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Accueil du site > Actualités > Religions > Le temple de Salomon

Le temple de Salomon

A Jérusalem, où les archéologues israëliens continuent à faire des fouilles pour retrouver l’histoire de leur passé au vu des Palestiniens, la situation est tendue. Une émission récente de « C dans l’air » l’a très justement rappelé. Mais est-il vraiment prouvé que le temple de Salomon se soit élevé sur l’esplanade des Mosquées ?



Il faut reprendre l’histoire à son début.

Les Hourites d’ Aryok, les Elamites de Kedorlaomer et les Hittites de Tidéal s’étaient ligués pour faire la guerre à Lot (Gn 14, 12). Lot marchait, enchaîné, prisonnier de ses vainqueurs. Alors, Abraham rassembla trois cent dix-huit soldats et il se lança à la poursuite des ravisseurs de son frère (Gn 14, 14). Après la victoire d’Abraham, Melchisédech, roi de Salem - la cité jébouséenne : Jérusalem - apporta du pain et du vin, et il bénit Abraham, disant : « Béni soit El, le Dieu Très-haut, créateur du ciel et de la terre, parce qu’il t’a donné la victoire ! » ( Gn 14, 18 à 20).

Cela se passait il y a quatre mille ans.

Question : « Où les trois cent dix-huit soldats d’Abraham tenaient-ils garnison ? »

Réponse : « Dans la forêt de chênes de Mambré, à Hébron ( Gn 13, 18). »

Question : « Où se trouvait la ville de la cité jébouséenne ? »

Réponse : l’archéologie confirme les données de la Bible : sur la colline basse de Jérusalem.

Question : « Qu’était la ville jébouséenne, alias Jérusalem, au temps d’Abraham ? »

Réponse : « Une ville cananéenne fortifiée, qui remerciait, certes, Abraham d’avoir écarté un danger extérieur, mais qui n’allait pas jusqu’à lui ouvrir ses portes. »

Mille ans plus tard, il en était toujours ainsi : « Le roi David, avec ses hommes, marcha sur Jérusalem contre les Jébouséens, habitants du pays. Ceux-ci dirent à David : "Tu n’entreras pas ici" » (2 Sam 5, 6).

Tout cela est très clair : le roi David, avec ses troupes, était toujours en garnison à Hébron (2 Sam 5, 1). Mais alors qu’Abraham ne pouvait mettre sur les rangs que trois cent dix-huit soldats, David était en mesure d’en aligner trente mille (2 Sam 6, 1).


Contrairement à ce que pensent les exégètes, le livre de Samuel ne dit pas que le roi s’empara de la Jérusalem des Jébouséens ; il dit seulement qu’il s’empara de Sion, laquelle devint la cité de David (2 Sam 5, 7).

Où faut-il situer Sion ? La logique tactique et stratégique a ses lois contre lesquelles les archéologues ne peuvent aller : David était intellectuellement obligé de s’installer sur la colline haute qui dominait celle des Jébouséens, là où se trouve actuellement le quartier arménien.

Les archéologues israéliens ont retrouvé des vestiges de fondations sur les flancs de la colline basse. Ils ont raison d’y voir les plus anciens vestiges du site. Ils ont raison d’y voir les fondations des murailles de l’ancienne ville jébouséenne mais c’est une erreur que font certains d’y chercher en avant les vestiges de la cité de David.

Puis David bâtit tout autour (2 Sam 5, 9). Là aussi, la logique tactique et stratégique a ses lois. David était intellectuellement obligé d’entourer sa position - la colline haute - d’une enceinte fortifiée plus ou moins circulaire.

A ce moment-là, on peut affirmer sans hésitation qu’il existait deux positions fortifiées, l’une sur la colline basse, Jérusalem, l’autre sur la colline haute, Sion. Jérusalem, une ville pécheresse tenue par les Jébouséens et Sion, une ville sainte tenue par les Hébreux, chacune entourée de ses propres murailles. Ce n’est que par la suite que d’autres murailles englobèrent tout l’ensemble.

Puis David se fit construire une maison en pierre (2 Sam 5, 11), donc à l’intérieur de cette enceinte de Sion. Puis, dans sa citadelle (2 Sam 6, 16), il fit transporter l’arche d’alliance qu’il abrita sous une tente (2 Sam 6, 16 à 18 et 1 Chr 15, 1 et 16, 1). De la tribu d’Israël, ils étaient trente mille à accompagner le roi (2 Sam 6, 1).

Puis Salomon commença à bâtir la maison de Yahvé à Jérusalem, sur ce mont Moriyya, où Yahvé était apparu à David, son père, à l’endroit que David avait fixé sur l’aire d’ Ornân le Jébouséen (2 Chr 3, 1). (Il ne faut pas confondre ce mont Moriyya avec le pays de Moriyya où Abraham faillit sacrifier son fils Isaac).

Puis, on porta l’arche d’alliance de la tente à la maison en présence de tout le peuple, et devant l’arche, on sacrifia une très grande quantité de moutons et de bœufs (1Rs, 8).

Conclusion

colline basse = oppidum des Jébouséens = Jérusalem

colline haute = oppidum des Hébreux = mont Moriyya = mont Sion

Après la déportation de Babylone, les exilés revinrent à Jérusalem. Cyrus ayant donné, paraît-il, l’autorisation de reconstruire la maison de Yahvé, Esdras fit remettre l’autel à son emplacement ( Esd 3, 3) et reconstruire le temple ( Esd 3 à 6).

Puis, en l’an cent soixante-quatre avant J.-C., Judas et ses frères reprirent possession du mont Sion. Voyant les portes brûlées, la végétation qui poussait partout sur les parvis, les nefs effondrées, ils déchirèrent leurs vêtements, tombant face contre terre ; puis, se redressant, ils poussaient de lugubres cris vers le ciel (1 Mac 4, 36 à 40). Pendant qu’ils purifiaient le lieu saint, d’autres attaquaient les Macédoniens qui tenaient la citadelle (1 Mac 4, 41)... de David. Puis ils reconstruisirent le temple, les remparts et les tours (1 Mac 4, 60).

Jusque-là, on peut dire que la maison de Yahvé se dressait toujours sur le mont Sion, sur la colline haute, même si le(s) temple(s) d’Esdras et de Judas était bien différent du temple de Salomon quant à son style et à ses dimensions.

Au Ier siècle avant J.-C., quand Flavius Josèphe nous décrit avec admiration le palais d’Hérode (Guerre des Juifs, V, 176 à 183), ce n’est évidemment pas d’un simple bâtiment qu’il s’agit, mais de tout un quartier qui ne peut être que le mont Sion, avec ses anciens édifices sacrés. Manifestement, le temple de Salomon n’est alors plus qu’un vague souvenir où l’imagination se perd. Le judaïsme, quant à lui, s’est répandu dans le monde entier. Flavius Josèphe écrit qu’il n’était pas un peuple au monde qui ne possédât quelque élément de la race juive (Guerre des Juifs, II, 398).

Il y a une logique de l’Histoire. Pour accueillir les pélerins et les dons de la diaspora, la construction d’un nouveau temple s’imposait, un temple monumental à la mesure de l’importance de cette diaspora. Ce sera le troisième temple, celui de l’esplanade des Mosquées, le temple du roi Hérode.

Les fondations du temple - plus modeste - de Salomon, c’est dans le quartier arménien qu’il faut les chercher.

Cet article est un extrait de mes ouvrages et une réécriture

E. Mourey

http://www.bibracte.com


Moyenne des avis sur cet article :  2.07/5   (323 votes)




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144 réactions à cet article    


  • (---.---.152.177) 13 avril 2007 12:00

    On se demande où est l’actualité de l’article selon la charte Agoravox ? c’est du réchauffé d’avant.


    • Emile Mourey Emile Mourey 13 avril 2007 12:48

      @ (IP:xxx.x3.152.177)

      J’avais déjà rédigé cet article avant de lire celui de Rudy Reichstadt intitulé « L’affaire des travaux de la porte des Magrébins à Jérusalem, debriefing » qui est paru hier. C’est un très bon article qui m’a beaucoup appris car je n’étais pas bien au courant de cette affaire. Je m’intéresse en effet beaucoup plus à l’histoire du passé qu’à l’actualité. Le problème, c’est que le passé influence l’actualité.


      • (---.---.221.50) 13 avril 2007 12:57

        Les lecteurs ne vous suivent pas, ils votent contre.


      • Emile Mourey Emile Mourey 13 avril 2007 14:50

        (IP:xxx.x3.221.50)

        En effet. Jusqu’à maintenant, mes articles avaient reçu un accueil globalement positif, ce qui m’avait incité à continuer.


      • pierrot (---.---.141.25) 13 avril 2007 15:58

        « Je m’intéresse en effet beaucoup plus à l’histoire du passé qu’à l’actualité. Le problème, c’est que le passé influence l’actualité. »

        Laissez les faire, vos contradicteurs, que dis-je contradicteurs ? (puisque les attaques sont personelles) smiley

        Ils s’intéressent plus a l’actualité avec des hommes qui ont des théories datant du XIXème, surranées qu’ils nous font passer pour de l’intelligence et de la modernité. Une fois leur choix fait, d’ici deux ou trois semaines, le soleil continuera de tourner autour de la terre (expérience concrète) et ça nous fera des vacances et à eux aussi (avec une bonne moitié ayant la gueule de bois). Ils pourrons enfin se consacrer aux choses de l’esprit ou a des critiques objectives. Pour l’heure c’est la fête des fous !


      • (---.---.246.156) 13 avril 2007 19:18

        Mourey,

        La gamelle auprès des lecteurs. Ils trouvent à 71 % votre article inintéressant. Ca c’est de l’histoire objective.

        West avait raison.


      • ZEN zen 13 avril 2007 13:11

        Une lecture sérieuse des récents travaux des travaux des archéologues israëliens Finkelstein et Silberman remettrait bien des choses en question, mais la pensée de l’auteur est fossilisée...


        • roumi (---.---.74.206) 14 avril 2007 20:52

          serais tu capables de faire une reflexion pareille ?

           smiley


        • Imaginus 18 mai 2007 19:15

          T’as encore perdu une occasion de te taire. C’est en repetant ce genre d’article que les mentalités evoluront peut etre... On commence a en avoir ras la casquette de ce conflit. Il est temps d’evolué pour ces deux peuples.


        • Dr Rached Trimèche Dr Rached Trimèche 18 août 2007 12:47

          @ Roumi : Serais-tu par hasard le Roumi Blogger de Paris ?


        • N-Y (---.---.183.164) 13 avril 2007 15:00

          à l’auteur : n’écoutez que votre coeur. merci pour votre article.


          • Adama Adama 13 avril 2007 15:24

            Je ne suis pas d’accord avec les thèses de monsieur Mourey, mais vous avez souvent des intuitions qui m’interpelle.

            Je pense a un de vos précédents articles, qui évoquait les phéniciens(donc des hébreux) et des rapports commerciaux qu’ils ont eu avec les celtes, ceci est un sujet très intéressant, les phéniciens venaient acheter l’étain dans les mines des îles des brittons et dans le mor bihan, d’avant les actuels Bretons, un vaste sujet qu’il conviendrait d’explorer.


            • Paradisial (---.---.131.38) 13 avril 2007 16:59

              Adama,

              Reprenez chaque verset cité par Monsieur Emile Mourey, et placez l’ensemble dans une sorte d’organigramme hiérarchique et chronologique et vous verrez que les éléments de sa théorie se connectent très très bien.

              Ayez un peu de logique et de didactie cousin.

              Salam


            • H.Xix (---.---.6.131) 13 avril 2007 21:03

              « ...les phéniciens(donc des hébreux)... »

              ça c’est un scoop ! Adama !

              Les premiers hommes sur la terre étaient-ils des hébreux ?

               smiley


            • Paradisial (---.---.131.38) 13 avril 2007 16:56

              à l’auteur,

              Dans son article titré « L’affaire des travaux de la porte des Magrébins à Jérusalem, debriefing », Rudy Reichstadt avait tort de dire ceci :

              « Plus récemment, Israël s’est abstenu d’intervenir sur l’esplanade des Mosquées lorsque le Waqf a procédé à des travaux illégaux visant à aménager 10 000 places de prières supplémentaires en sous-sol de la mosquée Al-Aqsa et déblayant pour cela plus de dix tonnes de gravats parmi lesquels des vestiges archéologiques semble-t-il inestimables ».

              Ceci est de la pure désinformation, pour plusieurs raisons :

              - L’Esplanade des Mosquées est placée sous la double tutelle de la Jordanie et de l’UNESCO (principalement) (les palestiniens ne peuvent y intervenir sans le consentement de ce dernier) ;

              - Les musulmans quand ils disposent d’une mosquée ils ne prient pas dans leurs sous-sol, mais dans l’enceinte même de la mosquée, et dans ces esplanades (notament le vendredi, vu l’énorme affluance, et les jours de fête) ;

              - l’Esplanade des Mosquées est suffisement large pour acceuillir une foultitude de fidèles (si déjà l’armée sioniste y autoriserait l’accès de grandes masses), c’est tout à fait con d’arguer que le Waqf serait tenté de libérer en sous-sol 10000 places.

              J’avais dit in-sus que l’Esplanade des Mosquées (avec toutes ses composantes) dépond de la tutelle de l’UNESCO et de la Jordanie, il est tout à fait illégitime que l’entité sioniste puisse y intervenir pour effectuer quelconque travail BTP de quelconque nature, même par philanthropie comme elle le prétend, à part si elle chercherait des noix et voudrait exciter davantage une ambiance déjà trop électrique qui lui est fort hostile.

              Les intimidations de l’entité sioniste lui seront fatales, à force de nourrir continuellement des surenchères.

              Est-ce par penchant suicidaire qu’elle le fait ?!! ou bien est-ce pour faire déclencher un clash Occident # Orient généralisé (auquel Bush ne serait pas du tout réticent) ?!!!

              A Bon Entendeur Salut.


              • Emile Mourey Emile Mourey 13 avril 2007 17:35

                @ Paradisial (IP:xxx.x49.131.38)

                Vous dites : Est-ce par penchant suicidaire qu’elle le fait ?!! ou bien est-ce pour faire déclencher un clash Occident # Orient généralisé (auquel Bush ne serait pas du tout réticent) ?!!!

                Comme je l’ai dit dans un précédent commentaire, je m’intéresse beaucoup plus à l’histoire du passé qu’à l’actualité et n’ai pas à prendre parti dans un dossier que vous connaissez certainement mieux que moi. Dans cette affaire, puisqu’elle se réfère à l’Histoire, il me semble que c’est du devoir des historiens de préciser certains points, notamment sur l’emplacement du temple de Salomon qu’un certain courant religieux israëlien pense s’être trouvé sur l’esplanade des mosquées, d’où les prétentions des uns et les inquiétudes des autres. Si j’ai publié cet article, c’est uniquement pour présenter une hypothèse sur un autre emplacement possible. Je crois que c’est Flavius Josèphe qui a écrit que le temple d’Hérode a été construit sur le lieu de décharge de l’ancienne ville, ce qui signifie que ni le temple de Salomon, ni le temple d’Esdras ne se sont trouvés sur l’esplanade en question. Je ne sais pas comment mon hypothèse sera reçue mais si elle peut inciter à la réflexion et calmer les esprits...


              • (---.---.165.243) 13 avril 2007 18:02

                Vous disiez aussi souvent que les lecteurs votaient massivement pour vos théories. Ben non !


              • Paradisial (---.---.131.38) 13 avril 2007 19:40

                Emile Mourey,

                Merci pour vos éclaircissement.

                Sauriez vous me dire s’il vous plaît s’il existe dans l’Ancien Testament une prophétie relatant une éventuelle construction du « troisième temple » ?

                Les chapitres 40 jusqu’à 45 me paraissent peu sérieux, illisibles, et pourraient évoquer juste la deuxième reconstruction (quoique y interfèren une notion de rédemption éternelle).

                Si vous êtes hébraïsant, je serais très intéressé de connaître votre avis concernant Aggée 2:7 et 2:9. Leur traduction francophone est trop biaisée et leur donne un sens qui n’existe pas dans le texte hébreu.

                Voilà Aggée 2:7 et 2:9 en hébreu.

                On peut y déceler plein de prophéties (au minimum 6) concernant l’Islam.

                Si vous êtes hébraïsant je serais vivement intéressé d’avoir la transcription phonétique du texte. Merci.

                Je compte depuis longtemps écrire une sorte d’exégèse concernant les deux versets en question (à soumettre à une lecture très critique).


              • Paradisial (---.---.131.38) 13 avril 2007 19:55

                Omission : je voulais dire « les chapitres 40 jusqu’à 45 d’Ezéchiel ».


              • Emile Mourey Emile Mourey 13 avril 2007 20:28

                @ Paradisial

                Non, je ne suis ni hébraïsant ni exégète biblique. J’ai été amené à m’intéresser à l’histoire du peuple hébreu parce que j’y ai découvert un lien avec l’histoire de la Gaule.

                Ce qui m’a intéressé dans la Bible, c’est surtout le côté militaire et politique. Le côté religieux ne m’intéresse que lorsqu’il accompagne le côté politique.

                En ce qui me concerne, mais c’est une opinion personnelle, les prophéties de l’Ancien Testament ne sont à mon sens que des programmes politiques pensées par les prêtres du moment et rédigés sous des noms symboliques comme si ces programmes étaient des révélations descendues du ciel. Des programmes qu’il était demandé à un peuple parfois hésitant d’accomplir.

                La prophétie que vous évoquez date de l’exil de Babylone et concerne, à mon avis, la construction du second temple, le troisième temple étant, suivant mon classement historique, celui d’Hérode, le premier celui de Salomon.

                Malheureusement, il semble que le prophète ait vu un peu trop grand. A leur retour de Babylone, les exilés ont bien reconstruit un temple, mais beaucoup plus modeste, un temple aux allures de synagogue (mon hypothèse).

                Par ailleurs, je n’ai pas l’impression qu’Hérode se soit inspiré de la « vision » d’Ezéchiel pour construire son temple mais je n’ai pas approfondi la question.


              • Emile Mourey Emile Mourey 13 avril 2007 20:37

                @ Paradisial

                J’ajoute que la guerre de Jérusalem de 70 après J.C. a donné un sérieux coup d’arrêt aux espérances prophétiques. Le judaïsme traditionnel s’est donné comme objectif l’étude de la Thora. Et le judaïsme essénien a enfanté le christianisme faisant de l’homme le temple de Dieu.


              • (---.---.244.78) 14 avril 2007 09:54

                Mourey,

                Les lecteurs à 76 % en ont marre de vos délires. DW dit vrai quand il vous nie le statut d’historien. Allez voir ailleurs si on gobe vos élucubrations.


              • pierrot (---.---.141.25) 14 avril 2007 14:31

                « Et le judaïsme essénien a enfanté le christianisme faisant de l’homme le temple de Dieu. »

                Cette affirmation est carréement fausse. le christianisme n’ayant rien à voir avec l’essénisme. Les ésséniens étaient au judaïsme ce que les puritains furent à l’anglicanisme. La version « fondamentaliste » du judaïsme en quelque sorte.

                Le christianisme était en rupture totale avec le judaïsme et par voie de conséquences en rupture totale avec son élément le plus fondamental l’éssénisme.


              • Emile Mourey Emile Mourey 14 avril 2007 14:36

                @ Pierrot

                Dans un sens, vous avez raison. Jean-Baptiste qu’on peut considérer comme un précurseur est manifestement en opposition avec le courant judaïque parfois extrémiste des documents de Qumrân.


              • pierrot (---.---.141.25) 14 avril 2007 15:08

                @Emile

                Et vous avez sans doute que les manuscrits trouvés à Qumrân et leur attribution aux Esséniens est toujours une hypothèse et n’est absolument pas prouvée, tant le mélange des genres est présent dans les textes.

                En ce sens on peu suggérer toutes sortes d’histoires ou de récit comme par exemple une qui vient de me venir à l’esprit : un homme riche, possédant une bibliothèque considérable et voulant fuir une guerre quelconque les à caché dans cette grotte afin de les soustraire à l’envahisseur. Il n’a jamais pu venir les reprendre.

                Cette hypothèse en vaut une autre dans l’état actuel de nos connaissances.

                Ce que nous savons par contre, qui est inclus dans les textes mêmes, c’est que c’est postérieur à l’ère chrétienne et que cela ressemble fortement à la bibliothèque d’un quelconque érudit.

                Si je cachais dans le désert ma bibliothèque personnelle, et si dans 2000 ans on la retrouvais : qu’en penserait on ? Pour ma part, rien que d’y penser, cela m’amuse. smiley


              • pierrot (---.---.141.25) 14 avril 2007 15:13

                @ IP:xxx.x5.244.78

                Je ne saisis pas votre propos car la question est :

                Qui vous oblige à lire ?

              • joe (---.---.23.55) 13 avril 2007 19:48

                c’est toujours un plaisir de vous lire M.Mourey.

                Votre stoïcisme et votre politesse devant le feu roulant de vos contradicteurs sont remarquables.

                Cordialement


                • Encore... (---.---.27.30) 14 avril 2007 02:32

                  Article toujours aussi farfelu d’Emile Mourey qui se fait des opinions tout seul dans son coin sans chercher à se documenter plus ou à vérifier ses hypothèses de soudard de l’histoire.

                  Sur la très intéressante mosaique de Madaba, les internautes pourront se faire leur propre opinion en compagnie de vrais spécialistes :

                  http://www.interbible.org/interBible/decouverte/archeologie/2004/arc_041217 .htm

                  http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/1990_1999/1999/8/Aharon%20Yaffe%20-%20La%20carte%20de%20Madaba

                  On remarquera incidemment que cela montre le manque de sérieux des légendes de l’auteur.

                  A Joe : le feu roulant vient de l’auteur avec ses théories délirantes qui font insulte au bon sens et aux chercheurs.

                  A Adama : il n’y a aucune « intuition » dans la mention des Phéniciens. On connait depuis longtemps leurs relations avec l’Ouest, de la fondation de Carthage ou de la cité de Marseille, à l’exploitation des mines d’argent de Tartessos en Espagne, vers l’an mille avant notre ère. Mais ce ne sont en Europe que de petits comptoirs côtiers. Les Phéniciens ne cherchent pas à pénêtrer dans l’interland, et leur but est de faire du commerce avec les populations indigènes et de rapporter des matières premières. Enfin, les Phéniciens ne sont pas les Hébreux !


                  • Emile Mourey Emile Mourey 14 avril 2007 09:53

                    @ Encore... (IP:xxx.x49.27.30)

                    Vous dites : Sur la très intéressante mosaïque de Madaba, les internautes pourront se faire leur propre opinion en compagnie de vrais spécialistes : http://www.interbible.org/inte... http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MF...

                    Intervention particulièrement intéressante, et enfin, très argumentée - je parle des deux sites indiqués. Les lecteurs qui se trouvent sur ce fil savent pertinemment qu’Agoravox est un site de débat et donc, un lieu de confrontation d’idées.

                    Pour que ces lecteurs puissent juger en toute connaissance de cause de l’interprétation de la mosaïque de Madaba que vous défendez, je vous demande donc de nous indiquer comment on peut appliquer le plan de la mosaïque sur le plan actuel de la ville de Jérusalem, ce que ces deux sites ne montrent pas alors qu’il aurait suffi de mettre les deux plans côte à côte. Veuillez nous indiquer les rues qui correspondent aux deux rues principales indiquées sur la mosaïque. Nous confirmer qu’il s’agit, selon vous, d’un véritable plan du type cartographique, ou alors, reconnaître que l’artiste a choisi arbitrairement de placer dans un ovale symbolique des bâtiments sans tenir compte de leur orientation par rapport aux points cardinaux. Nous dire comment il se fait que les enceintes anciennes et successives de Jérusalem, telles que l’archéologie nous les révèle, ne correspondent en aucune façon à cette enceinte ovale fortifiée telle qu’elle est représentée sur la mosaïque. Nous expliquer comment il se fait que, dans mon interprétation, je place la cité/forteresse de David, là où la tradition l’a toujours située jusqu’au siècle dernier où l’on s’est mis dans la tête d’aller la chercher sur la colline basse, ce qui est une absurdité militaire. Nous dire où vous placez, dans votre interprétation de la mosaïque, le cénacle/tombeau de David. Ce que je viens de vous dire n’est qu’une première impression après la lecture très rapide que je viens de faire de ces deux études.

                    En ce qui concerne vos propos sur les Phéniciens, je me permets de vous faire remarquer qu’il s’agit d’un terme extrêmement vague sous lequel on a désigné et on désigne encore des éléments de population venus du fond de la Méditerranée. Ou alors citez moi des textes anciens, tablettes d’argile ou autres, trouvés au Proche-Orient, qui parlent d’un royaume de Phénicie ?

                    En réalité, s’il y a de solides arguments pour penser que le port de Tyr a joué un rôle important comme point d’embarquement, il est bien évident que ce ne sont pas les habitants de Tyr qui ont fondé toutes les colonies dites phéniciennes que Strabon voit en Espagne. En outre, il ne faudrait pas négliger les liens qui existaient entre Tyr et le royaume très puissant de Salomon. Et si ce royaume de Salomon était si puissant, c’était évidemment parce qu’il avait établi son autorité sur tout l’ancien pays de Canaan, ce qui ne veut pas dire que toutes ces populations étaient devenues de religion juive où hébreu. On peut donc très bien envisager que des « Cananéens » ou si vous préférez des descendants de ces Cananéens aient émigré dans cette colonisation dite phénicienne. Mon hypothèse est que cette colonisation a pénétré jusqu’à l’intérieur de la Gaule.


                  • Emile Mourey Emile Mourey 14 avril 2007 13:22

                    @ Encore... (IP:xxx.x49.27.30)

                    Dans l’interprétation que vous défendez, vous identifiez la place à la colonne de la mosaïque et la porte qui s’y trouve à la porte de Damas et, en effet, vous trouvez deux rues qui pourraient aller dans le sens de cette interprétation. Cela vous fait orienter la mosaïque telle qu’elle figure dans mon article en direction du nord alors que dans mon interprétation, j’identifie cette place et cette porte à l’ancienne porte de Sion ce qui me fait orienter le haut de la mosaïque vers le sud.

                    D’autre part, je viens de consulter le guide archéologique de la Terre Sainte de Jérome Murphy-O’Connor.

                    Premièrement. L’emplacement géographique où je situe la place et la colonne héliopolitaine correspond très exactement au cénacle/tombeau de David que les touristes visitent. Alors, pouvez-vous m’expliquer pourquoi la tradition situe le tombeau de David à cet endroit et pourquoi les historiens disent maintenant que c’est une erreur et que David a « probablement » été enterré dans la colline basse orientale.

                    Deuxièmement. On continue à dire, en suivant la tradition, que le mont Sion est la colline haute (occidentale) - ce qui est conforme à mon interprétation (ainsi que la porte de Sion). Alors, pouvez-vous m’expliquer pourquoi les historiens disent aujourd’hui que c’est une erreur et qu’il faut situer Sion sur la colline basse (orientale), au sud de l’Ophel ?

                    Troisièmement. On continue à dire, toujours en suivant la tradition, que la cité de David se situait sur la colline haute occidentale, là où Hérode a fait construire ou reconstruire trois immenses tours, ce qui est conforme à mon interprétation. Alors, pouvez-vous me dire pourquoi les historiens disent maintenant que c’est une erreur et que la cité/forteresse de David ne se trouvait pas sur ce point dominant mais « probablement » du côté de la colline basse orientale ?

                    Voilà trois questions précises auxquelles je vous demande de répondre d’une façon claire.

                    Merci d’avoir ouvert ce débat en vous référant à des sites qui ont, au moins, le mérite d’expliquer leur interprétation.


                  • (---.---.60.242) 14 avril 2007 15:07

                    @ Encore

                    Bon, remettons-nous les idées d’aplomb :

                    - Agoravox n’est pas l’Institut smiley

                    - M.Mourey est un ancien militaire smiley

                    - Les articles de M.Mourey ne sont pas des publications scientifiques smiley

                    Donc je maintiens mon commentaire. smiley

                    Bon week-end


                  • Adama Adama 15 avril 2007 16:38

                    La ville Beyrouth, qui pendant très longtemps s’appelait Beryte, ou Beritus, date de la plus haute antiquité. Elle faisait partie de la Phénicie, dont la capitale Tyr et sa grande ville dont sont mentionnées dans la Bible et dans les écrits les plus anciens. Beyrouth était une toute petite bourgade qui se développa durant les multiples invasions ; on compte plus de 19 civilisations qui y implantèrent leurs cultures. Pendant les quelques siècles de l’occupation romaine, Béryte était devenue une ville universitaire, où l’on enseignait surtout la loi romaine, alors que de nombreuses personnalités de l’Empire venaient accomplir leurs études. Lors de la destruction du Second Temple de Jérusalem, Beryte était devenue une ville de transit pour les nombreux captifs juifs ramenés de Judée. À l’emplacement de l’actuel Wadi Abou Jamil (la vallée de Jamil), se trouvait une arène comprenant une grande piscine. Les jours de cirque, on versait de l’huile à la surface de l’eau et, après y avoir mis le feu, on obligeait les captifs juifs à traverser les flammes. Ceux qui avaient la chance de s’en sortir vivants étaient graciés. C’était l’époque de la Grande civilisation romaine. Au temps des phéniciens, Béryte avait compté des habitants juifs. Le roi Salomon, qui entretenait des relations commerciales avec les Phéniciens, y achetait du bois des Cèdres pour la construction de son Temple. On sait aussi que des Juifs accompagnaient les marins phéniciens dans leurs randonnées maritimes et participaient à la fondation de leurs comptoirs et de leurs colonies, à Marseille, à Carthage, en Sicile et à Cartagena en Espagne.by Fred Anzarouth Phéniciens et Hébreux collaboraient au temps de Salomon. Ils semblent avoir été pionniers dans l’emploi monétaire de métaux précieux « au poids » en vrac, morceaux ou lamelles. Ezéchiel, mort vers 570 maudit Tyr (Ez 27) Il décrit ses rapports avec Perse, Libye, Lydie, Tharsis (Tartessos, ancêtre de Cadix) Yavan (Ionie) Thogarma (Arménie) Thubal (Géorgie ?) Edom, Arabie, Eden, Assur, Médie. « Juda et le pays d’Israël trafiquaient avec toi » (Ez 27, 17) Cette liste montre que leurs caravanes d’ânes jouaient un rôle peut-être plus grand que les navires sur lesquels tous focalisent..

                    Après Alexandre, les Séleucides ( 312 / 147) intensifient ce trafic et l’étendent au monde hellénistique. Les rapports entre Grecs et Juifs vont de l’association (hors de Judée, en Afrique du Nord, Egypte mais surtout Anatolie) à la guerre (Machabées) selon lieux ou époques. Les antiques kehiles (communautés) de Djerba et Mogador suggèrent un partenariat avec Phéniciens puis Carthaginois, ainsi qu’un commerce transsaharien vers l’Afrique noire. En mer Noire, lac grec, les Juifs devaient jouer un rôle : Au musée Pouchkine à Moscou, j’ai vu une tête barbue en verre filé, spécialité carthaginoise, trouvée à Tyras (vers la Crimée). Qui l’y avait portée, si les Grecs, tenant le Bosphore, interdisaient le passage aux concurrents ? Se contentaient-t’ils d’un péage ? En Ionie, les très nombreux Juifs sont si bien intégrés que le Talmud (Sabbat 147b) déplore : « Les bains de Dimsith (Pamukalé ?) et les vins de Perugita (Phrygie) ont séparé les 10 tribus d’Israël » Ptolémée s’étant emparé de Jérusalem envoya (AJ,XII,1) des Juifs en Egypte, soldats, avec un statut identique à celui des Macédoniens. meleze montre des Juifs d’Egypte servant dans l’armée. Antiochus ayant repris la Judée envoya (AJ,XII,3,456) des paysans-soldats juifs en Lydie et Phrygie barrer la route aux Galates récemment installés. Les Galates, dont l’activité commerciale est avérée (rastofstief, passim) dans le monde hellénistique puis l’empire romain, très probable dans l’Europe celte, y compris comme marchands de tapis et d’esclaves, ont-ils collaboré ou non avec des Juifs ? Que certains aient délaissé le culte de Cybèle[1] pour le judaïsme, c’est possible : les commerçants juifs avaient besoin de partenaires, qui purent se convertir à leur fréquentation. Il suffit de regarder Ankara/Ancyre sur la carte : les caravanes arrivant d’Arménie pouvaient descendre le Halys (Kizil-Irmak) aboutissant non loin de Samsoun, sur la mer Noire. Mais il valait mieux descendre la rivière Ancyre vers le Sangarios (Sakarya), qui coule vers Nicée, à deux pas de la mer de Marmara et de Byzance. Ancyre était une étape obligée de cette route de la soie hellénistique.

                    Je ne mentionne pas la langue qui est de même origine, le grecque , l’étrusque, et le romain descendent directement du phénicien frère de l’hébreu.

                    Les traditions des juifs tunisiens sont fières de rapporter qu’ils descendent de la tribu de zebulon, zevulon en hébreu, peuple de de mer connu du monde antique.

                    Le sujet est vaste et reste a explorer, cette filiation entre hébreu et phénicien est un vaste sujet encore vierge.


                  • Emile Mourey Emile Mourey 15 avril 2007 18:42

                    @ Adama

                    Votre commentaire est très intéressant.


                  • Antenor (---.---.40.70) 16 avril 2007 09:56

                    @ Adama

                    Votre intervention est très instructive mais je ne peux pas laisser passer ça :« Je ne mentionne pas la langue qui est de même origine, le grecque , l’étrusque, et le romain descendent directement du phénicien frère de l’hébreu. » smiley

                    L’Hebreu et le Phénicien sont des langues sémites comme l’Akkadien et l’Arabe. Le Grec et le Latin sont des langues indo-européennes, comme les langues Celtes, Perses, Italiques ou Louvites...Quant à l’Etrusque, il semble appartenir à un groupe voisin des langues indo-européennes.

                    @ Emile

                    Gergovie et Jérusalem, même combat...il faut chercher sur la colline d’en face ! smiley


                  • Emile Mourey Emile Mourey 16 avril 2007 11:42

                    @ Antenor

                    Gergovie et Jérusalem, même combat...il faut chercher sur la colline d’en face.

                    En effet, c’est tout de même incroyable. Alors qu’il n ’y a logiquement de choix, dans les deux cas, qu’entre deux hauteurs voisines, et alors que tous les éléments de preuve en désignent l’une, on choisit « officiellement » l’autre et pire, on ne veut même pas reconnaître ces erreurs manifestes. Dans le premier cas, nous qui sommes si fiers de notre identité nationale, nous nous couvrons de ridicule en amenant les touristes étrangers sur une montagne pelée. Dans le deuxième cas, nous qui voulons faire la leçon au monde, nous contribuons à laisse planer des tas d’équivoques qui ne peuvent que faire le lit des extrémismes religieux et des partisans des thèses millénaristes et apocalyptiques. On peut se demander à quoi cela sert un ministère de la Culture et s’il ne faudrait pas tout simplement le supprimer dans les prochains gouvernements.


                  • Antenor (---.---.106.215) 16 avril 2007 21:27

                    @ Emile

                    Petit Hors-sujet. Je me suis penché sur les Cimmériens et suis maintenant persuadé qu’il ne peut s’agir que de Celtes. D’un point de vue linguistique ça colle impécablement et explique la répartition géographique bizarre des langues indo-européennes satem/centum. Un de leur roi était appelé Dagdammi (Dagda dieu des druides celtes) par les Assyriens et Lygdamis (Lug le plus grand dieu celte) par les Grecs. Il y a fort a parier que ce ne sont pas des noms propres mais des qualificatifs comme Vercingetorix.

                    http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_cimmeriens_au_proche-orient_du_mythe_a_l_histoire.asp

                    Vous placez le règne de David à quelle date ?


                  • Emile Mourey Emile Mourey 17 avril 2007 09:18

                    @ Antenor

                    En effet, c’est très intéressant. Comme vous avez dû le lire sur mon site internet, dans deux articles, je crois « lettre à Gruel » et « de la véritable orignine des Celtes », j’ai évoqué les Cimmériens car j’ai fait le rapprochement avec les Celtes de Bibracte/Nuerax (à Mont-Saint-Vincent). Reste à savoir si le terme « Cimmériens » de l’article que vous m’avez indiqué s’applique à eux où s’il désigne seulement des incursions de peuples venus du Nord. La linguistique est une question intéressante à étudier et il y a en outre des rapprochements assez troublants, comme par exemple « les Galates d’Anatolie ».

                    Il ne fait pas de doute que le mot Vercingétorix est un mot composé à signification politique qui rassemble sur un seul homme les trois fonctions de Vergobret, de chef de la noblesse/cavalerie et de guide suprême (?).

                    En ce qui concerne le règne de David, je n’ai pas approfondi la question, mais je pense que l’on peut faire confiance aux dates que l’on donne pour le règne de Salomon qui a suivi.


                  • Antenor Antenor 17 avril 2007 16:10

                    @ Emile

                    C’est vrai que les conquêtes Cimmériennes et la Galatie ont une correspondance géographique assez étonnante. De manière générale, on dirait que les Latèniens ont essayé de (re ?)conquérir les territoires des Hallstattiens.

                    Les Cimmériens semblent avoir joué un rôle majeur dans l’édification de l’Empire Mède aux dépens des Assyriens. La mythologie est aussi interessante, Persès fils de Persée, serait à l’origine de la dynastie perse.

                    Du point de vue linguistique, j’ai de bonnes raisons de croire que les Cimmériens étaient slaves et qu’ils sont à l’origine des groupes linguistiques arméniens et indo-iraniens. Ils semblent également avoir laissé leur empreinte dans le Thrace et le Phrygien.

                    Antenor


                  • ZEN zen 14 avril 2007 07:37

                    Il faut reconnaître à l’auteur, faute de rigueur historique (absence de critique sérieuse des sources et d’ouverture aux derniéres recherches notamment) deux qualités : l’obstination et l’imagination.Depuis des mois, il s’emploie à éditer ses oeuvres complètes (ce qui n’est pas la finalité d’AV) et il nous amuse beaucoup avec son feuilleton « historique », qui ne s’embarasse d’aucun raccourci ni d’aucune hypothèse aventureuse. Il est bon de revoir tous ses articles et de visiter son site si l’on veut passer de bons moments, notamment à propos de l’Atlantide et de Moïse...

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