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Accueil du site > Actualités > Religions > Laïcité de 1905 dépassée : Vers une nouvelle Laïcité ?

Laïcité de 1905 dépassée : Vers une nouvelle Laïcité ?

Un an après les attentats de Charlie Hebdo, la question de la Laïcité se pose toujours dans le débat public. La loi de 1905 sur la Laïcité est toujours appliquée aujourd’hui malgré les évolutions profondes de la société française. L’expansion de l’Islam, désormais deuxième religion de France, incite certains observateurs à dépoussiérer la loi sur la Laïcité de 1905, pour la faire évoluer.

Liberté, Egalité, Fraternité telles sont les valeurs fondamentales de la République Française. Ces trois mots de la devise nationale sont parfois accompagnés d’un autre principe fondamental de la République, la laïcité. La laïcité a été mise en place difficilement, suite à une longue opposition intellectuelle, en 1905, avec la loi sur la laïcité. Toujours d’actualité aujourd’hui, elle consiste à travers ses différents articles, à séparer l’Eglise et l’Etat (sécularisation de l’Etat) de manière à rendre l’Etat neutre (qui ne doit subventionner aucune religion), d’assurer la liberté de croire ou de ne pas croire, et la liberté de conscience. Cette loi qui est surtout une réforme de l’Etat de l’époque avait l’objectif plus implicite, de faire reculer le religieux dans l’esprit de la société, faire reculer l’institution religieuse, pour faire avancer l’institution républicaine. Il s’agissait en fait d’unir tous les français quelle que soit leur religion initiale derrière les valeurs républicaines et françaises. Il s’agissait de remplacer d’un point de vue moral, l’Eglise par la République. Si la pilule a eu beaucoup de mal à passer, avec beaucoup de résistances (à l’époque, la population était très majoritairement catholique), force est de constater que cela a plutôt bien marché puisque la religion a reculé et a été rendu plus discrète, plus privée, ce qui a unifié la société derrière la République jusque dans les années 80.

La Loi de 1905 a eu quelques petits ajustements et élargissements comme en 2004 avec l’interdiction du voile à l’école ou comme en 2010 avec l’interdiction de la burqa dans l’espace public.

 

L’Islam et la remise en cause de la laïcité

Avec l’immigration des magrébins (notamment dans les années 80), l’islam apparaît comme troisième (puis deuxième) grande religion en France. Auparavant, le christianisme était la première religion de France (divisé entre catholiques et protestants notamment), la religion juive était bien plus minoritaire mais était également présente. Ces deux religions se sont parfaitement adaptées au principe de laïcité. Ce sont des religions relativement discrètes, et il est difficile de reconnaître l’appartenance religieuse au premier regard. Il y a peu de signes ostentatoires (appartenance religieuse) propre à ces religions. La Kippa en est un pour la religion juive, mais une grande partie de la communauté juive a pris l’habitude respectueuse de ne pas la porter dans les lieux publics et de la réserver aux moments de prières dans leurs lieux de culte. Il faut savoir, que le port de la Kippa n’est pas une obligation religieuse inscrite dans la Torah, mais plus une tradition, qui a traversé les époques (le fait de se couvrir la tête en marque de respect pour la divinité), et également, une marque d’appartenance communautaire.

L’islam est beaucoup moins discret. Il prend plus de place dans la vie d’un musulman, que ce soit pour les valeurs, pour l’habillement, ou encore le langage. Cela vient du fait notamment que les musulmans viennent de pays où l’Islam est omniprésent car religion d’Etat. Se pose notamment et surtout la question du port du voile islamique (mais également des vêtements de prière arborés en public). Au départ, peu d’immigrantes portent le voile, mais ce phénomène grandit et atteint son apogée au début des années 2000 au point de devoir réformer la laïcité pour l’exclure notamment de l’école.

Ce fameux voile, qui n’est pourtant pas présent dans le Coran (il est issu d’une tradition intégriste wahhabite), est un instrument d’appartenance religieuse et de repli communautaire pour les femmes françaises musulmanes. Il pose surtout problème d’un point de vue moral.

En effet ce voile est également, un instrument de soumission de la femme par rapport à l’homme et de non-égalité homme/femme. Un problème majeur souvent nié, mais allant à l’encontre du principe des droits de l’homme et même de l’Egalité et la Fraternité, pourtant devises de la France.

Alors certes, il s’agit d’une liberté, et les femmes musulmanes revendiquent souvent leur « choix » de porter le voile. Or il s’agit d’un « choix » contraint par l’environnement social communautariste. En quelques sortes, il s’agit de la liberté de ne pas être libre. Est-ce vraiment une liberté ?

Au fil des années, nous avons assisté en France à un repli religieux (notamment en ce qui concerne l’Islam), et un retour sur le devant de la scène de la question religieuse. Cette question religieuse a toujours été gênante est l’est d’autant plus aujourd’hui, car la religion est devenu le principal sujet tabou en France. C’est un sujet épineux car il est difficile de critiquer la religion sans être confondu avec un raciste (amalgame), mais également car la critique de la religion, peut blesser certaines personnes croyantes. C’est le sujet tabou principal, pourtant, à l’inverse d’autres tabous (par exemple le « sexe »), il est omniprésent dans la société (dans la rue, dans l’espace public). On ne peut pas en parler mais on est contraint de le voir partout en quelques sortes.

 

Vers une réforme de la laïcité : la nouvelle Laïcité

Avec l’arrivée de l’Islam, on peut dire que la laïcité de 1905 est périmée. En effet, celle-ci était destinée aux religions chrétiennes avant tout (les religions juives et musulmanes étaient minoritaires), et il convient de relancer le débat aujourd’hui pour adapter (et donc durcir) la laïcité aux nouvelles religions présentes en France. Dans ce sens, le rapport Baroin de 2003 (de François Baroin, alors vice-président de l’assemblée nationale) a fait apparaître un nouveau terme, la nouvelle laïcité. Ce rapport est en faveur d’une évolution et une adaptation de la laïcité à la religion actuelle.

Aujourd’hui la question la religion n’est plus seulement religieuse, mais également et surtout culturelle et identitaire, et a tendance à prendre la place de la France dans l’inculcation des valeurs.

Il est nécessaire d’unifier la société française derrière un ensemble de valeurs communes, il s’agit donc de faire reculer la religion implicitement, alors que celle-ci prend une place publique trop importante. Il faut, dans l’esprit de la laïcité de 1905 que la religion se cantonne à une croyance intime et privée. Il ne faut pas d’une religion culturelle, communautaire, et identitaire qui divise trop à cause de valeurs opposées. Il ne faut pas que religion et culture soient confondues. La religion doit rester une croyance intime, et non pas une culture à part entière. La culture (ensemble de valeurs) qu’il faut avoir c’est la culture française, l’amour de la liberté, les valeurs d’égalité et de fraternité, le respect des droits de l’homme. Il est certain que la morale religieuse va à l’encontre de plusieurs de ces principes. C’est à l’école notamment d’inculquer ces valeurs. Mais la religion, malgré sa limitation à l’école reste un frein.

Pour amorcer ce recul, il faut étendre la laïcité « scolaire » à tout l’espace public. Il s’agit en premier lieu d’interdire tous les signes religieux ostentatoires, que ce soit le voile, la kippa ou tout autre habit de prière réservé au domicile, ou aux lieux de cultes. Ces signes ne sont pas « nécessaires » à la croyance et sont surtout des signes communautaristes qui entretiennent une religiosité trop importante. Les signes ostentatoires religieux doivent être réservées à la sphère intime (c’est-à-dire le domicile, et aux lieux de cultes. Aujourd’hui en France, il y a des personnes qui se sentent plus musulmanes, chrétiennes ou juives que française, alors qu’on doit se sentir en premier lieu français. Il faut recentrer chaque citoyen sur les valeurs républicaines françaises plutôt que de se replier vers une culture religieuse. Il faut que chaque français, malgré sa diversité avec les autres, ait les valeurs fondamentales, communes avec ces concitoyens. Ce qui n’est pas forcément le cas puisque la religion est primaire dans l’esprit de nombreux citoyens alors qu’elle doit être secondaire.

Pour le cas particulier de l’Islam, qui est une religion très communautariste, cela permettra de laïciser cette religion, et de créer un Islam de France, républicain (au lieu de l’Islam en France actuel). Bien entendu un recul du religieux dans l’esprit de nos concitoyens permettra également, un recul de l’intégrisme puisque la religion « basique » est le terreau de l’intégrisme (cumulés à d’autres facteurs bien sûr).

L’objectif de cette nouvelle laïcité est multiple. Bien que la pilule mettra du temps à passer, cela amorcerait un changement profond mais bénéfique de notre société et cela privilégierai l’intégration des descendants d’immigrés, puisqu’à l’heure actuelle, il est certain que la religion dans sa forme omniprésente est un obstacle à l’intégration.

Paradoxalement, cette nouvelle laïcité permettra aux croyants de croire en toute tranquillité, et en toute intimité. Ce qui nous amènera à un recul de la xénophobie et en particulier de l’islamophobie et de l’antisémitisme. Aujourd’hui le racisme dans sa forme originelle (inégalité des « races ») est quasiment banni de notre société, seule persiste une xénophobie portée notamment sur l’aspect religieux et communautaire. Il ne faut pas éradiquer les religions bien entendu. Il faut simplement limiter la religion au religieux, et non plus au culturel, au communautaire, et à l’identitaire.

La société s’en sortira apaisée même si il s’agit d’une réforme structurelle, de la même envergure que celle de 1905, il y aura donc de nombreux freins et réticences.

Pour que cet idéal de société se réalise, il faudrait que les politiques osent un peu plus, mais surtout que tous nos concitoyens religieux fassent l’effort de se laïciser, l’effort de jouer le jeu et de s’ouvrir à la France au lieu de se fermer sur une religion. Un jeu, où tout le monde sera finalement gagnant.


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24 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 16 janvier 11:05

    Il faudrait déjà que la loi de 1905 soit appliquée sur l’ensemble du territoire français. Ce n’est pas les cas en Alsace-Moselle.


    • TS38 Thomas Sigismondi 16 janvier 12:32

      @M de Sourcessure
      Oui en effet je ne l’ai pas précisé. La France avait accepté de ne pas appliquer la laïcité en Alsace-Moselle pour favoriser son retour en France après la 1ère guerre mondiale


      Egalement il est courant que l’Etat (collectivités locales notamment) finance des lieux de cultes ou associations religieuses à travers des subventions cachées...


    • colere48 colere48 16 janvier 14:28


      A lire, interview édifiant de cette grande dame, féministe émérite.

      Elisabeth Badinter : « Je ne pardonne pas à la gauche d’avoir abandonné la laïcité »


    • César Castique César Castique 16 janvier 11:37

      «  l’Islam est omniprésent car religion d’Etat. »


      L’Islam n’est pas omniprésent parce que religion d’Etat. L’Islam est, en réalité, un système religieux, politique, juridique et social, qui ne trouve son plein épanouissement que dans l’Etat musulman. Cela signifie que l’Islam est l’élément central et primordial de l’Etat, non un appendice ou une béquille. 

      Et c’est ce qui rend l’Islam incompatible avec la République à la française, et avec la démocratie.

      Dans ce contexte, la laïcité que proposent les mécréants est une hérésie absolue pour le musulman.puisqu’elle mer sur un même plan le Croyant et le Mécréant, le Vrai et le Faux, le Bien et le Mal, le Juste et l’Inique.

      Ce qui n’apparaît même pas aux yeux de l’Occidental relativiste, est perçu comme une obscénité par le fidèle musulman.

      • JL JL 16 janvier 12:06

        Bonjour Thomas Sigismondi,


        félicitations pour ce texte qui témoigne d’une grande maturité.

        Cependant ; si la première partie n’appelle aucune remarque, en revanche, je trouve qu’ensuite vous vous répétez.

        Je pense qu’il ne faut pas affubler la laïcité d’un quelconque adjectif : tout ce que vous préconisez est déjà contenu dans ce concept.

        Pour un fois que je serai d’accord avec César Castique ci-dessus, et je dirai que le point d’achoppement qu’il souligne est justement ce qui distingue l’islamisme de l’islam : pour le dire autrement, les musulmans sont compatibles avec la laïcité ; pas les islamistes, par définition.

        Un islam de France serait un islam qui aurait fait allégeance à la république ou ne serait pas. Les seuls imams admis sur le territoire devraient être formés dans des écoles reconnues par la République.

        • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 16 janvier 12:30

          @JL

          Il faudrait aussi interdire les prêtres intégrités et les rabbins sionistes... et les autres devraient être aussi formés dans des écoles reconnues par la république.

          Pour les catholiques intégristes qui ne sont pas non plus compatibles avec la laïcité, que préconisez-vous ?

        • TS38 Thomas Sigismondi 16 janvier 12:34

          @JL
          Bonjour, Merci pour ce bon message.


          Pour la seconde partie c’était un peu volontaire, je voulais bien me faire comprendre et non pas être mal compris comme c’est souvent le cas sur ce sujet épineux.


        • JL JL 16 janvier 12:43

          @M de Sourcessure
           

          Désolé, je ne suis pas monsieur jesaistout.

          Mais cela vous le saviez, je crois.

        • César Castique César Castique 16 janvier 12:51

          @JL

          « Pour un fois que je serai d’accord avec César Castique... »


          Je vous rassure, ce n’est pas le cas. Il n’y a qu’un seul Islam, celui des musulmans et celui des Islamistes n’en forment qu’un, qui repose sur le même Coran et sur la même Charia. Toutes les sectes et les déviances s’inscrivent aussi dans ce cadre unique. La suite est affaire d’interprétation.


        • JL JL 16 janvier 13:17

          @César Castique,


          en effet, je suis rassuré : j’ai failli être d’accord à l’insu de mon plein gré avec un islamophobe intégriste.

        • César Castique César Castique 16 janvier 18:20

          @JL

          « ...à l’insu de mon plein gré avec un islamophobe intégriste. »


          Intégriste, je ne sais pas. Ce que je sais en revanche, c’est qu’un système religieux, politique, juridique et social postulant que toute souveraineté émanant de Dieu, est incompatible avec la démocratie.

          On peut prendre le problème par n’importe quel bout, il n’y a aucun moyen de revenir là-dessus. Quand on le sait, on ne peut pas défendre la souveraineté populaire et considérer l’Islam comme autre chose que ce qu’il est, un corps étranger dont la croissance doit être sévèrement encadrée.

        • titi 16 janvier 20:20

          @M de Sourcessure

          « Il faudrait aussi interdire les prêtres intégrités et les rabbins sionistes »

          Vous avez bien précisés : « intégriste » « sionistes ».

          Aujourd’hui, qui, chez les catholiques pratique le carème : les extrémistes.
          Aujourd’hui, qui, chez les catholiques revendique les textes en Latin : les extrémistes.
          Donc pas grand monde...

          Aujourd’hui, qui, chez les musulmans pratique le ramadan : tous.
          Aujourd’hui, qui, chez les catholiques revendique les textes en Arabe : tous.
          Donc 5 millions de gens en France.

          D’un coté quelques hurluberlus, de l’autres une masse de 5 millions de personnes.

          Le problème que vous posé est clairement anecdotique.


        • sarcastelle 16 janvier 12:32
          A l’auteur :
          .
          Si j’ai compris l’article, le caractère trop ostentatoire et ainsi trop peu laïque des pratiques d’une religion d’implantation récente, a ceci d’avantageux qu’il donne un bon motif pour régler son compte au caractère identitaire de la religion ancienne du pays ? 
          .
          Perso je suis une catholique athée : je ne crois pas en Dieu mais j’approuve une bonne part de la morale catholique (plus que de la vision marchande libérale) et me reconnais tout à fait dans la culture qu’elle sous-tend depuis deux millénaires. C’est embêtant, n’est-ce pas, puisque c’est précisément ce qui ne fait pas du tout votre affaire ?
          .
          J’aime votre citation : il ne faut pas éradiquer les religions
          Heu... Il y en a qui ont essayé... smiley
          .
          L’une des causes de l’inéradiquabilité des religions est peut-être l’exigence identitaire ? Ah, zut alors ! 

          • petit gibus 16 janvier 12:47
            @sarcastelle
            « l’inéradiquabilité »
            l’est vraiment pas pouètpouétique ton mot smiley


          • njama njama 16 janvier 12:44

            Bon article
            Vous avez toutefois omis de préciser que la Loi de 1905 avait supprimé le Concordat de1801, ce qui n’est pas un petit détail !!! car la question du financement des cultes même partiel refait toujours surface ...
            Chez certains hommes politiques, oui, la tendance irait dans ce sens, les relations de la politique aux religions sont aussi électoralistes ; elles sont parfois même très affirmées !
            Comment démêler le vrai du faux, nécessité pour les cultes ? en faire des associations d’utilité publique ayant un statut à part ? ou s’agit-il d’un financement pour « acheter » un électorat de croyants ... ?

            Modifier la loi de 1905

            En 2004, Nicolas Sarkozy publie un essai tout entier consacré au fait religieux, La République, les religions, l’espérance (Éd. du Cerf). Le choix d’un tel sujet est en soi rare au sein du monde politique.

            Dans cet ouvrage, il vantait « une laïcité active, et non passive ou honteuse », y compris en modifiant la loi de 1905. « Il est temps de poser la question du financement national des grandes religions », osait-il en soulignant qu’« on trouve naturel que l’État finance un terrain de football, une bibliothèque, un théâtre, une crèche  ; mais à partir du moment où les besoins sont cultuels, l’État ne devrait plus engager un centime  ! ».
            ...


            • njama njama 16 janvier 12:55

              Il s’agit en premier lieu d’interdire tous les signes religieux ostentatoires, que ce soit le voile, la kippa ou tout autre habit de prière

              L’iniquité était d’interdire le voile ..., et pas la kippa, pas la croix, la soutane (à réserver pour les seuls offices), et pas la faucille et le marteau
              Deux poids, deux mesures !
              Cette loi sur le voile devrait être abrogée ... la laïcité ne concerne que l’État, pas les citoyens qui ont droit de manifester leur religion d’après la Constitution.
              On entretient une confusion entre espace public - les Institutions, les élus et fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions - et espace public, la rue, les gares, des lieux publics, théâtres, .. et lieux privés qui ne sont pas concernés par cette Loi


              • Pascal L 16 janvier 13:31

                « La religion doit rester une croyance intime, et non pas une culture à part entière »

                La religion est culture, que vous le vouliez ou pas. Tout notre comportement est conditionné par la religion ou nous croyances. Dans un pays comme la Corée qui possède trois grands groupes religieux sans signes extérieurs (Chrétiens, Bouddhistes et anciennes religions), il est très facile de déterminer la religion de son interlocuteur rien qu’à son comportement.

                « La culture (ensemble de valeurs) qu’il faut avoir c’est la culture française, l’amour de la liberté, les valeurs d’égalité et de fraternité, le respect des droits de l’homme. »
                A part la fraternité, ces valeurs ne fondent pas le bien vivre ensemble et les droits de l’hommes sont devenus au fil des siècles une auberge espagnole dans laquelle chacun peut trouver une excuse pour ne pas se comporter fraternellement. Mais la fraternité n’est plus qu’un mot creux car il est impossible de la retranscrire sous forme de lois, contrairement à l’égalité et à la liberté. Sans la fraternité, la liberté devient « Je fais ce que je veux et j’emm… tout le monde » et l’égalité devient « Je ne veux voir qu’une tête » et nie la différence. Nier la différence, c’est exactement ce que vous faites dans ce texte et ce n’est pas du tout l’esprit de la loi de 1905.

                L’individualisme est devenu la pierre d’angle de la morale contemporaine. Il suffit de contempler nos pseudo-élites autoproclamées pour comprendre qu’elles ne peuvent plus nous apporter grand chose dans le domaine de la morale. Vous devez également comprendre que ce vide sidéral est en train de remplir les églises chrétiennes et probablement aussi les mosquées.

                • pergolese 16 janvier 15:55

                  L’islam n’est pas une religion...

                  C’est une idéologie politique totalitaire. Point.Barre.


                  • Esprit Critique 16 janvier 16:56

                    Nul précepte religieux n’est opposable a personne !

                    Comme ça, c’est assez clair ?

                    La religion n’existe que dans la tête de celui qui croit, le voisin ne doit pas en être gêné !


                    • Crab2 16 janvier 17:40

                      Pourquoi il n’y a pas de jeunes athées, ni de jeunes juifs, ni de jeunes chrétiens terroristes ?

                      http://laicite-moderne.blogspot.fr/2016/01/epicure.html


                      • njama njama 16 janvier 21:40

                        @Crab2

                        c’est cyclique, une fois les uns, une fois les autres ; les anarchistes du XIX°siècle, et communistes (athées), les arméniens aussi (chrétiens majoritairement orthodoxes), ceux de la Haganah et de l’Irgoun (juifs), ceux de l’OAS (chrétiens catholiques), les djihadistes (musulmans)

                        Ce serait une erreur d’associer terrorisme et religion
                        Puis il y a aussi le terrorisme d’État, qui est de loin le plus criminel


                      • ukulele ukulele 17 janvier 00:25

                        Je vote pour votre laïcité nouvelle génération.
                        Sauf pour votre proposition d’islam de France. Ce serait baisser la garde et affaiblir le concept de laïcité. Il n’y a pas de catholicisme, d’orthodoxie, de protestantisme ou de religion juive de France. Pas de favoritisme ni de différentiation.


                        • Le421 Le421 17 janvier 09:26

                          70% de non croyants dans ce pays.
                          30% de croyants de toutes religions.

                          Et d’où vient le bordel en permanence ??

                          Alors ?

                          Ben je reste fermement agnostique. Je deviens même athée. C’est à dire que même, je commence de plus en plus, avec l’exemple dans ma famille, à ressentir de l’hostilité envers les croyants de tout calibre.
                          En clair dans le texte.
                          Ils commencent à me faire « iech’ grave »...


                          • jocelyne 17 janvier 12:36

                            J’ai l’impression que vous ne considérez qu’un aspect de la laïcité, le financement. Mais le point le plus important est que la religion (quelle qu’elle soit) n’interfère pas dans le système législatif, c’est cela le plus important, hors, si l’on considère la composition des différentes commissions sur des sujets délicats, on ne peut que constater que la religion est très représentée... et cela pose questions.

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