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Accueil du site > Actualités > Religions > Quand des juifs célèbrent la résurrection de Jésus-Christ

Quand des juifs célèbrent la résurrection de Jésus-Christ

Quand des juifs réconcilient Pâque et Pâques, c’est le christianisme et le judaïsme qui en prennent un coup. 400 000 juifs chrétiens de par le monde, dont 15 000 en Israël, créent une nouvelle donne riche en questions pour les temps futurs, et d’abord en Israël.

L’événement est passé inaperçu, comme l’envol d’un papillon : dimanche 20 et lundi 21 avril étaient les dates de la Pâque juive, que les juifs nomment Pessahh (la semaine de la Pâque se termine le 27 avril). Le quinzième et seizième jours du mois de Nissân (calendrier hébreu), l’ensemble du monde juif commémore l’épopée biblique de la fin de l’esclavage et de la sortie d’Égypte. C’est sans doute la fête religieuse juive la plus connue au monde, et l’une des fêtes les plus observées par les juifs, qu’ils soient pratiquants ou non. L’une des plus observées parce que, un peu comme Noël dans le monde chrétien, la fête de Pessahh renforce les liens familiaux. La plus connue au monde, parce qu’elle rappelle l’identité commune des israélites fondée sur la liberté que « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob », comme l’affirme à répétition le texte biblique, leur accorda, des griffes de pharaon et en leur permettant de traverser la mer Rouge. Famille et identité juive. Quelle belle histoire, n’est-ce pas ? Qui ne se repasse pas en mémoire des scènes du superbe péplum Les Dix commandements en y pensant ?

Eh bien, à en croire certains juifs, il faudra ajouter à ces scènes des Dix commandements quelques tableaux de la Renaissance, ou si l’on préfère, quelques scènes de cinéma. Non pas des fresques de l’Ancien Testament, mais bien du Nouveau. Celles de la résurrection de Jésus-Christ. En effet, ils sont plusieurs dizaines, sans doute plusieurs centaines de milliers de juifs à célébrer la fête de Pessahh aussi comme la commémoration juive de la résurrection de Jésus. Oui : ils sont juifs et en même temps chrétiens. Appelez-les « juifs messianiques », c’est comme cela qu’ils se dénomment. Avec plus de 400 congrégations de par le monde aujourd’hui, leur nombre était estimé en 2003 au total à plus de 400 000, alors qu’un journal israélien évaluait leur nombre en Israël à 15 000 en septembre dernier. Loin d’être négligeable. Ces juifs de foi chrétienne revendiquent leur judaïté et en même temps déclarent que Jésus de Nazareth est bien le Messie promis au peuple juif, qu’il est ressuscité conformément aux prophéties de la Torah et qu’il est le Sauveur envoyé par Dieu. Ils lisent fidèlement le Nouveau Testament.

Ces juifs chrétiens, en croissance régulière, rappellent même à qui ne veut pas l’entendre que la foi chrétienne est née en milieu juif et s’est d’abord adressée aux israélites avant de toucher les non-juifs, même si ces derniers se sont appropriés tant le christianisme que son héritage judaïque. Et cela dérange. Cela dérange chez les juifs, qui refusent pour les conservateurs de reconnaître les juifs messianiques en tant que juifs, affirmant qu’« adopter la foi chrétienne, c’est franchir la frontière qui fait sortir de la communauté juive », dans une déclaration formelle du rabbin conservateur Jonathan Waxman en 2006. Les mouvements plus libéraux (juifs réformés et reconstructionnistes) se montrent très critiques devant le phénomène et les méthodes d’évangélisation qui a quasiment décuplé le nombre de juifs chrétiens entre les années 1960 et les années 2000. Il apparaît clair, pour certains juifs, que le judaïsme est absolument incompatible avec le christianisme, ce qui a valu à plusieurs lieux de culte messianiques en Israël d’être les cibles de vandales hassidiques (juifs orthodoxes, très conservateurs) en janvier 2007.

Mais il y en a certains que cela ne dérange pas - que du contraire. La conversion des juifs au christianisme est une espérance nourrie depuis des siècles par l’Église catholique romaine et par pratiquement toutes les tendances du protestantisme. Et si l’on se souvient que l’Église de Rome a en son temps exercé de très fortes pressions pour amener les juifs à la conversion, entraînant ainsi un exode massif de ceux-ci au Maghreb et en Orient, on a du mal à savoir si le Vatican se réjouit réellement de la conversion de milliers de juifs à la foi chrétienne lors de ces dernières décennies. En effet, la quasi-totalité des juifs messianiques sont convertis au protestantisme évangélique. L’attachement des confessions évangéliques au texte de la Bible, leur méfiance a priori vis-à-vis des grandes structures et institutions religieuses, la centralité qu’ils accordent au Christ dans leur foi, font sans doute partie des caractéristiques qui ont rendu favorable la conversion de certains juifs, qui pour devenir chrétiens n’avaient pas à adhérer à une Église en particulier. Dans ce cas, pour un juif, il ne s’agit pas tant de devenir chrétien mais d’être un « juif accompli » (comme certains messianiques se dénommaient). Il n’en fallait pas plus pour faire jubiler de nombreux protestants, en particulier évangéliques et aux États-Unis, au point d’influencer lourdement l’opinion évangélique américaine en faveur d’un soutien à l’État hébreu d’Israël. Un développement historique qui peut surprendre : à rebours de l’histoire relativement judéophobe de l’Église catholique et de certaines tendances protestantes, les confessions de type évangélique s’orientent plus vers la judéophilie. Avec des implications sociologiques plutôt claires, comme une sympathie a priori envers la culture juive et les juifs en général, voire envers l’État hébreu ; et parfois des implications politiques, comme un soutien géopolitique envers l’État d’Israël, même si c’est en réalité surtout le cas de certaines confessions évangéliques plutôt que d’autres.

Mais la question qui reste à poser nous ramène en terre d’Israël, où les messianiques auraient atteint les 15 000 sur 17,2 millions. Dans un article de septembre 2007, le magazine israélien anglophone Kivun, qui révélait ce chiffre, affirmait que « les juifs messianiques qui sont citoyens israéliens ont le potentiel d’influencer grandement la nation d’Israël en tant que groupe en pleine expansion ». Ce qui excite les interrogations quant aux liens internationaux que les messianiques peuvent avoir tissés, à leurs opinions politiques et à leur acceptation dans une vie politique et une opinion publique israélienne qui, alimentée par les biais confessionnels juifs, ne leur donne pas nécessairement bonne figure.

Au milieu des atavismes juifs méfiants envers le christianisme, et des atavismes musulmans méfiants envers les juifs, la donne messianique risque dans les années futures de complexifier encore les relations interreligieuses, pour le pire ou pour le meilleur, tant en Israël que dans le monde - mondialisation oblige. Lorsque des juifs célèbrent la résurrection du Christ à Pessahh, c’est en réalité bien plus plus qu’une simple bizarrerie. Peut-être un signe des temps ?


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21 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 5 mai 2008 18:03

    Ca fait quand même beaucoup moins que Moon ou la scientologie.

    Au premier siècle, ces gens auraient été judéo-chrétien et auraient ensuite évolué vers le christianisme. Mais aujourd’hui on ne peut pas se dire à la fois de religions juives et chrétiennes. C’est devenu incompatible. Il ne s’agit pas de judéo-chrétiens, mais de chrétiens tout court.


    • Grasyop 6 mai 2008 15:42

      Normal, vu que le judaïsme lui même a à peine plus d’ouailles que la scientologie (enfin, selon les statistiques des dites sectes, statistiques fortement contestées pour la seconde).


    • Weinstein 5 mai 2008 21:09

      Serpillère, par exemple Saint Paul dit Shaul, Sainte thérèse d’Avila, Nostradamus, Mahler,Max jacob, Bergson,Monseigneur Lustiger etc

      Mais tout cela vous dépasse, laissez tomber, des histoires des Juifs.


      • pyralene 5 mai 2008 21:21

        et Einstein....E=MC2....quel beau programme en a t-on fait... !!


      • Serpico Serpico 6 mai 2008 11:25

        Weinstein

         

        Puisque tu veux en parler : Lustiger est chrétien et non juif. Ex-juif peut-être mais plus juif.

         

        Juif, c’est celui qui appartient à la religion juive.

         

        Chrétien, celui qui appartient à la religion chrétienne.

         

        Ou alors tu dis explicitement que "juif" est une race à part ?

         

        Voila pourquoi ma question a été censurée et je trouve que c’est une réaction de vieille hypocrite.


      • Weinstein 6 mai 2008 11:27

        Serpico,

        Monseigneur Lustiger se définissait comme juif et chrétien, je n’invente rien, laissons lui le choix de son identité.


      • Serpico Serpico 6 mai 2008 11:47

        Weinstein : "Monseigneur Lustiger se définissait comme juif et chrétien, je n’invente rien, laissons lui le choix de son identité."

         

        *******************

         

        Il aimait le bonneteau lui aussi ?

         

        Blague à part : ça ne tient pas la route même si c’était un monsieur respectable.


      • Serpico Serpico 6 mai 2008 11:22

        Quel mal y a-t-il à se demander ce que signifie "juif chrétien" qui puisse justifier la censure ?

         

        Je m’en fous à vrai dire mais j’aimerais savoir pourquoi et à qui celà donne de l’urticaire ?

         

        Le niveau de tolérance est au ras du sol.


        • Chiro 7 mai 2008 00:39

          @ Serpico et aux autres

          Je ne peux pas expliquer les raisons de la censure, mais par contre je peux rappeler la chose suivante : "juif" désigne tant une confession (la religion juive) qu’un groupe ethnique (les Hébreux). C’est la vieille distinction entre judaïsme et judaïté. Auparavant, la langue française parlait plus systémlatiquement de "religion israélite" et "des Israélites". On considère d’ailleurs les Juifs comme groupe "ethnico-religieux", comme les jaïns, les shintos ou les sikhs ; raison pour laquelle on parle de Juifs (avec majuscule) pour désigner un groupe ethnique, un peuple, et de juifs (avec minuscule) pour désigner un groupe religieux. [Sans préjuger de la validité objective, philosophique, ou encore scientifique, de l’homogénéité ethnique chez les Juifs.] Par exemple, Daniel Kohn-Bendit est un Juif, mais il n’est pas juif (sur le plan confessionnel). Il se définit lui-même comme "objectivement juif", mais totalement athée, "émancipé des dieux". "Je n’ai rien de juif, mais je suis objectivement juif", dit-il alors. A priori donc, un peuple, des racines communes, et une foi commune. C’est notamment le sens de Pessahh.

          Le judaïsme et la judaïté aux 20e et 21e siècles a subi de très profondes transformations, avec la montée en puissance des Juifs laïcs et même athées, forçant donc la séparation conceptuelle entre ethnie d’une part, et religion ou foi d’autre part ; l’érection en Palestine britannique d’un État sur le modèle occidental moderne, et donc la vocation (si le mot est juste) de l’État d’Israël, État juridiquement juif et non laïque, à la sécularisation ; l’émergence du reconstructionnisme juif qui écarte la dimension géopolitique et ethnique du judaïsme ; la reconnaissance de la judaïté des falashas d’Éthiopie, Juifs noirs, Africains ; la croissance de la minorité musulmane ; l’ouverture de la citoyenneté israélienne à des non-juifs.

          Le fait récent le plus marquant a focalisé les attentions sur... les Juifs messianiques. En effet, le 23 avril dernier la Cour suprême d’Israël a reconnu pour la première fois de l’histoire de ce pays que des Juifs chrétiens devaient bénéficier au même titre que les autres juifs des privilèges accordés aux termes de la loi du retour. Ainsi, désormais, comme tous les autres Juifs du monde, les messianiques bénéficieront de facilités s’ils veulent s’installer en Israël, ou, selon l’expression consacrée, "monter". L’ouverture de l’alya (montée en Israël) aux Juifs chrétiens, affirmant que Jésus-Christ est le Messie du peuple juif, marque plus encore les redéfinitions de l’identité juive.

          Tout cela a renforcé, et renforce encore l’idée de la distinction entre religion juive et ethnicité juive, ce qui au fond n’est pas éloigné de la disparition en Occident depuis un siècle environ de la notion d’identité acquise, et surtout de religion acquise par hérédité. Le protestantisme évangélique, qui a parmi ses concepts centraux celui de la conversion, et donc de choix de sa foi, conçu comme absolument incontournable, accentue cette distinction très bien comprise et jugée comme recevable par les Occidentaux d’aujourd’hui, distinction qui pose désormais de moins en moins problème chez les Juifs. Cette décision récente de la Cour supême le démontre. de façon éclatante.


        • bobbygre bobbygre 6 mai 2008 12:00

          Merci pour cet article interessant. Au regard de la geopolitique actuel, un rapprochement entre évangéliques protestants et juifs semble couler de source ; la concrétisation d’une entente idéologique patente...


          • pyralene 6 mai 2008 13:23

            pas mal ce site on censure à tour de bras......je me casse de là,ça sent mauvais...


            • brieli67 6 mai 2008 13:23

              LE MOUVEMENT lOUBAVITCH http://fr.wikipedia.org/wiki/Loubavitc

              qui se donne régulièrement un Messie le dernier en date http://en.wikipedia.org/wiki/Menachem_Mendel_Schneerson

              depuis 94 Yovah fait la sourde oreille.....


              • ZEN ZEN 6 mai 2008 13:28

                Sont fêlés, les mecs...


                • brieli67 6 mai 2008 13:40

                  @ Zen

                  les loubavitches sont les rois de l’immobilier à NY richissimes Depuis trois ans plus anti-sionistes que jamais ils ne soutiennent plus la politique américaine ne financent plus Israel.

                  Trés prosélytes ils aident et encadrent l’émigration en Allemagne et aux USA 

                   


                • Weinstein 6 mai 2008 13:55

                  Non ,les loubavitchs (mouvement habad)- sont de fervents sionistes, vous confondez avec les Nétourei karta !


                • dapeacemaker911 6 mai 2008 13:32

                  blaah blaaaah blah.

                   

                  je suis peut etre passé a coté du sens de votre article... je n en comprend absolument pas l interet.

                  Religion = instrument de pouvoir./

                  quelle que soit son nom ou ses regles.

                  Dieu existe sans aucun doute... faut il encore preciser ce qu est "Dieu".

                  Son sens actuel nous en eloigne./

                   

                  DPM


                  • perditadeblanc perditadeblanc 6 mai 2008 14:16

                     Loubavitchs, juifs , faux juifs, judaÏsants, sionistes, israëlites, judéens, NatureÏ karta, karaÏtes, falasha, sépharades, ashk...yddish,,,,khazars....,,,,,chrétiens, faux chrétiens,la belle affaire. Tout ça n’est pas clair, et n’a rien de religieux, sinon a mettre l’embrouille dans la téte des chrétiens...Encore une secte de connards un prie Dieu et un rosaire d’un côté,l’étoile de David et un Talmud dans l’autre,manque plus que Madonna et sa croix là ou elle l’a mis.


                    • ZEN ZEN 6 mai 2008 15:03

                      Pas de chance, Rabbi Jacob, Finkelstein , que j’apprécie aussi , fait partie du courant des historiens postsionistes, comme Shlomo Sand, etc...

                      Des intellectuels lucides et courageux...

                       


                      Naissance d’une nation :
                      [The Lion and the Gazelle - Gush Shalom - Israeli Peace Bloc]

                      « Si nous, les Israéliens, voulons consolider notre nation, nous devons nous libérer des mythes qui appartiennent à une autre forme d’existence et redéfinir notre histoire nationale. L’histoire sur l’exode d’Egypte est bonne en tant que mythe et allégorie - elle célèbre la valeur de la liberté - mais nous devons reconnaitre la différence entre mythe et histoire, entre religion et nation, entre une diaspora et un Etat, afin de trouver notre place dans la région dans laquelle nous vivons et développer une relation normale avec les peuples voisins...

                      ...DANS LES 300 dernières années, l’Europe est devenue "nationale". La nation moderne a remplacé les modèles sociaux antérieurs, tels que la ville-Etat, la société féodale et l’empire dynastique. L’idée nationale a emporté tout ce qui était avant elle, y compris l’histoire. Chacune de ces nouvelles nations a modelé sa propre "histoire imaginaire". En d’autres termes, chaque nation a remanié d’anciens mythes et faits historiques pour constituer une "histoire nationale" qui proclame son importance et sert de ciment unificateur.
                      La Diaspora juive, qui - comme indiqué ci-dessus - était "normale" il y a 2.000 ans, devint "anormale" et exceptionnelle. Ceci attisa la haine des Juifs qui était d’une certaine façon rampante dans l’Europe chrétienne. Comme tous les mouvements nationaux en Europe étaient plus ou moins antisémites, beaucoup de juifs sentirent qu’ils étaient laissés "en dehors", qu’ils n’avaient pas leur place dans la nouvelle Europe. Certains d’entre eux décidèrent que les juifs devaient se conformer au nouveau Zeitgeist [esprit du temps - ndt] et transformer la communauté juive en une "nation" juive.
                      Pour ce faire, il était nécessaire de reconstruire et de réinventer une histoire juive et de la transformer à partir des annales d’une diaspora ethnico-religieuse en l’histoire épique d’une "nation". Le travail fut entrepris par un homme qui peut être considéré comme le parrain de l’idée sioniste : Heinrich Graetz, juif allemand qui fut influencé par le nationalisme allemand et créa l’histoire juive "nationale". Ses idées ont formé la conscience juive jusqu’à ce jour.
                      Graetz considéra la Bible comme si elle était un livre d’histoire, collecta tous les mythes et créa une version historique continue et complète : la période des Pères, l’exode d’Egypte, la conquête de Canaan, le "Premier Temple", l’exil à Babylone, le "Second Temple", la destruction du Temple et l’exil. C’est l’histoire que nous avons tous appris à l’école, la fondation sur laquelle le sionisme fut construit.
                      LE SIONISME représenta une révolution dans de nombreux domaines, mais sa révolution mentale fut incomplète. Son idéologie transforma la communauté juive en un peuple juif, et le peuple juif en une nation juive- mais sans jamais définir clairement les différences entre eux. Pour persuader les masses juives d’Europe orientale plutôt religieuses, il fit un compromis avec la religion et mélangea tous les termes en un grand cocktail - la religion est aussi une nation, la nation est aussi une religion, et plus tard il affirma qu’Israël était un "Etat juif" qui appartenait à ses citoyens (juifs ?) mais aussi au "peuple juif" à travers le monde. La doctrine israélienne officielle est qu’Israël est un "Etat-nation juif", mais la loi israélienne définit étroitement un Juif seulement comme une personne qui appartient à la religion juive..." [Heinrich Graetz ]

                      -

                      Le « peuple juif » : une invention...
                      La Déclaration d’indépendance d’Israël dit que le peuple juif est né sur la terre d’Israël et a été exilé de son pays natal. Chaque écolier israélien apprend que cela s’est passé pendant la période de domination romaine, en 70 après J-C.. La nation est restée fidèle à sa terre, à laquelle elle a commencé à revenir après deux millénaires d’exil. Faux, dit l’historien Shlomo Sand, dans l’un des livres les plus fascinants et stimulants publiés ici depuis longtemps. Il n’y a jamais eu de peuple juif, seulement une religion juive, et l’exil non plus n’a jamais eu lieu - il n’y a donc pas eu de retour. Sand rejette la plupart des histoires de la formation de l’identité nationale dans la Bible, y compris l’exode d’Égypte et, de façon plus satisfaisante, les horreurs de la conquête sous Josué. Tout cela est de la fiction et un mythe qui a servi d’excuse à la création de l’État d’Israël, affirme-t-il....[An invention called ’the Jewish people’ - Haaretz - Israel News

                      ]

                       

                      -

                      Je suis un khazar fier de l’être

                      "Sand essaie de démontrer que les Juifs qui vivent aujourd’hui en Israël et en d’autres endroits dans le monde, ne sont absolument pas les descendants du peuple ancien qui vivait dans le royaume de Judée à l’époque du premier et du second Temple. Ils tirent leur origine, selon lui, de peuples variés qui se sont convertis au cours de l’Histoire en divers lieux du bassin méditerranéen et régions voisines...Il tente de prouver que le peuple juif n’a jamais existé comme « peuple-race » partageant une origine commune mais qu’il est une multitude bigarrée de groupes humains qui, à des moments différents de l’Histoire, ont adopté la religion juive. ..D’après Sand, la description des Juifs comme un peuple d’exilés, errant et se tenant à l’écart, qui « ont erré sur mers et sur terres, sont arrivés au bout du monde et qui, finalement, avec la venue du sionisme, ont fait demi-tour pour revenir en masse sur leur terre orpheline », cette description ne relève que d’une « mythologie nationale ». Tout comme d’autres mouvements nationaux en Europe, qui ont revisité un somptueux âge d’or pour ensuite, grâce à lui, fabriquer leur passé héroïque – par exemple, la Grèce classique ou les tribus teutonnes – afin de prouver qu’ils existaient depuis fort longtemps, « de même, les premiers bourgeons du nationalisme juif se sont tournés vers cette lumière intense dont la source était le royaume mythologique de David ...

                       

                      ...Le peuple ne s’est pas disséminé, c’est la religion juive qui s’est propagée. Le judaïsme était une religion prosélyte. Contrairement à une opinion répandue, il y avait dans le judaïsme ancien une grande soif de convertir. Les Hasmonéens furent les premiers à commencer à créer une foule de Juifs par conversions massives, sous l’influence de l’hellénisme. Ce sont les conversions, depuis la révolte des Hasmonéens jusqu’à celle de Bar Kochba, qui ont préparé le terrain à la diffusion massive, plus tard, du christianisme. Après le triomphe du christianisme au 4e siècle, le mouvement de conversion a été stoppé dans le monde chrétien et il y a eu une chute brutale du nombre de Juifs....

                       

                      ... Aucune population n’est restée pure tout au long d’une période de milliers d’années. Mais les chances que les Palestiniens soient des descendants de l’ancien peuple de Judée sont beaucoup plus élevées que les chances que vous et moi en soyons. Les premiers sionistes, jusqu’à l’insurrection arabe, savaient qu’il n’y avait pas eu d’exil et que les Palestiniens étaient les descendants des habitants du pays. Ils savaient que des paysans ne s’en vont pas tant qu’on ne les chasse pas. Même Yitzhak Ben Zvi, le second président de l’Etat d’Israël, a écrit en 1929, que "la grande majorité des fellahs ne tirent pas leur origine des envahisseurs arabes, mais d’avant cela, des fellahs juifs qui étaient la majorité constitutive du pays". » Et comment des millions de Juifs sont-ils apparu tout autour de la Méditerranée ?« Le peuple ne s’est pas disséminé, c’est la religion juive qui s’est propagée...."[

                      -Shattering a ’national mythology’ - Haaretz - Israel News— Histoire des Khazars- Les Berbères de Les Juifs en terre d’Islam- Israël et sa « Destinée Manifeste »- Israël, du mythe à l’histoire[André PAUL - Clio Israël : notre part de mensonge, par Schlomo Sand Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël Israël Finkelstein, Neil Asher Silberman, Les rois sacrés de la Bible La Bible dévoilée - Wikipédia Esther Benbassa, historienne du judaïsme Révolution laïque pour le sionisme, par Zeev Sternhell


                    • brieli67 6 mai 2008 15:03

                      Adema et le Beth’ voudraient TOUS sionistes .....alors que le lobby juif parses membresl les plus puissants ne parie plus un seul koppeck sur l’avenir de la Nation Israel.


                    • ZEN ZEN 6 mai 2008 16:03

                      @ Jacob

                      Donc, si le dogme sioniste, fabriqué, comme tu l’a lu, s’effondre ;..que reste-t-il ?

                      Un Etat hybride qui ne tient que par son appareil militaire et sa volonté d’expansion , qui a fait une croix depuis longtemps déjà sur l’idée même d ’un quelconque Etat palestinien . Il suffit de jeter un oeil sur une carte de cCsjordanie pour s’en rendre compte...


                      • ZEN ZEN 6 mai 2008 16:06

                        Il suffit d’aller faire un tour par là pour s’en rendre compte , en ouvrant tous les liens...

                        http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/03/sur-la-carte-il.html

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