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Accueil du site > Actualités > Religions > Le Bouddhisme et l’Occident

Le Bouddhisme et l’Occident

Le Bouddhisme et l’Occident furent en contact étroit dès l’antiquité, et le bouddhisme porte en lui l’héritage génétique de la philosophie grecque. Il n’est donc pas surprenant que cette grande religion, ou philosophie (chacun la qualifiera comme il voudra) n’ait qu’à paraître pour s’implanter en occident : elle y est chez elle.

Dans ce contexte, nous ne nous étonnerons pas de trouver des convergences entre bouddhisme et philosophie grecque : même objectif de recherche d’un bien-vivre sans vulgarité (ou de suppression de la souffrance, ce qui est la même chose) ; même énergie dans la maîtrise des passions, désir ou colère ; même reconnaissance distanciée de l’existence du monde des dieux (sans majuscule) : on ne nie pas qu’ils existent, mais on n’en attend pas son salut ; même recherche de la tranquillité d’âme et de la sérénité, sous le nom d’ataraxie pour les différentes philosophies grecques (tant disciples d’Epicure que Stoïciens ou Sceptiques) ou sous le nom d’équanimité pour le bouddhisme.

Voici quelques textes qui témoignent de cette influence grecque :

LES INSCRIPTIONS D’ASOKA

L’empereur Asoka, qui régna sur la majeure partie de l’Inde, fut sacré vers 273 avant Jésus-Christ. Les inscriptions sur pierre, qu’il fit graver sur tout le territoire indien pour diffuser le bouddhisme, sont les seuls textes figurant sur un support matériel contemporain du texte qu’il porte, dans ce monde indien au climat tropical, qui se prêtait mal à la conservation matérielle des écrits sauf quand ces derniers étaient sur pierre (les manuscrits disponibles sur papier ou support similaire ne remontent guère au delà du dix-huitoème siècle). Nous voilà donc dans le domaine de l’histoire des débuts du bouddhisme et non de sa légende. Nous leur avons consacré un article sur Agoravox.

Cet empereur Asoka appartient à la dynastie Maurya, elle-même en contact avec le monde grec depuis les conquêtes d’Alexandre le Grand. Avec lui, nous allons de surprise en surprise, découvrant un empereur qui connaissait fort bien le monde culturel grec, et dont certaines inscriptions sont d’ailleurs en grec et en araméen.
 
Or, les écrits d’Asoka nous montrent une doctrine bouddhique encore extrêmement malléable à l’époque de cet empereur, puisqu’il nous dresse une liste de textes bouddhiques qui ne correspondent à ceux d’aucune école actuelle.
 
Cela ne veut pas dire que le Bouddha Sakyamouni n’est pas antérieur à Asoka. Nous sommes même certains qu’il l’est, puisque Asoka nous relate les pélerinages qu’il fait aux haut-lieux de la vie du Bouddha historique. Pour autant, les inscriptions nous montrent aussi que la doctrine bouddhique ne s’est fixée qu’après le règne de ce grand empereur, à une époque où les dynasties issues des généraux d’Alexandre règnaient sur le nord de l’Inde, qui connaissait une brillante civilisation métisse gréco-indienne.
 
Après Asoka, le Gréco-Bouddhisme se continue jusque vers le cinquième siècle après Jésus-Christ, ce qui fait donc un total de plus de sept cents ans ; voilà qui laisse le temps de quelques interactions ; ce sera le temps des fameuses Questions du Roi Ménandre (Milindapanha), évoquées ci-après, de l’art du Gandhara ... encore toute une histoire.
 

LES QUESTIONS DE MILINDA

Les Questions du Roi Ménandre, ou Milindapanha, sont un texte bouddhique se présentant comme un dialogue entre le moine Nagasena et le roi Ménandre 1er (Milinda en langue indienne), un roi indo-grec descendant des généraux d’Alexandre.

Ménandre 1er régna de 160 à 135 environ avant notre ère ; il établit sa capitale à Sagala (actuelle Sialkot, au Pakistan) et se convertit probablement au bouddhisme. Le récit de ses entretiens avec le moine Nagasena, le Milindapañha, est parfois intégré au Khuddaka Nikaya, un des livres canoniques du Canon Pali. Le règne de Ménandre donna une première impulsion à l’art gréco-bouddhique.
 
Les questions de Milinda est un ouvrage qui se compose de plusieurs livres dont les trois premiers sont considérés par les spécialistes comme les plus authentiques, et les plus agréables à lire. Ces trois livres peuvent être lus en ligne en texte intégral.
 
La date du texte n’est pas connue, mais il est considéré comme très ancien, et peut-être même vraiment écrit dans un contexte indo-grec. En tous cas, le style est facile d’accès pour un occidental, il est coloré, rapide, enlevé, et le dialogue, qui constitue l’essentiel du livre, fait indiscutablement penser à Platon.
 
Voici comment l’ouvrage commence :
 
"Il y avait chez les Yonakas une cité nommée Sâgalâ , riche en centres de commerce de toute sorte, ornée de rivières et de montagnes, avec des coins charmants : parcs, jardins, bosquets, lacs, étangs de lotus, avec toute la séduction des eaux, des monts et des bois. De savants géomanciens en avaient dressé le plan. Ses adversaires et ses ennemis, domptés, avaient renoncé à lui nuire. Elle avait des tours de garde et des forts nombreux et solides, des portes monumentales et des arcades élégantes, une citadelle entourée de fossés profonds et de murs blancs. Rues, carrefours, places y étaient bien distribués.
 
On y admirait des boutiques pleines d’objets de choix, variés et bien exposés, des centaines de halles à aumônes, et un nombre infini de belles demeures pareilles aux cimes de l’Himalaya. Les quatre corps de l’armée : éléphants, chevaux, chars, gens de pied, y étaient réunis. Un flot de beaux hommes et de femmes gracieuses y passait. Dans les foules pressées, on distinguait les nobles, les brahmanes, les bourgeois et les gens du peuple. Ascètes et brahmanes s’y coudoyaient avec courtoisie, et on y rencontrait les savants les plus éminents."
 
Nous voilà transportés en plein contexte gréco-bouddhique, dans un monde où les Grecs s’appellent des Yonakas (Ioniens) et où Ménandre se dit Milinda.
 
Le dialogue avec Nagasena va traiter, sous forme de questions et réponses, les points les plus complexes de la doctrine bouddhique, en particulier celles tenant à l’inexistence du moi.
 
Ce sont en effet ces questions qui furent probablement la partie la plus discutée quand furent mis en contact des bouddhistes ne croyant pas en l’existence du moi et des Grecs dont la philosophie faisait de l’homme la mesure de toutes choses. On imagine les débats passionnés qui durent avoir lieu à la cour de ces souverains grecs déjà friands de discussions.
 
Peut-être certains ressemblèrent-ils à celui entre Ménandre et Nagasena.
 
LES SUTTAS DU CANON PALI
 
Les textes canoniques (le canon) de l’école bouddhique du sud (parfois appelée Petit véhicule, ou encore Théravada) sont écrits dans une langue appelée le pâli. Ils constituent donc le Canon pâli. Parmi ces textes, ceux que l’on appelle les Suttas sont des sermons attribués au Bouddha historique. D’après la légende, ils remontent au Bouddha lui-même et ont été transmis oralement de moine en moine avec une parfaite exactitude. La recherche moderne ne prend évidemment pas ces revendications au pied de la lettre, comme le montre cette étude intitulée Le Canon pâli, toute une histoire. Il reste qu’il s’agit d’un texte très ancien.
 
Le Canon Pali nous impressionne par le rationalisme et la modernité de nombre de ses sermons.
 
Ainsi, nous apprend le Bouddha, l’inférieur social n’est pas celui qui est né dans la mauvaise caste, mais celui qui se conduit mal. Les questions inutiles sont celles qui portent sur des points de métaphysique invérifiables. Les actions et leur résultat, le karma, ne déterminent pas la totalité de notre expérience, il y a des quantités d’autres causes bien plus banales qui expliquent notre vie sans remonter toujours aux existences antérieures. Les sacrifices d’animaux sont des meurtres qui ne nous procurent aucun mérite, bien au contraire.
 
On fera une mention particulière du Kalama Sutta, sur l’esprit de libre examen, que l’on croirait écrit à l’époque moderne :
 
" Nous ne devrions pas croire à une chose uniquement parce qu’elle a été dite, ni croire aux traditions parce qu’elles ont été transmises depuis l’Antiquité ; ni aux "on dit" en tant que tels, ni aux écrits des sages parce que ce sont des sages qui les ont écrits ; ni aux imaginations que nous supposons nous avoir été inspirées par un être spirituel ; ni aux déductions tirées de quelque hypothèse hasardeuse que nous aurions pu faire ; ni à ce qui paraît être une nécessité analogique ; ni croire sur la simple autorité de nos maîtres ou instructeurs.

Mais nous devons croire à un écrit, à une doctrine ou à une affirmation lorsque notre raison et notre expérience intime les confirment.

C’est pourquoi je vous ai enseigné à ne pas croire simplement d’après ce qui vous a été dit, mais conformément à votre expérience personnelle et puis agir en conséquence et généreusement.

En conclusion :

Ne vous fiez pas à l’enseignant, mais à l’enseignement qu’il donne. Ne vous fiez pas à de simples paroles, mais à leur sens au-delà. Ne vous fiez pas au sens littéral, mais au sens définitif. Ne vous fiez pas à la conscience grossière, mais à la sagesse ultime qui réalise la véritable signification.

Par contre :

Fiez-vous au message du maître, non à sa personnalité. Fiez-vous au sens, non aux mots seuls. Fiez-vous au sens ultime, non au sens relatif. Fiez-vous à votre esprit de sagesse, non à votre esprit ordinaire qui juge."

 

 
 
 
 

Moyenne des avis sur cet article :  2.56/5   (36 votes)




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148 réactions à cet article    


  • jako jako 20 août 2010 12:48

    Exact Perseus : ARTICLE 1
    Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
    Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers
    les autres dans un esprit de fraternité.
    Une mauresque ? smiley
    Au fait un vieux pote à moi (FV) avait gribouillé cela sur le coin d’une nappe au resto :
    Frères humains, qui après nous vivez,
    N’ayez les coeurs contre nous endurcis,
    Car, si pitié de nous pauvres avez,
    Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
    Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
    Quant à la chair, que trop avons nourrie,
    Elle est piéça dévorée et pourrie,
    Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
    De notre mal personne ne s’en rie ;
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    Se frères vous clamons, pas n’en devez
    Avoir dédain, quoique fûmes occis
    Par justice. Toutefois, vous savez
    Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.
    Excusez-nous, puisque sommes transis,
    Envers le fils de la Vierge Marie,
    Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
    Nous préservant de l’infernale foudre.
    Nous sommes morts, âme ne nous harie,
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    La pluie nous a débués et lavés,
    Et le soleil desséchés et noircis.
    Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
    Et arraché la barbe et les sourcils.
    Jamais nul temps nous ne sommes assis
    Puis çà, puis là, comme le vent varie,
    A son plaisir sans cesser nous charrie,
    Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
    Ne soyez donc de notre confrérie ;
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

    Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
    Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
    A lui n’ayons que faire ne que soudre.
    Hommes, ici n’a point de moquerie ;
    Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !


  • Catherine Segurane Catherine Segurane 20 août 2010 13:00

    Je profite du sujet pour rappeler à l’auteur que tous les hommes sont des frères, quelque soit leur origine, leur culture, leur religion ou leur couleur de peau...
    _____

    Perséus, je note que tu n’as pas poussé l’hypocrisie jusqu’à alouter ; « et leur sexe ».


  • Mohamed 20 août 2010 17:44


    @ Catherine Segurane

    Vous avez ecrit :
    « l’inférieur
    social n’est pas celui qui est né dans la mauvaise caste, mais celui qui se conduit mal »

    Simple question :

    Est ce que faire de la propagande pour l’extreme droite, c’est se conduire mal ?

    A mediter...


  • Mordax 20 août 2010 19:18

    Concernant l’origine, la culture, la couleur de peau je suis d’accord.

    Concernant la religion, la plupart du temps, je m’inscris en faux : les religions forment des « communautés », donc distinctes du restes. Ils n’appellent « Frères » que les gens de leur religion. Les exemples sont nombreux et évidents, et je ne parle pas que des Témoins de Jéhovah...


  • jaja 20 août 2010 19:40

    Cé poCatherine mais Isabelle smiley


  • anti-oligarchie anti-oligarchie 20 août 2010 12:53

    C’est pas étonnant que vous soyez séduit (l’auteur) par le bouddhisme et de détester l’Islam.
    Le boudhisme c’est quoi ? c’est s’extraire de la souffrance, et de ne surtout pas la combattre.
    Parfaits pour les petits occidentaux dépréssif...Qui veulent se donner un supplément d’ames.
    C’est pas pour rien que le système occidental en fait la promotion, et surtout en France. Ils ont remarqué que les français étaient dépressif(record mondiale),et qu’il fallait leurs donner un peu de ’spiritualité’.Mais une spiritualité de soumis...

    Par contre l’Islam c’est exactement le contraire.Combattre coute que coute, que ce soit avec les mains, la langue ou le coeur, l’injustice.

    C’est pour cette raison que l’Islam est bien évidemment diabolisé.
    Et quand on regarde les chiffres de convertions, rien qu’en France, sans aucune publicité, l’Islam arrive premier avec 4000 convertions par an(source monde diplomatique), suivis de très loins par le Christianisme (800) et le Bouddhisme...

    2 paradigmes totalement opposés.


    • anti-oligarchie anti-oligarchie 20 août 2010 12:58

      Comme le prétends Pierre Hillard, professeur en science politique, l’Islam représente selon lui, le dernier rempart contre le nouvelle ordre mondiale :
      http://www.dailymotion.com/video/xd...


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 20 août 2010 12:59

      « Par contre l’Islam c’est exactement le contraire.Combattre coute que coute, que ce soit avec les mains, la langue ou le coeur, l’injustice. »
      ______

      Les combats menés par l’islam contre les inustices faites aux femmes, je ne les ai pas remarqués. Ce doit être une guerre de l’ombre.


    • anti-oligarchie anti-oligarchie 20 août 2010 13:09

      Les pays musulmans ont d’autres problèmes que celui ci.
      Cela est du aussi à l’effet mouton de tout les peuples.
      Combien de musulman ont lu le Coran ?...
      Combien de Français ont lu la constitution française ?....

      Beaucoup de femmes musulmane se plaignent de ne pas jouir avec leurs maris. Pourtant le prophète de l’Islam est clair sur le sujet :

      "La femme a le droit à une sexualité épanouie, autant qu’elle le désire."


      on pourrait retrourner le sujet dans tout les sens.


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 20 août 2010 14:18

      « Les pays musulmans ont d’autres problèmes que celui ci. »
      ____

      C’est vrai que la polygamie, l’excision, la lapidation, les femmes violées condamnées pour adultère, les crimes d’honneur ... ces problèmes sont si secondaire qu’on comprend que d’autres problèmes soient traités en priorité.

      A propos, ces autres problèmes traités en priorité, quels sont-ils ?

      Pas la justice sociale, que je sache. Car, même quand il y a une rente pétrolière, la population de base reste pauvre.


    • samir 20 août 2010 14:37

      @anti-oligarchie

      Tres vrai ce que tu dis anti-oligarchie d’ailleurs l’histoire confirme tes dires :

      -en 1854, en Inde sous domination britanniques les soulevements populaires contre les colons furent le fait des musulmans

      -en 1835, il y eut la revolte des noirs musulmans du Brésil

      http://www.grioo.com/blogs/guyzoducamer/index.php/2007/05/19/1940-la-revolte-des-noirs-musulmans-a-salvador-de-bahia-en-1835


    • samir 20 août 2010 14:58

      @Catherine

      on peut aussi evoquer la condition de la femme chez les bouddhistes ?

      Enfin à ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d’émancipation, il n’est pas inutile de rappeler quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d’approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme :

      L’attirance pour une femme vient surtout
      De la pensée que son corps est pur
      Mais il n’y a rien de pur
      Dans le corps d’une femme

      De même qu’un vase décoré rempli d’ordures
      Peut plaire aux idiots
      De même l’ignorant, l’insensé
      Et le mondain désirent les femmes

      La cité abjecte du corps
      Avec ses trous excrétant les éléments,
      Est appelée par les stupides
      Un objet de plaisir".

      La plupart des défenseurs du bouddhisme arguent qu’à ce moment-là le bouddha enseignaient à ses disciples (qui sont masculins à ce moment) d’éviter le plus possible les femmes, car un moine bouddhiste (bhikkhu qui n’est donc pas un laïc) doit faire voeu d’abstinence sexuelle et de célibat (en passant, certains moines bouddhistes zen japonais ont le droit de se marier et même d’avoir des relations homosexuelles, juste pour mettre en évidence la diversité des écoles bouddhiques). Et ainsi pour qu’ils puissent en être dégoûté il leur a dit ces verset.
      Mon interprétation personnelle est que bouddha n’aime pas le sexe, et qu’il rejette la faute du sexe à la femme (pour l’empêcher d’avoir des tentations ) (d’un autre côté, il dit que ceux qui sont attirés par elle sont des idiots, mais bon ).

      Et l’on cite souvent le fait que bouddha avait beaucoup hésité d’ordonner des femmes moines (bhikkhuni) dans la Sangha, malgré le fait que sa tante (qui l’a élevé) et sa femme, ainsi que quelques autres femmes, insistaient tellement qu’elles le suivent avec les autres bhikkhus partout où il vont.
      Ce n’est que grâce à l’intervention de son disciple Ananda, qui lui dit y-a-t-il une raison quelconque pour que les femmes ne deviennent pas bhikkhunis. Bouddha, reconnaissant qu’il n’y a aucune raison valable accepta alors les femmes dans la Sangha (merci Ananda ! comme ça ma grand-mère a pu devenir nonne ). Il faut aussi mentionner que c’est la première fois dans l’histoire des grandes religions que les femmes rentrent dans le clergé.

      Néanmoins, cette entrée dans le clergé bouddhiste est soumise à des conditions émises par Bouddha. Ainsi, les femmes bouddhistes sont soumises à plus de devoirs que leurs confrères masculins. Mais certains spécialistes du bouddhiste, en comparant différentes versions du Tipitaka (3 livres qui regroupent entre autres l’enseignement du bouddha et les instructions pour la Sangha), concluent que des règles supplémentaires encore plus contraignant ont été ajouté bien après la mort de bouddha.

      Ces règles, au nombre de huit, sont :

      1. Une nonne, quand bien même elle serait ordonnée depuis cent ans, doit, devant tout moine, quand bien même il serait ordonné du jour même, le saluer respectueusement, se lever en sa présence, s’incliner devant lui et lui rendre tous les honneurs qui lui sont dus.

      2. Une nonne ne doit pas passer la saison des pluies dans une region ou ne séjournent pas de moines.

      3. A chaque demi-lune, une nonne doit s’adresser à l’ordre des moines en vue de deux choses : la date de la cérémonie uposatha, et le moment auquel les moines vont dire la prédication de l’Enseignement.

      4. A la fin de la retraite de la saison des pluies, les nonnes doivent tenir pavarana devant les deux sanghas, celle des moines et celles des nonnes, pour savoir si aucune faute n’a été commise en fonction de ce qui a été vu, entendu ou suspecté à leur propos.

      5. Une nonne qui s’est rendue coupable d’une faute grave doit se soumettre à la discipline marlatta devant les deux sanghas, celle des moines et celle des nonnes.

      6. L’ordination majeure (l’initiation upasampada) ne peut être sollicitée devant les deux sanghas que lorsqu’une novice a observé pendant deux ans les six préceptes (les cinq premiers préceptes plus le précepte qui impose de ne prendre qu’un repas par jour avant midi).

      7. En aucun cas il n’est permis à une nonne d’injurier ou d’insulter un moine.

      8. Les nonnes n’ont pas le droit de réprimander les moines ; il n’est pas interdit aux moines de réprimander les nonnes.

      Bref, comme Saint-Paul, Bouddha est confronté vis-à-vis de la condition féminines aux contradictions entre son enseignement et son habitus imprégné des traditions sociales de l’époque. (d’où le danger de la textolâtrie qui nous renverrait aux coutumes rétrogrades).

      Et qu’en est-il des faits aujourd’hui ?

      En fait, l’attitude dépend fortement des écoles bouddhiques. Le bouddhisme n’imprègne la société laïque par 5 préceptes moraux (interprétables selon les contextes socials, géographiques et individuels), qui ne sont guère sexistes. Les moeurs qui codent les rapports de genre sont plutôt issus de coutumes locales des pays où le bouddhisme s’est implanté.

      Le problème principal se trouve dans la situation des nonnes bouddhistes.

      La situation varie selon les cultures. Ainsi les cultures les plus machistes, se trouvent dans le bouddhisme Theravada (doctrine des Anciens dit aussi Petit Véhicule, qui est la forme (point de vue enseignement) la plus proche du bouddhisme originel). En Thaïlande par exemple, où le bouddhisme pratiqué est du Theravada, il n’y a que très peu de nonnes bouddhistes, et s’il y en a, elles sont maltraités dans les monastères comme des servantes par leurs confrères masculins.

      Dans le bouddhisme mahayana, les choses vont mieux. D’ailleurs, les nonnes du bouddhisme theravada se font ordonner par les bouddhistes mahayana, tellement les conditions pour l’ordination sont quasiment impossible dans leur courant. Mais l’égalité complète n’existe pas non plus. Du point de vue doctrinaire, il y a un sutra dans le courant Terre Pure où l’on mentionne que la femme doit d’abord se réincarner en homme avant de pouvoir atteindre le nirvana (c’est tellement sexiste que mon père l’évite à chaque fois qu’on les mentionne dans une prière). Et dire que les nonnes bouddhistes de ma pagode avalent cette énormité ! De même, les maître bouddhistes masculins ont toujours plus de privilèges que les maîtres bouddhistes féminins. Mais il a existé des maîtres bouddhistes féminins qui sont même très respectées (comme des abesses chrétiennes qui ont accompli des choses (e.g. Hildegarde von Bingen)).

      Pour résumer, les situations différentes des nonnes bouddhistes en Asie, je cite cet extrait du second lien :

      Dans son ouvrage Rencontres avec des femmes remarquables, Martine Batchelor évoque le statut des nonnes dans le bouddhisme sous forme du résumé suivant : les nonnes coréennes sont les égales des moines à 90%, les nonnes japonaises à 60%, les Taïwanaises à 85%, les Thaïs à 15%, les Tibétaines à 45%.

      Actuellement, les choses changent à ce niveau, et les femmes prennent de plus en plus conscience de leur droit et se battent alors pour avoir l’égalité de droit dans l’ordination. Et en Occident, les « nouveaux bouddhistes » oublient carrément les passages sexistes qui sont liés selon eux aux institutions machistes de l’Asie.

      Notons aussi que les textes bouddhiques n’ont été écrits et réunis que très tardivement, au moins trois siècles après la mort de Bouddha. Et n’oublions pas l’extrait de liberté de pensée bouddhique que j’ai cité plus haut, qui reflète une partie importante de l’esprit bouddhiste .

      Malgré tout l’essence du bouddhisme veut qu’on dépasse le texte et les Enseignement même de Bouddha (voir les extraits cités plus haut) (comme l’essence du christianisme est le « Sermon sur la Montagne », et celle de l’islam c’est ce qu’a cité Georges dans l’autre sujet...euh, enfin, hem, no comment ). « Pas d’Attachement, même à la Vérité ». Ainsi, à moins qu’on souhaite vraiment une égalité homme-femme dans l’ordonnance monastique, on peut retirer ces textes sans perdre son essence (ou plutôt ON DOIT retirer ces textes pour préserver son essence, c’est une chirurgie nécessaire, comme on doit retirer le truc du voile des chrétiennes ou "femmes soyez soumises à vos maris" etc. dans les textes de Saint-Paul dans le christianisme).

      Mais je ne dirai pas que l’essence bouddhiste en lui-même soit féministe ou antiféministe : il concerne tous les individus donc c’est plutôt universaliste ou humaniste (ce qui est plus fort), et pas un groupe spécifiquement. Le féminisme ne doit être orienté qu’avec la situation présente, avec les aspirations présentes des femmes et les études profondes des problématiques de genre.


    • samir 20 août 2010 15:13

      Enfin à ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d’émancipation, il n’est pas inutile de rappeler quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d’approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme :

      L’attirance pour une femme vient surtout
      De la pensée que son corps est pur
      Mais il n’y a rien de pur
      Dans le corps d’une femme

      De même qu’un vase décoré rempli d’ordures
      Peut plaire aux idiots
      De même l’ignorant, l’insensé
      Et le mondain désirent les femmes

      La cité abjecte du corps
      Avec ses trous excrétant les éléments,
      Est appelée par les stupides
      Un objet de plaisir".

      La plupart des défenseurs du bouddhisme arguent qu’à ce moment-là le bouddha enseignaient à ses disciples (qui sont masculins à ce moment) d’éviter le plus possible les femmes, car un moine bouddhiste (bhikkhu qui n’est donc pas un laïc) doit faire voeu d’abstinence sexuelle et de célibat (en passant, certains moines bouddhistes zen japonais ont le droit de se marier et même d’avoir des relations homosexuelles, juste pour mettre en évidence la diversité des écoles bouddhiques). Et ainsi pour qu’ils puissent en être dégoûté il leur a dit ces verset.

      Et l’on cite souvent le fait que bouddha avait beaucoup hésité d’ordonner des femmes moines (bhikkhuni) dans la Sangha, malgré le fait que sa tante (qui l’a élevé) et sa femme, ainsi que quelques autres femmes, insistaient tellement qu’elles le suivent avec les autres bhikkhus partout où il vont.

      Néanmoins, cette entrée dans le clergé bouddhiste est soumise à des conditions émises par Bouddha. Ainsi, les femmes bouddhistes sont soumises à plus de devoirs que leurs confrères masculins. Mais certains spécialistes du bouddhiste, en comparant différentes versions du Tipitaka (3 livres qui regroupent entre autres l’enseignement du bouddha et les instructions pour la Sangha), concluent que des règles supplémentaires encore plus contraignant ont été ajouté bien après la mort de bouddha.

      Ces règles, au nombre de huit, sont :

      1. Une nonne, quand bien même elle serait ordonnée depuis cent ans, doit, devant tout moine, quand bien même il serait ordonné du jour même, le saluer respectueusement, se lever en sa présence, s’incliner devant lui et lui rendre tous les honneurs qui lui sont dus.

      2. Une nonne ne doit pas passer la saison des pluies dans une region ou ne séjournent pas de moines.

      3. A chaque demi-lune, une nonne doit s’adresser à l’ordre des moines en vue de deux choses : la date de la cérémonie uposatha, et le moment auquel les moines vont dire la prédication de l’Enseignement.

      4. A la fin de la retraite de la saison des pluies, les nonnes doivent tenir pavarana devant les deux sanghas, celle des moines et celles des nonnes, pour savoir si aucune faute n’a été commise en fonction de ce qui a été vu, entendu ou suspecté à leur propos.

      5. Une nonne qui s’est rendue coupable d’une faute grave doit se soumettre à la discipline marlatta devant les deux sanghas, celle des moines et celle des nonnes.

      6. L’ordination majeure (l’initiation upasampada) ne peut être sollicitée devant les deux sanghas que lorsqu’une novice a observé pendant deux ans les six préceptes (les cinq premiers préceptes plus le précepte qui impose de ne prendre qu’un repas par jour avant midi).

      7. En aucun cas il n’est permis à une nonne d’injurier ou d’insulter un moine.

      8. Les nonnes n’ont pas le droit de réprimander les moines ; il n’est pas interdit aux moines de réprimander les nonnes.

      Bref, comme Saint-Paul, Bouddha est confronté vis-à-vis de la condition féminines aux contradictions entre son enseignement et son habitus imprégné des traditions sociales de l’époque. (d’où le danger de la textolâtrie qui nous renverrait aux coutumes rétrogrades).

      Et qu’en est-il des faits aujourd’hui ?

      En fait, l’attitude dépend fortement des écoles bouddhiques. Le bouddhisme n’imprègne la société laïque par 5 préceptes moraux (interprétables selon les contextes socials, géographiques et individuels), qui ne sont guère sexistes. Les moeurs qui codent les rapports de genre sont plutôt issus de coutumes locales des pays où le bouddhisme s’est implanté.

      Le problème principal se trouve dans la situation des nonnes bouddhistes.

      La situation varie selon les cultures. Ainsi les cultures les plus machistes, se trouvent dans le bouddhisme Theravada (doctrine des Anciens dit aussi Petit Véhicule, qui est la forme (point de vue enseignement) la plus proche du bouddhisme originel). En Thaïlande par exemple, où le bouddhisme pratiqué est du Theravada, il n’y a que très peu de nonnes bouddhistes, et s’il y en a, elles sont maltraités dans les monastères comme des servantes par leurs confrères masculins.

      Dans le bouddhisme mahayana, les choses vont mieux. D’ailleurs, les nonnes du bouddhisme theravada se font ordonner par les bouddhistes mahayana, tellement les conditions pour l’ordination sont quasiment impossible dans leur courant. Mais l’égalité complète n’existe pas non plus. Du point de vue doctrinaire, il y a un sutra dans le courant Terre Pure où l’on mentionne que la femme doit d’abord se réincarner en homme avant de pouvoir atteindre le nirvana (c’est tellement sexiste que mon père l’évite à chaque fois qu’on les mentionne dans une prière). Et dire que les nonnes bouddhistes de ma pagode avalent cette énormité ! De même, les maître bouddhistes masculins ont toujours plus de privilèges que les maîtres bouddhistes féminins. Mais il a existé des maîtres bouddhistes féminins qui sont même très respectées (comme des abesses chrétiennes qui ont accompli des choses (e.g. Hildegarde von Bingen)).

      Pour résumer, les situations différentes des nonnes bouddhistes en Asie, je cite cet extrait du second lien :

      Dans son ouvrage Rencontres avec des femmes remarquables, Martine Batchelor évoque le statut des nonnes dans le bouddhisme sous forme du résumé suivant : les nonnes coréennes sont les égales des moines à 90%, les nonnes japonaises à 60%, les Taïwanaises à 85%, les Thaïs à 15%, les Tibétaines à 45%.

      Actuellement, les choses changent à ce niveau, et les femmes prennent de plus en plus conscience de leur droit et se battent alors pour avoir l’égalité de droit dans l’ordination. Et en Occident, les « nouveaux bouddhistes » oublient carrément les passages sexistes qui sont liés selon eux aux institutions machistes de l’Asie.

      Notons aussi que les textes bouddhiques n’ont été écrits et réunis que très tardivement, au moins trois siècles après la mort de Bouddha. Et n’oublions pas l’extrait de liberté de pensée bouddhique que j’ai cité plus haut, qui reflète une partie importante de l’esprit bouddhiste .

      Malgré tout l’essence du bouddhisme veut qu’on dépasse le texte et les Enseignement même de Bouddha (voir les extraits cités plus haut) (comme l’essence du christianisme est le « Sermon sur la Montagne », et celle de l’islam c’est ce qu’a cité Georges dans l’autre sujet...euh, enfin, hem, no comment ). « Pas d’Attachement, même à la Vérité ». Ainsi, à moins qu’on souhaite vraiment une égalité homme-femme dans l’ordonnance monastique, on peut retirer ces textes sans perdre son essence (ou plutôt ON DOIT retirer ces textes pour préserver son essence, c’est une chirurgie nécessaire, comme on doit retirer le truc du voile des chrétiennes ou "femmes soyez soumises à vos maris" etc. dans les textes de Saint-Paul dans le christianisme).

      Mais je ne dirai pas que l’essence bouddhiste en lui-même soit féministe ou antiféministe : il concerne tous les individus donc c’est plutôt universaliste ou humaniste (ce qui est plus fort), et pas un groupe spécifiquement. Le féminisme ne doit être orienté qu’avec la situation présente, avec les aspirations présentes des femmes et les études profondes des problématiques de genre.


    • vilistia 20 août 2010 15:13


      A propos, ces autres problèmes traités en priorité, quels sont-ils ?

      le bouddhisme et encore le bouddhisme.............. ;

      Marine à voiles doit se marrer en se couchant :

      Elle fait Bouddha rieur :

      « Les Identitaires, je les aurais dans ma poche »


    • amipb amipb 20 août 2010 15:36

      Le problème est que ni anti-oligarchie, ni Samir, ni Mme Segurane ne comprennent ni ne vivent les enseignements du Bouddha.

      Le premier ne pense qu’en termes de révolte ou de souffrance. Combattre la souffrance est impossible tant que vous n’en avez pas découvert les germes, et c’est bien ce que propose le bouddhisme au travers des quatre nobles vérités (vérité de la souffrance, de l’origine de la souffrance, de la DELIVRANCE de la souffrance, et du CHEMIN pour arriver à cette DELIVRANCE). De plus, anti-oligarchie oublie l’immolation par le feu des moines vietnamiens lors de la guerre du Vietnam, les révoltes des moines tibétains contre l’oppression chinoise ou les manifestations des moines birmans. Evidemment, la non-violence n’est pas toujours très vendeuse de nos jours, et c’est bien dommage car c’est notamment grâce à cette méthode que Gandhi a fini par obtenir l’indépendance de son pays.

      Le deuxième se base sur l’idée qu’un bouddhiste doit se faire du corps, de la femme pour les hommes, et des hommes pour les femmes. Cette vision est, sommes toutes, la même que celle de n’importe quel médecin. Les termes sont crus, mais c’est pourtant l’incroyable vérité du corps lorsqu’on regarde à l’intérieur.

      La troisième n’a qu’une vision intellectuelle du bouddhisme et ne prend que ce qui l’intéresse. Les méditations sur la souffrance et les souhaits pour l’éveil de TOUS les êtres lui sont, osons le mot, étrangers. Oser écrire des articles en n’ayant ni maître ni réelle progression sur le chemin de l’éveil, c’est comme parler du miel alors qu’on n’en a jamais mangé.


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 20 août 2010 16:02

      Samir :
      "

      @Catherine

      « ...on peut aussi evoquer la condition de la femme chez les bouddhistes ? .... » (suit une liste de choses qui ne vont pas dans le bouddhisme au regard des droits de la femme)."

      ____________

      On ne peut d’autant plus que le post que tu as rédigé sur ce sujet utilise des sources que j’ai moi-même donnée à l’occasion d’un autre article.

      Le problème n’est pas que le bouddhisme ait traité les femmes de façon inégalitaire dans le passé (on s’en doute). Ni même qu’il ait des hiérarchies bien réac et bien féodales (certaines, pas toutes).

      Ces problèmes ont existé ou existent, mais ils ne pourrissent pas tout.

      Un (e) bouddhiste n’est jamais obligé de penser comme tel personnage de l’Antiquité.

      De plus, le bouddhisme n’est pas législatif. Donc, si un vieux schnock pensent que les femmes, sont inférieures, grand bien lui fasse. C’est son problème, pas le mien. Il n’a pas le pouvoir de me faire obéir à quiconque.


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 20 août 2010 16:07

      Amopib :
      « ... La troisième ( = Ségurane) n’a qu’une vision intellectuelle du bouddhisme et ne prend que ce qui l’intéresse. »

      ____

      « N’a qu’une vision intellectuelle »  : qu’en sais-tu ?

      « Ne prend que ce qui l’intéresse » : je confirme ; ça porte un nom, d’ailleurs, de prendre certaines choses et d’en laisser d’autres dans une doctrine ; « liberté de conscience », si mes souvenirs sont bons, ou « esprit de libre examen ».

      C’est une conquête de l’Occident, et on ne se la laissera pas enlever.


    • samir 20 août 2010 16:36

      non prendre ce qui vous interesse pour occulter ce qui vous derange releve de la mauvaise foi


    • sisyphe sisyphe 20 août 2010 17:51

      Par anti-oligarchie (xxx.xxx.xxx.166) 20 août 12:53

      C’est pas étonnant que vous soyez séduit (l’auteur) par le bouddhisme et de détester l’Islam.
      Le boudhisme c’est quoi ? c’est s’extraire de la souffrance, et de ne surtout pas la combattre. 
      Parfaits pour les petits occidentaux dépréssif...Qui veulent se donner un supplément d’ames.
      C’est pas pour rien que le système occidental en fait la promotion, et surtout en France. Ils ont remarqué que les français étaient dépressif(record mondiale),et qu’il fallait leurs donner un peu de ’spiritualité’.
      Mais une spiritualité de soumis...

      Par contre l’Islam c’est exactement le contraire.Combattre coute que coute, que ce soit avec les mains, la langue ou le coeur, l’injustice.

       smiley smiley smiley 

      L’islam est une religion abrahamique1 révélée à Mahomet en Arabie au viie siècle.

      La religion musulmane se veut une révélation en langue arabe de la religion originelle d’Adam, de Noé, et de tous les prophètes parmi lesquels elle place aussi Jésus2. Ainsi elle se présente comme un retour à la religion d’Abraham(appelé, de l’arabe, Ibrahim par les musulmans) du point de vue de la croyance, le Coran le définissant comme étant la voie d’Ibrahim (millata Ibrahim)34 et 5, c’est-à-dire une soumission exclusive à Allah.6 7 8


      Faut quand même savoir de quoi on parle, mon gars ! 

      Alors que nulle part, dans le bouddhisme, il n’est question de soumission ; au contraire, la tâche étant de se libérer et délivrer du désir et de la souffrance...


      Try another time ... 

       smiley 


    • sisyphe sisyphe 20 août 2010 19:23

      Qu’est-ce que vous venez troller, vous aussi, sur l’islam ? 

      C’est un sujet sur le bouddhisme ; si vous n’avez rien à en dire, allez répandre votre propagande ailleurs. 

    • Mordax 20 août 2010 22:49


      Tiens donc : Islam, ça ne signifie pas « soumission » ?

      L’Islam n’est pas « diabolisé » (n’entrons pas dans ces termes à notation religieuse), il est justement critiqué en tant que religion totalitaire, qui veut régir la vie des hommes de A à Z au lieu de s’arrêter, comme la République le demande, à son palier ou à sa salle de culte.
      C’est du reste une religion particulièrement obscurantiste, littéraliste, ritualiste, créationniste etc.. Les grands combats de l’Islam, ils sont surtout menés contre les non-musulmans. L’Islam politique, partout où il domine, sans exception, c’est l’abjection. Iran, Arabie saoudite, Pakistan, Indonésie, Soudan, etc. l’enfer sur terre, c’est l’Islam.


    • anti-oligarchie anti-oligarchie 24 août 2010 11:45

      Sysyphi
      Soumission, mais à une entité abstraite...ce qui change tout...
      Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de point commun avec le boudhisme. Le refus du matérialisme par exemple.


    • anti-oligarchie anti-oligarchie 20 août 2010 12:57

      En témoigne Pierre Hillard, professeur en science politique, l’Islam représente selon lui, le dernier rempart contre le nouvelle ordre mondiale :
      http://www.dailymotion.com/video/xd6m06_pierre-hillard-islam-le-dernier-rem_webcam


      • ELCHETORIX 20 août 2010 13:09

        bonjour anti-oligarchie
        bons commentaires , d’autant plus que j’approuve le professeur que vous avez cité ; en effet , depuis la stIgmatisation de l’Islam et même depuis toujours , j’ai observé que cette religion est le dernier rempart contre le NWO .
        @ l’auteur , sans que je connaisse bien cette philosophie du boudhisme , je pense que les ceusses qui y adhèrent sont des bos-bos en mal de spiritualité !
        RA .


      • anti-oligarchie anti-oligarchie 20 août 2010 13:18

        je m’abstient de citer les écrits d’Alain Soral sur les néo-bouddhiste...
        C’est tellement gore, que je vais m’abstenir...


      • manusan 20 août 2010 13:21

        Si les musulmans émigrent des terres d’Allah, c’est qu’ils n’ont pas l’air d’accord avec cette analyse, faudra penser à leur expliquer un jour.


      • anti-oligarchie anti-oligarchie 20 août 2010 13:28

        Bien au contraire....si l’algérie, et le maroc étaient de vrais pays musulmans, il n’y aurait pas de classes sociales, de pauvretés, d’analphabétisme...
        Ils viennent juste chercher de l’argent. Rien d’autres.


      • Ronald Thatcher vraimentrienafoutiste 20 août 2010 13:09

        c’est incroyable, dès qu’un article fait allusion à une religion ou, en l’occurence ici une philosophie religieuse, il y aura toujours un neuneu de l’islam pour faire dévier le débat sur l’islam, sa prétendue toute puissance, ses vertues, on est les meilleurs blablabla... etc

        Pauvres gogols au ventre creux, vous pronnez la tolérance pour votre secte et ne faites que dénigrer les autres courants religieux, bandes d’hypocrites !

        Cathérine : cette article n’est pas déjà paru sur AV ?


        • anti-oligarchie anti-oligarchie 20 août 2010 13:20

          Je suis pas musulman, seulement un passioné d’Islam.
          Il est vrai qu’une fois l’étude de l’Islam, toute autre spiritualité parrait ridicule.


        • celuiquichaussedu48 celuiquichaussedu48 20 août 2010 13:24

          @vraimentrienafoutiste :

          Pourquoi vous critiquez pas Catherine quand elle vomi sur l’islam et que l’article n’en parle pas ?

          L’hypocrisie est dans les deux camps.

          bon, balle au centre.


        • slipenfer 20 août 2010 13:57

          @ anti-oligarchie

          Je suis pas musulman, seulement un passioné d’Islam.
          Il est vrai qu’une fois l’étude de l’Islam, toute autre spiritualité parrait ridicule.

          que pensée vous de cette analyse (répondre après avoir vu le document si possible)
          si vous n ’avez pas le temps c ’est pas grave non plus.

          Exegese scientifique du coran : 2 heures


        • samir 20 août 2010 14:05

          @slipdenfer

          tu n’as toujours pas lu les articles sur la nature holographique de l’univers ?



        • Catherine Segurane Catherine Segurane 20 août 2010 14:15

          Cathérine : cette article n’est pas déjà paru sur AV ?
          _____

          J’ai déjà fait un article sur Avox sur l’Empereur Asoka, qui représente un tiers du présent article.

          Les deux autres têtes de chapitre (Milindapanaha et Canon pali) , je les traite ici pour la première fois.

          L’ensemble a pour dénominateur commun de parler d’oeuvres et de personnages très marqués par le contact du monde grec.




        • slipenfer 20 août 2010 14:22

          @ samir
          j’en discuterai d’abords avec mon ami scientifique.
          Un mathématicien et physicien,bien plus caler que moi.
          si tu veux me faire un topo vite fait je suis preneur,merci.
          je remet le lien qui pointe sur le site de La Recherche pour les Grosses Tète.
          LA GUERRE DES TROUS NOIRS
          LEONARD SUSSKIND : « L’Univers est un hologramme »

          A moins que vos messages ne cherches qu’ à embrouiller les esprits ?
          un principe du trollage
           


        • samir 20 août 2010 15:14

          Oui il est toujours bon d’en discuter avec des specialistes

          Cependant cette decouverte est fantastique


        • sisyphe sisyphe 20 août 2010 18:31

          Par vraimentrienafoutiste (xxx.xxx.xxx.5) 20 août 13:09

          c’est incroyable, dès qu’un article fait allusion à une religion ou, en l’occurence ici une philosophie religieuse, il y aura toujours un neuneu de l’islam pour faire dévier le débat sur l’islam, sa prétendue toute puissance, ses vertues, on est les meilleurs blablabla... etc

          Exact ! 

          Une bande d’acharnés prosélytes, qui sont le pendant exact des sionistes ; propagande forcenée, désinformation, apologie totalement irréaliste de l’islam ...

          pfffou.... ça commence vraiment à fatiguer, les bigots, de quelque religion qu’ils soient : allez faire vos prières, et lâchez nous un peu la grappe ; toute religion est un piège à cons, et basta ! 


        • amipb amipb 20 août 2010 19:59

          @anti-oligarchie : on peut étudier bien des spiritualités et choisir celle qui nous convient, mais de là à déclarer qu’une spiritualité est meilleure qu’une autre, ou que toutes les autres, c’est faire œuvre d’une bonne dose de totalitarisme.

          Pour information, les moines zen et les mystiques soufis ont bien des points en commun. Le Mesnevi de Djalâl Ud Dîn Rumi est, quant à lui, très proche des textes poétiques d’un Padmasambhava ou des chants de Milarépa.

          Chercher ce qui rapproche est bien plus enrichissant que chercher ce qui divise.

          Et jeter l’anathème sur une spiritualité, c’est faire de même contre le peuple qui l’a adoptée.


        • birdy 20 août 2010 23:28

          Wa putaing cong j’ai été obligé de plusser Sisyphe !


        • vilistia 20 août 2010 23:34

          Wa putaing cong j’ai été obligé de plusser Sisyphe !

          Tu vois les plus grands ennemis font les grands amis !


        • taleb2.0 21 août 2010 03:36

          @ sisyphe

          Citez moi une civilisation humaine où l’idée d’une « entité supérieure » n’existe pas.
          De nos jours, l’ A-théisme est plus vécu comme une mode plutôt qu’un mode de vie, et comme toute mode, çà passera !
          Etre athée c’est faire fi de notre héritage civilisationnelle, « nos ancêtres ? c’étaient des cons, nous on est évolués »
          Tu parles !

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