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Accueil du site > Actualités > Religions > Les religions sont-elles vouées à disparaître ? (1ère partie)

Les religions sont-elles vouées à disparaître ? (1ère partie)

Depuis deux ou trois siècles, l’irréligion gagne du terrain en occident. Longtemps marginale, voire impensable, elle est devenue un phénomène banal. Même aux États-Unis, terre encore très pieuse si on la compare à la France, le nombre d’incroyants a considérablement augmenté. De plus, il ne suffit pas de croire en Dieu pour avoir une religion au sens strict du terme : il faut aussi appartenir à une communauté humaine avec laquelle on partage des croyances, mais aussi des rites et des traditions. Pour prendre la mesure du déclin des religions, il faut donc tenir compte de tous ceux qui croient encore en une réalité sacrée sans avoir pour autant une quelconque pratique religieuse.

À quoi ce déclin est-il dû ? Est-il irréversible ? Les religions vont-elles finir par disparaître totalement ? Telles sont les questions auxquelles cet article invite à réfléchir.

Qu’est-ce qu’une religion ?

Pour point de départ de notre réflexion, tâchons de nous mettre d’accord sur une définition du mot « religion ». Les formes de religion sont extrêmement diverses. Dans certaines d’entre elles, il n’y a pas de dieu à proprement parler. Inversement, on peut très bien admettre l’existence d’un dieu sans pour autant avoir une religion. Par exemple, on peut en être convaincu par des raisons philosophiques, à l’instar de Spinoza, qui était irréligieux sans être athée. En réalité, comme l’a déjà remarqué le sociologue Durkheim, deux choses caractérisent une religion :

1. Il s’agit d’un phénomène social, qui rassemble des hommes dans une même communauté. Avoir une religion, plus précisément, c’est avoir des croyances et des pratiques en commun avec d’autres personnes.

2. La religion est ce qui établit une distinction (mais aussi un lien) entre le sacré et le non-sacré (ou « profane »). Est sacré tout ce qui est considéré comme absolument respectable, infiniment au-dessus des réalités profanes et ne doit pas être mélangées avec elles. Est sacré, en d’autres termes, ce à quoi on accorde une valeur absolue, et pour quoi on est prêt à faire des sacrifices.

Si nous voulons résumer en une formule ces deux caractéristiques, nous dirons qu’une religion est un ensemble de croyances et de pratiques par lesquelles une communauté humaine se met en lien avec ce qu’elle considère comme sacré.

Toute religion est par nature contradictoire

En analysant cette définition, il se peut que nous comprenions un peu mieux pourquoi la religion connaît aujourd’hui un déclin significatif, au moins dans certains pays. Il semble en effet qu’il y ait dans toute religion une contradiction. D’un côté, on fait une distinction radicale entre le profane et le sacré, entre une réalité ordinaire, secondaire, relative, et une réalité extraordinaire, essentielle, éternelle, absolue. De l’autre, on prétend offrir une médiation entre ces deux réalités. Ce qui est séparé, transcendant, inaccessible, se trouve donc étrangement à la portée de l’homme. Il y a là un manque de logique qui a beaucoup contribué au discrédit où est tombée la religion. Étudions de plus près cette contradiction.

Grâce à la religion, nous sommes censés avoir accès à une réalité absolue. Il y a des lieux et des rituels sacrés, des livres sacrés, des paroles sacrées censés purifier les fidèles de leur corps et leur âme de leurs souillures profanes de manière à ce qu’ils puissent s’élever à monde supérieur, entrer en contact avec une réalité mystérieuse qui donne un sens à leur vie. Le problème de ces médiations, c’est qu’elles sont toujours imparfaites. C’est notamment le cas des représentations religieuses, c’est-à-dire des images mentales ou matérielles (statues, peintures, etc.) grâce auxquelles on rend présent à sa pensée la divinité qu’on adore. Pour représenter cette réalité transcendante, on recourt à des symboles qui n’ont en réalité rien d’extraordinaire. Par exemple, on va diviniser une réalité naturelle (lune, soleil, montagne, rivière, arbre, animal, etc.) ou un être humain (comme les pharaons de l’ancienne Égypte ou certains empereurs romains).

Même si on croit en un Dieu absolument transcendant, infiniment supérieur à la nature et à l’homme, on est bien forcé d’utiliser des symboles pour le désigner. Dans le christianisme, Dieu prend la figure d’un homme – certes, exceptionnel, mais un homme malgré tout. Dans l’islam et le judaïsme, il est interdit de représenter Dieu sous la forme d’une chose matérielle (statue, peinture, etc.) car ce serait confondre le créateur avec ses créatures, l’infiniment grand avec ce qui est fini. Mais on utilise tout de même des mots pour qualifier Dieu, des mots empruntés à la vie courante. On le représente à travers des métaphores et des analogies. Bien souvent, on recourt à l’anthropomorphisme : on attribue à Dieu des caractéristiques humaines. C’est ainsi que la Bible en fait un mari jaloux qui châtie son épouse infidèle – c’est-à-dire le peuple d’Israël, qui retombe régulièrement dans l’idolâtrie et « trompe » le Dieu unique avec de faux dieux.

Critique philosophique des représentations religieuses

La critique des représentations religieuses a déjà commencé au sein même d’une religion : le judaïsme. Les prophètes juifs, afin de disqualifier les dieux païens, disaient à leurs compatriotes : « Comment pouvez-vous vous prosterner devant ces statues de bois ou de bronze ? Seul YHWH (Yahweh), le Dieu d’Israël, est un dieu vivant ! » Mais, comme j’ai tenté de le montrer plus haut, cette critique des représentations en est restée à mi-chemin. Les religions monothéistes (l’islam et le judaïsme, en tout cas) ont abandonné les idoles matérielles, mais pas les idoles mentales. Il faut attendre la philosophie pour qu’apparaisse une critique radicale des représentations religieuses. Platon et Aristote vont ainsi reprocher à la religion populaire de leur temps de présenter les dieux comme des êtres immoraux, mesquins, jaloux du bonheur des hommes. Un peu plus tard, de manière analogue, Épicure constate qu’il y a une contradiction à définir les dieux comme des êtres parfaitement heureux tout en leur attribuant des sentiments incompatibles avec le bonheur (jalousie, haine, colère, etc.).

Cette critique a repris des siècles plus tard, lorsque la philosophie s’est progressivement affranchie de la tutelle du christianisme. Spinoza au XVIIème siècle, les philosophes des Lumières au XVIIIème siècle ont voulu se débarrasser de toute superstition, c’est-à-dire de toute croyance religieuse contraire à la raison, et ont ainsi contribué au déclin de la religion chrétienne en occident. Il est d’ailleurs intéressant de noter que la plupart de ces philosophes n’étaient pas athées. Seulement, à force de vider la représentation de Dieu de tout contenu anthropomorphique, ils en ont fait une idée abstraite, intellectuelle, qui n’excitait plus l’amour ni la vénération. Le Dieu de Voltaire ne fait pas vraiment l’objet d’un culte : il est simplement le grand horloger de l’univers, l’hypothèse qui rend compréhensible le fait qu’il y ait des lois dans la nature.

Bien entendu, il serait exagéré de prétendre que les philosophes des lumières ont généralement voulu abolir toute religion. Leur pensée a d’ailleurs inspiré, durant la Révolution française, le culte de l’Être suprême. Seulement cette nouvelle religion n’a pas remporté un succès délirant, c’est le moins qu’on puisse dire. D’ailleurs, comme le remarque Hegel, cet « être suprême » était devenu tellement abstrait, indéterminé, qu’il se confondait avec une sorte de néant suprême. Tout ce qu’on pouvait dire désormais de Dieu, c’est qu’il était bien au-delà de tout ce que nous connaissons. La mort de Dieu, au sens où Nietzsche en parle, n’était plus très loin. Car la mort de Dieu, ce n’est pas exactement la même chose que l’athéisme : c’est d’abord le fait que l’idée de Dieu a cessé de nous intéresser, d’être vivante pour nous. Dès lors que Dieu est devenu parfaitement transcendant, désincarné, loin des petits défauts humains, il est devenu superflu. Au fond, peu importe qu’il existe ou non.

Religion et histoire politique

Il peut paraître étonnant que les écrits d’une poignée de philosophes aient eu une telle influence sur les mentalités. Le paradoxe s’explique si on prend garde au fait qu’un mouvement philosophique n’est jamais un phénomène isolé : il s’inscrit toujours dans un processus historique plus large. Ce qui a discrédité les religions, ce n’est pas seulement la critique des représentations religieuses : c’est aussi l’évolution des institutions politiques au cours des âges. Comme on l’a vu plus haut, la religion est par définition un phénomène social (contrairement à la foi, qui peut être purement personnelle). Jusqu’à une époque récente, politique et religion étaient quasi indissociables. Le pouvoir politique protégeait les autorités religieuses, en échange de quoi il recevait d’elles sa légitimité. Aller contre la religion de son pays, c’était aller contre le roi, l’empereur ou la cité. Socrate en sut quelque chose, lui qui fut condamné à mort parce qu’on l’accusait, entre autres forfaits, d’avoir voulu modifier la religion d’Athènes. Inversement, s’opposer aux dirigeants ou aux lois de son pays, c’était commettre un sacrilège. On connaît la célèbre recommandation de saint Paul : « Que tout homme soit soumis aux autorités qui exercent le pouvoir, car il n’y a d’autorité que par Dieu et celles qui existent sont établies par lui. Ainsi, celui qui s’oppose à l’autorité se rebelle contre l’ordre voulu par Dieu, et les rebelles attireront la condamnation sur eux-mêmes. » (Lettre aux Romains, XIII, 1-2 – Traduction œcuménique de la Bible, Alliance biblique universelle – Le cerf)

Ainsi, la religion et la politique ont partagé un même destin, si bien que la transformation des structures politiques au cours des siècles a profondément modifié les religions, et finalement amorcé leur déclin. L’empire romain, dans cette évolution, a sans doute constitué une étape importante. En soumettant de nombreux peuples, les Romains ont affaibli leurs religions : les dieux gaulois, ibères, carthaginois, ont montré les limites de leur pouvoir en ne parvenant pas à protéger leurs adeptes contre les légions de Rome. Mais les dieux romains n’ont pas eu beaucoup plus de chances. Car si l’Empire a romanisé les pays conquis, il a aussi permis à ces derniers d’exporter leurs religions respectives à Rome. La culture romaine et celles de peuples « barbares » sont alors entrées en concurrence ou/et ont partiellement fusionné. C’est ainsi qu’une foule de religions syncrétiques ont fleuri durant les premiers siècles de notre ère, préparant ainsi le triomphe du monothéisme. Le vieux culte des dieux latins ne convenait plus à un Empire multiethnique, qui s’étendait sur la plus grande partie des terres connues. À un Empire « universel » – ou qui avait en tout cas cette prétention – devait correspondre une religion universelle : le christianisme.

Une autre étape décisive, dans cette histoire politico-religieuse, ce furent les guerres sanglantes entre protestants et catholiques, ou entre Églises protestantes rivales. Contrairement aux religions païennes, souvent tolérantes les unes envers les autres, les religions monothéistes ont du mal à supporter qu’on puisse ne pas adorer le seul vrai Dieu. Cette intolérance s’est vue surtout dans le christianisme : les adeptes de cette religion ont souvent été extrêmement violents, non seulement à l’égard des païens, mais aussi des autres monothéistes (juifs et musulmans), et même de leurs frères chrétiens « hérétiques » ou « schismatiques ». Aux XVIème et XVIIème siècles, la France, l’Angleterre et l’Allemagne vont ainsi être ravagées par des guerres politico-religieuses extrêmement cruelles et coûteuses en vies humaines. Il est probable que ces guerres ont été l’un des principaux facteurs du déclin de la religion en Europe occidentale. En discréditant durablement les Églises chrétiennes et, plus généralement, le fanatisme religieux, elles ont favorisé un courant sceptique (cf. Montaigne au XVIème siècle) puis libre-penseur (libertins et philosophes des XVIIème et XVIIIème siècles) de plus en plus puissant.

Il est également probable que ces guerres de religion aient été, comme l’écrit Jean-Claude Michéa dans L’empire du moindre mal (Éditions Climats), une des principales origines du libéralisme. Puisqu’il s’était avéré catastrophique pour la paix civile de gouverner au nom de principes sacrés, on a compris qu’il valait mieux faire appel à la raison des individus, et plus précisément à cette raison calculatrice qui permet à chacun d’agir intelligemment et dans son intérêt personnel. La politique a cessé d’être une affaire sacrée. Les chefs d’État n’ont plus cherché une légitimité auprès des prêtres mais auprès d’« experts » (bureaucrates, économistes, savants…). La religion, quant à elle, est devenue progressivement une affaire privée, quelque chose qui concerne exclusivement le cœur de l’individu. Mais qu’est-ce qu’une religion qui ne s’extériorise pas, qui ne se manifeste pas ouvertement comme la vérité du monde ? Qu’est-ce qu’un culte qui doit s’effacer devant une réalité profane devenue omniprésente ? Une telle religion n’est-elle pas condamnée à disparaître ?

Voilà, mes petits amis. C’est fini pour aujourd’hui. Croyez-m’en : je suis navré de terminer cet article sur un suspense aussi intolérable, mais j’avais peur de vous infliger un texte trop long. En espérant que vous arriverez à survivre jusqu’à la suite de cet article, je vous dis à très bientôt.


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79 réactions à cet article    


  • Jordi Grau J. GRAU 1er mars 2011 10:55

    Merci pour ces informations. Quant à mon prochain article, je compte certes parler de la raison, mais pas forcément comme vous le pensez. Les rapports entre religion et raison, sont en réalité très complexes. Je ne crois pas qu’on puisse seulement les opposer, ou dire de la première qu’elle est seulement une préfiguration de la seconde. Mais je n’en dis pas plus, sinon il me faudrait autant de lignes que pour l’article à paraître bientôt.


  • Furax Furax 1er mars 2011 16:38

     

    Monsieur Navis,

    « Un sondage réalisé par Harris Interactive en décembre 2006 pour le Financial Times »

    Tout est dit.
    Il n’y a évidemment plus aucune place pour la religion.
    L’ensemble des pratiques « culturelles » contemporaines, emmenées par un audio-visuel omni-présent et surpuissant et même les options politiques OBLIGATOIRES (voir traités européens), vous l’assènent : vous ne vivez que pour le Très Saint Profit


  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 1er mars 2011 10:54

    « La critique des représentations religieuses a déjà commencé au sein même d’une religion : le judaïsme. »

    La critique la plus forte est venue à l’intérieur du christianisme avec le souci de prouver l’existence du dieu : Anselme, Descartes, Malebranche notamment. La limite est que les chrétiens n’ont tiré aucune conséquence de l’échec de cette tentative et ont continué à croire ...


    • Jordi Grau J. GRAU 1er mars 2011 11:03

      Je crois que beaucoup de chrétiens, au contraire, ont cessé de croire. Mais cela ne vient pas - ou du moins, pas seulement - de la faiblesse des preuves de l’existence de Dieu. Comme j’ai essayé de le montrer, une religion ne se réduit pas à la croyance en l’existence d’un dieu. Quelqu’un comme Einstein avait du mal à penser qu’un univers cohérent, ordonné par des lois, ne puisse pas être l’oeuvre d’un être intelligent. Mais il n’était pas religieux pour autant. Inversement, un esprit religieux comme Dostoïevski était constamment assailli par le doute. Il avait besoin de croire, non seulement en Dieu, mais dans le destin de la Russie orthodoxe. Si on cesse d’adhérer à une religion, c’est bien sûr parce qu’on a des doutes philosophiques, mais c’est aussi parce qu’on se sent très mal à l’aise dans sa communauté religieuse, parce qu’on veut échapper au sectarisme et à l’esprit de clocher.


    • impertinent3 impertinent3 1er mars 2011 11:38

      @J.GRAU qui écrit : " ...Quelqu’un comme Einstein avait du mal à penser qu’un univers cohérent, ordonné par des lois, ne puisse pas être l’oeuvre d’un être intelligent. ..."

      C’est absolument faux ! Cela fait partie d’une entreprise de désinformation organisée par les cagots de tout poil.
      Je vous mets au défi de donner les références exactes avec date, lieu et ouvrage (ou conférence) dans lequel Einstein se serait exprimé dans ce sens. Références exactes, vérifiables, ne pas citer A, qui cite qui cite B, qui cite C ... qui écrit n’’importe quoi.

      Pour autant que l’en en sache, Einstein était peut-être agnostique, sans doute athée.


    • Jordi Grau J. GRAU 1er mars 2011 12:18

      A Impertinent3

      Vous dites qu’il est absolument faux qu’Einstein ait jamais cru en Dieu, que c’est une légende sans aucun fondement. J’ai fait une petite recherche sur internet et je suis tombé sur un site qui dit la même chose que vous :

      http://atheisme.free.fr/Citations/Einstein.htm

      Seulement, si on lit bien les citations d’Einstein répertoriés par ce site athée, on voit bien que le physicien n’a jamais dit qu’il ne croyait pas en Dieu. Il refuse le Dieu des religions, à l’évidence, mais il admet le Dieu de Spinoza et avoue que la structure rationnelle de l’univers plaide en faveur de l’existence d’un Dieu (mais un Dieu, encore une fois, qui n’a pas grand-chose à voir avec celui de la Bible). Lisez seulement la première citation : «  »Je crois au Dieu de Spinoza, qui se révèle dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un dieu qui se préoccupe du sort et des actions des êtres humains."

      Bref, c’est exactement ce que j’écrivais plus haut : Einstein n’était pas religieux, mais il avait du mal à croire qu’un univers cohérent, logique, ne soit pas l’oeuvre d’un être intelligent.


    • impertinent3 impertinent3 1er mars 2011 13:15

      J.GRAU, savez-vous lire, ou, plutôt, comprenez-vous ce que vous lisez ? Il semble bien que non si l’on en juge par l’interprétation que vous faites des citations d’Einstein.

      Par exemple :
      "Je ne peux pas imaginer un Dieu qui récompense et punit l’objet de sa création. Je ne peux pas me figurer un Dieu qui réglerait sa volonté sur l’expérience de la mienne. Je ne veux pas et je ne peux pas concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et stupidement égoïste."
      (Albert Einstein / 1879-1955 / Comment je vois le monde / 1934)
      nous montre un Einstein athée.

      D’autres citations nous feraient plutôt penser à son agnosticisme :
      "Quiconque prétend s’ériger en juge de la vérité et du savoir s’expose à périr sous les éclats de rire des dieux puisque nous ignorons comment sont réellement les choses et que nous n’en connaissons que la représentation que nous en faisons."
      (Albert Einstein / 1879-1955)

      Vous faites référence à Spinoza, je vous rappelle que Spinoza a été condamné comme athée. À mon sens, Spinoza était plutôt un agnostique (ce que je suis également). ne pas avoir de croyance, ne pas croire à l’existence ou à la non existence d’une / de quelconque(s) déité(s). C’est d’ailleurs, à mon avis, la seule solution pour un scientifique.

      Quant à Einstein, il avait nous avait mis en garde contre les manipulations dont sa pensée allait être victime :
      "Ce que vous avez lu sur mes convictions religieuses était un mensonge, bien sûr, un mensonge qui est répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnel et je n’ai jamais dit le contraire de cela, je l’ai plutôt exprimé clairement. S’il y a quelque chose en moi que l’on puisse appeler « religieux » ce serait alors mon admiration sans bornes pour les structures de l’univers pour autant que notre science puisse le révéler."
      (Albert Einstein / 1879-1955 / « Albert Einstein : le côté humain » édité par Helen Dukas et Banesh Hoffman, lettre du 24 mars 1954)


    • Jordi Grau J. GRAU 1er mars 2011 13:29

      J’ai du mal à comprendre pourquoi ma réponse à Impertinent3 a été moinssée. Il me semblait avoir fourni des arguments difficilement réfutables. Si je me suis trompé, qu’on m’explique en quoi.


    • Jordi Grau J. GRAU 1er mars 2011 13:39

      A Impertinent3

      Non, les propos que vous citez ne prouvent en aucune manière l’athéisme, ni même l’agnosticisme d’Einstein. Einstein n’admet pas l’existence d’une vie après la mort, d’un Dieu personnel, d’un Dieu qui punit et récompense... Cela je l’avais compris, car je sais aussi bien lire que vous. Mais tous ces propos ne font pas d’Einstein un athée, mais un adversaire des religions, et en particulier des trois grandes religions monothéistes.

      Quant à Spinoza, il a certes été considéré comme athée à son époque, parce que sa conception de Dieu était extrêmement différente de celle de ses contemporains. Pour Spinoza, Dieu est parfaitement immanent. Il se confond avec la totalité de l’univers, avec la Nature. Mais il n’est pas pour autant un grand machin sans intelligence : il y a bien une pensée divine pour Spinoza. Bien entendu, on n’est pas obligé d’être d’accord avec Spinoza. Si l’on est athée - comme vous semblez l’être - on peut penser qu’il n’est pas allé assez loin. Mais on ne peut pas dire qu’il n’y a pas de Dieu dans la philosophie de Spinoza. Dieu y joue même un rôle central. Hegel a dit à ce propos que le spinozisme n’est pas un athéisme, mais plutôt un « acosmisme » : ce que cette philosophie met en doute, c’est moins l’existence de Dieu que la réalité du monde, celui-ci étant en quelque sorte absorbé dans la totalité divine. 


    • Jordi Grau J. GRAU 1er mars 2011 13:42

      A Impertinent3

      Rectification : j’ai dit que vous sembliez être athée. En relisant votre message, je m’aperçois que vous êtes en fait agnostique. Désolé donc pour la petite inexactitude de mon précédent message.


    • Dominitille 1er mars 2011 14:07

      Je n’ ai droit qu’ à un vote malheureusement, il faudra attendre d’ autres plusseurs pour annuler ses votes négatifs qui à mon avis n’ont pas lieu d’ être ;


    • Furax Furax 1er mars 2011 18:38

      « Rectification : j’ai dit que vous sembliez être athée. En relisant votre message, je m’aperçois que vous êtes en fait agnostique. Désolé donc pour la petite inexactitude de mon précédent message »

      Voilà qui en dit long sur les prétendus « sondages » qui trient croyants, agnostiques et athées.
      Tous les sondages sont manipulatoires.
      Regardez qui les réalise et cherchez ce que l’on veut vous faire avaler


    • volpa volpa 1er mars 2011 11:15

      J’ai un neveu qui se dit pratiquant et non croyant.


      • impertinent3 impertinent3 1er mars 2011 11:31

        Cela me rappelle un merveilleux dessin de Reiser (il nous manque tous les jours). Un sondage avait comme résultat qu’une majorité de français étaient croyants mais ne pratiquaient pas.

        Reiser nous montrait le pape (je ne sais plus lequel, je m’y perds un peu) qui disait : « Eh bien moi, c’est exactement le contraire, je ne crois pas, mais je pratique ».


      • Romain Desbois 1er mars 2011 11:17

        Les religions comme les dieux sont mortelles et celles qui existent encore mourront. Seront-elles remplacées par d’autres ? Oui certainement.
        Certaines personnes ont besoin de réponses même irrationnelles ou incohérentes.
        Le terreau des religions étant la peur de l’inconnu.
        Et il y a aussi des gens pour qui le « prêt à penser » que sont les religions est plus confortable.
        Il y a aura toujours des gens pour leur proposer l’outil de leur asservissement.


        • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 1er mars 2011 11:50

          Frédéric Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi je suis si avisé », § 1 :

          « Dieu est une réponse grossière, un manque de délicatesse à l’égard des penseurs que nous sommes, – au fond c’est même une grossière interdiction qui nous est faite : « Tu ne penseras point ! » ».


        • niberta 1er mars 2011 15:29

          Et votre commentaire est un ramassis de lieux communs de prêt à penser.


        • Frabri 1er mars 2011 12:07

          Dans le monde il y a :

          2 milliards de chrétien-ne-s
          1 milliard 300 millions de musulman-ne-s
          840 millions d’hindouistes
          500 millions de bouddhiste

          Avec les problèmes écologiques qu’il y a, l’humanité risque de disparaitre avant les religions, hélas ! ! !

          Heureusement qu’il y a un « retour du religieux » Dieu merci.

          http://www.bing.com/search?q=%22retour+du+religieux%22&go=&form=QBLH&filt=all&qs=n&sk=


          • Jordi Grau J. GRAU 1er mars 2011 13:27

            En admettant qu’il y ait bien un « retour du religieux », pourriez-vous m’expliquer en quoi c’est heureux ? Je ne suis pas nécessairement opposé à vos idées, mais cela m’intéresserait de les connaître.


          • Romain Desbois 1er mars 2011 14:26

            Frabri

            Vos chiffres sont faux car ils ne sont qu’une estimation à la louche.

            Comment vous êtes arrivez à cela ?


          • Frabri 1er mars 2011 16:44

            J Grau

            C’est heureux car je suis contre la société de consommation
            http://fr.ekopedia.org/Soci%C3%A9t%C3%A9_de_consommation

            A la base de la société de consommation il y a le matérialisme et l’individualisme de droite et de gauche, les consommateurs et consommatrices sont plus intéressés par l’« avoir » que par l’« être » et se laissent influencer par le matraquage publicitaire qui les incite a consommer.

            Les religions en principe sont contre le matérialisme et l’individualisme. cela se voit nettement dans les monastères bouddhistes et chrétiens où les moines et moniales sont plus intéressé-e-s par l’être que par l’avoir.

            De plus en plus de nos concitoyen-ne-s se rendent compte que la consommation ne suffit pas a faire le bonheur et a donner un sens a leur vie, il y en a qui vont dans les sectes, d’autre dans les religions.


          • Frabri 1er mars 2011 16:52

            Romain Desbois

            Ces estimations je les ai trouvées avec le moteur de recherche Google en faisant « nombre de chrétiens dans le monde », « nombre de musulmans dans le monde »..etc

            Effectivement ce sont des estimation, mais au niveau planétaire on est pas a quelques millions prés, ce qui compte c’est l’ordre de grandeur.


          • Romain Desbois 1er mars 2011 16:59

            Google ne donne que des liens que vous ne citez pas.
            Si l’on tape dans ce moteur de recherche « nombre de chrétiens en France », google nous sort des liens faisant référence à 40 voire 42 millions.
            Ce qui me semble un peu beaucoup non ?
            Mais que met-on dans les termes ?
            Pratiquant ? De culture ?


          • ffi ffi 1er mars 2011 12:18

            Une religion est aussi un corpus de récits qui transporte une certaine vision du monde. C’est une sorte de « lavage de cerveau », qui produit une psychologie commune chez ses ouailles, des manières d’être ensemble partagées.

            Une religion morigène ses enfants et la commune morale ainsi produite permet l’entente et ainsi donc une politesse cordiale, ce qui est chose requise pour fonder les rapports politiques dans toute cité.

            Toute religion est donc un principe de civilisation. On ne peut changer la religion d’un lieu sans changer la civilisation de ce lieu : bientôt les productions culturelles, les us et coutumes diffèrent.

            Les civilisations sans religion n’existent pas.

            Quel est donc la religion de notre temps ? C’est l’argent, la matière, le dur et tangible. Ce qui est sacré, source de toute richesse, c’est le commerce. Dans les temples de la consommation, l’on ne prie pas, l’on paye. C’est une religion de l’estomac. L’humanité est guidée par les nécessités d’alimenter son ventre, elle délaisse les besoins d’alimenter son esprit. Le seul sacrifice que demande le Dieu Estomac, d’après la révélation libérale, c’est de vendre et de se vendre, c’est installer partout la concurrence et laisser faire la main invisible du Dieu créateur de l’économie.

            Quant au « processus historique » de l’effacement des religions historiques, il ne s’agit pas de nier le combat qui leur a été mené. La moitié des édifices religieux furent été détruits pendant la révolution Française, qui sema la terreur. Bientôt les armées de Bonaparte allèrent démanteler le Saint Empire Germanique. La révolution Italienne abolit les états papaux. La première guerre mondiale démantela l’Autriche-Hongrie. Il faut ajouter à cela des railleries incessantes. Il faut aussi ajouter la création de l’école républicaine obligatoire, par le Franc-Maçon Jules Ferry, qui nomma le Franc-Maçon Lavisse à sa tête (futur président de la commission sur la laïcité), lequel y nomma partout des Francs-Maçons.

            La Religion agit à un niveau bien plus bas que la « raison » (quoique je ne suis pas sûr que le terme de raison soit adéquat ici, je préfère parler de Raison stratégique). Elle influence directement les personnalités, ce sur quoi elles aspirent, alors que la Raison stratégique, elle, se borne à trouver les moyens les plus efficaces pour parvenir à sa volonté.

            La Religion se rapporte à l’intelligence du monde intérieur, orientant la verbalisation des sentiments, ce qui oriente la volonté du sujet
            La Raison stratégique, elle, se rapporte à l’intelligence du monde extérieur, orientant la compréhension du monde, et permet donc d’accomplir la volonté précédemment définie.

            La Religion concerne donc le coeur du sujet, en organisant ses objets internes.
            La Raison stratégique concerne, elle, les savoirs à propos des objets externes.

            La Religion libérale, car il y en a une, même si ses dogmes sont tacites, est fondée sur laisser-faire la convoitise interne des hommes pour orienter les volontés. Il est « interdit d’interdire » à cette convoitise de s’exprimer. Il ne faut pas résister à cette tentation de posséder car la somme des désirs individuels est censée créer l’économie parfaite, automatiquement.

            Il s’agit donc de se laisser-aller à tous ses désirs, tel les toxicomanes, puis de chercher tous les moyens pour parvenir à les satisfaire. Il nous suffirait de céder à tout nos caprices intérieurs, et le monde, par magie serait parfait !

            La Religion agit en amont, dès l’expression de la volonté, en encadrant (ou pas) les désirs, la cupidité, l’envie, les vices.

            Les religions ne peuvent donc disparaître. Si quelques uns le croient, c’est parce qu’ils oublient de désigner certaines idéologie qui relèvent de ce phénomène par ce terme.


            • BlackMatter 1er mars 2011 12:50

              Notre religion : l’argent
              Son symbole : le dollar
              Sa bible : Le consensus de Washington
              Ses prophètes : Ronald REAGAN et Margaret THATCHER
              Ses rites : libéralisme et délocalisation
              Ses lieux de cultes : la bourse
              Son clergé : les actionnaires


            • Jordi Grau J. GRAU 1er mars 2011 13:18

              Je suis en grande partie d’accord avec vous, ffi. D’ailleurs, je développerai des idées analogues dans la suite de cet article.


            • ffi ffi 1er mars 2011 15:18

              Notez que le premier qui a soulevé cette thèse, à ma limitée connaissance, c’est Dany-Robert Dufour, dans « le Divin Marché ». Mais j’imagine que d’autres s’y sont essayés.

              Le Dieu Mammon est un fort vieux concept de toute façon.


            • niberta 1er mars 2011 15:45

              Excellent commentaire, Dieu étant immanent à la création, commpe l’a dit Spinoza, les religions disparaîtront avec elle.


            • pastori 1er mars 2011 12:23

              « tu gagnera ta vie à la sueur de ton front. » c’est un mandement de Dieu incontournable auquel tout croyant doit obéir.

              les religions disparaîtrons quand on obligera les curés les évêques, cardinaux, papa, mollah, rabbins, imam, pasteur.....à travailler pour gagner leur vie à la sueur de leur front .
              sinon l’enfer les guette !

              de même que les capitalistes doivent obéir. tous ces bétencourt et cie, héritiers de l’argent gagné à la sueur du front des travailleurs qui naissent et meurent sans jamais lever le petit doigt sont aussi assurés d’aller en enfer.

              par charité, il faut donc leur éviter ces tourments de l’enfer en obligeant les religieux à gagner leur vie et aux héritiers à ne percevoir que la part de richesse revenant au seul travail de leurs parents. la part d’héritage qui provient du travail des salariés de leur entreprise doit leur revenir. par la loi imposée.

              • easy easy 1er mars 2011 13:07

                Je crois que cette idée fait son chemin.


              • pastori 1er mars 2011 12:46

                le moinsseur devrait plutôt dire ce qui lui déplait dans mes propos. s’il a le courage de ses opinions..


                je suppose qu’il doit être membre du clergé ou capitaliste héritier.

                • pastori 1er mars 2011 16:21

                  ou les deux smiley


                • manusan 1er mars 2011 12:52

                  Merci pour l’article.

                  Pour la suite, il serait intéressant de s’attarder sur toutes les remises en cause fondamentale pendant le 20eme siècle (principe d’entropie, ADN, relativité, psychologie, big bang, ect ...).

                  Les dogmes des grandes religions vont en prendre un coup.


                  • Jordi Grau J. GRAU 1er mars 2011 13:24

                    Les découvertes scientifiques ont réfuté ou affaibli certaines croyances, c’est un fait. La géologie et la biologie sont, par exemple, difficilement compatibles avec l’idée que le monde a été créé en six jours. Cependant, les religions peuvent se transformer, comme le dit Cocasse. Aujourd’hui, beaucoup de chrétiens ou de juifs pensent qu’il ne faut pas prendre la Bible au pied de la lettre.

                    Par ailleurs, certaines théories scientifiques sont neutres d’un point de vue religieux. Vous citez le Big Bang, Manusan. Or, cette théorie ne me semble rien prouver pour ou contre l’existence d’un Dieu. Un athée pourrait dire : « Il n’y avait rien avant le Big Bang, ou alors un autre univers. » Un croyant pourrait rétorquer : « Il faut bien remonter à une cause première de l’univers. Pourquoi cette cause première ne serait-elle pas Dieu ? »


                  • ffi ffi 1er mars 2011 15:30

                    Une religion aboutit à une certaine compréhension de soi-même par soi-même, une compréhension subjective. La science se restreint à une compréhension objective (vue de l’extérieur).

                    A quoi sert-il donc de connaître les moindre os de sa main pour faire le bon geste ? L’exercice, l’entrainement, ne sont-ils pas plus adéquat pour comprendre soi-même la manière d’agir optimale ?

                    A-t-on vu des footballeurs se former exclusivement en salle de classe sur la cinétique du ballon, et l’anatomie ? Certes ces connaissances ne nuisent pas, mais elle ne suffisent pas.

                    A quoi nous sert donc de connaître par coeur les neuromédiateurs et l’anatomie cérébrale si l’on ne sait pas les maîtriser de soi-même ? A ingurgiter les médicaments psychiatrique ?

                    Malheureux ceux qui ignorent qu’ils ont une âme ! Ils négligent de se connaître et de savoir se maîtriser !


                  • Jean 1er mars 2011 19:17

                    Stupide questionnement de l’ Homme qui ne comprend pas que la doctrine du Christ n’ est pas un choix de notre raisonnement à faire entre « croire » et « ne pas croire » (produits de la raison) ;

                    ...mais la promotion du coeur ou l’ « intelligence du coeur ».

                    Indices :

                    Le buisson ardent parle car notre raison entend les mots, mais surtout « brûle », et le buisson c’ est l’ Homme lui-même... nouveau, ...qui rayonne, qui aime !

                    A des personnes qui demandent un signe, Jésus répond : "il ne sera pas donné d’ autre signe que celui de Jonas" ; Jonas est Homme, donc le signe est l’ Homme lui-même (trois jours dans le ventre d’ une baleine ou trois jours dans le tombeau pour le Christ historique -mythe ou réalité qu’ importe-, ou encore pour tous les christs que nous sommes : passé, présent et devenir...)

                    Sur la croix, Jésus appelle le « Père », mais... « personne » ne répond ; Il a soif : (le monde visible, concret, étant image de l’ invisible, du subjectif) il a soif ...de l’ Amour des Hommes, de notre feu, de notre rayonnement : pas d’ autre « signe »...

                    De même façon, il est « fils de l’ Homme » car l’ enfant de lumière doit naître ...en nous.

                    « Vous êtes des Dieux » (Jésus)

                    Ni croyance, ni incroyance, pas de doctrine..., de culte du savoir, de la raison, de théologie, ... pas d’ assujétissement aux rites, dogmes, ... « mon joug est suave et mon fardeau léger »

                    L’ Homme se torture, alors que la joie sans raison autre qu’ elle-même est naturelle.

                    On est seul avec soi pour le découvrir, et « Soi » est grand, immense même ; la poésie, la musique, ... ne sont pas des « Arts » (!) mais Portes vers l’ oeuvre d’ Art qui est... Nous-même. Art nouveau, Art vivant. Le silence finit par suffire.

                    « Le Royaume des cieux est au-dedans de vous »
                    « Soyez votre propre Dieu » (Socrate)
                    « Vous êtes votre propre refuge » (Bouddah)

                    L’ Homme « croit » à tort : le Christianisme, le Bouddhisme, le Taoïsme se rejoignent

                    Croire est produit du mental et Bouddah refuse tout commentaire sur « âme » « Dieu », le Chrétien parle d’ indéfini..., le Toa n’ aucune caractéristique.

                    L’ Homme est fait pour aimer (sobrement, naturellement)... humanité en devenir...

                    Les religions sont vieux vêtements car chacun se débrouille avec lui-même, le Saint finit par être ermite, s’ assumer SEUL, pour aimer inconditionnellement

                    etc.


                  • Jean 1er mars 2011 19:38

                    Rectif. bien sûr « le Tao n’ a aucune caractéristique »

                    Autre indice :

                    Si je considère le mental, la raison livrée à elle-même, sans le coeur, personnifiée par « Satan » ;

                    dans la parabole où des démons disent au Christ : « tu es le fils de Dieu, le Christ », celui-ci les fait taire, il refuse leur témoignage, il refuse donc le témoignage du mental, de la raison : la croyance.

                    L’ Homme est indéfinissable..., il est « Feu »

                    « Qu’ il entende etc. » ...qui veut (Jésus) ou « qui s’ élit » (A. Huxley)


                  • ronron 2 mars 2011 16:51

                    @ J grau : « Un athée pourrait dire : « Il n’y avait rien avant le Big Bang, ou alors un autre univers. » Un croyant pourrait rétorquer : "Il faut bien remonter à une cause première de l’univers. Pourquoi cette cause première ne serait-elle pas Dieu ? »


                    Il faut que quelque chose ait toujours été pour que quelque chose soit. Sinon nous sommes devant une aporie scientifique : la plus gigantesque des générations spontanées...

                  • Cocasse cocasse 1er mars 2011 12:54

                    Je doute que les religions disparaissent. Elles existent sous une forme ou une autre depuis la nuit des temps. Elles correspondent à un besoin de transcendance propre à l’esprit humain, et au mystère de la création.
                    Ce qui peut se produire par contre, c’est qu’elles se transforment.

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Jordi Grau

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