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Malgré l’émission d’Arte du 3 avril, le « suaire » de Turin est (et reste) une imposture !

Un siècle de sindonologie

Pour ses partisans, le « suaire » est la relique « la plus insigne de la chrétienté », car elle contient l’empreinte et le sang du Christ. Le Fils de Dieu y a été enveloppé après sa Crucifixion, pour être porté au Sépulcre. Comme les corps des cadavres ne s’impriment pas ainsi sur le tissu qui les enveloppe, l’image du « suaire » est inexplicable. Selon l’archevêque de Turin, gardien de la relique, c’est un « objet impossible ». Pour beaucoup de catholiques, la mystérieuse image portée par l’étoffe est la « preuve physico-chimique » de la Résurrection.

Le « suaire » de Turin a été exposé six fois au cours du XXe siècle : en 1931, 1933, 1973, 1978, 1998 et lors du Grand Jubilé de l’an 2000. A chaque reprise - sauf en 1973, qui ne fut qu’une ostension télévisée - des centaines de milliers de fidèles catholiques se sont déplacés pour le vénérer.

Les papes du XXe siècle ont constamment encouragé cette dévotion. En 1953, Pie XII évoque « le saint Linceul qui, pour notre émotion et notre réconfort, nous montre l’image du corps inanimé et du visage divinanéanti de Jésus ». En 1959, Jean XXIII déclare qu’il y voit le « doigt de Dieu ». En 1973, Paul VI médite sur « son mystère caché et fascinant ». En 1980, Jean-Paul II se rend à Turin, où il baise « la Relique la plus splendide de la Passion et de la Résurrection. » ; pour l’ostension de 1998, il s’y est déplacé à nouveau pour prier auprès de « l’un des signes les plus bouleversants de l’amour dans la souffrance du Rédempteur », etc.

Contrairement à la plupart des autres reliques catholiques, le « suaire » fait l’objet depuis près de 50 ans de recherches scientifiques et historiques. Il existe une discipline qui s’attache exclusivement à son étude : la sindonologie (du grec, sindon, linceul), qui mêle histoire, archéologie, étude du textile, physique, chimie, numismatique, palynologie, photographie, etc. Elle n’est toutefois pas reconnue par la Faculté (au motif premier qu’une science ne se restreint pas à un seul objet) et reste le fait des avocats de la relique.

L’attention du monde catholique et des chercheurs s’est éveillée en 1898, lorsque l’avocat Secondo Pia prit les premières photographies de la relique. Sur son négatif, le chevalier Pia remarqua que c’est l’image positive du corps du Christ qui se dégage du fond de la toile, devenue sombre, et non l’image inversée traditionnelle. Alors que sur l’original on ne voit qu’une silhouette assez vague, on distingue sur le négatif des détails insoupçonnés qui rendent le Christ étonnamment présent. N’est-ce pas précisément grâce au négatif que les empreintes floues de la relique sont rendues compréhensibles à notre regard ? Si tel est le cas, comment le « suaire » peut-il être un faux, puisque le principe de la photographie n’est connu que depuis le XIXe siècle ? Ce sont là, en tout cas, les premières questions que se posent les premiers sindonologues.

La propriété négative du « suaire » fascina les croyants, relança une dévotion perdue depuis le XVIIIe siècle et propulsa la relique dans le « siècle de la science ».

Les proto-sindonologues s’occupèrent surtout de glaner des témoignages historiques en faveur de la relique. Le Français Pierre Vignon fit une comparaison entre les portraits des christs byzantins et remarqua des signes communs qui lui semblèrent accréditer l’histoire ancienne du « suaire ». Mais ce n’est qu’en 1950 que se tint le premier congrès international d’études à prétentions scientifiques consacrées au « saint suaire ». L’aspect médical du « crucifié » y fut abordé, avec en point d’orgue la prestation du Dr. Barbet, chirurgien de l’hôpital Saint-Joseph de Paris.

A l’en croire, le Dr Barbet avaient fait deux découvertes révolutionnaires. Il avait d’abord observé que les clous de l’homme de « suaire » n’étaient pas fichés dans les paumes des mains, à l’endroit où les artistes médiévaux avaient coutume de les représenter, mais « dans les poignets ». Il avait conduit des expériences sur des cadavres qui, disait-il, avaient démontré que lorsque l’on plante des clous dans les paumes d’un homme en croix, la peau des mains se déchire sous la traction du corps jusqu’à la commissure. Si on les plante au contraire dans « l’espace de Destot » - un espace libre limité par le grand os, le semilunaire, le pyramidal et l’os crochu, c’est-à-dire là où Barbet voyait la plaie sur le « suaire » - le clou lésait le nerf médian et avait pour résultat la contraction réflexe des muscles thénariens, faisant fléchir le pouce contre la paume de la main. Or, selon Barbet, on ne voyait justement que quatre doigts sur les deux mains de « l’homme du suaire »... Comment un artiste quelconque aurait-il pu avoir l’idée de représenter ces détails anatomiques ? N’était-ce pas la preuve, par l’observation médicale, que le « suaire » avait bien contenu le corps d’un homme ?

Les observations de Barbet relancèrent les recherches. Ce n’est toutefois qu’en 1969 qu’une commission (secrète) put approcher le « suaire ». Les « savants » de cette commission furent désignés par le cardinal Michele Pellegrino, archevêque de Turin, avec l’aval du pape Paul VI. Ils examinèrent le « suaire » aux rayons ultraviolets et infrarouges - mais ne rendirent aucune conclusion définitive…

En 1973, les membres d’une nouvelle commission (toujours secrète…) eurent le droit de mener des investigations plus poussées. Ils purent prélever des pollens et deux petits échantillons de tissu. La conclusion de cette commission ne fut publiée qu’en 1976. Elle était assez nuancée, mais on en retint que le « suaire » n’était pas une peinture.

Dans les années qui suivirent, le criminologue suisse Max Frei fit beaucoup parler de lui. Frei affirmait que l’étude des pollens disséminés sur l’étoffe démontraient que le « suaire » avait séjourné aux abords de Jérusalem. Le journaliste anglais Ian Wilson, président de la British Society for the Turin Shroud, lui emboîta le pas et rédigea Le suaire de Turin, qui devint un best-seller mondial.

C’est en 1978, sous l’égide du S.T.U.R.P, qu’eut lieu l’examen scientifique le plus médiatisé de la relique. Les Drs Jackson et Jumper, capitaines de l’armée de l’Air américaine, furent les leaders de l’opération. Ils avaient démontré l’année précédente que le « suaire » contient une information tridimensionnelle, c’est-à-dire que l’intensité de son image variait en raison inverse de la distance qui sépare la toile du cadavre qu’elle est censée avoir enveloppé. Comme un portrait classique est bi-dimensionnel, leur découverte semblait démontrer que le « suaire » ne pouvait être une oeuvre humaine.

Le S.T.U.R.P. se composait d’une quarantaine de membres, dont une grande partie se déplaça à Turin avec 6 tonnes de matériel sophistiqué. Du 9 au 13 octobre 1978, l’équipe prit des photographies et des microphotographies de la relique. Elle en effectua une radiographie complète, l’examina aux rayons infrarouges, sous éclairage ultraviolet, préleva des échantillons de poussières et de molécules. Mais elle ne fit aucun prélèvement de tissu car les propriétaires ne le permettaient pas.

Le 18 avril 1981, le S.T.U.R.P. rendit public ses conclusions. Pour l’organisation sindonologique, il y avait bien du sang sur la relique et l’image résultait d’un procédé mystérieux excluant la peinture. Les articles scientifiques supportant ses conclusions furent publiées les années suivantes.

Parmi ces études, ce sont celles des Drs John Heller et Alan Adler qui rencontrèrent le plus grand succès médiatique. Dans leur premier article, Heller et Adler indiquèrent que leur échantillon contenait de la porphyrine. Comme la porphyrine est un pigment entrant dans la synthèse de l’hémoglobine, ils en conclurent qu’ils tenaient une « preuve positive par présomption » ( ?) de la présence de sang sur le « suaire ». Dans leur second article, ils rapportèrent avoir trouvé de la bilirubine (un pigment biliaire) et détecté la présence de protéine et plus particulièrement de l’albumine (une variété de protéine simple existant dans le sérum sanguin). La mise en évidence de ces composants du sang semblait confirmer la présence de sang sur la relique.

Les milieux catholiques furent très émus en apprenant cette information. Pour eux, le sang du Christ est au centre de la messe (l’Eucharistie) et au cœur du plus étrange mystère chrétien (le sang versé par le Christ pour le rachat des péchés de l’humanité). Le « suaire » devenait donc un objet doublement sacré.

C’est en se fondant sur ces observations que les associations sindonologiques engagèrent une nouvelle croisade en faveur de l’authenticité de la relique. Pour elles, la science du XXe siècle démontre sans l’ombre d’un doute que le « suaire » est le véritable linceul du Sépulcre. De nombreux médias relayent aujourd’hui encore leurs campagnes et des milliers de livres propagent ces informations.

Des résultats… non significatifs

En réalité, les résultats proclamés sont loin, très loin, d’être aussi concluants qu’ils le paraissent. Ils sont même radicalement contredits par des analyses plus fines qui ont, elles aussi, été réalisées sur la relique.

D’abord, point primordial, l’image du « suaire » n’est pas un négatif photographique, contrairement à ce que prétendent les sindonologues. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les « taches de sang » qui, de couleur foncée sur l’image du « suaire », « deviennent blanches sur une image inversée » (Henri Broch). Sur l’original, ces taches se présentent sous leur aspect normal et ne deviennent vraiment négatives que lorsqu’on les observe sur un négatif photographique.

L’image du corps, étudiée isolément, n’offre pas non plus de propriété photographique. Le photographe James Burke, a ainsi démontré qu’il y a « des espaces en blanc entourant les diverses formes imprimées (par exemple, le nez, les joues, etc.) dans les contours de la silhouette » qui ne correspondent pas à ce que l’on observe dans les photographies habituelles. De plus, « la barbe est d’un ton opposé à celui que nous pourrions attendre (foncé sur le « négatif » original imprimé) ». Si le suaire était bien un négatif photographique, il faudrait donc en conclure que « Jésus était un vieil homme à la barbe blanche », ce qui serait une révolution exégétique en même temps qu’un pis-aller sindonologique.

Bref, le « suaire » se comporte comme un négatif, mais comme un négatif non photographique. Ce type de négatif est si ancien qu’on le retrouve dans l’art pariétal et les « mains négatives » retrouvées dans des grottes datant du paléolithique nous en livrent en parfait exemple.

Par ailleurs - et malgré ce qui est répété dans tous les congrès de sindonologie - la plaie dans la main ne se situe pas à l’endroit déterminé par Barbet, c’est-à-dire au niveau du poignet, mais au contraire dans la paume de la main. En 1534, à l’occasion du raccommodage faisant suite à l’incendie qui avait en partie endommagé le « suaire », les sœurs clarisses de Chambéry l’avaient d’ailleurs noté, puisqu’elles écrivirent dans leur rapport : « Les ouvertures des clous sont au milieu des mains longues et belles, d’où serpentent un ruisseau de sang depuis les côtes jusqu’aux épaules. »

Le Dr Zugibe fait de nos jours remarquer que « si le nerf médian était blessé, causant une stimulation mécanique comme le proclame Barbet, cela ne pourrait entraîner le pouce à l’intérieur de la paume de la main ». Le Dr. Ernest Lampe, l’un des plus grands chirurgiens de la main au monde, rapporte ainsi que lorsqu’il y a rupture du nerf médian « il y a incapacité à fléchir le pouce, l’index et le médium », ce qui ruine définitivement la théorie de Barbet.

Les pouces manquants s’expliquent simplement par leur position naturelle dans la mort : en face et légèrement sur le côté de l’index. Une telle caractéristique ne signifie pas, bien sûr, que le « suaire » ait enveloppé un véritable cadavre, puisque elle est présente sur de nombreuses oeuvres artistiques comme le Pavement de Toulouse, conservé au Louvre.

Les reconstitutions de Barbet démontrant l’impossibilité de suspendre un cadavre en plantant un clou dans la paume de ses mains ont elles aussi été infirmées à plusieurs reprises. Une thèse de doctorat a notamment fourni l’exemple d’un cadavre crucifié par les paumes.

Ce qui est plus gênant pour l’authenticité de la relique, c’est que celle-ci comporte des erreurs anatomiques patentes comme les doigts démesurément longs et le bras droit beaucoup plus long que le gauche, qui, lorsqu’on le déplie, arrive d’ailleurs à la hauteur du genou du Christ, ce qui lui confère une allure simiesque très étonnante…

L’étude des pollens est un cas à part. Les sindonologues du S.T.U.R.P ont pour leur part rejeté l’argument de Max Frei, au motif que les pollens peuvent être transportés par les vents et se retrouver sur n’importe quelle étoffe sans rien indiquer sur sa provenance. Mais pour le micropaléontologue Steven Shafersman, Frei ne fut pas un chercheur incompétent mais un « fraudeur ». Son argumentation est convaincante. Contrairement au S.T.U.R.P, Shafersman remarque en effet qu’il est exceptionnel que le vent transporte les pollens sur d’aussi longues distances, car en général ceux-ci retombent dans le voisinage immédiat de leurs plantes. Il serait donc particulièrement surprenant que 33 espèces de pollens du Moyen Orient (chiffres donné par Frei) aient été transportées par le vent pour se concentrer sur une même étoffe. A moins de prétendre qu’il s’agit de pollens à tête chercheuse, une telle concentration est hautement improbable.

Shafersman s’est également aperçu que sur les illustrations que Frei projetait à son public « chaque espèce de pollens était représenté par quatre ou cinq spécimens parfaitement conservés, comme s’ils étaient neufs ». Bien que partisan du « suaire », le moine traditionaliste Bonnet-Eymard s’est lui aussi rendu compte de cette étrangeté... jusqu’à ce que Max Frei lui concède que les photographies qu’il présentait lors de ses réunions n’étaient que des pollens de référence. Comment appeler autrement que « fraude » de telles méthodes ?

Il faut enfin signaler qu’à sa mort (1983), Frei n’avait pas publié ses résultats dans une revue scientifique

L’information tridimensionnelle du « suaire » est-elle au moins assurée ? En partie, oui. Mais il est faux de déclarer qu’elle prouve que le « suaire » a enveloppé un corps humain.

Pour démontrer que le « suaire » comporte une telle propriété, les sindonologues ont reporté les détails de l’image sur une toile taillée aux dimensions du « suaire », dont ils ont recouvert un de leur collègue officier. Ils ont mesuré sur ce drap les distances corps-tissu et les ont ensuite comparées aux différences de densité relevées sur le « suaire ». Puis, le Dr Jackson a demandé aux laboratoires Sandia de passer l’image du « suaire » dans un analyseur d’images VP-8, un appareil qui présente la particularité de traduire l’intensité lumineuse en termes de distance.

Or lorsque les sindonologues ont mesuré l’intensité de l’image du « suaire », ils ont obtenu une image de qualité plate qui ne correspond pas au relief d’un corps humain,mais à celui d’un simple bas-relief. Comme ils n’étaient pas satisfaits de cette image, ils ont donc décidé d’en modifier le plan de référence. Et cette modification, qui implique des ajouts multiples, correspond exactement à l’image d’un corps. Comme le note le Pr Broch : « les sindonologues ont donc introduit dans leur appareil de mesure le corps qu’ils voulaient trouver à la sortie (...) Les données ont été trafiquées ».

L’étude hématologique accomplie par les sindonologues présente un autre genre « d’erreur ». Car cette fois, les chercheurs n’ont pas tenu compte de l’ensemble des données du dossier et n’ont pas non plus réalisé les analyses qui s’imposaient.

La commission réunie en 1973 à Turin a été la première à mener des expériences sur ce point précis. Le laboratoire du Pr Frache, directeur de l’Institut de médecine légale de l’Université de Modène, reçut à l’époque dix échantillons de fils prélevés sur les « taches de sang ». Les chercheurs procédèrent à des tests destinés à mettre en évidence la présence de sang. Ils firent d’abord le test de la fluorescence UV : l’examen se révéla négatif. Ils poursuivirent avec le test de la benzidine : là encore, aucune réaction. Ils firent enfin à des tests destinés à mettre en évidence de très petites quantité de sang, tel que la microspectrophotométrie. Ceux-ci furent à nouveau négatifs.

De fait, tous les résultats furent négatifs.

Or dans leurs deux études, les Drs Heller et Adler, qui n’étaient ni l’un ni l’autre spécialisés dans la chimie du sang, ont omis de conduire des tests spécifiques pour la présence de sang. La porphyrine, la bilirubine, les protéines et l’albumine qu’ils ont mises en évidence ne se trouvent pas seulement dans le sang : on les trouve dans de nombreuses autres substances, comme, par exemple, celles qui servent de liant à une peinture… Leurs analyses ne sont donc absolument pas significatives.

L’examen scientifique du « suaire »

En vérité, la thèse de l’authenticité du « suaire » a été définitivement battue en brèche par deux séries d’analyses qui satisfont aux critères de sérieux et d’objectivité.

La première d’entre elles est celle du défunt Dr Walter McCrone, directeur du McCrone Research Institute, un laboratoire spécialisé dans la détection scientifique des faux en art. Le sindonologue Ian Wilson a écrit (avant les analyses…) que ce laboratoire était « peut-être le lieu du monde où l’on peut extraire un maximum d’informations de l’échantillon le plus infime qui soit ». L’équipe du Dr. McCrone s’est ainsi illustrée dans la détection de nombreux faux (de Vinci, Turner, Picasso, etc.), ainsi que de la carte du Vinland », qui a défrayé la chronique dans les années 70.

Les chercheurs de la commission de 1973 ayant noté sur l’image du « suaire » la présence de granules rouges qu’ils n’étaient pas parvenus à identifier, c’est à cette identification que s’employa justement le Dr McCrone.

En tant que membre du S.T.U.R.P., il reçut, après les examens d’octobre 1978, une série de 32 échantillons prélevés à l’aide d’un ruban adhésif spécial : 14 provenaient de zones sans image (zones-témoins), 12 de l’image du corps ; 6 des zones du « sang ». McCrone les étudia au microscope à lumière polarisée.

Il s’aperçut que dix-huit de ces échantillons présentaient une quantité significative d’un très pur oxyde de fer, utilisé depuis les temps préhistoriques comme pigment de peinture. Une étude en aveugle de ces 32 échantillons démontra en revanche qu’aucun des échantillons de contrôle (ceux sans image) ne contenait de telles particules.

Les particules de pigments d’oxyde de fer (Fe2 O3) collaient aux fibres, comme si elles étaient en suspension dans un médium. Elles étaient d’autre part identiques à l’ocre rouge, un pigment très courant au moyen âge.

McCrone découvrit encore que les fibres des zones à image étaient faiblement teintes en jaune. Avec une collègue, il examina « plus de 8 000 fibres des zones à images et sans image » et trouva que « les zones à image avaient beaucoup plus de fibres teintes (30-72% des fibres) que le contrôle sans image ou les échantillons d’image faible (10-26%). » Cette découverte accréditait la thèse d’un médium ayant jauni avec le temps.

McCrone utilisa alors une technique de rehaussement des contrastes, qui lui confirma que la dispersion des pigments correspondait à la présence d’un liant. Procédant à divers tests, il fut capable de préciser qu’il s’agissait d’une détrempe composée à partir de collagène animal, un produit à base de peaux d’animaux, de muscles, d’os, etc. Comme seules les fibres jaunes et/ou à pigments réagirent positivement, c’était le signe que ce liant était absent des zones témoins et correspondait à l’emplacement des pigments d’ocre rouge.

Conclusion du Dr. McCrone : « l’image entière a été appliquée sur le linge par un artiste très habile et bien informé ». L’artiste avait utilisé un pigment d’oxyde de fer associé à un médium à base de collagène.

Avec son équipe, McCrone mena des analyses complémentaires. Grâce au microscope électronique à balayage et à la microsonde électronique (electron mirocprobe), ils déterminèrent qu’un pigment particulier correspondait au « sang », en s’ajoutant à l’ocre rouge : le vermillon, également appelé cinabre, un pigment également courant au moyen âge.

Le S.T.U.R.P n’apprécia pas ces conclusions qui remettaient en cause le travail de près d’un siècle de sindonologie. Au printemps 1980, McCrone fut prié de rendre ses échantillons. En juin, se voyant dans l’incapacité de produire de nouveaux travaux, il envoya une lettre de démission à John Jackson. Seul le Rév. David Sox, sindonologue anglican, accepta son verdict et se rangea à ses côtés.

Les sindonologues cherchèrent des échappatoires, mais ne parvinrent jamais à réfuter la découverte fondamentale de McCrone : la mise en évidence de la présence de pigments d’oxyde de fer sur les zones à image et son absence sur les zones vierges.

L’ordalie du C14

Dès qu’il commença son étude sur le « suaire », le Dr. McCrone demanda que l’on fasse passer à la relique le test de datation au C14. Au milieu des années 70, le pasteur Sox se chargea de contacter le Pr. Gove, co-inventeur de la spectrométrie de masse par accélérateur, une technique nouvelle de datation C14 qui consiste à séparer les ions C14 des C12, pour déterminer le rapport des deux isotopies.

Longtemps les autorités ecclésiastiques firent valoir qu’il n’était pas envisageable de détruire la relique pour procéder à de telles analyses. Mais l’idée suivit son chemin.

En 1983, une opération d’intercomparaison avec l’ancienne technique des petits compteurs à gaz et la technique des accélérateurs démontra que la datation au C14 était fiable. Les échantillons nécessaires pour une datation étant infimes, les dernières réticences de l’Église tombèrent.

En octobre 1986, un accord de protocole fut établi entre les représentants de sept laboratoires. Le 10 octobre 1987, l’archevêque de Turin, agissant pour le compte du Saint Siège, désigna trois d’entre eux : ceux d’Arizona, d’Oxford, et de Zurich. Tous trois utilisaient la technique des accélérateurs. Le British Museum fut choisi comme garant de la datation.

C’est le 21 avril 1988 qu’eut lieu la prise d’échantillon. L’Italien Riggi, du S.T.U.R.P, tailla un échantillon de tissu à côté de l’endroit où l’on avait déjà prélevé des échantillons en 1973, en bas et à gauche de l’empreinte ventrale. Cet emplacement était volontairement éloigné « de tout rapiéçage ou de toute zone carbonisée », comme le souligne le rapport publié dans la revue scientifique Nature.

L’échantillon fut divisé en trois parties équivalentes, d’environ 50 mg chacune. Riggi découpa de la même façon les deux échantillons de contrôle apportés par le Dr. Tite, du British Museum. Testore, l’expert textile, les pesa. Les neuf fragments furent ensuite introduits dans neuf récipients d’acier inoxydable. Les tubes furent scellés, numérotés, puis remis aux trois laboratoires. Le second expert textile, Gabriel Vial, remit à Tite un échantillon de contrôle supplémentaire. Cet excédent fut également remis aux laboratoires. Toute l’opération fut photographiée et prise en vidéo.

Dans les différents laboratoires, les échantillons furent soumis à des procédures de nettoyage. Ensuite les analyses furent exécutées. Lorsque les mesures furent achevées, les laboratoires les envoyèrent au British Museum, chargé d’en faire l’analyse statistique.

Les résultats obtenus pour les trois échantillons de contrôle s’accordèrent avec leurs dates historiques connues. Pour le lin du « suaire », ces résultats aboutirent « à une plage d’âge calendaire calibrée, pour un intervalle de confiance d’au moins 95%, de 1260-1390 ». Conclusion : « Ces résultats conduisent donc à conclure d’une manière décisive que le lin du Suaire de Turin est médiéval. »

Le 13 octobre 1988, le cardinal Ballestrero, custode pontifical du « suaire », rendit public les résultats des laboratoires. Il déclara que le « suaire » de Turin n’était plus considéré par l’Église comme une relique insigne, mais seulement comme une « vénérable icône du Christ ».

Les sindonologues ont tenté de réfuter ses résultats par tous les moyens possibles. Le moine intégriste Bonnet-Eymard a évoqué un « complot maçonnique », mais a peu été suivi par ses collègues... La thèse majoritaire du camp des sindonologues prétend aujourd’hui qu’une contamination due à des bactéries et des champignons a rajeuni le lin. Le Pr. Broch a démontré que cet argument ne vaut rien, car « si l’on suppose que la "contamination" a eu lieu vers l’an 1800, alors la masse de carbone contaminant vaut 2,7 fois celle du suaire » et « si l’on suppose que la "contamination" a eu lieu vers l’an 1500, alors la masse de carbone contaminant est égale à plus de 8 fois celle du suaire. » A ce compte-là, il faudrait considérer que c’est le lin qui a pollué les « polluants »…

Il ne reste plus aux sindonologues que la thèse du « flash de la Résurrection », une libération d’énergie émanant du cadavre du Christ qui aurait brouillé les mesures. Ne pouvant être testée, cette thèse extravagante a l’avenir pour elle. Mais elle se situe tout à fait en dehors du champ de la science et n’est qu’une tentative désespérée pour sauver les (dernières) apparences.

En réalité, aucun spécialiste de la technique radiocarbone n’a remis en cause les résultats des laboratoires. Le Pr Hall, du laboratoire d’Oxford, considère que ceux qui le feraient peuvent s’allier avec « les partisans de la Terre plate ».

Le « suaire » aux prises avec l’histoire

Les historiens n’ont toutefois pas attendu les résultats de l’analyse radiocarbone pour attribuer au « suaire » une date médiévale.

Au début du XXe siècle, le chanoine Ulysse Chevalier a exhumé des archives des textes prouvant déjà que la relique était une peinture du XIVe siècle. De ses études, il ressort ceci.

En 1353,une église collégiale fut fondée à Lirey, près de Troyes, en Champagne, par le sire Geoffroy Ier de Charny, seigneur de Lirey, Savoisy et Monfort. Le chroniqueur Froissart dit de lui qu’il était « le plus prud’homme et le plus vaillant » des chevaliers.

La collégiale, établie sous le vocable de l’Annonciation, était une construction de bois, d’une architecture assez pauvre. La communauté comptait six chanoines prébendés. Peu de temps après sa fondation, un « suaire » du Christ, portant la double effigie, de face et de dos du Christ, avec les stigmates de la Passion, y fit son apparition et fut présenté aux foules.

Robert de Caillac, doyen de la collégiale, faisait courir le bruit que ce linge était le suaire avec lequel Jésus avait été enveloppé au Sépulcre. Des « miracles » avaient lieu pendant les ostensions… Mais les conseillers de Mgr Henri de Poitiers, l’évêque de Troyes, trouvèrent étrange l’apparition subite de ce « suaire » et apprirent que des individus soudoyés simulaient la guérison, dans le seul but d’extorquer l’argent des pèlerins. L’évêque commanda une enquête et ses résultats furent totalement négatifs pour la relique.

Selon les termes de l’un de ses successeurs, Mgr Pierre d’Arcis, Mgr Henri de Poitiers « découvrit la fraude et la façon dont ce fameux linge avait été peint par un procédé artistique ; il fut prouvé par l’artiste qui l’a peint, que c’était une oeuvre due à la main de l’homme et non miraculeusement confectionnée ou octroyée. »

Comme saint Augustin, Mgr Henri de Poitiers ne tolérait pas les manifestations excessives auxquelles donnaient lieu les fausses reliques. Il engagea une procédure contre le doyen et ses complices. Mais, comme le rapporte toujours Pierre d’Arcis, « ceux-ci virent leur ruse découverte et cachèrent ailleurs ledit linge afin qu’il échappât aux recherches de l’ordinaire. ». Le « suaire » fut mis à l’abri pendant quelques décennies.

Et en 1389 tout recommença. Poussé par le doyen de la collégiale, Geoffroy II de Charny, fils du fondateur de la collégiale, se rendit auprès du légat de Clément VII dans la région, pour lui demander l’autorisation d’exposer à nouveau la relique dans l’église de Lirey, omettant de lui rappeler l’expérience malheureuse de jadis. Mal informé, le cardinal lui concéda un indult.

Mgr d’Arcis se rendit compte du subterfuge. Il s’aperçut de plus que « si l’on ne dit pas en public qu’il s’agit du véritable Suaire de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c’est néanmoins annoncé et répété partout en privé et beaucoup le croient, d’autant plus (...) qu’il fut un temps où on le présentait comme le vrai suaire du Christ ».

Les foules accoururent à nouveau et Mgr Pierre d’Arcis prit l’initiative d’interdire au doyen d’exposer le linge devant le peuple « sous peine d’excommunication ». Le doyen fit appel au pape d’Avignon ClémentVII. Le 28 juillet, le pape adressa une lettre au seigneur de Lirey, par laquelle il confirmait l’indult de son légat. Il imposait également à Pierre d’Arcis un « silence perpétuel » sur la question. Cependant, Clément VII ne parlait de la relique qu’en terme de « figure ou représentation du suaire de Notre-Seigneur Jésus Christ », ne s’engageant pas sur son authenticité.

Le 4 août, alerté par Pierre d’Arcis, le roi de France Charles VI dépêcha le bailli de Troyes signifier aux chanoines qu’ils devaient lui livrer leur « suaire » sur-le-champ. Ceux-ci refusèrent avec obstination. La seule chance, pour l’évêque de Troyes, d’obtenir gain de cause, était désormais d’en appeler au Souverain Pontife. Pierre d’Arcis fit donc rédiger un long Mémoire pour expliquer à Clément VII les raisons qui le poussaient à interdire les ostensions. Il lui signala l’enquête menée par Henri de Poitiers, qui avait obtenu l’aveu du faussaire. Le Mémoire fut envoyé au pape à la fin de l’année 1389.

En réponse, Clément VII promulgua trois bulles, datées du 6 janvier 1390.

L’une d’entre elle stipulait que le Siège Apostolique modifiait les concessions accordées naguère à la collégiale. Les termes employés étaient explicites :

« Nous donc, dans le souci de porter un remède approprié à la pratique des ostensions et d’en écarter tout danger d’erreur ou d’idolâtrie, nous voulons et, en vertu de notre autorité apostolique, nous statuons et ordonnons (...) (que) celui qui fera l’ostension devra avertir le peuple au moment de la plus forte affluence et dire à haute et intelligible voix, toute fraude cessant, que ladite figure ou représentation n’est pas le vrai Suaire de Notre Seigneur Jésus-Christ, mais qu’elle n’est qu’une peinture ou tableau du Suaire qu’on dit avoir été celui du même Seigneur Jésus-Christ. » (souligné par moi, PEB)

Le pape prenait catégoriquement partie sur l’authenticité de la relique : c’était un faux, une peinture, qui ne pouvait aucunement prétendre au titre de relique. Étrangement, il se refusa à interdire les ostensions. L’argent pouvait donc continuer d’affluer dans les caisses de la collégiale... Il ordonnait même à Pierre d’Arcis de supprimer « tous les obstacles suscités à ces expositions, pourvu qu’on y observe les règles édictées ». En fait, la veuve de Geoffroy I de Charny, Jeanne de Vergy, avait épousé Aymon de Genève et ce personnage était ni plus ni moins que l’oncle (à la mode de Bretagne) de Clément VII, qui s’appelait dans le monde Robert de Genève. Le pape venait donc de se livrer à un banal acte de népotisme, essayant de sauver les intérêts de sa famille mis à mal par l’évêque local…

Ceci dit, connaissant les liens familiaux qui unissaient Clément VII et Jeanne de Vergy, la détermination du pape à déclarer fausse la relique de Lirey n’en devient à nos yeux que plus significative.

Il est plus que probable, d’ailleurs, que ce fut sous Jeanne de Vergy et non sous Geoffroy Ier, qu’eurent lieu les premières ostensions. Si les sindonologues ont coutume de dire que le « suaire » existait du vivant de Geoffroy Ier de Charny, toutes les déclarations censées corroborer ce fait sont tardives et contradictoires, et aucun élément ne vient les appuyer. Nul chroniqueur ne rapporte une telle information et tous les documents se rapportant à la fondation de la collégiale de Lirey sont muets sur la relique.

Comme Geoffroy Ier est mort en septembre 1356 à la bataille de Poitiers, c’est vraisemblablement après cette date que le « suaire » est apparu, certainement en 1357.

Pierre d’Arcis précise d’ailleurs que le commanditaire des ostensions fut le doyen « cupide et avaricieux » qui se procura le linge peint « pour motif de lucre ». Si Geoffroy était mort, ce « motif » s’explique naturellement. Comme les finances ne rentraient plus, (Jeanne de Vergy étant une veuve désargentée) il fallait attirer les pèlerins et nourrir les chanoines…

On ne connaît malheureusement pas le nom du peintre qui a exercé ses talents à Lirey. Toutefois, on sait quelles ont été ses influences, en-dehors des textes du Nouveau Testament.

Comme le constate l’historienne Odile Célier, le « suaire » de Lirey « semble être l’objet que la chrétienté attendait fiévreusement ». Les marques qu’il porte correspondent très précisément aux thèmes à la mode au XIVe siècle : ceux du linceul du Christ, de la Passion, des plaies sanglantes.

Dès le XIe siècle, des représentations dramatiques jouées dans les églises ont intégré des linceuls factices dans le déroulement de la liturgie du temps pascal. L’élévation de ces draps était le grand moment de tels jeux scéniques. Au XIIIe siècle, on commença également à utiliser des epitaphioi, pièces de tissu représentant un Christ mort, étendu, les mains croisées C’est également à partir du XIe siècle, que l’on se prit à représenter le Christ mort. Au XIVe siècle, l’époque à laquelle apparaît le « suaire », ce type de représentation était même devenue la règle.

La ressemblance du « suaire » avec l’iconographie chrétienne du XIVe siècle gothique est frappante : jambes légèrement fléchies, pieds suggérant qu’ils ont été ramenés l’un sur l’autre lors du crucifiement, couronne d’épines (qui apparaît dans l’iconographie chrétienne vers 1245), coulée de sang le long des bras avec le fort écoulement sanguin au côté (caractéristiques de l’œuvre de Giotto), doigts extrêmement longs, etc. - rien ne manque.

Le portrait du Christ sur le « suaire » s’inscrit visiblement dans la tradition classique de l’iconographie chrétienne, qui s’est développée depuis Ve siècle, en passant plus tard par Byzance. La comparaison entre les caractères du « suaire » et l’iconographie chrétienne ne prouvent donc pas que celle-ci a été influencée par celui-là, comme le proclament les sindonologues, mais bien que l’auteur du « suaire » a intégré dans son oeuvre les éléments iconographiques de son temps.

D’autre part, ce n’est pas une coïncidence fortuite si le culte du Christ sanglant est l’un des traits fondamentaux de la mystique du XIVe siècle. C’est dans ce siècle que prend naissance en effet la dévotion aux « cinq plaies ». C’est en ce siècle que la « voyante » Julienne de Norwich, décrit Jésus avec » de grosses gouttes (qui) tombaient de dessous la couronne comme des caillots qui paraissaient sortir des veines ». C’est également au XIVe siècle que des fidèles connus sous le nom de « flagellants » se rassemblent pour participer à des processions de pénitence, au cours desquelles ils se fouettent en public en chantant : « Or avant, entre nous tuit frère ; battons nos charoignes bien fort en remembrant la grant misère de Dieu et sa piteuse mort ».

S’il cherchait de l’inspiration, le peintre n’eut que l’embarras du choix.

On ne sait pas avec certitude quelle technique il a utilisé. Mais sur ce point aussi, il avait à sa disposition des méthodes ingénieuses lui permettant d’élaborer une figure mystérieuse d’aspect fantomatique.

Le Dr McCrone a demandé à un artiste de réaliser un portrait du Christ en inversant le clair et l’obscur (voir images). Celui-ci utilisa un pinceau fin, de l’eau pure, 1% de gélatine et quelques particules d’oxyde de fer. Le résultat est impressionnant. Il est impossible de distinguer à l’oeil nu l’image obtenue par l’artiste contemporain de celle du « suaire »…

Le Pr. Randall R. Bresee et d’Emily A. Craig ont décliné cette version. Ils ont d’abord peint le corps du Christ en positif sur un grand papier, puis ont placé ce papier sur une pièce de lin de même dimension ; ils ont frotté vigoureusement pour y décalquer l’image. Le « brunissage » comporte exactement les mêmes caractéristiques que le « suaire ».

L’Américain Joe Nickell s’est, lui, servit d’un bas-relief, se souvenant peut-être de l’analyse tridimensionnelle du S.T.U.R.P… Il a trempé son drap dans de l’eau chaude, l’a appliqué sur un bas-relief, puis, une fois qu’il était sec, l’a frotté avec de l’oxyde de fer. Le résultat obtenu est saisissant. Avec le physicien Patrick Berger, nous avons nous-mêmes réalisé un vrai-faux suaire sous l’égide de Science & Vie, le 21 juin 2005, au Museum d’Histoire Naturelle de Paris.

Vrai-faux suaire réalisé par Blanrue et Berger

        Vrai-faux Suaire réalisé par Blanrue au Museum d’histoire naturelle en 2005

 

Toutes ces techniques sont compatibles avec la technique médiévale et correspondent aux dossiers scientifiques du « suaire ».

Conclusion…

Au final, on ne peut donc que reconnaître que le « suaire » n’est plus un mystère depuis longtemps et que les sindonologues abusent de la crédulité du public, avec (parfois, souvent…) la complicité de médias peu scrupuleux en quête d’audimat. L’émission d’Arte d’avril 2010 est le dernier exemple en date : il y en aura d’autres.

Paul-Éric Blanrue,

collaborateur à Historia,

auteur de : Le Secret du Suaire : autopsie d’une escroquerie (Pygmalion, 2006) et Miracle ou imposture ? L’histoire interdite du "suaire" de Turin (EPO/Golias, 1999).

 


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115 réactions à cet article    


  • verdan 5 avril 2010 13:54

    M. Blanrue

    Bonjour

    Le saint suaire ( sans majuscule :) ) , la vierge marie et ses larmes de sang, le père noël , tout cela est du même acabit.
    Ce qui est beau dans ces récits , l’imagination des auteurs , que l’on y adhère ou pas.C’est assez joliment présenté.

    Nul besoin de s’interroger sur la réalité de tout cela. Ce qui est commun et véritable à ces « choses », c’est leur caractère fictif . selon la formule consacrée, tout le reste( et cela avec ) est littérature.

    Bien à vous


    • Jojo 5 avril 2010 13:58

      Lui n’est pas trop d’accord et même s’il s’égare parfois sur des pistes hasardeuses (notamment en « faisant vivre » les nombres, sur ce sujet en particulier, ce qu’il a à dire vaut le détour.
      http://www.bibleetnombres.online.fr/shroud.htm
      http://www.bibleetnombres.online.fr/saint_suaire.htm

      Sinon je vous cite
      « Des centaines de milliers de fidèles catholiques se sont déplacés pour le vénérer »

      Soit c’est faux et il s’agissait de croyants ne vénérant que Dieu et lui seul et auquel cas vous n’aviez aucun droit de l’exprimer ainsi, soit c’est vrai et dans ce cas la foi à mon avis serait très malade et il est pour moi certain que Jésus lui-même aurait demandé qu’on brûlât ce qui serait devenu une idole ... une de plus...


      • Leila Leila 5 avril 2010 19:08

        TonPere dit que les croyants ont un « cerveau malade ». Je suis croyante, c’est donc une insulte à mon égard. J’ai signalé cet abus à Agoravox.


      • Jojo 5 avril 2010 19:56

        Frère voiture, Dark chose etc…

        Déraisonnable, déraisonnable c’est à voir. J’en connais qui croient dur comme fer qu’ils ont quelque chose à dire... et encore ce n’est rien, j’en connais même qui sont persuadés que la propagande ça marche smiley. Evidemment ce n’est rien à côté de ceux qui croient vaincre le patron en personne rien qu’avec un clavier, deux trois clics et puis bien sûr leurs lumières en continu … 


      • Cascabel Cascabel 6 avril 2010 11:47

        @ Ton Père

        Heureusement pour l’humanité qu’il y ait eu tant de « cerveaux malades » dotés de foi. Autrement nous aurions été privés d’un grand nombre de scientifiques, d’ écrivains et d’artistes de premier plan. Qui les aurait remplacés ? Des petits comptables aussi terre à terre qu’ insipides ?

        Je ne sais pas si Dieu existe, mais je suis certain de trouver une grande émotion en écoutant un Gloria de Vivaldi.


      • plancherDesVaches 6 avril 2010 20:52

        Je profite que le serveur du site refonctionne... cela pourrait ne pas durer vu le monceau de pub qu’il traine...

        Cascabel, vous pouvez vous inventer n’importe quel dieu perso ou partagé, cela ne changera pas vraiment grand-chose.
        L’humain a besoin de rêver. De se faire dominer est le mieux car cela permet d’expliquer par une « force supérieure » toutes ses conneries.
        Et nous en faisons tous les jours, la preuve, j’écris maladroitement en essayant d’être pertinent.

        Ceci dit : un scientifique PEUT être croyant. Cela n’est en RIEN incompatible, et même pire : car face à tant d’interrogations auxquelles il ne peut répondre et la complexité de son sujet d’étude qui le laisse anéanti, comment peut-il ne pas finir par croire à une force qui ne peut être QUE supérieure et reléguant l’humain au rang d’animal....

        En attendant, croire en un mec qui vous promet une éventuelle résurrection, vous résurrectionnerez sans moi, car une fois couché dans l’incinérateur, ça me gonflerait grave de me relever pour voir autant de connerie.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 avril 2010 01:35

        @ Leila :


         Toutes les religions sont des tissus d"absurdités. Le vrai problème n’est pas là. Le problème est que, mettant la foi au dessus de la raison, elles récusent le seul arbitrage impartial qui pourrait faire consensus pour concilier leurs différences. Elle conduisent donc inévitablement à des conflits. Heureusement, elles disparaîtront avec l’éducation.


        Pierre JC Allard

      • Cascabel Cascabel 7 avril 2010 02:53

        @ Ton Père

        Je ne comprends pas votre « Je ne vous crois pas »

        @ Plancher des vaches

        Vous jugez un peu vite celles et ceux qui ne partagent pas votre vision du monde et tirez des conclusions pour le moins hâtives.
        Selon vous l’humain a besoin de croire pour être dominé et cela explique l’existence de la foi. Je vous oppose pour ma part d’autres explications, comme par exemple l’inquiétude existentielle propre à l’homme et source de ses plus grandes interrogations. Nous touchons là l’inverse de vos explications fermées.
        Vous dites aussi que l’homme a besoin de rêver. C’est bien vrai, pour une fois je vous rejoins, mais dites-nous en quoi cela relèverait de la maladie mentale ? Ainsi les artistes qui rêvent et qui nous font rêver seraient des fous ? Et nous mêmes, quand nous rêvons, sommes-nous fous, malades mentaux ?
        La foi, je pense, permet à l’homme de trouver en lui des ressources et donc de la force dans ses entreprises. Peut-être est-ce là sa raison d’ être, une sorte d’instinc de survie plus ou moins dévellopé chez les uns ou les autres. Je sais qu’il existe des cas avérés de guérisons chez les croyants dites miraculeuses. Il est fort possible, qu’une forte croyance aide considérablement le métabolisme à lutter contre certaines maladies, l’effet placébo est là pour le prouver en plus.

        Donc balayer d’un revers de main la foi et juger mauvais un phénomène sous le prétexte qu’on ne le connait pas me semble un peu court.


      • Cascabel Cascabel 7 avril 2010 02:57

        @ Pierre Allard

        Je ne vois vraiment pas le rapport entre l’ éducation et la foi.


      • PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP 7 avril 2010 08:21

        Bonjour
        JC Allard a raison en affirmant :« Toutes les religions sont des tissus d »absurdités. « 
        Le gros problème est la confusion entre »religion« et » spiritualité« . La première est incapable de se passer des dogmes qui écrasent sous leur masse inerte toute tentative de raisonnement individuel ou collectif qui pourrait faire avancer le »schmilblick". D’où une stagnation intellectuelle qui fait des religions des outils d’un autre âge ( et pas des plus lumineux ). On peut tout à fait être absolument convaincu de l’existence de ce l’on peut appeler Dieu est être totalement opposé à toutes formes de religions . Je pense que ce point est une des raisons principales de la montée en force du Bouddhisme est autres philosophies spiritualistes . 


      • Simon Simon 5 avril 2010 14:20

        Ce n’est pas parce que l’on prétend démystifier un cas comme celui du saint suaire que l’on est pas vierge de tout idéologie. Je crois que monsieur Blanrue à eu affaire avec la Zététique française, groupucule rationnaliste, idéologues d’un scientisme sorti tout droit de la fin du XIX ème et ce, sans le dire bien évidemment. Malgrès les arguments pour et contre cette histoire de Saint Suaire, je tenais à rapeller le combat idéologique qui est derrière ça, et c’est pas une petite chose… Que monsieur Blanrue et son pote Broch en soient conscients ou non.


        Peut être que le cas du Suaire de Turin n’est pas le cas illustrant le mieux la fausseté du combat des zététiciens (il s’agit bien d’un combat, mené par des gens qui en sont plus ou moins conscients), car après tout il est très probable que le Christ n’ait jamais été enveloppé dans ce suaire… Quoi que… Enfin bon, la question n’est pas très intéressante, ni pour un croyant, ni pour un sceptique je pense.

        Encore une fois, je voulais juste mettre l’accent sur certain un arrière-plan peu connu du grand public.



        • Traroth Traroth 5 avril 2010 23:49

          L’athéisme n’est pas une religion, mais ça reste une croyance. Seul l’agnosticisme n’est pas une croyance.


        • docdory docdory 6 avril 2010 13:21

          @ Simon

          La zététique n’est pas un « groupuscule rationaliste » comme vous le prétendez, mais l’application de l’esprit scientifique pour expliquer scientifiquement les prétendus « phénomènes paranormaux ».
          Il serait souhaitable que l’ esprit critique, dont la zététique est une composante, fasse l’objet d’un enseignement dès le collège .


        • Cascabel Cascabel 6 avril 2010 14:54

          @ docdory

          Pourtant vous croyez à la version paranormale du 11 septembre en refusant tout argument raisonnable questionnant la propagande et ses explications fantaisistes.
          Sinon, en dehors de ça, la zététique commet l’erreur de considérer suffisantes l’ensemble des connaissances actuelles pour expliquer TOUS les phénomènes. Et en plus elle se prive stupidement de TOUTES les options possibles par dogmatisme matérialiste.
          Exemple simple : les fantômes font partie du para-normal, donc ils n’existent pas.
          Mais supposons qu’ils existent ( une supposition, pas une affirmation), que ferait la zététique face à des éléments prouvant leur existence ? Elle refuserait de voir les éléments et les interpréteraient, ou les réfuterait, à sa façon, car la zététique a déjà répondu à la question par la négative.
          Est-ce là une démarche scientifique ou scientiste ?


        • Traroth Traroth 6 avril 2010 16:59

          @BIG PINK PIG : Ce n’est pas parce que vous êtes con que tout le monde l’est, hein ! smiley


        • Traroth Traroth 6 avril 2010 17:00

          Quant à ma pancarte, je la trouve... mignonne ! smiley


        • Diva Diva 5 avril 2010 14:24

          @L’auteur

          Cher monsieur Blanrue, voilà un excellent article, mais venant de vous, cela ne m’étonne pas !

          Petit bémol néanmoins, on parle plus volontiers de suaire lorsque le linge ne concerne que le visage du Jésus de la légende christique (ex : suaire d’Oviedo).

          Lorsque le linge représente le corps entier du supplicié, on parle davantage de Linceul !


          • Ren 5 avril 2010 14:32

            Merci pour cet article très intéressant.

            Et oui quand la religion essaye de faire de la science, elle termine souvent ridiculisée.
            Par ailleurs, je ne comprend pas bien d’où vient ce besoin de crédibilité scientifique alors que la foi religieuse, par définition, n’a pas besoin d’être prouvée.

            • dom y loulou dom 5 avril 2010 14:40

              intéressant sujet

              on notera que la première rerésentation du Christ est dans les catacombes de Rome et il est représenté en jeune homme imberbe.

              C’est à Bysance qu’il fallut trouver un moyen de prouver que le Christ portait la barbe...
               
              parce que les nobles se distinguaient de la piétaille avec leurs barbes imposantes... inconcevable donc que le Christ n’en porte pas et ce fut encore un bon moment de guerres et de msscres pour se disputer sur un sujet aussi futile.


              La dernère expérience dont vous nus parlez semble très probante.


              Il y a aussi l’hypothèse des sels d’argent. Parcourons-là vite fait.

              les tablettes de ME, du savoir des Anunaki sumeriens, apéportées à bbyéone pr la déesse pute Inna en les volnt à Ea-Enki. Elle en devint Ishtr, reine du ciel babylonien. Oui celle que vous trouvez affichée sur toutes les affiches et pubs... la jeune fille qui guiche les vieux messieurs pour leur soutirer de l’rgent... notez que Inanna tuait systémtiquement ses amants, une mante religieuse en apparence humaine, une folle donc. Passons.
               
              On y trouve peut-être un passage explicant les qualités des sels d’argent se transformant par absorption de lumière.

              il suffit de badigeonner un drap de sels d’argent, comme une papier photo, en chambre complètement obscure et d’y illuminer un homme pendant quelques secondes devant.

              On baigne le tissu dans une solution qui enlève les sels d’argent du tissu, ceux qui sont brûlés par la lumière y restent imprimés. On rebaigne dns un fixateur...

              et vous avez une belle photo floue d’un type sur un drap.

              seulement une hypothèse bien sûr, que les savoirs que contiennent ces tablettes aient été utilisés uniquement dans des buts mystificateurs et donc jamais utilisés en procédés industriels avant le 20e siècle.

              alors que les sumeriens connaissaient le principe de l’imprimerie, là avec des rouleaux imprimants en argile... qu’on ait attendu Gütenberg pour imprimer des bibles en masse ? Ou ce fut ainsi PARCE QUE il leur fallait imprimer des bibles en masse... pour codifier une bonne fois pour tous les récits que se rcontaient les chréteisn, dont leur préféré, celui d’Enoch, l premier prophète et recadrer UNE VERSION OFFICIELLE de l’histoire, après avoir déjà arraché du texte original plus de la moitié des textes dérangeants... comme Sedrach demandant à Dieu de quoi sera fait le dernier jugement. Dieu lui répond : - D’un tribunal qui prend pitié.

              Toute l’inuisition n’aurait pû voir le jour à cause de cette belle pensée... enlevée de là donc, dite apocryphe, fausse, honnie, diabolique, bouh.


              Le club Bilderberg nous en réserve surement d’autres de mystifications technologiques. Project Blue Beam par exemple ? Ou HAARP ?


              Mais votre dernière version, des poussières de métal frottées sur une statue, est la plus probante pour le suaire, j’en conviens tout à fait.


              • poetiste poetiste 5 avril 2010 14:41

                Stakhanovistes de la preuve par neuf.

                Le plus étonnant est qu’il s’agit de la foi et que la foi n’a pas besoin de preuves pour être confortée puisque l’on croit a priori selon une conviction personnelle et profonde à l’existence du Christ en tant que vérité et vie.
                 Imaginez le Christ apparaître sur notre planète, il dirait : rangez ce chiffon et allez à l’essentiel, l’essence du ciel. Hommes de peu de foi, ai-je une place si insignifiante dans vos cœurs pour que vous ayez besoin d’une preuve, d’une relique.
                Suivre le chemin tracé par le Christ, c’est-à-dire l’amour des autres, avec tous les risques que cela comporte car l’amour, la gratuité, ne peuvent que déranger dans le monde d’idolâtrie de l’argent, qui est le nôtre. Aimer est un acte volontaire et révolutionnaire.
                Alors, un bout de tissu, quelle importance ? Les catholiques disent à l’office du Dimanche : « toi seul est saint ». On se demande pourquoi sacraliser des objets. Saint suaire, ça ne veut rien dire. Seule la vie est sacrée, qu’on se le dise dans toutes les croyances et incroyances !
                Nous vivons un monde en représentation, en apparences ; il n’est pas étonnant que l’on s’attache aux reliques, aux détails, à des sacralisations idolâtres diverses.
                Alors, le suaire, réalité ou imposture, c’est anecdotique, c’est le regard vers le doigt quand le doigt montre la lune. Elle ferait plutôt suer cette polémique sur le suaire. L’esprit fondateur de notre civilisation mérite mieux que ça.
                Les sacralisations de personnes, de lieux, d’objets ou de rites sont de l’instinct grégaire de la religion tribale, des différenciations qui sont comme des châteaux forts pour se protéger d’autres religions. Plus une religion se différencie de cette manière, plus elle s’éloigne d’une spiritualité universelle qui concerne tous les hommes.

                A.C


                • dom y loulou dom 5 avril 2010 14:44

                  désolé, mon clavier m’oblige à des corrections sans fin.

                  voici le paragraphe incriminé corrigé.

                  les tablettes de ME, du savoir des Anunaki sumeriens, apportées à babylone par la déesse pute Inanna en les volant à Ea-Enki. Elle en devint Ishtar, reine du ciel babylonien. Oui celle que vous trouvez affichée sur toutes les affiches et pubs... la jeune fille qui aguiche les vieux messieurs pour leur soutirer de l’argent... notez que Inanna tuait systématiquement ses amants, une mante religieuse en apparence humaine, une folle donc. Passons


                  • dom y loulou dom 6 avril 2010 13:07

                    ah non ne dites pas qu’il était agent du mossad hein


                  • vivien françoise 5 avril 2010 14:59

                    Bonjour,
                    Les experts en art devraient à présent que l’on sait que c’est un faux, essayer de retrouver ce peintre médiéval de génie, qui tient en haleine depuis des années le public croyant et incroyant.
                    Pour ma part, si c’est un vrai, je déplore le fait que l’on aille voler un mort (même si ce mort, est monté au ciel, ce qui reste à prouver, cela peut aussi donner du travail aux experts qui pourraient se demander comment un mort ressucité est monté au ciel, par quelle voie, comment, pourquoi)
                     Le Moyen Age, cette époque qualifiée d’obscure, de barbare, a produit de purs génies, au moins un.
                    Pourquoi payer des expertises inutiles, les incroyants ni croient pas et les croyants s’agenouillent et prient devant le linceul.
                    Découvrir la technique employée par ce peintre médiéval est plus utile que tout le reste.
                    L’ Eglise a tout faut depuis 2000 ans et quelques.
                    Sylvia


                    • appoline appoline 5 avril 2010 18:37

                      Il faudrait aussi que l’église n’ait pas déformé la vie et la mort d’ailleurs de Jésus. Car avec la palanquée de conneries qu’elle a écrit à ce propos, retrouver 2000 et quelques années quelques restes de chiffon, relèverait tout bonnement du miracle.


                    • Cascabel Cascabel 6 avril 2010 15:08

                      "Pour ma part, si c’est un vrai, je déplore le fait que l’on aille voler un mort"

                      Du grand n’importe quoi.


                    • Halman Halman 5 avril 2010 15:27

                      Malgré les preuves scientifiques et historiques de l’époque moyen ageuse du saint suaire, les fanatiques de la vénération des objets du culte y croiront toujours fermement jusque dans la tombe.


                      • alberto alberto 5 avril 2010 18:01

                        Halman : jusque dans la tombe... et même au-delà !


                      • Halman Halman 5 avril 2010 15:31

                        Il y a même un théorie qui dit que ce serait Leonard de Vinci qui l’aurait fait.

                        Ce serait trop drôle.


                        • jullien 6 avril 2010 01:36

                          Il y a même un théorie qui dit que ce serait Leonard de Vinci qui l’aurait fait.

                          Euh... Il est tout de même extrêmement rare qu’un artiste réalise une oeuvre d’art avant sa naissance...


                        • joelim joelim 6 avril 2010 13:03

                          Le tissu serait ancien mais pas l’« impression », qui aurait été une commande à Vinci du Vatican de l’époque...


                        • dom y loulou dom 6 avril 2010 13:27


                          dites quand même que cette théorie vient du the da Vinci code de Dan Brown, habile mystificateur.

                          pourqoi lui mettrait-on une mystification pareille sur le dos quand c’est tout ce qui est vrais qui l’intéressait.

                          « Peintre, si tu veux pprendre à peindre, appredns à bserver. » a-t-il écrit dns ses carnets.

                          jamais il n’aurait accepté une supercherie pareille. Même en temps de disette. De toute façon le dessin est torp mal foutu pour l’attribuer à Leonard de Vinci. C’est une évidence pour quiconque sit lire les traits de crayons.

                          Ou alors seulement pour la théorie des sels dârgent parce que cela l’aurait intéressé, photgraphier, imaginez, c’est bien lui qui a découvert le principe de la caméra obscura qui inverse l’image d’une flamme de bougie à travers un trou dans un carton. Essayez, vous verrez.

                          mais si une telle impression sur drap avait réussi il l’aurait forcément multiplié juste pour faire chier les ecclésiastes fanatiques de son temps et pour montrer la supercherie du linceul. Car était forcément sa nature. On n’accomplit pas une oeuvre de crétin basée entièrement sur l’observation de faits et produire une telle mystfication. De nuveu, le Christ semble ne ps voir porté de brbe, c’est à Bysnce que les nobles voulurent bsolument imposer cette image de Isa.


                        • dom y loulou dom 6 avril 2010 13:28


                          dites quand même que cette théorie vient du the da Vinci code de Dan Brown, habile mystificateur.

                          pourqoi lui mettrait-on une mystification pareille sur le dos quand c’est tout ce qui est vrais qui l’intéressait.

                          « Peintre, si tu veux pprendre à peindre, appredns à bserver. » a-t-il écrit dns ses carnets.

                          jamais il n’aurait accepté une supercherie pareille. Même en temps de disette. De toute façon le dessin est torp mal foutu pour l’attribuer à Leonard de Vinci. C’est une évidence pour quiconque sit lire les traits de crayons.

                          Ou alors seulement pour la théorie des sels dârgent parce que cela l’aurait intéressé, photgraphier, imaginez, c’est bien lui qui a découvert le principe de la caméra obscura qui inverse l’image d’une flamme de bougie à travers un trou dans un carton. Essayez, vous verrez.

                          mais si une telle impression sur drap avait réussi il l’aurait forcément multiplié juste pour faire chier les ecclésiastes fanatiques de son temps et pour montrer la supercherie du linceul. Car était forcément sa nature. On n’accomplit pas une oeuvre de crétin basée entièrement sur l’observation de faits et produire une telle mystfication. De nouveau, le Christ semble ne pas avoir porté de barbe, c’est à Bysance que les nobles voulurent absolument imposer cette image de Isa.


                        • David Meyers 5 avril 2010 15:40

                          La foi n’a pas besoin de preuves scientifiques.

                          On peu bien sûr analyser le bidule pour tenter d’en connaître l’époque mais ça ne servira pas à grand chose que de dire « c’est contemporain du 1er siècle » « ou du 12e ».

                          Il serait tout aussi vain de prouver scientifiquement que Jésus est le fils de Dieu (par l’analyse ADN de la « grotte ») ou que Dieu le Père(ou Mère) existe (par electrophorèse ou spectromètre de masse).

                          Si on souhaite être spectateur de vrais miracles, il suffit de revoir les images du 11 septembre 2001, disponibles partout et gratuitement sur le net, pour observer des tours de béton et d’acier s’écrouler à la vitesse de la chute libre.


                          • dom y loulou dom 6 avril 2010 13:39

                            Exact. La foi a besoin de vérité et pas de supercheries.

                            je m’amusais à faire le paralelle entre le linceul et les journaux d’aujourd’hui...

                            en fait, on nous sert un saint suaire tous les jours. « Regardez les vilains arabes qui ont attenté au métro de moscou !! »

                            aarg


                          • Furax Furax 5 avril 2010 15:59

                            Monsieur Blanrue,

                            A l’époque où vous écumiez les plateaux de TV pour dénoncer cette « imposture », deux choses m’avaient frappé.

                            Votre principal argument était qu’un évêque du Moyen-Age avait déclaré que c’était un faux. Sa parole valait de l’or . S’il avait affirmé qu’il était authentique ? Vous l’auriez cru bien sûr...

                            Vous étiez représentant du « Cercle Zélétique », dont le DOUTE est la règle. Ce qui est très honorable. Sauf que vous procédez toujours par affirmations « indiscutables ». Curieux.

                            Je n’entrerai pas dans le détail de vos arguments. Je ne suis pas scientifique, pas plus que vous, professeur d’histoire en collège privé (voilà qui va faire plaisir à Morice !). Je me contenterai donc d’indiquer un site qui le fera pour moi. http://www.suaire-science.com/Je conseille dene pas manquer la rubrique « Dernières nouvelles », qui répond à l’ébourriffante démontration tévisée à laquelle vous vous étiez livré avec le Magazine « Sciences et Vie ».
                            Pour ma part...je n’en sais rien mais c’est très intéressant.


                            • Céphale Céphale 6 avril 2010 09:55

                              Pour le scientifique que je suis (diplômes d’études supérieures en physique chimie) le lien donné par Furax est beaucoup plus sérieux que cet article de Blanrue, pas scientifique du tout. Je conseille à tous ceux que ça intéresse, croyants ou pas, de le lire


                            • Cascabel Cascabel 6 avril 2010 11:28

                              En effet, voici la partie qui devrait intéresser Paul Eric Blanrue
                              http://www.suaire-science.com/form_image.htm#NW-ANCHOR-11

                              Au cas où personne ne l’aurait remarqué, la technique employée par Blanrue ne donne pas un résultat satisfaisant. Son image ne ressemble tout simplement pas à celle du suaire. Imprécise et dépourvue d’effet tridimensionnel elle laisse à désirer.
                              Il serait bon qu’il applique à présent la méthode du doute sur les résultats de ses travaux.


                            • frantiska 6 avril 2010 11:46

                              Cher Monsieur,


                              Merci d’avoir pris la peine de répondre à l’auteur de cet article. Je partage totalement votre point de vue et je vous remercie d’avoir indiqué le site www.suaire-science.com qui est un site que je viens d’aller visiter et qui est absolument remarquable ! J’ai l’intention de le lire en détail aujourd’hui .

                              Je ne ferai pas de commentaires sur l’article roman fleuve de Monsieur Blanrue qui n’en mérite pas vraiment




                            • jack mandon jack mandon 7 avril 2010 07:22

                              @ M. Blanrue,

                              Beaucoup d’encre a coulé autour de cette affaire.

                              Léonardo da vinci, lui, le génie, n’est sans doute pas étranger à cette interrogation séculaire.

                              A Milan il se livrait à des expériences chromatiques et photographiques géniales.

                              De plus, il aimait plaisanter avec le clergé obtus de son époque.

                              Il serait même plausible qu’il se soit lui même dévoué en qualité de modèle.

                              Les génies traversent le temps avec humour...et les autres se posent des questions.


                            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 5 avril 2010 16:05

                              Évidemment que c’est une réplique de l’original, et sans le modèle original puisqu’il n’était plus entre les mains de l’artiste, ayant été volé ou détruit. Cela témoigne à quel point ce fut si difficile de la conserver entière puisqu’elle fut encore arrachée et en partie enflammée. C’est vous dire si le combat loyal de l’Église, pour préserver la mémoire physique du Christ de par le temps, n’a pas été sévère contre ses ennemis, les sauvages, nomades et irascibles, toujours supérieurs en nombre.

                              Les vrais croyants, ceux qui n’ont pas besoin de preuves palpables pour croire à l’histoire de cet Homme, Jésus Christ, se passent très bien des scientifiques de Turin ou étasuniens, pour arriver seuls à assimiler et transmettre sans un mot, le message de cet Homme. Les quelques commandements de base qu’il a essayé d’enseigner aux incultes, pour créer une société : tu ne tueras pas, tu ne mentiras pas, tu ne voleras pas, etc...pas besoin de preuves pour les comprendre et faire le bien. Il serait dommage que les humains qui luttent encore contre ces règles pour instaurer les leurs, c’est à dire tout le contraire, comme le propose le système libéral actuel, viennent à bout de cet édifice socialo-humaniste que représentait la religion catholique. Je vous soupçonne de croire qu’en faisant paraitre votre article le jour le plus saint de cette religion, vous cherchiez à faire tomber le dernier rempart pour que s’établisse enfin le grand nouvel ordre mondial. Ce serait bien vu en pleine campagne de pédophilie à consonance uniquement catholique...

                              Vous fatiguez pas, Toutes les guerres et invasions fomentées par les incroyants depuis vingt siècles n’ont pas réussi à couper le lien qui relie l’homme au ciel. Ce n’est pas parce que les créa-sionnistes essayent de rayer de la carte du globe les traces de l’origine de l’homme et son évolution au Congo ou en Amazonie, tout en conservant les traces végétales du monde original à Svalbard, qu’ils vont effacer cette croyance chez les hommes de bonne volonté.

                              Si vous voulez rayer de la carte cette religion, il faut tout rayer d’un coup et tout effacer, jusqu’à la dernière trace. Mais, même dans cette optique, il faudra dans l’avenir faire encore taire tous les archéologues qui découvriront de nouvelles traces de notre civilisation accidentée et les preuves que la raison du Christ, pour un monde d’amour sans haine, étaient exactes et immortelles.

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