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Accueil du site > Actualités > Religions > Pourquoi on meurt

Pourquoi on meurt

Depuis toujours, je me suis demandé ce qu’était la mort. A quoi elle servait, si même elle avait une utilité, ce qu’il y avait après. En grandissant, puis en vieillissant, en fouillant, en cherchant, en apprenant, je me suis aperçu que l’humanité entière se posait, depuis la nuit des temps, cette question.

le paradoxe des religions

J’ai regardé les différentes réponses qu’elle me proposait et très vite, j’ai écarté la plupart des croyances, tout simplement parce qu’on ne peut avoir confiance dans une croyance même si elle est communautaire et partagée.

C’est le paradoxe des religions : Elles sont diverses et variées, certaines proposent la persistance de l’âme après la décomposition du corps, d’autres la soumettent au baptême, d’autres à l’absence de péché, d’autres proposent la réincarnation du vivant en vivant, d’autres un paradis et un enfer, ou encore un paradis contre un combat des infidèles…

Ce qui est intéressant, c’est que toutes ces vérités révélées, dogmatiques, ne sont pas compatibles entres elles. Il est impossible qu’elles soient toutes vraies en même temps.

Et c’est là que se trouve le paradoxe des religions, la croyance n’est en aucun cas un gage de vérité, au contraire, comme aucune religion n'est majoritaire absolue, si une a raison, la majorité de l'humanité se trompe en croyant. Il est donc évident en étant logique que l’on peut croire et se tromper ! Et la ferveur n’y change rien !

Je n’ai donc jamais eu confiance dans les vérités révélées que les hommes promènent avec eux depuis des millénaires.

"il faut sauter de sommet en sommet" 

J’ai choisi une autre voie, je me suis intéressé aux réponses qu’avait trouvées la science, plus exactement les sciences. Il faut dire que depuis quelques siècles, notre humanité bondit de découverte en découverte, et depuis un siècle notre savoir devient tellement important qu’il n’est plus de taille individuelle.

Tant pis ! Nietzche a dit « il ne faut pas gravir les montagnes, il faut sauter de sommet en sommet ». C’est ce que j’ai fait avec les risques que cela comporte et je vous livre donc ci-après mes feuilles de voyage.

Le premier sommet que j’ai utilisé comme tremplin a été la logique Darwinienne :

Quand Darwin a expliqué que le vivant se reproduisait en insérant des variations qui, si elles étaient utiles, étaient conservées, il a modifié complètement et en profondeur la logique du monde vu par l’intelligence humaine.

Nous, humains, sommes finalistes. C’est notre nature, nous échafaudons sans cesse des projets, des buts finaux et mettons en place des stratégies pour les atteindre. Et tout naturellement, ils nous étaient impossibles de concevoir un monde sans aucun but sans finalité, et pourtant Darwin inclut dans ses règles d’évolution qu’il en va ainsi.

La logique d’évolution par l’erreur involontaire a été maintenant largement étayée par les sciences naturelles et plus récemment, la génétique, qui permet de retrouver des ancêtres communs à l’ensemble du vivant, jusqu’à avoir un arbre généalogique des spéciations. Ce fonctionnement logique atteste ainsi que les mutations qui étaient adaptées à des situations, ont bien été sélectionnées par le milieu.

Et ainsi, le but ne précède plus la cause, comme dans notre pensée, mais s’il y a spéciation c’est bien, au départ, parce qu’il y a une cause non finaliste et que, celle-ci étant adaptée ou non, le futur change de ce qu’il aurait été !

La continuité de cette idée est de comprendre la complexité de ce qu’est devenu le vivant, les mutations entrainent des modifications du milieu qui lui-même sélectionne les mutations : c’est l’interéactivité et la rétroactivité propres d’un système chaotique.

Et pourtant, malgré que cette logique soit, finalement évidente, l’Humain prouve chaque jour, que l’intelligence supplante le destin. La finalité des actes permet de faire les plus grands projets, d’aller sur la lune ou de construire une fourmilière et dans ce cas pourquoi le monde ne serait pas finaliste lui aussi ?

une genèse 

J’ai eu beaucoup de mal à vaincre cette question. J’opposais une graine d’avoine qui se lève, plante ses deux longs poils à 180° dans le sol et se vrille en tire-bouchon pour s’enfoncer dans la terre et la logique finaliste d’un carnivore, et je trouvais de la volonté, de la stratégie, oui, je répète mon mot favori, du finalisme, dans les deux actions.

Et puis je me suis rendu compte que la réponse, ou plutôt la compréhension de ce problème, ne se trouvait pas dans le présent, dans le monde complexe actuel, mais dans l’histoire de notre planète, dans la géologie, la tectonique, la météorologie, et surtout dans l’histoire de milliards d’années d’évolution et de sa logique, de ses règles répétitives.

J’ai voulu écrire une genèse qui respecte ce qu’on a appris de nos scientifiques. J’ai commencé une nouvelle où une pierre arrachée de la ceinture de Kepler, tombait sur terre et racontait ses 4,5 milliards d’année. Très vite je me suis rendu compte de l’impossibilité de la tâche : le nombre d’information à traiter sur une telle durée, interdit de résumer suffisamment en gardant une approche scientifiquement exacte. En revanche le roman est un mode qui permet d’aborder de manière assez réaliste ce qui est la logique de notre planète tellurique.

 Une planète tellurique

Je m’aperçois que je digresse de mon sujet principal qui est, et reste « Pourquoi on meurt », mais je dois vous prévenir, dès maintenant, que la mort est liée à la vie, plus exactement à l’ensemble du vivant, et la compréhension de ce qu’elle est ne peut se faire qu’après avoir compris ce qu’est le vivant, je vais donc essayer de continuer à vous dire ce que j’en sais.

De manière un peu pêle-mêle, on peut rappeler que le vivant a considérablement modifié la planète, son atmosphère, et a aussi créé des milliards de tonnes de résidus inertes (non vivants), les calcites : la craie, les marbres, les coraux… et tous les carbones comme le charbon, le pétrole, et les gaz. Il est amusant de se rappeler qu’au temps de Jules Vernes qui n’est pas si vieux, les scientifiques bataillaient pour trancher entre l’origine Neptunienne ou Vulcanienne des roches. Des disputes animaient l’académie entre ceux qui assuraient que les roches venaient de la mer, à cause des fossiles marins qu’on y trouvait et ceux qui étaient persuadés qu’elles venaient des volcans, d'où ils les avaient vues jaillir..

Ils avaient finalement juste tous raison en même temps, les minéraux viennent bien du volcanisme, de la sédimentation et du vivant. ET le vivant est à l'origine d'une part importante de l'inerte de notre planète

La planète, en tant que « planète tellurique » n’est pas en reste de mouvement et de transformation, on sait maintenant qu’il y a eu la Pangée, la réunion de tous les continents en un seul, mais on sait même qu’il y a eu plusieurs fois (sans doute 6 fois) une telle réunion de tous les continents ensembles. Cela pour la seule raison que l’écartement des plaques sur une sphère qui est une surface finie sans coté conduit forcément à la réunion des blocs les plus rapides vers les mastodontes plus lents. Inversement quand tous sont réunis, l’accumulation de la chaleur du noyau vers le manteau sous ce couvercle isolant, conduit à un nouveau morcellement et une nouvelle dérive des plaques redécoupées.

Si on voulait voir le temps géologique avec un film à raison d’une image tous les 10 000 ans, soit 4 heures de film, on y verrait les océans s’ouvrir et se fermer, les mers asséchées se soulever, la glace venir des pôles vers l’équateur et y retourner et des catastrophes d’ampleurs inimaginables…

Depuis que l’on a découvert les dinosaures, on sait qu’une catastrophe sans doute de genre météoritique a entrainé une extinction massive de la quasi-totalité des espèces de la planète Il y a 65 millions d’années. C’est cette dernière extinction qui a fait place nette des géants et a permis l’émergence et la spéciation de notre branche animale, les mammifères, en centaines d’espèces, dont l’humain.

le vivant reconquiert la planète à chaque fois

Les connaissances acquises autour de cette mini fin du monde, ont fait comprendre que notre planète avait aussi des rencontres avec des astéroïdes dont la violence et la fréquence pouvait s’évaluer de manière probabiliste : Une quasi stérilisation totale tous les 200 millions d’années, des catastrophes majeurs tous les 70 millions d’années. Il y a aussi des catastrophes plus régionales, telles que le volcanisme ou l’ouverture de mer telle que la méditerranée par la rupture brusque de Gibraltar et bien sûr les glaciations qui sont l’état le plus habituel de notre planète.

Mais, en dehors d'un peu de peur et de fatalisme qu'il faut savoir conserver, il y a un merveilleux dans cette connaissance des catastrophes régulières, il réside dans la rapidité avec laquelle le vivant reconquiert la planète à chaque fois.

On a longtemps cherché depuis qu’on connait la violence dantesque des extinctions, d’où il pouvait revenir, à quel endroit il pouvait bien trouver refuge. Pour les mammifères, c’est impossible encore à dire, le plus probable est une grotte ou un endroit isolé de la catastrophe puisqu’ils ont été contemporains des grands reptiles et ont traversé l’extinction cataclysmique.

Pour les catastrophes majeures, c’est à la fin du XXeme siècle qu’on a découvert que les fosses marines que l’on croyait stériles et sans aucune vie foisonnaient en réalité de milliers d’organismes, extrêmophiles pour certains et proches de nos conditions extérieures pour d’autres. De fait, ces fosses marines à température constante sont protégées par des kilomètres d’épaisseur d’eau de toutes influences lumineuses (les fins du monde, sont souvent dues à des chocs mais surtout au nuage de poussière qui suit et obscurcit le ciel pendant des dizaines de milliers d’années et provoquent des froids polaires généralisés), de tout choc thermique ou mécanique. Elles sont devenues les meilleures candidates des scientifiques en tant que refuge de prédilection de la vie terrestre.

 un univers de rêve infini

Plus récemment, sur des travaux qui ne sont pas encore aboutis, on y a découvert des mécanismes chimiques entre matières carbonée hydrogène oxygène, azote et métaux qui non-seulement conduisent à de la production d’acides aminés, mais, étape supplémentaire, infranchissable jusqu’alors sur terre entre « la brique » acide aminé et « l’immeuble avec plan et réseaux » de la cellule, qu'elles pourraient-être génératrices de proto-cellules qui ensemenceraient le vivant.

Je suis pour ma part assez prudent sur ces travaux car un ensemencement continu contredit l’arbre de filiation généalogique que l’on connait du vivant. En revanche, imaginer qu’une telle structure à fonctionnement aléatoire ait un jour produit un LUCA (last universal common ancestor) reproductif, ouvre un univers de rêve infini !

Et inversement s’il leur étude démontre plusieurs LUCA à différentes époques, suivant des fins du monde, ce sera un autre rêve !

Et nous voilà arrivés au moment où il faut définir la vie, le vivant. Le moment de toutes les polémiques avec l’ensemble des idéologies.

Personnellement, je ne débattrai pas de savoir si le virus est vivant ou non. Je définirai le vivant par rapport à ce qu’est l’inerte, en respectant la règle de l’information minimale, c’est-à-dire qu’elles sont les informations qu’il faut avoir pour distinguer un élément vivant d’une molécule complexe inerte.

Le vivant le plus élémentaire est avant tout un assemblage complexe de molécules suivant un plan défini.

En cela, il ressemble parfaitement à un cristal, comme un flocon de neige, par exemple, mais la différence primordial entre l’être vivant le plus élémentaire et un cristal inerte, est de ne pas se construire par un système de polarités électriques moléculaires qui détermine un plan d’assemblage répétitif, mais bien par l’écriture et la lecture d’une mémoire séparée de son plan de construction : l’ADN.

Et nous voilà à la définition la plus simple, la plus épurée, du vivant :

A l’origine, le vivant est un assemblage chimique complexe construit à partir d’informations dupliquables et de règles comportementales simples, Utilisant cela, il se reproduit en mutant et les cellules vivantes se nourrissent dans leur milieu et rejettent des éléments modifiés en ayant utilisé des composants pour se régénérer.

pourquoi le vivant meurt-il toujours 

Les propriétés de tout être vivants sont donc :

- L'écriture d'une mémoire de ce qu'il est

- la reproduction à l’identique (avec de petites variations générationnelles parfois, qui permettent la spéciation) suivant ce code transcrit (je préfère moi dire une mémoire)

- le fait de consommer et de rejeter un élément différent de celui avalé

- le fait de mourir

 

Et me voilà enfin à ma question de départ, pourquoi on meurt, pourquoi le vivant meurt-il toujours ?

J’ai effleuré la réponse que j’ai trouvée, dans la réflexion qui précède : d’abord on meurt parce que l’avènement du vivant s’est fait par hasard dans le brassage incroyable que notre planète tellurique fait des constituants chimiques ( pour le vivant principalement le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote, mais s'ils sont les plus présents, cette différence de proportionnalité ne doit pas faire oublier l'indispensabilité des autres composants même les plus rares ).

Il n’a pas de finalité. La vie n’est pas un but, mais la conséquence de causes, dont la première conduit à l'émergeance d'elle même puis à la reproduction.

Et la mort pour les mêmes raisons n’est pas une finalité, juste une fin

la mort règle un problème

Mais l’absence de finalité du vivant n’est pas la raison de la mort. Pour que la mort soit autant généralisée, de manière programmée, pour tous les êtres de n’importe quelle espèce, il faut que non seulement, elle ne soit pas un handicap, mais la logique de l’évolution, nous suggère même qu’elle doit être un atout évolutif.

Et, en fait, il y en a deux atouts au fait de mourir, ce sont les suivants :

Imaginez une ressource finie, comme par exemple le gaz carbonique de l’atmosphère pré-biotique.

Imaginez ensuite l’apparition d’une lignée d’espèce qui consomme ce gaz carbonique et rejette de l’oxygène.

Comme la ressource est abondante, la lignée croit de manière exponentielle, explosive même.

La ressource carbonique diminue au profit de l’oxygène qui crée une nouvelle niche pour une mutation qui utiliserait l’oxygène et rejetterait du gaz carbonique.

Mais les anciens ne mourant pas, quand la mutation qui permet cette adaptation apparaît, le déséquilibre entre les consommateurs de carbone et les consommateurs d’oxygène persiste, les consomateurs de gaz carbonique restent majoritaires jusqu’à l’épuisement total de la ressource carbone et l’extinction brutale des premiers qui prive alors les deuxièmes de leurs producteurs de ressource. Pas de symbiose. Pas de moteur evolutif.

Fin de la vie sur terre !

Au contraire, la mort règle ce problème : En ne conservant que les régénérations et en supprimant les parents, on a des complémentarités et des équilibres qui peuvent se trouver entre descendants mutés autour des ressources limités et on peut avoir des espèces en systèmes qui interagissent en chaînes alimentaires et dont les populations s’équilibrent.

Mais il y a un autre atout évolutif à la mort. C'est justement qu'elle adapte l'espèce aux conditions changeantes de notre planète.

Si on prend une glaciation par exemple, les poils longs et les masses adipeuses isolantes sont avantagés, elles ont un avantages mais si les maigres à poil court restent vivants, ils distribuent encore leur patrimoine génétique. L'évolution est plus lente, l'espèce est désavantagé.

La mort programée des patrimoines génétiques de l'ancienne génération est un atout pour l'espèce.

Oui, la fin de vie programmée est dans la logique du vivant et c'est la mort qui donne la vitalité à l'espèce ! C'est la logique Darwinienne de sélection des erreurs utiles qui l'a conservée, ou instituée pour toutes les espèces connues à ce jour.

C’est cette logique que je développerais plus tard, qu’on retrouve partout dans l’évolution. La mort, n’est pas un accident, une erreur qu’il faut corriger, elle est indispensable dès le début, au fonctionnement du vivant. Elle est dans sa logique.

Personnellement, je trouve dans cette vérité scientifique, un apaisement philosophique. Savoir que mon père et ma mère meurent et que moi aussi, je suis mortel, soit utile à mes enfants, m’apaise. Mes parents perdurent en moi et en eux.

On ne meurt pas sans cause, on meurt pour laisser de la ressource à nos descendants, aux enfants de l’humanité tout entière et sans doute d’une manière encore plus vaste, pour faire perdurer la logique de fonctionnement du vivant.


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47 réactions à cet article    


  • christophe nicolas christophe nicolas 1er avril 2014 19:57

    Il faut faire la suite ... Pourquoi on ressuscite

    Allez un petit effort, vous allez finir par y arriver.. Pour vous donner du courage, voici quelques preuves. C’est pour vous remonter le moral parce que votre conclusion est : savoir qu’on va mourir rend serein.

    A la guerre on constate l’inverse, les gens font des signes de croix...


    • Jelena XCII 1er avril 2014 20:31

      Pourquoi on meurt ?... La question qui tue. ^^


      • Inquiet 1er avril 2014 20:35

        Les religions se « tirent une balle dans le pied », car contrairement à ce qu’elles veulent soutenir, dans leurs composantes les plus radicales, elles portent quasiment toutes en elles les raisons de réfuter le déterminisme caricatural qu’on leur attribue.


        En effet, aucune religion ne saurait se satisfaire d’une « impossibilité de décision individuelle » à acquiescer, à pratiquer, à choisir (même la prédestination des calvinistes n’est qu’en réalité la connaissance du destin par uniquement le « créateur » puisqu’il est « en » et « hors » du temps).
        Le consentement est nécessaire, et ce consentement est lié à ce que les religions appellent le « libre arbitre ».

        Le « libre arbitre » est par nature un non-déterminisme. Alors pourquoi les religions ne mettent-elles pas le paquet là dessus ? Ca permettrait de les réconcilier avec la science.

        Science, qui a d’ailleurs la fâcheuse tendance à prendre les travers de la religion en imposant ses dogmes et doctrines aux innovateurs.


        • Rounga Roungalashinga 2 avril 2014 11:06

          Les religions se « tirent une balle dans le pied », car contrairement à ce qu’elles veulent soutenir, dans leurs composantes les plus radicales, elles portent quasiment toutes en elles les raisons de réfuter le déterminisme caricatural qu’on leur attribue.

          Pourquoi se tirent-elles une balle dans le pied si elles réfutent uniquement le « déterminisme caricatural qu’on leur attribue » ? Si c’est celui qu’on leur attribue, ça ne veut pas dire que c’est véritablement le leur, et par conséquent je ne vois pas en quoi elles se tireraient une balle dans le pied.

          En effet, aucune religion ne saurait se satisfaire d’une « impossibilité de décision individuelle » à acquiescer, à pratiquer, à choisir

          Toutes les religions ne parlent pas d’une « impossibilité de décision individuelle ». Le catholicisme, par exemple, dit clairement que l’homme est pourvu d’une causalité propre, c’est à dire d’une libre volonté, d’un libre arbitre.

          Le consentement est nécessaire, et ce consentement est lié à ce que les religions appellent le « libre arbitre »
          Le « libre arbitre » est par nature un non-déterminisme. Alors pourquoi les religions ne mettent-elles pas le paquet là dessus ?

           ?


        • rocla+ rocla+ 1er avril 2014 20:43

          Mourir ça se fait pas , c’ est un manque de savoir-vivre .


          • alinea Alinea 1er avril 2014 21:13

            Perplexe !
            La vie ne meurt pas, elle se transforme ; ce qui meurt ce ne sont que les éléments, des parties infimes de ce tout qui est la Vie ; jusqu’à preuve du contraire, sur notre planète, la Vie est plus forte que tout ; nous, nous ne sommes rien, ou si peu ! ; comme les éphémères !


            • njama njama 1er avril 2014 22:12

              Poser la question « pourquoi on meurt ? », c’est aussi poser la question (très vitale) de « pourquoi on ne meurt pas ? »
              Je reconnais volontiers que dans la Bible, la Genèse n’est pas métaphoriquement pas toujours très explicite « jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » (3/19) "Et l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris.
               C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie" (3/23-24)
              pas mieux côté Coran ...

              Les récentes révélations en Arès éclairent très nettement ce qui s’était dit avant :
              > Je suis Celui Qui a parlé par Adam, Mon Premier Fils, qui a choisi d’être maître de la terre et de M’en payer tribut en passant par les plaies de Job et par la fosse, ... [...] (2/01)

              > Je suis Celui Qui a parlé par Azor, qui M’a fait connaître au-delà de l’immense mer, portant Mon Message pendant quarante jours comme à travers un désert, passant par les peines de la soif, les tourments de la solitude et du léviathan, et dont les os reposent, comme fils d’Adam, au pied des grands pics, en attendant Mon Jour.

              > Je suis Celui Qui a parlé par Noé, couché en terre au Kerak, comme fils d’Adam, avant même que ses propres fils l’aient écouté, qu’il sauva de Ma Colère mais qui finirent noyés.

              > Je suis Celui Qui a parlé par Abraham et par Moïse dont les os reposent, comme fils d’Adam, ayant accompli leurs exploits et laissé Ma Promesse à leur descendance, l’un dans l’antre de Makpéla, l’autre à Rabba, attendant Mon Jour.

              > Je suis Celui Qui a parlé par Mouhamad, le briseur d’idoles, le plus écouté de Mes Messagers, le plus sage, qui n’a pas fait ployer son peuple sous les observances et ne l’a pas fait fléchir sous les ordonnances des princes du culte, et qui pour cela a connu une descendance vaste comme le sable des rivages où ils échouent leurs boutres pour la prière, comme le sable des déserts dont J’ai fait jaillir pour eux la richesse et la puissance, le fils d’Adam qui repose à Yatreb, attendant Mon Jour.

              > Je suis Celui Qui a parlé par Élie **, le premier échappé au vœu d’Adam, son père, de M’attendre en terre, renonçant à l’héritage de la terre, renonçant à M’en payer tribut, échappant à la fosse, et qui à être le premier par la splendeur du tombeau que lui aurait érigé son peuple préféra devenir le dernier dans Mon Lieu, un ver infime réchauffé à jamais par l’éclat de Ma Gloire, une poussière portée par Mes Anges dans Mon Séjour Que ne limite aucune étoile, Qui n’a ni levant ni couchant, dont la blancheur fait paraître les soleils plus pâles que des lunes.

              ** la Bible dit : « Lorsque l’Éternel fit monter Élie au ciel dans un tourbillon, (2 Rois 2/1)
               »Élie dit : Tu demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela t’arrivera ainsi ; sinon, cela n’arrivera pas.
              Comme ils continuaient à marcher en parlant, voici, un char de feu et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre, et Élie monta au ciel dans un tourbillon. Élisée regardait et criait : Mon père ! mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie ! Et il ne le vit plus."(2 Rois 2/10-12)

              > Je suis Celui Qui a parlé par Jésus, Mon Second Fils, celui qui, après Élie, déjà glorifié, a renoncé au vœu d’Adam de dominer la terre et les nations pour le prix d’un tombeau glacé où M’attendre, [...] (2/06 à 11)


              • njama njama 2 avril 2014 07:22

                en Afrique quand une personne meurt « jeune » l’annonce nécrologique indique « mort prématurément » ... 

                mourir à un âge avancé passe pour normal, le contraire non.


                • njama njama 2 avril 2014 08:03

                  plus que la mort « naturelle » de son vivant pour paraphraser Coluche, que nous percevons intuitivement à juste titre je pense comme une anomalie, ce qui m’étonne bien davantage, c’est l’ardeur et l’inconscience de certains à la provoquer !

                  « La guerre, c’est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. »

                  plus le temps passe, plus je constate combien Paul Valéry disait juste !

                  et après l’homme pleurniche sur « ses » morts, car ceux du camp d’en face, après tout ils ne les connaissaient pas, et les massacres, pogroms, génocides tourmentent les générations ... comme s’ils étaient arrivés par hasard 


                  • claude-michel claude-michel 2 avril 2014 08:23
                    Pourquoi on meurt...Parce que nous naissons...venus de nulle part nous y repartons..le cercle est bouclé !
                    Toute chose à un début..une vie..et une fin..Rien n’est éternel dans l’univers..Nous arrivons d’un hasard..et nous partons toujours de la même façon...d’un arrêt du coeur.. !

                    • claude-michel claude-michel 2 avril 2014 11:15

                      Pourquoi on meurt...Les découvertes de séropositivité ne diminuent pas en France...Le nombre de personnes découvrant leur contamination par le virus du sida, le VIH, ne faiblit pas en France, selon une étude qui chiffre à près de 6 400 les « découvertes de séropositivité » en 2012, avec une « forte augmentation » chez les homosexuels....On estime en France qu’environ 150 000 personnes vivent avec le virus du sida, mais parmi eux 30 000 à 40 000 ignorent leur contamination....En Afrique c’est pire... !


                    • Gasty Gasty 2 avril 2014 09:13

                      Pourquoi on meurt ? Quelle importance...

                      Pourquoi on nait, pourquoi on vit ? Pour un individu, ce sera toujours sa vie qu’il partage avec celle des autres. Mais à quoi bon vivre si on ne se pose pas la question de savoir la finalité de son passage en ce monde. Ce monde ! Y’en aurait’il d’autres ?


                      • L'enfoiré L’enfoiré 2 avril 2014 10:27

                        Il y a « Un point mort », tout à fait normal.

                        Cela s’appelle érosion, vieillissement, évolution.
                        Puis, il y a l’« après point mort » qui sert à quelqu’un d’autre.

                        • L'enfoiré L’enfoiré 2 avril 2014 16:43

                          Je m’aperçois que je n’ai pas répondu à l’auteur

                          « Depuis toujours, je me suis demandé ce qu’était la mort.  »
                          La mort fait partie de la vie, tout simplement.
                          Si la mort n’existait pas, il n’y aurait aucune évolution.
                          Ce sont les plus petits organismes vivants qui se chargent de construire une renaissance de la vie.
                          Une expérience avait été faite en laboratoire.
                          De la nourriture qui était laissée en état jusqu’à la putréfaction.
                          Les différents acteurs se sont mis en branle jusqu’aux virus.
                          C’est eux qui sont à la base déifiée par les religions
                          Pas de Saint Esprit dans le processus, j’en suis désolé.
                          De l’automatisme seul

                        • Rounga Roungalashinga 2 avril 2014 10:46

                          j’ai écarté la plupart des croyances, tout simplement parce qu’on ne peut avoir confiance dans une croyance

                          Ce que vous dites revient à dire : « on ne peut avoir la foi ». J’ai la joie de vous annoncer que si, on peut.

                          Ce qui est intéressant, c’est que toutes ces vérités révélées, dogmatiques, ne sont pas compatibles entres elles.

                          Au contraire, les points communs sont nombreux, et les différences sont la plupart du temps formelles, dès lors qu’on en pénètre le sens.

                          la croyance n’est en aucun cas un gage de vérité, au contraire, comme aucune religion n’est majoritaire absolue, si une a raison, la majorité de l’humanité se trompe en croyant. Il est donc évident en étant logique que l’on peut croire et se tromper ! Et la ferveur n’y change rien !

                          C’est au contraire la ferveur qui change tout. L’important est de rejeter l’idolâtrie, c’est à dire de ne placer l’espérance de son bonheur nulle part ailleurs que dans le souverain Bien, et que cette espérance soit sincère. Les opinions sur des points de théologie sont moins importantes que cela.

                          Je n’ai donc jamais eu confiance dans les vérités révélées que les hommes promènent avec eux depuis des millénaires.

                          C’est justement parce que ces vérités sont sur terre depuis des millénaires qu’on peut leur faire confiance, car cela signifie qu’elles ont reçu l’approbation de la raison universelle résidant dans le sens commun. Par conséquent, la seule chose qui vous reste à examiner, c’est si vous trouvez que votre raison les approuve.


                          • Bubble Bubble 2 avril 2014 11:32

                            Pour relier avec le commentaire de Christophe Nicolas, que je comprend pour une fois, je dirais que vous venez de retrouver une des conclusions du mythe de la création de la bible.
                            L’Homme, choisissant de manger la Connaissance, choisit de lui donner une temporalité et donc choisit le progrès. Est il possible de progresser dans un Eden intemporel et parfait ? Non, et donc Dieu donne la mort ET le renouvellement de la vie aux hommes pour qu’ils expriment dans leur vie leur envie de progrès. On appelle ça le péché originel parce que l’Homme cède à ses envies, mais pour moi la sortie de l’Eden n’est pas une punition divine : la mort est condition du progrès.

                            Sinon, petite parenthèse sur les dogmes, qui font peur à beaucoup de monde. « Les Hommes naissent libres et égaux en droits », c’est un dogme vous savez.


                            • Rounga Roungalashinga 2 avril 2014 12:43

                              « Les Hommes naissent libres et égaux en droits », c’est un dogme vous savez.

                              On peut même dire que cette déclaration est l’une des pires insultes qu’on puisse faire à l’encontre de la liberté. Si en effet la liberté est une chose qui va de soi, alors il n’y a aucun mérite à être libre, et le fait d’être pourvu d’une liberté ne suffit plus à nous donner une dignité. La liberté est une chose qui s’acquiert difficilement, et c’est pourquoi elle a autant de valeur. Les hommes ne naissent pas libres, ils naissent pour le devenir.


                            • Pierre Kéliam Pierre Kéliam 2 avril 2014 13:07

                              Si vous confondez les dogmes et les conventions, vous êtes dans l’erreur.

                              La religion est formée de dogmes révélés : les dix commandements, les évangiles... 
                              Ils sont sensés être acceptés par les croyants qui doivent s’y conformer.

                              « Les hommes naissent libre et égaux en droit » fait partie d’une convention réfléchie, proposée et acceptée comme fondement de notre société moderne. C’est un accord civil commun qui s’oppose au droit monarchique qui l’a précédé, en aucun cas un dogme.


                            • Bubble Bubble 2 avril 2014 14:05

                              @Pierre Keliam, mis à part le fait que Dieu prenne part à la convention dans le premier cas, qui est je rappelle une alliance (ancienne ou nouvelle), donc les hommes ont aussi donné leur accord, je ne vois pas la différence. Je dois quand même me conformer à un texte que je n’ai pas écrit, et qui est tout autant dogmatique.

                              @Roungalashinga, je vois ce que vous voulez dire et qui me fait penser à un commentaire d’Hervé Hum qui disait que la liberté est acquise par l’autodiscipline ; mais dans le contexte où ça a été écrit, vraisemblablement la liberté est vue comme l’inverse de la condition d’esclave, et il arrive trop souvent que des hommes ne soient pas esclaves que de leur propre indiscipline.


                            • Rounga Roungalashinga 2 avril 2014 14:18

                              mais dans le contexte où ça a été écrit, vraisemblablement la liberté est vue comme l’inverse de la condition d’esclave, et il arrive trop souvent que des hommes ne soient pas esclaves que de leur propre indiscipline

                              C’est vrai mais le christianisme contenait déjà tout ce qu’il fallait pour qu’il n’y ait plus d’esclaves. Là où l’amour du prochain, découlant de l’amour de Dieu, impliquait l’inviolabilité de la personne humaine, les droits de l’homme ont imposé la même chose par la force du droit. Est-ce que ça a été plus efficace que le christianisme ? A la lumière de la condition ouvrière du XIXème siècle et des guerres humanitaires des XXème/XXIème siècles, on peut répondre distinctement : non.


                            • Depositaire 2 avril 2014 15:01

                              L’article, qui est l’objet de ce commentaire, est truffé de contradictions et de postulats.

                              Tout d’abord, la foi n’est pas la croyance. Je ne veux pas développer ce point qui un peu hors sujet, mais je ne veux pas ne pas le mentionner. Une croyance peut être due à un conditionnement. le meilleur exemple est encore la croyance au mythe scientifique qui revient à remplacer la religion par une autre forme de religion : la religion de la science, avec ses dogmes, comme le dogme de l’évolution darwinien, je vais y revenir, ses églises, les centres de recherche, ses prêtres, les scientifiques, du moins, une certaine classe des scientifiques assez dogmatique.

                              Ce n’est pas qu’il faille rejeter la science, au contraire. Mais elle n’est que d’ordre rationnel, donc limitée. Du reste, bien des théories scientifiques élaborées il y a quelques dizaines d’années ou plus, sont depuis longtemps abandonnées par les savants qui en ont reconnu l’inanité.

                              Prenons cette idée bizarre de Darwin que nous sommes tous issus d’une cellule unique dans une espèce d’océan primordial et que par adaptation et mutation elle en est venue à donner naissance à tout ce qui vit sur Terre. Question basique : comment le plus, c’est à dire l’ensemble du monde vivant, peut bien sortir du moins, une cellule basique assez frustre ? Tournez le problème dans n’importe quel sens, il n’y a pas de réponse satisfaisante. Et si, comme l’affirme l’auteur de l’article en s’appuyant sur une certaine science, on considère qu’il y a une sorte de sélection où les éléments vivants apprennent et s’adaptent en créant des organes ou des fonctions qu’ils n’avaient pas au préalable ce qui donne naissance à une nouvelle espèce, comment ne pas se poser la question de « l’intelligence » qui permet à ce choix de se faire, et surtout, quel est le processus qui permet une telle transformation ? Prenons le cas de l’oeil d’une abeille. La complexité incroyable de cet œil est telle, qu’il est absolument impossible que seul le hasard, l’accident, la pression du milieu, ait pu amener cette complexité à se manifester. Et ne parlons pas de l’apparition de l’espèce humaine.

                              Si on dit que le singe et l’être humain ont un ancêtre commun, c’est l’idée en vogue en ce moment, il faudrait nous dire pourquoi il existe encore des singes ? Pourquoi ils n’ont pas évolué en humains ? Logiquement, au regard de la notion d’évolution, l’espèce animale aurait dû disparaître au profit de l’espèce humaine. Et que je sache, on ne voit aucune trace d’évolution chez les singes.

                              Du coup tout cela procède aussi d’un dogme et d’une croyance. Quant aux religions, loin d’être contradictoires entre elles, en réalité elles ne sont que l’expression d’une même vérité, d’un même message réactualisé au cours des siècles et millénaires en fonction du degré de compréhension des peuples.

                              Par ailleurs, si, en ce qui concerne les religions monothéistes, les plus connues en Occident, il y a le dogme ou les dogmes pour l’ensemble des fidèles, quelque soit leur degré de compréhension des choses, il existe, à un autre niveau, une autre manière d’appréhender les choses et qui, elle, relève d’une science, pas d’ordre rationnel, mais d’ordre supra rationnel. Et quand je dis supra rationnel, je ne veux pas dire irrationnel.

                              Elle est au-delà du plan rationnel, pas en-deçà. Et ce n’est pas parce que la science rationnelle avec son dogme exclusif et intransigeant prétend qu’il ’y a rien au-dessus d’elle, que c’est la vérité. Et comment peut-on s’appuyer sur une science qui change tout le temps ? Ce qui est « vérité » aujourd’hui devient erreur demain.

                              Je ne peux pas en dire plus long sans allonger beaucoup trop ce commentaire. Mais ce que je viens de dire suffit pour celui ou celle qui n’est pas bloqué par des préjugés, et qui réfléchit quelque peu, pour faire des recherches dans des domaines qui sortent quelque peu des sentiers battus.


                              • trevize trevize 2 avril 2014 15:47

                                <Facepalm>

                                Vous n’avez pas complètement tort de comparer la science à une religion ;

                                Peut être que la théorie de l’évolution n’est pas 100% au point, mais elle a le mérite de tenter d’expliquer des phénomènes que la religion n’explique que part « dieu arrive il prend un peu de terre et hop il fait un homme. il endort l’homme, lui arrache une côté et en fait une femme » (au passage, je me demande pourquoi il a arraché une côte à adam au lieu de façonner ève à partir d’argile ) Voilà, ça fait peut-être mal aux fesses, mais l’animal le plus proche de nous génétiquement, c’est le chimpanzé bonobo. Il y a de fortes chances que nous partagions un ancêtre commun. Peut-être que ce n’est pas le cas, mais dans l’état des connaissances actuelles, c’est l’affirmation la plus proche de la réalité qu’on ait.

                                La génétique, même si elle n’en n’est encore qu’à ses balbutiements, nous montre tous les jours qu’il y a un fond de vérité dans la théorie de l’évolution, même si les choses sont plus complexes qu’il n’y paraît. Nous partageons de nombreuses séquences génétiques en commun avec bien d’autres animaux. La séquence codant pour l’hémoglobine, est à peu de choses près la même pour tous les mammifères.

                                "Si on dit que le singe et l’être humain ont un ancêtre commun, c’est l’idée en vogue en ce moment, il faudrait nous dire pourquoi il existe encore des singes ? Pourquoi ils n’ont pas évolué en humains ? Logiquement, au regard de la notion d’évolution, l’espèce animale aurait dû disparaître au profit de l’espèce humaine.« 

                                Non, là vous dites absolument n’importe quoi. Est ce que les parents meurent quand leur enfant vient à la vie ? Est ce que ses frères et soeurs meurent eux aussi ? Est ce que l’arbre meurt lorsque la graine de son fruit prend racine ? Absolument pas. Ce n’est pas parce que l’humain naît que ses ancêtres primates disparaissent.

                                 »Et comment peut-on s’appuyer sur une science qui change tout le temps ? Ce qui est « vérité » aujourd’hui devient erreur demain." C’est justement là la différence, et la grande force, de la science face à la religion : elle est capable de reconnaître ses erreurs (elle ne le fait pas assez vite parfois, mais elle peut le faire) Et de reconnaître aussi qu’à un instant t, elle ne peut pas tout expliquer (car là elle tomberait vraiment dans le domaine de la croyance religieuse) Le monde, l’univers change et EVOLUE constamment. Le désert en Egypte était autre fois une plaine fertile. Tout change, tout bouge, et malheureusement, la religion, telle qu’elle existe, est comprise et pratiquée de nos jours, est dans le déni de ce changement. Elle veut figer le monde, alors qu’il bouge sans cesse. Avec la religion, c’est : lis ce bouquin, tout est dedans. Tout le reste de ce qu’on peut te dire est faux. Pourtant, je me demande bien comment on aurait découvert l’électricité avec la bible comme seul manuel de référence.

                                Je m’arrête là, j’ai déjà eu cette conversation de trop nombreuses fois. Personnellement, je ne suis pas croyant, mais je considère que les textes religieux peuvent être plein de bon sens, si on ne les prend pas au pied de la lettre et qu’on enclenche la fonction symbolique. D’après moi, les religions révélées ne sont pas en opposition frontale avec la théorie de l’évolution et la génétique. On peut très bien imaginer que ce soit le moyen qu’utilise dieu pour accomplir son oeuvre. Mais ça ne peut se faire que si on ne prend pas tout ce qui est parqué dans les livres saints au pied de la lettre ; parce que là, effectivement, on a un peu de mal à expliquer les fossiles datant de millions d’années, la tectonique des plaques, la proximité génétique des espèces...

                                Dans le fond, admettez-le : ça vous fait mal de vous dire qu’on a un ancêtre commun avec le singe. ça vous fait mal de vous dire que vous n’êtes pas si important que ça, que vous n’êtes pas vraiment au-dessus de toute la masse, que vous n’êtes pas plus divin qu’un oiseau ou un brin d’herbe. C’est l’orgueil qui parle, descendre de quelques marches sur le piédestal ça ne fait jamais plaisir, c’est sûr.


                              • Jean-Marc B 2 avril 2014 15:33

                                Et quand nos enfants meurent avant nous ?...
                                Cela arrive à de nombreux parents, le savez-vous ? ...
                                Et quand on prépare une terre empoisonnée (pesticides etc...) pour notre notre descendance ?...

                                Vous en conviendrez. Il n’y a aucun réconfort à attendre de ce prolongement aléatoire et imaginaire .
                                Nous ne sommes pas autrement que tous les autres êtres vivants (plantes, bêtes ..). C’est de là que nous venons. Les animaux ont eux aussi conscience de leur fragilité ...
                                Nous ne sommes pas à part. Nous sommes compris dans le grand tourbillon des particules . A quoi bon s’inquiéter ?... Sinon s’inquiéter un tout petit peu ainsi : « que pouvons-nous faire afin de soulager ceux que nous côtoyons et qui sont en peine ? ».... C’est cela le seul réconfort possible, celui que l’on peut espérer, celui que l’on peut donner .

                                Avez-vous conscience de ce que vous étiez avant de naître ? Après notre mort nous aurons le même degré de conscience , le degré zéro, la grande tranquillité de l’esprit qui affiche un grand plat sur les électroencéphalogrammes.

                                En attendant de trouver un peu de sérénité, bon courage.


                                • Crab2 2 avril 2014 15:41

                                  [ Prends l’habitude de penser que la mort n’est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Épicure ] - Donc, après la mort, il n’y a rien !

                                  Suite

                                  Le stylo et la voix de dieu

                                  http://laicite-moderne.blogspot.fr/2013/04/le-stylo-et-la-voix-de-dieu.html


                                  Puis :

                                  http://laicite-moderne.blogspot.fr/search?q=L%27universel


                                  • trevize trevize 2 avril 2014 15:49

                                    waow, vous avez résolu un grand problème philosophique en deux lignes. Bien joué !


                                  • Lisa SION 2 Lisa SION 2 2 avril 2014 16:14

                                    Bonjour,
                                    on ne meurt pas, on se recycle, tout comme on était déjà vivant sous forme de cellule avant de naitre brutalement dans cette dimension, on se consacre ici bas à un destin futur. Soit on profite de notre chemin pour le tracer vers l’immensément grand, soit c’est retour à la case cellule / évolution /éternelle.


                                    • Cassiopée R 2 avril 2014 16:40

                                      Oui on laisse des ressources à nos enfants, mais plus de nos jours. On s’accapare les ressources puis on ne laisse rien aux futures générations.


                                      De plus, les gaspillages sont énorme et on crée des continents poubelles dans les océans ou en Afrique. Nous n’avons aucun raisonnement sur le futur, seul l’instant présent compte, il n’y a pas d’anticipation des problèmes écologiques, on préfère ce réfugié sur l’idée d’un long terme alors que nous causons des problèmes à court terme.

                                      Pour la mort, je peux vous donner mon expérience de mort imminente, mon corps s’est tous à coup transformé pour revenir à celui de mon âme. Notre âme vit à l’intérieur de nous, et se transforme après la mort pour redevenir à celui du corps de l’âme.

                                      Puis l’âme se réincarne, et nous vivons à l’intérieur du corps de notre âme, pendant qu’un autre esprit vît comme nous vivons actuellement.

                                      Voilà pour mon expérience.

                                      • Zip_N Zip_N 5 avril 2014 14:11

                                        C’est de la biographie générale, votre expression est glaciale. On ne meurt pas sans cause ? vous êtes un guerrier de l’histoire ?


                                        • riemann66 6 avril 2014 11:04

                                          Il y a bien longtemps j’avais été séduit par un livre intitulé « Le Temps Psychologique », écrit par J.C. Lévy, Directeur de Recherches au Centre d’Etudes et de Recherches en Automatisme, dans la Collection Science-Poche, DUNOD, 1969. Je crois qu’il est épuisé.

                                          J’en avais retenu que la perception que nous avons du temps est étroitement liée au débit d’informations que nous pouvons traiter et accumuler ; il ne s’agit pas du temps absolu ou relatif immobile de la physique, mais du temps qui coule (hémophile) du passé vers l’avenir dans une série de présents fugaces. On peut tout d’abord définir deux extrêmes :

                                          1) la matière incapable de traiter la moindre information et pour laquelle le temps est immobile et réduit à un infiniment petit,

                                          2) et Dieu [ou concept équivalent], celui qui possède toute l’information et pour lequel le temps est également immobile mais déployé dans un infiniment grand.

                                          Entre ces deux limites se trouvent les organismes vivants qui « passent le temps » à manipuler, traiter, ingurgiter, accumuler, structurer les informations avec lesquelles leurs « périphériques », leurs cinq sens, les mettent en contact. Et suivant la vitesse de ces traitements, suivant le débit d’information, la perception du temps pourrait ainsi évoluer :

                                          1) A la naissance (si on laisse de côté la vie intra-utérine) l’enfant ne dispose d’aucune information et d’aucun outil, aucun langage, lui donnant accès aux informations qui l’entourent. Quelques secondes après sa naissance, il ne voit pas, il n’entend pas, il ne dispose d’aucun langage, il ne peut pas se déplacer ; pour lui pas encore de perception de l’écoulement du temps. Sa naissance est très loin dans le temps passé, à l’infini, le futur est inaccessible, seul est ressenti l’instant présent.

                                          2) Puis le langage se construit, les sens s’aiguisent, l’espace s’ouvre et les informations commencent à entrer, s’accumuler, se structurer et commence la perception de l’écoulement du temps.

                                          3) Quand il est jeune homme il possède les outils pour traiter une multitude d’informations et le temps se met à s’écouler de plus en plus vite ... si vite qu’il se retrouve vieux sans avoir vraiment senti le temps passer ; ses « périphériques » commencent à se gripper, à crachoter, à s’éteindre les uns après les autres. Alors, perdant le contact avec les informations qui l’entourent, le débit des informations qu’il peut traiter baisse progressivement et finit par s’annuler complètement. Il est mort !

                                          La bonne nouvelle est qu’avec le débit décroissant des informations la perception qu’il a de l’écoulement du temps a également diminué, l’écoulement du temps s’est ralenti peu à peu, éloignant le jour de sa mort dans un temps infiniment éloigné. Les dernières secondes de sa vie sont devenues des jours et de années, des siècles. Pour le reste des vivants, les dates de sa naissance et de sa mort sont inscrites dans une durée finie. Pour lui elles sont déployées dans un temps infini.

                                          En somme, la matière, le vivant et Dieu[ou concept équivalent] partagent une même propriété : l’éternité !


                                          • riemann66 6 avril 2014 11:06

                                            Et vous qu’en pensez-vous ?


                                            • MdeP MdeP 6 avril 2014 15:17

                                              MdeP @ l’auteur

                                              Pourquoi la mort ?

                                              Parce que le vivant génère le temps. Que ce temps du vivant est un temps fini, par opposition à l’infini d’une courbure gravitationnelle (ce que j’ai écrit avant la « découverte » publiée ces derniers jours car j’avais estimé que l’univers en expansion se comporte comme s’il était porté par une vague. Ce qui est d’ailleurs la preuve d’un big bang).

                                              Pour que la vie soit possible, des conditons doivent être réunies en même temps. Et notamment, et surtout, il faut un bouclier thermique – la magnétosphère – qui protège le vivant des UV mortels. Les océans (un océan mondial, en fait) jouent naturellement ce rôle. C’est bien au fond des océans, près des sources hydrothermales, que la vie a commencé grâce à cette magnétosphère naturelle.

                                              D’autre part, si le vivant a pu se maintenir pendant tous les bouleversements géologiques et climatiques, c’est parce que l’oxygène est présent dans la croûte terrestre.

                                              Le virus est un organisme conscient qui obéit à un réflexe de survie. Et l’univers est conscient mais il n’est pas vivant. Car il est statistiquement impossible que toutes les conditions nécessaires à la vie soient réunies en même temps ET au même moment dans notre univers.

                                              Car le vivant fonctionne, en effet, à la lumière artificielle (avec l’électron). Il mime la lumière naturelle (du photon). Le vivant fonctionne sur une fréquence qui n’est pas la même pour tout le vivant. Si vous changez la fréquence du vivant, et notamment en ne le protégeant pas des UV mortels, il meurt. En fait, il « grille » et devient de la matière inerte.

                                              Vous pensez tous que la conscience est notre faculté de nous sentir exister. C’est totalement erroné.

                                              La conscience, c’est la capacité de mettre en oeuvre ce fameux réflexe de survie (auquel tout le vivant obéit), de générer une fréquence pour fonctionner, de la sélectioner plus précisément, de générer le temps.

                                              « La clé de la conscience réside dans l’opération d’appropriation de la lumière par sélection « deux en un » par le vivant, de la fréquence lumineuse sur laquelle il va fonctionner parmi toutes les fréquences de la lumière blanche et de la fréquence sonore du bruit blanc qui lui est associée dans une bande de fréquences... Ainsi le vivant, qui sélectionne (détermine) la fréquence sur laquelle il va fonctionner, s’approprie réellement la lumière : c’est en cela qu’il porte une conscience exprimée dans ses capacités à la motilité et à la manifestation de sa présence de moins en moins silencieuse au fil du temps. »

                                              Ceci est un condensé. Tapez les mots clés.


                                              • riemann66 6 avril 2014 16:46

                                                @MdP

                                                Vous affirmez : « Pourquoi la mort ? Parce que le vivant génère le temps. »

                                                S’agit-il dans votre esprit de la dimension temps du continuum espace-temps déployé et immobile tel que décrit par la Relativité ? Dans le prolongement de ce que j’écrivais avant votre commentaire, je le verrais davantage comme temps psychologique tel que perçu (plutôt que généré) par le vivant dans son processus de digestion de l’information et de lutte contre l’entropie croissante de la matière, de création d’une néguentropie (au sens de Shannon/Brillouin) susceptible de la ralentir, voire de l’annuler. Qu’en pensez-vous ?

                                                Pour le reste, lumière/fréquence, je ne saurai vous suivre. Cela me dépasse.


                                              • MdeP MdeP 6 avril 2014 17:21

                                                MdeP @ riemann66

                                                Pas de Dieu et de philo chez moi.
                                                Si ça vous intéresse, vous tapez les mots clés écrits en gras. 
                                                Au fait, le concept de « néguentropie » ne donne pas la clé de ce qu’est « la conscience » qui n’est pas que celle de l’Homme mais bien commune à tout le vivant. 
                                                Moi, je vous la donne.
                                                Et, toujours statistiquement, il est impossible que la réponse à cette question, sur la quelle l’Homme s’interroge depuis la nuit des temps, puisse être donnée par deux personnes quasiment en même temps.
                                                N’est-ce pas ?

                                              • riemann66 6 avril 2014 19:03

                                                riemann66 @ MdeP

                                                Tout à fait !


                                                • MuslimADieu MuslimADieu 7 avril 2014 09:39

                                                  Ah ces athées !

                                                  Voilà que la mort rend apte à survivre maintenant !
                                                  Sacré Darwin, son esprit ne mourra jamais. Mais là c’est parce que c’est apte à survivre.

                                                  • Pierre Kéliam Pierre Kéliam 7 avril 2014 12:06

                                                    @MdeP

                                                    Ce genre de raisonnement sort de la logique démontrable. La fréquence lumineuse que vous évoquez ne concerne pas la vie abyssale, cavernicole et souterraines 
                                                    Quant au temps il n’a rien à voir avec le vivant. Il est juste une dimension de l’espace et il est déformable.
                                                    Tout ceci pour vous dire que vous sortez de la science et entrez dans la croyance.

                                                    La logique que je développe ici, veut-elle rester en accord avec ce que vous voyez autour de vous.

                                                    La conscience c’est la pensée, un virus ne pense pas.

                                                    Quant à l’impossibilité statistique que les conditions de la vie soit réunies dans l’univers... elle est juste la preuve que vous n’existez pas !

                                                    La seule chose que je souligne ici c’est l’absolue nécessité de la mort dans le process évolutif du vivant. C’est une nécessité logique et non finaliste mais utile à l’adaptation. 

                                                    Vous savez comme moi que les dinosaures ont disparu et avant eux les précambriens.
                                                    Ces grandes catastrophes sont elles probabilistes, elles effacent presque complètement la vie qui s’est écrite sur notre terre-palimpseste et une nouvelles histoires revient s’y écrire recommence un cycle évolutif.
                                                    Les fins du monde ne servent à rien, elles sont juste des rencontres événementielles dont on connait les probabilités de réalisation. 

                                                    • MdeP MdeP 7 avril 2014 14:25

                                                      MdeP @ Pierre Kéliam

                                                      Vous développez la question : pourquoi on meurt ?
                                                      Et vous parlez de la mort en tant que facteur évolutif. Oui, la mort est un facteur qui joue son rôle dans l’Evolution. Rien de neuf.
                                                      Mais ce n’est pas la raison pour laquelle on meurt
                                                      Je vous réponds simplement : parce que le vivant génère le temps et que ce temps est fini. 
                                                      Concernant la conscience, commune à tout le vivant : non ce n’est pas la capacité de se sentir exister. Et oui, l’univers renferme des amorces de vie qui restent au stade de conscience.
                                                      On dira que ça suffit pour aujourd’hui.






                                                      • Mmarvinbear Mmarvinbear 9 avril 2014 03:50

                                                        « C’est la vie qui m’intéresse. Pas ses limites. »

                                                        Manolito.

                                                        • MdeP MdeP 9 avril 2014 11:00

                                                          MdeP @ mmarvinbear

                                                          Mais c’est ce que tu as entre tes mains @ Mmarvinbear : ta vie. Pour cela, il a fallu des conditions favorables pour que des amorces de vie puissent s’installer sur la Terre, plusieurs fois de suite, en plus. Puis que le « conscient » accède à la vie pérenne et repousse donc encore d’autres limites. Et ainsi de suite : toujours des limites. Le vivant, c’est que des limites dans sa genèse et dans son fonctionnement. Prends ce que tu as. Tu es un être fabuleux. Nous sommes seuls dans l’univers. 
                                                          Il est impossible que la vie, telle qu’elle est ici, puisse exister de la même façon et en même temps ailleurs. Trop d’étapes et trop de conditions.

                                                        • Mmarvinbear Mmarvinbear 10 avril 2014 01:06

                                                          En ce qui concerne la vie ailleurs, nous n’en savons rien.


                                                          La vie exige beaucoup de conditions, certes, mais l’univers est vaste, spatialement et temporellement.

                                                          Rien que par le biais de la statistique, les pronostics sont largement en faveur de l’existence d’autres formes de vie, ailleurs.

                                                          Le plus difficile, c’est de la trouver !

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