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Accueil du site > Actualités > Religions > La messe en latin, pourquoi pas ?

La messe en latin, pourquoi pas ?

A la suite des récents rapprochements du pape avec les églises traditionalistes, voici une caricature qui ne s’éloigne pas tant que cela de la réalité de nos églises proposant le rite dit « du missel de 1962 » ou « progressiste » : c’est un coup de gueule, une satire, un début de réflexion, un texte pour engager un débat.

Est-ce pour fêter l’anniversaire de la mort de Brassens que le "Dré Zaint Bère" Benoît XVI s’est rendu compte que sans le latin, la messe nous ennuyait  ?

Réactions en chaînes, en tout cas, chez les évêques de France... Craignent-ils de voir disparaître leur bonne vieille liturgie de "l’arbre de vie" et du "papier crépon" ?

Mais si, souvenez-vous de la communion de petit cousin dans la Nièvre l’an dernier... Une insupportable dame cathé en jupe à carreaux (collection Cyrillus automne-hiver 1954) vous saute dessus parce que vous avez toutes vos dents et une cravate. "Bonjour, voudriez-vous aider le père Patrick pour la procession de la joie ? Vous savez, c’est tout simple, il faut apporter des intentions de prières écrites sur des fleurs en papier et les accrocher à l’arbre de vie en polystyrène dans le choeur"... Inquiet, vous levez la tête... Ah, oui, l’arbre de vie, juste entre la fontaine d’amour et la crèche bio faite en pelures de concombre... Forcément vous êtes poli, vous acceptez, d’autant que vous voyez déjà la même hystérique demander à votre tati Michèle si elle veut bien chanter le "Bisou du Ciel, Dieu de Merveille" avec la chorale incontinente de la maison de retraite voisine... Vous vous retrouvez donc enrôlé et allez vous renseigner sur les détails en sacristie... Personne. Vous interrogez un plombier qui vient sans doute de réparer une fuite à la fontaine d’amour... Aïe, c’est le Père Patrick, mais bon, d’emblée il veut que vous l’appelliez Pat’, comme tout le monde... Bref ton copain Pat’ t’explique que l’orgue a été remplacé par des maracas en pots de yaourt, que les chants de messe sont des morceaux de la star’ac dont on a changé les paroles pour faire "spi"... et que la table de camping sur laquelle tu t’accoudes, c’est l’autel qu’il faut installer dans le choeur parce que l’ancien maintenant sert pour les compositions en fausses fleurs séchées de madame Laglutte qui se donne beaucoup de mal et tout et tout...

On continue ? Bon ... Tant bien que mal, la messe se passe. Vous avez du mal à comprendre pourquoi vous vous êtes d’un coup retrouvé à échanger un baiser de paix avec la boulangère en faisant la ronde autour de l’autel ; vous ne vous rappelez pas que dans la liturgie il y a un moment où on est assis en tailleur dans le choeur en mimant une comptine pour enfants ; vous ne comprenez pas pourquoi on vous fait les gros yeux quand vous refusez de répondre au quizz catho qui fait office d’homélie, et vous vous êtes même surpris à chercher des yeux Mme de Fontenay quand vous deviez lire votre intentions de prière "Faites mon Dieu que les guerres cessent car ça fait souffrir beaucoup tout plein "... Heureusement, le moment de la quête était bien repérable, ça permet au moins de savoir qu’on en est à la moitié, voilà une tradition sacrée !

Est-ce donc pour cela que se battent nos évêques ?

Invoquant l’exception cultuelle ? Certes, ils ont leur bilan pour eux, les églises n’ont jamais été aussi pleines, les prêtres aussi nombreux et l’art chrétien aussi beau  ! Alors si l’ouverture que propose le pape peut permettre aux prêtres de choisir la liturgie qui leur semble le plus adaptée, si la fin de la ghettoïsation des traditionalistes peut donner le droit de préférer la messe en latin sans être suspecté de collectionner les photos dédicacées de l’ex-chancelier Hitler, alors je donne ma bénédiction, et même si cela vexe une douzaine de dames cathés, si cela énerve Pat’ quand je l’appelle Monsieur l’abbé, si ça doit faire dégager la fontaine d’amour et l’arbre de vie pour laisser reparaître le retable baroque, et même si ça met au chômage le centre de réinsertion des garde-chasse alcooliques qui ne vendront plus de bougies mauves avec écrit "paix" en dix langues, et autant de fautes d’orthographe...
Ite, missa est... Que les sans-calotte s’achètent un Gaffiot !


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73 réactions à cet article    


  • miteny (---.---.165.158) 30 novembre 2006 13:46

    Et que penserez de quelqu’un (moi) qui ferait un procès à André Comte Sponville pour athéisme (qui est un mensonge odieux) ??


    • Bernado Gui (---.---.150.233) 30 novembre 2006 15:04

      Que devient cet Italien qui a intenté un procès contre son curé, pour mensonge historique (aucune preuve physique de l’existence de Jésus) ?


    • (---.---.135.165) 30 novembre 2006 15:15

      L’athéisme n’est pas un mensonge mais au contraire la seule position philosophique conforme à la réalité.

      http://perso.orange.fr/Connaissance.ouverte/NA.doc

      Il y a une plainte en cours de Monsieur Perlutti contre les éditeurs du Coran pour incitation à la haine.


    • miaou miaou 30 novembre 2006 15:57

      « L’athéisme n’est pas un mensonge mais au contraire la seule position philosophique conforme à la réalité »

      L’athéisme n’est peut être pas un mensonge (mensonge signifie volonté manifeste de’affirmer le contraire de la vérité), mais je revendique pour l’agnosticisme le privilège d’être la seule position philosophique admissible face aux éléments en notre possession par rapport à l’énigme de notre existence ; l’athéisme se contente de nier dogmatiquement les théories religieuse (certes tout aussi dogmatiques, mais au moins c’est clairement établi en tant que tel). Les religions sont peut-être des impostures, mais définir d’office l’athéisme comme vérité n’est pas la moindre d’entre elle.


    • (---.---.135.165) 30 novembre 2006 16:10

      L’agnosticisme n’est pas, ne peut pas être une position philosophique, la philosophie étant caractérisée par l’affirmation de la possibilité et de la valeur de la connaissance (par opposition à la croyance).

      Dans le débat qui oppose les créationnistes à leurs adversaires, il n’y a pas que l’évolution darwinienne qui soit niée, mais aussi toute l’astronomie et la cosmologie, la paléontologie, la géologie, l’astrophysique, etc.

      Nietzsche, Aurore, I, § 95 : « Autrefois, on cherchait à prouver qu’il n’y avait pas de dieu, - aujourd’hui on montre comment la croyance qu’il y en a un a pu s’établir. »


    • miaou (---.---.252.26) 30 novembre 2006 21:30

      1) « L’agnosticisme n’est pas, ne peut pas être une position philosophique, la philosophie étant caractérisée par l’affirmation de la possibilité et de la valeur de la connaissance (par opposition à la croyance) »

      L’agnosticisme est la position philosophique selon laquelle la vérité de certaines propositions (le plus souvent théologiques, concernant l’existence de Dieu, des dieux, etc.) est inconnue ou inconnaissable (définition wikipedia) L’athéisme étant une croyance, elle se trouverait, selon votre propre définition, automatiquement disqualifiée. La pratique scientifique place le doute comme une des qualités premières (d’où renversement récurrent des paradigmes scientifiques), ce dont ne peuvent se revendiquer, ni les croyances religieuses (qui ont le mérite de l’affirmer franchement), ni les croyances athées (plus insidieuses), qui ne peuvent évoluer que difficilement.

      2) « Dans le débat qui oppose les créationnistes à leurs adversaires, il n’y a pas que l’évolution darwinienne qui soit niée, mais aussi toute l’astronomie et la cosmologie, la paléontologie, la géologie, l’astrophysique, etc »

      La caricature (ici sous-entendue) qui consiste à assimiler créationnisme et croyance religieuse est tout simplement grotesque. Ainsi, au niveau de l’histoire des sciences, rappelons que le fondateur de la génétique est le moine Gregor Mendel, et qu’un des co-inventeurs du Big Bang est l’abbé Lemaïtre, tandis que le très obscurantiste Lyssenko était athée.

      3) "Nietzsche, Aurore, I, § 95 : « Autrefois, on cherchait à prouver qu’il n’y avait pas de dieu, - aujourd’hui on montre comment la croyance qu’il y en a un a pu s’établir. »

      Si le monde sans dieu est celui de Nietzsche,je ne vois pas où est le progrès ; certes, les accusations d’antisémitisme portées contre lui sont complètement infondéees. Il n’en est pas moins établi qu’il était anti-démocrate et la notion de surhomme (quelque soit le sens qu’on veuille lui donner) ne m’est pas très sympatique. Néanmoins, si vous cherchez des réponses à la question de l’établissement de la croyance, je vous conseille d’urgence de lire René Girard, qui par ailleurs, a très bien su répondre à Nietzsche de manière plus générale.


    • pierrarnard (---.---.86.85) 1er décembre 2006 01:16

      l’homme a créé dieu et le contraire reste à prouver....

      En latin ou en arabe, pour jesus ou pour allah, ou boudha, ou n’importe quel culte de secte moins cotée, que chacun aille ou il veut ecouter ce qui lui plait mais qu’il n’emmerde pas les autres avec ses conviction ou ses procedures.

      Le drame vient tres vite sitot que quelqu’un est persuadé de détenir la vraie vérité.

      Mon dieu est plus fort que le tien a déja fait tant de victimes...

      Et puisque le nouveau commandeur des croyants en jesus a l’air d’etre un progressiste forcené je citerai (de mémoire)Anatole France : « comme les dieux deviennent faciles à vivre lorsque les pretres sont morts... »


    • dégueuloir (---.---.206.49) 21 décembre 2006 21:49

      excellent celà merite un ....lol smiley à gorge deployée...


    • dégueuloir (---.---.206.49) 21 décembre 2006 22:17

      jesus ??? un extraterrestre ? l’idée est séduisante !! regardons les moindres détails des écrits........le moins que l’on puisse dire est qu’il y a des choses troublantes .....lisez avec un oeil nouveau ces récits ,celui de notre époque et vous verrez apparaitre des vérités inimaginables ......lol smiley


    • (---.---.37.70) 30 novembre 2006 13:51

      "Stabat mater dolorosa juxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius.

      Cujus animam gementem constristatam et dolentem pertransivit gladius.

      O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta mater Unigenti.

      Quae maerebat et dolebat pia mater dum videbat nati poenas incliti

      Quis est homo qui non fleret matrem Christi si videret in tanto supplicio ?

      Quis non posset contristari Christi matrem contemplari dolentem cum Filio ?

      Pro peccatis suae gentis vidit Jesum in tormentis et flagellis subditum.

      Vidit suum dulcem natum moriendo desolatum dum emisit spiritum.

      Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac ut tecum lugeam.

      Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum ut sibi complaceam.

      Sancta Mater, istud agas, crucifixi fige plagas cordi meo valide.

      Tui nati vulnerati tam dignati pro me pati paenas mecum divide.

      Fac me vere tecum flere crucifixo condolere donec ego vixero.

      Juxta crucem tecum stare et me sibi sociare in planctu desidero.

      Virgo virginum praeclara mihi jam non sis amara fac me tecum plangere.

      Fac ut portem Christi mortem passionis fac consortem et plagas recolere.

      Fac me plagis vulnerari fac me cruce inebriari et cruore Filii.

      Flammis ne urar succensus per te Virgo sim defensus in die judicii.

      Christe,cum sit hinc exire, da per matrem me venire ad palmam victoriae.

      Quando corpus morietur fac ut animae donetur paradisi gloria."


      • Franchouillard Franchouillard 30 novembre 2006 14:09

        Ce commentaire a peut être comme but de faire réfléchir les gens sur l’incompréhension du latin Dois-je vous rappeler que les missels sont en deux langues et que quel que soit l’endroit du monde dans lequel vous suivez la messe votre missel en français est utilisable...

        Ceci dit le stabat mater est un texte magnifique je propose donc cette traduction a nos lecteurs

        Debout, la mère des douleurs Près de la croix était en pleurs Quand son Fils pendait au bois.

        Alors, son âme gémissante Toute triste et toute dolente Un glaive la transperça.

        Qu’elle était triste, anéantie, La femme entre toutes bénie, La Mère du Fils de Dieu !

        Dans le chagrin qui la poignait, Cette tendre Mère pleurait Son Fils mourant sous ses yeux.

        Quel homme sans verser de pleurs Verrait la Mère du Seigneur Endurer si grand supplice ?

        Qui pourrait dans l’indifférence Contempler en cette souffrance La Mère auprès de son Fils ?

        Pour toutes les fautes humaines, Elle vit Jésus dans la peine Et sous les fouets meurtri.

        Elle vit l’Enfant bien-aimé Mourir tout seul, abandonné, Et soudain rendre l’esprit.

        O Mère, source de tendresse, Fais-moi sentir grande tristesse Pour que je pleure avec toi.

        Fais que mon âme soit de feu Dans l’amour du Seigneur mon Dieu : Que je lui plaise avec toi.

        Mère sainte, daigne imprimer Les plaies de Jésus crucifié En mon cœur très fortement.

        Pour moi, ton Fils voulut mourir, Aussi donne-moi de souffrir Une part de ses tourments.

        Pleurer en toute vérité Comme toi près du crucifié Au long de mon existence.

        Je désire auprès de la croix Me tenir, debout avec toi, Dans ta plainte et ta souffrance.

        Vierge des vierges, toute pure, Ne sois pas envers moi trop dure, Fais que je pleure avec toi.

        Du Christ fais-moi porter la mort, Revivre le douloureux sort Et les plaies, au fond de moi.

        Fais que ses propres plaies me blessent, Que la croix me donne l’ivresse Du sang versé par ton Fils.

        Je crains les flammes éternelles ; O Vierge, assure ma tutelle A l’heure de la justice.

        O Christ, à l’heure de partir, Puisse ta Mère me conduire A la palme de la victoire.

        A l’heure où mon corps va mourir, A mon âme fais obtenir La gloire du paradis.


      • ahmed (---.---.206.49) 21 décembre 2006 22:19

        ziva tes tro ouf ta méfu ? smiley


      • jesus (---.---.229.228) 23 décembre 2006 22:10

        post coitum animal tritum........lol


      • (---.---.57.9) 28 décembre 2006 16:02

        il est vrai que la messe en francais est devenue une veritable mascarade el l attitude de nos eveques est scandaleuse . je citerai voltaire qui a dit « cet univers est comme une horloge et je ne peux concevoir qu il n y ait point d horloger » l homme n est qu une misere sans dieu . vive la messe en latin ! merci a mr l abbé laguerie de st eloi de bordeaux qui fait bouger les choses . vive le christ ! vive le roi !


      • dégueuloir (---.---.127.26) 4 janvier 2007 23:29

        et ta soeur ? elle parle latin et elle est chaude......lol smiley


      • popov (---.---.186.130) 22 janvier 2007 13:56

        commentaire d’une bétise déplorable, et ce n’est pas le lol a la fin qui me fera dire qu’il y a quelque chose de drole dans la phrase « et ta soeur ? elle parle latin et elle est chaude »

        Pfff pitoyable !


      • josé (---.---.53.193) 30 novembre 2006 14:02

        L’athéisme militant français se ressemble de plus en plus au militantisme muçulman. Mais la france a d’autres responsabilités inteletuelles que les muçulmans.


        • (---.---.37.70) 30 novembre 2006 14:07

          Pff, tout le monde à compris que c’est de l’Islam qu’il parle lorsqu’il parle des cathos, mais ils ont peur de sinon se faire tuer..


        • dégueuloir (---.---.127.26) 4 janvier 2007 23:31

          BANDE DE GROS NAZES smiley


        • pierrot (---.---.141.25) 30 novembre 2006 14:04

          A l’auteur,

          merci pour votre description qui est de plus tordante. C’est exactement cela. Je revendique le droit de choisir le traditionalisme sans me faire taxer d’intégriste.

          La tolérance n’est pas ou l’on pense, n’en déplaise à certain post-évêque adepte d’une secte qui se nomme le gallicanisme.


          • (---.---.75.144) 30 novembre 2006 14:07

            bof ! je ne vais pas à la messe mais si cela pouvait réactiver l’enseignement du latin base majoritaire de notre belle langue française pourquoi pas ?


            • jef88 (---.---.252.75) 30 novembre 2006 16:31

              « bof ! je ne vais pas à la messe mais si cela pouvait réactiver l’enseignement du latin base majoritaire de notre belle langue française pourquoi pas ? »

              Réaction pseudo-intellectuelle inculquée dans les esprits depuis des générations par l’Eglise !!!!

              Cette opinion, très académique, implique qu’en trois siècles Rome aurait éradiqué la langue d’origine de notre pays pour remplacer une langue celtique ou gaélique par le latin.

              Il est impossible de prouver dans les faits cette affirmation car il n’existe pas de textes écrits pour la période anté-romaine.

              Il est d’ailleurs impossible de prouver le contraire d’une façon formelle pour la même raison. Mais rien ne nous empêche de conduire un raisonnement sur ce sujet.

              Tout d’abord quelques comparaisons :

              - Depuis quarante ans la valeur du franc a changé. Notre civilisation se caractérise par une communication à outrance, le journal, le livre, le cinéma la télévision parlent de nos francs actuels. Pourtant des irréductibles, parfois cultivés et pas toujours âgés parlent encore en anciens francs.... (alors le problème de l’euro !!)
              - L’abbé Grégoire, il y a deux siècles voulait faire disparaître les patois locaux alors que le fraçais était sensé être appliqué depuis François I
              - L’école de Jules Ferry s’est attaquée vigoureusement au sujet et depuis quelques années on apprend l’occitan, le breton et l’alsacien dans les écoles.
              - L’Alsace a été annexée par la France en 1648 même si le dialecte perd maintenant du terrain (grace à la radio puis à la télé qui envahissent l’espace familial) le dialecte existe encore aprés 358 ans

              Il est,en bonne logique, matériellement impossible que la ou plutôt les langues anciennes aient été éradiquées.

              - D’une part Rome n’a jamais imposé sa langue ou mené des actions contre la langue des vaincus.
              - D’autre part même si l’apprentissage forcé du Latin avait été conforme à la politique de Rome, l’empire aurait il eut les moyens de l’appliquer ?

              De combien de légionnaires César disposait il ?

              Combien de romains connaissaient vraiment le latin dit classique ? Ce latin Classique était la langue du droit et de la religion

              Rome parlait le bas latin et ses premières conquêtes, en Italie parlaient des dialectes diversifiés.

              Comment donc, sans moyens et sans volonté Rome aurait elle pu supprimer les langues gauloises.

              Rome n’a donc rien supprimé, les langues locales avaient des origines romanes. Origines qui subsistent dans la toponymie

              - Il est évident que le latin qui pendant plus d’un millénaire a été la langue des clercs et des traités a laissé des traces indélébile dans le français.
              - Le latin a été un apport au français qui est constitué par les patois d’ille de France et des pays de la Loire


            • (---.---.75.144) 30 novembre 2006 17:48

              @ par jef88 (IP:xxx.x46.252.75) le 30 novembre 2006 à 16H31

              A - " Réaction pseudo-intellectuelle inculquée dans les esprits depuis des générations par l’Eglise !!!!

              Cette opinion, très académique, implique qu’en trois siècles Rome aurait éradiqué la langue d’origine de notre pays pour remplacer une langue celtique ou gaélique par le latin.

              Il est impossible de prouver dans les faits cette affirmation car il n’existe pas de textes écrits pour la période anté-romaine."

              1 - je n’ai rien dit de tel, vous interprétez et déformez totalement une participation très simple au demeurant ;

              ne faites pas l’amalgame de Rome, capitale de l’Italie et coeur de la civilisation latine avec l’état du Vatican, principauté religieuse, située géographiquement dans cette ville ;

              2 - les langues celtiques ou gaéliques ont été progressivement, je dis bien progressivement, éradiquées par la colonisation romaine bien avant l’omnipotence, jusqu’à la loi de 1905, de l’église catholique, l’intromission de la langue latine ayant été un fait militaire bien avant le fait religieux.

              B - Il est d’ailleurs impossible de prouver le contraire d’une façon formelle pour la même raison. Mais rien ne nous empêche de conduire un raisonnement sur ce sujet.

              Tout d’abord quelques comparaisons :

              Depuis quarante ans la valeur du franc a changé. Notre civilisation se caractérise par une communication à outrance, le journal, le livre, le cinéma la télévision parlent de nos francs actuels. Pourtant des irréductibles, parfois cultivés et pas toujours âgés parlent encore en anciens francs.... (alors le problème de l’euro !!) L’abbé Grégoire, il y a deux siècles voulait faire disparaître les patois locaux alors que le fraçais était sensé être appliqué depuis François I

              1 - je zappe les francs et les euros c’est une digression sans intérêt ou dont la pertinence n’est pas prégnante

              2 - l’ordonnance de Villers-Coterêt du roi François 1er portait sur l’obligation de rédiger tous les actes officiels en français, on n’en était pas encore à la nécessité d’étendre la pratique de la langue française « patois » des dirigeants (et oui, la raison du plus fort...) afin d’unifier tout le territoire "françois par le même langage écrit lu et parlé.

              C - L’école de Jules Ferry s’est attaquée vigoureusement au sujet et depuis quelques années on apprend l’occitan, le breton et l’alsacien dans les écoles. L’Alsace a été annexée par la France en 1648 même si le dialecte perd maintenant du terrain (grace à la radio puis à la télé qui envahissent l’espace familial) le dialecte existe encore aprés 358 ans

              1 - je trouve cela très bien et j’approuve même au nom de l’identité culturelle mais je ne vois pas en quoi le latin pourrait y faire obstacle, c’est une identité comme une autre même si ce n’est pas une identité « régionale »

              D - Il est,en bonne logique, matériellement impossible que la ou plutôt les langues anciennes aient été éradiquées.

              D’une part Rome n’a jamais imposé sa langue ou mené des actions contre la langue des vaincus.

              1 - cela c’est fait tout naturellement par l’usage et la nécessité, le vainqueur imposant ipso facto l’usage de sa langue ;

              [....]

              E - Combien de romains connaissaient vraiment le latin dit classique ? Ce latin Classique était la langue du droit et de la religion

              Rome parlait le bas latin et ses premières conquêtes, en Italie parlaient des dialectes diversifiés.

              1 - en france tous ces mélanges linguistiques du temps de la colonisation romaine ont donné le gallo-romain

              F - Comment donc, sans moyens et sans volonté Rome aurait elle pu supprimer les langues gauloises.

              Rome n’a donc rien supprimé, les langues locales avaient des origines romanes. Origines qui subsistent dans la toponymie ;

              1 - personne ne dit le contraire, même pas moi, aurais-je dit cela dans la misérable phrase qui a valu votre réponse aussi impétueuse ?

              G - Il est évident que le latin qui pendant plus d’un millénaire a été la langue des clercs et des traités a laissé des traces indélébile dans le français.

              1 - et c’est pour ces « traces indélébiles » qui sont bien plus importantes que votre post ne le laisserait croire que j’apprécierais plus d’enseignement du latin qui permettrait de mieux apprécier de nombreux textes anciens, lecture culturelle autant que les parler régionaux

              H - Le latin a été un apport au français qui est constitué par les patois d’ille de France et des pays de la Loire

              1 - oui, et comme je le disais plus haut c’est la langue du plus fort qui s’est imposée, on ne va pas refaire l’histoire

              je partais d’un simple commentaire sur les possibilités de lecture qu’apporterait la connaissance de la langue latine, les langues régionales sont intéressantes mais c’est un autre débat puisque l’article parlait de la pratique du latin...


            • Albator (---.---.229.236) 1er décembre 2006 08:54

              Drôle de réaction sur le Latin, qui est toute de même une langue de culture majeur, et est, que cela plaise ou non du proto-français. En Italie d’ailleur, il est obligatoire.


            • Roland (---.---.126.102) 3 décembre 2006 22:02

              Et le latin pourrait faire une langue commune de l’Union Européenne qui serait, enfin ! , neutre, et égalitaire. En tous cas la présidence Finlandaise de l’UE a créé un blletin d’information en lati.

              Et si vous en êtes capable vous pouvez même « forumer » en latin (ça se trouve sous Colloquia latina). Et sur n’importe quel sujet d’actualité. Parfaitement !


            • Roland (---.---.126.102) 3 décembre 2006 22:03

              http://www.yleradio1.fi/nuntii/

              combien de fois faut-il pour un lien ?


            • moniroje moniroje 30 novembre 2006 15:35

              Moi aussi, j’aime bien que les curés et leurs paroissiens fassent comme ils veulent parce que j’aime que la France soit un pays de libertés.

              Le catho qui n’aime pas le latin n’a qu’à aller là où on prêche en français et vice-versa. La musulmane peut se balader dans la rue avec son voile autant que l’ado avec sa raduku-yakamaté et que la bonne soeur ou le curé en robe. Pourquoi ce qui est permis à un travesti ne l’est pas pour les autres ?

              A un enterrement récent, j’ai vu un curé avec sa bure et sa tonsure ; tout droit sorti d’un Ivanhoé holliwoodien ; et il parlait aussi en latin ; je comprenais rien mais c’était très beau.

              Alors Benoît XVI (le pape, n’est-ce pas ?) t’as raison, vais voter pour toi en 2007.

              Et puis, sans blague, le latin est une très belle langue ; OK, la langue de ceux qui nous ont colonisés et exploités à donf ; mais que la nôtre en soit la fille, le résultat est superbe.

              De plus, il en était ainsi de mon temps et cela existait encore du temps de ma fille : la crème du lycée se retrouvait dans des classes faisant Sciences et Latin. Alors, très bien que le latin revienne en liberté dans les églises.


              • Internaute (---.---.131.164) 1er décembre 2006 08:17

                Mai oui, le devoär de mémoäre. Il est inadmisisble que la France ait été colonisée par les romains. Il faut demander à Romano Prodi de passer une loi sur la repentance. Au secours ! au secours ! smiley


              • ahmed (---.---.206.49) 21 décembre 2006 21:58

                o ziva l’autre t’es trop ouf ! t’as méfu ou quoi ?,fo fer la messe en verlan aussi ! smiley


              • jim (---.---.91.33) 30 novembre 2006 15:39

                La Messe en Latin avait un avantage : Tous les peuples chrétiens d’où qu’ils viennent et où qu’ils aillent pouvaient prier Dieu dans la même langue, elle était là l’unité des chrétiens. De plus, L’utilisation d’une langue morte avait pour avantage qu’elle ne pouvait évoluer selon le contexte de l’époque. Lorsqu’on ouvre un missel romain d’avant 1962, l’ensemble des textes latins sont traduits en français pour qu’ils soient compréhensibles au peuple. La messe en latin est un sujet tout aussi important que le rite de la messe, autrefois le prêtre etait tourné dans l’autre sens, non pas pour cacher au peuple le pretre faisant son « pastis », mais pour la symbolique, tous derriere le prêtre pour prier Dieu. L’ensemble des modifications tant sur le rite que sur la langue ont contribué à ce que l’on voit maintenant : des églises vide, ou disons pleines de vieux nostalgiques qui y vont plus par habitude que par réèl plaisir. Petit cadeau à vous tous, histoire d’illustrer la dérive qu’attend les catholiques s’ils continuent de prendre Dieu pour un pote : http://www.dailymotion.com/visited/search/catho/video/x8500_effets-nocifs-des-drogues


                • (---.---.75.144) 30 novembre 2006 18:05

                  si dieu existe et qu’il a permis la diversité des langues lors de l’épisode de la tour de Babel afin de « punir » les hommes de leur orgueil il doit assumer maintenant...

                  à part ça c’est quoi le délire dans cette vidéo ? smiley

                  je suis d’accord sur le principe d’avoir une vie maîtrisée (drogue, sexualité etc...) mais on a un seul corps et chacun fait ce qu’il veut, celui qui veut brûler la chandelle par les deux bouts, qui serais-je pour lui dire quoi que ce soit ? chacun fait ses propres expériences de vie et construit son existence par lui-même, c’est cela la vie ;

                  les gens comprennent les choses au moment où ils sont prêts à les comprendre, certains plus tôt, d’autres plus tard, et je serais prête à aider une personne si elle en manifeste le désir mais je n’irai pas imposer ma morale ; les seules personnes pour lesquelles je me sente une obligation éducative ce sont mes enfants et je le fais en leur expliquant toutes les conséquences négatives de choix érronés, après elles décideront en toute connaissance de cause, et même si elles se plantent je continuerai à les aimer et à les aider.


                • ahmed (---.---.206.49) 21 décembre 2006 22:07

                  ziva si on filé des tarpé a la ssemé avec de la good zic ça serai véga tou les manchedi smiley


                • miaou miaou 30 novembre 2006 15:39

                  Dans la majeure partie de l’Europe, le combat est perdu d’avance. En tout cas, il faut laisser faire la sélection naturelle (ou le marché) : laisser le choîx entre la messe en latin (ou en grec, araméen..) et celle en langue vernaculaire et vérifier laquelle est plus attractive.

                  La raison majeure du recul de la pratique religieuse n’est pas directement le développement de la science : beaucoup d’athées, j’ai pu le constater, sont de complets incultes scientifiques, et la filière scientifique connaît un net recul ces dernières années.

                  La véritiable raison est la concurence d’une floraison d’activités (sports...) et de spectacles (dont la TV, voire Internet...) que permet le monde moderne, mettant fin au quasi-monopole des siècles passés, soigneusement entretrenu par ailleurs (mise au ban des acteurs...). Face à cette concurence, Faut-il se renouveler, garder ce qui marche, ou renoncer au concept même de la messe (se concentrer sur de grandes célébrations ou pélerinage) ou se lancer dans l’hystérie façon évangélique ? Le mieux est de lancer diverses expériences, en fonction des conditions locales, le risque étant la perte de l’unité.


                  • Stravos (---.---.132.162) 30 novembre 2006 17:21

                    Un chat qui miaule et... qui pense. Je ne jouerais donc pas à la souris trollique avec lui. Joli coup de patte ! Vous honorez la gent féline, monsieur.


                  • (---.---.75.144) 30 novembre 2006 18:07

                    le « risque » étant la fin des manipulations mentales


                  • ahmed (---.---.206.49) 21 décembre 2006 22:02

                    mmmmiiiiiiaaaaaaooouuuuuhhhhhhh !!!!!!!!!!!!!!!! smiley


                  • batistin (---.---.203.73) 30 novembre 2006 15:40

                    Peut-être aimeriez vous, si bien sur vous n’en disposez pas déjà , avoir un artiste au regard légèrement « décalé » sous la main ! Je veux parler ici du plaisir que j’aurais à illustrer quelque article de presse à votre convenance. Vivant au fin fond du monde, au bord du Bassin d’Arcachon (33)France, où nombre de célébrités trouvent aujourd’hui refuge, j’ai depuis quelques années l’idée que ma, notre façon de voir et d’analyser les nouvelles du monde est bien particulière, et pourrait peut-être vous amuser.... En effet, là ou bon nombre d’individus happés par les turpitudes urbaines ont quelques fois peu ou pas de recul, nous avons chez nous, pour compenser un « manque de culture » certain, une base fort solide qui nous vient de l’océan ; relativiser est dans notre façon de penser, toujours humbles nous n’allons pas « sur » la mer mais « à » la Mer, et , ne croisant que peu de personnes dans une journée passée dans la forêt, c’est toujours un plaisir que de croiser nos contemporains. Il est donc possible que ce point de vue, teinté de sagesse ancestrale , tribale, ancré dans des racines humaines et universelles, toujours tendant à la paix, trop heureux quand l’océan cesse ses colères, il est donc possible que nos dessins puissent agrémenter joliment vos articles... Je vous propose donc une petite visite sur mon site (ci-dessous deux liens directs) pour voir et vous amuser de quelques dessins. Etant bien entendu que ceux-ci ont été réalisés d’après des sujets quelques fois très régionaux pour ne pas dire régionalistes, je vous demande et vous propose ici, si l’idée d’une collaboration vous amuse, de me faire parvenir des articles sur des sujets plus « mondialistes » et « urbains » afin que je puisse les illustrer et que vous puissiez vous faire une opinion . En quelque sorte un essai me parait-être le meilleur CV. Au plaisir de lire votre réponse.Batistin http://web.mac.com/stalkersnad/iWeb/Site%2020/poster.html http://web.mac.com/stalkersnad/iWeb/Site%2048/Derniers%20Dessins.html


                    • angelo (---.---.95.205) 30 novembre 2006 15:41

                      Bidonnant, c’est tout à fait la messe de baptême de ma filleule , sauf que ... la table avait des roulettes !!! Il manque tout de même, une mention spéciale pour la « Castafiore »qui mène généralement les chants ( en fait , un Karaoké ) puisque nous sommes juste invités ,à chanter le dernier mot des refrains qui compose son récital !! Plus sérieusement, je suis un catholique conciliaire, amoureux de la belle liturgie, qu’ elle soit en :slavon ( pour les uniates), en syriaque ( pour les maronites) ou en latin ( pour les amateurs de grégorien) peu importe ,pourvu qu’elle reflète un peu, le mystère qu’ elle tente d’ exprimer .


                      • ZEN zen 30 novembre 2006 17:11

                        Trés drôle cet article ! Maintenant , est-ce que la défense du latin et d’un catholicisme moribond est LE problème fondamental pour l’avenir de l’humanité ? smiley


                        • Icks PEY (---.---.232.221) 30 novembre 2006 17:32

                          Bravo pour votre article qui stigmatise bien la mode « flonflon-neuneu » qui a envahi la plupart des diocèses de France et de Navarre.

                          Cela étant dit, place à la liberté de culte sous toutes ses formes pourvu que le contenu soit là !

                          Et entre nous soit dit, le rapprochement avec les traditionnalistes n’est pas encore fait car, cette histoire de rite n’est qu’une infime partie de ce qui sépare le vatican des taditionnalistes.

                          Vatican II, vous avez dit Vatican II ?

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