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Accueil du site > Actualités > Religions > Moïse, Josué, une logique de guerre

Moïse, Josué, une logique de guerre

Hier comme aujourd’hui, la recherche historique repose sur trois piliers : une bonne compréhension des textes anciens, la logique, notamment militaire et, ensuite seulement, une bonne interprétation archéologique. Aboutissement de mes précédents articles, je termine mon étude du Pentateuque juste avant la conquête du pays de Canaan par les Hébreux.

Moïse est monté sur le mont Nebo. Dans sa grande sagesse, Yahvé a pensé qu’il était opportun de le faire mourir à ce moment-là, à cet endroit-là. Josué va lui succéder. C’est lui qui va prendre dorénavant tous les risques car, en toute guerre, rien n’est jamais gagné d’avance.

De son observatoire, Moïse tourne son regard vers l’Egypte où il est né en tant que prêtre d’Osiris (voir mes précédents articles). Il se rappelle son parcours jusqu’à Massada, sa défaite d’Horma, son trajet pour contourner le pays d’Edom par le sud, ses quarante années passées dans le désert, dans son réduit de Petra (ma thèse), sa conquête des pays de Transjordanie. Terminant son tour d’horizon, ses yeux se fixent sur le pays de Canaan que son Dieu Yahvé a promis à son peuple.

Une armée nombreuse et disciplinée.

Au départ d’Egypte, la Bible donne un chiffre de 600 000 hommes aptes à porter les armes. Le recensement que fait Josué avant le franchissement du Jourdain donne à peu près le même chiffre, ce qui est assez curieux. Faut-il compter dans ses 600 000 hommes, les cousins hébreux qui sont restés au pays de Canaan ou qui y sont revenus avant les quarante ans ? mystère ! Ce qui est en revanche très probable, c’est l’arrivée massive de combattants volontaires venant de "la zone occupée" pour se rallier à Moïse en prévision des futurs combats. Maître des ressources de Moab et des pays voisins, celui-ci était en mesure de les héberger et de les nourrir.

Cette armée, Moïse l’a soumise à une discipline de fer, d’abord en lui imposant des règles très strictes pour l’habituer à une obéissance sans hésitation ni murmure. Celui qui a péché en ramassant du bois mort le jour du sabbat est lapidé par ses compagnons (Nomb 15, 35- 36). Les chefs qui ont fauté sont empalés face au soleil (Nomb 25, 4). Les groupes qui se rebellent sont enterrés vivants ou livrés au feu (Nomb 16, 31 - 35).

Cette armée doit faire du butin pour alimenter le trésor et le service de l’intendance. Il est rare que l’homme de troupe soit autorisé à "butiner" pour son propre compte (c’est ce mot qui figure dans ma Bible, Nomb 31,53). Il faut qu’il attende pour recevoir sa part. Celui qui détourne le butin frappé d’anathème est non seulement puni de mort mais également son entourage qui ne le dénonce pas, bétail compris (Jos 7, 25). Un allié s’écarte du droit chemin, c’est une bonne occasion pour le rayer de la carte et pour s’emparer de tous ses biens (Nomb 31, 1- 12).

La cohésion et le moral de cette armée sont soigneusement entretenus par tout un cérémonial à la fois militaire et religieux. Lecture de la Loi, célébrations collectives, repas commémoratifs, cérémonies d’intronisation et de dissolution, manifestations de repentance et d’absolution, discours au peuple, la vie de la collectivité est rythmée par une liturgie qui ne laisse rien au hasard. Les étrangers sont exclus du camp et des villes stratégiques occupées. La race est préservée par une généalogie soigneusement tenue à jour. La présence de Yahvé est omniprésente. Les maladies et les épidémies sont des punitions que Dieu inflige à l’individu, au groupe ou au peuple à cause des péchés présents, passés ou oubliés. Mais Yahvé est très attentif pour récompenser. S’il dépossède les uns, en revanche il donne à d’autres.

Un principe de dissuasion, un plan de campagne.

L’adversaire de Josué n’est pas le peuple dominé des campagnes mais le peuple dominant retranché derrière les murailles de ses villes fortifiées. Si la ville accepte la paix qu’on lui propose, les habitants ont la vie sauve mais sont soumis au nouveau pouvoir qui s’installe. Si la ville ne se rend pas dès les premières sommations, tous les mâles seront frappés du tranchant du glaive. Femmes, enfants, bétail seront pris comme butin (Deut 20, 10 - 14). Tel est le principe de dissuasion qui - pour qu’il fonctionne - doit être appliqué dès la première ville qui résiste, sans pitié et sans aucune restriction.

En ce qui concerne les villes stratégiques nommément désignées, il est prévu de les vider de leur population et de les occuper sans partage. Les habitants doivent savoir qu’ils seront passés systématiquement au fil de l’épée, hommes, femmes, enfants et bétail, s’ils ne vident pas les lieux avant l’arrivée de l’armée.

Trois phases sont prévues. Une première campagne au sud, une deuxième au nord, une troisième pour réduire les poches de résistance. Les deux premières sous le commandement de Josué entre 1405 et 1336 avant J.-C. (ma thèse), la troisième après sa mort, à l’initiative des chefs des tribus, une fois leur installation terminée. Le pays est réparti entre les douze tribus, les limites des différentes parts précisées, les responsabilités clairement établies.

Avant le franchissement du Jourdain, les futurs vainqueurs sont marqués au fer rouge d’une pièce d’identité indélébile, une cicatrice toute fraîche autour de leur verge.

Les trompettes d’argent et les murailles de Jéricho

« Fais-toi deux trompettes d’argent ; tu les feras d’argent battu. Elles te serviront pour la convocation de l’assemblée et pour le départ des camps (Nomb 10, 2). »

La Bible ne dit pas exactement quand Josué a sonné le départ en campagne. Comme il était prévu que l’arche d’alliance marche en tête et que les porteurs traversent le Jourdain à pieds secs - ceci pour répéter le miracle du franchissement de la mer Rouge - il a fallu très certainement attendre, soit un moment de très basses eaux, soit que des digues provisoires arrêtent momentanément son cours. Il a fallu aussi attendre que les espions hébreux envoyés dans la population de Jéricho aient accompli leur mission de subversion qui consistait à soudoyer la garnison égyptienne prostituée au dieu Amon, la devenue célèbre Rahab.

Jéricho était la forteresse qui gardait la porte d’entrée au pays de Canaan, cerbère aussi cruel et détesté qu’était le pharaon d’Egypte. C’était bien la première forteresse à prendre. L’épaisseur de ses murailles était telle que seul Yahvé était en mesure de les faire tomber. Chaque jour, pendant six jours, les Hébreux firent le tour de la ville. Sept prêtres sonnaient continuellement du cor. L’arche d’alliance marchait au milieu d’eux. Le septième jour, la partie dissidente de la garnison égyptienne se rendit maître des murailles et ouvrit les portes. Les trompettes retentirent. L’armée de Josué poussa un grand cri et s’engouffra dans la ville, massacrant hommes, femmes, enfants et animaux.

Puis, les murailles tombèrent sur la ville frappée d’anathème.

E. Mourey

http://www.bibracte.com

NB. Ces événements se sont passés il y a environ trois millénaires et demi. C’est l’histoire d’un monde passé qui n’a que peu de rapports avec celui d’aujourd’hui, tant il y a eu, depuis, de mouvements de populations, notamment dans cette région. Toute polémique sur ce sujet serait donc dénuée de sens.



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192 réactions à cet article    


  • ZEN zen 6 février 2007 12:06

    C’est reparti pour un tour..Le feuilleton continue, c’est mieux que Dallas..MrMourey fournit encore des verges pour être battu.

    « Moïse est monté sur le mont Nebo. Dans sa grande sagesse, Yahvé a pensé qu’il était opportun de le faire mourir à ce moment-là, à cet endroit-là. Josué va lui succéder »

    Tout cela est évidemment hautement historique...puisque c’est écrit !


    • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 12:12

      @ Zen

      T’es pas cool. Moi j’adore le littéralisme occultisto-militaire des exégèses de l’auteur. C’est notre petit Da Vinci Code agoravoxien. Lis ça comme un roman est ça devient passionnant. D’ailleurs je pense que dans un prochain chapitre nous apprendrons que Marie-Madeleine était l’arrière-arrière-petite fille d’un égypto-hébreu né des amours d’Osiris avec Vercingétorix entre Bibracte et Petra...


    • ZEN zen 6 février 2007 12:33

      Hypocrite !Tu es encore plus « méchant »que moi...Tu devrais te réjouir du fait que l’auteur est persuadé que Jésus est né en Bourgogne, comme toi. SI ! Va sur son site (dernier article)


    • Marsupilami Marsupilami 6 février 2007 12:38

      @ Zen

      D’abord je suis pas né en Bourgogne, mais en Allemagne, donc quelque part entre Bibracte et Petra. J’ai donc été sur le site d’Emile et je me suis régalé. C’est fabuleux, il n’y a pas d’autre terme. J’invite tous les Agoravoxiens à faire de même.


    • (---.---.30.43) 6 février 2007 13:51

      ahahah encore un qui a cédé à la tentation, attention son site vas vite devenir le n.1 des sites les plus visités dans la catégorie histoire et actualité !! (cf présentation) qui est un gage d’honnêteté intellectuelle et de probité comme chacun sait.........


    • (---.---.30.43) 6 février 2007 13:53

      bah DW tu ne sais pas que Mourey est l’élu ! pas de templiers ni d’orléaniste, c’est lui le messie d’ailleurs la bible le dit clairement le messie sera un grand militaire forcément comment réunir les gens sinon par la guerre, c’est bien connu et parfaitement logique !


    • Le furtif (---.---.26.29) 6 février 2007 12:31

      @ M Mourey et aux farceurs

      M’en fous de vos palsanteries « limite » ...moi j’aime bien...enfin j’aime bien mieux que....

      Salut à tous

      Le Furtif


      • Tristan Valmour 6 février 2007 12:47

        Monsieur Mourey,

        J’ai lu avec neutralité l’ensemble de vos articles, et je demeure très partagé. D’un côté, ils présentent un intérêt dans le sens où ils abordent l’Histoire sous un angle original, de l’autre côté votre conception des recherches historiques me laisse pantois, ce qui me conduit à prendre avec beaucoup de réserve ce que vous énoncez.

        Vous écrivez : « Hier comme aujourd’hui, la recherche historique repose sur trois piliers : une bonne compréhension des textes anciens, la logique, notamment militaire, et ensuite seulement, une bonne interprétation archéologique. »

        Pardonnez-moi, mais cela est faux. En effet, l’historien commence par rechercher des preuves, comme tout bon enquêteur. Des preuves archéologiques et des documents. Cela constitue l’essentiel de son travail. Ensuite, l’historien interprète les preuves. C’est déjà, pour tous, un facteur d’erreurs. Pour interpréter une preuve, il faut que soient réunies au moins trois conditions : maîtriser la langue d’origine du document, maîtriser les ressources historiques des collègues et adopter la méthodologie de la recherche. Quant à la logique, je ne sais pas de quoi vous parlez. Ce qui vous paraît logique peut être illogique (ou syllogique) pour quelqu’un d’autre. On peut tout mettre derrière la logique.

        Au total, votre oeuvre constitue une bonne narration, et vous devriez en faire un livre. Christian Jacq est très côté en ce moment. Je le dis sans aucun cynisme ou ironie.

        Bien à vous


        • Emile Mourey Emile Mourey 6 février 2007 14:42

          @ Tristan Valmour

          Je pense que vous ne m’avez pas compris. Je ne cherche pas à prouver mais à comprendre. Je cherche d’abord à bien comprendre les textes. Pour cela, je tiens compte de toutes les observations, réserves, hésitations, remarques étymologiques des traducteurs etc..., ensuite j’essaie de comprendre le texte dans la logique alors que d’autres se contentent de prendre le texte à la lettre. Quand la Bible parle des filles de Bersabée ( Bersabée étant la ville d’Abraham),je ne vois pas en quoi je ferais une faute de logique en comprenant « colonies » de Bersabée. Ensuite je me reporte aux résultats de fouilles pour confirmer ou compléter mon interprétation. Le vestige archéologique apporte la preuve en fin de course, mais ce n’est pas une obligation.

          J’ai commencé à m’intéresser à la recherche historique, un peu par hasard, à cause d’une interprétation des Commentaires de César qui me semblait erronée. C’est cette démarche que j’ai suivie. Ma connaissance du latin, mon expérience militaire et mes connaissances de l’archéologie de la région m’ont beaucoup aidé. Tout cela pour vous dire que je ne parle pas en l’air et que cette démarche me semble évidente.

          La démarche que vous préconisez, à savoir chercher d’abord la preuve, a conduit l’archéologie à deux erreurs extrêmement graves.

          Premièrement : en reprenant la thèse de Bulliot sans trop se poser des questions, les archéologues s’évertuent aujourd’hui à chercher la preuve ou les preuves qui pourraient justifier cette thèse, alors que le site a été officialisé et le musée construit (on a mis la charrue avant les boeufs). Or aucune preuve formelle n’a été trouvée qui permet de dire que le mont Beuvray est le site de Bibracte.

          Deuxièmement : Parce que nos deux archéologues israéliens n’ont pas su interpréter le texte biblique, ils ont formulé une hypothèse et ils cherchent à la prouver par des vestiges archéologiques, nouvelle erreur, mauvaise méthode.


        • Tristan Valmour 6 février 2007 15:40

          Monsieur Mourey,

          Je suis titulaire d’une maîtrise d’Histoire (en histoire économique et sociale de la France contemporaine), ce qui n’est pas grand chose. Et j’enseigne également cette matière depuis un certain temps. Je peux cependant vous certifier que les historiens (ceux qui ont un doctorat peuvent à mes yeux se qualifier ainsi) ne prennent pas à la lettre les textes qu’ils ont à étudier. C’est très réducteur. Ils essaient aussi de comprendre ce qu’ils lisent, et disposent d’outils d’analyse et de connaissances qu’apparemment vous ne maîtrisez qu’imparfaitement à la lecture de votre site. Attention, je ne dis pas que tout est mauvais, et vous évoquez certaines pistes intéressantes.

          Mais vous balayez des périodes historiques trop larges pour être réellement crédible, et vous avez une propension à aborder des sujets qui confinent à l’ésotérie. Le résultat donne donc un mélange de poésie et d’Histoire. Quand on sait que des historiens peuvent au pire passer leur vie sur une monographie, au mieux se spécialiser dans l’une des quatre grandes périodes historiques !

          Franchement, jamais je ne m’aventurerai à épouser votre méthode de travail, car aucun résultat scientifique ne saurait en sortir. Un historien part des empreintes laissées par nos ancêtres, émet des hypothèses, confirme ou infirme ses pistes par ses connaissances antérieures ou d’autres découvertes qu’il est conduit à faire.

          Que vous ayez des désaccords avec certaines Ecoles, c’est normal et c’est sain. Ca fait avancer l’Histoire. Mais ne croyez pas que les historiens sont des bons à rien qui se trompent tout le temps ou qui cachent la vérité. Ce sont des gens honnêtes, pour la grande majorité. En Histoire Ancienne, je connais très bien deux historiens. L’un, Nabil, est président de la faculté d’Histoire de Jordanie. L’autre, Maurice, est l’un des 10 plus grands spécialistes en Histoire Ancienne. Ce sont tous deux des personnes intègres et rigoureuses.

          J’ai lu sur votre site que vous vous êtes intéressé au « trésor des templiers ». En voilà encore un sujet accrocheur. Vous savez, il existe un excellent ouvrage sur le sujet : Vie et Mort de l’Ordre du Temple (Alain Dumourger), collection Point Seuil Histoire.

          Bonne continuation


        • Emile Mourey Emile Mourey 6 février 2007 16:37

          @ Tristan Valmour

          Vous m’attribuez des idées que je n’ai pas et des jugements que je n’ai jamais prononcés.


        • schroen (---.---.175.112) 7 février 2007 09:51

          Je vous invite à consulter sur internet, l’histoire d’un brave homme taxé d’hérésie pour avoir déclarer que la religion celte avait perduré jusqu’au bas moyen-age...

          Face à l’extrême rigueur d’esprit des universitaires et autres thésards, ce monsieur décida de faire lui même des fouilles et trouva des preuves non négligeables mais il se heurte encore à la frigidité des instances archéologique de notre beau pays ^^’

          http://www.ldi5.com/archeo/gorgobina.php

          Voilà le lien...

          SChroen


        • (---.---.30.43) 7 février 2007 11:39

          à la lecture du site que tu proposes, je me dois d’infirmer tes conclusions, toute personne ayant quelques connaissances en céramologie peut te dire la poterie noire est très présente dans le monde médiéval, sa preuve n’en est pas une ! ensuite il pouvait comme tout un chacun obtenir une autorisation de fouille auprès des services compétents (de très nombreux amateurs les obtiennent)

          un conservateur régional de l’archéo. s’est même déplacé pour voir les pseudo-vestiges, on peut quand même dire que ces théories ont été prises en compte....


        • Antenor (---.---.75.234) 6 février 2007 13:35

          D’aprés mes souvenirs scolaires, dans un raisonnement scientifique on commence par émettre une hypothèse (ce que fait M. Mourey ) issue d’une observation (ici la lecture de la Bible) et seulement ensuite on cherche les preuves de sa validité, dans notre cas à l’aide de vestiges archéologiques.

          Un vestige en soi n’est qu’un tas de cailoux, il ne devient une preuve que par rapport à un raisonnement émis auparavant.

          Ne mettons pas le chariot avant les boeufs.


          • (---.---.30.43) 6 février 2007 13:44

            ahahaha revois tes cours allez pour être gentils niveau 6ème (faut quand même savoir lire et écrire !) non et non on ne part pas d’une hypothèse et ensuite on cherche la preuve ! c’est trop orienté mon ami ! on peut en déduire ce que l’on veut

            par exemple : moi je postule que le charlemagne était un impuissant notoire et que ses enfants n’étaient pas de lui ! et bien tu trouveras tout ce que tu veux dans la littérature pour infirmer ou confirmer (à ta guise) le postulat de départ !

            et c’est ce que fait l’ami Mourey ! comme d’habitude on interprète dans le sens que l’on veut et après on dit que c’est scientifique !

            PS ce n’est pas parce que c’est abscons que c’est vrai !!!!!!


          • (---.---.30.43) 6 février 2007 13:49

            « Un vestige en soi n’est qu’un tas de cailoux, il ne devient une preuve que par rapport à un raisonnement émis auparavant. » mais oui bien sûr c’est parce que quelqu’un a pensé qu’un mur se détruirai de telle manière que le « tas de cailloux » est un mur !!

            bravo je reste sans voix ! non non en histoire ou en archéologie cela ne se passe pas comme ça un mur reste un mur, un artéfact reste un artéfact ! la taphonomie existe même si on ne sais pas ce que cela signifie !


          • la Mouche du coche (---.---.91.126) 6 février 2007 16:34

            Je pense que Antenor a raison, smiley

            Pour chercher, il faut d’abord avoir eu au préalable une IDEE. smiley

            Cela semble paradoxal mais sinon on passe sa vie à étudier une monographie comme il a été dit plus haut et l’on ne trouve rien. smiley


          • (---.---.30.43) 6 février 2007 16:53

            et bien non le raisonnement scientifique en histoire n’est pas comme cela tu part d’abord des indices et ensuite tu élabore une théorie pas l’inverse !


          • La mouche du coche (---.---.23.10) 6 février 2007 19:12

            oui, ce que je dis est paradoxal, c’est vrai. smiley

            à l’école, on nous apprend la logique indice >> théorie.

            Mais pour faire des découvertes, il faut faire le contraire : Intuition >> théorie >> indices.

            C’est paradoxal. smiley


          • (---.---.30.43) 6 février 2007 19:26

            non c’est plus que paradoxal, c’est déjà orienter tes interprétations de ce que trouveras ! si tu te dis, je veux absolument trouver la vraie alésia alors je vais regarder près de chez moi s’il existe une colline qui pourrait coller avec ce que dit César et coups de bol tu trouves ! (c’est obligatoire, quitte à retraduire César s’il le faut !)

            c’est exactement la même chose, tu trouves ce que tu veux trouver et interprète les données (ici la colline) de telle manière que ça corresponde avec ce que tu cherchais !


          • La mouche du coche (---.---.23.10) 6 février 2007 19:48

            Hum 43, smiley

            Si tu regardes les indices, tu as une masse d’informations colossale et tu peux les étudier pendant des années sans rien trouver.

            Mieux vaut avoir une IDÉE d’abord réduisant ce que tu vois à une théorie, puis tu vas ensuite l’éprouver à la réalité.

            Par exemple, tu peux étudier les volcans dans les failles océaniques, les inversions de polarité de la terre, etc. pendant des années sans comprendre.

            Mais si tu COMMENCES par te poser la question : « Et si les continents dérivaient ? » Ensuite, tu peux aller chercher des indices.

            Comment faire pour désapprendre tout ce que l’on nous a dit à l’école : Voilà la vraie difficulté. smiley


          • (---.---.30.43) 6 février 2007 20:44

            je ne suis évidemment pas d’accord, on parle d’histoire ici pas de géologie ! newton n’a pensé à la gravité qu’après avoir reçu sa pomme sur la tête pas en ayant l’idée que la pomme pourrait tomber, il est parti d’un fait et ensuite a élaboré sa théorie (pas l’inverse)

            ce genre de chose est une véritable tentation pour un chercheur (j’ai une idée et je la vérifie mais pour avoir l’idée il faut déjà que tu ais une prédisposition, un fait qui t’accroche)

            pour la dérive des continents et bien c’est l’inverse qui c’est passé ! Alfred Wegener a vu que les continents avaient des cotes très similaires et qu’elles se complètaient (ici le fait) et ensuite il a tenté d’expliquer ce fait


          • La mouche du coche (---.---.23.10) 6 février 2007 21:18

            oui et non 43, smiley

            oui c’est vrai, il faut étudier les faits pour trouver des idées. smiley

            non, il faut déjà avoir une idée pour en chercher la preuve dans les expériences scientifiques. smiley

            Rapproches-toi des scientifiques : Il se posent en premier lieu une question, puis cherchent les moyens de la vérifier.

            C’est ce que l’on constate de façon spectaculaire en physique fondamentale par exemple. Les chercheurs ont construit le synchrotron à Saclay aujourd’hui POUR trouver les nouvelles particules à quoi leurs calculs ont aboutis. leurs caractéristiques sont connues : Elles ont même déjà un nom. Il reste à savoir si elles existent !

            Donc il faut imaginer que Newton cherchait déjà à comprendre la théorie de la relativité avant de s’endormir. smiley


          • (---.---.30.43) 6 février 2007 21:55

            merci mais je suis moi-même scientifique (l’archéologie est une science), tu dois pour prouver qqch avoir une idée du type de résultats, c’est évident, mais c’est pas en se disant tiens le support génétique est l’adn qu’ils ont trouvé l’adn ! or c’est ce qu’Emile veut que nous fassions, moi par la puissance de ma reflexion et le support de la bible je dis que c’est comme ça que ça c’est passé prouvez moi que j’ai tord ! or quand on apporte des arguments importants contre-disant ce qu’il écrit, il repart dans son coin en ruminant à l’incompréhension !


          • Emile Mourey Emile Mourey 6 février 2007 22:51

            @ (IP:xxx.x70.30.43)

            C’est tout de même simple à comprendre. J’explique que la datation que donne la Bible est exacte et je le prouve en faisant des recoupements avec des documents égyptiens et avec certaines interprétations archéologiques.

            Les auteurs de la Bible dévoilée n’ayant pas apporté la preuve que la datation de la Bible est erronée, comment voulez-vous que je conteste leurs preuves puisqu’ils ne les présentent pas. Ce n’est pas parce qu’il y a eu un consensus récent pour mettre la conquête de Canaan au XIIème siècle que cela constitue une preuve. Je ne peux pas critiquer un consensus qui ne repose que sur une impression.

            Que les auteurs de la Bible dévoilée trouvent des vestiges « israëlites » du XIIème siècle et donc un début de peuplement sur les montagnes de Judée, que des vestiges de même caractéristique se retrouvent dans des villages plus éloignées, je ne le conteste pas.

            Ma seule différence avec les auteurs est que je fais venir les Hébreux beaucoup plus tôt, comme le dit la Bible et que je les installe comme le dit la Bible sur tout le territoire et notamment dans les villes.

            Le problème se trouve dans le fait que les archéologues voient - je cite - la fin brutale d’Haçor au XIII ème siècle, à l’image de tant d’autres villes du pays (La Bible dévoilée, éditions Gallimard, page 132), alors que je situe la conquête, comme semble le dire la Bible, au XIV ème.

            Conclusion : L’interprétation archéologique est en contradiction avec la Bible pour une différence d’un siècle. Quels arguments voulez-vous que je donne face à cette constatation ? Que je dise que l’archéologie est une science exacte ? Non, malheureusement.


          • (---.---.30.43) 7 février 2007 01:44

            et oh Mourey reveillez vous ! une impression la datation d’une couche charboneuse ? le fait que certaines villes que cite la bible n’existait pas à cette époque ? l’interprétation n’est pas une science exacte mais les datations si !!!!!!! regardez les indices archéologiques, les preuves et ensuite vour verrez que vos théories ne sont que des fantasmes qui ne sont étayés que par vos spéculations ! pourquoi personne ne vous suit dans le monde si convoité de l’archéo. biblique ? par sectarisme ? par méconnaissance ? de toute façon vous êtes hermétique à toute discussion sérieuse, reposant sur des faits, vous préférez évidemment les éviter. sur les datations qu’avez-vous à dire ? si elles sont fausses dites moi pourquoi, qu’elle est l’erreur commise ?


          • La mouche du coche (---.---.28.105) 7 février 2007 08:28

            43,

            Toute la question est là :

            Nous n’acceptons plus aujourd’hui des livres comme « la bible dévoilée » qui nous disent ce qui a été autrefois, puis nous balance une biographie à la fin en guise de preuves et débrouilles-toi. Avec la présence d’internet et des commentaires, cette attitude s’apparente de plus en plus à de la malhonnêteté intellectuelle. smiley

            Aujourd’hui le véritable chercheur scientifique HONNETE met son texte sur internet, met des liens sur ses sources et ouvre les commentaires. C’est exactement ce que fait M. Mourey ! smiley

            IL FAUT DU COURAGE ! smiley Car il est attaqué sur les sources-même et malgrès tout il les repropose à nouveau sur chacun de ses nouveaux articles. Car il sait qu’elles sont le support de son propos. M. Mourey s’expose aux coups quand Finkelstein et Silberman savourent la tranquillité des archéologues ministériels. Ils ont toujours existé : Zen l’a dit : L’archéologie est une chose trop sérieuse pour que l’état la laisse aux archéologues. smiley


          • Emile Mourey Emile Mourey 7 février 2007 11:41

            @ (IP:xxx.x70.30.43)

            Vous dites : une impression la datation d’une couche charboneuse ?

            J’ai l’impression que vous mélangez tout. Je n’ai jamais dit ce que vous dites. J’ai dit qu’un certain nombre de commentateurs ont l’impression qu’ils faut situer la campagne de Josué au XII ème siècle. Mais que disent les auteurs de la Bible dévoilée ? Qu’il n’y a ni trace d’incendie ni d’autres traces de destruction au XII ème. Je suis d’accord sur ce fait mais pas sur la conclusion. Pour moi cela signifie que la conquête n’a pas eu lieu au XIIème siècle mais au XIV ème. Pour les auteurs de la Bible dévoilée, cela signifie que la conquête n’a pas eu lieu ? voilà toute la différence.

            Vous dites : Certaines villes n’existaient plus au XIIème siècle. Evidemment puisqu’elles ont été détruites au XIV ème par les troupes de Josué. Qu’elles étaient démunies de murailles au XIIème ? évidemment puisque l’occupant hébreu les a obligées à les raser comme maints exemples le montrent à d’autres périodes de l’Histoire.

            Question datation. Ce n’est pas moi qui change les datations. Je n’ai donc pas à prouver quoique ce soit. Les auteurs de la Bible dévoilée cherchent-ils des traces pour expliquer la conquête de Josué au XIV ème siècle ? Non ! Ils disent seulement qu’il n’y a pas de trace d’invasion guerrière au XIIème. Je suis d’accord sur ce dernier point.

            Essayez de réfléchir.


          • (---.---.30.43) 7 février 2007 11:44

            non ça ne se passe pas du tout comme ça dans le monde scientifique : tu publies tes données dans des journaux spécialisés et ensuite tout peut être discuté, analysé... tout le monde peut reconnaitre ses erreurs, c’est pour cela qu’il y a souvent des errata dans ces journaux....

            je suis désolé mais les spécialistes entre eux ne sont pas tendres du tout, il y a des rivalités donc toute brèche, toute erreur croyez moi est exploitée

            non on ne peut vraiment pas dire que Finkelstein soit tranquile dans un ministère (quelle méconnaissance de la recherche !!!!!)


          • (---.---.30.43) 7 février 2007 11:48

            et bien vous aussi essayez de réfléchir 2 mn !!! un mur même rasé laisse des traces archéologiques !!! vous avez déjà entendu parler de fondations ? arrêtez de prendre les gens pour des gogos !! une maison même détruite laisse toujours des traces, des latrines enterrées, des puits, des cuves, des canaux d’irrigation dans les champs, des tessons de poterie etc..... mais puisque vous préférez le texte biblique pour faire de l’histoire.....


          • Emile Mourey Emile Mourey 7 février 2007 16:25

            @ (IP:xxx.x70.30.43)

            Vous êtes en pleine contradiction. Vous confondez le XIIème siècle et le XIV ème où la Bible situe la conquête. Reportez-vous aux pages 126 et 127 de « La Bible dévoilée » éditions Gallimard, foliohistoire. Que disent les auteurs, tout simplement que la situation du XIIème siècle est tout à fait différente de celle du XIV ème ; je cite : le Canaan du bronze récent n’était plus que l’ombre de la société prospère qu’il avait représentée plusieurs siècles auparavant, au Bronze moyen. Et de citer les lettres de Tell el Amarna qui parlent de garnisons égyptiennes, de places fortes, de temple, d’édifices publics etc...


          • ZEN zen 6 février 2007 13:54

            Pour une fois, je ne suis pas loin d’être en accord avec Demian.

            Il y a depuis le début de la production des articles de l’auteur un non-dit énorme et un surdité totale aux méthodes d’exégèse biblique devenues classiques. J’ai eu des soupçons dès le départ, étant donné son rejet systématique des données de l’Ecole biblique de Jérusalem et des travaux de Finkelstein et son littéralisme assez simpliste .

            Etant passé pas son site, je suis maintenant convaincu qu’il y a une thèse implicite, non avouée, que je cherche à préciser.Aujourd’hui plus qu’hier, dans certains milieux, la bible est devenue un enjeu idéologique et politique, hélas !. De telles manipulations ne devraient plus être admises sur Agoravox.


            • Emile Mourey Emile Mourey 6 février 2007 15:13

              @ Zen

              Vous faites erreur.


            • (---.---.30.43) 6 février 2007 15:26

              non seulement cela ne devrait plus être admis, mais je crois que c’est une véritable erreur de conception d’agora, sur certains sujets comme les sciences, on ne peut pas tout laisser dire sans reviewage, cela entraîne trop de problèmes dans l’information du public. J’ai lu il y a quelques temps un article sur la vaccination, et bien le moins que l’on puisse dire c’est que c’était de la bêtise et de l’incompréhension de ce que c’était pratiquement, un article bourré d’erreurs certes resctifiées dans les commentaires mais qui lit les 250 commentaires d’un texte ?

              j’ai un autre exemple où sous l’aspect d’un article scientifique cohérent pour un profane, l’auteur s’amusait à faire dire n’importe quoi à l’ADN (l’auteur lui même scientifique voulait montrer que tout pouvait passer sur agora même l’ineptie !)

              donc voilà malgré de nombreuses mises en garde le commité de lecture refuse d’agir en conscéquence et laisse ainsi un média tel qu’agora en prise aux manipulations les plus variées.... on se veut journaliste mais on n’assume pas les responsabilités du travail de journaliste.....


            • la Mouche du coche (---.---.91.126) 6 février 2007 16:37

              la bible a TOUJOURS été un enjeu idéologique et politique.

              J’ai eu des soupçons dès le départ sur Zen, étant donné son rejet systématique des données des travaux de M. Mourey.

              Les travaux de Finkelstein sont soumis à caution puisqu’il risque d’être tué pour ses idées. Mieux vaut écouter M. Mourey qui est lui plus libre. smiley


            • (---.---.74.206) 6 février 2007 16:39

              mais non, mais si, faites un beau lacher prise de vos connaissances .

              c’est une belle thèse exotique rien que cela .

              exemple :Avant le franchissement du Jourdain, les futurs vainqueurs sont marqués au fer rouge d’une pièce d’identité indélébile, une cicatrice toute fraîche autour de leur verge.

              et etc etc !!

              je trouve que monsieur Mourey mets dans son récit tout ce qui pourrais l’éloigner du réel et provoquer le bon sens .

              un bon public vas faire la différence rapidement . av c’est du trollage a tout vas qq fois , et de belles histoire de grand père comme celle là .

              gothique


            • (---.---.30.43) 6 février 2007 16:57

              et bien non tout le monde n’a pas la connaissance suffisante (ni le recul) pour prendre les théories des uns et des autres pour ce qu’elles sont ... on ne peut pas être expert en tout ! (sauf Mourey évidemment, heureusement qu’il était militaire chez nous parce que sinon qu’est-ce qu’on aurait pris !)


            • Emile Mourey Emile Mourey 6 février 2007 17:20

              @ Gothique

              exemple:Avant le franchissement du Jourdain, les futurs vainqueurs sont marqués au fer rouge d’une pièce d’identité indélébile, une cicatrice toute fraîche autour de leur verge.

              Je vais vous expliquer : Avant le franchissement du Jourdain, Josué a fait circoncire tous les soldats de son armée. Il s’agit d’une opération exécutée avec un silex tranchant qui consiste à supprimer le prépuce qui protège le gland de l’organe masculin. Cette coutume est d’origine égyptienne et permettait notamment aux gardes frontières égyptiens de ne pas laisser entrer des étrangers sur le territoire. C’est la mésaventure qui survint à un fils de Moïse qui s’est vu interdire l’entrée. Il fallut que l’épouse de Moïse procéda à sa circoncision.

              Donc, quand je laisse entendre que cela pouvait être une sorte de carte d’identité, je pensais qu’on aurait compris l’intérêt de la chose (identification des blessés, des morts, débusquer les espions ou les résistants de la dernière heure etc...)


            • (---.---.74.206) 6 février 2007 18:58

              eh bien tu vois:IP:xxx.x70.30.43) le 6 février 2007 à 16H57

              il suffit de poser une question et monsieur Mourey donne une réponse .

              après je la traduis comme je veux , cela dépend de ma grille de lecture .

              en afrique tu serais tellement malheureux (se) , laisse se dérouler l’histoire c’est un monde a part moi ça me vas .

              et je ne vais pas l’imposer aux autres lecteurs .

              l’ado bleu il as pas encore compris , il croule et s’écroule sous les références .


            • mcm (---.---.121.69) 6 février 2007 15:23

              Et allez hop Demian West et Zen qui nous établissent un lien entre les thèses révisionnistes de monsieur Mourey et le Front National !

              Ben voyons, c’est pourtant pas Le Pen qui est invité par les loge de Francs-maçons mais Jack Lang comme le prouve ce lien : http://voxgalliae.blogspot.com/search/label/Jack%20Lang

              Donc monsieur Mourey si il veut publier le fruit de ses onanismes nocturnes n’a qu’à aller se faire subventionner chez les socialos.

              Là bas ses petits dessins hieroglyphiques devraient faire fureur auprès du beau Jack, grand amateur de Rap et de Tag.

              Avec Ruquier et Steevy en promo de couverture l’affaire est dans le sac ! Du coup Demian West lui demandera des autographes au lieu de le fustiger. Tout benef vous dis-je !

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