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Accueil du site > Actualités > Religions > Lee Lozowick, le divin punk

Lee Lozowick, le divin punk

C'est avec un certain plaisir et une pointe de malice que nous avons écrit cet article.
Avec plaisir car il sera question d'un grand Monsieur, et avec malice car le bonhomme en question n'est autre que Lee Lozowick, le divin punk !

Né à New-york en 1943 d'une famille de juifs russes récemment émigrés. Son père étant une sorte de rabbin de la communauté hassidique, il baignera très tôt dans un monde profondément religieux. Toute sa vie, il restera très influencé par l'image de son père , un homme de grande qualité et de haute sagesse.
Après un bref cursus universitaire pour devenir ingénieur chimiste, Lee Lozowick opte pour des études commerciales. Diplômé, il n'utilisera jamais ses compétences sur le marché du travail, hormis pour vendre des timbres de collection.
Rapidement, il se passionne pour une nouvelle méthode de développement personnel, la silva mind control et en devient très vite expert reconnu. Il finit, finalement par en percevoir toutes les limites et abandonnera sa pratique.
Il continue néanmoins à enseigner la méditation à un petit groupe de personnes.

Mr Lee au pied de son maître.

C'est en 1975 au matin d'une longue nuit passé en prière qu' il "s'éveilla" pour se découvrir dans une condition qu'un certain nombre de traditions spirituelles appellent « éveil » ou « réalisation » au sens mystique et traditionnel du terme. Il prend alors conscience au-delà des illusions de la véritable nature du réel. II découvre un état de conscience inchangé. Non seulement il se maintient, mais il se développe. À ce sujet, Mr. Lee s'accorde volontiers pour dire qu'il n'y a pas de limites au développement de cet état de conscience et qu'en fait l'éveil constitue le début de la véritable évolution humaine. Après cette transformation intérieure radicale, des élèves qui avaient étudié la méditation avec lui depuis un certain temps se regroupèrent autour de lui et devinrent ses premiers disciples. La Hohm community venait de voir le jour, mais ce n'est qu'en 1980 qu'elle s'implante, au nord du désert de Sonoran, prés de Prescott en Arizona.

C'est en 1970 qu'il rencontre, en Inde, celui qu'il désigne comme son maître spirituel : Yogi Ramsuratkhumar . Au début, celui-ci ne semble pas attacher le moindre intérêt à recevoir ce jeune américain, très déterminé, qui fait le pied de grue devant sa porte. Ce n'est qu'en 1976 qu'il accueillera Lee à bras ouverts, le faisant s'asseoir à côté de lui en permanence durant son séjour, en signe de bénédiction et de reconnaissance.

Dans son enseignement Mr Lee utilisent tous les aspects de l'existence, tout est matière pour éveiller le grand feu intérieure qu'il appel de ses vœux. L'action dans le monde matériel revêt autant d'importance que la pratique spirituelle. En ce sens, il sera l’archétype du maître tantrique bien qu'il n'acceptait pas ce titre.
Il se voyait lui même comme un bâul, un de ces ascètes du Bengale au comportement étrange ( bâul veut dire fou en Bangali) et à la dévotion passionnée et anarchique. Si ceux ci utilisent souvent le bang, l'alcool et la musique pour augmenter la shakti, Mr Lee , dans le même esprit créa en 1967 un groupe professionnel de musique rock, Liars, gods and beggars (menteurs, dieux et mendiants), qui donna des concerts aussi bien aux États-Unis qu'en Europe.

Mr Lee, la rock'n roll attitude.

Il vient une première fois en France sur l'invitation de Yvan Amar, puis fera plusieurs visites et se liera avec Arnaud Desjardins.
Dans ce pays de têtes de cochons, le style direct et sans concession du bonhomme plaira, un petit groupe de disciples se forma. On leur doit la relative célébrité de Mr Lee de ce coté de l'Atlantique.
Gilles Farcet lui consacrera tout un chapitre dans son ouvrage : l'homme se lève à l'ouest.

Il combattra avec détermination et une grande maîtrise les erreurs et les chimères du mouvement new-age alors en plein essor en Amérique du Nord. Dans une sphère ou règne le politiquement correcte il sera le chien dans le jeu de quilles, l’empêcheur de méditer en rond.
Avec ses méthodes, ses dreadlocks et ses tatouages, il tranchait singulièrement dans le petit monde souvent "prout-prout " de la spiritualité américaine.

A l'image de son Gourou Yogi Ramsuratkhumar qui jetait des pierres à ceux qui venaient le vénérer, il a souvent découragé les curieux en les rabrouant a grand flot d'obscénités et paroles provocantes,ce qui lui vaudra une réputation sulfureuse. Réputation dont il se foutait comme de sa dernière chemise...Allez voir sa seule et unique page web et vous comprendrez.

Mais si il rabrouait les tièdes et aimait à effrayer le bourgeois, il prit son rôle de guide spirituelle très au sérieux, et sera jusqu'au bout particulièrement exigeant avec ses "disciples" auquel il se consacrait totalement.

Il mourut du cancer en 2010. Il arborait dit-on un large sourire. Le fou de Dieu était enfin rentré à la maison...

Dans ce court entretien, il sera question de beauté, d'éducation, d'internet et de tous un tas d'autres choses...

Sur Lee Lozowick et son comportement provocateur. A voir pour comprendre le personnage.

 

Un morceau tiré du troisième album des Liars, gods and beggars

 

Arnaud pour YogaNova.


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3 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 21 novembre 2014 14:52

    Encore de la pub !
    Que fait la modération ?

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