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Les « 10 bonnes raisons » contre le mariage et l’adoption pour les couples homos du Cardinal André Vingt-Trois

Le Cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, ne ménage pas ses efforts pour s’opposer au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe. Après la prière de l’Assomption, les déclarations homophobes du Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et la lettre de l’évêque des Hauts-de-Seine aux catholiques de son diocèse, le diocèse de Paris vient de publier un argumentaire en 10 points, sans aucune connotation religieuse (sic !), « afin de permettre aux catholiques de faire entendre leur position. »

Une méthode qui ressemble curieusement à celle utilisée par l’institut Civitas, qui a publié une brochure de 28 pages intitulée « La problématique homosexuelle : Guide argumentaire contre le mariage de personnes de même sexe et l’adoption par elles d’enfant » et rédigée par Alain Toulza.

Pour le diocèse de Paris, c’est le Père Matthieu Rougé, directeur du Service pastoral d’Etudes politiques, qui a écrit, à la demande du Cardinal André Vingt-Trois, cet « argumentaire » qui n’apporte rien de nouveau sur la question et qui ne fait que reprendre des arguments dignes des philosophes du dimanche, lorsqu’ils ne vont pas à la messe…

 

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10 bonnes raisons de ne légaliser ni le mariage entre personnes du même sexe, ni l’adoption par des parents du même sexe

Certains affirment que notre législation actuelle du mariage et de l’adoption serait liée à une conception religieuse de la société. On notera qu’en fait, aucun des arguments ici énumérés n’a de connotation religieuse. En revanche, on voit que s’affrontent une vision strictement individualiste et une approche sociale.

1. Le mariage : une forme de vie précise mais pas exclusive

Le mariage est une forme particulière de vie commune. C’est le nom et l’institution juridique correspondant à l’engagement durable d’un homme et d’une femme qui souhaitent fonder une famille. Mais le mariage n’est pas un modèle universel. Il y a des célibataires, des concubins. Respecter vraiment les personnes homosexuelles, c’est les respecter aussi dans le fait de ne pas se plier au seul modèle du mariage, présenté ou perçu comme universel ou dominant.

2. Le mariage n’est pas la reconnaissance publique des sentiments

C’est se tromper sur la nature et la définition du mariage que de le considérer comme la reconnaissance sociale de l’amour, à laquelle pourraient aspirer tous ceux qui s’aiment sincèrement. On ne voit pas bien d’ailleurs l’utilité et la légitimité de la reconnaissance par les pouvoirs publics d’une relation amoureuse, la réalité la plus intime qui soit. Le mariage est en fait l’inscription de la filiation dans une institution stable, notamment pour protéger la mère (matri-monium) : il est en effet présumé que l’enfant d’une femme mariée a son mari pour père, avec les droits et les devoirs qui en découlent.

3. Le statut économique du mariage est lié à sa fonction social

Si le mariage est perçu comme un modèle attractif, c’est en particulier en raison des facilités économiques qui y sont liées. Mais celles-ci ne sont justifiées que par le soutien que la société estime devoir apporter à ceux qui contribuent à son renouvellement par la transmission de la vie et le travail éducatif. Il ne s’agit pas d’une « niche » fiscale et sociale, mais d’une prise en compte de l’apport spécifique de ce mode de vie à l’effort collectif. Détachées de cette justification, les contours économiques du mariage n’ont plus de raison d’être. Les célibataires devraient alors avoir exactement les mêmes droits que les « mariés ».

4. Le mariage entre personnes de même sexe entraînerait en fait la fin du mariage civil

L’orientation sexuelle n’a pas l’objectivité de l’identité sexuelle. L’expérience prouve qu’elle peut changer au cours de la vie et elle n’apparaît pas sur les cartes d’identité. Compte tenu de l’extrême souplesse de fait des obligations juridiques liées au mariage, rien n’empêcherait le cas échéant que deux hommes ou deux femmes totalement hétérosexuels se « marient » pour des raisons fiscales ou en vue d’un « regroupement » professionnel… Le mariage ne serait plus en réalité qu’une association contractuelle d’intérêts privés. On ne serait donc pas passé du PACS au mariage mais on aurait résorbé le mariage, institution sociale, dans le PACS, contrat privé. L’ouverture du mariage aux partenaires de même sexe reviendrait finalement à supprimer le mariage civil.

5. Conséquences logiques d’une déstructuration du mariage

Pourquoi le mariage unit-il deux personnes ? Parce qu’il s’agit d’un homme et d’une femme, en vue notamment de la procréation. Si l’on sort de ce modèle, pourquoi limiter à deux le nombre de partenaires ? C’est ainsi qu’un mariage à trois a été célébré au Danemark récemment. Dans le contexte français, la polygamie est devenue une question sociale sensible. Elle fait partie de l’expérience culturelle de certaines populations immigrées. Mais elle est aussi paradoxalement, certes sous une forme non juridique, le mode de vie assumé d’une frange de la population qui revendique ce droit aux partenaires multiples et simultanés. Le cas échéant, quels seraient donc les arguments probants qui permettraient de restreindre les ouvertures d’un « mariage » désormais détaché de son lien objectif avec la procréation ? Se posent d’ailleurs non seulement la question des partenaires multiples mais aussi celle des relations intrafamiliales ou intergénérationnelles.

6. Le mariage entre personnes de même sexe aggraverait le communautarisme

Le tout nouveau « code de la laïcité et de la liberté religieuse » justifie l’obligation de ne marier religieusement que ceux qui se sont mariés civilement par un souci d’ « intégration dans l’espace public ». Si le mariage civil devenait totalement équivoque par rapport à ce que l’ensemble des religions entendent par mariage, cette lourde obligation du code pénal leur deviendrait inacceptable et elles demanderaient vraisemblablement sa suppression. Dans le contexte sensible de la montée des communautarismes en France, il y aurait là un facteur de désintégration sociale.

7. Privilégier les droits « de » l’enfant plutôt que le droit « à » l’enfant

L’adoption consiste fondamentalement à donner des parents à des enfants qui en sont dépourvus et non l’inverse. Ce qui est premier dans ce processus n’est donc pas le désir des parents mais le besoin des enfants. Faire en sorte que leurs parents adoptifs remplacent au plus près leurs parents biologiques est donc une priorité.

8. L’adoption par les célibataires : un faux argument

La possibilité de l’adoption par des célibataires remonte aux lendemains de la guerre et s’explique au départ par un déficit de partenaires masculins pour les femmes et par une recrudescence du nombre des orphelins. On dira aujourd’hui que permettre l’adoption par le partenaire de même sexe d’un parent adoptif, c’est « sortir de l’hypocrisie ». En réalité, même si un parent adoptif a un partenaire de même sexe, le désigner comme un deuxième père ou une deuxième mère ne correspond pas à la réalité et constitue donc un mensonge. Il peut être légitime et opératoire en revanche d’établir un dispositif circonscrit de « délégation de l’autorité parentale pour les actes de la vie courante ».

9. Le mariage entre personnes de même sexe fragiliserait l’adoption internationale

On dira souvent qu’il vaut mieux qu’un enfant soit adopté par des partenaires de même sexe plutôt que de ne pas être adopté de tout. Chacun sait qu’en réalité cette question ne se pose pas puisque le nombre d’enfants adoptables est moins important que les demandes de parents adoptifs. En revanche, comme l’évoque un film récent, un certain nombre de pays refusent que leurs ressortissants soient adoptés par des parents provenant de pays où l’adoption par des partenaires de même sexe est autorisée. S’il y avait une légalisation en France, un grand nombre de pays interrompraient l’adoption internationale vers notre pays, ce qui diminuerait considérablement les possibilités d’adoption pour les familles françaises.

10. Le recours à la GPA largement identifié comme une atteinte à la dignité des femmes

L’aide médicale à la procréation peut sembler changer les règles de la parenté. Mais qu’on le veuille ou non, tout enfant, même s’il est né grâce à une insémination artificielle ou une fécondation in vitro, n’a pas deux pères ou deux mères : il a un père et une mère biologiques. Certains hommes vivant avec un partenaire de même sexe souhaiteraient, pour adopter des enfants, recourir à la gestation pour autrui. Celle-ci est actuellement rejetée et par la majorité (position du Gouvernement pendant la révision de la loi de bioéthique) et par l’opposition (vote du Conseil National du PS en décembre 2010) comme gravement attentatoire à la dignité des femmes. La coïncidence des revendications appelle en retour une cohérence du discernement.

 

Si c’est avec de tels « arguments » que l’Eglise catholique espère faire entendre sa voie dans le débat sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, les personnes LGBT, qui attendent avec impatience que la loi soit votée, n’ont rien à craindre… D’ailleurs, craignent-elles vraiment les vociférations incessantes de l’épiscopat français qui joue un jeu dangereux à vouloir trop en faire sur une question qui ne le regarde pas ? Messieurs les cardinaux, archevêques et évêques, la coupe de l’ignorance crasse est pleine ! Inutile d’en rajouter encore !


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148 réactions à cet article    


  • Rounga Roungalashinga 18 septembre 2012 11:55

    Je pensais que vous auriez repris les arguments un par un pour les réfuter, mais non.


    • louphi 18 septembre 2012 23:55

      Giuseppe Di Bella

      C’est vrai que l’homosexualité militante a toujours pataugé et pataugera toujours dans des contradictions inextricables. L’homosexualité en soi est une cause indéfendable sur le plan sociétal. Sur le plan politique, c’est une cause qui a déjà historiquement fait ses preuves dan un environnement esclavagiste, façon gréco-romaine. Aujourd’hui, l’homosexualité sert à bâtir des oligarchies financières. Les partis politiques clientélistes essentiellement de gauche, les socialistes, le Front de Gauche en tête, sont les porte-voix politiques de ces oligarchies homosexuelles. Seulement, cela menace le monopole de l’oligarchie mastodonte féodal-impérialiste abrahamique plus que deux fois millénaire. Si le monothéisme abrahamique vient au secours de l’institution du mariage civile, ce n’est pas pour sauver le mariage civil comme il est présenté dans les dix arguments de l’épiscopat. C’est avant tout pour garantir son exclusivité sur le marché du mariage. On n’est donc pas dupe. Le monothéisme abrahamique, première oligarchie de l’impérialisme mondial, vient défendre le mariage civil contre le militantisme homosexuel pour redorer son blason.

      Le mariage est une institution civile produite par l’hétérosexualité. Le mariage est la marque de fabrique exclusive de l’hétérosexualité. Or, l’hétérosexualité est la valeur qui fonde la société à l’exclusion de toutes les autres valeurs sociétales. Le mariage, institution civile, mérite d’être protégé. Par contre, l’homosexualité est une forme de sexualité, non pas contre-nature, mais biologiquement et socialement préjudiciable à la SOCIETE. Biologiquement préjudiciable par son infécondité. Socialement préjudiciable car reposant sur le principe de la séparation des sexes, l’apartheid sexuel. L’homosexualité est donc un virus qui vit dans le corps de la société. Ce n’est pas un virus biologique même s’il est porté par un corps biologique. C’est un virus comportemental qui peut être porté par un corps biologiquement sain. Il n’y aura probablement pas une substance chimique permettant d’éradiquer un virus comportemental. Faute de pouvoir l’éradiquer, la société peut s’en accommoder autant que faire se peut, tant qu’il reste marginal, épisodique, individuel. Ce virus comportemental peut alors être considéré comme inoffensif. Il n’est pas question de jeter au bûcher les personnes atteintes de ce virus comportemental. Notre société doit pouvoir contenir ce virus comportemental par l’éducation et l’encadrement moral adéquat dès le bas âge. D’autres sociétés ne s’en sont pas si mal sorties.

      Mais, lorsque des individus élaborent des doctrines, s’organisent, se financent, dans le but de propager ce virus comportemental, de l’élever au rang d’une institution de la société, cela s’appelle le militantisme homosexuel ou homosexualité militante. On sort alors du cadre de l’homosexualité. On entre dans le cadre de l’économie, de la morale et surtout de la politique. L’homosexualité militante est une attaque délibérée contre le soubassement de la société. En tant que simple groupement humain, la société moderne ne peut accepter le militantisme homosexuel sans accepter du même coup sa dégénérescence à terme.


    • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 11:59

      Non inutile, je les laisse à leur libre interprétation par les lecteurs...


      • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 12:10

        Vous en êtes certainement capable mieux que moi, à la lecture de vos nombreux articles (sic !) et commentaires (surtout). Je vous en laisse le soin.


      • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 12:16

        C’est l’hôpital qui se moque de la charité ! Vos commentaires sur de nombreux sujets sont d’une telle vacuité et d’un manque total de bon sens qu’il vaudrait mieux vous abstenir de venir troller en permanences mes interventions. Famine est un pseudonyme qui vous va très bien. C’est certainement vos capacités cérébrales qui crient famine !


      • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 12:21

        Et bien, de quoi vous plaignez-vous ?


      • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 12:32

        Vous ne cessez de m’insulter et vous avez la prétention de me donner des leçons. Pour ma part, inutile d’argumenter des commentaires d’une telle vacuité. L’Eglise semble manquer réellement d’inspiration !

        Je les livres tels quels, chacun jugera de leur pertinence.


      • Anaxandre Anaxandre 18 septembre 2012 12:55

         Et un grand merci pour nous avoir livré ici cet argumentaire ! smiley


      • AntoineR 18 septembre 2012 13:52

        Je vais faire mon chieur mais vu que votre article n’est juste qu’un rapport sur ce qui a été dit (sans point de vue, sans analyse et/ou sans critique) autant dire sans fond ; il faudrait au moins qu’il y ait les formes. Tout ça pour dire que vous n’utilisez pas l’expression « sic ! » à bon escient dans vos commentaire. ça n’a pas le même sens qu’un smiley.

        ça me fait un peu peur cette succession d’articles uniquement basé sur des interviews ou des rapports, avec juste quelques insinuation du genre « il a tout faux » ou « il est trop génial ».

        ça fait un peu « pensée unique » ou « prêt à penser ».

         

         

         


      • Acid World Acid World 18 septembre 2012 12:10

        L’homosexualité est une sexualité alternative et minoritaire. Pourquoi alors vouloir la conformer à une norme sur laquelle repose la famille ? En faisant cela on veut détruire la famille, tout en faisant de la démagogie flatteuse auprès des homos qui auraient tout intérêt à définir leurs propres normes au lieu de défigurer le mariage.


        De toute façon cela est une formidable diversion de la gôche face à la crise économique et morale que nous endurons.

        • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 12:19

          C’est un commentaire que je lis souvent lorsque je publie sur AgoraVox. Il n’apporte rien de nouveau.

          Vous avez raison, c’est encore la gauche, qui vient juste d’hériter, il y a quatre mois, de dix ans de gestion des affaires par la droite, qui est responsable ! Un peu de bon sens de temps en temps ne ferait pas de mal...


        • Romain Desbois 18 septembre 2012 16:02

          C’est vrai quoi pourquoi donner des droits à des minorités.

          Pourquoi se préoccuper des sdf, ils sont minoritaires.
          Pourquoi se préoccuper des maladies orphelines, elles touchent tellement peu de gens.
          Pourquoi se préoccuper des enfants, des retraités, des chômeurs, des humains, ils sont minoritaires.
          ETC.....

          C’est vrai quoi !!!!!


        • King Al Batar King Al Batar 18 septembre 2012 16:18

          Euhhh des droits ils en ont deja... Autant que ceux des autres citoyens.
          Après si la nature de leur relation ne leur permet pas de faire des enfants, ils n’ont qu’à assumer les conséquence de leur préférences... Si aucune officine religieuse n’admet leur type de relation, ils n’ont qu’à en assumer les conséquence.

          La loi Francaise dit « Nul ne peut se prévalloir de ses propres turpitudes »... ce qui veut dire que« Nul ne peut réclamer justice si le dommage qu’il subit est le produit de ses actions menées illicitement ou illégalement. »
          Alors évidemment les pratiques sexuelles homosexuelles ne sont ni illégales, ni illicites. Néanmoins, elles sortent du cadre de la « normalité » naturelle necessaire à la reproduction des espèces. Je veux dire que si tout le monde était homosexuel, l’espèce humaine disparaitrait. Donc je suis pour que des couples stériles adoptent mais pas les homos.
          Ce n’est pas parce que les lions qui ne sont pas les males dominant s’enculent pour faire passer le temps, que ceux ci s’organisent comme des lions et des lionnes avec un dominant et des chasseuses, entre lion pédés...
          Enfin bref, votre différence, vos préférences ne concernent que vous, mais si c’est différence ne vous permettent pas de vivre comme un couple hétéro, de grace, ne nous singez pas !


        • jeanpiètre jeanpiètre 18 septembre 2012 17:43

          le catholicisme est une croyance alternative et minoritaire. Pourquoi donc veut elle peser dans un débat qui ne la concerne pas : le mariage civil ?

          le mariage civil est une officialisation d’une famille(qui commence à 2 !) .Derrière ce refus se cache peur et homophobie.Pour le reste votre vision sacralisée de l’union maritale peut faire sourire, les chiffres de la police indiquent que depuis la nuit des temps , la plupart des crimes commis dans le monde le sont dans la cellule familiale pilotée par un couple hétéro marié.


        • Hervé Hum Hervé Hum 18 septembre 2012 19:30

          King al batar

          "Je veux dire que si tout le monde était homosexuel, l’espèce humaine disparaitrait. Donc je suis pour que des couples stériles adoptent mais pas les homos.

          D accord avec vos intervention, sauf que là, rien n’interdit dans l’absolu à l’humanité d’être homosexuelle et de s’organiser pour la reproduction d’enfants. C’est de la science fiction voire de l’anticipation !!!!


        • Romain Desbois 18 septembre 2012 21:26

          King

          « ils n’ont qu’à assumer les conséquence de leur préférences. »

          On voit là votre vrai visage. Il faut les punir de ne pas être comme vous voulez qu’ils soient.

          Et encore une fois les relations homosexuelles sont stériles comme le sont d’autres pratiques sexuelle.

          Et oui King maman ne t’as pas dit que la fellation (c’est pas un chanteur) ou le cunnilingus c’est pas naturel. Hé oui c’est pas comme ça qu’on fait les bébés !!!! Tu savais pas ?

          De plus l’humanité serait homosexuelle qu’elle ne serait pas condamnée pour autant. La preuve , les homos veulent fonder et fondent des familles. Ils ne sont pas plus stériles que les autres !

          Vos arguments sont vraiment spécieux, roi des bâtards

           


        • Pakete 18 septembre 2012 21:39

          Toute la conception religieuse de la différence, exposée par king Al Batar.

          Et après, ça se demande pour quelles raisons les arguments religieux (et ceux qui les tiennent) sont tenus à l’écart des décisions de l’état suite à la loi 1905 ^^


        • G. Anthony 18 septembre 2012 21:49

          Pardonne moi de te le dire, mais ton discours est bon à mettre au cabinet, mon pauvre...et l’intelligence qu’il revêt frise le zéro...Je t’invite à te cultiver et à apprendre dans les livres pour commencer, que l’homosexualité FAIT PARTIE de la NATURE humaine...et elle existe dans 450 espèces animales...alors ne commence pas à parler de la nature, que tu vas me donner envie de t’envoyer mon café dans la figure, or, je ne suis pas du tout du genre...Je ne supporte juste pas la connerie...


        • oberkampf71 oberkampf71 18 septembre 2012 22:52

          @Gianni

          Rassurez moi, le francais n’est pas votre langue maternelle ... smiley


        • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 22:53

          Pourquoi cette réflexion sur le commentaire de Monsieur Gianni Ferrara ?


        • Annie 18 septembre 2012 23:03

          On en revient finalement à la question de culpabilité qui est au coeur de la religion catholique. Les couples qui ne peuvent pas procréer doivent quand même pouvoir adopter alors que les homosexuels qui n’ont pas choisi leur orientation sexuelle ne doivent pas le faire. Quelle est la différence entre ces deux groupes qui n’ont aucun contrôle sur la situation qu’ils vivent ? 


        • Romain Desbois 18 septembre 2012 23:05

          Annie

          Parceque pour eux on choisit sa sexualité et qu’il faut punir le pécheur.


        • jako jako 19 septembre 2012 19:29

          Giuseppe, surement parce que l’on a rien a opposer, merci de votre article


        • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 12:24

          Sur ce point, je vous donne raison en partie. A titre personnel, je trouve que le mariage n’apporte rien, au contraire.

          Mais après tout, si les gays et les lesbiennes souhaitent faire les mêmes erreurs que les hétéros, pourquoi pas ? Egalité pour toutes et tous, pour le meilleur et pour le pire...


        • Romain Desbois 18 septembre 2012 16:03

          Pourquoi abolir ?

          Est-il possible de laisser les gens libres de choisir ?

          La vraie liberté est la liberté de choix.


        • krachunka 18 septembre 2012 12:22

          "Respecter vraiment les personnes homosexuelles, c’est les respecter aussi dans le fait de ne pas se plier au seul modèle du mariage, présenté ou perçu comme universel ou dominant."

          Parler de respect quand dans le même temps on n’hésites pas à les traiter de pédophiles, l’argument serait savoureux s’il n’était pas aussi ridicule !


          • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 12:30

            Oui vous avez raison. Et les déclarations récentes du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, viennent de prouver à quel point l’Eglise catholique respecte les personnes LGBT !

             


          • tf1Goupie 18 septembre 2012 12:24

            Vous avez une grande tendance à vouloir faire taire ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, Mr Di Bella, ce qui me parait totalement antinomique avec votre combat.

            D’abord la problématique homosexuelle est sociétale, et donc elle concerne tout le monde.

            Tout le monde a le droit de s’exprimer là-dessus, en particulier les instances qui représente des valeurs morales.

            Donc traiter de « vociférations » les arguments de l’Episcopat est peu respectueux et il est dérangeant que vous leur déniez le droit à l’expression (« une question qui ne les regarde pas »).

            Les convictions homosexuelles sont pour moi assimilables à une religion ; vous défendez la votre, arrêtez d’agresser les autres religions.
            Débattez, combattez (sur le plan des idées), mais ne censurez pas, sinon vous justifiez qu’il soit envisageable de censurer votre communauté.
            Comme vous semblez n’avoir aucune crainte, cela vous devrait faciliter la tâche.


            • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 12:27

              Où voyez-vous une censure ici ? Au contraire, je mets en lumière un argumentaire qui a fait peu de bruit...

              On peut dire également que l’Eglise catholique a fait preuve, ses derniers jours, d’un grand respect vis-a-vis des personnes LGBT. Vous oubliez les déclarations du cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, vendredi dernier ? Ah oui, il a vraiment été respectueux ce Monsieur !


            • tf1Goupie 18 septembre 2012 13:51

              Je vous ai cité entre guillemets : « une question qui ne les regarde pas », ce sont vos propres paroles.

              Donc si je vous comprends bien vous déniez à l’Episcopat un droit de parole sur la question ; si je vous ai mal compris veuillez reformuler.

              Ce n’est pas encore de la censure si vous voulez pinailler, mais vous aimeriez bien qu’il ne s’exprimasse pas, n’est-ce pas ?

              Bien évidemment que ça les regarde.
              Après il y a deux possibilités : soit vous en êtes conscient et donc vous voulez limiter le droit d’expression, soit vous n’êtes pas conscient que les valeurs sociétales entrent dans le spectre des valeurs de la religion catholique, comme dans beaucoup de religions.


            • Giuseppe Di Bella Giuseppe Di Bella 18 septembre 2012 14:00

              Très bien. « 10 bonnes raisons de ne pas envoyer vos enfants au cathéchisme », ça vous plaît ?

              On accuse le gouvernement de faire une loi en faveur des personnes LGBT pour enfumer l’opinion publique, pour qu’on ne parle pas des nombreux problèmes que la France traverse actuellement. Et ce gouvernement hérite de 10 ans de gestion des affaires de la part de la droite ! Et à mon tour, j’accuse l’Eglise catholique d’entrer dans ce débat pour nous détourner des scandales à répétition qui ne cessent de ternir son blason !

              J’ai également droit à la liberté d’expression dont vous réclamez et à laquelle vous avez droit, comme chaque citoyen !

               


            • tf1Goupie 18 septembre 2012 14:39

              Pas très correct comme argumentation : si les enfants vont ou non au catéchisme ne change rien à ma vie.

              La loi sur le mariage et l’adoption homosexuelle n’est pas neutre pour l’ensemble de la société.
              Vous en avez conscience ou bien vous faites le sourd ??

              Vous pourriez-vous vous douter qu’il serait préférable que cette loi soit acceptée le plus largement possible par les citoyens Français que vous croisez.
              Si vous êtes adepte du passage en force, vous récolterez les fruits amers de cette attitude qui consiste à croire que la communauté homosexuelle vit dans une bulle sans aucune interaction avec le reste de la population.

              Et il me semble que je respecte totalement votre liberté d’expression Mr Di Bella, faites de même avec les autres.
              Etouffer les critiques contre votre communauté ne fera que nourrir une détestation latente et viscérale.
              Etre homo n’empêche pas d’avoir un peu de psychologie je crois.... ou bien me gourre-je ?


            • Romain Desbois 18 septembre 2012 16:11

              Chaque citoyen a le droit de s’exprimer mais en occurrence quand on représente une institution, içi l’église , on parle en son nom , surtout si c’est publiquement.

              Et donc les changements ne les concernent pas. Les croyants de ses religions ne sont pas tenus de le faire. Il n’est heureusement pas prévu de les obliger.

              Qu’ils s’adressent à leurs ouailles , rien à redire. Leurs pouvoirs s’arrêtent là.


            • tf1Goupie 18 septembre 2012 21:25

              Dire que l’Eglise n’est pas concernée par la société c’est assez se foutre de la gueule du monde.

              En tous cas il est des gens nombreux pour bâillonner l’Eglise.

              Et quand l’Eglise donne son avis sur les guerres, les injustices et les infamies il n’y a personne ici pour dire que l’Eglise devrait fermer sa gueule.

              Mais en quoi Hollande aurait-il plus le droit de donner son avis sur la société qu’un curé ?

              Un curé a-t-il été castré de son droit de vote ou de son avis de citoyen ?

              Quand l’Eglise donne son avis sur le SIDA, la capote ou l’avortement, j’estime avoir le droit de dire que l’Eglise se trompe, mais je ne dis jamais que l’Eglise doit fermer sa gueule.

              ça a l’air très con puisque je ne suis pas catho, mais je suis capable de reconnaitre que mes valeurs de tolerance me viennent de ma « culture » catholique.
              Dois-je regretter cette tolerance, dois-je devenir intolerant vers les homos ?


            • Romain Desbois 18 septembre 2012 21:45

              tf1

              c’est vrai ca se défend. Vous avez raison ils ont droit de s’exprimer et on a le droit de ne pas en tenir compte .... dans un pays laïc.


            • tf1Goupie 18 septembre 2012 21:54

              C’est bien de montrer que vous ne comprenez pas ce qu’est la laïcité.

              On a droit à ce genre « d’approximation » régulièrement sur Avox, et régulièrement il y a des gens qui essaient de vous expliquer que laïcité ne signifie pas que les communautés religieuses n’interviennent pas dans le débat social.

              Bref un athée a plus de droits qu’un croyant, une sorte « d’égalité à l’envers ».

              « Bonjour machin, tu es catho, donc ta parole n’a aucune valeur car nous sommes dans un pays laïc »   smiley


            • Romain Desbois 18 septembre 2012 22:15

              non je comprends très bien la laïcité , défendant même la pratique religieuse dans l’espace publique.

              L’ Etat ne reconnait aucune religion.

              Je le comprends ainsi : l’Etat n’a pas a tenir compte des avis des religions.


            • adeline 18 septembre 2012 12:35

              Une très bonne et salutaire mise en ligne merci Giuseppe, merci aussi de votre courage.

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