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Accueil du site > Actualités > Religions > Le voile est-il soluble dans la République française ?

Le voile est-il soluble dans la République française ?

…Ou bien (reformulation), la liberté religieuse est-elle soluble dans la laïcité ?

La crête est mince entre la laïcité et la liberté du culte. Jusqu’où ira-t-on ? Depuis une décision de justice qui s’impose à tous, d’autant plus qu’elle émane de la Cour de cassation, les parlementaires de la majorité et aussi de l’opposition commencent à imaginer une nouvelle loi rédigée à la va-vite pour répondre à cet événement précis : qu’il soit permis de licencier une salariée du secteur privé en cas de port du voile.

Évidemment, le sujet est ultrasensible et les passions se déchaînent rapidement. Les clivages sont nombreux. Entre partisans de l’islam et ceux qui veulent réduire au maximum l’influence qu’il peut avoir dans la société, craignant qu’il y ait une réelle volonté d’hégémonie et de conquête ; entre ceux qui croient (quelle que soit la religion) et ceux qui ne croient ; entre ceux qui sont prêts à mettre leur foi, leur religion dans le débat public, à mélanger explicitement religion et politique, et ceux qui, défendant la tradition laïque d’un État indépendant des Églises, ce qui est très rare dans le monde mais semble un élément fondateur du pacte républicain et du vivre ensemble en France, veulent absolument découpler les questions de religions et de politique ; enfin, entre les "libéraux" qui voudraient réduire au maximum toutes les réglementations de l’État et les "interventionnistes" qui, au contraire, considèrent l’État comme le meilleur régulateur des passions françaises.

Dans ces clivages, certains sont d’ailleurs antagonistes. Un chrétien pourrait être tenté de tout faire pour éviter l’expansion sociale de l’islam mais paradoxalement, il pourrait aussi se sentir lésé de renforcer les contraintes dans la pratique de son propre culte.

Les déçus du hollandisme révolutionnaire peuvent se comprendre. Ceux qui ont voté pour François Hollande principalement pour s’opposer avant tout à la personnalité de Nicolas Sarkozy semble tomber de haut (ont-ils été si naïfs sur les valeurs entre les deux tours ?). La gouvernance, la manière de gouverner, n’a en effet pas changé, et si le décomplexé Nicolas Sarkozy, prêt à toutes les transgressions, était bien représentatif de cette volonté de légiférer par l’émotion, il n’est visiblement pas le seul puisque lui parti, on continue toujours à expulser manu militari les gens du voyage, on continue toujours à avoir des problèmes de savoir vivre au sein d’une même nation entre des musulmans qui n’hésitent plus à faire du prosélytisme (mot à définitions très variables) et des défenseurs de la laïcité "jusqu’au-boutistes" au point d’en devenir anticléricaux.

Cette frénésie de légiférer sur des faits divers n’est donc pas l’apanage du quinquennat précédent mais bien celui d’une société hésitante et fragile dont le gouvernement a besoin de montrer qu’il agit, même si, en définitive, il ne soigne efficacement aucune des causes profondes du mal être social (emploi, logement, éducation).

Les polémiques semblent désormais s’amorcer autour de décisions de justice. Il y a eu ce jugement du tribunal de grande instance de Lille du 1er avril 2008 sur l’annulation d’un mariage pour cause de mensonge sur la virginité de l’épouse, annulation qui fut remise en cause en appel (à l’époque, cela avait fait grand bruit, tant en batailles juridiques qu’en interprétations de l’intrusion d’une religion dans la réflexion juridique, et la Ministre de la Justice de l’époque avait assez mal réagi en raison de sa propre situation conjugale), puis, ce fut aussi le jugement du Conseil d’État du 27 juin 2008 refusant la nationalité française à une femme qui pratiquait "trop radicalement" sa religion.

Cela a abouti rapidement, à l’initiative de Jean-François Copé, à la loi contre la burqa dans les espaces publics, loi qui est liberticide (sur la manière de s’habiller), qui ne concerne que quelques milliers de cas sur les soixante-cinq millions d’habitants mais qui avait le pouvoir symbolique de rassurer les citoyens sur le rôle protecteur de l’État contre une extension sociale d’une religion (les parlementaires socialistes s’y étaient très majoritairement opposés, à l’exception notable de Robert Badinter).

Je parle d’une religion en étant volontairement imprécis, mais il s’agit bien sûr de l’islam. Si l’anticléricalisme anti-catholique est encore très vivace (cela s’est encore illustré lors de l’élection du nouveau pape), un nouveau front contre les pratiques radicales de l’islam s’est formé depuis une dizaine d’années, au point d’en devenir parfois discriminatoire et affligeant.

Au-dessus des lois actuelles et de celles que le législateur pourrait être amené à voter pour répondre à un besoin médiatique ponctuel de réaction, il y a la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen qui est très claire.

Son article 10 déclare : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. » et son article 11 complète cette liberté du culte : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. ».

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Ces deux articles sont mis en avant par l’avocat catholique Koztoujours dans son blog le 21 mars 2013 pour rappeler le strict cadre de la laïcité en France, pays « qui respecte toutes les croyances » (selon l’article 1er de la Constitution), et l’auteur du blog insiste justement sur le principe de neutralité de l’État : « Contrairement à ce que certains semblent croire, la laïcité ne consiste pas à interdire à un croyant d’exprimer son opinion voire à lui claquer impunément à la gueule, mais uniquement à consacrer la neutralité de l’État et de l’ensemble de la sphère publique. ».

Et c’est en ce sens qu’il faut interpréter les deux arrêts rendus par la Cour de cassation le 19 mars 2013, deux arrêts qui paraissent contradictoires d’un point de vue pour ou contre l’islam mais qui obéissent tout à fait à la logique de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.

Ainsi, toute personne représentant l’État ou des services concédés par l’État (ici la CPAM de Seine-Saint-Denis) doit garder la neutralité religieuse dans l’exercice de sa profession (arrêt n°12-11.690 du 19 mars 2013) mais cela ne s’applique pas aux employés d’entreprises ou d’organismes purement privés, ce qui a remis en cause le licenciement d’une employée de la crèche Baby Loup de Chanteloup-les-Vignes pour avoir porté un voile (arrêt n°11-28.845 du 19 mars 2013).

Ces arrêts rappellent d’ailleurs la directive européenne du 27 novembre 2000 qui protège la liberté du culte ainsi : « Les restrictions à la liberté religieuse doivent être justifiées par la nature de la tâche à accomplir, répondre à une exigence professionnelle essentielle et déterminante et proportionnées au but recherché. ».

En ce sens, ni le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls, ni celle des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem n’ont vraiment compris ce qu’est le principe de laïcité. Il n’est pas d’éliminer partout dans la vie publique toute expression de la foi des uns et des autres, mais seulement de garantir à tous les citoyens un État neutre, apolitique et aconfessionnel, État ainsi que les services assimilés.

Les socialistes, sous le coup d’une double motivation antagoniste, ne cessent d’émettre des signes contradictoires sur le fondement du pacte républicain. D’un côté, ils prônent le droit de vote aux étrangers qui, concrètement, va engendrer un renforcement des communautarismes dans certaines communes ; et d’un autre côté, ils surpassent le principe de neutralité en voulant ériger une sorte d’anticléricalisme d’État où la pratique religieuse et son expression naturelle dans les espaces publics (celle qui ne trouble pas l’ordre public) seraient purement et simplement proscrites (notamment par le vote de la proposition de loi le 7 décembre 2011 au Sénat qui interdit le port du voile pour les assistantes maternelles).

Oui, il est important de réaffirmer le rôle régulateur de l’État pour garantir cette République laïque. Oui, il est important de refuser toute atteinte à l’égalité entre l’homme et la femme et toute réelle soumission de la femme à l’homme.

Mais non, il ne faut pas que sous prétexte d’une montée en puissance de sentiments clairement xénophobes voire islamophobes de certains électeurs (de droite comme de gauche), l’État en vienne à interdire à ceux qui croient le libre exercice de leur culte, ni à ériger ce que devrait être une pratique "éclairée" de telle ou telle religion. Il doit juste veiller à ce que nos principes fondateurs du vivre ensemble soient correctement appliqués sans empiéter lui-même dans le domaine religieux.

Méfions-nous des provocations qui instruisent les procès et donnent naissance à des jugements de justice propices aux polémiques et gardons toujours à l’esprit ces deux articles de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen (10 et 11) qui ont été le creuset de nos libertés publiques.

En clair, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (28 mars 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Billet de Koztoujours (21 mars 2013).
Mariage annulé pour non virginité (1er avril 2008).
Nationalité française refusée pour pratique religieuse radicale (27 juin 2008).
Interdiction de la burqa.
L’islam rouge.
Apéro saucisson pinard.
Communautarismes et nouvelle citoyenneté.
Transgressions républicaines.
Nicolas Sarkozy et la laïcité.
François Hollande et la laïcité.
Ne pas se voiler la face (ailleurs).



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71 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 28 mars 2013 11:30

    Depuis le début des années 1990 le problème du voile ressurgit régulièrement, et en plus de 20 ans rien n’est réglé. Le phénomène de la religion dans les quartiers correspond à une avancée de la pauvreté, si l’on fait reculer cette pauvreté et les injustices sociales, la religion retournera à une sphère strictement privée ; il faut traiter la cause et non le symptôme, stigmatiser une religion ne sert à rien. L’islamisme radical touche le plus souvent des jeunes en quête d’identité ou de reconnaissance sociale. La religion est une drogue qui dresse les pauvres contre les pauvres au grand soulagement des élites qui nous contrôlent !

    Voir : COMMENT DIRE LAICITE ?


    • njama njama 28 mars 2013 12:08

      Depuis le début des années 1990 le problème du voile ressurgit régulièrement, ...

      Désolé de vous contredire ROBERT GIL
      Eh bien NON, c’est depuis le 19 avril 2003 qu’on agite ce voile islamique. Concernant l’adepte de Machiavel responsable de la fabrique médiatico-politique de cette querelle, chacun devinera aisément de où elle provient. Nous n’avons pas la mémoire si courte !

      Pour ceux qui vraiment ne voient pas ou qui avaient zappé cet épisode de cette saga nationale ICI


    • jymb 28 mars 2013 13:13

      Islamisme et pauvreté n’ont rien à voir. Les richissimes pays du golfe sont également les plus attardés. Etre une femme en Arabie Saoudite est bien pire que l’être à Sevran


    • Robert GIL ROBERT GIL 28 mars 2013 14:04

      njama, desolé de vous contredire : "À la mi-juin 1989, les médias français commencent à parler de filles qui portent « le Tchador à l’école ». Dans Le Quotidien de Paris, Ghislaine Ottenheimer, en tant qu’« envoyée spéciale » à Épinal, relate le 13 juin 1989, une querelle entre des instituteurs et des parents d’élèves. « Les premiers, écrit-elle, au nom des principes laïcs, proscrivent le port du foulard traditionnel. Les seconds invoquent le droit d’afficher leur religion. » L’article est illustré par une photo de 4 enfants de 5 ou 6 ans (trois garçons et une fillette non voilée) d’origine étrangère ; la légende titre : « Tout le problème de l’intégration. »." source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Voile_islamique_dans_les_%C3%A9coles_en_France


    • njama njama 28 mars 2013 15:17

      @ ROBERT GIL

      Puisque vous me renvoyez à ce lien, Les premiers cas (juin 1989), je cite :

      « L’article de Ghislaine Ottenheimer explique qu’à la faveur de récréations, alors qu’il faisait très chaud, la directrice, voyant une fillette suer, lui aurait demandé de retirer son foulard, ce que la fillette refusa de faire. Au-delà de l’anecdote, Ghislaine Ottenheimer insiste sur l’époque et sur le climat : « Mais de quel droit, sous quel prétexte s’offenser du port d’un couvre-chef quel qu’il soit, en plein hiver ? Là, à la faveur des premiers rayons de soleil, la directrice a testé le caractère emblématique et religieux de ce fichu. ». »

      Était-ce réellement la directrice de l’école qui lui aurait demandé ? où une institutrice qui surveillait cette récréation ? Cette institutrice était-elle « son » institutrice ?

      La fillette n’avait-elle pas le droit de décliner négativement cette « proposition » ? Il s’agit bien d’une demande, et non d’un ordre, il n’y a rien de péremptoire. La fillette ne refuse pas (c’est assez malhonnête d’écrire qu’elle refuse), elle dit simplement non. Cette fillette devait, on imagine, porter ce foulard assez usuellement dans l’école sans que personne n’y trouve rien à redire (autres enseignants, parents d’élèves ...). Le contexte est bien celui d’une récréation.

      J’ai sué tant de fois dans des cours de récréation, pas vous ROBERT GIL ? pour peu qu’il fasse un peu chaud, ou que l’on se défoule à donf à jouer au foot, au basket, à pris-pris ou à la balle à l’épervier ...
      Je laisse à chaque lecteur le soin d’apprécier vos arguments, l’invocation de cette source, et la conclusion douteuse de cette journaliste.

      A quand l’interdiction de la faucille et du marteau ? signe ostentatoire de la religion communiste smiley


    • njama njama 28 mars 2013 15:33

      « Dans Le Quotidien de Paris, Ghislaine Ottenheimer, en tant qu’« envoyée spéciale » à Épinal, relate le 13 juin 1989 ... »

      Le 13 juin c’est la fin de l’année scolaire !!!
      Avant le 13 juin cela ne posait aucun problème on imagine.

      Epinal petite ville tranquille des Vosges de 33.000 habitants environ, un peu plus de 60.000 en comptant l’agglomération spinalienne ... (je peux me permettre de le dire je connais suffisamment).


    • Robert GIL ROBERT GIL 28 mars 2013 15:40

      mon propos etait seulement de vous dire que ce n’est pas que depuis 2003 que l’on parle du voile...


    • Folacha Folacha 28 mars 2013 20:05

      Madame,


      Lorsque l’affaire du foulard a éclaté en 1989, sur le plateau de Creil, gettho déjà peuplé à l’époque d’une forte population Musulmane, avec très peu de « voiles » on pouvait encore croire que c’était par la volonté de quelques agitateurs et que cet accessoire était plutôt une habitude vestimentaire, avec une vague connotation religieuses .
       
      Il y a longtemps que je ne suis pas allée là-bas, mais Sartrouville, par exemple je connais : Allez donc vous balader du coté de « Carrefour », vous vous y sentirez chez-vous : Si vous ne portez pas le voile, on vous y dévisage comme si vous étiez une martienne . 
      Un peu plus loin à Argenteuil, si vous ne portez pas le precieux symbole de votre pudeur et de votre modestie, on vous éructe un truc en Arabe, suivit d’un crachat (Je ne sais pas si c’est une menace ou un compliment), quand ce n’est pas le très français « salope » . 

      Voilà ou on en est . Souffrez, madame, que nous n’apprécions pas la situation . 

       

    • njama njama 28 mars 2013 20:53

      @ Folacha
      (njama c’est plutôt monsieur, mais c’est sans importance)

      Je compatis, croyez-le bien.
      mais cherchez plutôt du côté des incendiaires (dans le sérail politique).
      Ceci dit début 81 c’était déjà un million de chômeurs en France. La misère n’aide pas, et la situation s’est bien aggravée depuis. Les industries ont pour beaucoup été délocalisées avec la mondialisation.
      Autre phénomène urbain, une ghettoïsation de ces populations laborieuses qui furent fort utiles à notre économie, et le sont encore.

      Pour aller contre les préjugés qui les affligent injustement, "Les très bons comptes de l’immigration, une excellente affaire pour l’Etat français : ils rapportent une grosse douzaine de milliards d’euros par an et paient nos retraites.  

      Les pompiers pyromanes ne manquent pas depuis un certain temps. Sylvain Rakotoarison nous ressort un sujet populiste. Provocation ?


    • Robert GIL ROBERT GIL 28 mars 2013 21:36

      un petit texte pour remettre les pendules a l’heure...

      voir : IMMIGRATION, Y’EN A MARRE !

      Bonne soirée et bonne nuit a tout le monde.


    • Ouallonsnous ? 28 mars 2013 22:39

      De l’application de la laïcité dans notre République, ou les suites de l’affaire Baby Loup

      Pour mettre fin aux dérives communautaristes dans l’application de la loi sur la laïcité, dont le principal attendu est que l’on ne doit pas afficher une attitude, un vêtement ou des signes d’appartenance à une religion, ceci dans tous les domaines de la sphère publique ou privée sans exception, seul le séjour dans domicile privé habituel peut permettre de passer outre !

      C’est ainsi que l’on doit appliquer la laïcité, 300 ans de guerres de religions dans notre pays nous l’on apprit, et les juges qui se prononcent contre en faisant des exceptions sont des incompétents où des « vendus » !

      u[Ils déshonorent la justice et le troisième principe de notre constitution « Liberté, Egalité, Fraternité » en s’opposant à la paix civile, en permettant aux uns de défier les autres ! ]u

      Si la Cour de cassation casse la laïcité, il faudrait peut-être la …casser. Ce n’est rien de plus qu’un ensemble d’étudiants en droit habillés en rouges comme les cardinaux pour faire impression.

      Ils ont raison de revendiquer la séparation des pouvoirs. C’est écrit dans la Constitution, dans la convention nationale. Mais il n’en reste pas moins que le pouvoir judiciaire n’est qu’un pouvoir subordonné.
      Les tenants de ce pouvoir auraient tort de croire qu’ils tiennent le pouvoir de leur savoir, de leur science du droit. Non ! Ils tiennent le pouvoir de la nomination par le pouvoir exécutif. Ils ont un pouvoir séparé, certes, mais un pouvoir subordonné.

      Jusqu’à une date récente ils se sont conduits comme de fidèles exécutants du pouvoir exécutif. Ils n’ont commencé à se libérer de leur dépendance que très récemment.
      Si les juges se mettaient à jouer en politiques alors qu’ils sortent de leur théâtre et se présentent devant le jugement du peuple. Seule la délégation du peuple est source de pouvoir en démocratie.

      Les juges ne sont que des fonctionnaires de la justice, de l’administration de la justice, d’une certaine justice, la justice d’essence répressive.
      L’initiative du droit revient au pouvoir législatif. Il ne faut pas que les juges qui sont dépositaires d’un pouvoir subordonné, s’érigent en pouvoir suprême, en prenant des initiatives allant contre l’esprit des lois. Ce serait inverser la hiérarchie naturelle des pouvoirs.

      On sait, nous savons tous qu’une administration, fût-elle celle de la justice, est mise en danger dès lors qu’elle est pervertie par le fric. Or qui ne sait pas que les avocats font leurs choux gras de leur habileté rhétorique, voire sophiste ?

      Ce qui fait qu’il n’y a pas d’autre administration que l’administration judiciaire qui soit plus exposée, je dis exposée, je ne dis pas réalisée, plus exposée dis-je à la corruption.
      Qui pourrait croire que les avocats, si talentueux soient-ils, si géniaux soient-ils, soient des auxiliaires dans l’établissement de la vérité. Quand ils touchent des salaires donnés par une Bettencourt, ils seraient capables, je dis qu’ils le sont en puissance, je ne dis pas qu’ils le font, de déployer un tel génie pour camoufler la réalité et la présenter sous un jour si innocent !

      Il faudrait embaucher des avocats pour faire démasquer les secrets de la défense. Hélas ! Le ministère ne dispose pas d’autant de fric que des particuliers millionnaires, que dis-je, milliardaires, multimilliardaires.

      Qu’ils ne viennent pas nous faire croire que tant de fric laisse leur intellect et leur volonté imperturbables sans les pousser à donner quelques coups de canif à la vérité qu’ils connaissent !


    • agent orange agent orange 28 mars 2013 14:32

      Bientôt les joueurs du PSG vont jouer en burqa...


      • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 28 mars 2013 16:21

        « la loi contre la burqa dans les espaces publics, loi qui est liberticide (sur la manière de s’habiller) »

        La burka n’est pas un vêtement mais un signe religieux qui dissimule à la fois la personne et ses vêtements, qui fait de cette personne un OVNI (objet voilé non identifiable), et qui rompt la sociabilité minimale dans l’espace public en permettant à cet OVNI de voir les autres sans être vu (avec tous les dangers pour la sécurité).


        • DanielD2 DanielD2 28 mars 2013 16:34

          Il est assez évident que la France a besoin de lois pour « faire chier » les musulmans.

          Empêcher les musulmans de pouvoir vivre en France comme le veut leur religion de pilleurs de caravane d’il y a 1300 ans découragera les plus cinglés qui partirons faire chier les « koufards » dans un autre pays. On évitera ainsi la guerre civile. Interdire le Hallal, interdire les minarets, interdire le voile, pouvoir licensier ceux qui dorment au travail pendant le ramadan, etc.


          • olivepsy 28 mars 2013 18:27

            Vos seriez né il y a 60 ans, vous auriez certainement écrit la même chose, mais vous auriez remplacé « musulman » par « juif »...
            Vous êtes juste un individu abruti par les médias de masse et vous aimez plus que tout vous faire peur, simplement par ignorance...et vous tombez dans le panneau des élites qui détournent votre attention des vrais problèmes...
            Si vous voulez vous faire peur, allez en Roumanie, toutes les femmes de plus de 40 ans porte un foulard, mais elles sont catholiques...c´est là que l´on voit toute la supercherie des pseudos défenseur de la laïcité...
            Si on suit ce raisonnement, on devrait obliger les femmes juives orthodoxes à enlever leur perruque...


          • DanielD2 DanielD2 28 mars 2013 21:00

            " Vos seriez né il y a 60 ans, vous auriez certainement écrit la même chose, mais vous auriez remplacé « musulman » par « juif »... "

            Nan ! Pas çaaaa ! Jamaiiiiis ! Qu’ai-je fais, mon dieu qu’ai-je fais, le crime des crimes, pardooooon, pardoooon ! 

            Mdr. Si vous croyez que j’en ai quelque chose à foutre de vos comparaisons avec les nazis.

            La différence entre les juifs et les muzzs, c’est qu’avec les juifs ont ne risque pas la guerre civile en France. Ils ne sont pas assez nombreux pour nous transformer en Palestiniens.


          • DanielD2 DanielD2 28 mars 2013 21:03

            Ca parle des nazis toutes les 2 phrases, mais c’est moi « l’individu abruti par les médias de masse ». C’est vraiment le camembère qui dit au gruyère qu’il pu.


          • kéké02360 28 mars 2013 21:34

            si seulement nous pouvions interdire les cons !!! smiley


          • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 28 mars 2013 16:35

            Les articles 10 et 11 de la Déclaration de 1789 ne peuvent être vues comme un encouragement, pour la République, à s’adapter de façon déraisonnable à des pratiques aussi archaïques que le sacrifice rituel d’animaux, les prières sur les lieux de travail ou d’étude, la séparation des sexes dans les piscines, le tabou porté sur un animal prétendu impur (le porc), et la dissimulation partielle ou totale du visage féminin.


            • njama njama 28 mars 2013 16:49

              @ ROBERT GIL

              puisque vous m’avez branché sur ce lien, quel ne fut pas mon étonnement de lire au paragraphe suivant, « L’affaire de Creil septembre 1989 » et que :

              « Selon le Principal [de ce collège Gabriel-Havez de Creil dans l’Oise], dans ce même établissement, « une vingtaine de jeunes israélites ne viennent pas le samedi matin, ni le vendredi soir pendant l’hiver. Les professeurs ne peuvent plus l’accepter. Nous ferons respecter la laïcité. »

              Est-ce la laïcité le problème ? ou l’hiver ? ou la religion des israélites ?

              Ce qu’il y a de stupéfiant c’est que l’on finit par inverser le sens de la laïcité, pourtant base de respect et de tolérance envers toutes les religions, convictions, opinions ...

              Étrange non que la laïcité en vienne à être considérée comme forme d’étroitesse d’esprit

              Pardonnons (les laïques en sont capables aussi) à cette jeune Rachael Levy qui pense qu’il est Impossible d’être juif et Français !

              En fait ce qui la dérange, c’est que l’on ne puisse pas porter la kippa à l’école (si l’on interdit le voile, pourquoi y-aurait-il deux poids, deux mesures ?), et, que les cours à l’école publique le samedi matin sont longtemps entrés en conflit avec l’obligation d’observer le Shabbat, une loi quand même de base du judaïsme.

              Cela en est à se demander, si sous quelques influences rabbiniques, la République, sous le faux-nez d’améliorer les rythmes scolaires pour les enfants, n’a pas tout simplement satisfait les doléances religieuses de cette minorité de français de religion juive.

              Elle poursuit en disant :
               »De la même façon, les organisations juives ont dû se battre l’an dernier contre le choix de mettre des concours de grandes écoles aux dates de Pessah (la Pâque juive) –chose qui ne se serait jamais produite le jour de Noël ou un dimanche, par exemple, même dans cet Etat qui se proclame laïque."

              Est-ce le problème de la République de s’adapter au pharisaïsme de respecter ces dates aléatoires de leur calendrier hébraïque archaïque  ? ou du calendrier hégirien des musulmans de 13 mois lunaires ?

              Jésus était juif, il a fêté la Pâques (Pessah) avec ses disciples, ce fameux dernier repas !
              Les juifs et les chrétiens, n’ont qu’à synchroniser leur calendrier.

              Même chose pour la fête d’ Hannoucca et celle de Noël !

              Mon épouse est directrice d’école depuis longtemps, et personne (ou si peu) ne se plaignait de l’école le samedi matin.
              Qui plus est, c’était souvent le seul jour où les papas pouvaient venir chercher leur(s) enfant(s) à l’école, et rencontrer de manière régulière les enseignants. Depuis cette semaine de 4 jours, les papas qui viennent à l’école sont devenus rares.

              Ainsi, on subordonne le concept le plus large, le plus fédérateur, la laïcité, dans le plus petit, dans les plus étroites exigences de quelques factions religieuses.

              Supprimons donc l’école aussi le vendredi pour les élèves de familles musulmanes !

              Faisons la semaine de 4 jours du lundi au jeudi, et tout le monde sera content !


              • njama njama 28 mars 2013 17:23

                Cela en est à se demander, si sous quelques influences rabbiniques, la République, sous le faux-nez d’améliorer les rythmes scolaires pour les enfants, n’a pas tout simplement satisfait les doléances religieuses de cette minorité de français de religion juive.

                Je fais allusion à la réforme de Xavier Darcos en 2007 pour la rentrée scolaire 2008.
                On sait que le Gouvernement de Sarkozy a pesé de tout son poids pour faire valider par le Sénat, les écoles confessionnelles non-mixtes (cachez cet autre sexe que je ne saurais voir)

                « Le 9 avril 2008, dans le cadre du projet de loi »Lutte contre les discriminations", le Sénat a adopté un article autorisant l’organisation d’enseignements non mixtes à l’école."
                http://www.laicite-educateurs.org/rubrique.php3?id_rubrique=15

                Tout comme il a reconnu la validité universitaire des diplômes de théologie
                18 décembre 2008
                Enseignement supérieur : Kouchner signe avec le Saint-Siège et s’assoit sur la laïcité

                Nous ne sommes pas en route vers l’islamisation de la France, mais vers sa libanisation ...


                •  C BARRATIER C BARRATIER 28 mars 2013 17:27

                   


                  La laîcité de la République ne contraint pas les habitants à être eux mêmes laïques. La religion muslmane est devenue un problème dès lors qu’elle a voulu occuper l’espace public, grandes surfaces, rues (prières publiques, vêtements ostentatoirement musulmans, voile puis burqua qui ne sont obligatoires que pour les femmes. Une discrimination qui est une provocation. Comme les actions de lycéens mâles tentant vainement d’empêcher leurs professeurs femmes de porter une jupe. Vouloir imposer ses vues communautaires à tous est du cléricalisme qui bien sûr est le père du nécessaire anticléricalisme.
                  Les citoyens acceptent bien les religions, mais pas les cléricalismes, et je leur donne raison.

                  Il y a le monde et les nouvelles qui en viennent : le triste sort des femmes même touristes qui se promènent dans un pays avec la religion musulmane d’Etat. Elles perdent des droits d’égalité aux hommes. Le terrorisme musulman qui frappe plus de Français que d’autres terrorismes.

                  Je pense que le degré de civilisation d’un peuple se mesure en particulier à l’égalité hommes femmes. Le fait que les hommes n’ont rien à imposer aux femmes sans la parfaite réciprocité....
                  Il se trouve que sur ce terrain les cléricaux musulmans sont en porte à faux avec la loi de la République laïque : liberté, égalité, fraternité. Il se trouve que dans ce domaine du genre la République a amélioré cette égalité. Je pense qu’actuellement la République doit durcir ses exigences quant à l’affichage de cette égalité.
                  Voir en table des news :

                  Femmes : Conquêtes, reponsabilités nouvelles. Prenez votre part de pouvoir

                   http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=228





                  • Aldous Aldous 28 mars 2013 17:29

                    Convention européenne des droits de l’homme

                    Article 9 – Liberté de pensée, de conscience et de religion

                    1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction
                    individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.

                    2 La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

                    Fin du débat.


                    • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 28 mars 2013 18:37

                      "la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites."

                      Cela va bien trop loin, même si c’est repris de la Déclaration universelle de 1948 :

                      Article 18 : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.


                    • Aldous Aldous 29 mars 2013 09:55

                      On ne débat pas sur un texte en vigueur depuis des lustres.


                      Fallait lire le texte avant de ratifier les traités.

                    • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 30 mars 2013 15:06

                      « On ne débat pas sur un texte en vigueur depuis des lustres. »

                      Bien au contraire. Le droit international, dont vous ne connaissez pas le premier mot, prévoit que si les traités doivent être appliqués (pacta sunt servanda), c’est seulement tant que perdurent les circonstances (rebus sic stantibus) ayant présidé à leur signature.

                      Lorsque ces circonstances sont profondément modifiées, alors le traité peut être dénoncé. Il ne suffit que de courage politique pour le faire.


                    • gege061 gege061 28 mars 2013 17:37

                      Aldous a raison, c’est une reprise de la déclaration universelle des droits de l’homme.
                      J’aurais une question a poser est il vrai ( je copie) que

                      La loi du mars 2004, dont ils veulent étendre le domaine d’application, a été condamné par le très respecté Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, le décembre 2012, car elle viole la légalité internationale (Pacte des droits civils et politiques de 1966). La France doit respecter les avis du Comité, car elle a ratifié le protocole

                      "
                      fin de citation.
                      Si c’est vrai les laicistes qui veulent etendre la loi se moquent de nous ?


                      • njama njama 28 mars 2013 18:31

                        Si c’est vrai les laicistes qui veulent etendre la loi se moquent de nous ?

                        très bonne remarque gege061

                        Il y a deux France maintenant, celle des laïques, et celle des laïcistes.
                        Reste plus qu’à créer un FRONT PATRIOTIQUE LAÏQUE ... on va leur mener la vie dure aux laïcistes ! y-en a mare des gesticulations de ces culs-bénits smiley


                      • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 28 mars 2013 18:55

                        « La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet que des seules restrictions prévues par la loi et qui sont nécessaires à la protection de la sécurité, de l’ordre et de la santé publique, ou de la morale ou des libertés et droits fondamentaux d’autrui. »
                        Pacte international relatif aux droits civils et politiques, 1966, article 18, alinéa 3.

                        Si la liberté religieuse en arrive à entrer en conflit avec la conception républicaine de notre société, un gouvernement courageux a toujours la possibilité de dénoncer les traités en cause. Pacta sunt servanda, les traités doivent être appliqués, mais seulement rebus sic stantibus, les choses restant en l’état. Si les circonstances ayant présidées à la signature d’un traité s’éloignent trop des circonstances actuelles, alors ce serait folie de s’obstiner à respecter intégralement ce traité.


                      •  C BARRATIER C BARRATIER 28 mars 2013 22:50

                        L’ONU ne saurait imposer sa loi en France, elle ne réussit même pas à imposer un début d’application de ses décisions à Israël. Par contre l’Europe est forte la dessus . En gros, pas de liberté aux ennemis de la liberté (j’ajoute donc des femmes entre autres). Et ses lois appelées directives sont obligatoirement appliquées de même que sa charte quand on l’a signée.

                        Voir en table alphabétique des news ;

                         

                        Liberté d’opprimer dans la République, stop

                         http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=220


                      • Aldous Aldous 29 mars 2013 10:11

                        Il ne s’agit pas de l’ONU mais de l’UE.


                        Ma citation a pour but d’expliquer que ce débat est du théâtre démagogique fat et vain.

                        Les choses sont claires du point de vue légal : on a ratifié la conception anglo-saxonne de à liberté religieuse dans toutes l’UE en ratifiant la Convention Européenne des droits de l’homme.

                        Les musulmanes ont le droit de manifester leur croyance en PUBLIC par les RITES et les COUTUMES.

                        On ne peut leur interdire le port du voile que par une loi et dans le cadre de ce que la CEDH autorise :

                        sécurité publique,
                        protection de l’ordre, 
                        de la santé
                        de la morale publiques
                        protection des droits et libertés d’autrui.

                        Le port du voile ne menace ni l’ordre ni la sécurité publique, n’est pas immoral, n’est pas un risque sanitaire.

                        Le parlement à voté une loi qui limite le port du voile à l’école publique pour la protection des droits des enfants à recevoir un enseignement non prosélyte.

                        Ça s’arrête là.


                        Si on trouve que c’est trop, il faut sortir de l’UE et reprendre notre souveraineté.
                         

                      • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 30 mars 2013 14:55

                        Les circonstances ayant radicalement changé depuis 1950, date de la ratification de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, il faudrait songer soit à la mettre à jour, soit à la dénoncer.

                        On ne peut plus accepter un texte qui nous oblige à subir les occupations de rues pour des prières islamistes.


                      • Yohan Yohan 28 mars 2013 17:48

                        Le port de la Burqa a reculé, c’est mon impression. Par contre, le voile s’affiche notamment chez les jeunes. Pour autant, j’y vois pour certains plus un effet de mode qui pourrait passer avec le temps. Par contre les intégristes ne désarment pas surtout en banlieue. Il faudra légiférer sur l’interdiction de tout signe religieux au boulot, sinon on laisse entrer le cheval de Troie.


                        • njama njama 28 mars 2013 18:33

                          oui, mais le port de la kippa avance ... (et perruques pour les épouses)


                        • Folacha Folacha 28 mars 2013 20:13

                          Votre acharnement à défendre ce symbole dégradant de la condition des femmes en terre d’islam n’a d’égal que votre haine des Juifs . 



                        • njama njama 28 mars 2013 21:08

                          haine des juifs ? où avez-vous été cherché cela ?

                          Si être laïque veut dire antisémite, où va-t-on ? N’exagérez pas !

                          Je suis croyant, mais très laïque. Que les clergés en tous genres, toutes multinationales religieuses confondues, s’occupent de leurs chapelles, avec voile ou sans voile, encens ou clochettes, à leur convenances. 
                          Je constate que l’on agite bien davantage médiatiquement la question du voile que celle de la kippa, bien que les revendications soient formulées des deux côtés et identiques.
                          D’un point de vue laïque républicain, il n’y a pas deux poids, deux mesures, n’est-ce pas ? j’espère qu’au moins vous en conviendrez.
                          Dans le cas contraire, ne partageant pas le mêmes opinions, nous ne serons qu’adversaires.
                          Aucune haine là-dedans.


                        • alinea Alinea 28 mars 2013 17:50

                          Moi je suis pour le port du voile pour celles qui le veulent ; et, pour calmer le jeu, je pense qu’il serait judicieux que des tas de femmes le portent, qui n’ont rien à voir avec l’islam ! Car enfin, ce n’est pas en attaquant de front un problème qu’on le résout ; au contraire, on ne fait que l’envenimer. Pourquoi les enfants à l’école, à la crèche, ne verraient-ils pas des femmes avec un foulard sur la tête puisque celles-ci sont françaises et vivent ici ? Le durcissement de cette pratique, qui peut effectivement être bien imposée par quelques autorités religieuses ou pseudo, ne vient que de la guerre déclarée de l’Occident à l’Islam ! Souvenons-nous : cette guerre, n’est pas notre guerre !


                          • _Ulysse_ _Ulysse_ 28 mars 2013 18:51

                            Je me permet d’intervenir, j’ai lu l’article il y a pas grand chose à dire dessus.

                            Je m’interroge sur les réactions, je vois que sur 20 votants, 16 sont en « désaccord » avec l’article.
                            Seul 20% sont d’accord. J’avoue ne pas comprendre, avec quelle composante de l’article les gens ne sont pas d’accord ?

                            Je trouve cela inquiétant, à croire que les gens confonde laïcité et athéisme voir interdiction de la religion. Les choses sont pourtant simples : la religion est du domaine privée, l’état est neutre. Il garantie la liberté d’exercer sa religion (dans les limites de non atteinte à l’ordre public).

                            La neutralité de l’état implique nécessairement que les fonctionnaires et assimilés soient neutres dans l’exercice de leurs fonctions. De même que les locaux publiques.

                            La remise en cause systématique de décisions de justices en particulier de la cours de cassation ou du conseil d’état qui sont les plus hautes instances juridique de la république dès qu’il s’agit de l’exercice de la religion islamique est quand même étonnante.

                            La décision relative à baby Loup choque les gens mais quand même il faut préciser les points suivants :

                            -La décision de la cours de cassation est parfaitement normale et logique relativement à la loi française et à notre constitution. Ce point est indiscutable. La constitution constitue la république, elle est notre loi suprême à nous Français. Les français sont-ils « anti » républicains ?

                            Après, on peut vouloir changer la loi française et la constitution mais alors il faut avoir le courage d’aller au bout et de considérer toutes les conséquences qui en découleront.

                            -Dans le cadre d’une crèche publique, la cours aurait rendu une décision inverse (cela aurait été le conseil d’état d’ailleurs) . En vertue du principe de neutralité de l’état.

                            Il existe dans ce pays de nombreuse écoles privées, comportant des enseignements religieux, avec des signes religieux dans les locaux. Si un établissement de la sorte souhaite licencier un professeur parce qu’il porte une croix de 50 cm et que l’affaire remonte en cassation, la cours rendra exactement la même décision.

                            Dans ce type d’établissement, la laïcité n’a pas sa place et ne l’a jamais eu. Les école privées catholique, protestante ou juives n’ont jamais choqué personne.

                            Si l’on souhaite limiter les signes religieux islamiques car c’est de cela qu’il s’agit je l’ai bien compris par peur du prosélytisme ou d’autres choses, ce n’est pas sur le terrain de la laïcité que cela doit se faire. Les français musulmans doivent respecter la loi et la constitution (toute la loi, pas que le principe de laicité ) et ceux qui ne le font pas sont attaquables en justices comme n’importe qui.

                            Par ex des prières de rue sont attaquables pour trouble à l’ordre publique. Ou si un mari veut forcer sa femme à porter un voile ou autre c’est attaquable. Ou si une école privée dispense des enseignements islamiques et que le contenu ne respecte pas la loi, on peut attaquer etc .. mais vouloir faire de l’Islam une religion qui ne serait autorisée que cachée derrière des murs est tout simplement contraire à la laïcité et la constitution.

                            Toute dérive religieuse doit être attaquée en vertu de la loi et de la constitution.
                            Toute personne qui pratique sa religion dans le respect de la loi et de la constitution ne doit pas être attaquée.

                            Si l’on sort de ce cadre, on change de république ou la république n’est plus.


                            • agent orange agent orange 28 mars 2013 19:40

                              L’interdiction du port du voile pour les écolières/étudiantes est contre-productif car il force nombre d’entre elles à opter pour une école religieuse. Ce n’est pas dans ces madrassas qu’elles seront exposées aux idées des « Lumières ».
                              Autrement dit, le voile n’est pas un isolant acoustique qui empêcherait l’apprentissage de Voltaire, Rousseau, Descartes ect... Un enseignement public leur donnerait les outils pour se forger une opinion sur les vertus républicaines et les préparer aux exigences de la vie moderne.
                              Lors de ma scolarité le problème du voile ne se posait pas. Résultat des courses, aujourd’hui nombre d’entre elles ont mieux réussit que leurs frères. Certaines sont institutrices, profs, chercheuses, secrétaires, businesswomen et même ministres... 

                              PS : L’Iran est un exemple intéressant où plus de 80% des diplômés sont des femmes.

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