Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Religions > Mahomet est une caricature !

Mahomet est une caricature !

« Mahomet, la fin des idées reçues ». C’est le titre du dossier que la très sérieuse revue historique du groupe Bayard Presse, Historia, a choisi de consacrer, dans son tout dernier numéro de février, au prophète de l’islam. Un dossier qui ambitionne et tente d’apporter quelques éléments de réponse à des interrogations souvent récurrentes en Europe : Qui était au juste le prophète ? Qu’a-t-il dit des femmes ? Comment traitait-il les esclaves ? Quels liens existent-ils entre l’islam, le judaïsme et le christianisme ?

Il faut bien dire qu’à la lecture de ce titre, on serait tenté de se procurer au plus vite ladite revue, ne serait-ce que pour savoir de quoi il retourne.

Ainsi, toutes ces années, l’opinion publique française aurait été abusée au sujet du prophète Muhammad, victime ou coupable d’idées reçues à l’encontre de celui qu’on surnomme le dernier des prophètes ? Une regrettable gageure qu’il s’agirait de réparer, de corriger, grâce à la contribution précieuse d’historiens et d’islamologues contemporains, pleinement engagés à rétablir la vérité historique sur ce grand personnage.

Eh bien, que les lecteurs se rassurent, car il n’en est rien. Ou si peu. Ce 734e numéro d’Historia, en dépit des nombreuses informations intéressantes, enrichissantes, qu’il recèle (notamment l’article de Jean-Paul Charnay, sur les guerres de conquêtes), bien loin de lever quelques-unes des idées reçues sur le prophète, semble, au contraire, s’attacher à les entretenir.

Particulièrement, trois d’entre elles, que nous allons nous efforcer de décortiquer.

De Muhammad à Mahomet

La première idée reçue concerne le nom du prophète lui-même, apparu en France dès le Moyen Âge, sous la forme notoire et usitée, jusqu’à ce jour, de Mahomet. Une forme nominale que l’on présente et justifie comme une simple adaptation d’un nom propre arabe en ancien franc. Depuis cette époque, Mahomet s’est imposé comme la seule appellation officielle désignant le prophète des musulmans.

Cette question pourrait paraître anodine si ce nom, lui-même, n’était pas révélateur de certaines représentations historiques et sociales, régulièrement activées et génératrices de malentendus, de tensions et parfois, de conflits. Nous verrons donc, plus loin, à quelles finalités, cette mutation syntaxique de Muhammad à Mahomet, a-t-elle obéi, et sous quelles conditions, s’est-elle opérée.

Avant cela, observons que la revue Historia utilise dans ce dossier les deux formes nominales : Muhammad, dans les cinq articles du dossier, qui est la seule forme orthographique (le nom propre Mohamed est également utilisé) reconnue et acceptée par les musulmans ; Mahomet, en titre et dans les multiples annotations.

Ce double emploi est justifié de la manière suivante : « Muhammad (littéralement « le Louangé ») est la transcription phonétique à laquelle les Arabes et les arabisants tiennent aujourd’hui. Nous avons donc respecté le souhait de nos auteurs. En revanche, pour tous les textes produits par la rédaction, nous avons conservé le nom de Mahomet, plus immédiat pour le lecteur non-spécialiste. »

C’est ainsi, par une argumentation implicite, par le fait que le nom Mahomet ait constitué l’usage pluriséculaire désignant le prophète, en Europe, qu’Historia impose d’emblée son emploi, même aujourd’hui. Et cette persistance d’usage, il faut bien le dire, soulève un vrai problème.

Pourquoi imposer une forme nominale, Mahomet, fruit d’une longue histoire conflictuelle, que ne reconnaissent pas les musulmans, alors même que la forme Mohamed ou la forme anglophone Muhammad, est dorénavant largement employé dans le vocabulaire français ?

Pour répondre à cette question, il nous faut tenter de comprendre comment le nom du prophète Muhammad, sous sa forme phonétique arabe, a pu se transformer en Mahomet, dans l’usage des langues romanes occidentales.

Sur ce point, un vrai travail de fond a été mené par les historiens et les linguistes. Des travaux récents ont permis d’apporter un éclairage décisif sur ces zones d’ombres.

Concernant la mutation du nom propre, une étude du Pr Michel Masson, de la Sorbonne, publiée en 2003, dévoile plusieurs enseignements capitaux dans la compréhension de ce processus de transformation linguistique. Nous en publions de larges extraits (pour une explication des termes techniques et linguistiques, se référer aux notes, en bas de page.

Pour connaître les sources de l’étude, voir http://selefa.free.fr/files_pdf/AcBul09T02.pdf ).

«  Si l’on envisage le nom arabe du prophète Muhammad, on voit donc que, par exemple en anglais contemporain, il a subi une distorsion minimale (Mohammad). Il en est de même en allemand ou en néerlandais (Mohammed). Tel n’est pas le cas en anglais médiéval ou dans les langues romanes occidentales où l’on observe des altérations insolites. »

Après avoir fourni quelques exemples de mots courants ayant subi des transformations linguistiques, l’auteur de l’étude observe, concernant le terme de Mahomet, certaines caractéristiques, inhabituelles.

« Cependant trois phénomènes peuvent surprendre :

* le rendu des deux premières voyelles : u par a et a par o, u (et une fois par i). On attendrait l’inverse.

* le passage de -d final à la sourde -t (ou -th).

* dans certains cas, l’apocope (1) des phonèmes finaux.

On peut rendre compte du passage de -d à -t par une prononciation régionale. Elle semble confirmée, d’une part, par des notations grecques et, d’autre part, par des transcriptions d’anthroponymes (2) dans le domaine espagnol. La métathèse (3) des voyelles est elle aussi attestée dans ces mêmes transcriptions d’anthroponymes. Cependant, s’il est vrai qu’on peut admettre une transmission du nom par certains dialectes comportant ces particularités, il reste que rien n’explique l’apocope.

D’autre part, l’interprétation des deux premières distorsions par des faits dialectaux ne laisse pas de surprendre. En effet :

* s’il est vrai que ces particularités dialectales sont attestées, elles paraissent avoir été minoritaires et elles n’ont apparemment laissé aucune trace dans les dialectes modernes.

* pour aboutir à une forme telle que Mahomet, il aura fallu que ces particularités dialectales minoritaires soient simultanément représentées dans la source de l’emprunt.

* le contact entre romanophones et arabophones n’a pas été ponctuel mais multiple dans le temps mais aussi dans l’espace : Andalousie mais aussi Italie méridionale et, auparavant, sans doute Afrique du Nord.

Dans ces conditions, il est hautement improbable que les romanophones aient été exposés uniquement à un arabe hypothétiquement caractérisé par l’assourdissement du -d en -t et par la métathèse a/o et si, d’aventure, ils l’ont été, il aura fallu qu’intervienne quelque chose qui interdise toute modification par une forme plus communément représentée. »

Généalogie d’un fantasme

Dans ce passage, Michel Masson met en évidence deux choses. Le phénomène de transformation était une pratique courante dans les langues européennes. Mais également le fait que la transformation linguistique de Muhammad à Mahomet n’a pas obéi à un processus naturel et conforme aux idiomes romans de l’époque. Le contexte culturel et la configuration linguistique du Moyen Âge ne permet pas d’en rendre compte. La spécificité des changements effectués indiquent donc une inflexion particulière qu’il va tenter de résoudre.

« Pour trouver la solution à ce problème ainsi qu’à celui que pose l’aphérèse (4) dans les formes de type Mahoma, il pourrait être instructif d’examiner les mots romans formés à partir de ce nom propre. Pour ce faire, l’on se reportera à la rubrique Mahomet du FEW, t. XIX.

Comme on peut s’y attendre, on y trouvera des mots qui se réfèrent à la religion musulmane comme mahomerie « mosquée » (aussi mahumerie, mahommerie).

Mais on observe 4 autres orientations sémiques beaucoup moins banales :

1) mahoumet « mauvais génie, esprit » ; maumet « satan » ; mahons
« dieux païens » + « diable » (+ sic.
Maumma « diable » [aussi « turc, infidèle »] ; + Mahonin, « démon de la 3e hiérarchie »4. Cf. aussi esp.and. mahomìa « mauvaise action »).

2) moumo « statue » ; mahomet « idole » ; mawoumet « caricature, homme de paille qu’on place à proximité de la demeure d’un homme qu’on veut ridiculiser » (+ «  nuit du 1er mai » ; + m.angl. mahum « idole »).

3) mahom « lourd et grossier » ; magon « homme malpropre » + « épouvantail » (+ and. majoma « lourdaud »).

4 ) mahoume « compagne des loups-garous = femme de mauvaise
vie ». (+ anc.fr.
mahomet « favori, mignon », DAF, s.v. « Mahom », aussi mahomes).

Bien entendu, on aura reconnu dans cette exploitation du nom du prophète la motivation xénophobe la plus délirante, celle de gens totalement christianisés pour lesquels toute croyance étrangère relève de l’abomination. La haine ainsi manifestée par les chrétiens à l’endroit de l’islam pouvait encore être accentuée du fait qu’ils avaient été attaqués et vaincus à plate couture et, pire, peut-être craignaient-ils aussi qu’après avoir écrasé le christianisme de ses domaines asiatiques et africains, les musulmans ne s’apprêtent à les anéantir partout définitivement.

On remarquera avec intérêt que ces 4 directions sémantiques se trouvent représentées dans le sémiogramme (5) de MARM et de MOM qui, rappelons-le, sont articulées autour du nom du singe/chat  :

MARM-

1. prov. marmau « ogre » (S, p. 71 et 90).

2. fr. marmouset « figure grotesque » (S, p. 91) ; marmotte « poupée

 » (S, p. 95) ; sic. marramau « épouvantail » (S, p. 71).

3. it. marmotto « lourdaud », marmocchio « benêt » (S, p. 93) ; esp.

marmolillo « niais ».

4. fr. marmite « prostituée ».

MOM-

1. sarde momo « monstre » ; cal. mommu « fantôme ».

2. roum. momîie « épouvantail ».

3. fr. môme « sot » (FEW) ; cal. mommu « idiot ».

4. fr. môme « giton ».

Dans ces conditions, l’on comprend ce qui a dû se passer : le nom du prophète aura été déformé pour pouvoir être intégré dans le dispositif péjoratif relatif au singe/chat (...) Nous décrivons là un processus bien connu de cacophémie réalisé sous forme de calembour. Il est confirmé par le fait que, dans de nombreux cas, la même démarche a été utilisée.

La cacophémie (6) explique donc l’aphérèse subie par le nom de Mahomet mais elle permet aussi de résoudre les difficultés d’interprétation de la métathèse des voyelles et de l’assourdissement du d.

On sait enfin que, au Moyen Âge, le singe, comme le chat, est tenu pour une créature infernale. Le jugement de Luther résume bien l’opinion générale : « Les serpents et les singes sont sujets du diable plus que tous les autres animaux... Je crois que le diable habite les singes et les guenons pour qu’ils puissent aussi bien contrefaire les humains. » En cela, comme le signale Feinberg, le singe est proche « des sorciers, des assassins, des maquereaux et des idolâtres » mais aussi, comme le rappelle Janson « des païens, des apostats et des hérétiques ».

De cette étude, nous pouvons retenir deux choses. La métamorphose du prénom Muhammad en Mahomet, n’a pas obéi à de simples considérations d’usage, de commodité et de ré-appropriation linguistique. Elle répondait à des desseins de diabolisation et de calomnie religieuse, dans un contexte historique qui les favorisaient volontiers.

Une sortie symbolique

Plus que cela, cette mutation linguistique a traduit, pour les peuples romans du Moyen Âge, la représentation collective, elle-même fruit d’une construction collective, élaborée sur la figure du prophète, et partant, des musulmans eux-mêmes.

Professeur d’histoire médiévale à l’université de Florence, auteur du célèbre ouvrage Europe et Islam : histoire d’un malentendu, Franco Cardini explique la prégnance de cette vision caricaturale de l’islam.

« On reste confondu devant l’image de l’islam qui émerge des textes décrivant les musulmans au moment de la première croisade, non seulement ceux des chroniqueurs (d’ailleurs avares d’informations sur le sujet) mais surtout les poèmes épiques, dont il ne faut pas oublier qu’ils étaient rédigés ou recueillis dans des cercles totalement laïcs ou presque, et qu’ils véhiculaient une propagande destinée aux laïcs et aux illettrés. La connaissance que l’Europe occidentale du XIe siècle avait de l’islam était maigre, confuse, pleine de lacunes ; de plus, elle se répartissait en différents niveaux de savoir et d’utilisation, et elle était l’objet d’une médiation organisée qui en manipulait les contenus en fonction des milieux et des objectifs visés (7). »

Une instrumentalisation, inaugurée au Moyen Âge, qui se poursuivra sous la période coloniale (dans la figure de l’indigène, être de violence, sauvage, sans civilisation et sans Histoire), et, dans une autre mesure, aujourd’hui même, dans les discours sur l’islam, de l’extrême droite jusqu’à l’intelligentsia laïciste de gauche.

Depuis cette funeste époque, près de mille années se sont écoulées.

Aujourd’hui, les musulmans sont une composante essentielle de la communauté européenne. De nouvelles générations de citoyens affirment sans ambages, de plus en plus, leur volonté de vivre leur foi et leur citoyenneté, pleinement, de manière équilibré et dans un cadre pluraliste.

Plus que tout autre chose, ce mariage entre foi et raison témoigne que nous sommes bien entrés dans une ère post-moderne, où la coexistence s’impose d’elle-même comme une évidence, la marque du bon sens. Une réalité qui ne s’imposera certainement pas sans heurts, ni tensions identitaires. C’est, somme toute, déjà le cas.

Mais l’histoire est en marche et il appartient aux hommes de la conduire et de la construire, collectivement. Pour y parvenir, il sera grand temps de renvoyer les procédés rhétoriques calomnieux et diabolisant, à l’époque qui les a vus naître.

Mahomet est un produit de ces procédés malhonnêtes. Il en porte les stigmates.

Et sur ce point, il nous faut dire que la véritable caricature du prophète qu’ait produite l’Occident, n’a pas émergé d’une publication danoise, il y a deux ans, mais d’une époque historique baignée et noyée par son obscurantisme, il y a mille ans.

Réhabiliter le nom du prophète devrait donc nous permettre d’inaugurer une sortie symbolique, de la double impasse diabolisation/victimisation, dans laquelle les termes de ce débat ne cessent de nous enfermer. Vivre enfin cette nouvelle ère, sous le signe de la maturité, de l’apaisement et de la sagesse, dans la plus pure des traditions humanistes européenne, voilà ce que, résolument, nous devons appeler de nos vœux.

1- En rhétorique et en phonétique, une apocope est l’amuïssement d’un ou plusieurs phonèmes en fin d’un mot : photo pour photographie, ciné pour cinéma (lui-même apocope de cinématographe), télé pour télévision ou téléviseur (source : wikipédia).

2- Nom masculin singulier, désignant une personne.

3- Modification rhétorique, linguistique, phonétique ou morphologique qui altère l’intégrité d’un mot par addition, suppression, substitution ou permutation d’unités (phonétiques ou morphologiques).

4- En linguistique, l’aphérèse (du grec φαίρεσις aphaíresis, « ablation ») est une modification phonétique impliquant la perte d’un ou plusieurs phonèmes au début d’un mot. L’aphérèse est un métaplasme s’opposant à l’apocope.

5- Structure linguistique et sémantique, basique, d’un terme.

6- Utilisation de mots obscènes, dits gros, atteignant les choses avec brutalité et sans détours, par opposition à l’euphémie, art du parler elliptique qui garde constamment le souci de ne pas heurter la plus fine sensibilité.

7- Europe et islam : histoire d’un malentendu, éditions Points, p 119.


Moyenne des avis sur cet article :  2.59/5   (68 votes)




Réagissez à l'article

148 réactions à cet article    


  • pallas 5 mars 2008 12:29

    Ce qui m’ennuie avec notre nouvelle liberté d’expression c’est que l’ont peut faire des caricatures de Mahomet qui sont d’un gout plutot nauseabon et fort impregné de mechanceté sur une religion. Critiqué de trouver qu’il y a trop de caricatures et qu’elles sont de tres mauvais gout et provocatrices c’est anti liberté d’expression, donc c’est une liberté d’expression que dans un sens, celui de craché sur le musulman c’est bien etrange. De plus nous sommes dans l’obligation de faire des caricatures de la religion musulmane mais il est interdit de faire de la caricature des homosexuels ou bien de la religion juive, tout cela evidemment sous le couvert de a liberté d’expression n’est ce pas ?. Sa veut que je peut me moqué de la religion musulmane et que j’en suis dans l’obligation pour affirmer ma liberté mais qu’au nom de cette meme liberté d’expression je n’est pas de la droit de me moqué des homosexuels et de la religion juive. Je trouve que cela est grave et extremement ignoble d’agir ainsi. Je ne suis pas chretien, n’y juif, n’y musulman, je ne crois pas en dieu, pour autant je respece les individues qui ne pensent pas comme moi et je ne me moquerai pas d’eux, le respect de celui qui est different est un devoir et l’obligation dans un pays soit disant revendiquant la liberté d’expression. Ont ne peut pas faire 2 poids 2 mesures, notre societe dans son ensemble devient caricaturale a l’extreme ou tout le monde se dit victime de tout le monde ou tout le monde accuse l’autre, ou tout le monde revendique sa liberté d’expression pour vomir sur l’autre et surtout imposer sa maniere de penser.


    • Narkoléon 5 mars 2008 13:52

      Perso, je ne crois pas en Allah. Ce Dieu n’existe pas, et Mahonet, Mahomed, ou tout ce que l’on voudra était un homme malin et rien de plus. La religion musulmane est une secte qui a réussie, et je trouve ses coutumes et ces cérémonies éminnement ridicule.

      Si dans ce passage, vous remplacez les éléments ayant traits à la religion musulmane, par des traits chrétiens, vous obtenez le discours standard que l’on entend à tout bout de champ.

      Dans un récent article, nombre de "commentateurs" voir auteurs, on qualifiés les chrétiens de singe sbonobos, de moutons. J’imaginent qu’ils doivent avoir des sobriquets animaliers pour décrire la prière musulmane.

      Il est bon de laisser chacun avoir sa conscience religieuse, sans porter de jugement sur celle-ci. Ou alors, de porter un jugement sur LA religion et non pas Les religions. Faute de quoi, on ne sera rien d’autre qu’un lache deriière un clavier.


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 15:02

      Narkoléon,

      En arabe, les dévots des trois religions disent Allah pour faire référence à Dieu.

      En araméen, Dieu est dit : Allaha (regardez mon logo, il en est la transcription).

      En hébreu, Dieu est dit : Elah, Eloh, Eloah. El n’est que la contraction de ce nom.

      Dans les trois langues la racine sémitique est la même : ALH (même la prononciation ne diffère que très très peu).

      En araméen et en arabe, selon l’emplacement du terme Dieu dans la phrase il peut être prononcé (invariablement dans les deux langues) : Allah, Allaha, Allahi, Allahu.

      YHWH, le tétagramme n’est pas un mot sémitique. Il s’agit d’un nom composé, d’origine égyptienne.

      YHWH est facile à prononcer quand on le revet de ses signes diactriques, ce qui par adjonction des voyelles dans les langues latines donne ceci : YaHuWaH.

      YaHuWaH se décompe ainsi : YaH + HuWaH

      (en hébreu le dernier H n’est jamais prononcé, comme pour le prénom Sarah)

      HuWaH = Lui , et ce ancien égyptien, en arabe, en araméen et en hébreu

      YaH = est un nom porté par une divinité agyptienne, qui dut certainement être utilisé comme nom générique

      YaH + HuWaH = c’est lui Dieu.

      Allah, Allaha, Elah, Eloh, Eloah ce n’est qu’un seul et même mot sémite.


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 15:06

      Narkoléon,

      Inculte que vous êtes vous serez totalement loin de comprendre le sens de la prière musulmane.

      Ceci pourrait vous aider :

      Conférence donnée par Tariq Ramadan :


    • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 5 mars 2008 15:36

      Cher ParadisiaK

      Citer Tarik Ramadan c’est déjà faire preuve d’un penchant quelque peu islamiste, je rappelle que l’islamisme est une lecture déviante des textes coraniques qui nuisent, à mon avis, à une bonne interprétation/compréhension/vision de l’Islam.

      Une fois de plus vous compromettez votre crédibilité.

      Cordialement.

       


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 15:42

      Bateleur du Tarot, du Ragot et du Megot,

      Je ne suis pas islamiste. Tariq Ramadan ne l’est pas non plus.

      Dites moi ce que vous reprochez exactement à Tariq Ramadan.

      Cessez votre chantage monsieur le sioniste.


    • Gazi BORAT 5 mars 2008 16:04

      @ Bateleur du Tarot

      Vous êtes plus sourcilleux envers les autres qu’envers vous-même.

      Dans un récent article sur Gaza, vous n’avez pas hésité à mettre en lien sur un site pro-MNR...

      Vous auriez pu légitimement, en suivant votre logique, vous faire traiter de fasciste...

      Cela dit, je n’apprécie pas non plus Tariq Ramadan.. ni les prédicateurs en général !

      gAZi bORAt


    • Zalka Zalka 5 mars 2008 16:06

      Tariq Ramadan, petit fils du fondateur des frères musulman ne serait pas intégriste ? Ah !

      Je le croierais si lui ou son frère (dont il est très proche) reniait les "enseignements" de son aïeul. Non seulement ce n’est pas le cas, mais pire : nombre de ses discours sont calqués sur la mentalité de son criminel grand père.

      Oui, Tariq Ramadan est un dangereux intégristes. Peut être n’organise-t-il pas d’attentats, mais il distille insidieusement le poison qui sert d’engrais à Al Qaeda.


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 16:15

      Zalka,

      Des preuves s’il vous plait. Des preuves.

      Je réalise hélas que vous vous êtes assujeti vous aussi à la propagande fourstienne organisée par les détracteurs de Tariq Ramadan, qui ne parviennent pas à lui reprocher grande chose, sinon ses ascendances, comme quoi......

      Soyez sérieux un tant soit peu.


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 16:17

      Gazi Borat,

      Désolé de ne pas vous avoir rendu la salutation hier, j’étais un peu distrait.

      Salutations les meilleures grand frère athée.

      Tariq Ramadan vous le connaissez vous aussi assez mal.

      Cher ami, apprenez à le juger sur ses propres dires.

      iyi gunlar


    • tSbeNjY tSbeNjY 5 mars 2008 16:23

      @Paradisiak ak ak

      "Dites moi ce que vous reprochez exactement à Tariq Ramadan."

      Son double langage bien sur. Par devant il prêche la tolérance, par derrière il fait des vidéos islamisantes. Cela suffit à en énerver quelques uns.

      "Je ne suis pas islamiste. Tariq Ramadan ne l’est pas non plus."

      Ben Laden non plus d’ailleurs. Na !

       


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 16:27

      Poiles de Carottes déblaterant des navets,

      Des preuves, des preuves, encore des preuves.

      A défaut, gardez vos autosatisfactions, mauvaises assimilations et amalgammes pour vous, et continuez à vous vous dire cultivé.


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 16:39

      Aux très sympathiques Gazi Borat & Zalca, et aux atres grincheux qui se reconnaitront :

      je colle ici quelques éléments de réponse que je fournissais à Italiasiempre quand elle me fit des reproches quant à mon admiration de Tariq Ramadan, laquelle Italiasiempre reprenait les mêmes fausses accusations portées insidieusement contre Tariq Ramadan (sans oublier celle classique tant reprises par plusieurs incultes, celle relative à la notion de moratoir).

      Voilà le script de plusieurs éléments de ma réponse :

      - - - - - - - - -

      Ledit soir (celui de l’entretient avec Sarkoy), Tariq était en duplex, et s’était fait coupé sa connexion par l’équipe du plateau télé dès que Nicolas sut accrocher sur le fameux mot moratoire.

      La parole ne fut pas donnée à Tariq pour expliciter comme il se doit (pour le philosophe qu’il est) le propos.

      Tariq Ramadan est loin, est mêmetrès très loin, de tenir quelconque discours dualiste, comme essaie de nous le faire croire Tata Caroline Fourest : toutes ses oeuvres et interventions (écrites, audio et video) sont accessibles au public.

      Vous nous nous limiter qu’à l’incident que vous soulever voilà l’excellente rencontre qui eut lieu entre Tariq Ramadan est Abdelwahhab Medheb (où est évoquée de nouveau la question du moratoire, et tant d’autres).

      Apparement vous l’aviez ratée. Elle mérite vraiment et énormément le détour.

      - - - - - -

      Tariq Ramadan a son propre site. Pourquoi hésiter à s’y balader par curiosité !

      Toutes ses cassettes audio sont gratuitement accessibles sur cet autre site.

      Tous ses ouvrages sont accessibles sur le marché de l’édition (faudrait juste les chercher).

      Pas mal de ses débats télévisés avec toutes sortes de détracteurs, et pas mal de ses conférences, existent sur les sites de partage video (faudrait juste les dénicher).

      Prenez le temps de découvrir le philosophe pour être à même de le juger par vous-mêmes cet homme, au lieu d’écouter certaines mésanges qui voudraient vous faire apprendre comment apprécier un philosophe que vous n’avez jamais eu le temps de découvrir sérieusement.

      Tariq Ramadan est une lueure. En Europe, il serait regrétable tant pour les musulmans que pour les non-musulmans de passer outre.

      - - - - - - - - - -

       
      Liste des cassettes audio de Tariq Ramadan (page4)

      Vous avez déjà écouté des gens de l’église, donc vous connaissez déjà la nature de leurs discours.

      Explorez par curiosité ce que dirait le Tariq Ramadan face à un auditoire musulman (et comparez ce que Caroline Fourest vous raconte de ces même cassettes).

       

      - - - - - - - - - -


    • Narkoléon 5 mars 2008 17:09

      @Paradisial

      Monsieur,

      Vous me faites froid dans le dos. Mon commentaire initial, maniait l’ironuie, tout simplement pour défendre le fait que vous puissiez prier votre Dieu, sans que l’on se moque de vous ni que l’on vous insulte. Je faisiat remarquer que les Chrétiens endurent quotidiennement autant d’insultes que les musulmans endurent de racisme.

      Mais vous avez lu mon commentaire en diagonal, ne l’avez pas compris. Et vous avez deferlé avec vos 50 commentaires. Donnant ainsi l’image d’un intégriste, d’un individu avec lequel on ne peut pas discuter. Bref, vous avez montré l’image d’épinal dont souffre tant les musulmans : celui de l’arabe avec un couteau entre les dents.

      Quiconquue lira mon commentaire initial, verra que mon propos n’était pas d’insulter votrev religion. Cela étant, je crois que ce qui vous offusque c’est le fait que l’on puisse nier l’existence de votre Dieu. Et bien cher Monsieur, je nie l’existence de votre Dieu. Cela ne m’empêche nullement de vous dire que je respecte votre religion, et que vous avez à mon sens le droit de prier tout autant qu’il vous conviendra.

      Sur Tariq Ramadan, je ne dirait rien attendu que je ne le connais pas. Comme je ne suis pas Musulman, vous m’excuserez de ne pas venir écouter ses discours. De même que l’on ne vous repprochera pas de ne pas venir à l’église St geneviève écouter le père machin chose.

      J’attends vos excuses. Cela vous grandirait d’en formuler.

      PS : Pour les autres. Merci pour les lecons d’histoire et de sémantique.


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 17:31

      Narkoléon,

      "Mahonet, Mahomed, ou tout ce que l’on voudra était un homme malin et rien de plus. La religion musulmane est une secte qui a réussie, et je trouve ses coutumes et ces cérémonies éminnement ridicule".

      Je vous reprenez uniquement sur ce passage qui démontre votre étroitesse de culture, et sur l’aspect très restreint de vos jugement, quoique le restant de votre article démontre paradoxalement une certaine largesse d’esprit.

      C’est vous cher Monsieur qui avez lu mes réponses en diagonal et les avez pris comme une réponse effrontée.

      Je puis vous dire que vous aussi avez des a priori pas mal singuliers par rapport à l’Islam, mais ils sont moins nombreux que ceux entretenus par les autres incultes que vous dénoncez.

      Les éléments de réponse que je vous fournissais c’était pour vous aider à vous éclairer un peu les idées et vous aider à palier à certaines lacunes cognitives.

      Que vous n’y adhériez pas, ou les rejetiez d’emblée par ce que vous vous êtes senti offensé je n’en ai cure. Vous êtes libre de votre entendement et de vos réactions.

      Avec les avalanches d’a priori déblatérées contre l’islam, le prophète et les musulmans je ne manie pas très bien mon style en répondant à certaines inanités et certains inanistes.

      Je n’ai cure que vous soyez tenté ou pas d’explorer les clarifications fournies par Tariq Ramadan concernant la notion de prière, je trouve par contre très charmant de vous voir entretenir une ignorance totale du sens de la prière islamique et vous vous évertuer malgré ce à donner des jugements desssus (tout en se fermant à comprendre comment les musulmans expliquent leurs rapports avec la prière). Très joli tout ça.

      A propos : qui vous dit que je n’ai jamais été à l’église ?!! J’avais même un mercredi assisté sans mon grès à une prière au sein de l’église*, alors que j’étais parti livrer au prêtre qui tenait l’office un cadeau d’anniversaire qui lui était envoyé par une amie américaine à moi qui était accidentée et qui était dans l’impossibilité d’aller le lui fournir à la date de son anniversaire.

      *je ne pensais pas qu’un mercredi, à 7h30 du matin j’allais me retrouver en pleine prière sans le réaliser, croyant assister à une conférence sur la conversion de Paul au christianisme.

      A propos, mes lectures ne se limitent pas qu’au Coran et qu’à l’Islam. Je m’intéresse à l’étude comparée des religions. Peut-être même je connaitrais davantage de textes et scènes bibliqes que vous.


    • Zalka Zalka 5 mars 2008 17:45

      Paradisial : en fait, j’ai surtout suivi le reportage d’un journaliste musulman français (Mohammed Sifaoui, si je me souviens bien). Le constat est sans appel : les cassettes des prêches de Ramadan contiennent un grand nombre de propos violement anti républicain, anti laïcité.

      De plus, il est de notoriété publique qu’il est resté proche de son frère dont les propos sont encore plus violents.

      Enfin, Ramadan a affirmé publiquement (lors d’une émission de France 2) qu’il était pour un "moratoire" sur la lapidation. Un moratoire ?! Il laisse entendre qu’il faut réfléchir pour savoir si le fait de caillasser de pauvres femmes est bien ou non !

      Je suis désolé, mais certaines pratiques n’ont pas besoin d’un moratoire. J’imagine le tollé (justifié) si un néo nazi proposait un moratoire sur le génocide des juifs... Et bien, si la pratique de la lapidation n’a pas l’ampleur ni la même situation géographique que la shoah, cela reste inadmissible. Et seul un esprit tordu peut émettre l’idée d’un moratoire sur la question au lieu de l’interdiction.

      Ramadan est un manipulateur dangeureux.


    • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 5 mars 2008 17:57

      Mon cher Gazi,

      Dans votre commentaire vous dites :

      "Dans un récent article sur Gaza, vous n’avez pas hésité à mettre en lien sur un site pro-MNR."

      Vous parlez sans doute des photos suivantes, désolés mais je ne les ai trouvé sur aucun autre médias de gauche comme de droite, religieux ou non-religieux.

      Pour faire un poil de symbolisme je vous dirais de regarder le symbole du Ying et du Yang, dans le blanc il y a un petit point noir et dans le noir il y a un petit point blanc, je vous laisse le soin de l’interprétation.

      Cordialement.

       


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 18:16

      Zalka,

      Le reportage de Sifaoui avait été refusé par nombres de chaines européennes tellement il allait à l’encontre de la déontologie journalistique. Seule la télé française l’avait diffusé.

      Le frère de Tariq Ramadan est un abruti. Ce n’est pas parce que votre frère serait un abruti qu’il ne demeurerait pas votre frère.

      Apprenez à juger la personne au lieu de dire son père était ou bien son frère est. Ce n’est qu’un abruti qui pourrait vous dire vous êtes con parce que votre frère l’est.

      Concernant le moratoire sur la lapidation : lisez ma réponse livrée en haut, elle s’adressait particulièrement à vous (entre autres), et cliquez sur les liens du débat que Tariq Ramadan avec Abdelwahhab Medheb. Vous y trouvez des éléments de réponses, et saurez combien vous avez tort à vous vous précipiter à juger cet homme.

      Et au lieu de vous fier à Mohammed Sifaoui (que vous croyez réellement être un musulman, sic, moi je suis athée), qui recourt souvent au troncage des textes et des vidéos, je vous invite à explorer ce que raconte Tariq Ramadan dans ses textes, dans ses audios et dans ses vidéos (tous accessibles au public). Vous ne retrouverez aucun discours dualiste, ni aucun prêche de la haine. Vous serez au contraire hautement surpris : Tariq Ramadan appelle constament à une meilleure lecture et à une meilleure interprétation des sources, et parle systématiquement de réforme de soi, et au lieu de jeter l’opprobre sur les autres il appelle toujours à une remise en cause de soi.

      Je le répète encore : Tariq Ramadan est une lueure. En Europe, il serait regrétable tant pour les musulmans que pour les non-musulmans de passer outre.

      Soyez un tant soit peu curieux, et tenter d’écouter au hasard n’importe quelle cassette audio de Tariq Ramadan. Vous serez hautement surpris, et risqueriez même de changer vos a priori sur ce personnage.

      Apprenez à connaitre cet homme, au lieu de vous vous satisfaire du discours infondé et mensonger de ses detracteurs.

      Je vous met au défi : tentez juste une cassette audio, une seule (vous aurez l’embarras du choix, c’est gratuit, le lien a été fourni en haut).


    • karg se 5 mars 2008 18:27

      C’est pas sa généalogie qui fait ses idées, mais Ramadan c’est surtout un double discours : un pour les médias, un autre sur des cassettes vendu sous le manteau.

      Qui est vraiment Ramadan ?


    • Narkoléon 5 mars 2008 18:30

      "Je vous reprenez uniquement sur ce passage qui démontre votre étroitesse de culture"

      Mais putain, vous ne comprenez pas que le passage dont vous parlez est une caricature faite exprès pour dénoncer ceux justement qui tiennent des propos vis-à vis de l’islam, ou d’autre religion.

      Ce n’est pas mon opinion....
      Ce qui vous choque c’est en gros que l’on puisse dire "je trouve scandaleux que l’on traite mahomet de con". Parce que "mahomet", ou "con" seraient dans la même phrase ?

      Donc en gros, pour ne pas se faire traiter de sioniste, d’inculte, de connard, et j’en passe (relisez-vous), il faut dire la même chose que vous à la virgule, ou de Tariq Ramadan à la rigueur...

      Et je ne me suis pas moqué de votre prière.... Même réponse que précedemment.
      Et j’en connais l’origine, l’esprit. Merci, figurez-vous qu’à 50 balais ca a finit par rentrer dans ma petite tête....

      Merci pour vos suggestion qui sont censé me mettre à votre niveau.... très courtois...

      Bref, débat sans intéret.

      Adios.


    • karg se 5 mars 2008 18:31

      Paradisial tu comprend pas que pour un athé l’idée d’un dieu créateur, de devoir faire des rites, porter certains vêtements, ça nous parait plus pitoresque qu’autre chose. Ce nous empêche pas de toléré vos pratiques, mais ne pas croire n’est pas de l’étroitesse d’esprit mais une preuve de maturité philosophique. La religion est l’imitation de l’adulte par l’enfant, qui vise à bridé la curiosité et la soif de savoir des humains.


    • mimi 5 mars 2008 18:40

      @Pallas

      Pouvez vous faire quelques effort pour écrire correctement ,il est trés difficile de suivre vos diatribes


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 19:13

      Sarkoléon,

      Effectivement, c’était moi qui avais tort.

      Vous disiez : "Si dans ce passage, vous remplacez les éléments ayant traits à la religion musulmane, par des traits chrétiens, vous obtenez le discours standard que l’on entend à tout bout de champ". Ce qui en effet dénonçait l’attitude islamophobe de ces incultes primaires si prompt à juger les choses qu’ils ignorent.

      Je vous présente toutes mes excuses.

      Ce n’est pas que je sois susceptible, mais ici on entend souvent qu’un seul son de cloche, que dès lors on est musulman on est reçu par une débordante avalanche d’insultes et d’a priori.

      J’avais lu à la hâte votre contribution (car devant répondre à celles des autres contributeurs), et m’étais trompé dans mon jugement concernant vos propos.

      Je ne saurais comment vous réitérer mes excuses et mon embarras. Je suis très désolé.

      Navré de vous avoir effleuré.


    • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 19:24

      Karg Se,

      Vous parliez de vous-même je suppose.

      Que vous tolériez ou pas ce que - exécessivement - vous mécomprenez je n’en ai cure.

      Il n’y a pas de plus mature en matière de philosophie que de parvenir à répondre à ses questions existantielles. La théosophie islamique permet de répondre à ces questions là de façon rationnelle. Que, par ignorance, vous n’y croyez pas, cela reste votre affaire.

      Voilà ma définition personnelle de la religion : La religion a pour finalité de mettre l’homme en bonne résonance avec son créateur, mais aussi en bonne résonance avec les autres hommes (car la première résonnance ne saurait être acceptée sans la seconde, et la seconde ne saurait être bien appréciée sans la première).

      Elle est assez noble par rapport à votre définition infatilisant l’humain porteur d’une telle espérance.

      A propos : l’Islam est la religion la moins rituelle, comparée au judaïsme et au christianisme (dans leur conception classique), voire à d’autres religions. Je vous vois de là déjà dire : impossible. Et pourtant c’est bel et bien le cas, mais vous ne saurez comprendre pourquoi, en entretenant les idées qui sont votres.

      Bonne continuation cher Monsieur.


    • Narkoléon 6 mars 2008 11:22

      Narkoléon... pas sarkoléon... sic ;


    • Serpico Serpico 7 mars 2008 12:09

       tSbeNjY : "il prêche la tolérance, par derrière il fait des vidéos islamisantes"

       

      ***************

       

      Auriez-vous un lien ?

       

      J’aimerais bien voir ces vidéo intégristes de Tariq Ramadan pour, enfin, admettre qu’il a un double langage.

       

      Je suis assez têtu, il faut dire.


    • caramico 5 mars 2008 13:24

      Article très documenté et très doctoral, mais dont le fond échappe au commun des mortels dont je suis.

      Je n’avais aucune connaissance des similitudes historiques à connotation péjorative, et le nom de Mahomet donc pour moi n’évoque rien de négatif, comme je pense pour la majorité des non-musulmans n’ayant aucun à priori.

      Toute la propagande anti-musulmane actuelle est liée en grande partie au conflit Israelo-Palestinien, aux appétits des grandes puissances pour les richesses en or noir, et pour l’instant, les pays agresseurs et envahisseurs ne sont pas les pays arabes, personne ne peut le nier.

      Alors on diabolise l’adversaire pour se donner bonne conscience.


      • Paradisial Paradisial 5 mars 2008 15:50

        En effet, article très pédagogue, et hautement instructif.

        Je l’insère dans la liste des best-off de mes lectures du net.


      • karpediem karpediem 5 mars 2008 20:51

         

         

        @ l’auteur et @ l’adepte

        Ce 734e numéro d’Historia, en dépit des nombreuses informations intéressantes, enrichissantes, qu’il recèle (…/…), bien loin de lever quelques-unes des idées reçues sur le prophète, semble, au contraire, s’attacher à les entretenir. Particulièrement, trois d’entre elles, que nous allons nous efforcer de décortiquer.

         et beh ... ?

        Une idée en matière de méthodologie : je conseille à mes étudiants de ne recopier "au propre" leur introduction qu’en toute fin de devoir. Ainsi s’ils ont perdu leur fil, sont sortis des énoncés, ont zappé des éléments du sujet ou n’ont pas le temps de finir ... il leur devient plus aisé de retravailler leur entrée en matière (énoncé du sujet = thème > thèses > problématique ->> annonce du plan ...) et de modifier leurs annonces. Argumentaire à l’appui. Mais ca n’a rien de "doctoral" !!!

         

         

         


      • Zalka Zalka 5 mars 2008 14:01

        La scientologie ? Eh beh...

        Au passage, merci de vous inquieter pour mes grands parents berbères, mais je crois qu’ils vivent relativement bien la présence de l’islam. Bizarre, que les berbères se soient émancipés des arabes à peine un siècle après leur invasion, mais n’ai jamais renié l’islam...


      • iomej 5 mars 2008 15:31

        A Thierry Jacob,

        Sans chercher bien longtemps, on peut vous asséner les même inepties sur la religion juive. Pour les juifs par exemple, le "prochain", celui à qui on doit de la compassion, du respect etc ne peut être que juif. Les non-juifs n’y ont pas droit. Forcément ce sont des sous-hommes.

        Il faut que vous arrêtiez vos âneries.


      • Serpico Serpico 7 mars 2008 12:13

        Jacob :

         

        Fous la paix aux berbères ! ce n’est pas ton problème.

         

        Toujours le rôle du fouteur de merde par la zizanie, ces sionistes.


      • Zalka Zalka 5 mars 2008 14:45

        La scientologie reste une secte dangeureuse qui suce le fric des gens pris dans sa toile. Sa conception et son fonctionnement sont loin des religions commes le judaïsme, le christianisme ou l’islam. Mais pour un type qui dénonce le "pédophile" Mahomet, vous avez visiblement moins de problème avec le pédophile Hubbard (également un toxico notoire, dixit son propre fils).

        Par ailleurs, c’était bien tenté d’amalgamer mon refus de la scientologie avec un refus de liberté de culte en terre musulmane. Sauf que je suis parfaitement pour les caricatures de Mahomet. Je suis également pour la présence d’église ou de synagogue à La Mecque (liberté de culte, ou d’absence de culte).

        Certes, les modalités pour arriver à cette situation ne sont pas les votre (je ne le vois pas être imposer dès demain), néanmoins, sur le principe, je suis pour.

        En revanche, une chose à laquelle je suis fermement opposé, c’est l’équation simpliste et haineuse suivante : musulman = sous être. Hors celle ci semble être votre dogme principal.


      • Gazi BORAT 5 mars 2008 16:07

        @ Thierry Jacob

        A titre personnel, je ne m’insurgerais pas contre la construction d’une synagogue ou d’une mosquée au Vatican... mais n’en voit pas plus l’utilité qu’une église ou un temple mormon à La Mecque.

        gAZi bORAt


      • Gazi BORAT 5 mars 2008 16:58

        @ Thierry Jacob

        Je ne refuse rien "chez moi"..

        Encore que, une synagogue dans mon living, même en poussant les meubles, ce serait peut-être un peu juste !

        gAZi bORAt !

         


      • Gazi BORAT 5 mars 2008 18:51

        @ Thierry Jacob

        Si elles sont de belle facture, je les refuserais pas.. et les placerais à côté d’un bouddha, d’une basmalah et d’images pieuses des chrétiens d’Orient.... Je ne plaisante pas..

        Bien qu’athée, je n’hésite pas à collectionner les articles religieux et j’ai ainsi un très ancien talith..

        Pour vous ouvrir l’esprit, je vous recommande, si vous allez à Istanbul, la visite du cimetière juif de Kasimpasa..

        Vous y verrez des tombes épitaphée en ancien espagnol, surmontée d’une calligraphie arabe et portant en dessous l’inscription en Turc :

        "Ruhuna fatiha" (Récite une fatiha), à l’attention du défunt..

        Bel exemple de dialogue des cultures..

        gAZi bORAt


      • Nobody knows me Nobody knows me 6 mars 2008 12:56

        Doucement Gazi, à montrer tant de diversités, de goût pour les différentes cultures et religions, vous allez nous faire bugger ce bon vieux Jacob qui n’est pas foutu de voir plus loin que sa cornée (je ne m’avancerais pas à affirmer qu’il arrive à voir son nez).


      • Serpico Serpico 7 mars 2008 12:15

        Jacob :

         

        Ta menourah, je la mettrai aux chiottes, dans la cuvette, pour faire dessus.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès