu’il ne sait pas. Si Illuminati pense qu’il faut supprimer les frontières, cela n’empêche pas les Israélites de penser la même chose. sur ce, je vous envous lire LE FANATISME JUIF de Hervé Ryssen.
        concernant le christianisme vous avez l’air de ne rien dire. Parce que vous ne vous y connaissez pas.
        Je voudrais vous demander de dire au musulman de permettre la traduction du coran dans d’autres langue. les chrétiens l’ont déjà fais.« 

        *******************************

        Non seulement vous êtes d’une ignorance quasiment cosmique mais en plus vous vous en vantez !

        Vous »ne parlez pas de ce que vous ne savez pas«  ? : ah bon ? Et d’où vous vient cette définition TF1esque du jihad ?

        Et en fin psychologue, vous découvrez que votre interlocuteur ne sait rien sur un sujet parce que, tout simplement....il n’en parle pas ?

        Quant à la traduction du Coran, vous devriez sortir de chez vous. Vous trouverez des boutiques qu’on appelle librairies et d’autres locaux qu’on appelle »médiathèques« ou »bibliothèques".

        Pensez aussi à corrigez votre affreuse orthographe. C’est passible du peloton d’exécution à votre âge.


      • Micheton 3 décembre 2010 15:46

        Serpico,

        Pensez aussi à corriger ...


      • Serpico Serpico 3 décembre 2010 17:43

        Micheton

        Ouais : j’avais commencé par « Corrigez »...

        Mais bien vu.


      • Marianne Marianne 3 décembre 2010 13:13

        Merci pour l’article.
        Oui, le fanatisme aveugle et tue. La certitude de détenir La Vérité, empêchant tout doute et toute écoute de l’autre, toute tolérance. Au point d’aller jusqu’au suicide kamikaze, au martyr, au sacrifice, jugé comme un acte de bravoure et d’honneur. C’est le propre de la bêtise humaine.

        Il ne faut pas perdre de vue que la religion a beaucoup été instrumentalisée, mise au service de la politique, des luttes de pouvoir, car elle sert de repère identitaire et mobilise sur des valeurs jugées supérieures et indiscutables.

        Les révolutionnaires ont en quelque sorte érigé la République en sorte de religion, avec le règne de la Terreur, Robespierre, les têtes sont tombées avec la même violence que lors d’une guerre de religion.


        • Serpico Serpico 3 décembre 2010 13:45

          L’auteur : "Comme ceci l’indique, le Djihad est « la guerre sainte. » Plus précisément, cela signifie la tentative légale, obligatoire et commune d’étendre les territoires régis par les Musulmans au détriment des territoires régis par les non-Musulmans."

          *************

          Retournez à votre putain d’école primaire.


          • Nicolas Dongo Nicolas Dongo 3 décembre 2010 16:29

            Monsieur Serpico, je reçois avec une grande déférence vos remarques par rapport à mon article. Cependant, vous n’êtes pas obligé d’adhérer à ce que j’ai dis. Ce qui m’a le plus scandalisé est que nous parlons de FANATISME RELIGIEUX et vous montrez avec force et véhémence que vous êtes fanatique. S’il m’est donné de dire votre appartenance religieuse, je vous classerai dans la plus fanatique conception religieuse qu’il y a au monde. Je suis désolé pour votre commentaire. Mais une seule chose me réjouis : cet article est entrain de faire monter à la surface le fond boueux de notre intérieur. Spécialement de votre for-intérieur, monsieur Serpico. La seule chose à faire, c’est de vous repentir. Merci................


          • Shaytan666 Shaytan666 3 décembre 2010 17:45

            Mon cher Nicolas, vous devriez savoir que dès que l’on critique l’islam, Serpico sort ses grandes dents et c’est qu’il mordrait le vilain.  smiley


          • Serpico Serpico 3 décembre 2010 17:51

            Nicolas : "Ce qui m’a le plus scandalisé est que nous parlons de FANATISME RELIGIEUX et vous montrez avec force et véhémence que vous êtes fanatique.« 

            *******************

            Et vous n’avez encore rien vu.

            Pauvre type : fanatique parce que je vous demande d’aller refaire vos classes ?

            Je suis fanatique de la lutte contre la stupidité et si vous envisagez de »faire« philosophe comme on fait plombier, allez vous cultiver un peu, essayez-vous à la rigueur, donnez leur valeur aux concepts que vous malmenez, faites un effort pour définir correctement certaines notions, ne vous contentez pas de vivre sur »tout le monde le sait« .

            Vous avez même le toupet de »préciser« la définition du jihad alors que vous ne savez même pas si le Coran a été traduit ou non dans une ou plusieurs langues.

            Armé de vos seuls préjugés et de quelques approximations, vous avez le culot de venir »apprendre" quelque chose aux internautes ?

            PS : je ne veux pas deviner dans quelle religion vous me classez...vous percutez ?


          • Serpico Serpico 3 décembre 2010 17:55

            Shaytan666

            Je sors les dents quand je lis des stupidités.

            Vos fesses en savent quelque chose.

            Et là, vous en sortez une de stupidité : dans votre mini-cerveau, on est soit anti-islam soit intégriste.

            Et, bourricot, où y a-t-il une critique dans le charabia de l’auteur de l’article ?

            Il faut dire que ce futur philosophe fait trembler toutes les mosquées, de Rabat à Djakarta.


          • Shaytan666 Shaytan666 3 décembre 2010 17:59

            Serpico, votre problème avec l’auteur, c’est qu’il est d’origine africaine et vous ne savez pas lui administrer vos poncifs habituels, raciste, fasciste, exploiteur etc...alors vous vous rabattez sur des insultes concernant ses études, vous êtes petit, très petit.


          • Shaytan666 Shaytan666 3 décembre 2010 18:05

            Serpico, ou je suis anti-islamisme, comme je suis anti-judaïsme, anti-christianisme, anti-boudhisme...enfin pour faire court anti tout ce qui se réfère à une entité supérieure.
            Je suis sataniste Laveyen et j’en suis fière, voilà ! Avant que vous ne critiquiez, je précise que les satanistes LaVeyen ne croient pas à l’existence de satan ou de tout autre démon.


          • Serpico Serpico 3 décembre 2010 18:11

            Shaytan666 « Serpico, votre problème avec l’auteur, c’est qu’il est d’origine africaine »

            *****************

            Et votre problème, c’est que vous avez atteint votre maximum. Votre neurone solo est en surchauffe.

            Je vais quand même être charitable : vous ne pouvez pas me reprocher de l’avoir épargné PARCE QU’il est « d’origine » africaine ?

            Cela dit : pourquoi un avatar ou une photo ou un pseudo indiqueraient-ils la véritable personnalité de l’auteur ?

            En cela, vous démontrez naïvement votre débilité et votre absence d’esprit critique.


          • Serpico Serpico 3 décembre 2010 18:17

            Shaytan "Serpico, ou je suis anti-islamisme, comme je suis anti-judaïsme, anti-christianisme, anti-boudhisme...enfin pour faire court anti tout ce qui se réfère à une entité supérieure.
            Je suis sataniste Laveyen et j’en suis fière, voilà ! Avant que vous ne critiquiez, je précise que les satanistes LaVeyen ne croient pas à l’existence de satan ou de tout autre démon.« 

            ***************

            Que vous soyez sataniste ou bouddhiste ou musulman ou juif ou même extraterrestre, je m’en bats l’oeil.

            Ce qui est remarquable, c’est que vous voulez que les autres adoptent votre vision du monde, comme ça, parce qu’elle est »la seule valable"...


          • Serpico Serpico 3 décembre 2010 23:12

            Egosum

            Vous, c’est pire : vous êtes sarkozyste tout en sachant que c’est une sous-merde.


          • Chamaliya. Chamalliya. 3 décembre 2010 19:32

            @ A Monsieur l’auteur.

            A lire les références philosophiques et littéraires auxquelles vous vous rapportez avec enthousiasme et frénésie, je comprends mieux maintenant votre style complètement déjanté, votre bizarre manière de réfléchir ainsi que l’indigence de votre bagage intellectuel particulièrement défrisant pour un futur philosophe !

            Sachez également Monsieur que la traduction du Coran existe bel et bien, en plus d’être mise à la disposition de tous (y compris vous), si tant est que vous preniez la peine de la rechercher !

             


            • Abderraouf 3 décembre 2010 20:04

              Bonsoir Chamalliya,

              Je pense plutôt qu’il la joue provocation.

              Je lui parle Concile du Vatican 2 et il me répond vous ne dites rien des chrétiens est-ce à dire que ceci cela, je lui parle traduction du Coran de Blachère et il répond vous devriez autoriser les autres à traduire le Coran… Je lui dis que le gouvernement mondial n’est pas un concept juif mais plutôt illuminati ou franc-mac (les cousins des CFA) et il me renvoie à lire une tribune antisémite répugnante qui rend les juifs responsables des millions de morts de l’époque bolchevique rien de moins.

              Bref façon Desproges de deux choses l’une : ou bien l’auteur est con et ça m’étonnerait tout de même un peu, ou bien il n’est pas con et ça m’étonnerait quand même beaucoup.

              PS : Pardonnez le côté cavalier de ma question, mais l’initiale F vous dit-elle quelque chose SVP.


            • Abderraouf 3 décembre 2010 20:10

              Comme je n’ai pas envie de me le coltiner encore une fois, je donne le lien vers la saine lecture qu’il m’a recommandée de Hervé Ryssen smiley

              http://www.propagandes.info/ryssen/04-FANATISME-1.pdf


            • Abderraouf 3 décembre 2010 20:22

              Ah ben si c’est un secret, alors dans ces conditions je n’insiste pas.

              Tant pis, un jour ou l’autre F finira par poster sur AV et j’aurai alors l’occasion de lui dire, « vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me fait plaisir de vous lire de nouveau et en super forme en plus »

              Si ça se trouve, j’oublierais même l’espace d’un instant toute retenue, les « amis » à l’affût, les ceci, les cela rien que pour le plaisir de lui dire je vous embrasse.


            • Abderraouf 3 décembre 2010 20:45

              Je pourrais aussi si elle nous faisait l’honneur d’une visite lui donner quelques nouvelles de ses amis.

              Je lui dirais par exemple que Gül-Salsabil est toujours là ainsi que le capitaine, que Sandro se fait beaucoup plus rare mais qu’il a quand même posté un billet ça fait deux semaines. Je lui dirais aussi que Masuyer hélas semble avoir réussi sa cure de désintoxication quand à Gazi Borat, sa décision semble irrévocable du moins pour l’instant.

              Dr Brieli est toujours là lui aussi. Et je lui dirais à ce propos que même si elle a eu quelques soucis avec lui, je pense sincèrement, qu’il s’agissait juste d’un ... incident de communication.

              Je lui dirais enfin, que contre toute attente ce cher Frédéric Lyon n’a plus donné signe de vie depuis des mois. Une retraite bien méritée sans doute smiley ...


            • Serpico Serpico 3 décembre 2010 20:49

              Abderraouf « Je pense plutôt qu’il la joue provocation. »

              *************************

              L’intelligent peut faire l’imbécile. L’inverse est impossible.


            • Abderraouf 3 décembre 2010 20:52

              Bonsoir Serpico,
              D’accord avec vous mais il peut essayer...
              Cordialement


            • Chamaliya. Chamalliya. 3 décembre 2010 21:02

              @ Abderraouf.

              Bonsoir à vous...

              C’est sidérant d’absurdités un tel raisonnement... A en glacer le sang d’un esquimau mort !

              Pardonnez le retard dans ma réponse mais je ne suis pas l’initiale F... Cela dit (et avec votre accord), j’accepte néanmoins l’embrassade que vous proposez quand bien même je ne sois pas la personne visée ! Rires... 

              Bien cordialement.


            • Abderraouf 3 décembre 2010 21:06

              Passez une bonne nuit Chamalliya et merci pour votre réponse smiley


            • Chamaliya. Chamalliya. 3 décembre 2010 21:10

              @ Abderraouf.

              Bonne nuit également...

              Bien cordialement.


            • Odal GOLD Odal GOLD 3 décembre 2010 21:03

              Quand vous dites que « les musulmans ne veulent pas qu’on traduise leur Coran », vous voulez sans doute dire que dès qu’une traduction les gêne par ses folies ainsi révélées, ces mêmes musulmans prétendent qu’« on ne peut pas vraiment traduire le Coran et qu’il faut parler arabe pour vraiment le comprendre » : je peux témoigner que vous avez mille fois raison - d’une manière vécue & intellectuelle [lien].

              Malgré quelques maladresses bénignes dans le style, et malgré bien des commentaires furieux (que vous soyez africain et en même temps que vous vous soyez défait de ce joug religieux, à ce que j’en comprends) je trouve que vous résumez bien, d’une manière simple, l’esprit et le passé maléfiques du monothéisme judéo-machin....


              • Abderraouf 3 décembre 2010 21:18

                Mais qui vous dit que ... Ah oui c’est vrai l’avatar, mais où avais-je la tête.
                Reprenons, l’auteur est donc africain, Serpico, un enfant et je suis une momie. Limpide.


              • Odal GOLD Odal GOLD 3 décembre 2010 21:43

                @ Abderranouf

                Vous confirmez donc sans le vouloir ma parenthèse (c’était seulement une parenthèse) :

                que l’avatar africain de l’auteur puisse ne pas être sa réalité vous soulage (déjà ?) de sa libre-pensée iconoclaste - cela vous rend moins furieux !?


              • Serpico Serpico 3 décembre 2010 22:03

                Abderraouf : « Reprenons, l’auteur est donc africain, Serpico, un enfant et je suis une momie. Limpide. »

                *************************

                Et pas n’importe quel enfant...


              • Serpico Serpico 3 décembre 2010 22:15

                Odal : « Quand vous dites que »les musulmans ne veulent pas qu’on traduise leur Coran", vous voulez sans doute dire que dès qu’une traduction les gêne par ses folies ainsi révélées, ces mêmes musulmans prétendent qu’"on ne peut pas vraiment traduire le Coran et qu’il faut parler arabe pour vraiment le comprendre«  »

                *******************

                Désolé de vous casser le trip mais il n’a pas du tout dit que les musulmans ne veulent pas qu’on traduise le Coran : il a dit qu’il faut une traduction du Coran. C’est un ignare, point barre.

                En deuxième lieu, j’aime bien qu’un non-musulman donne son avis sur l’Islam et le Coran. Je l’ai déjà exprimé dans divers articles, entre autres ceux d’Emile Mourey dont j’apprécie l’analyse (qui peut paraître osée pour un islamiste).

                D’ailleurs, les musulmans (qu’il ne faut pas immédiatement voir dans les excités intégristes eux-mêmes mauvais lecteur du Coran), apprécient qu’on s’intéresse à leur religion.

                Vous connaissez bien mal les musulmans, mon cher monsieur.

                Ce que je rejette dans l’article de cet étudiant en philosophie, c’est son ignorance abyssale des simples idées.

                Exemple simple : le jihad. Cette notion est reprise de manière si approximative et à toutes les occasions par tant d’islamophobes « savants » qu’à la longue ils ne s’aperçoivent même pas qu’ils projettent leurs propres références pour expliquer un concept un chouia compliqué.

                Ils vont même jusqu’à dire LA Djihad, au féminin, par analogie avec la guerre (sainte) chrétienne (ou autre, je ne sais pas). Un philosophe -et même un étudiant en philosophie- doit comprendre qu’on ne peut avoir une similitude parfaite de deux concepts dans deux langues différentes.

                C’est élémentaire.

                La guerre se dit HARB. La lutte (armée) se dit KIFAH. Les deux au masculin.

                Le Jihad vient de la racine Jahd, effort, dont dérivent Ijtihad (faire de son mieux) et jihad défense d’une cause, résistance, armée ou non.


              • Chamaliya. Chamalliya. 3 décembre 2010 22:14

                @Odal GOLD.

                Sachez Monsieur que le Coran est un GRAND chef d’ouvre littéraire parfaitement digne de ce nom ! Il peut vous être traduit en français, en italien, en tchèque, en biélorusse ou encore en québécois-malgache, le sens premier des termes qu’il contient vous échappera toujours... ! Hé ouais.

                S’agissant du refus de Musulmans pour la traduction du Saint Coran, permettez moi de vous dire à vous ainsi qu’au philosophe en herbe qui est l’auteur de cet article penché au dessus de nos têtes, que vous êtes de parfaits imposteurs, fourbes et manipulateurs de surcroît !

                Ledit refus ne s’explique pas du tout pour les raisons que vous évoquez [je vous cite : « qu’une traduction les gêne par ses folies révélées »], mais bien parce que la langue arabe est extrêment riche et très diversifiée mais surtout très complexe pour la compréhension pour les simples d’exprit que vous êtes. Traduire le Coran reviendrait donc à coups sûrs à le trahir puisque le seul sens que nous pouvons lui attribuer est son sens primaire donc en arabe... Ne vous en déplaise !!!
                 
                Et puis, qu’est ce à dire de tous ces Musulmans qui ne parlent pas un seul mot d’arabe ? Les Chinois, les Turcs, les Russes, les Indonésiens, ou encore les Iraniens, les Pakistanais, les Américains, les Brésiliens, les Philippins, ETC ??? Comment croyez vous qu’ils se démmerdent pour faire bonne application de leur religion, passant ainsi par la lecture du Saint Livre ?

                De la merde en pack de douze vos propos.

                Tenez, et lisez ça avant de dormir ce soir.

                “Voulant par la présente tentative surclasser mes prédécesseurs et proposer quelque chose qui saurait faire résonner, quoique faiblement, la rhétorique sublime du Coran arabe, j’ai éprouvé toutes les peines à maîtriser les rythmes complexes et magnifiquement variés qui, outre le message lui-même, permettent au Coran de compter incontestablement parmi les plus grands chefs-d’oeuvre littéraires de l’humanité. Cette caractéristique, cette “symphonie inimitable” - ainsi que le croyant Pickthall décrit
                son « Holy Book » dont les airs poussent les hommes à l’extase et aux larmes” - a été presque totalement ignorée par les traducteurs précédents ; ainsi, on ne s’étonne guère de constater que ce qu’ils ont écrit parait terne et plus par rapport à l’original, somptueusement orné”

                Arthur J. Arberry, “The Coran Interpreted”, University Press, Oxford, 1964, p. 10.


                • Serpico Serpico 3 décembre 2010 22:54

                  Vous y croyez vraiment ?

                   :)


                • Pierre Régnier Pierre Régnier 4 décembre 2010 11:15

                  @ l’auteur

                  Vous êtes jeune et vos illusions sont excusables. Mais vous pouvez améliorer votre réflexion en cherchant sérieusement ce qui, dans les dégâts humains occasionnés par les trois principales religions monothéistes, ne vient pas du fanatisme mais de l’enseignement très officiel, par les institutions responsables de ces religions, de ce qu’il faut croire.

                  Vous devriez aussi étudier la quatrième religion monothéiste : la « Foi bahaïe ». Elle est encore petite par le nombre de ses membres mais elle ne cesse de grandir en tous lieux sur la planète. Le fanatisme y est moins présent que dans les trois religions précédentes, et la volonté de pacification religieuse plus authentique.

                  Vous devriez surtout vous procurer le livre essentiel de Jean-Marie Muller DESARMER LES DIEUX (éd. du Relié 2009). Vous y trouverez notamment ceci :

                  "Nous avons pris l’habitude de mettre les violences que nous condamnons sur le compte des extrémismes. Mais les intégrismes ne sont possibles que par les orthodoxies. En construisant des doctrines de la violence légitime et de la guerre juste, en justifiant l’usage raisonnable de la violence, les orthodoxies ouvrent déjà la voix à la justification de l’abus des intégristes« (p.590)

                  Bien cordialement.

                  Pierre Régnier

                  auteur de »Benoît XVI, premier responsable de la violence religieuse" que vous pourrez lire ici :

                  http://www.centpapiers.com/benoit-xvi-premier-responsable-de-la-violence-religieuse-1/38279

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