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Accueil du site > Actualités > Religions > Les Cultes et l’Etat

Les Cultes et l’Etat

Ouvrir un débat sur l’existence ou la non-existence d’un dieu revient à ouvrir une polémique qui d’ailleurs n’aurait aucun intérêt car elle ne s’appuierait sur aucune vérité patente. J’ose pouvoir dire que les religions polythéismes ou monothéistes sont nées plus par nécessité plus que par probation. Ce n’est pas tant le phénomène religieux qui est apparu tout d’abord mais une sorte de notion liée à une spiritualité qui a été un ressort mental pour sortir l’être de la sauvagerie de la nature comme l’a fort bien souligné Yves Coppens. En enfouissant les corps après leur mort, les hommes postaient le défunt dans un espace sacré. Par ces premiers rites, l’homo erectus a sanctifié une pré-structure religieuse. Ils ont déposé leurs méconnaissances intellectuelles dans une dimension qui dépassait toutes les problématiques ontologiques qui allaient de leur naissance à leur mort, ainsi que tous les phénomènes paranormaux jusqu’ici inexpliqués. Les premiers dogmes à valeur sociétale venaient d’apparaître.

Le temps est passé mais les homos qu’ils soient erectus ou plus tard sapiens sont restés sans réponse devant ces mêmes questions. Certes, les connaissances ont rassasiés certains esprits mais la quête est restée la même.

Au fil des civilisations, les régimes politiques se sont construits grâce ou autour des conceptions religieuses jusqu’aux environs du siècle des lumières. Depuis nombre d’esprits pragmatiques et cartésiens ont repoussé les champs religieux en marge de la société civile. Oserait-on dire que mal en a pris à ces gens bien trop sûrs des rigueurs scientifiques car l’espèce humaine a et aura éternellement besoin du divin pour se mouvoir intellectuellement voire socialement.

La bonne question n’est pas de savoir qu’elle est la vraie nature de dieu, la réalité des prophètes qui ont invoqué sa grandeur, la réelle signification de tel ou tel verset de la Bible ou du Coran ou de tout autre ouvrage mais de comprendre l’impressionnante diversité de toute approche du sacré quand il se véhicule individuellement et l’impressionnante dose d’intolérance de même sacré quand il se campe dans des certitudes.

Que de querelles autour des religions. Et ce n’est pas fini. D’autres viendront, plus féroces encore, plus radicales sans doute, plus doctrinales certainement. Cela n’en sera donc jamais terminé de ces affirmations borgnes qui se prétendent garantes de tout ce qui naît et de tout ce qui meurt.

« La misère religieuse est tout à la fois l’expressionde la misère réelle et la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée, l’âme d’un monde sans cœur, l’esprit d’un état de choses où il n’est point d’esprit. Elle est l’opium du peuple »,écrivit Karl Marx.

Oserait-on dire : « Sans opium, pourrait-on supporter la misère ? » 

Pourtant, ce n’est pas la croyance qui aliène l’Homme, c’est l’absorption inconsidéré des dogmatismes religieux (ou politiques). Le dogme étouffe l’esprit aussi sûrement qu’un habit couvre le corps. En France, la Loi du 9 décembre 1905 avait pourtant cherché à rompre les liens historiques qui attachaient viscéralement les cultes à l’Etat. Aujourd’hui, tout recommence.

Alors, qu’en est-il ?

La loi de 1905 est pourtant bien claire :

Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. ».

Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »

Tout recommence car une nouvelle religion s’est fortement installée dans l’espace français et réclame son dû. Il est hors de question de nier cette réalité et de fermer les yeux sur le schisme qui est entrain de naître entre les tenants des mouvements historiques et ces nouveaux évangélistes. Pourtant, a-t-elle un dû ?

Prenons donc le problème à bras le corps et osons des propos audacieux pour dépasser les lignes de la simple observance qui laisse trop souvent le problème là où il se trouve en se disant que le temps s’en chargera.

Les religions aux mains des hommes ont toujours ressemblé plus aux hommes qu’à Dieu.

· Le catholicisme triomphant a distribué des indulgences comme on donne l’aumône aux pauvres gens pour leur faire croire que le bon Dieu les exemptait des fautes qu’ils n’avaient pas la faculté de ne pas commettre. Il a excommunié les mauvais croyants ou les progressistes pour installer son autorité sur les âmes mais surtout sur les corps. C’est lui qui a enseigné les bons usages de la Raison et une obéissance absolue aux dogmes.

· L’Islam en décrétant des fatwas contre tout individu contestataire, retire l’expression du libre-arbitre qui est pourtant l’essence même de la pensée religieuse première qui devrait exalter non asservir. Par exemple, le port ostentatoire de la burqa stigmatise les haines et envenime les rapports sociaux dans les pays occidentaux par un jeu pervers de peurs réciproques.

Lorsque le dieu d’un culte prend le pouvoir en un point du globe, aucune femme et aucun homme ne peut plus vivre hors de sa crainte. Un dieu révélé prend toujours le visage du tyran qu’il dénonce. Il pèse de tout son poids sur les consciences atrophiées par la peur du jugement dernier. Juifs, Chrétiens, Musulmans et autres spectres parareligieux proposent toujours des solutions imprégnées de résignations pour ouvrir les voies d’un repentir en vu de gagner un royaume hypothétique. Qu’est ce que la spiritualité a en commun avec tous ces docteurs de la foi qui rabâchent sans les connaître historiquement des mots transcrits par le bouche à oreille d’une humanité nourrie par des contes et des légendes sortis du sac à histoires de la première heure ?

La religion ne serait peut-être que la partie visible d’une spiritualité beaucoup trop vaste pour l’esprit humain. Le Dieu des hommes ne serait-il pas réducteur, injuste, mécréant, trop ressemblant à l’espèce ? Le savoir se trouve probablement ailleurs mais si cette quête est toute personnelle, elle ne peut être publique. Elle est du domaine de l’espace métaphysique dans lequel vient s’inscrire petitement une foi sans jamais avoir l’audace d’occuper tout l’espace. Car l’espace tout entier doit rester la part du doute.

Cependant, ne serait-il pas dangereux d’enseigner aux êtres qu’en eux-mêmes, il y a plus qu’eux-mêmes ?

· Une laïcité bien établie ne demande rien à personne si ce n’est le respect de tous. Elle offre l’outillage nécessaire pour aller plus loin dans la réflexion sur les vertus cardinales (sagesse, tempérance, …). La Loi de 1905 garantit cette possibilité d’acquérir un savoir neutre sans un dieu nommé mais pas contre un dieu, sans maître mais pas contre les maîtres. C’est pourquoi, il serait sûrement utile de se pencher sur une interdiction partielle de tout enseignement dogmatique ou teinté d’une certaine influence qui serait de nature à altérer la pensée des plus fragiles pour leur garantir le libre-arbitre nécessaire à leur épanouissement. Il est évident que le fait de réduire ou d’interdire toute forme de prosélytisme, ira à l’encontre des pratiques sociales que l’on croit indispensable à une bonne éducation. Pourtant, reconnaissons qu’il est plus aisé de prendre un enfant au berceau pour le convaincre d’une évidence divine que de convertir un être adulte empreint au doute. L’exercice de la liberté n’est rien d’autre que de penser sans contrainte. Imaginons qu’un jour, un Divin quelconque vienne sur la Terre pour rendre ce fameux jugement dernier, on peut être certain que pas un intégriste ne le reconnaîtra dans les ténèbres de ses certitudes ! Il niera ce Dieu alors que les sages reconnaîtront avoir douté de sa fonction mais certainement pas de sa lumière. Nous sommes exactement à la frontière entre un déisme tolérant et une religiosité ignorante.

· Concernant les signes extérieurs d’appartenance qui sont un point sensible dans notre société. Le sujet ne mérite aucunement un débat. Les règlements intérieurs des commerces, entreprises ou administrations doivent être les limites de l’exercice de chaque liberté individuelle. C’est à chaque être ou groupe humains de définir se qu’il juge acceptable chez lui et non à l’Etat d’établir des lois toujours plus aveugles sur la situation d’une collectivité dont il n’a pas connaissance. Quant aux lieux communs (les rues, places, plages, montagnes, …), c’est à la collectivité (ville, région, état) de traiter ce sujet sachant qu’en acceptant l’intégral, elle accepte son contraire.

· En conséquence, en raison même de l’esprit fondateur qui a forgé nos traditions judéo-chrétiennes (ou autres pour les peuples d’outre-mer) et par la simple application de la loi créée dans notre République en 1905 constituant une laïcité qui doit offrir des choix sans jamais en imposer, aucune minorité locale fut-elle devenue majoritaire en un espace donné, ne doit pouvoir spolier ces valeurs premières. Elles sont inscrites dans une Histoire et lui appartiennent. Elles doivent en épouser le cours, non le détourner. Sinon, cela s’apparenterait à un viol des consciences. Cette position ne contient rien de moins que la notion de liberté individuelle.


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18 réactions à cet article    


  • Clojea CLOJEA 30 août 2010 10:52

    Les religions monothéistes ont engendrées la guerre, et cela continue. La laîcité aujourd’hui à perdu son sens de tolérance, car c’est devenu pour beaucoup synonyme d’anti-religion.
    La recherche spirituelle doit continuer. La principale religion asiatique, le bouddhisme, est un exemple de paix, de recherche, et surtout de tolérance. Le Taoisme et les religions Indouistes, sont aussi bien plus tolérantes que les deux religions monothéistes. L’Orient, quelque part est plus sage en matière de recherche spirituelle.
    De nouvelles émergences spirituelles voient le jour aussi en Occident, et c’est tant mieux. Ca élargit les points de vues. On en a grand besoin.


    • Shaytan666 Shaytan666 30 août 2010 11:23

      L’hindouisme même si aujourd’hui il évolue favorablement est toujours basé sur le fameux système des castes (varna), si mes souvenirs sont bons, il y en a quatre, de la plus haute, les prêtres, religieux etc...à la plus basse, les intouchables, les serviteurs. Donc point de vue tolérance il y a encore un net progrès à faire.


    • totolarico totolarico 30 août 2010 19:40

      Juste, la laïcité doit reconquérir son sens de tolérance en s’affirmant. La laïcité n’est nullement la négation du fait religieux ou de l’expression d’une approche spiritualiste tel que le bouddhisme, la taoïsme ou toute autre chemin.

      Ce n’est pas à l’État de montrer les bonnes ou mauvaises voies. Il est seulement le garant et le protecteur de toutes les expressions tant que celles-ci restent dans le cadre de la Loi (je devrais même dire dans l’esprit de la Loi). 

    • zelectron zelectron 30 août 2010 10:58

      Aucunes références à l’agnosticisme ?


      • totolarico totolarico 30 août 2010 19:30

        Non aucune référence à l’agnosticisme parce que, avouant sa non connaissance sur le fait de l’existence d’un dieu révélé (rien à voir avec une approche spiritualiste), l’agnostique doit regarder le monde avec discernement et parfois compassion.

        Cependant, je reconnais que j’aurai dû le signaler étant moi-même agnostique. 

      • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 30 août 2010 11:09

        « La croyance d’un Dieu fait et doit faire presque autant de fanatiques que de croyants. Partout où l’on admet un Dieu, il y a un culte ; partout où il y a un culte, l’ordre naturel des devoirs moraux est renversé, et la morale corrompue. Tôt ou tard, il vient un moment où la notion qui a empêché de voler un écu fait égorger cent mille hommes. Belle compensation ! »
        Denis Diderot, lettre à Sophie Volland, 6 octobre 1765.


        • totolarico totolarico 30 août 2010 19:18

          Allez demander à un intégriste religieux si son opium c’est le consumérisme. 

          Vous réagissez selon un mode de vie qui n’a pas cours dans certaines parties du territoire. 

          Quant à savoir si les citoyens ou groupe de citoyens (commerces, habitat privé, industries, ...) sont en mesure d’exercer leur libre-arbitre hors du cadre d’une législation, c’est justement au nom du lien social, de la communauté et de la République qu’il faut le proclamer. Lisez donc « L’homme unidimensionnel » d’Herbert Marcuse et vous comprendrez qu’il y a pire que le consumérisme. Il y a le fait qu’on pourrait aussi penser à votre place.

        • OMAR 30 août 2010 18:18

          Omar T.

          Toto : « en raison même de l’esprit fondateur qui a forgé nos traditions judéo-chrétiennes »

          Au nom de cet esprit judéo-chrétien 141.000 Français de confession israelite furent déportés et 77.320 furent exterminés durant l’occupation.

          Quelle hypocrisie......


          • totolarico totolarico 30 août 2010 19:05

            Omar, vous oubliez de compter les résistants de toutes confessions ou sans confession aucune, les politiques, les tsiganes, les francs-maçons, les homosexuels, ... En ce temps-là, il n’y avait plus de culture judéo-chrétienne. Plus d’esprit du tout !


          • Didier 67 Didier 67 30 août 2010 19:17

            Bonjour l’auteur,

            Omar m’a devancer.

            Il n’existe pas de « tradition judéo-chrétienne » mais seulement une tradition juive et une histoire de la chrétienté, abondamment illustrée de meurtres collectifs de Juifs.


          • totolarico totolarico 30 août 2010 22:14

            Omar et Didier 67,
            Au sujet de la tradition judéo-chrétienne. Ce n’est pas parce que deux familles se font la guerre qu’elles n’ont pas de racines communes. Qu’il le veuille ou non, un chrétien n’est rien d’autre qu’un juif dissident. Que les chrétiens aient massacré par millions leurs cousins appartient plus à la lutte pour le pouvoir, leur déraison ou encore la haine de l’autre. Par judéo-chrétien, il faut comprendre une tradition biblique non coranique assise sur deux mille ans de vie commune. 


          • Emmanuel Aguéra LeManu 31 août 2010 03:40

            Quoi ? Dieu et Allah c’est pas le même ? Merde alors !

            Ça change tout : avec un dieu par dogme, va falloir un syndicat. Sans compter les polythéistes...

            Entre réincarnation et Vie Eternelle, et jusqu’au 77 vierges, il devient difficile de garder la tête entre les oreilles. Ce sont des débats, pardonnez-moi, de gamins en mal d’enchantements.

            Ah les dogmes ! Lisez plutôt : là on est chez d’autres fanatiques : les potes à Richard Geere, lui même pote de qui l’on sait.

            " A cette même époque, Hubbard introduit également les « conditions d’éthique », et donne des « recettes » supposés élever l’individu d’ 1 niveau d’éthique. Dans les années soixante, le personnel scientologue mis en « basse condition d’éthique » est privé de sommeil souvent pour plusieurs jours, interdit de faire sa toilette, obligé de porter une marque noire sur la joue, une chaîne ou un ruban gris autour du bras, et consigné jour et nuit dans les locaux de la secte.

             En 1967, Hubbard gagne la mer avec ses plus proches adhérents. A bord du bateau, toute personne le contrariant est consignée en fond de cale. Là, les victimes restent accroupies au milieu de l’eau et des excréments, dans une obscurité totale, en compagnie des rats, et parfois jusqu’à 15 jours d’affilée. Même les enfants pouvaient subir ce genre de traitement sur ordre de Ron Hubbard. A partir de 1968, la punition de fond de cale est complétée par un « passage par dessus bord », où des adeptes, y compris les non nageurs, sont jetés à la mer.

             En 1973, Hubbard remplace ces étranges traitements par une nouvelle forme très efficace d’humiliation, la Rehabilitation Project Force, ou RPF. Actuellement, cette RPF est encore en application dans les organisations scientologues du monde entier. Ceux qui refusent d’obéir aux ordres, commettent des erreurs, ou simplement n’atteignent pas les objectifs de production sont sanctionnés par la RPF. Les RPFers n’ont le droit de parler que lorsqu’on leur adresse la parole, doivent se contenter des restes des repas, réduire leur temps de sommeil, et obéir immédiatement et sans discussion aux ordres. Ils travaillent des journées entières à des taches subalternes, et doivent consacrer cinq heures par jour à se confesser et écouter les confessions de leurs compagnons d’infortune du RPF.

             C’est seulement lorsqu’ils acceptent de se soumettre complètement à l’autorité de leurs supérieurs qu’ils sont autorisés à quitter le RPF. Infliger ce traitement à un membre peut durer jusqu’à deux ans"

            Ils mangent hallal ceux-là ?

            (oops !)


          • gf.delhomme 30 août 2010 22:34

            non, non, non, dieu n’est pas plus que nous même, 

            il est nous même.

            mais, nous, nous ne sommes pas que lui !!!

            c’est là le problème. 


            • Emmanuel Aguéra LeManu 31 août 2010 03:44

              Ouais. C’est bête, hein ?
              Un p’tite croisade et il n’y paraitra plus...


            • gf.delhomme 31 août 2010 05:07

              alors tu sais plus lire, 

              c’est bien marqué dans le contrat « tu ne tueras pas »

              ( volontairement j’entend , involontairement, si il n’y a pas négligence, ça on n’y peut rien )



            • Jacquesp 1er septembre 2010 10:59

              Je me suis toujours demandé pourquoi les laïcs, qui sont partisans de la liberté de pensée, sont contre les dogmes et la religion. Les dogmes et les religions ne feraient-ils pas parti de la liberté de pensée d’un certain nombre d’individus ? Sur ce point la laïcité n’est pas clair.
              Après tout, la laïcité, la République et même la science ne seraient-elles pas aussi ... des dogmes, tout aussi respectables au nom même de la liberté de pensée.
              Mais alors où est la Vérité dans tout ça ? Chez les athées, les mormons, les catholiques, les scientologues, les témoins de Jéhova..... En réalité, notre démocratie s’en fout . Ce qui l’intéresse, c’est que tous ces mondes-là grenouillent sans trop de casse. Il faut le reconnaitre, la République a réussi son coup en faisant cohabiter tout le monde dans une tolérance satisfaisante. Reste quand même une énorme lacune : la liberté de pensée s’interdit de dire où est la Vérité et où elle n’est pas . La Vérité et le Mensonge sont mis au même niveau.Comme les mensonges sont plus nombreux et plus « visibles » que la Vérité, c’est le Mensonge qui l’emporte à plate-couture dans notre société. A moins d’un évènement insolite, je pense que cette situation perdurera.


              • totolarico totolarico 1er septembre 2010 13:51

                Entièrement d’accord ! Je n’ai pas soulevé ce pan dans le rôle de l’État. En fait, la religion est du domaine de l’intime. La liberté de pensée, aussi. La liberté d’expression, également (dans le cadre de la Loi bien sûr). 

                Quant à la notion de République, ce n’est qu’une forme de gouvernance parmi d’autres. Dans mon article, je parle d’Etat et pas d’autre chose. Si j’emprunte le m Je n’ose aller plus loin.
                Enfin, le problème de la Vérité et du Mensonge n’est pas non plus du domaine du pouvoir. Chacun fait l’éloge d’une méthode au nom d’une vérité (avec un petit « v »). 

              • totolarico totolarico 7 septembre 2010 17:18

                Dans votre intervention de ce jour, je vois apparaître un être à l’esprit aussi étroit que le chemin anti-spirituel que vous suivez. Votre prétention à nier toute notion ontologique ne s’appuie que sur des certitudes qui n’ont de démonstrations que de vous prétendre supérieurement instruit ! Qui êtes-vous donc pour oser pareils propos ? Que savez-vous des autres pour les cataloguer d’incultes ? J’ai trop de respect pour votre approche pour la condamner. 


                Notre différence réside dans le fait que je suis un cherchant, agnostique certes, mais ouvert à toutes les pensées non contraignantes. Dans mon article, je propose d’interdire tout enseignement religieux avant l’âge adulte ce qui devrait satisfaire votre conception antithéiste. La liberté de pensée ne s’impose pas, elle se vit dans l’intimité de l’esprit (ou de l’âme !). La liberté de croire, aussi. Ne vous en déplaise. Nous ne sommes peut-être pas que des êtres de chair ! 

                 

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