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Accueil du site > Actualités > Religions > Le foulard islamique : est-ce une obligation religieuse ?

Le foulard islamique : est-ce une obligation religieuse ?

Depuis quelques années, le problème du port du voile islamique dans les pays musulmans et en dehors de ces pays, s’est posé et se pose toujours avec acuité. Les discussions et débats à son sujet n’ont pas cessé de prendre de l’ampleur.

Le paysage des villes arabes en Afrique du Nord, en Egypte, au Moyen-Orient a terriblement changé. Si, il y a quelques années encore, la plupart des femmes et jeunes filles sortaient sans voile, les choses ont complètement changé aujourd’hui et l’on rencontre actuellement plus de huit femmes sur dix avec le foulard. Au Maghreb, en Egypte où les femmes étaient avec les Libanaises les plus occidentalisées du monde arabe, la majorité, parmi elles, portent maintenant le foulard islamique.

Le voile est devenu désormais une partie obligatoire de l’habillement féminin, à partir parfois même de l’âge de 12 ans, une obligation qui reste cependant contestée chez certaines familles, dites « évoluées » pour lesquelles la femme musulmane n’est pas tenue de se couvrir la tête sauf quand elle fait la prière.

La question qui se pose à présent, et qui suscite les discussions les plus controversées, est bien entendu celle de savoir si réellement l’islam fait ou non obligation à la femme de porter un voile.

LES PRESCRIPTIONS DU CORAN

SORATE 24 Verset 31

a) Traduction de Kasimiski

« Commande aux femmes qui croient de baisser les yeux et d’être chastes... de couvrir leurs seins de voile. »

b) Traduction de O. Pesle et A Tadjani.

« Prescris aux croyantes de tenir leurs yeux baissés, de ne laisser paraître de leurs charmes, que ce qu’elles ne peuvent dissimuler et de couvrir leur gorge d’un voile, etc. »

SORATE 33 Verset 59.

a) Traduction J. Berque

« Ô prophète, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes croyantes de revêtir leur mante (cape) sûr moyen d’être reconnues (pour des dames) et d’échapper à toute offense. »

b) Traduction de O. Pesle et A Tadjani

« Ô prophète, recommande à tes épouses, à tes filles et aux croyantes de rabattre leur voile sur le front. Cela permettra de les distinguer et les mettre à l’abri des démarches incorrectes. »

LES INTERPRETATIONS DE CES PRESCRIPTIONS

Pour un grand nombre de cheiks de l’islam, le Coran en tant que parole de Dieu ne tolère aucune nuance et aucune modification. La parole divine est absolue et immuable.

Pour ces doctes de l’islam, toute prescription, toute recommandation divine doit être considérée comme un ordre donné par Dieu à l’homme.

Cette interprétation trop stricte du Coran n’est pas du tout partagée par un grand nombre de musulmans qui font une différence entre :

1) les obligations fondamentales de l’islam à savoir :

- la chahada qui consiste à reconnaître qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Mohammed est son prophète ;

- la prière (cinq fois par jour) ;

- le jeûne du mois de Ramadan ;

- la Zakat, aumône obligatoire, imposée sur la fortune ;

- le pèlerinage à la Mecque pour ceux qui en ont les moyens.

2) les recommandations, interprétées comme étant de simples conseils donnés aux bons croyants, pour leur salut.

Ces recommandations ne visent en effet dit-on, en ce concerne le voile, que la pudicité.

Quand le Coran prescrit aux femmes de baisser les yeux et de dissimuler leurs charmes, c’est, précise-t-on, dans un but de chasteté, autrement dit, pour ne pas être provocantes.

Il en est de même pour les hommes auxquels Dieu recommande de dominer leurs sens. Dans la sourate 24, verset 33, il est dit « que ceux qui ne trouvent pas à se marier vivent dans la continence ». Dans un autre verset, il est dit « mariez les célibataires ».

Comme il est aisé de le deviner, ces prescriptions ne sont que des conseils de morale et de bonne santé faites au musulman.

C’est pourquoi un grand nombre de croyants et surtout de responsables politiques dont des chefs d’état musulmans n’ont jamais opposé le port du voile à leurs épouses et à leurs filles. La chasteté, tient-on à préciser, ne consiste pas dans l’habillement de la femme, mais plutôt dans sa conduite. D’ailleurs comment concevoir qu’un certain nombre de musulmanes, qui portent le voile, s’exposent au public avec un maquillage trop voyant, voire impudent, avec le visage, les yeux, les cils et les paupières plâtrés de fard. Alors, à quoi sert, dit-on, le fait de se cacher le cou et de montrer un tel visage ?

Un certain nombre de jeunes juristes musulmans estiment aujourd’hui, que l’islam ne doit pas rester une communauté fermée et isolée. Ses élites intellectuelles et religieuses ont le devoir de chercher absolument à concilier les prescriptions religieuses avec la marche du temps et à les harmoniser en fonction d’une interpénétration des civilisations et d’une cohabitation internationale.

Le Coran recommande de flageller une femme adultère et autorise un mari à battre une épouse récalcitrante... Aujourd’hui, ce n’est plus possible, du moins sur le plan juridique. La polygamie, permise par le Coran, n’est plus possible dans plusieurs pays arabes, que sous de difficiles conditions, dont plus particulièrement l’accord de la première épouse. Le Coran parle des esclaves et de la manière de les traiter, alors que l’esclavage n’est plus toléré dans le monde musulman actuel, à l’exception de certains petits pays comme, semble-t-il, la Mauritanie.

En dépit de ce qu’en pensent donc les intégristes, les inscriptions coraniques peuvent évoluer avec le temps.

LES RAISONS AYANT ENCOURAGE LE PORT DU VOILE

1) Une islamisation galopante de la société arabo-musulmane.

L’apparition et la propagation durant ces dernières décennies d’un certain islam intégriste préoccupe la plupart des gouvernements arabes et musulmans, pour lesquels il a souvent été un facteur déstabilisant et destructeur. On a l’impression qu’on assiste depuis quelque temps à un glissement du pouvoir politique traditionnel et son passage entre les mains de forces religieuses organisées de manière ouverte ou clandestine, qui étendent leur influence chaque jour davantage, sur les masses populaires.

Des femmes portant un voile, selon les pays, hijab au Maghreb, nigab en Egypte, khimar en Arabie, tchador en Iran, des hommes barbus et bizarrement accoutrés en afghans, c’est le paysage actuel dans plusieurs villes arabes, une mutation opérée sous le regard impuissant et inquiet des autorités traditionnelles, quand ce n’est pas sous l’incitation et l’exhortation des régimes islamistes nouvellement installés.

2) L’attitude des dirigeants arabes.

Si la plupart des dirigeants et des responsables des partis politiques arabes sont hostiles à la poussée de l’islam intégriste et notamment du terrorisme, il reste, qu’en ce qui concerne le port du voile, ils n’ont jusqu’à présent, pris aucune initiative pour désapprouver les défenseurs du foulard.

L’attitude quelque peu molle et mitigée des gouvernants arabes ne peut s’expliquer que par la crainte de susciter une levée de boucliers et de donner l’occasion aux extrémistes de montrer les dents.

La Qaïda n’attend que de telles opportunités pour taxer les dirigeants modérés, de traîtres, de vendus à l’ennemi et, par conséquent, pour commettre des attentats meurtriers.

Aucun pays arabe ne souhaite devenir une cible de ces visées terroristes, d’où la grande prudence observée dans leurs attitudes et leurs déclarations, sauf quand il s’agit de s’aligner sur les réactions internationales, pour condamner le terrorisme.

A noter toutefois, comme dit plus haut, que plusieurs dirigeants arabes n’exigent nullement de leurs épouses et filles de porter le foulard islamique, ce qui est, il faut le reconnaître, un acte courageux et assez significatif de la part de responsables musulmans, censés, selon les intégristes, « respecter » les inscriptions coraniques et les protéger.

L’INLUENCE DES EMISSIONS TELEVISEES PAR SATELLITES

Des dizaines de chaînes de télévision par satellites diffusent à longueur de journée des émissions religieuses en langue arabe, dont l’impact sur les populations n’est plus un secret pour personne. Un certain nombre de prédicateurs et d’imminents professeurs en matière religieuse sont devenus célèbres pour ne pas dire familiers dans la société arabo-musulmane. Citons entre autres le cheik Karadaoui, déclaré persona non grata dans son pays, l’Egypte, qui a trouvé refuge à Qatar, le Pr Amru Khalid et bien d’autres encore dont les causeries religieuses trouvent une forte audience au sein de la jeunesse arabe qu’ils arrivent souvent à enflammer par leurs allusions à l’attitude hostile des Américains à l’égard des musulmans.

Pour le sujet objet de notre écrit, le cheik Karadaoui qui est un fervent défenseur du voile islamique a exprimé son mécontentement et pris une position hostile à la suite de la décision du gouvernement français d’interdire le port du foulard dans les facultés.

La chaîne qatarie d’Al Jazzera diffuse quotidiennement et plusieurs fois par jour des informations et des images montrant le calvaire dont souffrent les Palestiniens et les Irakiens.

Le travail d’endoctrinement et de sape entrepris par tous ces propagandistes ainsi que leurs discours, destinés à une jeunesse souvent désœuvrée et marginalisée, créent un terrain favorable au recrutement de futurs terroristes lesquels, en attendant, obligent leurs épouses, filles et sœurs, à porter le foulard, premier acte d’attachement à l’islam et de respect de ses prescriptions.

A signaler que plusieurs de ces chaînes télévisées sont financées par des personnalités arabes lesquelles placent leurs actes dans le cadre, disent-ils, d’une contribution de leur part, aux dépenses nécessitées par le combat engagé par les moudjahidines pour le triomphe de l’islam.

LE PROBLEME DU FOULARD ISLAMIQUE EN FRANCE

La vague d’islamisation, à laquelle nous avons fait allusion, n’a pas épargné la France où vivent un grand nombre de jeunes musulmans français d’origine magrébine notamment.

L’implantation de plus en plus importante de mosquées et l’activité de prédicateurs venus d’Orient et du Maghreb ont, bien entendu, exercé toute leur influence sur les jeunes musulmans de France dont un grand nombre souffre, il faut le reconnaître, de désœuvrement et de marginalisation. La situation de la jeune fille musulmane, vivant dans ces milieux et dans ces mêmes conditions, n’est pas du tout aisée, puisque, dans la plupart des cas, elle se voit contrainte par sa famille de porter le foulard, et ce, bien souvent contre son propre gré.

La France, étant une République laïque, ne peut pas et ne doit pas tolérer une telle situation. Et c’est précisément pour cette raison qu’a été prise la décision d’interdire le port du foulard islamique dans les facultés, décision, certes, contestée par certains, mais approuvée par la majorité des citoyens qui estiment, à juste titre, que le caractère laïc et le paysage européen de la France doivent être préservés. La laïcité donne à chaque citoyen français le droit de choisir et d’exercer librement son culte, de croire ou de ne pas croire. Le fait, donc, d’exhiber ostensiblement sa religion par un signe quelconque, crée une fausse note dans l’harmonie de cette société égalitaire et fraternelle de citoyens unis, sans distinction de race, de couleur ou de religion.

Lecomte


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97 réactions à cet article    


  • Hesprides Hesprides 5 mars 2008 12:59

    Ce qu’il faut c’est l’éducation pour toutes et tous sans conditions sans exclusions pour accroître le savoir de chacun.

    Car c’est par le savoir et la science (dans tous les domaines possibles) que les préjugés tombent, que les provocateurs n’ont plus de matières pour leur travail, que les peurs s’évanouissent et que les hypochrites se dévoilent.

     

    On a besoin de gens qui pensent et utilisent leur propre libre arbitre et on ira tous très bien.

     

    La démocartisation des voiles et des tenues à l’afghane mais aussi des comportements les plus dégradants dans les pays arabomusulmans n’a été possible que grace à un taux d’analphabetisme mirobolant et à un système d’éducation et de transmission du savoir mort.


    • pallas 5 mars 2008 13:01

      Esperons que les differentes communauté et ethnies un jour seront se comprendre et communiqué sans chercher se proclamé seul detenteur de la verité. En ces temps ou la planete se meurt ou notre espece, "l’espece humaine" est réellement en danger d’extinction massive, car nous sommes au commencement de la 6 eme extinction massive d’espece qui est aussi grave que la 4 eme qui a couté la vie a plus de 90% des especes sur la planete, esperons que ces temps nefastes nous obligeront a savoir discuter, a chercher a se comprendre entre nous, nous aurion pu communiqué avec des especes aussi intelligentes et conscientes que nous et que nous avons massacré, tel que les dauphins, les grands singes, les baleines, dont ont sait aujourd’hui qu’elles sont toutes aussi pratiquement du meme niveau que nous en matiere de developpement cerebrale. Nous avons failli a notre responsabilité sur cette planete en la detruisant, nous avons failli a notre propre moral en nous massacrant. Il est plus que tant de reagir face a un fait qui nous emmene a un chaos.


      • Zalka Zalka 5 mars 2008 13:39

        Au fait, mon cher Thierry, récemment un député de la Knesset a affirmé qu’il était inutile de revoir les normes antisismiques israëliennes puisque la cause des tremblements de terre était la légalisation du mariage homosexuelles.

        C’est moche, hein ? Et dire que ce n’est même pas un de ces gros tarés pas finis du hamas ou du hezbollah, mais un juif ultraorthodoxe. C’est d’ailleurs, qu’on aurait pu entendre chez certains chrétiens aux USA.

        J’imagine, qu’obnubilé comme vous l’êtes par la haine des musulmans, vous oubliez complètement que ceux ci n’ont malheureusement pas le monopole de l’obscurantisme. Au contraire, les gens comme moi (athés, à titre personnel : d’origine musulmane et catholique), peuvent parfaitement avoir conscience du danger réel représenté par les islamistes, mais n’oublient pas pour autant que les rétrogrades barbus peuvent être juifs ou chrétiens.

        Plutôt que de reconnaître la réalité et le fait que l’islam n’ai pas le monopole de la bêtise, vous allez probablement tenter de me titiller sur l’existence du topless en occident, n’est ce pas ? Après tout, vous avez déjà oublié que je suis athé et que cela ne me dérange point...


      • Zalka Zalka 5 mars 2008 14:07

        au passage en parlant des aspect rétrogrades de la religion : je pense à deux chanteurs de la région : un palestinien intégriste et un juif ultraorthodoxe. En temps normal, si ces deux là s’étaient croisés, ils se seraient jetés l’un sur l’autre comme des chiens enragés. Mais en "l’honneur" de la gay pride de Tel Aviv, ils ont enregistrés un titre ensemble par haine des "pédés".

        Comme quoi il en faut peu pour réconcilier les intégristes de deux religions différentes : il suffit de leur imposer la vue d’un troisième groupe.

        Décidément, les musulmans n’ont pas le monopole de la stupidité. C’est dommage d’une certaine manière : le monde serait tellement plus simple s’il n’y avait qu’un groupe ayant le monopole du mal.


      • Gazi BORAT 5 mars 2008 19:01

        à Zalka

        N’oublions pas non plus la polémique que déclencha en Israel le choix de Dana International (un transsexuel)..

        http://img292.imageshack.us/img292/3348/196052887zk1.jpg

        pour représenter le pays au concours de l’Eurovision..

        gAZi bORAt


      • Hesprides Hesprides 5 mars 2008 13:25

        Bravo lerma, point godwin au bout du troisième commentaire.........

         


        • advaitiste 5 mars 2008 13:30

          bonjour à tous,

          merci à l’auteur pour cet article.

          2 remarques :

          - le probleme de l’interpretation des prescriptions a ete tres bien evoque par youssef seddik dans son livre "nous n’avons jamais lu le coran" qui montre plusieurs problemes dont celui inevitable des socités qui n’ont pas integré la necessité de la separation de l’eglise et de l’etat, ou celui d’une religion non seulement revelée, mais dont la parole receuille est divine, donc non susceptible d’etre discutée ou interpretée en dehors de l’interpretation officielle. A noter aussi sa reponse delicieuse à un jeune musulman qui parlait de l’obligation faite aux femmes de porter le voile : "ahh bon... ? voulez vous dire par là que ma femme, ma mere, ma grand mere, ... sont ou etaient de "mauvaises musulmanes" ??"

           

          - le probleme plus particulier du foulard en france : le principe de la laïcite (auquel je suis bien sur tres attaché !) vise à mon avis plus à se proteger du proselytisme, qui n’a effectivement rien à faire dans une université, que d’une affirmation individuelle d’appartenance à un groupe religieux à travers une tenue vestimentaire. Ce qui peut (voire doit !) etre empeché, c’est qu’un eleve milite, recrute, ou meme refuse une partie d’un cursus à cause de sa foi...par contre, qu’une femme se mette un foulard sur les cheveux ne me gene absolument pas et je ne vois toujours pas pourquoi on l’empeche de le faire (serait ce plus acceptable si le foulard sortait des usines hermes ?)...ou alors faudrait il aussi refuser tous les eleves portant une croix. Je me demande meme dans quelle mesure, le fait de leur refuser cela ne joue pas le jeu des radicaux qui en profite pour monter encore plus les jeunes contre une autorité qu’ils reconnaissent de moins en moins.

          je suis ainsi beaucoup plus à l’aise avec une femme voilée respectueuse de la laïcité (il y en beaucoup !!!)que d’un homme en jean et nike qui organiserait des reunions, distribution de tracts, etc...

          a+

           


          • frédéric lyon 5 mars 2008 13:54

            Le port du voile imposé aux femmes, et au femmes seules, est une mesure discriminatoire fondée sur le sexe, de même que le port de l’étoile jaune imposé aux juifs, et aux juifs seuls, était une mesure discriminatoire fondée sur la religion ou la race.

            Il s’agit donc d’une mesure clairement interdite par la Constitution de la République et par son Préambule, qui en fait partie intégrante, qu’est la Déclaration des Droits de l’Homme. La Constitution prohibe en effet toute les manifestations de discrimination entre les hommes, quelle qu’en soit le fondement.

            Le port du voile en public doit donc être prohibé et réprimé par la Loi, sur tout le territoire de la République.


            • Mohamed BOUHOUCH Lecomte 5 mars 2008 14:05

               C’est exactement ce que nous avons essayé d’expliquer.


            • yughurta 5 mars 2008 17:16

              Si le port de l’étoile de David fut imposée aux juifs par les nazis pour les recensér en prevision de leur déportation et de leur génocide, le voile portée par les musulmanes est plus un acte de foi personnel qu’une imposition et n’a rien de discriminatoire puisque la femme portant voile n’est pas envoyée dans un camp de concentration pour une quelconque solution finale, de même que celle qui ne le porte pas n’a pas a y être expediée ou a être discréminée. 


            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 5 mars 2008 13:56

              Article riche et intéressant, une erreur factuelle cependant : le fouloir dit islamique en France n’est pas interdit à l’université parce que les étudiantes sont majeures, pas plus que les habits et coiffes des nonnes ; il n’est interdit qu’au collège et au lycée (à l’école primaire le problème, en principe, ne se pose pas) . Ne pas confondre avec la Turquie où il était interdit jusqu’à une date récente à l’université.


              • Mohamed BOUHOUCH Lecomte 5 mars 2008 14:06

                 Merci pour la remarque


              • Parpaillot Parpaillot 5 mars 2008 22:39

                @ Sylvain Reboul :

                " ... une erreur factuelle cependant : le fouloir dit islamique en France n’est pas interdit à l’université ..."

                Si le foulard islamique n’est pas interdit en France à l’université, le défouloir islamique ne l’est pas non plus sur AgoraVox ... !

                 

                Très Cordialement !


              • Parpaillot Parpaillot 5 mars 2008 22:41

                @ Auteur :

                Merci de votre article très intéressant pour le laïc que je suis ...

                Cordialement !


              • frédéric lyon 5 mars 2008 14:05

                Rappelons, de plus, que le Coran, la "parole révélée", est un tissu de bêtises ignobles qui comporte de plus de nombreux passages qui tombent sous le coup de lois de la République.

                En efet, les lois de la République répriment notemment les appels aux meurtres, or le Coran appelle clairement et expressément dans de nombreuses sourates (je laisse à d’autres le soin de les citer ici), au meurte des juifs ou des chrétiens, ainsi qu’à la lapidation des femmes infidèles (Notons en passant que l’infidélité masculine ne semble pas exister dans le Coran).

                Ce texte est donc contraire aux lois de la République et sa publication et sa diffusion ne peuvent se faire qu’en contravention avec elles.


                • Zalka Zalka 5 mars 2008 14:09

                  C’est un livre saint quoi... Il y a également un paquet d’exemple dans les évangiles ou l’ancien testament...


                • Zalka Zalka 5 mars 2008 15:58

                  Ni plus ni moins sain et saint que les autres. En fait, cela va surtout dépendre du type qui en tient un dans ses mains.


                • Zalka Zalka 5 mars 2008 18:08

                  Une interprétation peut changer. Vous nier cette réalité dès qu’il s’agit de l’islam.

                  Si au lieu de vous demander votre avis, j’avais affirmé de manière péremptoire que le discours de ce taré de député prouve que les juifs sont tous d’affreux archaïques barbares qui n’ont pas évolué depuis Moïse, vous m’auriez qualifié d’antisémites. Et vous auriez eu raison. Tout comme j’ai raison de voir en vous un pur islamophobes dans la mesure ou vous niez toutes possibilités d’évolutions de la part des musulmans juste en vous basant sur ces tarés du hamas.


                • iomej 5 mars 2008 19:58

                  A thierry Jacob qui nous dit : "...je suis islamophobe...je n’est rien contre les arabes...je ne suis pas raciste...mais contre une idéologie..."

                  Je suis anti-sioniste. Je n’ai rien contre les juifs... Je ne suis pas raciste... mais contre une idéologie" . Rien ne m’oblige en effet à prendre pour postulat que Dieu a fait un testament il y 5 millénaires pour confier à tel ou tel groupe humain telle terre. Il faut être infantile pour avaler de pareilles sornettes. Si le postulat est débile, ce qui est le cas, ce qui suit derrière l’est fatalement.


                • claude claude 5 mars 2008 22:22

                  dites donc, les 2 amoureux de l’islam, si on parlait un peu de la place de la femme dans la religion juive et dans la société israélienne ???

                  si israel est un pays où le lait et le miel coulent pour les mecs... mais il est beaucoup moins agréable d’y être une nana !!!

                  (...) Ainsi, malgré la création d’un poste de conseiller du premier ministre chargé de la condition de la femme et de sa promotion, malgré la mise en place de programmes d’informations complets en ce qui concerne la violence à l’égard des femmes et l’égalité en matière d’emploi, malgré le niveau d’éducation reconnu élevé de la majorité des israéliennes, les formes de discrimination qu’elles subissent sont encore nombreuses. En fait, aucune loi fondamentale ne consacre le principe d’égalité ni n’interdit la discrimination. Nous pouvons noter également l’absence de plan global visant à garantir l’application de la convention. Ainsi, les idées traditionnelles concernant le rôle et le statut de la femme dans la société israélienne perpétuent les comportements négatifs à leur égard.


                  Des cas rapportés de mariages forcés, le nombre encore élevé de cas de violence familiale, de crimes d’honneur font toujours l’actualité de la vie quotidienne des israéliennes. Le manque de crédit alloué par le gouvernement pour essayer d’enrailler ces comportements violents limite considérablement l’assistance psychologique et médicale que les femmes devraient recevoir à la suite des agressions dont elles sont victimes. Ainsi, le nombre de refuges pour femmes battues ou violées est considéré comme trop insuffisant pour pourvoir porter secours et réconfort à toutes celles qui sont abusées. Sans doute est-ce dû à cette attitude traditionnelle qui consiste à être moins attentif à la santé des femmes qu’à celle des hommes !



                  La condition des femmes en Israël reste bien préoccupante sur bien des aspects et notamment en ce qui concerne le nombre encore important d’inégalités entre hommes et femmes dans le monde du travail, dans le traitement des salaires ou dans le mariage. Ainsi, une femme qui demande le divorce, à cause de la violence qu’elle subit par son mari, n’est pas sûre d’être écoutée et soutenue dans sa démarche par la cour rabbinique qui souvent rejette sa demande et favorise l’homme. D’autant plus que les cas de violence rapportés sont en dessous de la réalité car ce sujet est tabou dans la société israélienne et bon nombre de femmes ne parlent pas de leurs souffrances par honte d’être rejetées par la famille ou montrées du doigt par le voisinage (...)

                  Témoignage d’une femme israélienne à Strasbourg

                  Nurit Peled n’est pas seulement israélienne. C’est une opposante israélienne dont la fille de 14 ans est morte il y a plusieurs années dans un attentat kamikaze. Nurit Peled a fondé l’association des familles iraéliennes et palestiniennes victimes de violences. Ses deux fils sont refuzniks. Invitée le 8 mars dernier à s’exprimer devant le Parlement européen, à l’occasion de la Journée des Femmes, voici ce qu’elle a déclaré.

                  Nurit Peled-Elhanan à la Journée Internationale des Femmes,
                  Parlement européen Strasbourg, 8 mars 2005

                  “Merci de m’avoir invitée à cette journée. C’est toujours un honneur et un plaisir d’être ici, parmi vous.
                  Cependant, je dois admettre que je crois que vous devriez avoir invité une femme palestinienne à ma place, parce que les femmes qui souffrent le plus de la violence dans mon pays sont les femmes palestiniennes. Et je voudrais dédier mon discours à Miriam R’aban et à son mari Kamal, de Bet Lahiya dans la bande de Gaza, dont les cinq petits enfants ont été tués par des soldats israéliens alors qu’ils ramassaient des fraises dans le champ de fraises de la famille. Personne ne passera jamais en jugement pour ce meurtre.
                  Lorsque j’ai demandé aux gens qui m’ont invitée ici pourquoi ils n’invitaient pas de femme palestinienne, leur réponse a été que cela rendrait la discussion “trop localisée”.
                  J(...).

                   

                  Il est malheureusement vrai que la violence locale infligée aux femmes palestiniennes par le gouvernement d’Israël et l’armée israélienne s’est étendue sur toute la planète. En fait la violence d’Etat et la violence de l’armée, la violence individuelle et collective, sont le lot des femmes musulmanes aujourd’hui, pas seulement en Palestine mais partout où le monde occidental éclairé pose son grand pied impérialiste. C’est une violence qui n’est presque jamais abordée et que la plupart des gens en Europe et aux Etats-Unis excusent du bout des lèvres.
                  (...)

                  . L’Amérique toute-puissante et la Grande-Bretagne contaminent leurs citoyens respectifs avec une crainte aveugle des Musulmans, qui sont dépeints comme vils, primitifs et assoiffés de sang - en plus d’être non démocratiques, chauvins/ machistes et des producteurs en masse de futurs terroristes. Cela en dépit du fait que les gens qui détruisent le monde aujourd’hui ne sont pas musulmans. L’un d’entre eux est un Chrétien dévot, l’un est Anglican et l’autre est un Juif non pieux.

                  Je n’ai jamais vécu la souffrance que les femmes palestiniennes subissent tous les jours, toutes les heures, je ne connais pas le genre de violence qui fait de la vie d’une femme un enfer constant. Cette torture physique et mentale quotidienne des femmes qui sont privées de leurs droits humains fondamentaux et de leurs besoins fondamentaux d’une vie privée et de dignité, des femmes dont on entre par effraction dans la maison à toute heure du jour et de la nuit, à qui on ordonne sous la menace d’une arme de se mettre nue en se déshabillant devant des étrangers et devant leurs propres enfants, dont les
                  maisons sont détruites, qui sont privées de leurs moyens d’existence et de toute vie de famille normale.
                  (...)

                  Les femmes palestiniennes, irakiennes, afghanes sont mes sœurs parce que nous sommes toutes prises dans l’étreinte des mêmes criminels sans scrupules qui se désignent comme les dirigeants du monde éclairé libre et qui, au nom de cette liberté et de ces lumières, nous volent nos enfants. (...)

                  Elles sont toutes infectées par les mêmes virus engendrés par les politiciens. Et les virus, bien qu’ils puissent avoir divers noms illustres comme Démocratie, Patriotisme, Dieu, Patrie, sont tous les mêmes. Ils font tous partie d’idéologies fausses et truquées qui ont pour intention d’enrichir les riches et de donner du pouvoir aux puissants.

                  Nous sommes toutes les victimes de la violence mentale, psychologique et culturelle qui fait de nous un seul groupe homogène de mères endeuillées ou potentiellement endeuillées. (...)

                  Chacune d’entre nous est terrorisée par une éducation qui infecte l’esprit pour que nous croyions que tout ce que nous pouvons faire c’est soit prier pour que nos fils reviennent à la maison ou être fières de leurs corps morts.

                  (...)

                  Je suis une victime de la violence d’Etat. Mes droits naturels et civils en tant que mère ont été violés et sont violés parce que j’ai à craindre le jour où mon fils atteindra son 18ème anniversaire et me sera enlevé pour être l’instrument du jeu de criminels tels que Sharon, Bush, Blair et leur clan de généraux assoiffés de sang, assoiffés de pétrole, assoiffés de terre.

                  (...)Je veux leur dire que nous sommes toutes liées par la même douleur, nous sommes toutes les victimes des mêmes sortes de violences même si elles souffrent bien davantage, parce que ce sont elles qui sont maltraitées par mon gouvernement et son armée, avec l’aide de mes impôts.

                  L’islam en soi, comme le judaïsme en soi et le christianisme en soi, n’est pas une menace pour moi ou pour qui que ce soit. C’est l’impérialisme américain, c’est l’indifférence et la coopération européennes, et le régime israélien raciste et cruel d’occupation qui en sont une. C’est le racisme, la propagande dans l’éducation et la xénophobie inculquée qui convainquent les soldats israéliens d’ordonner aux femmes palestiniennes, sous la menace des armes, de se déshabiller en face de leurs enfants pour des raisons de sécurité, c’est le manque de respect le plus profond pour l’autre qui permet aux soldats américains de violer des femmes irakiennes, qui donne une licence aux geôliers israéliens pour garder des jeunes femmes dans des conditions inhumaines, sans les aides hygiéniques nécessaires, sans électricité en hiver, sans eau propre ou matelas propres et pour les séparer de leurs bébés et de leurs tout-petits nourris au sein. Pour leur barrer la route vers les hôpitaux, pour bloquer leur chemin vers l’éducation, pour confisquer leurs terres, pour déraciner leurs arbres et les empêcher de cultiver leurs champs. (...)


                  allez...

                  une p’tite dernière pour la route ???

                   

                  Les femmes enceintes palestiniennes et les checkpoints israéliens : une rencontre mortelle
                  Par MIFTAH
                   
                  Plusieurs agences des Nations Unies travaillant dans les Territoires Occupés Palestiniens ont récemment soumis un rapport à l’Assemblée générale des Nations Unies, lors de la convocation de son sommet annuel à New York.
                  Le rapport a fait l’objet d’une enquête et a été rédigé par l’UNFPA, l’UNRWA et WHO en collaboration avec le Ministère de la Santé Palestinien (MOH) et a été présenté au Haut Commissaire pour les Droits de l’Homme des Nations Unies.


                  Le rapport souligne le refus des droits de l’homme fondamentaux et les soins obstétriques à 61 femmes palestiniennes qui ont été obligées, contre leur gré, de donner naissance sur de nombreux checkpoints illégaux qu’Israel a disséminé au hasard dans toute la Cisjordanie et à Gaza.


                  Encore plus effrayant et inhumain, le rapport relève que 36 enfants en bas âge sont morts en tant qu’effet direct de l’obstruction israélienne aux checkpoints.

                  (...)

                  Il a également noté que "les Palestiniennes sont habituellement harcelées, intimidées et maltraitées par les soldats israéliens aux checkpoints et aux portes …
                  La santé des femmes en souffre en raison de leur incapacité à atteindre les centres de soins. Les femmes enceintes sont exposées à de longues attentes aux checkpoints.
                  Un certain nombre d’accouchements dangereux lors desquels des mères et des enfants en bas âge sont morts ont eu lieu aux checkpoints.
                  Entre le début du deuxième Intifada et mars 2004, 55 palestiniennes ont accouché aux checkpoints et 33 nouveaux-nés sont décédés aux checkpoints en raison des retards ou de refus d’autorisation d’atteindre des établissements médicaux." 

                  (...)

                  Cependant, les Conventions de Genève déclarent explicitement et implicitement que ces actions de résistance, qu’elles soient violentes ou non-violentes, doivent se limiter aux combattants et non à la population civile.

                  La condition préalable ou pré-requise pour l’occupant et l’occupé est d’éviter de viser leurs populations civiles respectives.

                  (...)

                  Si l’occupation israélienne de la terre et des Palestiniens est menée sous le prétexte d’une "guerre contre le terrorisme", elle devrait alors être logiquement sujette aux lois de la guerre.

                  (...)

                  Ainsi, l’obstruction de force des femmes enceintes palestiniennes aux checkpoints qui a entrainé la mort, un traumatisme psychologique et des complications de santé à long terme, représente une infraction au plus fondamental des droits de l’Homme : le droit à la vie, qui ne peut pas être dérogé, même dans un moment de tension intense entre l’armée israélienne et les combattants palestiniens de la résistance.

                  (...) "

                  coool, non ???? le statut des femmes en israel !


                • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 5 mars 2008 22:56

                  Claude

                  Témoignage remarquable.

                  Pierre R. Chantelois

                  Montréal (Québec)

                   


                • claude claude 5 mars 2008 23:02

                  je n’ai pas pu mettre tous les témoignages de l’extrème évolution de la société israélienne et de la religion juive , en ce qui concerne la femme :

                  Culture israëlienne et position des femmes La situation des femmes en Israël est alarmante. Sur ce point, tous les partis sont d’accord. La source des problèmes est identifiée de façon différente selon les tendences politiques et religieuses. Pour Sha’as, c’est un manque de Torah qui est la source de tous les maux. Il semblerait que ce parti soit d’ailleurs enclin à pardonner plus facilement la violence issue de milieux religieux :Sha’as vient, par l’intermédiaire d’un de ses ministres, de demander un allègement de la peine de deux parents violents rahidim qui frappaient leur enfant et qui avaient été condamnés par une cour de justice israëlienne. Le recours a été rejeté. Pour les partis laïcs, la source de la violence contre les femmes serait une certaine conception de la femme véhiculée en grande partie par la position de la femme dans le judaïsme. Bien qu’il soit indéniable qu’une compréhension dégradée des sources juives puisse amener certains cas de machisme, il est cependant excessif de réduire la violence contre les femmes, ou le machisme israëlien à cette cause. On pourrait écrire un livre entier sur l’image de la femme dans les chansons israëliennes actuelles, et celles-ci sont loin de fonder leur idéologie sur la Torah. Depuis la femme-nounou, consolatrice éternelle des chansons de Haïm Moshé, "Tni li Yad" : tiens moi la main", aux chansons les plus érotiques réduisant la femme à un objet anonyme de plaisir sexuel, "Zé kara halaïla" ("ça" [l’acte sexuel] s’est passé cette nuit"), ou bien même aux chansons chantées par des femmes, qui nous renvoient une image effrayant des la position de la femme dans le couple, toujours sur la défensive, davant toujours veiller à ne pas être trompée ("Ani roah lekha ba aïnaïm, ani roah et hakol" : je te regarde dans les yeux, et je vois tout..."), l’image de la femme idéal selon l’homme laïc israëlien n’est pas brillante, admettons-le. AUCUNE chanson actuelle ne lui confère une place de partenaire égale à l’homme et échangeant avec lui. (...)

                   

                  Pétition pour le droit des femmes juives à divorcer religieusement

                  Actuellement, une femme juive qui veut divorcer doit obtenir de son mari un "guet" (libellé de divorce), indique dans ce texte Olivia Cattan présidente de l’association. Elle veut sensibiliser les hommes et femmes "de toutes confessions" au fait que les femmes juives doivent pouvoir "disposer en toute égalité du droit de divorcer afin de ne plus être les otages de la bonne volonté de leur mari lorsqu’il y a séparation".

                  Les femmes juives demandent à leurs instances religieuses de "réparer cette injustice au nom de l’égalité hommes-femmes". Olivia Cattan souligne que les femmes travaillent et votent comme les hommes. "La République, ajoute-telle, nous permet d’être égaux devant le mariage et de divorcer en toute égalité, les religions doivent se faire l’écho de cette loi républicaine".

                  "La religion juive a déjà su évoluer vers plus d’équité et abolir la polygamie et la lapidation des femmes adultères", répond-elle à l’argument selon lequel la Torah est immuable. (...)

                   

                  je ne parle même pas des lumières et les libertés dont jouissent les femmes dans les milieux orthodoxes ! on les croirait copiées/collées de celles dont jouissent les femmes des fondamentalistes musulmans, burka ou voile en moins !!!

                  (...)

                  La vie de famille

                  Les mariages se font jeunes, sont souvent arrangés par un marieur (Shadkhan) et ont pour but d’avoir un maximum d’enfants. Sauf cas médicaux, les familles ont 5 à 10 enfants (7 enfants par famille en moyenne en Israël en 2005). Il s’agit pour les haredim d’un commandement religieux important : « croissez et multipliez » (Genèse 1:28, 9:1,7).

                  La femme est soumise à son père jusqu’au mariage, puis à son mari. L’autorité de ce dernier l’emporte alors sur celle du père. Quand des conflits surviennent entre communautés haredim, ou lors des élections en Israël (voir plus bas), la femme doit suivre la communauté et le parti de son mari, non celui de son père.

                  «  La chasteté de la femme préoccupe énormément la société ultra-orthodoxe. Elle doit non seulement cacher ses cheveux, ses bras et jusqu’à ses chevilles, mais le moindre contact physique avec un homme qui n’est pas son mari lui est interdit[19] ». Elle ne doit d’ailleurs jamais se retrouver seule avec un homme autre que son mari. Ces deux contraintes limitent fortement les capacités de sorties de la femme haredi, que ce soit pour les loisirs ou le travail. Dans les années 1980, des passages piétons séparés pour les hommes et les femmes ont ainsi été créés dans certaines zones haredim, afin d’éviter les frôlements involontaires entre hommes et femmes sur les passages les plus fréquentés.

                  Dans la majorité des groupes haredim (mais pas dans tous), on a noté depuis les années 1970-80 une tendance au développement du travail des femmes (plus important en 2007 et en Israël que le travail des hommes[17]). Les familles nombreuses ont en effet des besoins financiers importants, surtout là où le mari ne travaille pas, mais se consacre à l’étude des textes sacrés (essentiellement en Israël). En 2007, une « enquête montre que les hommes de la communauté ultra-orthodoxe consacrent la plupart de leur temps à l’étude religieuse et travaillent pas, la charge de gagner un revenu retombant sur les femmes[17] ».
                  Ce travail est un facteur limité mais bien réel de renforcement du poids de la femme haredi
                  [20]. Il n’est cependant pas question d’égalité. Il est à noter que certains haredim (Edah Haredit) considèrent une telle évolution comme un grave péché. On peut noter que le travail des femmes est limité par deux facteurs : il n’est pas question d’accepter que la femme haredi fasse un travail dans un milieu mixte homme – femmes, ce qui réduit fortement le nombre de postes accessibles ; les grossesses fréquentes rebutent beaucoup d’employeurs.

                  Les enfants doivent être élevés si possible dans des écoles religieuses spécifiques : c’est assez simple en Israël, parfois plus difficile en diaspora, surtout dans les groupes les plus petits. Ce qui encourage d’ailleurs les regroupements en communautés compactes, dotées de leurs propres écoles.

                  L’homosexualité ou le concubinage sont totalement rejetés.

                  (...)

                  Violence contre d’autres Juifs

                  Les violences contre les Juifs non haredim ne sont pas rares en Israël : pierres lancées contre les voitures roulant le chabbat, cocktails Molotov contre des cinémas ouvrant le chabbat, intimidation pour faire partir les laïcs vivant dans les quartiers à dominante haredi, sabotage de fouilles archéologiques (risquant de déranger la sépulture des morts), émeutes contre des autopsies (interdites par la loi juive). En 1986 eut lieu la « guerre des abribus », destruction systématique par les haredim des abribus se trouvant dans ou près de leurs quartiers et affichant des publicités comportant des images « indécentes  ». Dans les années 1980 est apparu un groupe clandestin haredi israélien appelé Keshet (Arc-en-ciel), spécialisé dans les attaques contre les biens (mais jamais contre les personnes elle-mêmes) appartenant à des individus ou des groupes considérés comme hostiles aux haredim. On leur doit ainsi de nombreux incendies contre des kiosques à journaux vendant une presse « impie » dans les quartiers haredim.
                  Toujours dans le cadre de ces heurts avec des laïques, les conduites « indécentes » ou « incorrectes » peuvent être des cibles. Ainsi, « en octobre [2007], cinq hommes ultra-orthodoxes ont agressé une femme et un soldat [...] qui s’étaient assis l’un à côté de l’autre à un arrêt de bus de Beit Shemesh
                  [27] », apparemment sans être mariés. (...)

                  vous attaquez le voile des musulmannes, mais vous omettez de parler de l’obligation de porter une perruque, obligation à laquelle toute femme respectable doit se soumettre :

                  Vent de panique sur les perruques ultraorthodoxes

                  Il y a quelques semaines, un rabbin londonien s’est envolé pour l’Inde pour une mission des plus inhabituelles. Sa destination ? Un temple hindou de la région de Madras où trône un imposant Vishnou, la divinité aux quatre bras qui a pour rôle de préserver l’Univers. Le temple accueille pas moins de 10 000 visiteurs par semaine, et il faut s’inscrire sur une liste d’attente de onze ans pour assister à sa très sainte cérémonie du vendredi après-midi ! L’acte de dévotion le plus couramment pratiqué dans ce temple consiste à sacrifier ses cheveux. Quelque 600 coiffeurs s’y relaient nuit et jour pour couper les cheveux des pèlerins qui souhaitent offrir leur belle chevelure au dieu afin de le remercier ou de lui rendre hommage.

                  Le rabbin Ahron Dovid Dunner a observé attentivement les coiffeurs sectionner les longues chevelures des femmes et des hommes, destinées à être vendues aux acheteurs étrangers. Accompagné d’un interprète, il a interrogé les coiffeurs, les donateurs et les guides du temple, a pris moult notes et rédigé son rapport - qui a précipité un commerce international florissant dans le chaos le plus complet.

                  Chez les juifs orthodoxes, un code de modestie interdit aux femmes mariées de montrer leurs cheveux en public.

                  Selon la tradition rabbinique, en effet, la chevelure d’une femme est sa "plus grande fierté" et doit donc être couverte en dehors du foyer conjugal. Toutefois, les interprétations varient. Certaines se contentent de porter un couvre-chef à la synagogue. D’autres couvrent leurs têtes lorsqu’elles sont en compagnie, à l’aide d’un foulard appelé tichel. D’autres encore font couper court leurs cheveux, tandis que les plus extrémistes se rasent entièrement le crâne.

                  La majorité d’entre elles, cependant, portent une perruque, qu’on appelle sheitel. Une perruque synthétique coûte environ 300 euros, un prix qui peut facilement dépasser les 1 500 euros pour une perruque de cheveux naturels.

                  Tout a commencé il y a un peu plus d’un mois, lorsque plusieurs rabbins israéliens ont appris que la plupart des perruques de cheveux naturels importées d’Europe pour leurs femmes étaient faites de cheveux indiens. C’est évidemment un grave problème, car les juifs croient en l’existence d’un Dieu unique, tandis que l’hindouisme est une religion polythéiste, et de ce fait condamnée par la loi religieuse juive pour son culte des idoles.

                  Le rabbin Elyashiv a donc téléphoné au rabbin Dunner, à Londres, pour lui demander de se rendre en Inde, histoire de tirer l’affaire au clair. "Il a découvert que ces cheveux sont effectivement offerts en sacrifice à un dieu qu’il faut considérer comme païen, selon les critères des textes rabbiniques", commente le rabbin Pini Dunner, neveu dudit émissaire, en charge de la synagogue Saatchi de Tottenham, dans le nord de Londres. Vishnou est l’une des nombreuses divinités du panthéon hindou ; un dieu, qui plus est, doté de mille noms et de dix avatars. On ne saurait donc en aucun cas l’assimiler au dieu unique du judaïsme. Les juives qui portent des perruques fabriquées à partir de cheveux coupés en son honneur vont donc à l’encontre de la Torah, qui interdit le culte des idoles. En d’autres termes, de telles perruques ne sont absolument pas casher.

                  "La question est de savoir si tous les cheveux en provenance d’Inde ont été coupés lors de ces cérémonies", poursuit Pini Dunner. Autant dire qu’il s’agit d’une mission impossible. "D’après la loi rabbinique, en cas d’incertitude, on accorde le bénéfice du doute. Mais quand il s’agit d’une interdiction de la Torah, la loi veut qu’en cas de doute on s’abstienne." Le rabbin Elyashiv a donc décrété que les perruques de cheveux indiens n’étaient pas casher. Le rabbin Ahron Dovid Dunner, quant à lui, est allé encore plus loin : puisque les fabricants utilisent souvent des cheveux indiens pour leurs perruques "made in Europe", il faut bannir les perruques de cheveux naturels jusqu’à ce que leur origine soit clairement établie. Résultat : ces annonces ont suscité une véritable débandade. En rentrant de la synagogue, les hommes ont demandé à leurs épouses d’où venaient leurs perruques. Un vent de panique a parcouru le monde, d’Israël à New York, en passant par l’Inde, Toronto et Londres.

                  Depuis, le commerce international de la perruque s’est enfoncé dans la crise, les juifs orthodoxes constituant une part importante du marché - notamment pour les produits haut de gamme. A New York, il n’est pas rare, en effet, que les femmes ultraorthodoxes déboursent quelque 3 000 dollars [environ 2 500 euros] pour une perruque. Le marché de la perruque auprès des haredim américains est estimé à 60 millions de dollars [50 millions d’euros environ] par an. Au Royaume-Uni, on estime à 10 000 environ le nombre d’ultraorthodoxes porteuses de perruques. Tout ce petit monde a été pris de panique. Les magasins ont été assiégés par des clientes affolées voulant connaître l’origine de leur perruque.

                   


                • claude claude 5 mars 2008 23:08

                  bonsoir pierre,

                  merci smiley

                  les témoignages des atteintes aux droits de femmes sont nombreux...

                  il suffit de taper les mots clefs, et l’on s’aperçoit que beaucoup de femmes sont révoltées par le sort qui leur est réservé. de plus les ong soulignent régulièrement le calvaire des mères palestiniennes...

                  j’ai essayé de choisir les plus percutants, tant j’en ai assez de voir les 2 clowns, nous serriner qu’ils sont issus de la cuisse de jupiter et que les palestiniens représentent la lie de l’humanité.

                  c’est qu’au départ, j’étais partie sur une recherche portant sur les pacifistes israelo-palestiniens...puis de fil en aiguillle...


                • armand armand 6 mars 2008 18:11

                  Claude :

                  En tout cas, ces vexations ne les encouragent pas à limiter leur progéniture. Près de 8 par femme à Gaza ? Au lieu de leur balancer des bombes peut-être faudrait-il faire pleuvoir des contraceptifs sur ce petit territoire surpeuplé.

                  Et dire qu’au fond, l’Islam est des trois religions abrahamiques la plus ’libérale’ en matière de contrôle des naissances.

                  Sinon dans les nombreux textes que vous citez vous oubliez un point fondamental : les orthodoxes, pour puissants qu’ils soient en Israël, ont face à eux des laïcs tout aussi décidés. Alors que dans les pays islamiques régis par la charia ce sont les religieux qui détiennent le pouvoir. Sans opposition.


                • claude claude 6 mars 2008 20:41

                  armand,

                   les femmes juives orthodoxes font de 7 à 10 enfants. elles sont asservies à des millénaires de tradition, et d’après ce que j’ai pu lire, elles portent aussi la lourde charge de faire bouillir la marmite, car les hommes se consacrent à l’étude des livres sacrés.

                  le texte comparatif que j’ai mis ci-dessus, montre que dans les 3 religions du livre, la femme est, à des degrés plus ou moins importants, placée sous la coupe de l’homme. elles sont les premières victimes de la brutalité des hommes : violences conjugales, viols, abus sexuels, prostitution forcée, harcelement moral et sexuel...

                  rien n’est tout blanc ou tout noir.

                  comme l’a montré l’auteur de cet article, on ne peut résumer une religion à l’interprétation que font quelques hommes, des textes fondamentaux. et pour certains extrémistes d’av, il est plus facile de voir la paille qui est dans l’oeil de l’autre que la poutre dans le sien.

                  nous avons aussi nos frapadingues, comme les néo-évangélistes ou les intégristes cathos.

                  cela dit, il n’en reste pas moins que dans cette région du globe, ce sont les femmes, israeliennes ou palestiniennes, qui payent le plus lourd tribu à la guerre et au terrosrisme.

                  et ce sont elles, qui initient le mouvement pacifiste :

                  (...)Le groupe Femmes en Noir est né sur une place de Jérusalem Ouest en janvier 1988, au début de la première intifada, de la rencontre de sept femmes israéliennes, parmi lesquelles la féministe et pacifiste, Hagar Roublev, malheureusement décédée depuis. 
                  Elles ont choisi le silence et le noir pour protester contre l’occupation militaire de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, décidée par le gouvernement israélien. Ce choix de manifester en noir et en silence s’est inspiré des pratiques d’autres femmes dans d’autres luttes au monde : les femmes sud-africaines contre l’Apartheid, les mères et grand-mères de la place de Mai, qui chaque semaine en Argentine, manifestent pour leurs enfants et petits-enfants disparus.(...)

                  Depuis l’initiative de 1988, les mouvements Femmes en noir se sont multipliées dans le monde, de Tel Aviv à Londres, de Haifa à Sydney, d’Amsterdam à Rome, de Belgrade à New York. En France, il existe des groupes à Paris, Lyon, St-Etienne, ...

                   Les Femmes en Noir sont devenues un mouvement international de femmes, citoyennes du monde, de diverses nationalités. Nous organisons des sit-in, marches, et rondes silencieuses, en solidarité avec les femmes en noir israéliennes et palestiniennes, mais aussi pour protester dans nos pays contre la guerre, les conflits armés entre les peuples, le militarisme, la production et le commerce des armes, le racisme et toute forme de violence injuste.(...)

                  " (...)Bien que, depuis 1988, elles aient manifesté chaque semaine dans plusieurs villes d’Israël, pratiquement aucun média ne jugea utile de répercuter l’action remarquable de ces femmes qui ont encaissé pas mal d’insultes de la part des passants. Mais, on le sait, les médias, en général, sont plus sensibles aux actes de violence qu’aux manifestations pacifistes, et c’est vrai surtout quand il s’agit d’initiatives de femmes. Elles sont invisibles, comme actrices, pour les médias.

                   

                   

                  Les Femmes en Noir, mouvement international

                   

                  Les femmes italiennes, traditionnellement en relation étroite avec les femmes de la Yougoslavie, toute proche, introduisirent le mouvement à Belgrade quand la guerre éclata en Yougoslavie en 1990-1991.

                  A partir du mercredi 9 octobre 1991, les Femmes en Noir de Belgrade ont été chaque semaine sur la Place Republica, en silence, vêtues de noir et armées de calicots pour réclamer la paix et cela jusqu’au dernier mercredi du 24 mars 1999 : le jour où l’OTAN a commencé à jeter ses bombes sur Belgrade, le Kosovo et le reste de ce qui subsistait encore de l’ancienne Yougoslavie.

                  (...)

                  Dans le monde se sont constitués des groupes de Femmes en Noir par solidarité avec les femmes d’Israël et des Balkans.

                  Les Femmes en Noir de Belgrade, ont organisé des colloques internationaux jusqu’à la guerre du Kosovo et encore un après la fin de la guerre. Y venaient, des femmes de toutes les républiques yougoslaves, de Croatie, de Slovénie, de Bosnie Herzégovine, de Macédoine, du Kosovo mais aussi des femmes du monde entier, évidemment des Israéliennes mais aussi d’Europe et des Etats-Unis. Et ces femmes se parlaient et se parlaient ouvertement, elles exposaient leurs griefs réciproques et s’apercevaient de ce qu’elles avaient toutes en commun et à partir de là, se mettaient à chercher des solutions qui pouvaient satisfaire tout le monde. Et elles en trouvaient !(...)

                   

                   


                • Zalka Zalka 5 mars 2008 14:50

                  Je sais que c’est un état de droit. Je sais que même si c’est loin d’être la panacée (la perfection n’étant pas de ce monde), c’est toujours mieux que hamasland.

                  En tous cas, ravi de voir que nous sommes d’accord sur la nature de ce con (ainsi que sur ces deux chanteurs homophobes, j’imagine). Après tout, peut être n’êtes vous pas perdu pour la raison ? Peut être vous rendrez vous compte que le judaïsme peut se révéler chez certain aussi rétrograde que chez les musulmans ? Peut être admettrez vous donc que les musulmans peuvent être des gens parfaitement équilibré et démocrate.


                • yughurta 5 mars 2008 17:38

                  Par esprit d’humour et parfois par préjugé, l’on affuble les habitants de certaines contrées ou regions de traits de caractères stéréotypés, faits evidemment de défauts . Une tendance assez tenace emanant de l’inconpréhension et du peu de chercher à comprendre avant de juger.

                  Ceci dit toutes les religions ont leurs extremistes idiots et têtus même la laicité n’echappe a un certain extremisme dans l’action autant que dans le propos de certains qui s’en disent les défenseurs, mais il existe aussi dans ces religions et cette laicité des etres qui travaillent dans le sens contraire celui de la comprehension et de la tolérance heureusement d’ailleurs !.


                • el bourrico 5 mars 2008 14:34

                  Les religieux me font chier !

                   

                  Je fais abstraction du type lambda pour qui la religion est une composante culturelle, comme il a toujours baigné dedans et vécu avec, il est logique qu’il suive dans cette voie, et il a bien souvent d’autres soucis plus immédiat que d’aller s’encombrer avec des détails de religiosité, tant qu’il ne l’étale pas longueur de journée, ça ne me gène pas.

                  Non, je parle de ceux qui s’en servent à des fins politiques ou personnels.

                  Je parle des Sionistes, des Intégristes musulmans, des Prédicteurs US, etc, etc.

                  Bref, tous ces gens là me font chier.

                  En ce qui concerne le voile, c’est à mon sens une ignominie fondamentale. Et surtout, c’est d’une rare hypocrisie, mais que voulez vous, les religions sont patriarcales, et n’oublions pas que c’est Eve qui à bouffé la pomme.... la salope !


                  • foufouille foufouille 5 mars 2008 14:40

                    a une epoque en france les femmes avaient pas le droit de vote ni le divorce ni l’avortement

                    les femmes ne travaillait pas, ne pouvait vivre seul

                    tout est question de point de vue

                    si vous regardez des reportages ethnologiques sur arte, la 5 vous pourrez voir des peuplades qui se mettent tout petit des bout de bois dans le menton

                    tout le monde ne peut pas penser comme vous


                    • Voltaire Voltaire 5 mars 2008 15:10

                      Merci pour cet article, qui reprend un argument que j’ai souvent utilisé sur ce thème.

                      La traduction du coran de Jacques Berque est sans doute l’une des plus fidèle. Le texte est sans ambigüité : le principal soucis exprimé dans le coran est bien un soucis de pudeur, et absolument pas lié au port du voile. le texte lui-même n’impose pas le port du voile, mais suggère comment éventuellement le porter ; il insiste aussi sur la nécessité pour l’homme d’être pudique, et de baisser les yeux devant une femme qui exposerait trop ses atours...

                      A partir du moment où le concept de pudeur est bien évidemment relatif, et différent suivant les cultures et époques, et que le texte même du coran n’indique aucune obligation, il n’existe aucune justification religieuse à l’imposition du port du voile.

                      D’un point de vue plus général, le texte du coran est souvent assez ambigüe pour permettre de nombreuses interprétations, et adaptations en fonction du contexte. C’est ce qui a fait la force de la religion musulmane à ses débuts, en permettant une intégration sans heurts des coutumes locales et de l’islam. La rigidité de son interprétation actuelle, souvent abusive, ne peut que lui nuire, quelque soit l’opinion que l’on peut avoir de cette religion.


                      • Leila Leila 5 mars 2008 15:14

                        Merci pour cet article objectif et instructif.

                         

                        Il est évident pour moi que le foulard islamique n’est pas une obligation religieuse. C’est un instrument du prosélytisme des intégristes musulmans. En France, il ne progresse pas. La bataille se joue surtout au Maroc et en Algérie.


                        • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 15:39

                          La religion a pour finalité de mettre l’homme en bonne résonance avec son créateur, mais aussi en bonne résonance avec les autres hommes (car la première résonnance ne saurait être acceptée sans la seconde, et la seconde ne saurait être bien appréciée sans la première).

                          Imam Ali disait :

                            Dieu créa les anges dotés que d’Esprit,

                            IL créa les animeaux dotés que de passions,

                            puis IL créa l’Homme doté et d’Esprit et de passions,

                            quiconque ses passions triomphent de son esprit sera plus vil que quelconque simple animal,

                            et quiconque son esprit triomphe de ses passions s’élève par dessus tous les anges.

                          A chacun de chercher s’il lui ai imparti de se rapprocher plus des anges que des animeaux, ou des animeaux plus que des anges.

                          Interpellation :

                          Par quoi sommes nous si semblables aux animeaux, si ce n’est par nos instincts et besoins : nous mangeons, buvons, faisons du sexe (pour le plaisir et pour la reproduction), avons besoin de repos et de distraction, donc de sommeil et de loisirs. Nous nous entretenons par le sport, pareils que la fauve qui courre dans les plaines, nous sommes dans une lutte des classes et faisons tout pour atteindre les sommités de la société (études), pareils que le félidé qui acère ses griffes sur un tronc d’arbre et qui courre derrière sa mère pour apprendre les techniques de la chasse....

                          Par quoi serions nous si différents des animeaux, si ce n’est par notre Esprit !

                          Mais qu’en faisons-nous souvent ?

                          On l’investit pour la pluart que pour assouvir nos besoins primaires et nos instincts animaliers.

                          Quelle gloire mériterions-nous si notre Esprit ne nous élève que pour finaliment nous abaisser vers la satisfaction de tout ce qui est primaire en nous ?!!

                          Même cette culture que nous nous vantons trop de détenir - devant nos paire - et que l’on peine beaucoup à récolter et à entretenir, l’animal non plus n’en est pas exempte, il en a une qui lui est propre, toutefois, contrairement à nous, elle est souvent innée chez lui.

                          L’usage le meilleur (de l’Esprit) que l’on pourrait rendre à l’animal qui est en nous, serait celui d’investir notre Esrit pour tenter de trouver des réponses aux questions existentielles qui nous taraudent dans notre for intérieur.


                          • Zalka Zalka 5 mars 2008 16:03

                            L’esprit est toujours plus efficace lorsqu’on satisfait nos besoins physique. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’engloutir dans une recherche effrénée de plaisir physique. Simplement qu’il faut satisfaire ses besoins. Quand je vois un religieux (quelque soit la religion) déblatérer sur le sexe, l’abstinence etc..., j’ai l’impression très forte qu’il devrait tirer un coup plutôt que de chercher à "élever son esprit" par abstinence.


                          • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 16:23

                            Cher Zalka,

                            En Islam la règle est assez simple, partant de ce hadith qui résume tout :

                            oeuvre pour ta vie ici bas comme si tu auras à vivre éternellement, tout en oeuvrant pour l’au-delà comme si tu auras à mourir demain.

                            Pas la peine de philosopher sur cette maxime, elle résume vraiment tout.


                          • heyben 5 mars 2008 16:37

                            Encore faut-il croire en l’au delà.


                          • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 17:09

                            Heyben,

                            Absolument d’accord.

                            D’où l’impératif de chercher une réponse à la première des questions existantielles "d’où je viens" avant de se pencher en profondeur sur l’étude des religions.


                          • Zalka Zalka 5 mars 2008 18:05

                            Et alors ?

                            Cela ne change rien au fait qu’Ahmaninejad aurait besoin de tirer son coup. Il serait peut être moins allumé.


                          • heyben 17 avril 2008 02:15

                            Si ya dieu dans la reponse à "d’où je viens ?", que met-on dans la réponse à la question d’où vient dieu ?


                          • clostra 5 mars 2008 15:53

                            Il y a foulard et foulard... On se souvient de Monsieur le curé et de sa soutane. On se souvient des bonnes soeurs et de leurs habits de religieuses, parfois des conrnettes à décorner le vent... Je me souviens que mon père portait un chapeau. Je me souviens qu’il disait à ses filles « mets ta coiffure » avant de sortir. Je me souviens, dans ce tiroir que j’ouvre parfois...(cette collection de foulards de chez Hermès : je me demande parfois si la mode osera revenir...si très librement, pour la douceur et le souvenir, aujourd’hui, dans la rue, j’oserais mettre ces chefs (d’oeuvre)) Je me souviens de la grande cappe bleue marine , du képi, du sifflet et du petit baton blanc de monsieur l’agent de police Je me souviens de m’être déguisée et d’être sortie dans la rue...

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