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Accueil du site > Actualités > Religions > Le miracle, c’est d’y croire

Le miracle, c’est d’y croire

Cette semaine, l’émission de la RTBF, Questions à la Une, lançait un pavé dans la mare des problèmes parallèles à la religiosité. Deux sujets basés sur le même canevas. « Il n’est pas question ici de remettre en cause la foi ou l’engagement religieux des gens », était-il dit en préambule.

Miracles ou arnaques ? Les miracles sont des événements qui ne s’expliquent pas. Faut-il rechercher des indices d’intervention divine ou une explication scientifique ? En ce XXIe siècle, avec une médecine bien en place, des indices sont à traquer, sans parti pris, en recourant à la critique historique et à la science. L’enquête de la RTBF laisse perplexe : pas de guérisons miraculeuses avérées à Lourdes, pas de trace divine sur le Saint-suaire de Turin, rien d’inexplicable dans le sang liquéfié de San Gennaio à Naples ni dans les stigmates de Padre Pio. On s’interroge sur l’exploitation, lors des pèlerinages, faite par l’Eglise de ces pseudo-miracles pour exploiter la soif de merveilleux plus que jamais ancrée dans les sociétés humaines. L’entreprise lucrative, car il s’agit bien de cela, a été le but de la dénonciation faite lors de l’émission.

Il est écrit dans la Bible que les miracles sont la manifestation de Dieu. Est-ce bien de cela qu’il s’agit ? Les critères de reconnaissance d’un miracle se font en fonction du côté instantané et durable du miracle. Rien qu’en Belgique, nous avons deux lieux de pèlerinages : Crupet-Beauraing et Banneux.

Mais le lieu de pèlerinage le plus connu est Lourdes. Le 11 février 1858, une fillette de 14 ans, Bernadette Soubirous, affirme avoir vu l’apparition d’une jeune fillette sans avoir dit qu’il s’agissait de la Vierge. La représentation qui en est faite est d’ailleurs refusée par Bernadette elle-même. Une vénération s’en est suivie. L’eau de la grotte existant pourtant depuis toujours, souvent nauséabonde, prend une tournure miraculeuse. Bernadette va par la suite se réfugier dans un cloître, consignée au silence, et mourir à 35 ans. Son histoire ne va pas se terminer là. A l’ouverture de son caveau, son cadavre momifié apparaît entier, ne s’est pas décomposé. Apparemment, du moins. La vérité, c’est que son corps a été enduit de cire de conservation et que des zones du corps sont bien en décomposition. Elle a été béatifiée et canonisée.

Lourdes compte 7 millions de pèlerins par an, et 67 guérisons officiellement reconnues de malades. La part des pèlerins, par contre, qui ne retourneront pas chez eux, ne se retrouve pas dans aucune statistique. Le premier cas, Pierre de Rudder, aurait eu sa jambe guérie. Le malheur, c’est que la gauche ou la droite se confondent à l’analyse.

La Vierge a fait plus de 2000 apparitions dans le monde, et jamais dans les endroits réputés saints par essence. Bizarre. Les Zététiques, qui doutent de tout, citent le Saint-suaire de Turin comme une autre mystification. Pas de trace de sang et des formes humaines sur le Saint-suaire parfaitement explicables. Pourtant, on continue à y croire. Padré Pio aurait le don d’ubiquité. Ses stigmates n’ont en fait rien de mystérieux et sont seulement une réelle mystification volontaire de l’intéressé. Cela lui a permis de récolter une véritable fortune pour l’Eglise, qui entretient le doute.

Comment devient-on saint ? Les saints sont censés être des exemples présentés aux fidèles pour avoir vécu de manière héroïque les vertus de foi, de charité ou de tempérance. Des vertus chrétiennes qui se sont étonnamment répandues depuis vingt ans.

Depuis 1983, Jean-Paul II a canonisé 2000 saints, sept fois plus à lui seul que tous les autres papes réunis avant lui. Pourquoi ? Et pourquoi les règles édictées par l’Eglise ont-elles changé au cours du temps ? Pour répondre à cette question, il a fallu pénétrer dans le saint des saints, là où on décrète de manière très tatillonne la sainteté : la Congrégation pour la cause des saints, au Vatican. Découverte : les saints présentés à la dévotion populaire étaient parfois très loin d’être des modèles de vertus. Aujourd’hui, les martyrs, censés défendre la foi, sont rares : la sainteté se gagne surtout par l’influence et obéit trop souvent à des motifs politiques et idéologiques. Des règles strictes d’admission sont parfaitement définies, mais ont évolué dans le temps. Actuellement, seulement deux miracles, et le ticket d’entrée est "dans la poche". Auparavant, de 50 ans à 100 ans étaient nécessaires pour être béatifié et canonisé. Aujourd’hui, 5 ans sont plus dans la norme. Cette accélération suit la politique d’évangélisation et le besoin de "pureté" de chasteté édictés par le Vatican. Le créateur de l’Opus dei, de Escriva de Balaguer, a été le premier "bienheureux" et cela malgré les discours guerriers qu’il prodiguait de son vivant cautionnant la politique de Franco. A l’époque, renflouer les caisses du Vatican a été peut-être une justification plus réaliste. La béatification et la canonisation ne sont pas gratuites pour le demandeur. Aucun chiffre précis officiellement annoncé. Mais, 50 ans, à raison d’une estimation de 100 000 euros par an... Le pape, lui, a un pouvoir de décision discrétionnaire. Les pressions politiques et idéologiques ne devraient pas l’atteindre. A la mort de Jean-Paul II, la foule a réclamé sa sanctification tout de suite. Gageons que les exceptions confirmeront la règle.
Une véritable crise du logement au paradis serait-elle la conclusion ?

"Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c’est malhonnête." Gandhi

"Il n’y a que deux façons de vivre sa vie : l’une en faisant comme si rien n’était un miracle, l’autre en faisant comme si tout était un miracle." Albert Einstein

"Les vrais miracles font peu de bruit." Antoine de Saint-Exupéry

"On appelle miracle quand Dieu bat ses records" Jean Giraudoux

"Je suis allé à Lourdes avec ma femme. Il n’y a pas eu de miracle. Je suis revenu avec." Seymour Brussel

"Vivre, c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie." Paul-Emile Victor


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33 réactions à cet article    


  • musil (---.---.209.118) 12 avril 2006 13:05

    J’aime cet humour décapant et de bon aloi...surtout quand il est belge...C’est trés libérateur ! Allez sur le site signalé par l’auteur, qui remet les choses en place, le cercle zététique :c’est une mine critique intéressante, parfois inégale, mais toujours profitable si on veut vivre en hommes libres, loin des croyances aliénantes qui, malheureusement aujourd’hui, refont florés. Pour les plus courageux ,lisez ou relisez Spinoza , Hume, Nietzsche.


    • L'enfoiré L’enfoiré 12 avril 2006 14:35

      Bonjour, Je ne sais si c’est de la référence à mon dernier article « Le ciel pour horizon » sur mon site dont vous parlez. http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2005/09/24/le-ciel-pour-horizon-2.html

      En effet, là, je me mouille un peu plus encore.

      « L’humour est l’adrénaline des optimistes », Serge Uzzan


    • Marsupilami (---.---.247.250) 12 avril 2006 13:20

      Le cercle zététique ? Bof, une bande de rationalistes enragés qui croient aux miracles de la Raison Raisonnante.

      Allez plutôt sur cet excellent et hilarant site de miracles musulmans, qui valent bien les miracles catholiques...

      Houba houba !


      • liberté chérie (---.---.252.50) 12 avril 2006 15:29

        Le Cosmos, les planètes, la vie sont des miracles !

        Science et foi ne sont pas antinomiques.

        La science est un garde fou contre l’arnaque et la naïveté, elle ne doit pas être pas une fin en soi (zététique), seulement un moyen rationnel et évolutif de comprendre le monde.


        • L'enfoiré L’enfoiré 12 avril 2006 20:18

          Salut Demian, Oui, on peut croire en tout et n’importe quoi. Certains ont des amulettes dans les poches, des chapelets qui se trimballent sous le rétroviseur de la voiture. Tout est bon pour se donner confiance et un semblant de sécurité. L’« eau miraculeuse » augmente en prix et en quantité. En qualité ? Là, ce n’est vraiment pas sûr. La vie des croyances humaines auraient pu avoir plus de valeurs vraies aujourd’hui. Encore une fois, la quantité n’a pas été supplantée par la qualité. Tout le monde a besoin de croire en toutes sortes de symboles. Et quand on n’y arrive pas, la philosophie arrive à la rescousse sans même s’en rendre compte. Croire en soi n’est-il pas une source d’optimisme pour un futur meilleur ? Chacun a son rôle à jouer dans un dédale de voie parsemée d’embûches que nous offre la vie. En sortir avec honneur, seul, apporte le sommet de la joie. Encore une affaire de philo... A+


        • Yaarg (---.---.109.184) 12 avril 2006 22:20

          Ce serait faire preuve de « mauvaise foi » que dene pas reconnaître les miracles de la vie, au sens poétique du terme : un coucher de soleil, une forêt de sapins millénaires, ces spectacles qui émerveillent donnent un sens au mot miracle.

          mais il y a d’autres miracle : transplanter un coeur, remplacer une hanche, corriger la vue avec des lunettes, pouvoir échanger des idées grâce à Internet, ça aussi ce sont des miracles.

          Si la religion n’arrive plus à trouver sa place dans tout ça, c’est qu’elle ne sert plus à rien. C’est sans doute pour ça qu’elle traverse de telles crises, ça sent l’agonie. Bon débarras !


          • L'enfoiré L’enfoiré 15 avril 2006 20:17

            Bonsoir, J’ai la même vision du miracle que vous.


          • Gil (---.---.93.79) 16 avril 2006 10:11

            Je crains qu’une large partie de l’humanité ne partage pas votre point de vue... Et après tout, pourquoi ne pas laisser les gens croire à ce qu’ils veulent si ça leur fait du bien, à partir du moment, bien sûr, ou ils acceptent que vous ayez votre propre liberté de pensée !

            J’ai pour ma part, j’ai du très jeune affronter les assauts des cathos qui voulaient faire de moi un enfant croyant et qui ne supportait pas qu’un gosse puisse refuser ce qui lui paraissait tout simplement plus qu’improbable. Ils ont donc multiplier en pure perte les cours de cathéchisme. Maintenant, il m’en reste quelque haine...


          • L'enfoiré L’enfoiré 16 avril 2006 10:22

            Cher Gil, Pour vous prouver que je suis d’accord avec vous, je vous conseille d’aller lire l’article en 3 parties que j’ai écrit sur mon site et que j’ai titré : « Le ciel pour horizon ». Le 1er date du 24 décembre (tiens, tiens) qui confirme ce que vous avez dit dans votre commentaire. Le 2ème, le 8 avril, sous titrer « vivre et laisser vivre ». Le 3ème est écrit et paraitra dans un bon mois. Plusieurs mois de réflexions, de discussions avec l’autre bord" sont rassemblés ainsi. A+


          • Gil (---.---.93.79) 16 avril 2006 10:59

            Salut l’enfoiré,

            J’ai lu sur votre site, c’est cool !

            Force est de constater que plus la science progresse, plus les « vérités » bibliques ou autres tombent en désuètude, et plus les religions nous disent qu’il ne faut pas lire ces affirmations comme des vérités, mais comme des métaphores... une façon de maintenir le discours en changeant de registre et en passant à la poèsie.

            Ceux qui ont été brûlés vifs sur les bûchers de l’inquisition doivent se féliciter de l’avoir été au nom d’une certaine « poèsie »...

            Toutefois, je ne dénie pas que « l’idée de Dieu » et d’un au-delà puissent être utile à chacun pour faire face aux peurs plus ou moins rationnelles qui agressent l’humanité. N’aurais-je moi-même au moment de trépasser, pas recours, comme Voltaire, à cet ultime bouée de secours ? La mort, à moins qu’elle ne soit une délivrance d’un monde devenu trop dur, trop inhumain, ça fout quand même les boules...


          • Antoine (---.---.211.2) 12 avril 2006 22:30

            Bonsoir,

            Cette émission que j’ai vue aussi m’a laissé sur la faim.

            Les journalistes promoteurs de cette série nous avaient habitués à des « dénonciations » plus efficaces et plus croustillantes et surtout plus concrètes en abordant le monde politique et ses errements.

            Don Balaguer bien sûr quel démocrate catholique dont je suis pourrait le supportet bien longtemps....on ne peut allier l’exigence de la foi et la soumission à une régime mortifère, il est en effet imcompatible de conjuguer l’appel à la Vie avec celui de la brimade du corps et de l’esprit.

            Que l’Eglise use de subterfuges pour flatter les croyances populaires, on peut bien penser que les politiques font de mme lorsqu’ils ont besoin de nos voix citoyennes.

            Faut-il avec humour et dérision aborder de tel sujet ? Oui ! Trois fois oui.... cela fait trinité !

            L’émission m’a paru un peu réductrice en ce sens que l’on sent trop la présence belgo bruxelloise de l’ULB, université libre exaministe et franc-maçonne qui on le sait « bouffe du curé » mme quand c’est pas nécessaire.

            Sachant que la religion ne fait plus recette sauf chez les islamistes, je puis dire que je me réjouis de la liberté que l’Occident a prise et pratique vis à vis de cette réligion chrétienne terriblement grecque qui nous a modelé pendant 2000 ans .

            Le foi est de l’ordre de la croyance personnelle et libre à chacun de se laisser séduire mme par une sirène.


            • L'enfoiré L’enfoiré 15 avril 2006 20:30

              Il est vrai qu’on aurait pu chercher un peu plus loin les inédits dans le domaine du « miracle ». Lourdes, le Saint-Suaire, le sang liquéfié, Padré Pio sont des sujets un peu éculés. Trop connus, cela peut laisser un goût de trop peu. Je dois avouer que malgré tout, j’en ai appris un peu plus. J’aurais aimé avoir quelques exemples d’exorcismes, des événements paranormaux... Peut-être une autre émission.


            • (---.---.160.169) 16 avril 2006 10:32

              L’ULB, libre exaministe et franc-maçonne ??? Visiosn idéalisée de la réalité. Qui pratique le Librre examen à l’ULB, qui est donc Franc-Maçon ? Aujourd’hui, sur le campus on y voit plus de foulards islamiques que de tabliers maçonniques....


            • L'enfoiré L’enfoiré 16 avril 2006 10:44

              Cher « libre-exaministe déçu » ,Il y a déjà un « bon » boût de temps que j’ai quitté l’ULB. Je ne la fréquente plus et peut-être avez-vous raison d’être frustré en de dénombrer beaucoup de mètres d’étoffe sur ces « beaux visages » cachés. L’école entière est visitée par de nouveaux concitoyens qui aiment notre Belgique. Le mal ? Du moment que cela ne dégènère pas en guerre de religion, je ne suis pas contre. J’aime le pluralisme d’idées. Rien qu’un coup de manivelle en arrière : « A l’époque des croisés, n’avions nous pas plusieurs personnes de l’époque qui remarquaient qu’il y avait un peu trop de croix dans les rues ». A+


            • Antoine (---.---.168.221) 16 avril 2006 20:17

              en effet et certains professeurs se sont émus des appels a la discrimination raciale ainsi qu’à la politisation de cette université suite au contexte que l’on connait....


            • (---.---.216.255) 12 avril 2006 23:39

              Une fois de plus, le sujet religieux évite soigneusement d’aborder la question sur le fond : l’homme sans religion est-il plus équilibré, plus libre, plus heureux ou tout simplement mieux dans ses pompes ?

              Si la question se pose à l’agnostique que je suis, c’est que la réponse ne va pas de soi...

              Pour ce qui est du ralliement de Ballaguer à Franco, on ne peut juger sans prendre en compte ce qu’était la République et le Frente Crapular... Et sans Franco à Madrid, en 39, on avait Staline à l’Est de l’Europe et Staline au sud des Pyrénées...

              On ne récrit pas l’histoire avec des « si », n’empêche qu’on peut se demander où on serait et à quoi on en serait...


              • (---.---.232.216) 15 avril 2006 20:05

                Pour aborder le sujet sur le fond ,il faudrait d’abord définir ce qu’est le bonheur..à part le fait que l’on se sent heureux..et ce qui nous rend heureux..

                La religion est un outil de contrôle de masse,elle apporte certaines illusions : l’espoir ; Il faut englober dans cela tout ce qui peut nous faire peur—la mort,l’inconnu,la femme(->les sorcières et le bucher d’antan) ou l’homme (diffèrent de soi)

                Un homme sans conviction et sans foi est seul sur un ilot entouré de requins..il est difficile de resté serein en sachant que quoique l’on fasse, on est toujours seul,voir accompagné si on a suffisemment d’argent ^^

                Il reste la famille,notion désuette en soi,et en(et uniquement en) cela l’humanité a « évolué »..

                J’ai l’impression que la plupart des gens voyent en « l’homme sans religion » quelqu’un sans conscience, ni principes,sans civilité.. Or ces sangsues ne sont-elles pas aussi rare qu’un homme pieux ,croyant,honnéte ,aux principes digne d’une sainte.. ?

                C’est une erreur fondamentale que de vouloir caser les gens dans des petites boites.. Tout comme de croire tout ce qu’il y a dans les livres d’histoire..cette dernière est toujours écrite pas les vainqueurs.

                Et tout récemment ré-écrites par ces même vainqueurs(->usa,france,belgique,tous pareils même combats),c’est beau le marketing gouvernemental ^^.. au final,quoiqu’on en dise,quoique l’on fasse,on arrive toujours au même résultat,parce que les gens suivent toujours les même personnes,aux moyens semblables aux croisades d’antan.

                Les buts n’ont pas changé ou si peu.


                • L'enfoiré L’enfoiré 15 avril 2006 20:43

                  Le bonheur, grande question. Se sentir bien dans sa peau ne nécessite pas d’autre croyance que la confiance qu’on peut avoir en soi. Je suis également agnostique. L’équilibre peut être recherché par la philosophie tout à fait parallèle à la religion. Pas de filets de secours en fin de vie sans une foi bien forte. C’est sûr. J’ai tenté d’être le plus complet dans mon article ’Le ciel pour horizon’ en triptique que je suis occupé à publier sur mon site. Dire que les religions sont en perdition est faux (le 1er volet en parle).


                • douceur (---.---.185.188) 15 avril 2006 23:34

                  L’eglise est une entreprise florissante ...


                  • Gil (---.---.93.79) 16 avril 2006 10:15

                    Serait-ce le signe d’une humanité défaillante ?


                  • L'enfoiré L’enfoiré 16 avril 2006 14:58

                    Cher Demian, Toujours le mot pour « rire ». Enfin, ... Et, oui. Je ne me suis jamais senti près de cette extrémité, mais je me le suis demandé néanmoins. Je me demande ce que je ferais : commencer à faire mal habillement mon signe de croix, citer les quelques paroles des prières qui me restent en mémoire, me prosterner en cherchant la Mecque, baiser une statuette qui aurait une tête un peu approchante de ce qu’on peut en attendre... Et puis, non, je crois que je pense savoir ce que je ferais pour ne pas perdre mon temps : penser à ce qui a fait ma vie, à ceux que j’ai aimé tous les jours, les serrer contre moi si par chance ou (mal)chance, ils m’accompagnent, rigoler une dernière fois à ce qui m’a fait rire, .. Rien que tout cela me prendra un fameux temps et le crash sera trop vite là. On n’a jamais assez de temps à fumer la dernière sèche (même si je ne fume pas). Je suis toujours à l’écoute de toutes les découvertes pour augmenter la sécurité à bord des avions. Tu m’as fait comprendre la raison intime. A+


                  • Antoine (---.---.231.93) 17 avril 2006 01:24

                    L’art n’est il pas, Demian, un déni de la sempiternelle question de l’ineluctable fin, la mort ?


                  • MAESTRO (---.---.245.13) 16 avril 2006 18:41

                    article sympathique, sans compter que la plupart des religions se croient fondées sur des éléments historiques, quel est l’historien qui peut prouver l’existence du Christ par exemple, on nous l’asséne pourtant comme une vérité mais elle n’a rien d’historique au sens propre du terme.


                    • Gil (---.---.93.79) 17 avril 2006 15:18

                      Oui, en effet. On pourrait imaginer, et pourquoi pas, que le Christ n’a jamais exister, qu’il est juste le héros d’un roman bi-millénaire appelé « nouveau testament » à partir duquel toute une mystique, voire une mystification, a pu germer dans un contexte historique favorable... Car toute cette histoire relève avant tout du domaine de la CROYANCE et non de la science ou de la vérité historique.


                    • L'enfoiré L’enfoiré 17 avril 2006 16:32

                      Comme vous le dites, Gil. Comme il aurait été profitable à toutes les générations qui ont suivie, que le prophète Jésus Christ aurait pu écrire ses mémoires, ses pensées philosophiques sans détour. Que d’erreurs d’interprétations évitées. En finale ou au début de l’histoire, il signerait d’une manière très moderne à la James Bond : « Christ, Jésus Christ ». Rien de vraiment blasphématoire là dedans. Le langage est une affaire d’époque. A+


                    • L'enfoiré L’enfoiré 17 avril 2006 19:09

                      Bien dit, Gil. Comme il aurait été profitable à toutes les générations qui ont suivie, que le prophète Jésus Christ aurait pu écrire lui-même ses mémoires, ses pensées philosophiques sans détour. Que d’erreurs d’interprétations évitées. En finale ou au début de l’histoire, il pourrait signer comme on l’entend aujourd’hui à la James Bond : « Christ, Jésus Christ ». Rien de blasphématoire là dedans. Le langage est une affaire d’époque. A+


                    • Jérôme (---.---.73.253) 18 avril 2006 10:47

                      Messieurs,

                      1) Il ne faut pas ’déifier’ la science, qui répond au comment, mais pas au pourquoi. Jamais la science ne pourra dire ce qui existait avant le ’Big Bang’ (si tant est que cette théorie soit valide) tout simplement parce que la théorie scientifique actuelle nous apprend qu’« avant » le Big Bang, le temps n’existait pas - cela, Saint Augustin l’avait « trouvé » par l’utilisation de sa raison au 4ième siècle. La science ne permet pas non plus d’expliquer l’existence de l’univers - si la plupart des scientifiques agnostiques admettent le hasard comme explication, c’est tout de même un acte de foi aussi grand (probablement plus d’ailleurs) que de croire en Dieu. Opposer la Raison et la Foi est donc un hors sujet (assez classique). Par ailleurs, si de nos jours un certain nombre de scientifiques sont athées, il en existe un grand nombre qui ne le sont pas.

                      2) Sans entrer dans un débat qui pourrait être trop long sur le Saint-Suaire ou autres ’miracles’, je me permets de vous faire savoir que, contrairement à ce que laissent entendre un grand nombre de revues de vulgarisation scientifiques, le Saint-Suaire a fait l’objet de nombreuses études scientifiques et qu’il est un peu court de dire qu’il s’agit d’une mystification. On est est loin au-delà. Malheureusement, un certain nombre de gens font passer leurs convictions avant l’évidence scientifique. Or il semble très raisonnable, scientifiquement, de penser que le Saint-Suaire n’est pas une ’arnaque’. C’est, de ce point de vue strict, une énigme, un défi à la science. C’est tout ce que l’on peut dire. Ceux qui prétendent qu’il s’agit d’une arnaque (parce qu’ils ne supportent pas de ne pas pouvoir expliquer son existence sur la base des connaissances actuelles de la science) ou qui en concluent qu’il s’agit du linceul du Christ passent ensuite (sans le dire) du domaine de la science à celui de la Foi - athéée ou chrétienne, c’est selon.

                      3) Je n’ai pas vu l’émission de la RTBF, mais je vous renvoie à la protestation des évêques Belges, qui considèrent que l’émission était extrêmement partiale et pour le moins très peu scientifique !

                      Lettre ouverte au Directeur de l’Information et de l’Ethique de la RTBF

                      concerne : Emission « Questions à la une » - Miracles ou arnaques ?

                      Monsieur le Directeur de l’Information et de l’Ethique de la RTBF,

                      Cela fait quatre ans que je suis porte-parole des évêques de Belgique. C’est la première fois que je me vois contraint de dénoncer publiquement une émission. Celle-ci ne fut pas diffusée par quelque TV-poubelle prête à tout pour doper l’audimat, mais par la « Une », notre chaîne de service public, dont j’apprécie habituellement la qualité et le professionnalisme des journalistes.

                      Si le second sujet diffusé ce mercredi soir dans « Questions à la une » - Comment devient-on saint ? - était simplement malveillant (caricature du fondateur de l’Opus Dei, bribes d’interviews sorties de leur contexte de personnes se livrant en toute confiance, et désintérêt suprême pour le cœur du sujet : la sainteté chrétienne), le premier sujet - Miracles ou arnaques ? - a, quant à lui, dépassé les bornes du déontologiquement acceptable.

                      Il est en effet peu déontologique pour un journaliste de discréditer les guérisons de Lourdes sur la simple parole d’un « expert » présenté comme historien, sans préciser que cette personne est membre d’un petit cercle ultra-rationaliste (« le Cercle Zététique, l’association des sceptiques français ») ayant pour but de pourfendre le surnaturel (cercle auquel se rattache également le second « expert » disqualifiant le suaire de Turin). Face à l’évidence flagrante que tous les miracles de Lourdes ne sont qu’une arnaque, notre journaliste aurait dû porter l’estocade en confondant le médecin en chef du sanctuaire.

                      « Miraculeusement » pourtant, la question est épargnée au brave docteur et le téléspectateur non averti reste sur l’impression de médecins au mieux imbéciles (qui examinent la mauvaise jambe d’un miraculé !) au service d’une Eglise pour le moins complice d’escroquerie.

                      Bref, il me semble que l’arnaque n’est pas là où on croit, mais dans le reportage lui-même. Comme je crois en la liberté de la presse et aux vertus du libre examen, j’en appelle donc, soit à un débat, soit à reportage de contre-enquête - diffusé à la même heure de grande écoute et avec un identique renfort de bandes d’annonces.

                      J’oubliais un dernier « miracle » : Le réalisateur des deux reportages m’avait demandé avec insistance un interview du Cardinal et/ou de Monseigneur Léonard pour son émission. Il m’assurait qu’il voulait faire une enquête honnête et - comme le dit l’émission - « sans partis pris ». Jouant la carte de la confiance avec la presse, j’ai convaincu l’évêque de Namur de se rendre disponible. Celui-ci s’est déplacé à Beauraing pour un interview d’une heure et demi... dont « miraculeusement » rien ne passe à l’écran. Je m’interroge : S’agissait-il uniquement d’obtenir l’intervention d’un évêque de Belgique comme caution pour se faire ouvrir des portes ailleurs, ou les propos de Monseigneur Léonard étaient-ils trop intelligents pour être retenus à l’antenne ?

                      A l’heure ou la RTBF négocie le renouvellement de son contrat de gestion en faisant appel à la confiance du public, ce genre d’émission - diffusée de surcroît avec indélicatesse à l’approche de Pâques - n’est pas du genre à augmenter la confiance des catholiques en leur télévision de service public. Et croyez-moi, je suis le premier à le regretter.

                      Eric de Beukelaer, Porte-parole des Evêques


                      • Antoine (---.---.227.187) 18 avril 2006 13:19

                        le folklore religieux et la mentalité magique ne sont pas en effet les fondements de la foi.


                      • hans (---.---.193.213) 24 avril 2006 14:01

                        L’émission elle-même pourrait elle-même avoir ce titre : « Enquète honnête ou Arnaque ? » Je me bornerai à une seule réflexion :

                        Le style littéraire de JC Defossez est celui de la systématique mise en doute... Si c’est plus qu’autorisé, carément indispensable en sciences ( On émet une thèse puis on expérimente en fonction de cette thèse, en récoltant toutes les informations nécessaires et en mettant le plus possible cette thèse en doute puis : si c’est confirmé, on tire des conclusions ), cela doit l’être sur TOUTES les informations récoltées... Or, plein d’interviews pouvant servir de support à l’enquète de M. Defossez ont été passées sous silence... (cf parmi les commentaires de ce site la lettre de eric de Beukelaer qui a été contacté par l’équipe du reportage et qui a organisé certains interviews )... Comment faire confiance alors en sa rigueur de scientifique en la matière ? Il y a des moments où la prétendue « information » ressemble furieusement à de la « désinformation » volontaire et pernicieuse... C’est plus que lamentable : c’est carément malhonnête et injurieux !!!


                        • L'enfoiré L’enfoiré 24 avril 2006 14:31

                          Bonjour, Je sens vos « couleurs » dans vos propos. Et oui, J-C Defosse est souvent assis entre 2 chaises. Parler de choses que l’on ne peut pas dire par définition est toujours difficile, avant et après. L’esprit cartésien et scientifique est bien celui-là : se poser des questions et chercher des réponses partout où elles sont disponibles pour donner le plus d’éclairage au message que l’on veut mettre à disposition pour y réfléchir. La méthode journalistique n’est pas inconnue, elle a toujours tendu vers le scoop, l’info qui « déshabille ». Les études de journaliste sont très certainement dans la note. Il n’a pas fait appel à Monseigneur Leonard comme le dit Eric Debeukelaer, bien, il doit y avoir des raisons et il s’en expliquera sûrement (si ce n’est déjà fait). Mon article n’a rien déformé de ce qui a été dit dans l’émission. Je n’ai été que la coquille de l’oeuf bien rempli à l’avance. Le journal citoyen, c’est aussi essayer d’informer et parler encore.


                        • hans (---.---.193.213) 26 avril 2006 13:30

                          Je vous remercie d’avoir répondu à mon commentaire... J’y réponds à mon tour Entre 2 chaises : j’ai bcp de mal à le croire... Le sujet n’est absolument pas abordé de manière neutre : le titre en dit long... Et ce n’est pas qu’un titre accrocheur : c’est clairement un effet d’annonce de... ce que sera la conclusion avant même qu’on débatte de la question... Le sujet est en effet d’emblée abordé avec une suspicion et les réponses « scientifiques » ou de personnes « autorisées » apportées aux questions posées sont d’emblées orientées... Ne sont manifestement retenues que celles qui corroborent la thèse sous-tendue... Par contre si elles infirmaient celle-ci, elles ne sont tout simplement pas utilisées... Il n’y a manifestement aucun contrepoids sérieux à l’argumentation des détracteurs de l’existence des miracles (entre autres parmi les sujets abordés)... Les échanges sont manifestement un simulacre de débat dont les conclusions sont connues d’avance... Si donc vous avez raison quand vous dites que j’annonce ma « couleur » - et ne peut on être en même temps habité par des convictions religieuses et profondément attaché à un mode de penser objectif, scientifique et intellectuellement honnête digne de ce nom ? -, reste que pour quelque sujet de réflexion que ce soit, j’attends un minimum de rigueur surtout quand on a une énorme audience, et qu’on est un service public qui se veut neutre... Il en va tout simplement de la simple honnêteté intellectuelle et la rigueur de pensée...

                          Je suis donc absolument d’accord avec Eric de Beukelaer quand il demande de pouvoir répondre à cette émission par une émission qui corrige les erreurs. J’irais même plus loin en demandant 2 émissions : une qui démonte comment cette dernière émission a été constituée (le mal ayant déjà été fait) et une autre qui rétablisse la « vérité scientifique » à propos du sujet en question...

                          A l’extrême et pour utiliser une image, je dirais que cette émisssion m’est apparue comme un procès ou sans qu’il y ait plainte, il y a eu accusation, puis condamnation du suspect (?) par la partie civile, sans qu’on ait accordé un avocat de la défense digne de ce nom... Pire qu’une inquisition (si je pouvais utiliser le terme) et cela sous couvert de neutralité... Je répète donc : « malhonnête et injurieux »

                          Avec mes meilleures et sincères salutations...


                          • L'enfoiré L’enfoiré 26 avril 2006 14:04

                            Cher Monsieur, Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fond du problème. Le droit de réponse doit toujours être de mise dans TOUS débats démocratiques. J’aime la controverse n’ayez crainte. Je dois malgré tout vous faire part d’un vécu qui va vous mettre au parfum de la difficulté de vouloir aller jusqu’au bout de ce raisonnement. Depuis quelques mois, je prépare un article sur mon site, article intitulé : « Le ciel pour horizon ». 2 parties du triptyque sont déjà lancé sur mon site. Je dois avouer que je ne me sens pas du même côté que vous dans cette approche de reconnaissance. Si vous allez le lire, vous verrez que j’ai pris assez de précaution en préambule avant d’expliquer mon sentiment sur la question. Mais je crois que parfois, il faut prendre position et lancer quelques idées contraires au courant habituel. Le nombre de mois pour l’écriture expliquera le besoin de prendre le plus de recul possible et le maximum de conciliations avec les gens des 2 côtés de la barrière. Avec certains, cela a été facile, avec d’autres je me suis senti face à un mur. L’un demandant ce qu’il pensait sur une réflexion, l’autre qui répondait par une leçon apprise qui n’apportait rien de significatif au schmilblick. Donc, c’est souvent, « viva » les dialogues de sourds. J’ai cherché dans la littérature d’aujourd’hui et j’ai trouvé le livre qui contait la conversation de Begbeider, le « mécréant » et de son professeur devenu évêque Jean-Michel di Falco intitulé « Je crois, moi non plus ». Original. Sans partager toutes les idées, du tout, cela m’a permis d’avoir enfin un dialogue avec la volonté d’aboutir à des conclusions moins aléatoires. Quand à la réponse dont vous faite allusion par de Beukelaer, je dois dire que j’ai été choqué par la dernière phrase. Les masques tombent quand l’argent prend place et la menace à peine voilée de diminution de budget pour la RTBF m’est resté....


                          • Henlam (---.---.85.126) 11 juin 2006 18:47

                            Mystificateur le père Padre Pio. Il faut avoir du courage pour perdre son sang chaque jour. Les plaies ne guérissant pas, il devait donc les rouvrir chaque nuit : impensable. Les étrangers le comprenaient alors qu’il ne connaissait aucune langue autre que la sienne. Explication ??? Nombreux miracles sur des gens athées. Explication ??? bref, faut pas raconter n’importe quoi avant d’avoir lu tous les récits. NB : l’église avait fait installer un micro sous son lit

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