A l’époque, quand plusieurs Dieux pouvaient encore cohabiter dans la même cité, la grande idée pratique selon laquelle on pouvait rassembler le peuple autour d’une divinité unique et toute puissante faisait son chemin douloureusement…
Moïse était né du temps des Grecs et Rome allait accouché de Jésus…Déjà ils étaient deux contre cent, plus tous ceux qui seraient à venir. Autant dire que le monothéisme au regard des effectifs n’aurait pas racolé le moindre spéculateur. Mais paradoxe des marchés, ceci ne l’empêcha pas de diffuser sa foi dans tous les foyers.
Mahomet, le dernier né, vint tridimensionner le portrait de l’époque et nous attendons encore aujourd’hui, avec une patience mesurée, la quatrième édition du volume monothéiste…
Evidemment, unifier le peuple autour d’une parole unique, et cristalliser ses peurs, la plus grande étant celle du néant, en lui promettant une vie après la mort et en lui confisquant celle qu’il a avant la mort, est une façon très sournoise de l’asservir et de le dispenser d’éducation et de savoir puisque tout a été dicté déjà…
Et puis par nature, une religion monothéiste versera forcément dans l’intolérance puisqu’elle fonde son principe sur l’unicité. Et de fait, que de guerres ont été menées, prétexte ou pas à la conquête expansionniste, qu’importe à présent, au nom de la vérité divine. Le monothéisme n’a pas manqué de saigner l’histoire…
Bref, la liste est longue et à jamais définitive car comble de la tolérance, on trouvait toujours dans les temples, un autel vide réservé au Dieu inconnu qui ne serait pas encore né.
Et puis détail d’importance relative, c’eût été les offenser que de mener une guerre en leur nom !
Aussi, bien que stoïciens et Epicuriens se soient crêpés le chignon, romantisme d’époque pourrait-on penser, n’oublions pas que c’est en ces temps de paix spirituel que des philosophes tel que Aristote, y étudiaient les étoiles, la politique, la physique et même la métaphysique car il fallait bien que tous ces Dieux aient leur chapitre dans les bibliothèques…
C’était l’époque où l’on fondait des écoles et où les disciples venaient écouter leur maître, une époque où l’encyclopédisme était une vertu à la mode…

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