Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Religions > Qu’est-ce que le blasphème ?

Qu’est-ce que le blasphème ?

Le blasphème, cette notion que l'on voudrait croire moyen-âgeuse, est au coeur de l'actualité. Des pièces de théatre ont fait réagir certains catholiques. Les pays de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) sont en campagne permanente auprès de l'ONU et d'autres organisations internationales pour faire du blasphème un délit, et leurs idées avancent, puisque même dans la France laïque, la critique de l'islam, en théorie permise, expose à des poursuites sur la base d'articles du code pénal ayant un autre objet.

Nous allons faire le point sur ce qu'est le blasphème. Nous commencerons par nous interesser à son etymologie et à sa définition, ce qui nous permettra de le reconnaître dans des incriminations où il tente de devenir un délit qui avance masqué.

Etymologie et définition

Le mot vient du grec βλασφημία, prononcé blasphêmía, dérivé de βλάπτειν / bláptein, « injurier », et φήμη/φάμα / phếmê ou pháma (dialecte dorien), « réputation », qui a donné blasphemia en latin et signifie littéralement « diffamation ».

Les racines sont chose solide : ce terme de diffamation (des religions), venu du fond des âges, revient dans le vocabulaire moderne : c'est précisément celui utilisé dans l'enceinte de l'ONU par les pays de l'OCI, qui demandent presque tous les ans des mesures mondiales contre la "diffamation des religions" , c'est à dire, etymologiquement, contre le blasphème.

Dans sa première édition de 1694, le Dictionnaire de l'Académie française définit le blasphème comme "Parole impie, discours tenu contre l'honneur de Dieu, ou contre les choses divines & sacrées."

Dans la neuvième édition de ce dictionnaire (celle en cours ; encore incomplète mais la lettre B a été traitée), le blasphème est une "parole qui outrage la divinité ou qui insulte la religion."

Le Dictionnaire de l'Académie française ayant valeur valeur normative, ces définitions sont, en français, celles qui ont la plus haute autorité.

Il ne s'agit cependant pas de définitions juridiques, bien évidemment, puisque le blasphème n'est pas une infraction, et n'est donc pas défini par le code pénal français.

La repression du blasphème

La répression du blasphème, quand les religions peuvent l'exercer librement, est féroce.

L'on se souvient encore du Chevalier de la Barre, un jeune homme de 19 ans, torturé et exécuté le 1er juillet 1766, accusé d'avoir chanté des paillardes et refusé de se découvrir au passage d'une procession.

L'époque contemporaine nous offre le cas d'Asia Bibi, chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour avoir bu de l'eau à un puits réservé aux musulmans et refusé de se convertir. S'il est le plus emblématique des persécutions de chrétiens au Pakistan, le cas d'Asia Bibi n'est qu'un parmi de nombreux autres. Les persécutions pour blasphème dans ce pays sont massives. Elles touchent principalement les minorités religieuses, mais peut aussi toucher des musulmans. L'accusation est lancée au moindre différend, elle est imparable, et le juge qui acquitterait un accusé de blasphème serait lui-même en danger de mort.

L'on doit toujours garder ces données en tête. La représsion du "blasphème", quand elle peut se donner libre cours, est féroce et justifie une vigilance sans faille.

Les Eglises chrétiennes et le blasphème

Si les Eglises chrétiennes ont autrefois beaucoup persécuté sur la base du blasphèmes, elles sont aujourd'hui persécutées à ce même titre, ce qui explique des positions fluctuantes.

Le paradoxe en est au point où le Vatican demande l'abrogation de la loi pakistanaise contre le blasphème et refuse de voter les résolutions "anti-diffamation" récurrentes de l'OCI devant l'ONU. 

Sur le site d'une église orthodoxe, nous pouvons lire :

" Les lois « anti-blasphème » recèlent de défauts implicites qui sont la source des phénomènes d’abus des droits humains. Une définition claire et cohérente du blasphème est souvent reléguée aux abonnés absents, et, par conséquent, une grande marge de manœuvre est offerte sur un plateau aux procureurs, aux juges et aux accusateurs, souvent motivés par l’intérêt politique ou l’appât du gain personnel. De toute manière, le contexte politique ne joue pas un grand rôle, et les lois « anti-blasphème » prêtent le pouvoir de l’Etat à des autorités religieuses particulières et allument la mèche de l'extrémisme : car les agissements les plus conservateurs et intransigeants d'une communauté religieuse sont aussi ceux qui s'offensent le plus et cherchent les premiers à s'arroger le manteau de l'Orthodoxie et du christianisme."

Ces prises de position "anti-pénalisation du blasphème" d'Eglises chrétiennes seraient encourageantes, mais sont contredites par d'autres forces chrétiennes. 

De nombreux pays chrétiens (Allemagne, Autriche, Espagne) possèdent des législations pénales anti-blasphème, et l'Irlande a même élargi la sienne, qui concernait au départ le seul blasphème anti-chrétien, pour lui faire englober le blasphème anti-musulman.

Des chrétiens ont en outre participé à la Conférence mondiale des religions qui s'est tenue à Montréal. Les participants y ont demandé que l'interdiction du dénigrement des religions soit inscrit parmi les Droits de l'Homme.

Le blasphème, l'islam, l'ONU, l'international

L'OCI mène depuis plusieurs années une campagne devant l'ONU, et d'autres organisations internationales, pour tenter d'obtenir une pénalisation mondiale du blasphème. Elle a réussi à prendre le contrôle de la Commission des droits de l'homme, rebaptisée Conseil des droits de l'homme après avoir été totalement discréditée, en particulier par une présidence lybienne. L'objectif était de remplacer la conception occidentale des droits de l'homme par la conception islamique.

On a pu voir des textes surréalistes : une résolution condamne la Suisse pour l'interdiction des minarets. Les Etats musulmans réclament une action énergique de l'ONU contre l'"islamophobie" en Occident.

Tous les ans, comme un marronnnier, revenait une résolution de cette commission condamnant la diffamation des religion. Les pays désireux d'exprimer leur hargne anti-occidentale y étant majoritaires, ces résolutions étaient votés, mais avec une majorité de plus en plus courte chaque année. Même le Vatican finit par voter non !

La dernière de ces résolutions présente une particularité : les fins exégètes du vocabulaire diplomatique estiment que le Conseil des droits de l'homme a abandonné cette notion. Enfin, faut l'dire vite ... je vous laisse soupeser vous même les ailes de mouches :

 Ce virage s'est concrétisé, jeudi 24 mars 2011, au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies. Les États membres y ont adopté - sans vote, par consensus - une résolution, présentée par le Pakistan au nom de l'OCI, relative à la liberté de religion ou de croyance. Une résolution où ne figure plus cette notion, extrêmement controversée, de « diffamation des religions ». Ce grand effort de vocabulaire a permis aux diplomates de voter quand même la résolution islamique. En défendant la résolution, le représentant du Pakistan a bien souligné que l'intolérance religieuse signifiait avant tout, à ses yeux, la stigmatisation de l'islam par l'occident. Des diplomates de pays islamiques, rapporte le correspondant de Reuters, ont déjà averti le Conseil qu'ils pourront à nouveau soutenir le concept de diffamation religieuse s'ils ne constatent pas que les pays occidentaux agissent pour protéger les croyants.

En résumé : rien de changé dans l'objectif, qui reste d'interdire aux Occidentaux toute critique de l'islam. Juste des précautions de vocabulaire pour mettre plus l'accent sur les religions en tant qu'ensemble de personnes plutôt qu'en tant que dogmes.

Ces pressions répêtées sur l'ONU ne sont pas les seules. L'offensive concerne toutes les instances internationales, par exemple l'OSCE , ou le Conseil de l'Europe .

Une répression sournoise de la critique de l'islam

La légère évolution du vocabulaire de l'OCI ne doit pas nous tromper : l'objectif n'est pas perdu de vue, et il est d'interdire toute "diffamation", toute critique de l'islam.

On citera à titre d'exemple cette protestation de l'OCI auprès les Pays-Bas (vaine) pour avoir oser relaxé Geert Wilders :

« Le Prof. Ekmeleddin Ihsanoglu a fait savoir que le dénigrement de l’islam et de l’image sacrée du prophète Mahomet par Wilders a atteint un stade où il ne peut plus être toléré sous aucun prétexte, y compris celui du droit à la liberté d’expression. Il a exhorté le gouvernement des Pays-Bas à prendre les mesures appropriées nécessaires pour contenir la campagne de haine et d’incitation orchestrée par Wilders qui est un partenaire de la coalition du gouvernement néerlandais. Il a exprimé sa vive préoccupation au sujet du silence observé à cet égard par le gouvernement néerlandais, chose pouvant porter atteinte aux bonnes relations bilatérales existant actuellement entre les États membres de l’OCI et les Pays-Bas. »

Ce communiqué nous donne l’occasion de revenir sur un aspect méconnu du procès d’Amsterdam, qui tient aux pressions internationales. Nous rappellerons que ce procès ne fut pas initié par le Parquet, mais par des plaignants privés dont on aimerait savoir par qui ils étaient eux-mêmes actionnés ; ces plaignants purent obtenir la tenue du procès car la législation néerlandaise permet de faire appel du refus du Parquet d’engager des poursuites.

La campagne anti-critique porte ses fruits. Certes, dans l'affaire vue plus haut, les Pays-Bas ont envoyé bouler l'OCI. Certes, au sein de l'ONU, les pays occidentaux défendent formellement la liberté de conscience, mais en réalité, l'interdiction de critique progresse en s'appuyant sur le caractère de plus en plus consanguin et internationalisé de la nomenklatura. Les canaux sont divers et irriguent tout. Une idée émise à l'ONU fait son chemin jusque dans la tête d'un juge français, même si la France vote non aux résolutions anti-blasphème, et même si le blasphème n'est pas inscrit au code pénal français.

La répression du "blasphème" avance masquée, cachée sous des noms divers. Classiquement, les critiques de l'islam risquent toujours d'être incriminées sous le vocable d'incitation à la haine raciale, délit sans vraie définition qui permet de réprimer à peu près tout. S'y ajoute maintenant le tout nouveau délit d'entrave au conseil municipal, inauguré, sans surprise, par un porteur de masque de cochon.

Quel que soit le soin avec lequel on pèse ses mots, le risque judiciaire zéro n'existe jamais quand on critique l'islam. En théorie, on a le droit de critiquer les textes, ou de critiquer des personnes mais sans généraliser, mais en réalité le risque existe toujours. 

Est-il même permis de critiquer l'islam jihadiste ? Ce n'est même pas sur, et le Conseil français du culte musulman se choque de ce que l'on puisse faire un lien entre Ben Laden et l'islam

La notion d'islamophobie est un coup de génie dans le maniement du langage. Le but est de créer l'amalgame entre la critique de l'islam et le racisme.

Voici quelques exemples ce que le Collectif contre l'islamophobie (CCIF) dénonce comme actes "islamophobes"dans son dernier rapport  : des policiers se sonts plaints de devoir manger halal à la cantine ; un formateur a fixé une élève voilée pendant un cours ; un conseiller municipal déclare "J'ai des convictions laïques" ; un animateur de centre de loisirs est licencié pour avoir fait faire la prière aux enfants.

Loin d'être mis à l'écart pour ses excès, le CCIF est accrédité auprès de l'ONU, et, d'une façon générale, il est bien introduit à l'international.

Les "blasphème" récents au théatre

Cette pénalisation de plus en plus fréquente du "blasphème" anti-musulman se double d'une attitude totalement inverse face au "blasphème" anti-chrétien.

Qu'on me comprenne bien : je ne vais pas, par protestation contre le deux-poids-deux-mesures, venir me plaindre de ce que le "blasphème" anti-chrétien échappe à l'incrimination pénale.

Mais la bien-pensance va trop loin dans l'autre sens, et dénie même aux chrétiens le droit de protester et de manifester.

Des gens de l'Action française et des chrétiens manifestent contre la pièce scatologique  Sur le concept du visage du fils de Dieu. Les débordements sont minimes (deux jeunes gens jettent des oeufs et de l'huile de vidange). Pourtant,la réplique de la bien-pensance a été totalement disproportionnée, la Ville de Paris et le théatre portant plainte. les manifestants en sont, sur plusieurs jours, à 150 arrestations et 3 comparutions immédiates.

Plus grave encore : dans un silence médiatique assourdissant, un jeune homme a eu la jambe écrasée par un car de police alors qu'il était menotté. Il ne perd quand même pas sa jambe. Tant mieux, mais ce n'était pas une raison pour le mettre en garde à vue à sa sortie d'hôpital.

On se pose alors la question :

Est-il encore permis de chahuter une pièce de théatre ?

La Bataille d'Hernani, ce grand moment de la naissance du romantisme, pourrait-elle avoir lieu aujourd'hui sans qu'on mobilise CRS et tribunaux ?

Le public a-t-il encore le droit de siffler au théatre sans être accusé de s'opposer à la liberté d'expression (celle des "artistes"subventionnés, pas celle du spectateur lambda) ?

On rappellera que Maria Callas a plus d'une fois reçu des légumes avariés de la part du public traditionnellement difficile de la Scala de Milan. Loin de convoquer les tribunaux, elle prenait en mains les bottes de carottes pourries, et s'inclinait avec le sourire, comme s'il s'agissait d'un bouquet de roses. Elle retournait ainsi la situation, et les sifflets se changeaient en bravos. Mais c'était Maria Callas ...

Autre polémique, celle autour de Golgotha Picnic. Les protestataires sont, bien entendu, traités d'intégristes.

Je me permets de faire observer qu'il n'est nullement besoin d'être intégriste, ni même catholique, pour trouver totalement idiot un titre tel que Golgotha Picnic. Le Golgotha était le lieu des exécutions dans l'ancienne Jérusalem. Que l'on croie ou non au Christ, il y a eu là des tortures et des exécutions en grand nombre, et il est parfaitement permis de trouver totalement nulle l'idée de parler d'y pique-niquer.

Il faudrait vraiment arriver à une position laïque et civilisée sur la question du "blasphème" et de la critique des religions, à savoir :

- aucune religion n'est supérieure à une autre, ni supérieure à l'athéisme ; la critique est libre

- en revanche, et sans qu'il doive leur être permis de franchir le seuil de la violence y compris judiciaire, les personnes qui se sentent choquées ont le droit de protester par la paroles et ont le droit de manifester.


Moyenne des avis sur cet article :  2.86/5   (56 votes)




Réagissez à l'article

109 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 novembre 2011 08:50

    Les trois religions monothéistes son basées sur la croyance en un dieu à l’existence improuvée.
    Donc, tout ce qui en découle n’est que pur verbiage, littérature, supputations, ratiocinations, et cætera...
    Que ceux qui y croient s’interdisent de « blasphémer » et se punissent de l’avoir fait, cela est leur affaire.
    Mais qu’ils laissent en paix ceux qui n’y croient pas, ne peuvent être contraints d’y croire, et ont toute liberté de dire tout le mal qu’ils pensent des stupidités résultant de la croyance en un dieu à l’existence improuvée.
    En outre, critiquer les religions et les « blasphémer » n’est en aucune manière insulter les individus qui les pratiquent.

    Le IIIe millénaire sera agnostique ou ne sera pas !

    Vivement l’an 2527 !

    Toujours s’orienter vers Athée-sur-Cher !


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 30 novembre 2011 13:01

      J’adore l’idée de s’orienter vers Athée sur Cher comme d’autre s’orientent vers la Mecque, et je l’ai relayée sur mon profil Facebook.

      Cela me fait un peu penser au pastafarisme : http://pastafarismemars.canalblog.com/tag/Pastafarisme

      Cette nouvelle religion est peut-être en voie de reconnaissance officielle en Autriche. En tous cas, un fidèle a obtenu de pouvoir poser avec une passoire à pâtes sur la photo de son permis de conduire :

      http://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/autriche-la-religion-des-pates-en-97614



    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 novembre 2011 13:40

      Par De la hauteur (xxx.xxx.xxx.146) 30 novembre 11:58

      Je n’ai aucun respect pour les religions.
      Je respecte les croyants pour autant qu’ils ne soient pas des prosélytes essayant de me convertir.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 novembre 2011 13:48
      Par Catherine Segurane (xxx.xxx.xxx.164) 30 novembre 13:01

      Je ne cois pas que le pastafarisme soit la solution pour se prémunir contre l’instauration d’un éventuel délit de blasphème.
      Dans cette éventualité, je crois qu’il conviendrait d’embrasser le « blasphémisme », nouvelle religion agnostique (l’existence ou l’inexistence d’un dieu demeurant improuvée) dont le seul culte serait de blasphémer.
      Plus il y aura d’adeptes, plus ils seront protégés par l’éventuelle loi anti-blasphème destinée à renforcer la liberté de culte.
       smiley smiley smiley



    • tikhomir 30 novembre 2011 14:28

      "Dans cette éventualité, je crois qu’il conviendrait d’embrasser le « blasphémisme », nouvelle religion agnostique (l’existence ou l’inexistence d’un dieu demeurant improuvée) dont le seul culte serait de blasphémer."

      Ca existe déjà, en général on appelle ça le satanisme mais bon...


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 novembre 2011 14:41

      Par tikhomir (xxx.xxx.xxx.227) 30 novembre 14:28

      Le problème du satanisme est que l’existence ou l’inexistence de satan demeure également improuvée...


    • Rounga Roungalashinga 30 novembre 2011 15:10

      Le problème du satanisme est que l’existence ou l’inexistence de satan demeure également improuvée...


      Si on en reste à la question de l’existence ou de l’inexistence de Dieu c’est qu’on n’a rien compris.


    • misajour 30 novembre 2011 15:49

      Bravo JP Liabrés, j’aurais aimé écrire votre réaction à cet article.
      C’est simple, concis, accessible même, j’espère, pour les croyants obtus et tordus


    • Ruut Ruut 30 novembre 2011 16:13

      Il faudrait créer la religion de la Frite.
      Dieu est une Frite.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 novembre 2011 17:46

      Par Roungalashinga (xxx.xxx.xxx.123) 30 novembre 15:10
      « Si on en reste à la question de l’existence ou de l’inexistence de Dieu c’est qu’on n’a rien compris. »

      Que faut-il donc comprendre ?
      Tout ce qui découle de l’existence ou de l’inexistence improuvée d’un dieu ?


    • sisyphe sisyphe 30 novembre 2011 18:32

      Toujours s’orienter vers Athée-sur-Cher !


      euh.... y aurait pas moyen de s’orienter vers Athée-pas-trop-cher ? 

      Bon ; je sors ...

    • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 30 novembre 2011 20:20

      Veuillez m’excuser, mais aucune religion n’a droit au respect parce qu’elle est une religion.


    • Mor Aucon Mor Aucon 30 novembre 2011 22:37

      « Cela me fait un peu penser au pastafarisme : http://pastafarismemars.canalblog.com/tag/Pastafarisme »

      Elle est vraiment bonne celle-là. N’avez-vous donc pas compris que ce qui l’a poussé à se mettre une passoire sur la tête est le désespoir que les gens comme vous provoquent ? http://moraucon.blogspot.com/2011/07/sur-les-traces-de-laraignee-ii.html#pastafari

      D’autre part, les tortionnaires de Asia Bibi sont aussi des gens comme vous. Le fait qu’elle soit chrétienne est anecdotique.http://moraucon.blogspot.com/2011/07/sur-les-traces-de-laraignee.html#Asia_Bibi


    • Jean 30 novembre 2011 23:05

      « Que faut-il donc comprendre ?
      Tout ce qui découle de 
      l’existence ou de l’inexistence improuvée d’un dieu ? »

      Il n’ y a strictement rien à comprendre, avez-vous une capacité à aimer, à brûler ?

      Vous ETES le « buisson ardent » dans ce cas, vous vivez. Vous êtes LUI, mais votre mental qui est oeil de « JE SUIS » ne le sait pas ; il suffira... de vous réveiller.

      (ça se fait tout seul, le dormeur, quand il a assez dormi s’ éveille sans même le vouloir)


    • Rounga Roungalashinga 1er décembre 2011 08:15

      Que faut-il donc comprendre ?


      A vous de trouver, je ne peux pas tout faire à votre place.


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 1er décembre 2011 11:08

      Pirouette de quelqu’un qui n’a rien à dire ! ! !


    • Rounga Roungalashinga 1er décembre 2011 13:21

      Libre à vous de penser cela.


    • MONSIEUR LE CORRECTEUR DIT LE DONNEUR DE LECONS...

      POUR CONNAITRE AUSSI BIEN L’ ISLAM QUE LA CHRETIENTE VOUS DEVEZ

      ETRE.....RABBIN...,,,,,,,,,,,,,,,,,

       C’EST VRAI IL VAUT MIEUX CONNAITRE SES ENNEMIS QUE SES AMIS....RELIGIEUX


    • Gabriel Gabriel 30 novembre 2011 09:24

      Concernant la pièce de théâtre incriminée, j’aimerais bien voir ces intégristes protester avec la même véhémence et la même énergie lorsque l’on met un africain ou un afghan dans un charter pour le renvoyer dans son pays en guerre ou, quand la police charge sur des manifestants pacifiques ou, quand des représentants de leur culte sont accusés d’abus sexuels sur des mineurs. Les raisons de se révolter sont légions, je trouve chez ces religieux une attitude bien sectaire et un comportement très sélectif dans le choix de leurs colères. Cela ne dédouane en aucun cas le fait que cette pièce est peut-être ridicule ou provocatrice mais une réelle intelligence sait toujours répondre à la provocation sans utiliser la violence. Il en va de même pour l’intégriste juif qui maltraite le palestinien ou l’intégriste musulman qui baignant dans sa médiocrité en se faisant exploser et tuant dans son délire femmes et enfants. N’importe quelle  religion a droit de citer et doit être libre de défendre ses idées si elle accepte le principe de la critique et ne tente pas de s’imposer par la force ou la menace.


      • Gabriel Gabriel 30 novembre 2011 16:03

        Le correcteur, éviter de répondre sous mon message qui, si vous le lisez correctement, vous verrez qu’en aucun cas je préconise de combattre bible ou coran en main, c’est tout le contraire ! Merci


      • penajouir penajouir 30 novembre 2011 16:11

        Putain le correcteur t’es vraiment le parfait gros con intégriste ! Pas de doute les trépanés de ton espèce sont prêt à refaire les croisades. Les laics dont je fais parti t’em.. et je te conseil de retourner voir tes curratons pédophiles. Quel abruti ce type, écrire des conneries pareilles !


      • penajouir penajouir 30 novembre 2011 16:32

        Hep le correcteur, à ton niveau, je crois que même qu’une armée de psychiatre préfèrerait traiter un âne, ils auraient plus de chance de réussir. T’es perdu pour la société mec !


      • Moinsificator Moinsificator 30 novembre 2011 20:32

        @ Le correcteur

        Vous avez raison, il faut défendre le droit à sa religion. Segurane est mal placé (e) ?, pour parler de « blasphème ». A voir la violence des propos véhiculés par les bas du front, lorsqu’il s’agit de parler de l’islam. 

        Je suis chrétien, ni fier, ni pas fier de l’être. Je le suis c’est tout. Comme d’autres sont laïques, ou d’autres musulmans. 

        Ségurane est bouddhiste ? Si c’est vrai, elle a également le droit de l’être.

        Mais ce qui ressort le plus des thèses qu’elle (il) ? défend, c’est l’intolérance envers l’islam. Une diabolisation qui vient à point, depuis le 11 septembre ? Preuve que Ségurane est commanditée par le système. 


      • Mor Aucon Mor Aucon 30 novembre 2011 22:46

        « il est grand temps que nous croyants nous nous unissions pour détruire cette secte maléfique qui gouverne la France depuis bientot plus de 200 ans.  »

        Vous avez tout dit. C’est clair comme de l’eau de roche. Que tout le monde en prenne bonne note pour comprendre les cajoleries que se font intégristes catholiques, extrémistes islamistes et évangéliques créationnistes


      • mic0741 mic0741 30 novembre 2011 10:26

        Quand on aura compris que l’existence de dieu n’est qu’une hypothèse et que les religions ne servent que des sectes qui définissent et appliquent des règles propres à leurs hypothèses, que donc l’humanité est au dessus de ces religions et ne s’y résument pas, on en aura forcément déduit que la notion de blasphème n’est qu’un outil dans les mains des prosélytes pour essayer d’affermir les positions qu’ils défendent.

        Ainsi l’idée de combattre le blasphème est avant tout un atteinte aux libertés de conscience et d’expression des individus. Elle participe à faire croire que la religion est une notion universelle, et que tous doivent y adhérer. Elle participe à l’expansion des intégrismes.


        • @MICO741

          TU AS TOUT A FAIT RAISON.RAS LE BOL DE TOUTES CES SECTES

           A BAS LES INTEGRISTES DE TOUS POILS.........

           VIVE LA LAICITE


        • Robert GIL ROBERT GIL 30 novembre 2011 10:45

          le blaspheme, ,c’est faire croire que l’on respecte la religion alors qu’en fait le seul but est de s’en servir a des fins egoiste et personnel.

          On ne peut pas aller à la messe le dimanche, faire preuve de charité chrétienne et ensuite aller tranquillement travailler dans une banque, être attaché commercial chez Coca Cola , écrire des articles faisant l’apologie de l’argent dans l’Express ou être un petit chef arbitraire sur un chantier .....

          http://2ccr.unblog.fr/2011/04/11/et-dieu-dans-tout-ca/


          • Robert GIL ROBERT GIL 30 novembre 2011 12:19

            je ne parle que de ce que je connais......


          • tikhomir 30 novembre 2011 14:30

            « je ne parle que de ce que je connais...... »

            Votre premier commentaire montre que vous ne connaissez pas... Pourquoi donc en parler alors ?


          • baska 30 novembre 2011 16:37

            Tipol alias jacob, en matière de blasphème les rabbins sont imbattables. Quiconque s’oppose à leur projet est voué aux gémonies ou risque tout simplement la peine de mort.

            C’est pour cause de blasphème que Baruch Spinoza fut banni de sa communauté, il s’est interrogé sur les thèses judaïques. Le bannissement prononcé à son encontre par le rabbinat d’Amsterdam découle directement des « malédictions » de l’Ancien Testament (« celui qui blasphème le nom de l’Éternel sera puni de mort, toute l’assemblée le lapidera.Qu’il soit étranger ou indigène, il mourra, pour avoir blasphémé le nom de Dieu »)  : « À l’aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté, en présence de nos saints livres et des six-cent treize commandements qui y sont enfermés, avec l’anathème dont Josué frappa Jéricho ; Nous le maudissons comme Élisée maudit les enfants et avec toutes les malédictions que l’on trouve dans la Torah  ; Qu’il soit maudit le jour, qu’il soit maudit la nuit ; qu’il soit maudit à son entrée et qu’il soit maudit à sa sortie ; Veuille l’Éternel ne jamais lui pardonner ; Veuille l’Éternel allumer contre cet homme toute sa colère et déverser contre lui tous les maux mentionnés dans la Torah. Que son nom soit effacé dans ce monde et à tout jamais et qu’il plaise à Dieu de le séparer de toutes les tribus d’Israël, en l’affligeant de toutes les malédictions que contient la Torah. Que personne ne lui parle, ni ne lui écrive, ni ne lui montre aucune bienveillance, ni ne demeure sous le même toit que lui, ni ne l’approche ».

            Spinoza fut banni d’Amsterdam et exposé à une persécution qui lui coûta la vie. Il mourut indigent à quarante-quatre ans loin de sa communauté.


          • Robert GIL ROBERT GIL 30 novembre 2011 16:58

            « Votre premier commentaire montre que vous ne connaissez pas... Pourquoi donc en parler alors ? »

            si, si, je connais, je suis d’une famille et d’un milieu catho, et des comme ça j’en connais plein


          • Daniel Roux Daniel Roux 30 novembre 2011 11:00

            Je suis globalement d’accord avec les conclusions de l’article qui réaffirment à la fois, la liberté d’expression et la non violence de celle-ci.

            L’insulte est-elle un acte de violence ? Dans son expression certainement puisqu’elle a pour but de faire mal.

            Qu’elle est la définition de l’insulte ? L’insulte devrait-elle être pénalement répréhensible ?

            Oui, dans la mesure où elle peut blesser profondément un être. Mais alors, qu’en est-il de la liberté d’expression dans les débats parfois enflammés ? Et comment mesurer la profondeur de la blessure ? Sujet complexe qu’aucune loi ni aucun juge ne pourra traiter sans courir le risque d’injustice.

            Pour en revenir à l’article, les dogmes religieux fondent le pouvoir de ceux qui contrôlent le peuple par la religion. Les lois sanctionnant les blasphèmes sont bien utiles pour neutraliser les opposants. Toutes les religions en usent et en abusent encore aujourd’hui.

            Le Chevalier de La Barre pourrait-il être de nouveau condamné en France ?

            Pour blasphème, non, mais pour injure politique, oui.

            N’a t-on pas assisté à l’arrestation et à la condamnation d’un homme qui avait affiché une citation du Président Sarkozy sur une pancarte sur le parcours de la voiture présidentielle ?

            Le fameux « Casse toi pauv’ con ! »

            L’auteur a raison, les lois contre la liberté d’expression sont des armes données à la répression politique.


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 novembre 2011 14:18

              Par Daniel Roux (xxx.xxx.xxx.250) 30 novembre 11:00
              « L’insulte est-elle un acte de violence ? Dans son expression certainement puisqu’elle a pour but de faire mal.Qu’elle est la définition de l’insulte ? L’insulte devrait-elle être pénalement répréhensible ? »

              Le sujet de l’article est le blasphème et non pas l’insulte. Le blasphème est une offense à un culte tandis que l’insulte est une offense à une personne physique ou morale. En France, le blasphème ne constitue pas un délit tandis qu’une insulte peut être juridiquement sanctionnée.

              En Hollande, Theo van Gogh a été assassiné non pour des blasphèmes mais pour des insultes envers les musulmans qu’il avait traités de « baiseurs de chèvre ».
              Cette insulte ne méritait absolument pas la mort.
              Néanmoins, les représentants des musulmans auraient pu le traduire devant la justice qui, elle, aurait dit s’il y avait lieu de sanctionner ladite insulte.

              Pour donner une image à peu près fidèle du personnage, on peut lire ceci (wikipédia) :
              Controverses
              Ses propos sur « la préoccupation juive autour d’Auschwitz » provoquent une vive indignation de la part de nombreux intellectuels juifs. Critiqué par l’historienne juive Evelien Gans, il écrit dans le magazine Folia Civitatis : « Je pense que madame Gans fait des rêves érotiques où elle se fait baiser par Josef Mengele ». En 1991, il est condamné à une amende pour son film Moviola dans lequel il parle d’« étoiles jaunes copulant dans la chambre à gaz » et l’« odeur de caramel » qu’il sent alors qu’on brûle des juifs diabétiques. En 1995, une autre plainte suit un éditorial dans lequel il reprend la formule de l’écrivain Robert Loesberg qui qualifie Jésus de « poisson pourri de Nazareth ».


            • Daniel Roux Daniel Roux 30 novembre 2011 15:01

              @ JP Llabrés

              Merci de votre intérêt mais la sémantique, rappelée par l’auteur défini le blasphème d’abord comme une injure.

              Je regrette et réprouve que vous en ayez profiter pour écrire une insulte diffamatoire contre les musulmans, sous prétexte de retranscrire une citation.


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 30 novembre 2011 17:53

              Par Daniel Roux (xxx.xxx.xxx.250) 30 novembre 15:01

              Vous me faites là un bien mauvais procès !
              Je n’ai insulté personne : juifs, musulmans, et cætera.
              Je ne partage absolument pas les propos de Théo van Gogh dont j’ai simplement dit que ses insultes ne méritaient pas son assassinat.


            • Daniel Roux Daniel Roux 30 novembre 2011 18:12

              @ JP Llabrés

              Non, pas de procès, ni en sorcellerie, ni d’intention, ni de moralité.

              Je vous rappelle en toute cordialité que nous sommes responsables de ce que nous écrivons vis à vis de nos lecteurs. Quoi que nous voulions transmettre, les mots ont un sens et ils seront lus comme ils sont écrits.

              Bien à vous


            • krachunka 30 novembre 2011 11:10

              Le blasphème est un élément constitutif des religions, à mon sens une communauté religieuse se réunie certes autour de rites et de croyances mais également autour d’un besoin de différenciation.

              Sans blasphéme, la communauté ne peut pas se souder (ou plus difficilement) et c’est en montrant du doigts le « différent » que le troupeau peut exister.

              La bible (ou les autres livres « saints ») nous parle bien de peuple « élu » (ie d’autres peuples sont moins importants).

              Cette démarche de repli et de peur de l’autre est exactement la même que celle des clubs de supporter qui n’existent que parce qu’il y a d’autres clubs avec d’autres couleurs ou des nationalistes qui ne peuvent se définir autrement que par l’existence d’« étranger ».

              Donc le soucis n’est pas que tel ou tel acte soit blasphématoire mais de rechercher le blasphème. Que plus aucun humoriste/metteur en scène/écrivain ne blasphème et la religion trouvera le blasphème ailleurs (« quel film horrible, ils osent déjeuner sans dire le bénédicité, je suis insulté dans ma foi »).

              Je suis entièrement d’accord avec tout les religieux il faut interdire le blasphème une bonne fois pour toute mais le meilleur moyen d’y arriver est d’éradiquer les religions !


              • Lorelei Lorelei 30 novembre 2011 22:08

                bah suffit de vous lire pour voir ce qu’est le déclin, aucune religion monotheiste ne mérite quoique cela, les 3 sont des monstruosités qui ont fait plus de morts que le nazisme et le communisme ensemble, on a tué 5 millions de nanas pour sorcellerie, et on ne va pas parler de l’idée de ses religions pour qui vous êtes un soumis alors que la place de l’homme est d’être lui même une Cause, et non un soumis où un effet...

                les religions les plus pertinentes affirment que l’homme est un être reponsable et qu’il est là pour sortir de sa condition d’ange déchu et en sus ses religions parlent d’homme créateur et non crée comme un objet


              • krachunka 1er décembre 2011 12:51

                Ah oui, certains vont blasphémer en troupeau, avec exactement cette même démarche ça existe effectivement. Mais tu m’as mal lu !!

                 - De 1 je ne me considère pas comme blasphémateur : je ne vais pas insulter un dieu par plaisir, puisque je ne le reconnait pas en tant que tel et que ce serait lui donner de l’importance qu’il n’a pas à avoir à mon sens. De même que je n’aime pas les voleurs car je n’aime pas la police et qu’ils la justifient. Si un truc est sacré pour toi (ta famille, ta bagnole ton dieu etc)... autant que faire ce peu je vais éviter d’en dire du mal tant qu’on ne m’oblige pas à suivre telle ou telle partique

                 - Pour l’image du christ dans un sceau de pisse.... mais franchement votre dieu est il si faible qu’il soit affecté par un simple tableau ? Et puis un tableau c’est pas dieu tout de même chez les cathos !! Arretez de geindre à tout bout de champ et montrez l’image d’un dieu puissant et d’amour plutot que de chercher la petite bête à tout le monde. Moi j’ai surtout pas envie de me rapprocher d’une religion qui n’arrête pas de se plaindre (quasi 100% des articles sur la religion catholique sur Av sont pour se plaindre !).

                Si l’image de dieu dans de la pisse vous choque ignorez la, son créateur sera damné en enfer et basta !! Mais non il faut une manifestation avec force crucifix, prière et autres génuflexion, c’est bien la preuve que le blasphème permet de sortir tout le tralala pour montrer sa foi ! Et que si plus personne ne le montre dans un pot de chambre il faudra bien que vous trouviez autre chose !!

                Enfin cette notion de blasphème est avant tout une notion totalitaire dans le sens ou elle impose à tous le respect de rites qui relève de la sphère privée dans une république laïque


              • Jean 30 novembre 2011 13:30

                Et de faire de la pure provocation, par haine du Spirituel.

                Et le saint réplique par la violence ?

                (ou même réplique tout court ?)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès