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Accueil du site > Actualités > Religions > Pâques 1096 : La Première Croisade

Pâques 1096 : La Première Croisade

En réalité, ce n’était pas encore la vraie croisade, mais les appels passionnés du pape avaient suscité une telle ferveur religieuse que des villages entiers sont partis à pied dans une croisade populaire de paysans…

1. LE POURQUOI

Dans l’empire byzantine l’empereur Constantin avait instauré le christianisme comme religion officielle, et a fait édifier à Jérusalem, sur le tombeau du Christ, la basilique du Saint Sépulcre. Jérusalem et le Saint Sépulcre sont ainsi devenus le plus important symbole de la chrétienté, attirant tous les pèlerins vers la Terre Sainte. Au VII° siècle les musulmans, partis d’Arabie Saoudite, envahissaient toute cette partie du Moyen Orient et occupèrent Jérusalem. Ils accordèrent aux juifs et aux chrétiens le statut de dhimmi (les protégés) et s’engagèrent à reconnaître à ces derniers le droit de pratiquer leur religion, mais sous certaines conditions, notamment : ils devaient payer une taxe spéciale ;ils n’avaient pas le droit de construire ou même d’entretenir leurs lieux de culte ; il leur était interdit de mettre des selles sur leurs chevaux, de porter l’épée, de vendre des boissons fermentées ; ils devaient tondre le devant de leur tête et s’habiller toujours de la même manière, etc. La discrimination envers les chrétiens et le mauvais état du Saint Sépulcre, faute d’entretien, initialisaient l’idée d’une guerre pour aller délivrer Jérusalem des musulmans. Un autre facteur était le fait qu’en 1086 la reconquête par les chrétiens de l’Espagne fut brutalement stoppée par l’armée musulmane. La chrétienté semblait vaincue en Orient et en Occident.

2. LE DEROULEMENT

Le pape commença par faire parler un moine, Pierre l’Ermite, originaire du diocèse d’Amiens, et qui rentrait de Terre Sainte. Il raconta donc ce qu’il avait vu au cours de son pèlerinage : les problèmes qu’y rencontraient les chrétiens, l’état de déliquescence dans lequel était la Palestine, etc. Tous s’enthousiasmèrent en entendant ce discours, et il fut alors décidé de monter une expédition à laquelle tous participeraient ; chevaliers, paysans, brigands, moines, etc. Tous n’avaient qu’une idée en tête : combattre les musulmans et délivrer le tombeau du christ. L'enthousiasme pour la croisade fut énorme : des dizaines de milliers de personnes, y compris les femmes, les vieillards, les enfants, se déclarèrent prêtes à partir libérer le Saint-Sépulcre. La ferveur religieuse fut le moteur principal de cet immense élan. Mais d'autres facteurs alimentaient aussi l’ enthousiasme. Le pape délia serviteurs et vassaux de leur serment de fidélité envers leurs seigneurs durant toute la période de la croisade. C'était une aubaine pour des centaines de petits vassaux, mais encore plus pour des milliers de paysans et de serfs, pour lesquelles la croisade était l'occasion inespérée de sortir de leur condition et de devenir riches. L'indulgence plénière, c'est-à-dire le pardon de tous les péchés qu'ils avaient commis, était en outre accordé aux croisés.

Des villages entiers sont partis à pied pour se rendre en l'Orient. C'était une croisade populaire de paysans mal armés et peu organisés. A Constantinople, à l'époque une des plus belles villes du monde, la population était affolée de voir cette cohorte de misérables venue de l'autre côté du continent. On ne les laissa pas entrer en ville, et après avoir franchi le Bosphore ils se firent tous massacrer par les Turcs. On compta 12,000 morts.

La vraie croisade, celle des nobles et chevaliers, arriva à Constantinople en mai 1097. Deux ans plus tard ils mirent le siège devant Jérusalem et réussirent à prendre la cité en juillet 1099. Les croisés se livrèrent alors à une tuerie des plus sauvages, mais ce massacre, que l'on qualifierait aujourd'hui comme "crime de guerre" , était un acte couramment perpétré par tous les soldats de l'époque, chrétiens comme musulmans.

3. UNE EVALUATION

Les croisades et l’inquisition sont couramment évoquées comme exemples de l’intolérance et l’inhumanité de la religion chrétienne. C’est confondre le christianisme et l’institution de l’Eglise. Si l’Ancien Testament est plein d’incitations à la violence, le Christ a toujours corrigé ces excès. L’enseignement du Christ est un message de l’amour, strictement non-violent. Discréditer le christianisme en ne l'associant qu’aux croisades est un argument sans fondement. Non seulement la guerre sainte, mais toute violence est totalement étrangère au christianisme. Si l'on considère que les croisades étaient injustifiables, le reproche visera l'Eglise mais non pas le christianisme. Ce sont les papes qui ont lancé les croisades et entraîné les chrétiens dans la guerre contre les musulmans, et c’est bien eux qui portent la responsabilité pour les massacres. Avec leurs appels passionnés pour la libération de Jérusalem, les papes ont réussi a réunir les chrétiens d’Europe sous le symbole de la croix. En promouvant les croisades, l'Eglise voulait défendre le christianisme contre les conquêtes musulmanes au Moyen Orient et en Europe, et les croisades ont effectivement réussi à protéger les chrétiens d'Orient pendant quelques siècles, mais leur extermination semble, aujourd'hui, programmée. D'aucuns pensent que le christianisme en Europe est également menacé.

Ce petit résumé ne peut rendre justice à l’histoire étonnante, aujourd’hui presque incroyable, de la première croisade. Il faut imaginer ce que pourrait représenter, au XI° siècle, un voyage à pied ou à cheval, depuis l’Auvergne ou la Lorraine jusqu’à la Palestine. En librairie on peut trouver de beaux livres sur le sujet, par exemple « La première croisade » de Jacques Heers (Poche).

Autres sources :

René Grousset, L'Epopée des croisades, Perrin, 1995

Cécile Morrison, Les Croisades, PUF, "Que sais-je ?", 2001


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21 réactions à cet article    


  • Kookaburra Kookaburra 6 avril 2012 13:14

    Absolument, la curie avait bien ses raisons pour lancer les croisades, mais c’est une autre histoire. Pour la première croisade, qui, d’ailleurs ne s’appelait pas « croisade » mais « pèlerinage » (les croisés ne s’appelaient jamais par ce terme), la raison principale était bien religieuse. La ferveur religieuse était sincère, tous les historiens sont d’accord là-dessus.


  • Buddha-dassa 6 avril 2012 13:14

    l’histoire est totalement inutile,enfin l’histoire fausse des vainqueurs....quand a la vrai, un énoncé de faits de tous les faits.....cela signerait la fin des illusions pour beaucoup...entre passé et futur, dans le cerveau humain le présent a disaru..mais je remarque que ca ne parle a personne....

    Nos descendant les animaux heureusement ont su éviter les pieges ou nous sommes tombés


    • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 6 avril 2012 13:20

      La croisade avait aussi un but géopolitique. La France à cette époque était un conglomérat d’ethnies différentes, issues de souches gauloises et des invasions barbares (l’ouest Wisigoth, notamment). La tentative d’empire carolingien de l’an 800, c’est-à-dire seulement 200 ans avant ces événements, eût tôt fait d’exploser en vol : à la succession de Charlemagne, ses fils s’arrachent le trône et l’Empire est coupé en trois.

      S’ensuivit alors une période bancale où le pouvoir central de chaque royaume n’était que formel, et la réalité du pouvoir séculier était assumée par de forts potentats locaux : comtes et ducs d’Aquitaine, de Bourgogne ou de Valois. Desquels les rois et les papes avaient grand-peine à se faire obéir.

      Bernard de Clairvaux avouait lui-même à demi-mot, depuis sa chaire de Cluny, que l’une des vertus de la Croisade serait l’épuisement par attrition des ressources belliqueuses de ces turbulents vassaux. Il présentait ceci comme la meilleure offrande qu’ils pussent faire à Dieu.

      La Croisade était prêchée au nom de la chrétienté, mais l’objectif politique de la manoeuvre transpirait déjà l’évidence. A Rome, le pape d’Occident allait retrouver, par le truchement du pouvoir renforcé des rois et des abbés, le pouvoir temporel qui le remettrait au rang du Basileus de Constantinople. C’est d’ailleurs à l’aune de cette rivalité entre les deux magistères qu’on peut lire le sac de la ville par les croisés, deux cent ans plus tard. Saccage qui marquera le début de la fin pour l’Empire Romain d’Orient.


      • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 6 avril 2012 14:03

        A noter d’ailleurs que cette époque correspond à la date de fondation de Cluny III (la Maior Ecclesia), qui sera achevée deux cents ans plus tards, faisant de Cluny le centre de la chrétienté d’Occident.

        L’ordre bénédictin acquit rapidement une fortune colossale provenant, entre sources variées, de legs de retour de croisades, de ventes d’indulgence, et d’ex-voto en numéraires et en foncier.

        Moralité : la guerre est toujours profitable à ceux qui la prêchent. smiley


      • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 6 avril 2012 14:09

        Mea culpa, je raconte des conneries. Ce n’est pas Bernard de Clairvaux à Cluny à cette époque mais Hugues de Semur, comme quoi il vaut mieux rafraîchir ses sources de temps en temps...


      • Soi Même 6 avril 2012 14:18

        Cette première croisade, et la première manifestation de grande ampleur de l’impulsion matérialiste dans la Chrétienté. C’est le départ ce que les historien appellerons plus tard la grand peurs de l’an 1000 Mille. Tous ses pèlerins qui répondent à l’appel de Pierre l’Ermite expriment le besoin inconscient de raffermir leur foi en retrouvant les lieux historiques de la passion du Christ.
        Ce fait, à une intériorité, qui est relaté dans la légende doré dans la Légende de l’invention de la Saint Croix, où une Hélène reine byzantinisme mère de l’Empereur Constantin qui partie à Jérusalem pour chercher sur le lieux les restes de la Croix.

        Par ce fait, elle inaugure, ce qui va devenir par la suite un véritable trafique des reliques qui va traverser tous le Moyen Ages.

        Aucun haut lieux de la Chrétienté va échapper à cette surenchère, qui va marqué profondément le Christianisme d’une superstition religieuse. Il faudra attendre la réforme Luthérienne pour éclate au grand jour, ce qui était devenus le Christianisme de cette époque.

        Par sa démarche, Reine Hélène sur le lieux du Saint Sépulcre, va déclenché ce grand mouvement qui être le pèlerinage en Terre Saintes obligatoire à toute une Chrétienté Mystique qui pour prouvé leur foi se devait faire ce pèlerinage.

        Face à ce pèlerinage qui se développa à travers toute l’Europe, il eu à la même époque la naissance du pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle en contrepoint de celui de Jérusalem, avec la Légende du tombeau de Saint Jacques le Majeur et le Calice qui recueillie le Sang du Christ. Qui se concrétisa dans la Légende du Graal.

        Ces grands mouvements historiques qui sont à l’origine des Croisades, et due en autre à une situation de crise au proche Orient, ou après la conquête de la Palestine par les Truc, ( En 1078, les Turcs seldjoukides délogent de Jérusalem les fatimides qui y étaient installés depuis 970. À une période de libre accès à Jérusalem par les pèlerins chrétiens se substitue le massacre par les Turcs de la totalité de la population de Jérusalem, la soumission des populations chrétiennes aux vexations et esclavage. Dans le même temps, vaincus à la bataille de Manzikert en 10713, les Byzantins ne peuvent empêcher les Turcs de s’établir à Nicée en 1078 et d’y fonder un royaume en 1081. À la fin du XIe siècle, l’empereur Alexis Ier Comnène, dont l’empire chrétien d’Orient se trouve menacé par l’invasion des Turcs, demande à plusieurs reprises les aides de Rome contre les Seldjoukides.)
         Les pélerins sur les lieux Saint, déclencha c’est élan mystique qui fallait délivré le Tombeau du Christ des infidèles.

        Il y eu un retentissement qui traversa toute l’Europe, pour cette première Croisade des Gueux, quand ont appris la nouvelle qu’elle s’est fait massacré (Le petit peuple réagit en grand nombre, notamment en Berry à l’appel de Pierre l’Ermite qui lance son fameux « Dieu le veut », en Orléanais, à PoissyGautier Sans-Avoir le rejoint, en Champagne et en Lorraine.

        Le 12 avril 1096 c’est avec quelque 15 000 pèlerins que Pierre l’Ermite et Gautier Sans-Avoir parviennent à Cologne.

        Gautier, emmenant une majorité de Français, quitte le premier Cologne et gagne la Hongrie où le roi Coloman lui accorde le libre passage. À Semlin, dernière place hongroise avant le territoire byzantin, des incidents avec les Hongrois se soldent par la pendaison de seize croisés pillards. Arrivant à Niš le 18 août, Gautier continue sa route via Sofia, Philippopoli et Andrinople jusqu’à Constantinople qu’il atteint le 20 juillet sous escorte byzantine7.

        Les troupes de Pierre l’Ermite atteignent à leur tour Semlin, prennent la ville d’assaut devant le refus de fournir du ravitaillement. D’après le chroniqueur Albert d’Aix, ils auraient agi ainsi après avoir vu suspendus aux remparts les armes et les vêtements appartenant à des pélerins qui faisaient partie de la bande de Gautier et qui avaient été tués.

        Ils investissent ensuite et pillent Belgrade, désertée par ses habitants qui avaient trouvé refuge en territoire byzantin sur l’autre rive de la Save. A Niš, les troupes de Pierre sont encadrées par le gouverneur Nicétas qui ne leur permet de continuer leur chemin qu’à la condition expresse de ne s’arrêter désormais pas plus de trois jours devant une ville.

        Cette troupe se présente finalement devant Constantinople le 1er août 1096. Là, l’empereur Alexis Ier leur conseille, dans un premier temps, d’attendre la croisade menée par les barons, mais devant leurs excès, il leur fait traverser le Bosphore le 6 août et leur assigne la place forte de Kibotos (Civitot). Les Turcs leur donnent alors méthodiquement la chasse et les tuent comme des bêtes fauves. Avec leurs ossements, ils élèvent une gigantesque pyramide que les chevaliers croisés retrouveront sur leur passage.

        En septembre ils rejoignent les environs de Nicée et une troupe, dirigée par un noble italien du nom de Renaud s’empare de la forteresse de Xerigordon. Le 29 septembre, le sultan Kilij Arslan reprend la place forte.

        Le 21 octobre 1096, las d’attendre, ils se remettent en mouvement vers Nicée, mais ils sont exterminés à peine sortis du camp de Civitot. Gautier-sans-Avoir, le comte de Hugues de Tubilingue et Gautier de Teck perdent la vie dans ce combat. Sur 25 000 hommes, seuls 3 000 parviennent à regagner l’empire byzantin. Ils s’amalgament à la croisade des barons, donnant les terribles tafurs.

        Les maladies et la famine continuant à décimer de plus en plus les croisés, Pierre l’Ermite lui-même désespéra du succès de l’expédition. Le désordre le plus complet régnait du reste dans l’armée ; l’espionnage des musulmans y était tellement fréquent que Bohémond menaça ceux-ci d’être coupés en morceaux et rôtis pour servir de nourriture aux soldats affamés. La propagande arabe reprendra ces menaces après les croisades pour discréditer Bohémond.> 

        Ce cette première Croisade, onze autres allaient en suivre.

        Sur un autre point de vue, ces croisades, ont été le pérennise d’impulsion qui sont à l’origine de notre époque.

        Par la création du Royaume Latin d’Orient, c’est le acte, qui deviendra l’impulsion du colonialisme.

        C’est aussi la redécouverte de l’Orient et de extrême Orient avec le marché des épices et de la soie préfigurant l’essor de la Renaissance, et la création du grand commerce international par la sérénissime Venise.

        C’est aussi à travers l’ordre des Templier, les bases modernes des banques modernes qui est posé.

        Par le choc des cultures entre la Chrétienté et le Monde Musulman, va être le terreau culturelle de notre Renaissance, qui va nous poussez à redécouvrir le passé Antique et va getter les basses de tous le mouvement culturelle de la Renaissance qui est la base de notre culture actuellement  

        En deux siècles qui couvrent les Croisades, toute les impulsions sont jetés qui va définir notre monde.

        Il faudra attendre quelques siècles encore pourvoir fleurie l’age moderne en Occident, qui coïncide à impulsion de Jeanne d’Arc, à la chute de Constantinople et à la redécouverte de l’Amérique.

         

         


        • Kookaburra Kookaburra 6 avril 2012 14:38

          Merci de ce très informatif complément à mon résumée. C’est une histoire passionnante, d’autant plus vu son importance, comme vous expliquez, dans l’histoire européenne et dans les problèmes en Europe de nos jours.


        • Maiwl 6 avril 2012 16:20

          On peut ajouter que la région n’était pas restée toujours sous domination arabe, qu’à plusieurs reprises elle était repassée dans le giron grec.

          Le meilleur exemple est Antioche, conquise par les turcs en 1084, puis par les croisés en 1098, soit un intervalle de 14 années.

        • Soi Même 6 avril 2012 19:04

          @ Kookaburra, vous avez bien résumes, ce qui allait devenir les impulsions majeur de l’Occident, donc on vit encore les soubresauts actuellement. Dans ce combat entre l’Orient et l’Occident.

          Il est a noté, l’étrange parallèle historique entre le Royaux Latin d’Orient et ce pays artificiel qu’est Israël.Et le foyer de tension qui en découle aujourd’hui.


        • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 6 avril 2012 15:02

          Il eût été plus délicat de donner l’adresse de la page plutôt que de citer le texte in extenso, sans guillemets ni mention de la source...

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_croisade


          • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 6 avril 2012 15:02

            (ce commentaire ne s’adressait pas à l’auteur mais à Soi Meme)


          • Soi Même 6 avril 2012 18:03

            @ Pierre-Marie Baty, bien sûr que je me suis appuyé sur wikipedia, pour les précision historique, car de mémoire , je suis incapable de retenir les fait dans leur détail.
            Le reste et le souvenir et la trace de mes lectures.

            La légende Doré

            Histoire des Croisades

            Le chemins des Étoiles

            La quettes du Graal.

            L’histoire des Templiers

            Le Saint Suaires

            Et une foule d’article de livre et de récits.

            Wikipedia est un bon instrument pour rappelle l’essentiel, mais il ne peut pas remplacement un manque de culture général.

            Car si il relate des grandes lignes, est une chose, et est d’une autre de faire la synthèse d’une période donnée.

             


          • Soi Même 6 avril 2012 18:56

            L’histoire des croisades ne peut pas se résumé à votre commentaire réducteur et plus particulièrement en ce qui concerne l’Ordre du Temple.

            C’est Ordre à été salie en autre par ce procès infamant que lui fut fait par Philippe le Bel et Nogaret.
            On sait maintenant de source sur que ce procès étaient une invention pour détruire l’Ordre.

            Ce que l’on sait moins pendant les deux siècles que dura l’Ordre, que les Nobles qui entrait dans ordre fessaient donc de leur fief et de leur fortune. Cela permis à cet Ordre de développé dans leurs territoire, une organisation social sans précédent, les serfs et la population qui étaient administré par eux, non jamais eu à souffrir des calamités qu’à été à la même époque le servage.
            c’est région étaient prospères, sur, et bénéficie de toute la bien vaillance et la frugalité que l’Ordre s’imposait aux Chevaliers.

            Par ailleurs, ils ont été des banquiers hors pair avec l’invention des lettres d’échanges, des trésoriers toujours disponibles. Ils sont à l’origine de la plus part de tous les financement des grandes Cathédrales en Europe. Leurs Ordres étaient tellement prestigieux qui avaient le pouvoir de s’impose face à des Souverain despotique.

            Il été craint par leur grande force morale, et le sens du sacrifice de leurs vies.
             A aucune batailles, ils ont fuis l’affrontement.

            Leurs qualités jouissaient d’une telles redonnes, qu’ils ont obtenues plusieurs trêves avec les Musulmans.

            Contrairement à ce que l’on pense, il ne soutenaient pas les croisades, leurs seuls but étaient de protéges les pèlerins, et en aucun car il on fait partie des intrigues du Royaux Latin d’Orient.

             
             


          • bert bert 6 avril 2012 20:49

            les templiers étaient méchants 

            et
            les teutoniks ils étaient gentils smiley

          • Kookaburra Kookaburra 6 avril 2012 19:54

            à soi-même :
            « ce pays artificiel qu’est Israël »
            Mais là vous touchez à une question hypersensible, liée, évidement , aux croisades, dont le but était la reconquête de la Terre Sainte, ce qui met en question la présence musulman dans cette partie de l’Orient.


            • Soi Même 6 avril 2012 20:58

              L’histoire se sont pas les hommes qui l’on fait, ce sont les Dieux.
              Quand les Arabes ont envahies la Palestine, sa présence étaient justifier par des éventements qui dépasse notre entendement ordinaire, c’est qu’il était face à un empire Byzantin en décomposition.
              Il est à noté que pendant la première période, avant que L’islam soit sous la domination Turc qu’il avait une entendent inter confessionnelle de fait.
              Il ne faut pas faire l’erreur de pensé que les hommes de cette époque pensaient comme nous, ils vivaient dans une pensé toutes empreintes du pensé sentiment religieuse.
              Qui n’est plus le cas aujourd’hui. 

              Il faut voir avec un autre regard l’histoire, elle est avant tous spirituelles.

              Les éventements qui s’y déroule montre bien, que cela va au delà de la simple volonté des hommes.

              Combien de faits historiques sont incompréhensibles, si le tien pas compte que ses événement ont largement dépassé la volonté des hommes.

              Le grande de notre époque, c’est de pensé que l’on est plus avisé que les époques antérieures qui avaient encore le presentiment que les grands événements n’étaient pas seulement le fait des hommes.

              Combien aujourd’hui peuvent repentir ce que voulait dire la crainte de Dieux.

              Aujourd’hui, on en rie, car on pensent que nous sonnes devenus omniscient, omnipotent, alors que devant un simple cataclysme naturel, on retrouve tous d’un coup notre impuissance.

               


            • bert bert 6 avril 2012 20:37

              à l’époque il n’y avait pas de sound system smiley


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 7 avril 2012 10:25

                Bonjour,

                excusez moi d’en rajouter une couche, mais c’est bien de croisade qu’il est question, d’abord en Moyen Orient pour l’étendre de Tombouctou à Kandahar... et ensuite ici en Europe la divisée, pays du nord protestants, ruinant par l’usure les pays du sud catholiques...Entre les Allaouites, Salafistes, Chiites, Sunnites, et autres..il n’ont pas fini de diviser pour mieux régner bientôt sur des cendres...

                En effet, tous les huit cent ans, il se passe un phénomène parallèle, exactement comme si s’établissaient en règles enfin digérées et reconnues, les statuts de la civilisation humaine. Charlemagne premier roi carolingien et Childéric III dernier roi mérovingien, ont juste succédé à la victoire de Charles Martel sur l’invasion musulmane en 732. Il est probable que la prise de conscience de l’établissement du territoire catholique par une nouvelle et forte autorité, annonçait l’heure du bilan et de la récapitulation autour du religieux et préparait déjà l’anniversaire du millénaire à venir. Il s’établit pour cette date comme une exposition universelle. Mille ans après, un autre roi qui ne pressentit pas ce phénomène sociétaire fut guillotiné au cours d’une sanglante Révolution française de 1789 ( 1,130,000 résultats ).

                Tous les mille ans, il se passe donc quelques phénomènes semblables depuis Jésus Christ, et aux échéances dont les conséquences immédiates sont explicites : Entre 1008 et 1048, eurent lieu huit conciles régionaux, en Angleterre, en France et en Italie pour préconiser des réformes contre les abus et les dysfonctionnements du système roman et gothique. Le pape Nicolas II (1058-1061), défendit aux clercs de recevoir une église des mains d’un laïc et d’obtenir des charges ecclésiastiques contre de l’argent. Le pape Grégoire VII (1072-1085) établit une importante réforme monastique (la réforme clunisienne) et pontificale (la réforme grégorienne). source externe :

                Rien de neuf à l’Ouest...


                • Kookaburra Kookaburra 7 avril 2012 11:03

                  Effectivement, ce qu’on appelle couramment « la réforme » était précédée de nombreuses autres réformes, dont la plus importante était la réforme Grégorienne. Mais le pape rejeta la dernière proposition de réforme, notamment celle de Luther, et son refus, soutenu ardemment par Charles Quint, provoqua le guerre de Trente Ans. Mais c’est une autre histoire, sur laquelle je reviendrai.


                • Soi Même 7 avril 2012 17:43

                  Comme vous évoquez les réformes, qui sont toujours le signe d’une réponse face à une situation qui est devenue incontrôlable. Il y a eu une réforme qui à crées un malentendus durable, c’est le Concile de 869, le huitième concile œcuménique de Constantinople, où il a été établi que l’on ne doit pas croire à l’Esprit, mais seulement corps et à l’âme, et que l’âme a en elle quelque chose de spirituel.
                  Mais que l’être humain est réellement constitué d’un corps, d’une âme et d’un esprit, cela, l’Église Catholique l’a supprimé.

                  Cela provoqua la rupture définitive entre les représentants de l’Église Catholique et les représentants de l’Église Orthodoxe.

                  Cela en suivie d’une répression féroce de la part de l’Église Catholique, de tous ces mouvements qu’il qualifiaient d’hérésie, qui à débouché sur une des croisades la plus impitoyable, la croisade les Albigeois en 1208.

                  http://www.linternaute.com/histoire/motcle/4960/a/1/1/croisade_des_albigeoi s.shtml

                  Le Manichéisme médiéval :l’hérésie dualiste dans le christianisme

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