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La persistance négationniste de Mgr Williamson continue à susciter le plus grand trouble

“Si je trouve des preuves alors je rectifierai”. Trois jours après le rappel à l’ordre du Vatican lui demandant de renier publiquement ses propos négationnistes sur la Shoah avant d’être admis aux fonctions épiscopales dans l’Eglise catholique, l’évêque intégriste Richard Williamson persiste et signe. L’affaire dépasse largement le seul milieu catholique. « La question ne concerne pas seulement les communautés chrétienne, catholique et juive en Allemagne, mais il faut que, de la part du pape et du Vatican, il soit clairement établi qu’on ne peut pas nier l’Holocauste », a notamment déclaré Angela Merkel. Benoît XVI est au cœur de toutes les critiques, accusé d’avoir pris une décision de réintégration pour le moins hasardeuse.

Pour une poignée de fidèles (150 000) Benoît XVI a porté un bien mauvais coup à l’église catholique. Sa décision de lever le 24 janvier dernier l’excommunication de quatre évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, ordonnés par Mgr Marcel Lefebvre en 1988, n’est pas le fruit du hasard. Au cœur du sérail depuis de nombreuses années, Benoit XVI ne pouvait, comme il l’affirme, ne pas être au courant des odeurs de soufre qui entourent Mgr Williamson. Deux jours avant le décret pontifical, Richard Williamson avait déclaré à une télévision suédoise : “Je crois qu’il n’y a pas eu de chambres à gaz (…) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration mais pas un seul dans les chambres à gaz”.

A 67 ans, Williamson reste droit dans sa mitre. Négationniste, il est. Négationniste il restera. Dans un entretien publié ce jour par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, mais en ligne depuis samedi, l’évêque passe outre l’injonction du Vatican lui ordonnant de clarifier ses positions pour, à l’inverse, réaffirmer sans ambiguïté sa position négationniste. “Si je trouve des preuves il est question de preuves historiques, pas d’émotions, je reviendrai sur mes propos. Mais tout cela prendra du temps. Toute ma vie, j’ai toujours cherché la vérité. Je suis convaincu de la justesse de mes déclarations sur la base de mes recherches dans les années 1980.”

Reste à Benoit XVI à boire le calice jusqu’à la lie. C’est jusqu’à présent d’Allemagne d’où le Pape est originaire, que les décisions les plus vives sont venues. Ce week-end, la chancelière allemande a souhaité s’entretenir du sujet avec Benoit XVI par téléphone. Un communiqué commun de Berlin et du Saint-Siège évoque “une conversation cordiale et constructive, marquée par leur reconnaissance profonde et partagée de la leçon de la Shoah”.

Tous deux ont affirmé que la “Shoah représente un avertissement pour l’humanité”. Une grande partie des catholiques attend pourtant une réaction à la hauteur du trouble suscité.

Hier, le président de la Conférence des évêques allemands, Robert Zollitsch, a prôné d’exclure Williamson de l’Eglise. “Monsieur Williamson est impossible et irresponsable. Je ne vois aucune place pour lui au sein de l’Eglise catholique.”  Le cas Williamson dépasse désormais la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. Mgr Bernard Fellay, successeur de Mgr Lefebvre, a demandé “pardon” au pape pour les propos tenus et interdit à son évêque toute prise de parole en public sur des questions politiques ou historiques. “Les affirmations de Mgr Williamson ne reflètent aucunement la position de notre congrégation”, a ajouté de son côté le père Bouchacourt le supérieur du district Amérique du sud de la Fraternité qui a annoncé dans le même communiqué que Williamson était démis de ses fonctions de directeur du séminaire argentin de la Reja.

Lâché par les siens, on ne voit pas ce qui devrait, en toute logique, s’opposer à l’exclusion de l’église de Williamson. La balle est revenue du côté du Vatican mais, la main de Benoît XVI semble trembler au moment de prendre une décision largement attendue.

En conclusion de son entretien avec Der Spiegel, construit en fait sur un échange de mails, Williamson fait part de son étonnement face à l’ampleur de la polémique suscitée par ses déclarations. “Je suis seulement l’instrument  avec lequel certains veulent agir contre le pape”, estime-t-il avant d’ajouter “Visiblement, le catholicisme de gauche n’a pas encore pardonné le fait que Ratzinger soit devenu pape”.

En France, fille aînée de l’église, Nicolas Sarkozy a jugé “choquants” lors de sa prestation tv de jeudi les propos de Richard Williamson. “C’est invraisemblable, choquant et inadmissible qu’il puisse se trouver, au XXIe siècle, quelqu’un qui ose contester les chambres à gaz, la Shoah, le martyr des juifs, c’est inadmissible”. Pour autant, à la différence d’Angela Merkel le président de la république s’est refusé à commenter la décision du pape de lever son excommunication.

Figure morale reconnue l’ancien garde des sceaux socialiste de la Justice, Robert Badinter, a qualifié le 2 février sur Europe 1 puis ce week-end sur France 5 (Ripostes) de “blessure profonde” pour les juifs, la décision du pape de réintégrer dans l’Eglise catholique l’évêque intégriste anglais.”C’est une décision qui blesse profondément un grand nombre de juifs et, au-delà des juifs, de consciences, notamment chez les catholiques”. “Il faut mesurer ce que cela signifie pour des juifs de ma génération. Si négationnisme il y a, alors où sont passés les nôtres ? Mon père, ma grand-mère mes oncles, mes cousins, où sont-ils partis, que sont-ils devenus ?”, a-t-il demandé. “Ce sont par millions” que des juifs “sont morts en Europe”, victimes du nazisme.

“Ce que je déplore, c’est que le chef de l’église catholique, qui représente une telle force spirituelle dans le monde, considère qu’on peut réintégrer dans l’église des hommes qui tiennent de tels propos”.

“C’est une blessure faite à tous ceux qui ont connu et qui savent la réalité” a complété le sénateur des Hauts de Seine sur France 5 en faisant remarquer que, nier la shoah c’est considérer que les maigres indemnités allouées aux survivants seraient le fruit d’une escroquerie collective et que l’affirmation de l’existence des chambres à gaz serait destinée à permettre la création de l’Etat d’Israël.
 


 

 

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53 réactions à cet article    


  • morice morice 10 février 2009 11:25

    Il sont comme ça les négationnistes : ils s’accrochent à leur foi. Pas de preuves, mais une foi. Faurisson n’a aucune preuve à apporter qu’une falsification de chiffres, alors il s’y accroche. On lui montre ceux du tonnage de ZyklonB, il continue à soutenir que c’est pour des poux. Logiquement , les poux auraient du disparaître de la planète avec le tonnage utilisé : à chaque rentrée scolaire, vous pouvez donc savoir que Faurisson est un con.


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 11:39
      La vérité d’un point d’histoire ne peut être durablement fixée par un article de la loi sur la presse (loi non contrôlée par le Conseil Constitutionnel, on l’a dit) dans un pays traditionnellement cultivé et encore républicain.

      Quand la Cité du Vatican se décide à réhabiliter Charles Darwin, et envisage la même évolution pour Giordano Bruno, c’est l’État français que l’on voit s’enbourber fort maladroitement dans une sorte d’inquisition historique ... Il ne manquerait plus que d’interdire les expériences de Benveniste sur la mémoire homéopathique de l’eau ... Plus généralement, enfin, la charge de la preuve d’un fait revient habituellement à ceux qui affirment la réalité de ce fait ; ce principe est un PGD, un principe général des droits public et privé, et il a fallu beaucoup d’aplomb à Nicolas Weill pour affirmer que « l’abbé Pierre s’efforçait d’inverser la charge de la preuve ».

      Je constate simplement – si ce constat est encore permis – que les anti-révisionnistes restent divisés entre ceux qui affirment qu’il y a abondance de preuves et d’archives (G. Wellers dans Le Monde, 29 décembre 1978 ; Vidal-Naquet, qui évoque, dans Les Assassins de la mémoire, « un immense ensemble de preuves indestructibles » ; Éric Conan, dans L’Express, 19/25 novembre 1998) et ceux qui déplorent que les traces de ces crimes nazis manquent, aient été effacées ou pas encore publiées (L. Poliakov, dans Bréviaire de la haine, 1951, p. 171 ; A.J. Mayer (1988) ; J. Baynac (Le Nouveau quotidien, 2 et 3 septembre 1996 ; Serge Klarsfeld (VSD, 29 mai 1986) ; la position de ces derniers tomberait probablement aujourd’hui sous le coup de la loi Gayssot.

      Or logiquement, un seul de ces deux groupes peut avoir raison.

    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 11:43

      Il s’agit de l’article 24 bis de la loi sur la liberté de la presse de 1881. Au train où vont les choses, la police de la parole va sûrement demander une modification de cette loi de façon à faire de la disposition Gayssot l’article premier de cette loi.


    • morice morice 10 février 2009 11:47

       il y a assez d’archives, cessez de vous poser la question.


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 11:48

      Pourquoi la loi Gayssot alors ???


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 11:45

      Le trouble vient plutôt de l’absence des historiens professionnels dans ce débat. Les chambres à gaz sont sorties de l’histoire pour devenir un nouveau dogme de l’Eglise catholique.


      • morice morice 10 février 2009 11:48

         il existent bon sang. Les livres et les chiffres sont là.


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 11:51
        Dans Commentaire, n° 80, hiver l997-98, les historiens Ernst Nolte et François Furet s’accordaient sur la légitimité du débat sur ce sujet. Leur correspondance a depuis été publiée en volume (Plon, 1998 ; Hachette Littératures, coll. Pluriel, n° 971, 2000). Le 5 septembre 1996, Ernst Nolte écrivait à François Furet :
         
        « Il faut répondre aux arguments révisionnistes par des arguments et non en engageant des procès. [...] Je me sens provoqué par [le révisionnisme], et je ne me vois pourtant pas m’associer à ceux qui veulent mobiliser les procureurs et la police contre lui. [...] Je considère comme fondamentalement fausse l’affirmation selon laquelle, si l’essentiel est incontestable, aucune affirmation particulière n’aurait plus besoin d’examen, et tous les doutes ne pourraient provenir que d’intentions mauvaises. Je crois qu’on menace au contraire le noyau de la chose lorsque on veut soustraire l’écorce à la discussion, non pas certes le caractère factuel de ce noyau mais le rang et l’importance qu’on lui accorde. »
         
        Ce à quoi François Furet répondait le 30 septembre 1996 :
         
        « Rien n’est pire que de vouloir bloquer la marche du savoir, sous quelque prétexte que ce soit, même avec les meilleures intentions du monde. C’est d’ailleurs une attitude qui n’est pas tenable à la longue, et qui risquerait d’aboutir à des résultats inverses de ceux qu’elle prétend rechercher. C’est pourquoi je partage votre hostilité au traitement législatif ou autoritaire des questions historiques. L’Holocauste fait hélas partie de l’histoire du XXe siècle européen. Il doit d’autant moins faire l’objet d’un interdit préalable que bien des éléments en restent mystérieux et que l’historiographie sur le sujet n’en est qu’à son commencement. »

      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 12:06
        Dans Les Assassins de la mémoire, Pierre Vidal-Naquet employait des expressions curieuses, comme « chambres à gaz imaginaires ou n’ayant pas fonctionné » (page 203, note 12), ou encore « il y a eu des chambres à gaz imaginaires » (page 219, note 44).

        On sait qu’il y a eu des faux témoignages, comme ceux de l’abbé Hénocque ou du communiste Fernand Grenier.

        Il faut donc suivre Furet et les historiens de l’association Liberté pour l’histoire, abroger la loi Gayssot et laisser le débat public suivre son libre court.

        C’est quand même une situation paradoxale que de voir les chambres à gaz échapper à l’histoire pour devenir un nouveau dogme de l’Eglise catholique.

      • noop noop 10 février 2009 11:49

        Les catholiques, dont je fais partie, ont décroché le "gros lot" avec Benoit XVI. Après Jean-Paul II c’est rude. 
        François Miclo sur Causeur fait à la fin d’un article une analyse assez pertinente du cas Benoit XVI et de son indifférence pour le "respect humain".

        http://www.causeur.fr/mgr-williamson-jamais-existe,1897

        Quant à Williamson il est effectivement comme le souligne Miclo, prèt à faire n’importe quoi, pour perturber l’unité de l’église qui lui redonnera la place qu’il devrait avoir : rien. Un très triste sire. Un Le Pen ou un Besancenot de l’église.


        • Leila Leila 10 février 2009 15:31

          Williamson, il croit à l’Arche de Noé, mais il ne croit pas (qu’il dit) aux chambres à gaz.


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 15:36

          C’est comme Bigard qui croit aux apparitions de la Vierge.

          Sur ce genre de crédulité, il faut écouter Laurent Gerra du 9 février ; c’est un chef-d’oeuvre !!


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 18 février 2009 14:47

          Extrait de l’excellente chronique de Laurent Gerra sur RTL le 9 février 2009 : :

          "Benoît XVI : - Wiliamson demande des preuves de l’existence des chambres à gaz. Arrête, Richard, bitte, de dire des bêtises pareilles ; après tu vas demander des preuves de l’existence de Dieu, peut-être ? Quand on est prêt à croire sans preuves qu’on peut marcher sur l’eau, qu’on peut multiplier les pains ou ressusciter au bout de trois jours, alors on peut tout croire, hein ?"
           


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 11:50

          Encore un effort, et un haut dignitaire de l’Eglise catholique, apostolique et romaine nous annoncera la bonne nouvelle : "Dieu n’a jamais existé"


          • 10 février 2009 12:41

            Je dois etre negationniste alors ???

            Je vais peut etre m avancé, mais comme cet homme dont il est question, je ne suis pas fermé et je suis pret a voir et aprendre en compte les preuves que vous m apporterez, pourtant...
             

            - Le terme shoah ce rapporte a nombre de "choses" en hebreux, c est un terme designant une catastrophe, il est utilisé dans differents cas. Donc j apprecierai que l on se detache de ce mot "fourre-tout" pour ce recentrer sur le sujet a savoir l existence et l utilisation de chambre a gaz durant la 2nd guerre mondiale.


            - La position "par defaut" consiste a "croire" a la version officielle de l Histoire, celle des livres d ecole, les gens qui croient par definition n ont pas besoin de preuve.

            Personnelement, je ne suis pas croyant, j ai constaté que l Histoire telle qu elle nous est conté n est que tres rarement fidele a ce qu en fut la realité, ce qui m amene a m interroger.

            En particulier quand le fait est admit par tous, et a forciori quand ce fait engendre des consequences aussi importantes que le sont celles de l utilisation de ces chambres a gaz.

            J ai cherché et je cherche encore des elements pouvant attesté de l utilisation de celle ci.

            L existence de l etat d israel decoule du fait que les juifs ont ete decimés pendant ces temps obscures.

            J affirme que des millions de non juifs sont morts et que leur souffrance n a pas moindre valeur que celle du peuple juif.

            J affirme qu AUCUNE RELIGION ne peut pretendre a disposer d une terre quels qu en soient les raisons.


            Des GENS ont souffert.
             
            Aujourdhui ces gens qui ont tant souffert du nazisme, ne sont meme plus de ce monde pour la pluspart. et leurs enfants assenent les memes atrocités que celles qu on vecu leurs peres.

            Desolé mais cela me depasse.



            S il vous plait, pour que je ne reste pas un connard de negationniste toute ma vie, donnez moi des preuves de l existence des chambres a gaz ; (tout en sachant que ca ne legitime pas plus l existence d une nation d occupants.)

            Merci

            Dam


            • K K 10 février 2009 15:38

              Payez vous un billet d’avion pour Cracovie et de la une visite des camps. Un week end suffit. Vous aurez toutes vos preuves.
              On ne peut rien faire de plus pour vous.

              bonne nouvelle, un certain nombre de compagnies Low cost desservent cet aeroport.


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 15:43

              Il ne s’agit pas de faire du tourisme, mais de l’histoire.

              Le C.N.R.S. a fait une grosse faute en 1993 en publiant un ouvrage qui prétendait régler la question mais qui traitait des crématoires d’Auschwicz et non des chambres à gaz, et qui était écrit non par un historien mais par le pharmacien Pressac qui était par ailleurs un ancien adepte des thèses de Robert Faurisson.

              On attend toujours, aux PUF, le "Que sais-je ?" définitif.


            • Pie 3,14 10 février 2009 20:21

              Quel lièvre courez-vous monsieur Courouve ?

              Pour filer la métaphore animalière vous semblez adopter la marche du crabe...

              En effet votre prose est un savant mélange de citations d’historiens qui déplorent les lois mémorielles (jusqu’ici nous sommes en accord) mais aussi d’extraits tirés de leur contexte qui semblent avalider l’idée que ce monde doute quant à la réalité de la Shoah. Le sommet est atteint avec Vidal-Naquet et ses "chambres inventées" pourtant peu suspect de complaisance puisque sont parcours personnel est celui d’un anti-colonialiste, pourfendeur du négationnisme et du FN dans les années 80...

              Vous attendez semble-t-il le "Que sais-je ?" définitif ... c’est peu et même ridicule, sans aller jusqu’à vous demander de lire les milliers d’ouvrages édités sur la question, je vous conseille de commencer par le "dictionnaire de la viande" (édition BPI par Charle Glatre) afin d’apprendre à faire la différence entre le lard et le cochon.


            • Pie 3,14 10 février 2009 20:39

              A ce propos monsieur Courouve, puisque vos capacités de concentration n’excèdent pas 128 pages je vous propose ce "Que sais-je ?" de georges Bensoussan intitulé : Histoire de la Shoah publié en 1997 et réedité en 2006.

              Sera-t-il assez assez définitif pour vous ?


            • del Toro del Toro 10 février 2009 20:59

              @ Pie 3,14

               Fraternelles salutations pour ces deux messages. Courouve ose en plus mentionner Jacques Bouveresse !

               Quelle ironie ... mais cette farce prendra fin.


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 18 février 2009 15:00

              @ Pie 3,14 :

              Ce que j’attend, c’est un "Que sais-je ?" portant précisément sur les chambres à gaz homicides et non sur les persécutions antijuives. Le sujet serait-il moins important que l’homophobie, sujet auquel les PUF ont consacré un QSJ qui a même connu une deuxième édition.

              On peut aussi se demander pourquoi le CNRS et Pressac ont publié en 1993 un volume sur "Les crématoires d’Auschwitz" et non sur ce qui faisait question, soit ces chambres à gaz homicides.

              Quand je posais la question "Où sont passés les historiens ?" c’était au sujet du débat médiatique ravivé depuis l’initiative de Dieudonné ; les médias, notamment RTL et RMC, interrogent des prélats, mais pas des historiens professionnels spécialiste de la période considérée.


            • Pie 3,14 10 février 2009 14:55

              Ceux qui déplorent l’absence des historiens dans le débat sur la Shoah sont d’une ignorance crasse .

              La bibliographie savante sur le sujet est énorme, elle compte des dizaines de milliers de publications dans le monde ( plus de 2000 ouvrages et 10000 articles unversitaires rien que sur Auschwitz).
              Léon poliakov ou raul Hilberg ont écrit dès les années 60 des ouvrages de référence.

              La France il est vrai cumule le triste privilège de s’être intéressée tardivement au sujet ( années 80) et d’être le lieu de naissance du négationnisme ( l’initiateur est un ancien député socialiste paul Rassinier ( 1906/1967)dont les thèses sont reprises par l’extrème-droite à partir des années 60).

              Les thèses négationnistes n’ont jamais obtenu l’aval des historiens professionnels et le débat scientifique est clos depuis longtemps.
              Le seul débat qui agite aujourd’hui les historiens est celui des lois mémorielles ( Gayssot, Taubira etc...) dont beaucoup considèrent qu’elles sont inutiles voir dangereuses pour la professions.

              La secte restreinte mais active dont Faurisson est l’emblème n’a pas la moindre légitimité scientifique.Elle prospère en jouant la carte du doute scientifique, comme si rien ou presque n’avait été écrit sur le sujet et en jouant les martyres de la liberté d’expression ( la loi Gayssot s’avère ici très contre-productive).

              En somme, personne ne peut affirmer que l’extermination des juifs d’Europe est un domaine historique inexploré ni que les thèses négationnistes n’ont pas été invalidées, il suffit de se rendre dans une bibliothèque ou une librairie universitaire pour le constater.


              • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 10 février 2009 16:01

                 Bravo pour ce commentaire qui recadre bien les données du problème, Pie 3,14 et les raisons pour lesquelles remettre en cause la loi Gayssot ne s’apparente en aucun cas, et n’est pas destiné, à remettre en cause l’existence des chambres à gaz !
                Un internaute conseillait à un autre de se rendre sur place. J’engage Courouve à faire de même. Qu’il entre dans ce bunker à Auschwitz concomittant aux fours crématoires. Qu’il se procure aussi les travaux exhaustifs d’historiens du monde entier, et les archives reliées en vente sur les lieux. Qu’il explique ensuite à qui veut l’entendre que les chambres à gaz sont imaginaires.
                Comme vous l’écrivez, il ne reste plus pour en contester l’existence et l’usage qu’une secte infâme capable même et encore de nier la découverte récente des plans d’Auschwitz.


              • Zalka Zalka 10 février 2009 17:54

                La Tour Eiffel n’éxiste pas ! ;)


              • non666 non666 10 février 2009 16:01

                Moi, je me rappelle avoir vu sur la TV belge, il y a plus de 10 ans, une emission sur la "shoah".

                Personne ne semblait contesté les chiffres de 3 millions de juifs morts dans les camps de la mort et 3 autres millions dans d’autres circonstances (Ghettos de Varsovie, Synagogues brulées avec leurs croyant etc. )

                Ca fait toujours 6 millions, mais ce n’est pas 6 millions morts en camps de concentration.
                De plus la plupard des camps etaient des "camps de travail" ou les "esclaves" travaillaient jusqu’a ce que mort s’ensuive.
                Sur les 3 millions, cela en fait donc quelqu’un de plus qui ne sont pas mort "gazés"
                Est ce que je deviens négationniste en rappelant cela ?
                Quelle est donc la part reelle des juifs gazés sur les juifs mort au total pendant la guerre ?
                Est ce que ce n’est pas la que se situe le "négationnisme" ?

                Je rappelle également qu’au lendemain de la seconde guerre mondiale, les fours crematoires etaient egalement decrits comme etant les MOYENS de l’executions et non simplement un outil pour se debarasser de corps qui allaient se putrefier.
                Qui oserait pretendre aujourd’hui le contraire ?
                Il a bien fallu que des "négationnistes" montrent l’absurdité de cette thèse pour qu’on en revienne à une "montruosité plus crédible", à une diabolisation plausible.
                Est qu’en voulant "charger la mule" on n’a pas creer des mensonges aussi stupide qu’inutile ?

                Moi il y a quand meme un truc qui me gène dans tout ceci :

                Que les nazis soient des monstres sanguinaires, c’est possible.
                Que des gens soient capables de transporter des millions de gens pour les mettre dans des camps de travail, au profit de la "race des signeurs" , j’arrive a suivre.
                Mais pourquoi depenser cette logistique, creer des couts de transport , de "stockage" , d’elimination alors qu’une balle dans la nuque sur les lieux du ramassage aurait été plus economique dans un pays en guerre ?
                Les mechants seraient , comme dans les film US, forcément stupides et illogiques ?

                C’est la que j’estime necessaire qu’on continu toujours a creuser le dossier.
                Or les allemands, comme tous les autres germains (Anglais, Yankees) sont des procéduriés.
                Il y a des traces ecrites de tous les ordres ecrits, de toutes les commandes de matériel.
                Si des gens cherchent des vérités, il ne peuvent que les trouver.
                Mais pourquoi , alors empecher certains chercheurs de chercher ?

                L’autre question qui m’interpelle est le fait que l’Eglise catholique est au courant de nombreux secrets.
                Qu’elle ait courbé l’echine au lendemain de la guerre, vu sa "passivité" dans LES genocides (juifs, tziganes, mogoliens...) se comprends.
                Mais pourquoi defendre aujourd’hui une thèse qui ne serait QUE mensonge ?






                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 février 2009 16:10

                  Le Génocide, le juge et l’historien par Madeleine Rebérioux

                  L’Histoire, n°138, novembre 1990 (extraits)

                  Conscients d’une évidence — où sont passés ceux qui, femmes, enfants, vieillards, tous Juifs, faisaient partie, lors de la « sélection » à l’entrée d’Auschwitz et autres camps d’extermination, de la « mauvaise colonne », celle dont le camp n’avait pas, provisoirement, « besoin » ? Où sont passés les disparus de Treblinka ? -, acharnés à mettre en place tous les éléments qui permettent de répondre, avec le maximum d’esprit critique, à cette question, soucieux aussi de savoir pourquoi un certain nombre de gens dépourvus de toute pratique du difficile métier d’historien s’acharnent à nier les génocides, les historiens ne se reconnaissent cependant ni dans les propos d’Hannah Arendt qui s’interrogeait en 1950 sur la validité des méthodes des sciences sociales appliquées à l’univers concentrationnaire, ni dans ceux d’Élie Wiesel qui, « parce que l’holocauste transcende l’histoire », déclarait qu’on ne peut penser Auschwitz.

                  Modestes fourmis, ils savent qu’on ne sait pas grand-chose, mais qu’en confrontant les sources les plus diverses, en faisant appel aux spécialistes de différentes disciplines, en posant des questions qui ne soient pas inspirées par des volontés politiciennes, il est possible d’en savoir davantage.

                  Révisionnistes non par volonté idéologique mais par métier, ils savent ce qu’on peut attendre d’une patiente mise en relation des témoignages, des archives et de l’état des lieux, dès lors qu’elle n’est pas guidée par le désir obsessionnel de blanchir le nazisme pour telle ou telle raison mais par la simple conviction méthodologique qu’il est possible d’en comprendre la nature, d’en analyser le mouvement, d’en cerner la spécificité.

                  Ils savent que la recherche, qui a beaucoup progressé, n’a pas hésité à transgresser des tabous déjà inscrits dans la mémoire : non, nous n’avons pas de preuves du fonctionnement d’une chambre à gaz à Dachau ; non, quatre millions d’êtres humains n’ont pas disparu à Auschwitz.

                  Mais ils savent aussi que des progrès restent encore à faire, qu’il s’agisse de nouvelles questions posées à l’histoire du crime ou de la « qualité » de la preuve : ainsi l’excellent livre de Jean-Claude Pressac, qui avait « failli être révisionniste », en appelle à « une véritable expertise [qui] devra produire un travail définitif à l’opposé du pitoyable Rapport Leuchter bâclé par des incompétents prétentieux. »

                  Faut-il donc s’en remettre aux « spécialistes » ? Pour établir un système de preuves, pour renouveler les problématiques, oui. Mais ne risquent-ils pas eux-mêmes de devenir dupes de cette pseudo-érudition portée par les négationnistes à une rare incandescence ? Ne convient-il pas, dès lors, de fournir, au nom de la loi, une boussole simple aux tribunaux pour qu’ils puissent freiner, à coups d’amendes et de mois de prison, la propagation du mensonge ? Voire. Cette solution d’apparence simple n’est guère convaincante. Pour de nombreuses raisons.

                  La référence au procès de Nuremberg, tout d’abord, ne clarifie pas tout (cf. L’Histoire n° 136). Crime contre l’humanité : cette nouvelle catégorie juridique internationale marque un moment essentiel de la conscience universelle, mais elle ne répond pas à toutes les questions : silence sur les Tsiganes, statut contestable des massacres de masse - les quinze mille officiers polonais assassinés à Katyn relèvent des « crimes de guerre » et non des « crimes contre l’humanité » -, refus de définir un « crime d’extermination » qui aurait permis de qualifier de façon spécifique les génocides. En outre, Nuremberg ignore la focalisation sur les chambres à gaz que les négationnistes d’une part, la mémoire juive de l’autre, les souvenirs des survivants enfin ont petit à petit imposée.

                  Réfléchissons à ceci encore : l’historien n’est pas un juge. Il cherche le vrai à travers le faux ; des mensonges, il fait sa matière . Qui ment ? Pourquoi et comment ? Quels systèmes de représentation s’édifient ainsi ? De quel poids disposent-ils ? Le juge ne fait rien de pareil. Pour lui, juger c’est trancher. Or ceux qui cherchent à laver les nazis du génocide des Juifs et des Tsiganes ont plus d’un tour dans leur sac. A l’instar des historiens, les juges comme individus peuvent les repérer. Mais comme juges ? Un point d’interrogation opportun ne peut-il pas rendre difficile, voire impossible, une condamnation alors que le lecteur ne lit que le titre, écrit en gros caractères, de ce tract largement diffusé très récemment : Les chambres à gaz, le plus grand mensonge du siècle ? Puis, au lieu de « nier », pourquoi ne pas « douter » ? Un doute émis en toute conscience : « Vraiment, je ne sais pas, je m’interroge », dit Bernard Notin, maître de conférences d’économie - et non d’histoire - interviewé à la télévision.

                  Deux fonctions différentes, donc, dans la République. Les confondre ? Quelle erreur ! Mais le plus grave est ailleurs. La « vérité » que les historiens s’attachent à cerner, cette volonté non seulement d’établir les faits mais de les interpréter, de les comprendre — les deux sont bien sûr inséparables —, peut-elle être énoncée, fixée, par la loi et mise en oeuvre par la Justice .

                  La loi impose des interdits, elle édite des prescriptions, elle peut définir des libertés. Elle est de l’ordre du normatif. Elle ne saurait dire le vrai. Non seulement rien n’est plus difficile à constituer en délit qu’un mensonge historique, mais le concept même de vérité historique récuse l’autorité étatique. L’expérience de l’Union soviétique devrait suffire en ce domaine. Ce n’est pas pour rien que l’école publique française a toujours garanti aux enseignants le libre choix des manuels d’histoire.

                  Imagine-t-on, enfin, que la défaite des falsificateurs de l’histoire — leur recul tout au moins — puisse être liée à l’illégalité proclamée des thèses qu’ils défendent ? Imagine-t-on qu’ils se déclarent du coup « contraints à la clandestinité » pour avoir énoncé ce qu’ils ne manquent pas et ne manqueront pas de présenter comme une manifestation de la « liberté d’opinion » ? Imagine-t-on la pesée des « détails » ? Les jeunes générations — celles pour qui tout cela « c’est de l’histoire » — ne seront-elles pas surprises de voir soustraite à l’esprit critique telle de ces « questions de détail » dans lesquelles un peu de machiavélisme, beaucoup de mauvaise foi et une ferme volonté politique peuvent dissoudre les plus graves problèmes ?

                  Les génocides peuvent et doivent être « pensés », comparés et, dans la mesure du possible, expliqués. Les mots doivent être pesés, les erreurs de mémoire rectifiées. Expliquer le crime, lui donner sa dimension historique, comparer le génocide nazi à d’autres crimes contre l’humanité, c’est le combattre. C’est ainsi — et non par la répression — que l’on forme des esprits libres. Aux parquets de poursuivre systématiquement, aux tribunaux de juger lorsque des écrits qui font l’apologie des crimes nazis leur sont signalés par les associations : il ne s’agit que d’appliquer la loi. Elle le sera d’autant mieux que les historiens feront leur métier et qu’ils aideront l’ensemble des citoyens à voir clair.

                  Madeleine Rebérioux

                  .


                • Pie 3,14 10 février 2009 17:47

                  Les "einsatzgruppen"(commandos mobiles de tuerie) qui suivaient l’avancée de l’armée allemande sur le front russe ont tué par balles entre 1,5 et 2 millions de juifs entre 1941 et 42. Y furent aussi expérientés les camions à gaz ( le véhicule roule l’échappement vers l’intérieur).

                  Ces méthodes furent jugées trop peu productives et trop visibles ( certains chefs de l’armée se plaignent de l’effet désastreux des massacres de civils sur le moral de leurs troupes).
                  Il est donc décidé fin 41, d’industrialiser et de rationnaliser l’élimination des juifs, ces décisions sont définitivement entérinées lors de la réunion de Wansee en 1942.


                • non666 non666 10 février 2009 18:48

                  Pie 3,14 , Il y a un problème avec cette théorie.
                  Si les camps n’etaient QUE des camps d’extermination, la quantité maximale de juif survivants à la libération des camps auraient du etre :
                  Capacité de livraison du système - Capacité d’élimination = "stock".
                  Or certaines personnes etaient la depuis des mois, voire des années.
                  Pourquoi garder du stock et pas pratiquer un classique FIFO ( first in, fisrt out ) ?
                  Pourquoi continuer a expedier vers un site déjà saturé et ponctionner de la ressource (gardes, armement) dans l’appareil de defense allemand déjà malmené , en fin de guerre ?
                  Si tous les camps n’etaient QUE des camps d’expermination pourquoi les rapports indiquent t’ils que certains ordres d’extermination n’ont été pris qu’a l’approche des troupes russes ?
                  ils auraient du etre permanent , non ?
                  Pourquoi construire des baraquements, des lits, pour des gens destinés a etre éliminé au plus vite ?

                  Il y a plein de trucs qui ne collent pas.

                  Qu’on élimine les "esclaves" improductifs dans des camps de travail ou ces esclaves sont considérés comme des bouches inutiles, j’arrive a comprendre. Mais qu’on organise un camps avec des lits pour des gens destinés a l’abattoir,dès le départ, la ça bloque.




                • Hieronymus Hieronymus 10 février 2009 19:12

                  d’acord avec Acta et Pie13
                  il ne faut pas tout melanger, Shoah, chambre a gaz, revisionnisme, negationisme
                  la Shoah est indubitable, presque tout le Yiddishland allant de Tallinn en Estonie a Odessa en Ukraine a disparu durant la 2eme guerre mondiale, en gros 3 millions de juifs civils ont ete elimines pendant l’operation Barbarossa de 1941 a 1943 mais ceux-ci ont ete tues sur place !

                  les Juifs de ces contrees ont presque tous ete tues par balle a la peripherie des villes et des villages ou ils residaient puis jetes sur place ds des fosses communes ..


                • Pie 3,14 10 février 2009 19:18

                  Vous confondez camp d’extermination et camp de concentration .

                  Les premiers camps de concentration sont construits dès 1933 en Allemagne (Dachau). Ils sont multipliés par la guerre et servent de camp de travail forcé avec des conditions de vie atroces et une mortalité énorme ( ne pas les confondre avec les camps de prisonniers).
                  Les camps d’extermination sont installés en 1942 en Pologne, hors d’Allemagne et proches des populations juives d’Europe centrale.
                  En décembre 41, au camp de Chelmno on utilise dans un premier temps le camion à gaz, puis les chambres se généralisent à Auschwitz, Belzec, Sobibor,Treblinka, Majdanek-Lublin.
                  La confusion vient du fait que certains camps d’extermination sont aussi des camps de concentration comme celui d’Auschwitz. On y trouve donc des baraques et des infrastructures pénitentières.Ce fut aussi une "chance" pour les historiens car il existe des témoignages de prisonniers qui ont vu et même parfois participé à la logistique d’extermination.


                • perditadeblanc perditadeblanc 10 février 2009 16:41

                   Est ce que nier les chambres à gaz fait partie des dogmes de l’église ???Si c’est le cas alors le Saint siége doit sortir une bulle papale le plus vite possible,et nous affirmer que, qui nie la chambres à gaz,(enclos hermetiquement fermé ayant servi à faire mourrir en masse des judaîsés par expansion de gaz zyclonB) sera excomunier et quittera sur le champs le troupeau des ouailles du christ".
                  Oui Mais, précisément En quoi les dogmes de l’église, ses fondements ses préceptes et son sacerdoce sont concernés ou désavoués par un évenement certes douloureux de la seconde guerre mondiale ??? wiliamsonn nie un fait non encore avéré historiquement,car jusqu’à ce jour,aucune thése n’est encore parvenu à prouver une seule fois l’éxistence des chambres à gaz homicides.toutes les recherches n’ont aboutit qu’à un échec discret jamais raporté par aucun média occidental.Par contre l’effet d’annonce que PARIS-MATCH ou FRANCE-SOIR reporte sur untel,style Lanzmann ou Wiesel qui "ressortait les horreurs commises par les nazis dans les camps de la mort"sont innombrables,il semble que c’est une preuve suffisante.Mais une question essentielle demeure ,est ce que que le christianisme est encore une religion ??ou une caisse de raisonnance de l’opinion médiatique ??Auquel cas le Pape ferait mieux de se faire engager comme bonnimenteur météo sur France 2 et pourra s’en donner à coeur joie dans ses fetwas.


                  • Pie 3,14 10 février 2009 17:31

                    Perditiondeblanc vous dites n’importe quoi.

                    L’existence et l’utilisation des chambres à gaz est un fait historiquement avéré.Malgré des tentatives de destruction à l’approche des alliés plusieurs furent conservées, on dispose de centaines de témoignages de kapos, de responsables des camps, de voisins polonais qui décrivent avec précision ce que l’on y faisait. Les archives administratives prouvent la construction et l’entretien de ces équipements ainsi que l’approvisionnement en Zyclon B. Enfin, la prose euphémique utilisée par la haute administration nazie pour évoquer la "solution finale" dans les lettres , rapports et missives est connue et analysée depuis longtemps.
                    Car la destruction programmée des juifs d’Europe s’est faite dans un relatif secret qui visait moins les alliés ( au courant depuis au moins 1942) que la population allemande.
                    La dictature d’Hitler s’appuyait sur un soutien populaire ,pour durer il lui fallait assurer une vie confortable et éviter les motifs de discorde.
                    Ainsi, jusqu’en 1943, une partie du pillage de l’Europe occupée servit à alimenter le niveau de vie des allemands au détriment de l’effort de guerre. L’antisémitisme fort présent ne signifiait pas que les allemands approuveraient le massacre de tous les juifs.
                    Les Eglises catholiques et protestantes encore très influentes s’y opposeraient , l’armée rechignerait aux massacres de masse de civils.
                    C’est pourquoi la shoah fut menée par des nazis fidèles et relativement discrètement.
                    Les allemands n’ont appris l’élimination des déficients mentaux de leurs propres hôpitaux ,sur lesquels on a pour la première fois expérimenté le ZyclonB et l’existence des camps d’extermination qu’après la guerre.


                  • perditadeblanc perditadeblanc 11 février 2009 18:17

                     je regrette aucun témoignage n’a tenu....tous on étaient confondus,mieux certains on même perdus des procés.cette affaire de chambres à gaz est le plus gros canular AVÉRÉ de la 2éme moitié du 20éme siécle...par contre le génocide palestinien c’est pas des bobards.


                  • Pie 3,14 11 février 2009 22:10

                    Vous affirmez sans rien prouver ce qui est à la portée du premier venu.

                    De quels procès parlez-vous ?
                    Quels sont les témoignages invalidés que vous prétendez connaître ?
                    Enfin puisque vous dites le contraire de l’ensemble de l’historiographie parue à ce jour, citez vos sources.

                    Faute de réponse solide vous demeurerez l’internaute qui affirme n’importe quoi affublé d’un pseudo à la con et d’une coiffure ridicule.


                  • Internaute Internaute 10 février 2009 17:33

                    Les vrais historiens sont ceux qui écrivent l’histoire dans le sens qui plaît à ceux qui tiennent le fouet. Les autres sont des mauvais, des nazis, des anti-sémites et on a fait voter des lois pour les faire taire. Ensuite on va donner des leçons de liberté d’expression aux chinois.

                    Les gens ne sont pas idiots et voient bien comment se comportent les défenseurs de la mythologie juive.

                    Vous pouvez écrire les livres que vous voulez et interdire la publication de ceux qui ne vont pas dans votre sens. Leur nombre ne changera rien à la vérité. Quant à dire que les historiens révisionnistes sont d’extrême droite comme ose le faire un commentaire, cela tient de la diffamation pure et simple et montre bien la faiblesse des arguments.


                    • Pie 3,14 10 février 2009 18:17

                      La réaction d’Internaute est révélatrice de l’inutilité des lois mémorielles et de leur effet pervers.

                      En interdisant aux négationnistes d’exprimer publiquement leurs élucubrations on leur permet de se draper dans la posture du martyre de la liberté d’expression, notion dont ils font d’ordinaire peu cas mais qui met forcément le démocrate dans l’embarras.

                      Le fait que la Shoah soit parfois instrumentalisée à des fins politiques, en particulier en Israël n’invalide pas la réalité du fait historique.

                      Ajoutons que le négationnisme est étroitement lié à l’extrème-droite depuis les années 60. Le FN et différents groupuscules ont été les principaux soutiens de Faurisson et on trouvait en bonne place ses publications dans les fêtes "bleu, blanc, rouge" jusqu’en 1990.
                      Sa récente apparition chez Dieudonné aux côtés de Le Pen confirme un compagnonnage déjà ancien.

                      "Les gens ne sont pas idiots" dites-vous, vous êtes à l’évidence mal placé pour en juger.


                    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 28 février 2009 11:27

                      @ Pie

                      "le négationnisme est étroitement lié à l’extrème-droite depuis les années 60"

                      Le révisionnisme est apparu d’abord sous la plume d’Orwell et des Temps Modernes (Jean Pouillon) , sous la forme dubitative. Vinrent ensuite Maurice Bardèche, extrême droite, et Paul Rassinier, gauche. Puis Céline, Robert Faurisson et Pierre Guillaume qui lui appartient à l’ultra gauche.

                      Faire comme le fait Valérie Igounet une critique poltique du révisionnisme n’est pas pertinent. Le révisionnisme appelle, comme le souhaitait François Furet, une réponse historique.

                      Hier, le Vatican demandait à Williamson une rétractation, comme aux beaux jours de l’Inquisition. Où sont passés les historiens professionnels compétents pour la période concernée ? On aimerait les entendre exposer les arguments qui inclinent à admettre les gazages homicides de milions de juifs.


                    • plume plume 10 février 2009 17:54

                      il me parait très curieux que le pape n’est pas réfléchie ou anticipé toute les conséquence de ses actes
                      il doit avoir communique avec Williamson et savoir très exactement ce qu’il pense et ce qu’il compte faire ou dire

                      alors pourquoi ce geste ?
                      que cherche a faire Benoit ?
                      l’Église serrait elle quelque chose ou voudrai t elle provoqué un choque ?

                      car si Williamson disait vrais les conséquence serrai catastrophique pour tous .
                      les gens se trouveraient dans une situation hallucinante : qui croire ? l’état , les livres, l’histoire , l’Église ... qui
                      tous pourrai être remis en cause , tous serrai déstabilisé

                      alors pourquoi aucun historiens ne prouvent par A + B que
                      Williamson se trompe
                      car plus le temps passe et plus les doutes naissent


                      • Golden Ratio Golden Ratio 10 février 2009 18:27
                         1/ quelques passages de plus de l’interview :
                         
                         
                        “Je demande à tous de croire que je n’ai pas dit délibérément quelque chose de faux. Sur la base de mes recherches, dans les années 1980, j’étais convaincu de l’exactitude de mes propos. Maintenant, je dois tout réexaminer et étudier les preuves“
                         
                        “Comme je vois qu’il y a de nombreuses personnes intelligentes et honnêtes qui pensent différemment, je dois examiner de nouveau les preuves historiques“
                         
                        “Il s’agit de preuves historiques, pas d’émotions. Et si je trouve des preuves alors je rectifierai (les propos tenus). Mais cela va prendre du temps…”
                         
                        “Toute ma vie, j’ai toujours cherché la vérité.“
                         
                         
                        2/ une réflexion intéressante glanée sur le net :
                         
                         
                        "Mais quel jeu joue Mgr Williamson ? Il fait partie de la Frat et travaille à lui nuire. Pourquoi ? Parce qu’il sait que Mgr Fellay, le supérieur général, n’aspire qu’à trahir le combat de Mgr Lefebvre. Donc, plutôt que de cautionner le ralliement à la contre-église (conciliaire et shoatique), il fait une déclaration "scandaleuse" pour contraindre Fellay à ramper devant le pape qui peut maintenant imposer toutes ses conditions à la Fraternité Saint-Pie X. Si ces conditions (le reniement de plus de quarante années de combat) ne sont pas remplies, la FSSPX sera accusée d’antisémitisme et de négationnisme. Donc, Fellay est pris au piège et n’est plus en position de force pour négocier.
                         
                        Sauf, bien sûr, que Fellay sait tout cela, qu’il a vu venir le piège, et que - loin de chercher à l’éviter - il s’y est précipité volontairement pour assurer la rente confortable de ses vieux jours, parce que le combat de la Tradition ne l’a jamais intéressé, seulement ses avantages personnels et ceux d’une fraternité qu’il dirige comme un chef d’entreprise prompt à licencier ses employés trop zélés et trop bien intentionnés. 
                         
                        Donc, la survie sous perfusion de la Frat n’ayant d’autre intérêt que d’entretenir l’illusion d’une opposition à l’Eglise apostate (un peu comme le FN mariniste par rapport à l’UMPS), Richard Williamson a préféré jouer la carte révisionniste, pour précipiter les conditions de la crise et l’éclatement de la FSSPX (Fraternité sacerdotale Saint-Pie X). On ne peut que s’en réjouir. Les faux opposants à Vatican II (le félon fêlé en tête) iront dorénavant pèleriner à Auschwitz, substituant un Golgotha de carton-pâte au Mystère de la Passion. Les catholiques authentiques, toujours moins nombreux, rejoindront une Eglise dissidente. 
                         
                        Mais il y a un danger, c’est celui du sédévacantisme. En effet, l’évêque qui prendra la tête du groupe des non-ralliés sera considéré comme un monstre repoussant (="négationniste") même si il ne s’agit pas de Williamson, et ce ne sera pas lui, mais quelqu’un d’autre. Williamson s’est donc volontairement sacrifié pour sauver ce qui pouvait encore être sauvé de la FSSPX, c’est-à-dire ce qui reste (pas grand chose, vraiment) de l’Eglise catholique résistante au monde moderne et à l’esprit du judaïsme. Si l’Eglise des catacombes rompt complètement avec Rome, est-elle toujours l’Eglise ?
                         
                        Le conspirationnisme des traditionalistes moyens est le même, à peu de choses près, que celui du XIXe siècle. Il n’est certes pas convaincant, mais il faut faire avec, au moins provisoirement. Depuis le début de l’affaire Williamson, de nombreux catholiques qui ignoraient les révisionnistes s’intéressent maintenant à leurs thèses et les prennent très au sérieux, parce que la parole d’un de leurs évêque compte plus que celle du pape. C’est ainsi ...
                         
                        Mais le ralliement était prévu de longue date, depuis 2005 en fait (date de la rencontre "au sommet" entre Fellay et Ratzinger). Crois-tu vraiment que Mgr Williamson aurait tenu à la légère des propos aussi graves de conséquences en novembre en ignorant ce qu’il faisait ? Je crois que Mgr Williamson se fait objectivement le complice du Vatican pour des raisons complètement opposées à celles du pape. Le pape veut réintégrer la Frat en la neutralisant. Pour cela, il a besoin du "scandaleux" évêque qui lui permet de soumettre Fellay et liquider la Tradition (en gardant seulement la messe en latin pour le folklore). Mgr Williamson veut liquider la FSSPX pour sauver la Tradition parce qu’il connait depuis longtemps la duplicité du supérieur général. Pour cela, il ne voit pas d’un mauvais oeil les purges de Ratzinger et Fellay, qui ne vont pas manquer de se produire en même temps que l’éclatement probable de la Frat. C’est la seule explication possible. Pourquoi un évêque sincère prendrait-il autant de risques personnels si ce n’était pour une raison très grave ? 
                         
                         
                        L’abbé d’origine juive qui tenait des propos modérés a été viré, et pas Mgr Williamson ? Pourquoi d’après toi ? Parce que l’évêque "négationniste" est encore utile au pape pour faire pression sur la FSSPX."

                         


                        • Pie 3,14 10 février 2009 18:38

                          Le Vatican n’a jamais remis en question la Shoah et le pape a beau être un théologien très conservateur il est certain que tel n’est pas son objectif.

                          Son projet vise à réintégrer dans l’Eglise la frange la plus à droite, celle qui n’a jamais accepté Vatican II.
                          Il s’est probablement fait piégé par Williamson qui doit se fiche comme d’une guigne d’être à nouveau excommunié et doit être trop heureux d’avoir placé le Vatican dans une situation impossible.


                          Va-t-il faire amende honorable ou provoquer le clash ?Le ridicule petit feuilleton n’est pas encore terminé.

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