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Accueil du site > Actualités > Religions > Le monothéisme révélé, la plaie de l’Humanité

Le monothéisme révélé, la plaie de l’Humanité

Trois religions monothéistes révélées concernent environ 2 milliards 500 millions de personnes. Nées dans le « croissant fertile », elles ont marqué l’histoire des Hommes depuis 3000 ans. Et quand je dis marqué, je devrais rajouter « au fer rouge  ». Les Hébreux furent les premiers, chronologiquement, à recevoir la parole divine, via Abraham et Moïse (dont l’Histoire est dans l’impossibilité d’entériner l’existence, la Bible ne pouvant servir de source historique). Ils étaient le " peuple élu" de ce Dieu qu’ils nomment Yahvé. De là est née une sorte de « rejet  » des non-juifs, de ces « Gentils  » auxquels il ne fallait pas se mêler sous peine d’être souillé. Il faut bien avouer que ce Yahvé n’avait rien de bien sympathique  : jaloux, vengeur, intolérant, il aurait, soit disant, façonné l’Homme à son image…c’est dire  ! Le judaïsme est toujours présenté comme le premier monothéisme. C’est un raccourci à la fois faux et insultant pour des peuples bien antérieurs aux Sémites sur cette terre du Proche-Orient. Les Occidentaux ont la fâcheuse tendance à « occulter  » tout ce que la Grèce a emprunté à l’Egypte et aux civilisations sumérienne et perse. Le pharaon Aménophis IV fut le premier à imposer un culte monothéiste  : ce fut celui d’Aton, d’où le surnom d’Akhénaton pour le pharaon, époux de Néfertiti. On peut aussi parler du Zoroastrisme et du culte de Mithra. Preuve une fois de plus que la Bible est loin d’être fiable.

Puis vint Jésus, le Nazaréen, porteur lui aussi de la Parole de Dieu, son Père... Jésus est juif et dérange les autorités hébraïques par le message d’amour et d’ouverture qu’il véhicule. Il sera condamné et crucifié. De là, la naissance d’une nouvelle religion, le christianisme, qui, si elle fut persécutée (bien qu’il faille être précis sur le sujet et sa réelle ampleur) dans les trois premiers siècles de son existence par des autorités romaines soucieuses de maintenir la cohésion de leur immense empire (le culte de l’empereur étant une obligation pour tous), fut à son tour persécuteur et intolérant dès son officialisation par l’empereur Théodose en 391. Les cultes polythéistes sont interdits, les temples détruits et les païens exclus au nom de l’amour de Jésus. Les juifs quant à eux devinrent le peuple déicide, bouc émissaire tout désigné et porteur de tous les maux. Les persécutions dont ils furent l’objet sont largement encouragées par la nouvelle religion. Il faudra attendre la deuxième moitié du XXème siècle (1965) pour que l’Eglise catholique le reconnaisse officiellement après le Concile de Vatican II (les termes de « mécréant  » et « déicide  » pour qualifier les juifs sont retirés du missel).

Enfin en 632, le prophète Mahomet donnait naissance à la troisième religion, l’islam. Pour tolérante qu’elle fut dans les premiers siècles de son existence, elle ne tarda pas à se retrouver face à face avec ces « infidèles  » qu’étaient les chrétiens. Depuis le XIème siècle, l’histoire est empreinte de ces luttes au nom d’un Dieu sensé être le même (les Croisades commencent en 1095 et s’achèvent en 1492 par la victoire d’Isabelle la Catholique). Au nom de ce même Dieu, on a tué, massacré, exterminé pour mieux dissimuler des rivalités de pouvoir qui n’avaient rien à voir avec les religions. Mais on a aussi établi des codes de moralité pour mieux cadrer les sociétés concernées. Ces codes ont principalement eu pour effet d’interdire un certain nombre de comportements et de pratiques (en particulier touchant à la sexualité), cherchant par tous les moyens à culpabiliser les hommes pour mieux les assujettir. Evidemment comme toute invention humaine, ces religions n’ont pas eu que des effets négatifs, mais ce sont ceux là que je veux dénoncer. Les effets positifs, on nous les a assez martelés.

En fait si l’on regarde l’histoire des religions, nous constatons plusieurs phénomènes.

Tout d’abord que les religions de l’Antiquité, de nature polythéiste, n’ont jamais vraiment débouché sur des conflits. Le plus souvent, les dieux se retrouvaient, sous des noms différents, dans toutes les régions où étaient établies des sociétés. Le bassin méditerranéen en apporte la preuve flagrante  : n’y avait-il pas trois cents dieux honorés dans l’empire romain  ? D’Isis l’Egyptienne à Jupiter et Junon, dieux grecs romanisés, sans oublier l’orientale Astarté, souvent assimilée à Aphrodite-Vénus.

La seule condition étant que tous les Romains vénérassent l’empereur  : son culte était un ciment permettant d’unifier un empire très vaste et très composite. Juifs et chrétiens refusèrent, au nom de la certitude qu’ils avaient de détenir la vérité, et se trouvèrent alors en opposition avec l’autorité.

Les religions extrême-orientales, de l’hindouisme au bouddhisme, ne semblent pas avoir généré des conflits de l’ampleur de ceux provoqués par les trois religions révélées, et en tout cas pas pour des raisons purement « religieuses  ». Quant à l’animisme, dont on ne parle guère ou seulement avec une certaine condescendance, il n’a jamais cherché à imposer aucune vérité puisqu’il n’en était pas le dépositaire. Seules les religions monothéistes révélées ont prétendu détenir des vérités dogmatiques et suscité des conflits meurtriers partout où elles sont passées  : et Dieu dans tout çà  ? Ça n’a pas l’air de trop le préoccuper que l’on massacre et exécute en son nom. Trois religions, un seul Dieu et trois vérités, cherchez l’erreur.

Quoiqu’il en soit, elles sont à l’origine de millions de morts au nom de ce Dieu unique. Les persécutions des Hébreux ou des chrétiens, de Nabuchodonosor II au VI ème siècle av JC. à Dioclétien en 304 – 305, ne sont-elles pas autant le symbole de l’intolérance romaine que de l’arrogance de ceux qui prétendaient détenir la vérité  ? Puis les Croisades, moment fort des ces luttes religieuses, ont scellé pour des siècles l’opposition entre musulmans et chrétiens. Dans le même temps, les juifs étaient persécutés de façon régulière dans le monde chrétien, un peu moins dans le monde musulman. Mais non contents de se faire la guerre, les tenants de ces religions s’entre-déchirèrent. En 1054, le schisme grec éclata l’Eglise catholique et donna naissance à l’Eglise orthodoxe d’Orient et à l’Eglise catholique romaine. La vraie raison de cette rupture n’est pas tant religieuse que politique  : le pape et le patriarche de Constantinople réclamaient la préséance pour chacun d’eux (le sac de Constantinople en 1204 par les croisés en dit long sur les relations entre Occidentaux et Orientaux). Ils s’ignorèrent jusqu’au début des années 1960 avec Vatican II et la volonté d’œcuménisme. Les guerres de religion en Europe durèrent près d’un siècle et demi entre 1520 et 1648 (fin de la Guerre de Trente ans), divisant le continent européen entre catholiques et protestants, eux-mêmes n’étant pas toujours d’accord entre eux. Là aussi, ils reconnaissaient tous Jésus fils de Dieu ressuscité, mais les vérités n’étaient plus tout à fait les mêmes. En terre d’islam, Sunnites et Chiites ne reconnaissaient pas la même légitimité aux successeurs du Prophète. Aberration suprême de religions venues apporter l’amour, le partage et l’ouverture aux autres et n’ayant abouti qu’à une intolérance grandissante. A quoi ont-elles donc servi ces « grandes religions  »  ? On peut se poser la question. Face au vide spirituel laissé par une société de consommation dans laquelle l’argent et les biens matériels sont devenus une finalité, et la disparition du communisme en tant que forme de religion moderne, nous assistons à une résurgence du fait religieux dans un contexte de montée des fondamentalismes de tous bords et d’exacerbation des haines religieuses. Et pourtant, on a souvent imputé à l’analphabétisme ambiant ces dévotions irrationnelles et superstitieuses. Mais, même à l’aube du XXIè siècle, malgré une instruction largement répandue, les comportements demeurent (c’est soi-disant la « foi  »). La seule inquiétude que cela induise chez moi, c’est de constater que les replis identitaires religieux ne peuvent qu’accroître l’intolérance et le rejet de l’autre parce qu’il est « différent  ». Il serait temps de dire avec force que ces religions n’ont jamais eu pour seul but que d’accaparer un pouvoir qui ne pouvait être légitimé que par le divin (le principe du pouvoir de droit divin intervient après la légalisation du christianisme par l’Edit de Milan adopté par Constantin 1er en 313, qui perd dès lors son statut d’empereur-dieu) et qu’elles ont semé en nous des automatismes conditionnés, ayant pour but d’empêcher toute réflexion rationnelle. Se définir comme juif, chrétien ou musulman avant de se voir comme citoyen d’un Etat démocratique (ou prétendu tel) et laïque, là est le risque majeur. L’éveil des consciences est nécessaire et il est un préalable à toute action d’ouverture vers les autres. On pourra faire toutes les campagnes contre le racisme, tous les appels à la tolérance  : ils resteront lettre morte tant qu’on ne se sera pas débarrassé de ce poids religieux que nous traînons depuis près de trente siècles, et qui, loin de nous « libérer  », n’a eu de cesse de nous enchaîner psychologiquement. Quant à l’idée, voire l’argument, largement répandue, selon laquelle Dieu aurait fait l’homme libre de choisir, elle me paraît un peu légère, pour ne pas dire simpliste. Ce qui est sûr, c’est que ce Dieu n’a pas les mêmes élans de tendresse selon qu’on est Blanc, chrétien, et vivant aux latitudes moyennes, ou selon qu’on est Noir, pauvre et vivant dans des zones géographiques fragiles. Dieu a sûrement donné le choix aux Haïtiens de subir les dictatures, la misère, l’analphabétisme, les catastrophes naturelles et autres violences quotidiennes  : les voix de Dieu sont, paraît-il, impénétrables.

La tradition prête à Malraux cette prédiction, « le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas  ». Au vu de la première décennie, je dirais plutôt religieux et extrémiste. Depuis une vingtaine d’années, la religion dans ce qu’elle a de plus restrictif revient en force et s’invite dans le domaine public. L’islam est devenu le mal personnifié et l’instrumentalisation de Ben Laden et d’Al qaïda par les Etats-Unis et l’Occident semble conditionner une montée de l’islamophobie. Le terrorisme islamiste est devenu le nouvel ennemi de l’Occident éclairé et libéral. Il fallait bien justifier les stratégies états-uniennes après la chute de l’URSS, et l’Afghanistan a servi de trait d’union. Les attentats du 11 septembre 2001 sont arrivés à point nommé, et ont renforcé le sentiment d’insécurité et donc, la politique sécuritaire tous azimuts. Ainsi a-t-on distillé dans les esprits l’amalgame entre musulman et islamiste. Les intérêts stratégiques et pétroliers des puissances occidentales ne s’encombrent pas de détails d’éthique et l’évocation du « choc des civilisations  » par Bernard Lewis dans les années 1950 et repris par Samuel P. Huntington plus récemment (1993) en témoignent. Ce dernier en a cependant donné une analyse très différente de Lewis. Il n’est pas étonnant cependant de les retrouver auprès des néo-conservateurs de Bush, ce dernier n’ayant pas hésité à en appeler à Dieu pour l’aider dans son combat contre « l’empire du Mal  » avec l’aide des évangélistes et des juifs sionistes. Heureusement que les bouddhistes, les hindouistes et les animistes ne causent pas autant de soucis à la planète  ! Il n’y a vraiment que les trois religions révélées pour provoquer autant de dégâts, de haines et de fanatismes exacerbés.

Ne serait-il pas plus juste et plus honnête de dire que, comme les Grecs, nous avons créé Dieu à notre convenance, mais sous une forme unique et métaphysique pour mieux répondre à nos besoins et à nos limites d’entendement  ? Dire cela serait évidemment remettre en cause un ordre établi pluriséculaire, et plonger une partie de ceux qui s’y raccrochent, dans le désarroi le plus complet. Trop d’intérêts, de luttes de pouvoir et d’appât financier sont menacés.


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215 réactions à cet article    


    • Aldous Aldous 12 février 2014 09:01

      C’est pas l’avis de notre sinistre de l’éducation.


      « C’est au socialisme qu’il va revenir d’incarner la révolution religieuse dont l’humanité a besoin. 

      Et évidemment, l’école sera le temple de cette nouvelle religion :

      C’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi.  » Vicent Peillon


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 février 2014 10:29

      Aldous

      Il faut dire clairement ce qu’est pour Vincent Peillon la laïcité républicaine : une machine de guerre contre le catholicisme.

      Mais il faut dire tout aussi clairement la stupidité qui renaît en ce moment chez de nombreux catholiques : ils adoptent la définition que donne  Peillon de la laïcité.

      Que ce soit pour la combattre alors que chez Peillon c’est pour la mettre en oeuvre - ce qu’il fait avec toute la « gauche » toutes tendances confondues - est une absurdité qui aide Peillon dans son combat contre le catholicisme.

      Cent ans après que les catholiques aient accepté, bon gré mal gré, la véritable laïcité c’est à la faire respecter qu’ils devraient aujourd’hui se consacrer, avec tous les autres religieux, agnostiques et athées honnêtes et pacifiques, contre tous les sarkollandiens qui la trahissent.



    • Aldous Aldous 12 février 2014 11:24

      Je ne suis pas Catholique mais orthodoxe, je parlerais donc de machine de guerre contre le christianisme. 

      Le Catholicisme est une confiscation de la catholicité de l’ Eglise mystique préfigurée par la prétention de Saint Pierre de ne jamais faillir et pour laquelle Jésus à prophétisé qu’il le renierait 3 fois avant le 2nd chant du coq.
      Il faut d’ailleurs savoir que le coq=trompette militaire romaine qui marque les heures de relève de la garde. C’est lié aux 7 trompettes dont parle St Jean de Patmos.
      Fraternellement. 
      IC XC NIKA

    • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 février 2014 12:49
      Aldous

      Je crois bien que Jean-Marc Joubert est orthodoxe. Son livre « Foi juive et croyance chrétienne » m’a beaucoup apporté", notamment sur l’erreur catholique qui a consisté à rejeter le tout des conceptions de Marcion.

      Bien d’accord sur votre rectification : c’est contre le christianisme dans son ensemble que Peillon et tous les faux laïcs de son espèce ont mis en action leur machine de guerre, qu’ils ont le culot de nommer laïcité, alors qu’ils trahissent quotidiennement la laïcité véritable.

      Bien amicalement.


    • Aldous Aldous 16 février 2014 14:02

      Laïcs en public, déïstes en loge...


      Etrange tout de même la naïveté des masses qui croient d’avantage les paroles que les actes.

      Peillon est croyant, prône non pas une mais deux religion la sienne et celle qu’il veut imposer aux autres, et les gens continuent de croire qu’il est laïc.

      Ben pourquoi pas... puisqu’il le dit... hein... 

    • caroline caroline 24 mars 2014 17:25

      Oui Aldous, coq=trompette, vous avez bien lu . Et d’accord quand vous parlez de machine de guerre.


    • César Castique César Castique 11 février 2014 11:53

      « Ne serait-il pas plus juste et plus honnête de dire que, comme les Grecs, nous avons créé Dieu à notre convenance, mais sous une forme unique et métaphysique pour mieux répondre à nos besoins et à nos limites d’entendement ? »


      Allez-y, personne ne vous en empêche... La preuve smiley

      « Dire cela serait évidemment remettre en cause un ordre établi pluriséculaire, et plonger une partie de ceux qui s’y raccrochent, dans le désarroi le plus complet. »

      Parce que vous prétendez les contraindre dans le cadre de votre combat pour la liberté ?

      P.S. - J’ai beau être agnostique, je me rends parfaitement compte, moi, de l’irremplaçabilité d’une religion pour l’homogénéité d’une société. 

      • Allexandre 11 février 2014 12:17

        Bonjour,
        Merci pour votre réaction. Je conçois tout à fait que l’on puisse ne pas être d’accord avec mon point de vue ; Je ne parle pas de contraindre le peuple à quoi que ce soit, les religions s’en sont bien chargées. Quant à l’« homogénéité » dont vous parlez, je ne suis pas sûr que le mot soit celui qui convienne. Si vous parcourrez l’histoire des civilisations, les religions, et surtout les clergés, n’ont rien fait d’autre que de manipuler les esprits et monter les uns contre les autres, ce qui est hélas ! toujours vrai aujourd’hui. Car les dirigeants utilisent la religion à des fins nationalistes qui ne débouchent fatalement sur rien de bon. Et les exemples foisonnent.


      • Morpheus Morpheus 11 février 2014 12:36

        « J’ai beau être agnostique, je me rends parfaitement compte, moi, de l’irremplaçabilité d’une religion pour l’homogénéité d’une société »

        Si c’est vrai (ce qui reste à démontrer), alors on a réellement intérêt à ce que cette religion soit fondée sur des valeurs et des bases solides, complètement en accord avec les rythmes naturels (les lois qui régissent l’univers en général, et la Terre en particulier), et par conséquent être émergente. Car rien tout dans l’univers est émergent, changeant, évoluant. Or, les religions sont fondées sur des dogmes, des mythes n’ayant rien à voir avec la réalité et les faits tangibles. Elles introduisent des biais perceptifs qui nous rend même impossible de percevoir le réel tel qu’il est.

        On voit le résultat aujourd’hui.

        S’il fallait absolument une « religion », alors putain, que ce soit celle de la Terre-Mère, la terre nourricière, qui offre à toutes les créatures ses innombrables richesses, et dont nous avons un intérêt direct à respecter les cycles : notre propre survie et la perpétuation de l’espèce en dépend. A tout prendre, si je n’ai pas d’autre choix, je choisis sans hésiter le culte de la Déesse Terre et je renvois le culte du Dieu Ciel à son vide intersidéral. Il nous a assez empoisonné l’existence, ce vil archonte.


      • Aldous Aldous 12 février 2014 11:33

        Des principes comme 


        « aimez-vous les uns les autres »
        « pardonne ton frère non pas 7 fois mais 70 fois 7 fois. »
        « Rengaine ton glaive »
        « tends l’autre joue »
        « Ne fais pas comme les souverains qui soumettent les nations tout en se disant bienfaiteurs »
        « Rends à César ce qui et à César et à Dieu ce qui est à Dieu »
        « Ne fais pas de prosopolesie » = pas de jugement au faciès
        « Pardonne à celui qui t’a offensé »

        Ben, ça, c’est le christianisme. 
        Le vrai, pas le culte du Pontifex Maximus de Rome souverain universel bla bla bla.


      • lacsap151 12 février 2014 22:50

         Le sentiment religieux est parfaitement naturel à l’être humain et cela depuis la nuit des temps.
         Il répond aux angoisses de l’ignorance insupportable et incroyable de ce qu’il est vraiment.
         ça fait des millénaires qu’on « patauge » dans les « maudites questions éternelles », comme les appellait Dostoïevsky, et le « connais-toi toi-même et tu connaitras le secret de l’univers et des Dieux » de Socrate à fait passer des nuits blanches à bien des penseurs.
         Aujourd’hui ceux qui veulent un éclairage pertinent sur ces choses peuvent s’orienter vers le spiritisme.
         Personnellement j’y ai trouvé tout ce que je cherchais.


      • Aldous Aldous 16 février 2014 11:02

        Les gens jugent le christianisme à l’aune de l’inquisition et des croisades, c’set à dire de l’errance temporelle de la papauté.


        Ils ignorent que le christianisme orthodoxe (=qui applique réellement les préceptes du christ) condamne cette immixtion du temporel et du spirituel (rendez à Cesar...) et que donc le christ soutient aussi ces critiques.

        Le pire est que ces préjugés leur empêche d’aborder la philosophie gréco-chrétienne qui a fait la grandeur intellectuelle de l’Europe.

        Un exemple :

        Héraclite ( 500 av JC) disait : 

        « Le logos : l’ordre divin, ce qui est toujours : ce qui a toujours existé et existera toujours, les hommes sont incapables de le comprendre : l’homme accaparé par ses préoccupations matérielles ne s’en soucie guère. »

        Le prologue de l’évangile selon Saint Jean dit : 

        « Au commencement était le Logos, et le Logos était vers Dieu, et le Logos était Dieu.
        Il était au commencement en Dieu.
        Tout a été fait par lui et 
        rien de ce qui existe n’a été fait  sans lui.
        En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,
        Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. »

        Le Logos a été traduit par le Verbe mais il signifie à la fois parole, raison et causalité (c’est la racine du mot logique)

        A la lumière d’Heraclite on peut donc faire cette herméneutique (analyse) du prologue :

        1. « Au commencement était la raison » : Il y a une causalité primordiale à l’univers.
        2. « Et la raison était vers Dieu » : La causalité est entropique : le temps a un sens d’écoulement. En effet, un verre cassé ne se ressoude pas. Cette entropie est l’éternité de Dieu.
        3. « Et La raison était en Dieu » : La causalité primordiale et l’entropie du temps sont Dieu.
        4. « Tout a été fait par la causalité primordiale et rien de ce qui existe n’a été fait sans elle » L’univers et tout ce qui le compose sans exception découle de la causalité primordiale.
        5. « En la causalité primordiale était la vie, et la vie était la lumière des hommes, »La vie était déjà inhérente à la causalité primordiale et de cette vie vient l’âme immortelle, la lumière de la transfiguration du mont Thabor.
        6. « La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue. » L’âme immortelle anime ce monde mais elle n’est pas de ce monde.

        Toute ressemblance avec le big-bang n’est sans doute pas fortuite. Mais les préjugés ont été profondément encré à coup de propagande hostile.


      • robin 11 février 2014 12:07

        Que d’amalgames foireux entre le message de Dieu et sa très mauvaise application par les hommes !! 


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 février 2014 10:34

          Oui robin. Mais les hommes, surtout ceux qui ont des responsabilités religieuses, y sont pour beaucoup :

          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-nouveau-pape-devra-supprimer-la-130677


        • foufouille foufouille 11 février 2014 12:18

          Les religions extrême-orientales, de l’hindouisme au bouddhisme, ne semblent pas avoir généré des conflits de l’ampleur de ceux provoqués par les trois religions révélées, et en tout cas pas pour des raisons purement « religieuses ».

          mais si. la religion est une arme sociale. en inde, tu as les intouchables


          • howahkan howahkan Hotah 11 février 2014 12:34

            foufouille de ce que je pense connaitre , genre en lisant valpola rahula par exemple mais aussi d’autres le bouddhisme original si tant est qu’il ait subsisté car le bouddha n’a rien écrit, n’était pas du tout une religion révélée ou je crois tout sans jamais rien savoir d’ailleurs , n’est pas une religion-croire avec rituels telle ce en quoi les tibétains l’ont transformé,mais tout simplement un « voyage » en soi même ou je suis prof et élève ,en partant de la base que la souffrance de vivre qui est symptome d’erreur est aussi un catalyseur sur la porte de son propre cerveau, il s’agit tout simplement de découvrir son propre fonctionnement , par rapport a cette douleur de vivre qui va alors montrer ce qui est faux...

            cette démarche exclu l’intellect de ce chemin donc « moi je », l’intellect qui est tout ce qui nous reste de notre cerveau...oh eut j’en ai perdu un bout.. smiley

            par expérience je dis que ceci est juste , la souffrance mentale est une clé...mais comparée a des vacances chez les pauvres et au soleil, la vérité n’intéresse pas vraiment ..le prix a payer est ce monde en décomposition, ce qui est tout a fait naturel en fait qu’il le soit

            enfin pour faire court et comme d’habitude assez confus..

            salut à toi....

            si vis pacem para panem, si tu veux la paix,va donc faire ton pain..


          • foufouille foufouille 11 février 2014 13:44

            c’est en pratique qui compte. pas les écrits tous merveilleux


          • Henri Diacono 11 février 2014 14:35

            Attention à l’hindouisme. Un milliard d’adeptes. Continent en totale expansion. Plus rapide et surtout plus scientifique et novateur que la Chine. Le XXI° Siècle sera celui de l’Inde et de l’hindouisme.


          • Aldous Aldous 12 février 2014 12:04

            Les Japonais ont commis de véritables génocides contre les Chinois et les Birmans pendant la 2e guerre mondiale. 

            Ils sont shinto-bouddhistes. Mais c’est la culture militariste et impérialiste japonaise qui est en cause. 

          • ecophonie ecophonie 11 février 2014 12:20

            Les religions extrême-orientales, de l’hindouisme au bouddhisme, ne semblent pas avoir généré des conflits de l’ampleur de ceux provoqués par les trois religions révélées, et en tout cas pas pour des raisons purement « religieuses »

            C’est sur que si on exclut les guerres qui ne sont pas purement religieuse, au bout du compte la religion aura entrainé beaucoup plus de guerre...

            Je pense que dans pas mal de guerre, la religion était un prétexte et que si y avait pas eu de religion on les aurait justifier autrement. La religion, la guerre sont le fruit de l’homme pas l’inverse...


            • robin 11 février 2014 13:42

              Si on appliquait rigoureusement les 10 commandements, je me demande pourquoi il y aurait des guerres, mais le problèmes est que justement les représentants religieux eux même les trahissent à longueur d’années.


            • Attilax Attilax 11 février 2014 23:23

              « La religion, la guerre sont le fruit de l’homme pas l’inverse... »

              De certains hommes. Qui ont institué des systèmes pour que ça ne change pas, les malins... Nous ne sommes heureusement pas tous assoiffés de pouvoir.


            • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 février 2014 10:41

              N’oublions tout de même pas, robin, qu’il y a aussi dans les Dix commandements l’exemple, prétendument « donné par Dieu », de la jalousie et de la vengeance : Je suis un Dieu jaloux qui punit la faute des pères sur les enfants, petits-enfants...


            • Aldous Aldous 12 février 2014 11:38

              @Robin,


              Il y a un empire qui a appliqué à la lettre ces préceptes et qui n’a jamais mené de guerres autrement que pour se défendre : Byzance

              Et dans une certaine mesure son continuateur, la Sainte Russie.

            • epicure 13 février 2014 03:04

              @Par robin (---.---.210.9) 11 février 13:42

              c’est que tu n’as pas correctement lu les 10 commandements, parce que les premiers commandements justifient à eux seuls toutes les guerres religieuses.
              Les premiers commandements éduquent à l’intolérance religieuse, donc préparent les guerres de religion.


            • Aldous Aldous 16 février 2014 11:08

              « Aime ton ennemie » « Rengaine ton glaive » Jésus.


              et surtout : 
              « Les souverains des nations les dominent et se font appeler bienfaiteurs. Ne faites pas comme eux ! » fût la réponse de Jésus à la question des disciple « Après ton départ qui sera le chef de l’Eglise ? »
              Et il leur lava les pieds et dit « Le premier est l’esclave et le serviteur de tous. »

              C’est cela le christianisme orthodoxe. Le reste c’est l’aventure humaine.


            • howahkan howahkan Hotah 11 février 2014 12:21

              Oui, sauf que l’excellent jésus christ et la caravane passe(merci saint coluche)ne pouvait être juif , (ce qui m’indiffère totalement d’ailleurs) qui est le signe d’une religion judaïque torahdo-talmudo-ce que l’on veut , et si je comprends quelque chose dans tout ce qui est dit ou tout et son contraire se dit et se prouve..ce qui me fait dire : et si sur ces sujets TOUT etait faux.., or de religion il avait la sienne semble t’il , et il etait contre la société marchande de profit, ce qui fait que si un tel gars revient il serait plutôt allé voir chavez ou des gars de ce genre, enfin dans son genre et bien si il revenait ( hypothèse gratuite)il trouverait que cette pas bonne vieille du tout terre n’a pas changée d’un iota ,sauf bagnoles et grosse bombes..... si toutefois il y a du vrai dans tout ceci..déjà que aujourd’hui on ne sait pas ce qui se passe en profondeur, alors pensez il y a si longtemps....ou quasiment personne ne savait écrire sauf.....ceux qui savaient smiley..tous les mensonges ont pu être ecrit sans que personne ne le sache à l’époque..

              cela dit voila ce que c’est que de laisser l’intellect dominer, et helas il ne nous reste que cela dans notre déchéance mentale qui continue encore de + en + aujourd’hui... car vous ne savez pas mais des mots, des idées , des concepts n’ont pas besoin de correspondre à une vérité réelle pour être exprimées.....

              il y a la vérité d’un coté ,( tu vas mourir par exemple est une vérité absolue) qui est tout ce qui est fait absolu (même pour celui qui va le nier)
              et de l’autre coté l’humain qui ne le sait pas mais qui vit dans une dimension ou la vie n’est pas, celle du cerveau analytique qui ne peut voir que ce qui a été au préalable enregistré par lui même et sur lequel il a déjà donné un avis, notre conscience ne regarde pas le monde mais seulement elle même......l’intellect n’est donc jamais concerné avec ce qui est verité mais avec son opinion ......qui devient vérité absolue....qui devient j’élimine les autres qui ne sont pas moi, = guerres= vols,= violence = déchéance des humains ...

              en cours de route on a perdu une partie de notre cerveau, ce qui nous reste ne peut fonctionner sainement tout seul.....en fait d’évolution, on est sur la pente vers la fin prématurée........
              ceci n’est pas une théorie pour le cerveau qui ne marche plus bien mais du vécu qui se renouvelle, bon OK je raconte d’une manière totalement désordonnée,car je déteste écrire, et encore plus sur un clavier et sur un ordi ,...mais comme ces genres de moment n’ont rien de personnel dans le sens « moi je » opposé aux autre « je », comme d’autres aussi le font ici et ailleurs...je me dois de le dire....le partage de tout est la base qui aurait du être la notre comme elle est celle qui sous tends l’univers entier...on a louppé la marche pour le moment...

              si vis pacem para panem, si tu veux la paix va donc faire ton pain.....comme je disais ailleurs


              • epicure 13 février 2014 03:17

                blabla vide de sens.

                « j’élimine les autres qui ne sont pas moi, = guerres= vols,= violence = déchéance des humains ... »

                Ce n’est pas le fruit d’ intellect, mais au contraire de la partie non intellectuelle de l’être humain, celui des pulsions, des passions, des préjugés, des aprioris, des visions superficielles Bref des modes de pensée qui mettent en veille l’intellect.
                Ce n’est pas parce que des fois les acteurs utilisent des discours qui ont une forme intellectuelle pour justifier ces actions, que le moteur de leurs actions c’est l’intellect. La recherche du pouvoir absolu ce n’est pas une démarche intellectuelle, mais sentimentale.

                Quand les supporters du PSG et de l’OM se tapent sur la tête, il est où l’intellect ?
                Quand des religieux affrontent d’autres religieux juste parce que le nom qu’ils donne au soit disant dieu unique , les noms des prophètes, les symboles etc... sont différents se font la guerre, il est où l’intellect ?
                Quand des gens gens haineux tapent sur des gens différents par peur de l’autre, il est où l’intellect ?
                quand des boursicoteurs se débarrassent des actions d’une société sur une rumeur pour faire comme les autres, il est où l’intellect ?

                et la liste est trop longue.......

                Au lieu de critiquer l’intellect, il faudrait parfois s’en servir plutôt que de dire n’importe quoi.


              • Morpheus Morpheus 11 février 2014 12:27

                Pour résumer :

                1) Les juifs sont les « yahouds », érudits égyptiens initiés aux mystères et héritiers des prêtres d’Aton, le Dieu unique d’Akhenaton après leur exode de la ville sainte d’Akhet Aton (Tel el Amarna), détruite après la mort d’Akhenaton. Les hébreux sont la « tourbe nombreuse », le peuple d’éleveurs, agriculteurs et artisans (non lettrés) qui suivit ces prêtres (leurs guides) lors de leur exode aux confins de l’empire égyptien, en Judée. Juifs et hébreux sont en fait des égyptiens ayant abandonné le culte polythéiste amonien traditionnel (Amon = le dieux multiple) de l’Égypte, et convertis au culte monothéiste sous le règne d’Akhenaton (anciennement Aménophis IV).

                2) Jésus est une figure mythologique, allégorique, non un personnage réel. Il n’existe aucune preuve de son existence. Par contre, les caractéristiques de ce demi-dieu sont typiques de très nombreux héros de diverses mythologies, un peu partout dans le monde. Ce récit est en fait une allégorie d’un phénomène céleste, astronomique, imagé.

                3) Mahomet n’était qu’un chef de guerre analphabète qui a su créer sa propre légende en faisant accroire qu’il était inspiré par Dieu, à l’instar d’autres gourous, et qui a réussit.


                • Allexandre 11 février 2014 12:42

                  Jésus et Mahomet sont des personnages attestés par l’Histoire. En revanche, Abraham et Moïse ne le sont pas dans l’état actuel des connaissances.


                • rikoder rikoder 11 février 2014 13:08

                  Jésus attesté par l’histoire ? Pouvez vous nous en dire plus ?


                • rikoder rikoder 11 février 2014 13:42

                  ponce pilate ?


                • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 février 2014 14:03

                  Ponce Pilate ,de son prénom Pierre .


                • Morpheus Morpheus 11 février 2014 14:24

                  Jésus n’est pas attesté par l’histoire. Il n’y a aucune preuve scientifique, ni même historique (car l’histoire n’est pas une science dure) de l’existence du Jésus biblique.

                  Il existe de prétendues « preuves » (dont au moins une est un faux avéré), qui ne sont en fait que des interprétations très discutable de très courts passages de textes datant du premier siècle.

                  Or, bien qu’il y avait des historiens et des chroniqueurs à l’époque, on ne trouve aucune trace dans leurs récits d’un personnage juif ayant réalisé tout ce qui est décrit dans le nouveau testament.

                  Compte tenu de la similarité du récit christique avec de nombreux autres récits mythologiques et héroïques (y compris avec le Joseph de l’ancien testament), il est infiniment plus vraisemblable que le récit christique soit un palimpseste, une réécriture d’anciens récits héroïques. Donc, il existe une mythologie christique, comme il existe une mythologie mithriaque (d’ailleurs, les similarités entre les deux personnages sont édifiants...).


                • aspic aspic 11 février 2014 21:43

                  Source historique :

                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Flavius_Josèphe

                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Testimonium_flavianum

                  Faux ou pas ? 
                  Pourquoi pas ?
                  Les scientifiques ont nié l’existence de Ninive, se moquant des croyants, puis de Jésus de Nazareth, qui en parlait (Mtt 12:41).
                  Puis les moqueurs se sont tus à la découverte de la ville, puis les preuves de l’existence de l’empire Assyrien, décrit dans la Bible.

                  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ninive


                • Attilax Attilax 11 février 2014 23:31

                  Pourtant Ponce Pilate, un minable gouverneur de province dont on ne devrait pas se souvenir, a lui bel et bien existé...


                • epicure 13 février 2014 03:24

                  Le jésus des évangile n’a aucune évidence historique, les historiens ont dégagé apparemment un jésus disciple de jean baptiste, mais il y a de nombreuses divergences avec celui des évangiles.
                  Donc le jésus des évangiles n’est pas historique, encore moins celui de paul.

                  Ce n’est pas parce que je ne sais plus quel président américain a existé, que le film ou livre qui le met dans la peau d’un chasseur de vampire est historique, et docn que le personnage de président chasseur de vampire soit historique.


                • Aldous Aldous 16 février 2014 14:04

                  Homère non plus, pourtant on continue de dire qu’il est l’auteur de l’Illiade et de l’Odyssée...

                  Quelle importance ?

                • Henri Diacono 11 février 2014 12:42

                  A l’auteur, tout d’abord ils sont plus de 3 milliards 500 millions à nous e....la vie depuis 3000 ans ou plus. La Bible ? Foutaise. Mille ans d’écriture par des inconnus. traduite et retraduite des centaines de fois par l’homme selon sa propre interprétation. Tout comme les trois livres dits saints qui TOUS je dis bien TOUS ont été rédigés et publiés ou mis en forme des années après la mort des « prophètes ».
                  Les religions et surtout les monothéistes n’ont été et ne sont toujours que de l’Enfumage pour mieux diriger les peuples par la peur d’un au delà fictif. Point Barre.

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