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Accueil du site > Actualités > Religions > Laïque, mais pas trop !

Laïque, mais pas trop !

La laïcité ne peut se concevoir comme une hostilité de principe à la religion. Pas davantage comme un dogme républicain érigé, défendu par des fanatiques du concept. Elle doit être une affirmation d’une liberté de conscience, une affirmation d’égalité des options spirituelles et religieuses, une affirmation de neutralité du pouvoir politique. A en croire certains, l’ennemi de la laïcité a aujourd’hui un nom : Machelon  !

Jean-Pierre Machelon est professeur de droit et surtout président de la commission à laquelle il a donné son nom. Cette commission propose le financement des lieux de culte par les communes. Mais comment ne pas voir que les ennemis de la laïcité sont ailleurs que dans ce bouc émissaire tout désigné ?

1 - Les ennemis de la laïcité :

-Le premier ennemi du principe de laïcité est sa définition insuffisante

Le concept de laïcité a profondément et durablement marqué la culture française. Pourtant, ses contours sont imprécis.
L’article 2 de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat dit ceci : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. » Et aussi : « La République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte. »
Le principe de laïcité est ensuite passé dans la constitution de 1946, puis dans celle de 1958, qui dit dans son article 2 que la France est laïque et qu’elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion, qu’elle respecte toutes les croyances.
Il existe néanmoins aujourd’hui des conceptions divergentes du principe de laïcité, qui font que la jurisprudence parfois hésite. La commission Machelon, profitant de cette faiblesse, s’arroge le droit de contester la portée constitutionnelle du principe.

-Le deuxième ennemi de la laïcité est son incomplétude 

La séparation de l’Eglise et de l’Etat ne s’applique pas à la région Alsace-Moselle qui était, à l’époque de la loi de 1905, encore en territoire allemand. Aucune loi n’étant venue par la suite mettre les choses en conformité, la situation aujourd’hui est dite concordataire (le chef de l’Etat désigne l’évêque, comme du temps de l’empereur Napoléon 1er après le Concordat de 1801). Cela en violation flagrante du principe constitutionnel de laïcité !

-Le troisième ennemi de la laïcité est le ministre actuellement chargé des cultes

Nicolas Sarkozy s’affirmait, le 19 septembre 2005, "le ministre de l’Intérieur qui s’est le plus senti ministre des cultes " au risque de confondre sa mission publique de ministre chargé des cultes avec la fonction de « ministre du culte », qui est une fonction du clergé. En novembre 2004, il avait ouvert une polémique en suggérant de « faire évoluer » la loi de 1905 dans son livre La République, les religions, l’espérance (Editions Le Cerf). Jacques Chirac l’avait tancé, se refusant à modifier un texte qui a « si profondément contribué à la paix civile dans notre pays ». Dominique de Villepin avait souligné le risque d’« ouvrir la boîte de Pandore ». Qu’à cela ne tienne, notre ministre des cultes persévère et, comme toujours pour aborder une question délicate, choisit l’attaque frontale, réveillant les anciennes querelles, avivant les passions, dressant sur sa route de nouveaux opposants. On est loin de l’idéal de paix civile évoquée par le chef de l’Etat.

2 -Retrouver la voie d’une « laïcité apaisée »

L’exemple historique de la loi de 1905 ne peut être reproduit : il s’agissait alors de prononcer un divorce entre l’Eglise catholique et l’Etat. Aujourd’hui, l’Etat étant indépendant de toute religion, c’est au contraire un rapprochement qui est suggéré, avec l’islam en particulier.

La laïcité que l’on a qualifiée d’apaisée ne se fit pas en un jour. Elle a été le résultat d’un long processus parsemé de violents débats idéologiques entre l’Etat et l’Eglise catholique, pour n’aboutir au compromis qu’en 1921. Et l’on voudrait aujourd’hui relever le nouvel enjeu dans un délai très court !

L’approche méthodologique n’est pas la bonne : c’est une commission composée de seize membres, tous dévoués à la cause religieuse, qui a été chargée de redéfinir le principe de laïcité. Et cette commission, si peu représentative, se permet de contester la portée constitutionnelle de l’article 2 de la loi de 1905.

Après l’échec relatif de la commission Bernard Stasi (le voile islamique a monopolisé les débats dans le champ médiatique), fallait-il charger encore une commission de ce dossier explosif à seulement deux ans d’intervalle ? La première commission, mandatée par le chef de l’Etat au nom du principe national de laïcité, se composait de membres de divers horizons et elle était présidée par un médiateur. La seconde était désignée par Sarkozy au nom de ses propres idées et n’avait pas la même objectivité.

C’est tout le processus qui est à reprendre sur la base, cette fois, de débats ouverts, et autrement que par la méthode violente de la «  rupture » historique et de l’attaque frontale des états d’esprit. Ce n’est que par cette autre voie que l’on pourra utilement faire progresser par ajustements successifs et discutés l’idée de Laïcité, que l’on pourra la rénover tout en préservant la paix civile, en la consolidant même. L’Etat, bien que garant de la neutralité, ne peut ignorer le fait religieux comme fait social facteur de cohésion et d’harmonie. Encore faut-il que ce fait social soit pris en compte correctement.


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513 réactions à cet article    


  • Antoine Diederick (---.---.252.58) 28 septembre 2006 10:40

    Très intéressant article qui soulève encore des contradictions et des paradoxes. Quel est la place de la religion ds la société, comment concilier le pluralisme à travers la laïcité, comment ne léser personne tout n’avantageant aucun ?

    A titre personnel je m’interroge.

    Concordat et laïcité.

    Appliqué à l’apparition de nouvelles pratiques religieuses en Europe l’Etat (ou toute autre forme de pouvoir) doit-il financer les lieux de cultes ?

    Le culture musulmane est-elle une menace pour le culture européenne traditionnelle ?

    L’ancrage historique de la chrétienté en Europe est il compatible avec d’autres cultures ?

    Enfin, si la laïcité à trouvé un modus vivendi avec la religion en Europe, d’autres religions peuvent-elle faire de mme (sortir de la théocratie) ?


    • Senatus populusque (Courouve) Courouve 28 septembre 2006 10:54

      La laïcité, c’est : liberté de conscience + liberté des cultes + séparation des Eglises et de l’Etat.

      La neutralité de l’Etat se manifeste notamment par le fait qu’il ne porte aucune appréciation (positive ou négative) sur les croyances religieuses, pas même celle de facteur de cohésion et d’harmonie (ce qui est par ailleurs discutable ...)

      L’Etat laïc n’est ni hostile ni respectueux face aux croyances religieuses ou à l’incroyance. Il a seulement pour tâche de maintenir le pluralisme. Or la composition de la commission Machelon était tout, sauf pluraliste.


      • Antoine Diederick (---.---.252.58) 28 septembre 2006 11:10

        Bonjour,

        Ce serait en fait une « neutralité bienveillante » ?


      • Senatus populusque (Courouve) Courouve 28 septembre 2006 13:20

        Ni bienveillante ni malveillante. Neutralité, tout court.


      • cloclo (---.---.63.161) 28 septembre 2006 14:15

        @ Courouve

        tout à fait d’accord.

        il y un seul cas ou la réligion est facteur de cohésion, lorsqu’il n’y a qu’une seule croyance. Chose impossible dans la réalité, sauf peut etre dans une théocratie totalitaire.


      • La Taverne des Poètes 28 septembre 2006 14:40

        L’Etat a certes une obligation de neutralité mais celle-ci doit être active quand il s’agit de garantir l’ordre public et, en ce cas il doit s’efforcer de faire cohabiter le plus harmonieusment possible les différents cultes dans la sphère publique pour que la société soit en bonne cohésion. Cette action volontaire de l’Etat ne signifie pas qu’il favorise tel ou tel culte. Le principe de laïcité et de tolérance à la française (selon moi) serait d’ailleurs de ne pas faire d’interventionnisme dans la concurrence que se livrent les cultes. Seule limite : quand l’ordre public risquerait d’être menacé. C’est peut-être le cas aujourd’hui et une certaine main tendue à l’Islam serait nécessaire, mais toujours dans l’esprit laïque républicain. A mon sens, cette main tendue ne doit pas aller jusqu’à élargir le financement des mosquées par les contribuables locaux (qui paient déjà parfois).


      • Marsupilami (---.---.92.116) 28 septembre 2006 14:54

        Ça veut dire quoi, une « certaine main tendue à l’Islam », cette expression floue et mollahsonne ? Donner aux islamistes le droit de prenre la main, puis le bras, puis le reste ? Pas de main tendue. Un strict contrôle des mosquées et des activités islamiques, et une répression impitoyable en cas de dérive islamiste, c’est tout.


      • La Taverne des Poètes 28 septembre 2006 15:05

        A Courouve :

        La notion de laïcité me semble devoir reposer aussi sur l’esprit critique hérité des Lumières. Cela dit, cet esprit critique, est parfois trop employé par les hommes qui recherchent ce qui les divisent. Cette attitude les éloigne de la fraternité, valeur active de notre république laïque qui se fait avec ou sans le secours de la religion mais en tout cas dans la tolérance réciproque.

        Le bon usage de la critique et de la fraternité pourraient déjà être considérées comme des valeurs inhérentes à la laïcité française.


      • Patrick Adam Patrick Adam 28 septembre 2006 11:37

        @ l’auteur

        Rien de pire que l’idée de reprendre « tout le processus sur la base, cette fois, de débats ouverts, et autrement que par la méthode violente de la « rupture » historique et de l’attaque frontale des états d’esprit. »

        C’est ouvrir une boite de pandore d’où s’échapperont les pires monstres qui n’attendent que ça pour déchirer la République telle que nous l’avons façonnée en deux cents ans d’histoire.

        Fasse le ciel républicain que nos hommes politiques restent sourds à de telles litanies.

        Patrick Adam


        • Marsupilami (---.---.52.238) 28 septembre 2006 11:58

          Tout à fait d’accord avec Patrick Adam.

          L’article est intéressant, mais la conclusion consternante, en particulier cette phrase : « L’Etat, bien que garant de la neutralité, ne peut ignorer le fait religieux comme fait social facteur de cohésion et d’harmonie ». Si le très communautariste Sarkozy veut toiletter (le mot est faible) la loi sur la laïcité, c’est avant tout à cause de l’Islam, dont il est démontré, en France et ailleurs, et particulièrement en ce moment, que c’est tout sauf un « facteur de cohésion et d’harmonie », sinon dans sa version soufie très minoritaire et qui n’a rien à voir avec l’UOIF et le CFCM, organisations chères à Sarkozy et totalement noyautées pas les intégristes islamistes.

          Si l’on doit amender la loi de 1905, c’est en sens exactement inverse de ce que propose le rapport Machelon : prendre en compte le fait que l’islam est désormais la deuxième religion de France (ce qui n’était évidemment pas possible en 1905), et mettre en place une structure républicaine qui contrôle étroitement ses activités et son financement. Et qui interdise formellement que l’Etat républicain finance des mosquées. En tant que citoyen, je refuse qu’une partie de mes impôts finance l’islamisation du pays où je vis.


        • ZEN zen 28 septembre 2006 12:08

          @P.Adam

          Tiens toi bien Patrick ! ...Je suis totalement d’accord avec toi. Comme quoi.... Sortons pour aujourd’hui du moins le calumet... smiley


        • space_cowboy (---.---.99.60) 28 septembre 2006 12:59

          J’ai bien relu le post de Patrick une dizaine de fois en en croyant pas mes yeux !!!

          Je dois l’admettre avec joie : je suis tout à fait d’accord avec toi sur ce commentaire, et sur celui là seulement... j’attends de lire les autres smiley


        • Danisnoop (---.---.121.183) 28 septembre 2006 13:48

          +1

          Bien que pas complètement d’accord avec l’auteur je n’en ai pas moins trouvé l’article très intéressant.

          Les tout à fait pertinentes mises au point de P Adam et du Marsu achèvent d’en faire une petite bouffée d’oxygène fort bien venue.

          Merci à tous smiley

          Snoop


        • (---.---.23.177) 28 septembre 2006 14:45

          @Patrick Adam

          Rien de pire que l’idée de reprendre « tout le processus sur la base, cette fois, de débats ouverts, et autrement que par la méthode violente de la « rupture » historique et de l’attaque frontale des états d’esprit. »

          Soit fermons les yeux et tout va bien. Seulement pendant ce temps dans les cites de banlieue, des religieux embrigadent des jeunes pour qu’ils partent faire les kamikazes en Irak.

          Le fait que l’etat change ses rapports avec la religion et qu’il s’implique un peu plus sans toutefois y perdre sa neutralite, par exemple, qu’il remunere les ministres des cultes, lui donnerait un droit de regard, et eviterait ainsi une derive incontrolable bien plus dangereuse a mon avis.


        • Zermikus (---.---.198.121) 29 septembre 2006 09:30

          « L’Etat, bien que garant de la neutralité, ne peut ignorer le fait religieux comme fait social facteur de cohésion et d’harmonie »

          Là, j’aurais explosé de rire, si le sujet n’était pas aussi grave... Quant à la neutralité de l’état, si vous l’apercevez, vous me faites signe, histoire que je voie à quoi ça ressemble....

          Le « religieux » comme « facteur de cohésion et d’harmonie », franchement, il fallait oser !

          Il est clair que les religions ont probablement tué plus de monde sur la terre que toutes les famines et les épidémies réunies !..

          Enfin et après tout, les morts sont sûrement d’accord....


        • Antoine Diederick (---.---.252.58) 28 septembre 2006 11:43

          En fait ce sujet m’intéresse car la situation est fort différente en Belgique.

          La Belgique n’est pas un Etat concordataire.

          L’Etat finance en partie les cultes.

          Historiquement suite à la loi de 1905 en France assez bien de congrégations sont venues s’installer en Belgique pour fuir.

          La Belgique a un passé catholique très présent (Il y a autant d’estaminets que d’Eglises ou chapelles, c’est une boutade...pour dire).

          Maintenant, l’apparition de populations allochtones risque de changer la donne et d’autre part d’autres groupements philosophiques ou religieux pourraient demander le mme traitement que celui accordé au culte catholique.

          Questions :

          Le budget de l’Etat fédéral pourra-t-il faire face à ces demandes, sur quelle base et critères ?

          L’argent des impôts peut-il servir à financer tous les cultes (les boudhistes veulent aussi une aide et une reconnaissance) et qu’en est - il des pratiques ’spirituelles’ considérées comme sectaires (Scientologues et autres....).

          S’il fallait être juste, qu’elle serait l’attitude à adopter ?

          Qu’est ce qui est religieux au sens noble du terme et qu’est ce qui ne l’est pas ?

          Qui est fondé pour répondre à la question précédente ?

          Pour ma part, si j’étais en charge de la question, il me semble que je déciderais d’une STRICTE séparation entre la gestion pluraliste de L’Etat et du fait religieux par esprit d’équité.

          Autre question (questionnement déjà soulevé ds d’autres fils de discussion) : Doit-on modifier des situations existantes satisfaisantes et qui ont montré leur pertinence pour faire face au changement et quel est l’impact socio-politique de ces éventuels changements ?


          • Mahomet (---.---.68.217) 28 septembre 2006 11:50

            En Belgique il y a quatre cultes reconnus et subventionnés par l’Etat : catholique, protestant, juif, musulman....A l’école l’élève peut choisir entre un cours de : morale non confessionnelle, religion catholique, religion protestante, religion musulmanne, religion juive. Les profs sont nommés et pays par l’Etat...


          • faxtronic (---.---.127.45) 28 septembre 2006 11:52

            Bonjour antoine

            Moi je considere la laicite selon la loi de 1905 comme etant la stricte separation entre la religion et l’etat. En terme theologique, la stricte et absolue separation entre le spirituel et le temporel. La religion ne doit pas s’immiscer dans les affaires de l’etat, ni meme dans les debats de l’etat, ni meme dans les preoccupations de l’etat. Et que l’etat doit aveugle a la religion. Separation. je suis athee, je ne desire pas entendre parler, et encore moins financer, et encore moins reconnaitre officiellement un religion.

            je prefere un france sous les bombes qu’une france qui renonce a cette laicite.

            Pour moi laicite, c’est enormement plus que liberte de conscience.


          • Antoine Diederick (---.---.252.58) 28 septembre 2006 11:54

            Bonjour Faxtronic smiley


          • faxtronic (---.---.127.45) 28 septembre 2006 12:03

            ca va bein. J’imagine que du point de vue de pays n’ayant pas vecu le schisme violent etat/eglise (tous les pays d’europe a part la france), cela peut sembler curieux ce debat.

            La simple liberte religieuse est trop religieuse pour moi. La religion est de mon de vue antidemocratique (le pape, les imams, les prophetes). Liberte religieuse ’’ accord, mais hors du cercle publiques. A l’interieur pas de religions car anti democratique. La foi est personnel, personne n’a jamais vote les verserts cantiques et sourates. Ils sont imprescriptibles, donc anti-democratique et irrationnelle

            Tu vois, je refuse d’avoir un jour a debattre de lois concernant uniquement un groupe de religieux, je refuse de devoir concilier ma conscience republicaine avec les desiderata d’un pape ou d’un prophete. Nous somme un republique, et non pas un royaume, et le concept est abstrait et donc fragile.

            Je refuse aussi comme au canada d’avoir a debattre si la charia doit s’appliquer ou non, en vertu du relativisme culturelle.


          • Antoine Diederick (---.---.252.58) 28 septembre 2006 12:13

            Personnelement, je suis aussi contre la notion de « relativisme culturel », c’est une fausse ouverture à la tolérance .


          • La Taverne des Poètes 28 septembre 2006 14:11

            A Antoine Diederick :

            La France et la Belgique sont toutes deux de tradition catholique et ont connu la laïcisation mais de manière différente. Vous avez établi une sorte de dogme du pluralisme qui fait que vous reconnaissez et subventionnez, sans être un Etat concordataire, plusieurs cultes. Le mouvement laïque lui-même est reconnu dans votre constitution. Cette situation serait vue comme un inconvénient majeur en France car elle revient à considérer la laïcité comme un mouvement d’idées parmi d’autres et sur le même plan. Chez nous il y a, au contraire, LE principe républicain de laïcité qui prévaut (nous sommes en République d’où peut-etre cette différence aussi) et en face de ce principe les cultes.

            Je pense qu’en France il est bon de s’en tenir à notre position : la laïcité partout et la libre conscience dans la sphère privée.


          • Antoine Diederick (---.---.252.58) 28 septembre 2006 14:52

            @La Taverne des Poètes

            Tout à fait, il y a une sorte de « dogme » au sujet du pluralisme en Belgique et je puis vous dire que c’est un fameux appel d’air, cela permet de bien respirer.

            Je vais mme oser dire « une sorte de dogme INVISIBLE » pour dire à quel point ce pluralisme est consensuel.

            Par contre, je crains que ce « dogme » qui est liberté et tranquilité ne soit battu en brêche et contesté par les changements actuels. Auquel cas, je me demanderai alors :« Comment maintenir ce pluralisme salvateur en précisant plus avant les règles ». Ceci est une autre histoire bien sûr.


          • L'enfoiré L’enfoiré 28 septembre 2006 20:27

            Bonjour Antoine, Je suis assez d’accord avec cette pensée laïc qui pousserait l’Etat à rentrer dans ces prérogatives plus spécifiques de non religiosité. Les « églises » (s’il en existait) serait-elle subsidiée ? Le temporel et le spirituel n’ont jamais fait bon ménage. Mais je me retire sur la pointe des pieds de peur d’être montré du doigt comme diable enfoiré. A+


          • Antoine Diederick (---.---.24.211) 29 septembre 2006 09:46

            Bonjour Monsieur L’Enfoiré,

            Ce débat, c’est sûr, n’est pas facile.

            Bonne journée.


          • dapeacemaker (---.---.1.14) 28 septembre 2006 11:46

            c’est plus qu une neutralité, c est une defense de l Evolution de l Humanité... Comme je l ai deja ecrit dans l article d hier sur la comm machelon

            "Si il y a eu pdt longtps une volonté de laicité, ce n etait pas sans but. La religion est l enemie de l evolution Humaine.

            pourquoi ? simplement car elle se basées sur des ecrits, des regles, des convictions, inscrites dans les « livres saints » qui sont par definition figée, mais surtout viciées, corrompues.

            Promouvoir et aider a promouvoir les religions, c est promouvoir le control des masses, l immobilisme intellectuel, c est aussi detruire la responsabilité individuelle (source de toute evolution) en se cachant derriere des pardons trop facils.

            il faut promouvoir la Spiritualité au depend des religions, l evolution au depend de l immobilisme, la Creation au depend de la destruction.

            Nous sommes a la fin d une ere, les scenarios de fin ne sont pas encore figés, eux, ils sont en train de s ecrire sous vos yeux. De ce chaos naitra un nouveau sens a l Humanité, vous en serez ravis, mais pour cela il faut reapprendre a se sentir responsable individuellement et donc evoluer pour agir en un sens positif.

            Prenez conscience que Dieu est en vous ; et vous etes une partie de Dieu. Ecoutez vous, evoluons.

            DPM "

            Faites la promotion de la spiritualité, de la confrontation de verités les plus diverses, de la reponsabilité individuelle... life now, is bout to change.


            • Arktor (---.---.7.69) 29 septembre 2006 07:32

              Totalement d’accord ! Les religions sont une puanteur nauséabonde qui ne fait qu’entraver la marche de l’humanité


            • Mim (---.---.2.82) 28 septembre 2006 11:50

              En 1905, il n’y a avait pas 5 millions de Musulmans en France. La France, pays des droits de l’homme et nation progressiste doit évoluer et s’adapter. Elle doit apparaître comme ce qu’elle est vraiment -une mosaïque de cultures et de religions- et non se parer de ce masque autoritaire de pays figé dans ses carcans et impossible de se réformer.

              Oui la laïcité à la française est laide car elle à revêtu un masque hideux, celui de la laïcité idéologique qui veut substituer cette doctrine noble qu’est la séparation de l’église et de l’état aux religions. La laïcité française est devenue dogmatique et on essaye de l’opposer aux religions. Ne nous étonnons pas que les religions s’opposent par la suite à elle.

              PS : Durant l’occupation de l’Algérie, la France a toujours catégoriquement refusé aux algériens le droit à la laïcité, droit qu’ils réclamaient avec insistance. Hypocrisie...mais rien n’a changé.


              • faxtronic (---.---.127.45) 28 septembre 2006 12:06

                Mim, tu es religueuse, de quel religion est tu ? Ote ton masque.


              • kesed 28 septembre 2006 13:17

                Demat,

                5 millions ! chiffre qui peut être multiplié par deux.

                Pourquoi n’avons nous pas de chiffres réels en la matière ?

                Voilà ce que les moins frileux ou moins hypocrites nous dévoilent :

                6 millions de Musulmans déclarés, ce chiffre là ne prend pas en compte les enfants issus de mariages mixtes qui ne sont pas déclarés en tant que Musulmans.Comme nous le savons la religion musulmane considère comme Musulman tout enfant né de père Musulman, et les Musulmans aiment beaucoup les Françaises... le contraire est beaucoup plus rare.

                Les conversions de Français de souches au message mahométan, ensuite vienne tous les immigrés en situation irrégulière,....

                Vous avez dit 5 millions...

                kenavo ar wezh all


              • Scaton l’africain (---.---.1.1) 28 septembre 2006 15:54

                T’es lourd, lourd, lourd.


              • Scaton l’africain (---.---.1.1) 28 septembre 2006 16:21

                @ Serge

                Je ne crois pas que le fait que tu te sentes discriminé soit le fait uniquement des religieux mais plutôt de l’intolérance qui gangrene notre société.

                Simple question je vois qu’on s’emporte pour un supposé financement des mosquées par l’Etat mais je ne trouve pas d’article de loi y faisant référence. Je crois que la plupart des mosquées sont autofinancées et à vrai dire je n’ai jamais vu un musulman réclamait des financements pour la constructions de mosquées , des permis de construire, des terrains, mais jamais entendu de demande de financement à l’Etat. Au pire Sarko parlait d’une fondation regroupant les dons des fidèles et permettant d’en identifier les sources. de plus très sincèrement je n’ai pas l’impression que les musulmans de France réclament réellement quoi que ce soit au nom de l’Islam à part l’égalité de traitement de tous les croyants et la liberté d’exercer leur culte. L’islam de France n’a pas de clergé ni de véritables représentants (le CFCM est mort avant d’être né) alors sur quoi ce base certaines de vos réactions ? sur ce qui se passe à l’étranger ? sur les déclarations à l’emporte pièce de sarko ? sur des cas particuliers ?


              • Marie Pierre (---.---.225.202) 28 septembre 2006 12:02

                Vous dites « il s’agissait alors de prononcer un divorce entre l’Eglise catholique et l’Etat. »

                La loi de 1905 est la Séparation DES églises et de l’Etat !


                • (---.---.74.206) 28 septembre 2006 12:04

                  bonjour j’avais trouve ce complement d’information au moment ou je me posais aussi des questions sur la loi de 1905.

                  http://www.communautarisme.net/Gerard-Delfau-face-a-la-commission-Machelon-sur-Les-relations-entre-l-etat-et-les-cultes-le-droit-est-sollicite-pour_a732.html

                  @la taverne des poetes encore un beau sujet !

                  roumi


                  • Bulgroz 28 septembre 2006 12:14

                    La laïcité, c’est complètement dépassé, faisons place à la New Andalousie si chère au Désamianté de l’Ouest, voyez plutôt (signalé par Courouve) :

                    Un professeur de philosophie,exerçant dans un lycée près de Toulouse, a été menacé et placé sous protection après avoir publié mi-septembre une tribune dans Le Figaro, a-t-on appris de sources concordantes.

                    « Le proviseur a réuni tous les enseignants vendredi matin, il a expliqué que l’enseignant était menacé de mort et qu’il était provisoirement remplacé dans l’établissement et placé sous protection ».

                    Le proviseur a souligné que « le lycée n’était pas menacé et qu’il y aurait un filtrage un peu plus pointu à la porte ». Les forces de l’ordre ont confirmé que le professeur de philosophie, Robert Redeker, avait été menacé. Cependant, elles ont refusé de divulguer la moindre précision supplémentaire « pour des raisons de sécurité ».

                    Le 19 septembre, le journal Le Figaro avait publié un long article de M. Redecker intitulé « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ».

                    L’enseignant y évoquait notamment la polémique suscitée par les propos du Pape Benoît XVI sur l’islam ainsi que la « haine et (la) violence » qui habitent le texte du Coran.

                    Robert Redeker : son site


                    • Dominique (---.---.30.27) 28 septembre 2006 13:39

                      Je viens de le lire : ce professeur doit faire l’objet d’une fatwa qui n’est pas près de relâcher son étreinte....

                      A lire de toute urgence !!!


                    • buy a brain (---.---.239.26) 28 septembre 2006 14:10

                      L’article de ce professeur est tellement vrai... A mon dieu, je vais me faire lapider d’avoir osé dire ca !! ...


                    • ZEN zen 28 septembre 2006 16:51

                      Je condamne sans restriction ceux qui menacent la liberté d’expression.

                      Je viens de lire l’article de Redeker ; je ne suis pas d’accord avec l’essentiel des termes de ce pamphlet, qui fait des assimilations abusives (confusion entre islam et islamisme, lecture diabolisante du Coran, présentation trés sélective de M.Rodinson, bien plus nuancé que cela...)

                      Je suis en train de lire :« La maladie de l’Islam » de Abdelwahab Medded, intellectuel franco-tunisien. Il fait une vraie critique de ce qui ne va pas dans L’islam aujourd’hui, mais il en analyse les causes, montre où sont les dérives , sans diaboliser, en remettant les choses en perspective historique.Un livre juste.Pour une analyse rapide :

                      http://remmm.revues.org/document2447.html


                    • Marsupilami (---.---.92.116) 28 septembre 2006 17:18

                      @ Zen

                      Bien sûr, ce musulman est un modéré réformiste. Mais tu sais très bien qu’il fait partie d’une minuscule minorité qui n’est en rien représentative de l’Islam dominant qui est très bien décrit par Redeker : c’est une maladie génétique. Bon vu que je suis dans un jour de bonté, ton lien en un clic.

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