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Quelques exemples de paroles esséniennes dans les évangiles et l’hermétisme des neuf charismes

Nous montrerons quelques exemples de ce que nous appelons les Paroles esséniennes dans les évangiles, réinterprétées comme étant des Parole de Jésus dans ces mêmes textes.

Ensuite nous présenterons la doctrine des neuf charismes et ce qu'elle doit à l'hermétisme, particulièrement au Traité de l'Ennéade et de l'Ogdoade retrouvé à Nag Hammadi... 

PAROLES ESSÉNIENNES

Le fondement spirituel de l'essénisme est simple à comprendre : l'homme a en lui deux tendances, et il doit choisir entre une des deux tendances. S'il choisit la tendance au mal, il en deviendra le jouet et mourra tristement. S'il choisit la tendance au bien, son esprit se rendra apte à recevoir et à supporter la présence de l'Esprit Saint. 

La présence de l'Esprit Saint se manifeste d'abord par les anges de destruction qui consument les restes de l'ego humain, cette crucifixion se termine dans l'appaisement, et dans l'élévation du fils de l'homme. Mais il ne s'agit pas de cosmologie mais d'expérience intérieure. Notons que dans le Bouddhisme, d'abord se manifestent les déités courroucées et ensuite les paisibles. Notons que dans la magie salomonienne, les êtres invoqués sont d'abord terrifiants et ensuite deviennent paisibles... 

Tout homme sera volatilisé par le feu. 
 

Commentaire : Cette parole est bien dans les évangiles, mais ils ont mal traduit malach qui signifier « saler ». À Qumran, ce mot a pris un second sens, celui de « volatiliser ». La disparition des esséniens l'a rendu incompréhensible. L’homme, c’est la personnalité humaine qui sera volatilisée par le feu de l’Esprit-Saint. Cette personnalité sera soit dissoute de gré, parce que nous nous y serons préparés par des pratiques spirituelles, soit de force, parce que nous aurons marché dans l’obstination de nos cœurs. Notons que les paroles sur les membres arrachés sont probablement aussi en relation avec la volatilisation de l’ego. Quant aux conclusions sur le sel qui perd sa saveur et qui doit être jeté, ce sont les interprétations profanes auxquelles se livrèrent les rédacteurs des évangiles, qui récupérèrent des paroles des esséniens et qui n’y comprenant rien voulurent donner des interprétations rationnelles. On peut se demander à quoi sert une interprétation d’un texte mal traduit. Marc 9, 49–50 : Car tout homme sera salé de feu. Le sel est une bonne chose ; mais si le sel devient sans saveur, avec quoi l’assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres. Matthieu 5, 13 : Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. Luc 14, 34–35 : Le sel est une bonne chose ; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Il n’est bon ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.

 

Toute plante que n’a pas plantée notre Père céleste sera déracinée.

Commentaire : L’homme doit son individualité ou son esprit propre aux astres, cette partie est sans intérêt, elle doit être supprimée et remplacée par l’Esprit de Dieu. L’individualité sera arrachée et retournera au néant, l’homme sera alors le réceptacle de l’Esprit saint qui le transformera en un homme nouveau. Notre individualité ne vient pas de Dieu, elle n’est pas sauvable, elle n’est qu’un obstacle. Dans Matthieu 15, 13.

 

Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l’Homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir.

Commentaire : Cela se rapporte à l’ego, pour que l’Esprit-Saint nous envahisse, il faut d’abord que commence d’agoniser l’ego, ne croyons pas que cette agonie de l’ego soit douce, c’est une expérience terrible que de se voir mourir, que de voir notre vie s’écouler hors de nous et aller au néant, si nous tentons de la retenir alors au mal, nous nous livrons. Tel est le péché contre l’Esprit. Certains croient que pratiquer la spiritualité peut se faire comme en passant, sans s’impliquer réellement. Souvenons-nous de ce que doivent dire « les prêtres et les lévites » et qui fut transmis dans La Règle de la Communauté : « Maudit soit-il avec les idoles de son cœur, quand il passe, celui qui entre dans cette Alliance, tout en laissant devant ses pas ce qui le fait trébucher dans l’iniquité et se détourner (de Dieu) ! Voici qu’en entendant les paroles de cette Alliance, il se bénit en son cœur, en disant : “Que la paix soit sur moi, alors que je vais dans l’obstination de mon cœur !” Mais son esprit sera arraché, le sec avec l’humide, sans pardon ! » Quiconque entre dans la voie peut connaître, à un quelconque moment, le début de cette dissolution de l’ego, mais leur impréparation à cette expérience les fait prendre peur, car ils comprennent qu’il n’y a pas de retour à l’état profane. Leur peur empêche alors, l’Esprit Saint de les envahir et de les guérir, de les régénérer. Ils comprennent aussi que quand l’ego a commencé sa dissolution, ce processus est irréversible. Ils placent alors leurs espoirs dans le Diable et se livrent au mal, c’est cela la pratique de la sorcellerie. La sorcellerie n’est pas comme on le croit, de faire partie d’un covent de wiccan, mais bien d’être en échec spirituel. Ils espèrent survivre en faisant le mal, mais ils se précipitent seulement dans l’abîme. Quelques uns des pires criminels de l’humanité sont de cette sorte. Ils sont vides du monde et vides de Dieu, écartelés entre Ciel et la terre, et quand enfin ils disparaissent c’est un soulagement pour le monde entier, sauf si ils ont réussi à dissimuler leur nature mauvaise. Cette trahison est impardonnable. Quant à ceux qui blasphèment le Fils de l’Homme, ce sont les profanes qui critiquent les apparences du sage, car ils ne connaissent pas l’intériorité et supposent que leurs faibles lumières leur permettent de comprendre la nature du maître réalisé. Matthieu 12, 31–32 ; Marc 33, 28–29 ; Luc 12, 10

 

Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.

Celui qui veut servir Dieu doit autant que possible renoncer aux attaches de ce monde, dont la plus importante est Mamon, la fausse richesse, celle que l’on peut nous voler, celle qui est détruite par la rouille et la teigne. Notons dans La Règle de la Communauté, l’« Instruction sur les deux Esprits », dont voici un extrait : « Et Il [Dieu] a disposé pour l’homme deux esprits pour qu’il marchât en eux jusqu’au moment de Sa Visite : ce sont les deux esprits de vérité et de perversion. Dans une fontaine de lumière est l’origine de la Vérité, et d’une source de ténèbres est l’origine de la perversion. » Il n’est aucune possibilité de compromis entre les deux Esprits, pas plus qu’il n’est possible de pratiquer la voie spirituelle à mi-temps.

 

Il faut qu’il croisse, et que je diminue.

Ceci se rapporte à l’ego qui doit diminuer et à l’Esprit-Saint qui doit croître en nous ; rappelons que c’est la présence de l’ego qui nous empêche d’être illuminés par l’Esprit Saint. Jean 3, 30.

 

 

 

L'HERMÉTISME DES NEUF CHARISMES

L'hermétisme n’est certes pas un sujet qui fasse courir les foules et seuls quelques spécialistes le connaissent. Jusqu’à présent, la thèse majoritaire, devant la difficulté de dater les textes hermétiques, estimait que le christianisme avait influencé l’hermétisme, sans que l’on ne sache expliquer comment s’est faite cette influence. Toutes ces affirmations furent faites à une époque où on croyait que les évangiles avaient été rédigés vers 40. Comme nous l’avons vu, le Nouveau Testament a été rédigé progressivement entre 120 et 140 à partir de matériaux divers et variés (d’abord, l’évangile de Pierre, divisé en trois synoptiques, parallèlement les épîtres de Paul, ensuite les Actes des Apôtres et enfin l’Évangile de Jean). Il est peu de théologiens qui osent soutenir une thèse contraire, le débat se portera à l’aven ir sur les « matériaux préliminaires » qui ont servi à composer le Nouveau Testament. Pour eux, c’est la source Q, pour nous c’est la Vie de Bannous, des Paroles et des Paraboles esséniennes. Mais cela n’explique pas tout, il y a aussi l’hermétisme.

Aujourd’hui, on admet que les textes hermétiques en notre possession, c’est-à-dire le Corpus Hermeticum et ceux trouvés à Nag Hammadi, datent, au plus tard, de la première moitié du IIe siècle. Mais on admet aussi que les textes en notre possession furent rédigés à partir d’originaux plus anciens et pas forcément très différents, ces originaux furent composés entre –100 et 0, bien avant l’émergence du christianisme.
Les universitaires commencent à évoluer sur l’hermétisme : lors de la publication de la monumentale Révélation d’Hermès Trismégiste en IV volumes par le Père Festugière, on n’admettait même pas que des loges hermétiques aient pu exister. Aujourd’hui, sur ce point, les spécialistes ont évolué et admettent comme vraisemblable l’existence de telles loges. Tout espoir n’est pas perdu.
On se demande pourtant quelles sont les origines exactes de l’hermétisme. Nous nous demanderons toujours pourquoi les réponses simples sont les plus difficiles à énoncer. Quelles influences incontes-tables trouve-t-on dans les textes hermétiques ? On trouve des influences philosophiques grecques stoïciennes et/ou néo-pythagoriciennes, on trouve aussi des influences juives, essentiellement bibliques ou litur-giques ; et on trouve des influences qui proviennent des cultes à mystère en usage dans les Temples égyptiens. On sait aussi que ces textes furent rédigés en Égypte, selon toute vraisemblance à Alexandrie. Ces textes se réfèrent tous à Hermès Trismégiste ou Hermès trois fois très grand. Est-ce encore compliqué alors de deviner la nature de l’hermétisme ? L’hermétisme est tout simplement une tentative de réunir ces trois religions en une seule religion ésotérique qui pourrait devenir commune à toute l’humanité (au sens antique). Hermès est trois fois très grand en tant que triple Logos qui réunit ces trois traditions. Vers –100, Grecs, Juifs et Égyptiens avaient apaisé leurs dissensions ; leurs sages cherchaient une voie qui leur permettrait d’unifier leurs religions et tentèrent de prendre de chacune d’entre elles la meilleure part. Un tel projet n’était pas impossible, mais vinrent les Romains et leurs puissantes légions, la paix ethnique qui fonctionnait en Égypte ne devait pas leur convenir, ils trouvèrent plus intelligent de favoriser les disputes, afin d’asseoir plus facilement leur domination. On ne peut pas dire qu’ils ne réussirent pas, la concorde vola en éclat, et chaque communauté en vint à se détester. Occupées qu’elles étaient à se concurrencer, elles laissèrent Rome piller leurs richesses : « Diviser pour régner » ne dit-on pas ? L’hermétisme n’échappa pas à ces divisions, plus le temps passait, plus les textes prenaient des colorations particulières avant qu’ils ne se fixent sous la forme que nous leur connaissons encore aujourd’hui. Enfin pour ce qui nous est parvenu : une vingtaine de textes et une trentaine de fragments. Mais personne ne sait ce que cela représente de la littérature hermétique originale ? À notre avis, pas grand-chose. Ce que l’on appelle Corpus Hermeticum, ce n’est pas un traité ou une collection, c’est seulement le peu qui a survécu. Ne voyons pas l’hermétisme comme les universitaires nous le présentent parfois, le considérant comme un simple éclectisme qui aurait additionné des doctrines inconciliables et qui seraient restées inconciliables. L’hermétisme fut unificateur, il trouva une unité à des doctrines que tout séparait. 
Résumer l’hermétisme est fort complexe, nous ne pouvons le faire que sur les traités subsistants, c’est-à-dire, très peu.
Mais avant, étudions les charismes. Ceux-ci sont mentionnés dans les chapitres XII, XIII et XIV de la Ière Épître aux Corinthiens. 
Voyons d’abord le chapitre XII, dont nous tenterons d’expliquer chaque passage :

Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance. Vous savez que, lorsque vous étiez païens, étant entraîné vers les idoles muettes, comme contraints. C’est pourquoi je vous déclare que nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et que nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit. [Ière Épître aux Corinthiens 12, 1–3.]

Un tel passage est complexe et doit être compris avec subtilité. Certains croient que s’ils disent que le Logos est le seigneur, l’Esprit-Saint se serait manifesté à eux. En réalité, ils confondent leurs opinions avec la réalité spirituelle. Dire : le Logos est le seigneur est le fruit d’une expérience spirituelle dans laquelle notre être subit réellement cette domination et devient comme contraint par cette puissance spirituelle, de même que l’homme profane est contraint aux actions profanes, à cause de sa naissance soumise aux astres.
Reprenons l’épître paulienne :

Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ; diversité de ministères, mais le même Seigneur ; diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune. [Ière Épître aux Corinthiens 12, 4–7.]

C’est discutable, les dons sont le résultat des progrès spirituels du pratiquant ; si cela sert à l’humanité c’est très bien, et si cela ne sert qu’à l’adepte, c’est très bien aussi.
Reprenons l’épître paulienne :

En effet, à l’un est donnée par l’Esprit une parole de sagesse [correspond à la lune, on y abandonne l’énergie de la croissance et de la décroissance (ou énergie du devenir)] ; à un autre, une parole de connaissance [correspond à Mercure, on y abandonne les crimes et les ruses], selon le même Esprit ; à un autre, la foi [correspond à Vénus, on y abandonne l’illusion du désir], par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons [correspond au soleil, on y abandonne l’ostentation du pouvoir], par le même Esprit ; à un autre, le don d’opérer des miracles [correspond à Mars, on y abandonne la hardiesse impie] ; à un autre, la prophétie [correspond à Jupiter, on y abandonne les impulsions mauvaises vers la richesse] ; à un autre, le discernement des esprits [correspond à Saturne, on y abandonne le mensonge et ses embuscades]. [Ière Épître aux Corinthiens 12, 8–10a.]

Ces sept premiers charismes sont planétaires, dans les traités hermétiques qui subsistent, ils indiquent que l’homme à chaque progression doit abandonner ce que cette planète lui a donné au moment de sa venue sur terre. La description que nous avons donnée pour chaque planète provient du Poimandrès, le Traité I du Corpus Hermeticum. Ici, les deux textes disent la même chose, mais l’expriment différemment, dans le Poimandrès, on montre ce à quoi on doit renoncer, dans l’épître paulienne on montre ce que l’on acquiert et la procédure est quelque peu différente. 
Les gens qui lisent les charismes ne se demandent pas pourquoi leur manifestation prend des formes diverses et variées. C’est ce que l’épître dira ailleurs :

Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. [Ière Épître aux Corinthiens 12, 11.]

Ces choses, quoi qu’en dise l’auteur de cette épître, ne se passent pas « comme il [l’esprit] veut », mais la manière dont ces dons se manifestent a des raisons bien précises. C’est pourtant important et cela requiert deux niveaux d’explication. Le premier, c’est que tous nous sommes nés sous une force planétaire différente, et lorsque l’Esprit-Saint se manifeste les dons qu’il va procurer seront en rapport avec la nature planétaire de la personne. Un lunaire aura plus de sagesse, un saturnien aura un discernement très supérieur. La deuxième explication, c’est que les dons que nous manifestons sont aussi le reflet de notre propre progression spirituelle. La première explication concerne plutôt l’essénisme et la seconde plutôt l’hermétisme. Mais dans les deux cas, il n’y a nul hasard dans leur manifestation. Ce que confirme le Traité de l’Ogdoade et de l’Ennéade, alors qu’Hermès dira à son fils :

L’édification s’est opérée en toi par degrés [la progression à travers les sept sphères planétaires]. Puisse t’advenir l’intellection [l’ogdoade et l’ennéade ensuite] et tu seras instruit.

Avant d’aborder la suite de l’épître paulienne et en guise de conclusion à la partie précédente, rappelons ce que dit le Traité de l’Ogdoade et de l’Ennéade :

Seigneur, accorde-nous une sagesse issue de ta Puissance parvenant jusqu’à nous, afin que nous nous fassions part mutuellement de la contemplation de l’Ogdoade et de l’Ennéade. Déjà nous avons atteint l’Hebdomade, car nous sommes pieux, nous gouvernant dans ta Loi, et ta volonté, nous l’accomplissons toujours. En effet, nous avons marché dans ta voie et nous avons laissé derrière nous la malice, afin que nous fassions advenir la contemplation.

Reprenons l’épître paulienne qui après avoir décrit l’hebdomade, va maintenant aborder les deux derniers charismes :

à un autre, la diversité des langues [ogdoade] ; à un autre, l’interprétation des langues [ennéade]. [Ière Épître aux Corinthiens 12, 10b.]

Notons en premier que « la diversité des langues », telle que l’entend l’auteur de l’épître est clairement le fait de parler plusieurs langues, il dira ainsi : 

Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? [Ière Épître aux Corinthiens 12, 30b.]

À la différence du rédacteur des Actes des Apôtres qui ne sait pas très bien si le don des langues est lié au fait de parler ou au fait de comprendre, dans le doute, il préférera proposer les deux versions :

Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. [Actes des Apôtres 2, 4.]

Alors que juste après il dit :

Or, il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux, de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. [Actes des Apôtres 2, 5–6.]

Ces deux derniers passages des Actes sont dépendants des passages de la Ière Épître aux Corinthiens, hélas le rédacteur a encore plus embrouillé la narration déjà confuse de l’épître. Dire et entendre sont deux notions différentes ; dans le premier cas il a interprété le passage paulien dans son sens littéral, et dans le second il a compris le don des langues comme une sorte de télépathie, ce qui est absurde, il confond l’agapè avec le don des langues.
Mais revenons à l’épître. Deux chapitres plus bas, il se posera quand même quelques questions sur la validité de parler en langue, puisqu’il dira : 

Si donc, dans une assemblée de l’Église entière, tous parlent en langues, et qu’il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? [Ière Épître aux Corinthiens 14, 23.]

Et un peu plus loin, il dira encore : 

Que faire donc, frères ? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu. [Ière Épître aux Corinthiens 14, 26–28.]

Il est vraisemblable que l’auteur doit avoir rencontré des glossalistes, qui croient parler « en langues » et qu’ayant constaté leurs délires il a voulu faire une mise en garde. Deux mille ans après, aujourd’hui donc, les choses n’ont pas évolué, nous avons toujours de telles assemblées, avec des gens qui débitent des sons sans significations qu’ils croient être des paroles ineffables en provenance directe de Dieu.
En réalité, ces deux derniers charismes proviennent de l’hermétisme, et les rédacteurs des épîtres ne semblent pas avoir compris les textes qu’ils plagiaient.
En effet, dans le Traité de l’Ogdoade et de l’Ennéade, Hermès (l’ennéade) dit à son fils qui vient d’atteindre l’ogdoade :

En effet toute l’Ogdoade, ô mon enfant, ainsi que les âmes qui sont en elle et les anges chantent des hymnes en silence. Mais à moi, l’Intellect, ils me sont intelligibles.

Hermès dit encore à son fils :

Mon enfant, il convient que, de toute notre pensée, de tout notre cœur et de toute notre âme, nous priions Dieu, et lui demandions que le don de l’Ogdoade s’étende jusqu’à nous, et que chacun de nous reçoive par là ce qui lui est propre : À toi, il appartient de saisir par l’intelligence [en silence, donc], et à moi de pouvoir exprimer le discours grâce à la source qui coule en moi.

On doit évidemment se demander comment le silence peut-être le don des langues ? La réponse n’est pas aussi compliquée qu’il n’y paraît. On est simplement dans le domaine de l’allégorie. Les rédacteurs de cette épître ont utilisé un texte hermétique judaïsant qu’ils n’ont pas compris. Le don des langues est une expression pour désigner l’ogdoade. En effet, l’ogdoade est la huitième sphère et elle correspond au zodiaque. La plupart des gens savent que le zodiaque est composé de douze signes, moins nombreux sont ceux qui savent que ce zodiaque est aussi composé de 36 décans (division du zodiaque en section de 10°) et de 72 quinaires (division du zodiaque en section de 5°). Or les 72 quinaires ont très tôt été identifiés aux 72 peuples et à leurs 72 langues. Tel est le « don des langues », atteindre la huitième sphère, c’est-à-dire quitter le monde de la fatalité et arriver au monde de l’illumination. Comme on peut le constater, le véritable don des langues n’a rien à voir avec les vaticinations de quelques-uns. Quant à l’interprétation des langues, c’est atteindre la sphère supérieure, de laquelle il est possible de contempler Dieu, c’est cela l’ennéade. C’est alors que ce qui n’était pas compréhensible devient compréhensible.

À partir du verset 12 du Chapitre XII, le rédacteur interrompt sa description des charismes, par un discours complexe qui n’a jamais reçu d’explications satisfaisantes. Ce discours se prolonge aux Chapitres XIII et XIV. C’est le discours sur l’importance de la charité. D’abord, notons que le mot grec utilisé est agapè (grec ᾶγάπη), ce mot fut longtemps traduit en français par « charité », ce qui n’est pas absurde puisque les Latins traduisaient le terme agapè par le latin charis, charitatis. Malheureusement, la francisation de ce mot n’explique rien, « charité » est vu comme une sorte de volonté de bienfaisance envers les autres. Techniquement, ce n’est pas faux, mais c’est totalement incomplet. Les Bibles modernes traduisent agapè par « amour », ce qui est une bonne traduction, mais malheureusement une telle traduction est incomplète. Quant aux théologiens anciens ou modernes ils tentent d’expliquer la nature de cet amour, en parlant d’amour de Dieu ou d’amour des hommes, ou d’amour universel, sans que ce ne soit beaucoup plus clair pour leurs lecteurs. 

La doctrine de l’agapè paulienne dérive de la doctrine de la sympathie universelle élaborée par les stoïciens. La sympathie universelle est une sorte de lien qui unifie chaque partie du monde. Mais chez les stoïciens, il ne s’agissait que d’un constat théorique. On peut supposer que des hermétistes ont décrit la nature de l’expérience spirituelle sous la forme d’une union à la grande sympathie universelle qui unit Dieu au monde, qui unit entre elles les différentes parties du monde et qui unit les êtres entre eux, voilà l’agapè. Cette doctrine est à la fois intéressante, mais malheureusement incomplète, parce que nous n’avons qu’une description et qu’il manque les normes méditatives qui permettent de s’unir spirituellement à toutes choses. Ces pratiques méditatives devaient être similaires aux méditations bouddhistes du mahamoudra ou du dzogchen. Il s’agit de techniques qui ne sont pas parvenues jusqu’à nous, du moins dans la tradition chrétienne ou hermétique.
Il sera difficile de nier l’influence de l’hermétisme dans l’élaboration de la doctrine des neuf charismes. Par contre, les contre-sens doctrinaires que les chrétiens ont élaborés sur ces bases, comme le glossalisme, montrent que les chrétiens ont dû, très tôt, ne plus rien comprendre à leur doctrine originelle.
Nos lecteurs seront probablement curieux de savoir comment nous justifions l’héritage hermétique au sein du christianisme, parce que s’il existe des similitudes, il existe aussi des divergences.
Il existe un mouvement qui nous semble correspondre à un intermédiaire entre le christianisme et l’hermétisme pur, c’est la gnose sethienne. Les historiens reconnaissent que les textes de la gnose sethienne que nous avons en notre possession datent de la seconde moitié du second siècle et subirent l’influence du gnostique Valentin, ce qui est indéniable. Ce qui nous intéresse, c’est ce qu’était la gnose sethienne avant l’influence de Valentin. Or, on note dans ce que nous appelons la Gnose sethienne ancienne de nombreuses similitudes avec l’hermétisme. Nous pensons que la Gnose sethienne fut la branche juive de l’École hermétique, mais qu’elle s’en séparât à cause des tensions qui surgirent entre les communautés ethniques d’Alexandrie. Cette scission dut intervenir dans les années 50–100.
On retrouve cette influence dans au moins un texte judéo-alexandrin, il s’agit des Testaments des Douze Patriarches. Nous avons déjà mentionné que ce texte existe en deux versions, une version conforme à celle de Qumran, remontant probablement à Bannous et une version remaniée, dont on estime parfois qu’elle le fut sous l’influence du christianisme. En réalité, la version remaniée le fut sous l’influence de l’hermétisme, ou pour être plus précis sur la forme juive de l’hermétisme alexandrin, la gnose sethienne.

La gnose sethienne tentera dans les années 100 de revenir aux fondamentaux de l’hermétisme, c’est-à-dire la fondation de la religion universelle qui permettrait à tous les humains de communier avec Dieu malgré leurs différences, le christianisme n’est pas loin.

Ce qui nous semble être le trait distinctif de l’hermétisme et de la Gnose sethienne, c’est que l’hermétisme s’est exclusivement préoccupé de la remontée à travers les sphères. Cette doctrine fait intégralement partie de la Gnose sethienne, mais la gnose sethienne en a développée une autre probablement dans les années 70–120, c’est l’idée de la descente d’un sauveur volontaire à travers les sphères qui permettrait aux hommes de remonter, plus facilement, à travers les sphères. Là aussi, le christianisme n’est pas loin. Ces spéculations proviennent des doctrines relatives aux descensions des influences planétaires, célestes et surcélestes décrites dans l’astrologie ésotérique et magique de l’hermétisme.

Une des grandes doctrines de la gnose sethienne et de l’hermétisme, qui a probablement influencé la doctrine de la merkabah dans le Judaïsme palestinien, concerne la création du « grand homme » ou Adam reconstitué.

La gnose sethienne ancienne fut aussi influencée par l’essénisme, on le constate par les pratiques baptismales qui font irruption dans l’hermétisme, vraisemblablement à cette époque, et qu’il est difficile d’expliquer autrement.

L’hermétisme et la gnose sethienne sont aussi des voies qui furent rejetées tant par le christianisme que par le judaïsme, et plus tard par l’Islam, parce que leurs recherches visant à la descension d’un sauveur (la Force forte de toutes forces en quelque sorte), dans le monde matériel, justifierait les cultes des idoles, celles-ci étant animées par les forces planétaires, célestes ou surcélestes. De plus, si un maître peut individuellement trouver son salut par la connaissance des secrets de la nature, l’idée d’un salut collectif se trouve remise en question, chose que ces religions ne pouvaient admettre, hélas.

Des maîtres de la Gnose sethienne, nous retiendrons deux noms, d’abord celui d’Apollos d’Alexandrie. Apollos est cité dans les Actes et infériorisé par rapport à Paul, ce qui nous fait supposer qu’il a bien existé et que les rédacteurs pouvaient difficilement éviter de le citer, mais qu’ils voulaient dans le même temps lui attribuer une influence marginale. Il est d’ailleurs curieux que personne n’ait jamais noté la similitude de noms entre Apollos (grec ἀπολλώς) et Paul (grec παῦλος), comme si Paul n’était qu’un simple moyen de l’effacer et de le faire passer au second plan. D’ailleurs Paul s’appelait officiellement Saul, et pour une raison inconnue il changera de nom et deviendra Paul. Apollos pourrait donc bien être un homme clé dans la fusion des doctrines ésotériques sethiennes, hermétiques et esséniennes qui seront à la base du christianisme.

Un autre important personnage de la gnose sethienne est Dosithée qui est présenté comme ayant retrouvé les enseignements secrets d’Adam et les ayant ramenés sur terre. 

Dosithée est aussi considéré comme le maître de Simon le Magicien, personnage encore plus impossible à situer que les précédents. On sait qu’il vécut en Samarie, mais quand ? Entre 20 et 50, comme le veut la tradition évangélique, entre 80 et 100, comme le voudrait la logique, ou entre 130 et 160, comme le voudrait la logique des enseigments qui lui sont attribués ? Nous pensons que les moins mauvaises dates, sont bien entre 70 et 100. Les enseignements qu’il prodigua n’auraient pas été acceptés, même en Samarie, sans la protection des légions romaines. Sa doctrine paraît influencée par un judaïsme à rebours, qui se traduit par une doctrine de la transgression : puisque l’on ne peut pas travailler le sabbat, alors travaillons le sabbat. Il présente d’ailleurs le Dieu de la Bible comme un ange, important certes, mais opposé au vrai Dieu. Si il fut bien le disciple de Dostithée, et nous le rappelons, ce n’est pas certain, alors il faudrait considérer Simon le Magicien comme le représentant de l’hermétisme dévoyé. Au lieu d’utiliser les énergies secrètes pour remonter à travers les cieux, il préféra les utiliser pour renforcer sa puissance magique et ainsi se faire passer pour un dieu, ce qu’il fera sans hésitation. Sa compagne, une ancienne prostituée de Tyr, appelée Hélène, sera alternativement la déesse Athena et l’Ennoia ou « Pensée » divine ; lui se contentera juste d’être l’incarnation de Zeus. Il nous semble être le représentant des écoles du bonheur. Si dans l’essénisme comme dans l’hermétisme, à côté de leurs pratiques spirituelles visant à l’extinction de l’ego, il existe des méthodes de guérisons, qu’elles soient magiques ou autres. Ces méthodes sont secondaires, la voie consiste à travailler à détruire l’ego, non à l’entretenir. Les méthodes spirituelles ou magiques de guérison sont souvent des méthodes qui virent le jour sous la nécessité qu’eurent les adeptes à restaurer les pratiques déficientes de leurs disciples qui parfois ne parviennent pas à gérer les énergies mises en œuvre dans les pratiques spirituelles, et tombent malades, voire meurent. Ces méthodes sont des correctifs aux mauvaises pratiques, les adeptes les utilisèrent aussi pour soulager les misères qui peuvent frapper les hommes ; ils admettaient que tous n’avaient pas la capacité à venir à bout de l’ego en une seule vie. Les fanatiques du bien-être utilisèrent ces méthodes comme une fin en soi et s’en servirent pour négliger la destruction de l’ego. Chaque graine donne son fruit propre, de telles méthodes utilisées systématiquement et sans renoncement à l’ego, finissent par se dévoyer et, paradoxalement, à renforcer l’ego, c’est là qu’apparaissent hâbleurs et charlatans qui profitent de la misère humaine. Ils vidaient les bourses il y a deux mille ans, et ils n’ont pas changé. Ils guérissent toutes les maladies et meurent misérables. Ils apportent la fortune et ils n’ont rien à manger.

Avant de terminer sur l’hermétisme, rappelons son devenir. Il restera l’apanage d’une petite élite alexandrine. Il se diffusera dans le monde entier, et comme l’hermétisme n’avait aucun problème avec les sciences appliquées, il semble que leur confrérie survécut dans les élites scientifiques de la fin de l’Antiquité. Il semble que ce soient des maîtres hermétiques qui élaborèrent les canaux de Petra. Les hermétistes survécurent à Harran en Turquie jusqu’au Xe siècle, c’est eux qui fabriquaient les astrolabes en usage tant en Occident, qu’à Byzance ou dans les pays musulmans. Il semble bien que la volonté de recourir à l’observation directe qu’édictèrent les juristes musulmans au IXe siècle provienne de leur volonté de ne plus dépendre d’instruments, certes scientifiques ; mais pour les hermétistes, tous ces instruments étaient aussi cultuels, ils leur servaient à calculer les apparitions de leurs dieux qui étaient les planètes et les étoiles. Ils combinaient un monothéisme strict avec l’acception d’intermédiaires innombrables et variés. Après s’être éteints en Orient, ils réapparurent au XVe siècle en Occident par la redécouverte d’un manuscrit du Corpus Hermeticum, qui va immédiatement fasciner les élites de la Renaissance. Rapidement traduit en latin par Marsile Ficin, il permettra à des hommes comme Henri Corneille Agrippa de justifier l’utilisation des pratiques magiques. Mais cet intérêt ne durera pas. Les humanistes, quand ils découvrirent les textes d’Hermès, croyaient que ceux-ci étaient antérieurs à Moïse. L’érudit Isaac Casaubon montrera au début du XVIIe siècle que leur rédaction fut contemporaine du Nouveau Testament. Aujourd’hui, l’hermétisme est confondu avec l’occultisme.


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36 réactions à cet article    


    • Emile Mourey Emile Mourey 11 mai 2015 10:31
      Bonjour,

      Vous présentez une thèse. Elle est argumentée et donc respectable. Elle mérite d’être étudiée, surtout qu’il s’y trouve des rapprochements et des remarques qui ne manquent pas d’intérêt. Néanmoins, je ne l’approuve pas et je vous explique pourquoi. Il existe, en effet, une grande différence entre ce que vous écrivez et ce que j’ai écrit et publié en 1996. 

      Primo : je m’inscris dans la suite des travaux d’érudits qui, les premiers, ont expliqué combien le christianisme doit à l’essénisme : professeurs Allégro, Dupont-Sommer, Eisenmann etc… André Dupont Sommer allant jusqu’à rappeler la célèbre phrase d’Ernest d’Ernest Renan : « Le christianisme est un essénisme qui a largement réussi ». Or, jusque-là, vous n’avez pas cité ces auteurs.

      Secundo : je pars d’une épître de Jacques que l’Église dit postérieure aux évangiles alors qu’elle est antérieure. Dans cette épître, Jacques voit un Jésus, Christ, qui est dans le ciel. Il s’ensuit que dans l’essénisme rénové de Jean-Baptiste, c’est bien ce Jésus, christ du ciel qui inspire les consciences, un Jésus dont on attend la venue, de même que les Esséniens attendaient le retour du maître de Justice, messie sacerdotal, accompagné du messie d’Israël. Votre interprétation est que le logos est en chacun de nous et qu’il en était de même dans la pensée essénienne, ce qui vous amène à ramener la dite pensée à un simple hermétisme « humain » et à remplacer le « phénomène » Jésus par un simple ermite du nom de Bannous, dont on ne connaît d’ailleurs le nom qu’incidemment par une citation de Flavius Josèphe.

      Tertio : en ce qui me concerne, j’ai toujours pris soin de rester dans un raisonnement purement historique, sans dévier dans l’hermétisme tel que vous le proposez, ni dans la gnose que d’autres proposent. 

      Quarto : et c’est à la fois le plus étonnant et le plus paradoxal, je condamne votre hermétisme généralisé, la croyance aux influences astrales etc… alors que j’explique que les évangiles ont souvent deux sens de lecture, un sens littéral et un sens caché que seul le lecteur intelligent et initié peut comprendre. Quant à vous, vous ne retenez que la lecture littérale des textes à partir desquels vous extrapolez le simple enseignement d’un anachorète qui s’inscrit dans la suite d’auteurs visionnaires qui révèlent les choses cachées. D’ailleurs, si j’en crois ce que je lis sur l’internet, c’est la nouvelle mode et ce n’est pas fini. http://www.evangile-essenien.com/

      Bon courage tout de même.

      • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 14:53

        @Emile Mourey Je tiens aussi à montrer les aspects spirituels des évangiles pour moi plus importants que les aspects historiques... de qui est Jésus...



      • Emile Mourey Emile Mourey 11 mai 2015 16:14

        @Stephan Hoebeeck
        C’est ce qui sauve votre thèse, vos articles et vos livres.


      • Ouallonsnous ? 12 mai 2015 00:59

        @Emile Mourey

        Arrétez donc de vous shootez à la fumée des grimoires, Emile Mourey, cela n’intéresse plus que la part de la population dont l’inculture en fait des victimes des croyances archaïques que les oligarchies actuelles répandent dans les peuples pour mieux les diviser et les dominer !


      • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 11:04

        Je réponds brièvement, je ne reviendrai malheureusement que vers 17h00...


        Je pense que la doctrine hermetico-philonienne considérait que le Logos existait en chacun de nous, l’essénisme se réfère à l’Esprit Saint.

        Or justement le christianisme primitif a tenté de réunir ces deux doctrines sans se rendre compte des difficultés ultérieures auxquelles ils seront confrontés. La Trinité n’a pas d’autre explication il s’agissait de combiner le LOGOS hermétique qui procède du Père avec l’Esprit-Saint essénien qui procède du Père.

        La croyance en l’astrologie était universelle à l’époque y compris chez les esséniens comme dans le Judaïsme hellénistique.

        Concernant le Logos, il y a bien un LOGOS macrocosmique qui concerne le monde et des logos microcosmiques qui concernent les hommes. Le Logos macrocosmique n’a aucune raison de s’incarner pour sauver les hommes, et le logos microcosmique se rapporte à chacun d’entre nous...

        Je n’ai rien à voir avec l’évangile essénien qui est une foutaise new age ... : les esséniens ne furent pas pacifique...

        Je ne cite pas Dupont sommer ou eisenmann parce que tout simplement l’article est déjà suffisamment long... 



        • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 11:10

          Pour moi, la croyance dans un homme divinisé est plus païenne que juive... D’ailleurs si on lit les versions primitives du baptème de Jésus par Jean le Baptiste, la voix céleste qui se fait entendre dit (tu es mon fils, aujourd’hui, je t’ai engendré)... la version que donne les évangiles (Tu es mon fils bien aimé) est une réécriture tardive...


          On a progressivement accordé de plus en plus de caractéristiques divines à Jésus... les hommes passent comme l’herbe seul l’Esprit demeure éternellement...

          • Emile Mourey Emile Mourey 11 mai 2015 17:18

            @Stephan Hoebeeck
            Le « tu es mon fils, aujourd’hui, je t’ai engendré » est une annonce prophétique de la venue du messie qui figure dans le psaume 2 du premier livre des psaumes, écrit probablement au temps du roi David. Il est tout à fait logique que les rédacteurs des quatre évangiles aient repris la formule mais en la présentant comme l’accomplissant la dite prophétie, et cela sans passer par un évangile primitif qui aurait disparu comme vous le dites.


          • Emile Mourey Emile Mourey 11 mai 2015 17:52

            @Emile Mourey

            En réalité, le psaume désigne le roi David

          • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 17:58

            @Emile Mourey

            les hommes passent comme l’herbe, seul l’Esprit demeure éternellement...

          • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 18:01

            @ Emile Mourey


            Je relirai ce soir ou demain l’épître de Jacques trouvée à Nag Hammadi, et je vous répondrai à ce sujet

          • soi même 11 mai 2015 11:52

            Laisse Lucie faire !

             smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  smiley  :->

            • non667 11 mai 2015 14:22

              attention com déjà censuré par stéphan su son article précédent !

               à copier et a dupliquer rapidement contre la censure !

              rebbabla ,blabla enfumage que tout ça : discussion sur le sexe des anges/faux problèmes , inutile,insoluble ,qui ne cherche qu’a détourner des vrais problèmes,de ce ce qui compte , bien concrets , que l’on voit aujourd’hui :

              la judaïsme ce sont les israéliens qui votent/complices/responsables pour nathanyaou génocidaires des palestiniens
              c’est la diaspora dont l’image emblématique est dsk qui :

              Dans la revue Passages N° 35 Strauss Kahn avait déclaré : “Je considère que tout Juif de la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. Tout le monde ne pense pas la même chose dans la Communauté juive, mais je crois que c’est nécessaire. Car, on ne peut pas à la fois se plaindre qu’un pays comme la France, par exemple, ait dans le passé et peut-être encore aujourd’hui, une politique par trop pro-arabe et ne pas essayer de l’infléchir par des individus qui pensent différemment en leur permettant de prendre le plus grand nombre de responsabilités. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël”.

              pour le passé se reporter a la naissance du judaïsme ,soit le chapitre XVII de la genèse = alliance (militaire ) de dieu avec la descendance exclusive raciale /raciste d’abraham ( peuple élu !) = guerre souterraine (pas fou les juifs !) avec le reste du monde !

               


              • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 14:52

                @non667

                lamentable... rien à voir avec l’article, ni d’ailleurs aucun de mes articles... mais je ferai une défense d’Israël comme cela vous pourrez m’insulter à perte de vue... 


              • non667 11 mai 2015 18:49

                @Stephan Hoebeeck
                vu les score votre art de botter en touche ne fait pas recette ! smiley smiley smiley


              • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 19:09

                @non667

                J’avais compris depuis longtemps que tu rameutais tes amis antisémites pour mettre des cotes négatives sur mes articles 

                 :->

              • Loatse Loatse 11 mai 2015 15:14

                Très intéressante votre correspondance planètaire des charismes... il est dommage qu’on néglige cette influence, que la lecture des évangiles se fasse, encore de nos jours au sens littéral...


                et pourtant, comment ne pas percevoir que les 12 apôtres ne sont autres que les 12 signes du zodiaque ? comment ne pas percevoir que « la Lumière » n’est autre que celle de « Râ » ? Comment ne pas rattacher symboliquement ces « pêcheurs » d’hommes à l’ère du poisson ?

                Cette symbolique se retrouve cohabiter ou mêlée plutôt avec l’influence essenienne (qui semble avoir fascinée et Philon et Josephe)

                la secte de la nouvelle alliance (les esseniens) hormis son intérêt pour la divination (appelée prophétie afin de la distinguer de la divination profane), est très trigoriste, ascètique... Il y est question de se détourner des plaisirs de la vie, de l’influence de la chair et d’y vivre dans un état de quasi pauvreté après avoir fait don de ses biens à la communauté...

                Voici pour le coté perpétuelle mortification propre au christianisme et qui l’a emporté au fil des siècles sur la partie hédoniste de la doctrine... au point d’ailleurs de tenter de la faire disparaître, quitte à se flageller ou à flageller le bon vivant... (car les jours de restrictions deviennent de plus en plus nombreux au fur et à mesure que l’Eglise impose sa conception désincarnée de l’humain le poussant à hair et son propre corps et la vie « ici bas »)

                Or, curieusement, jesus fait bonne chair, boit abondamment, s’entoure de femmes certaines « pêcheresses », est vêtu de lin fin tissée par des femmes de la noblesse, part faire bombance chez les collecteurs d’impots, ne refuse par le précieux nard répandu sur ses pieds... multiplie les pains et les poissons jusqu’à ce que tous soient rassasiés. promet que tout ce que nous demanderons il nous le sera donné...

                cette apparente contradiction peut prêter à confusion.. là encore pas si l’on a recours à la symbolique .. Râ (le soleil) donne à tous l’abondance, il est La Vie.. Il donne la vie, il est La Lumière..

                et comme les incas apeurés de ne pas le voir réapparaitre au solstice d’hiver (les 3 jours « au tombeau ») et qui s’enfermaient dans une sorte de grotte jusqu’à ce que le soleil y rentre par une ouverture pratiquée à cet usage, les narrateurs des évangiles le font mourir puis ressusciter...

                 







                 

                • soi même 11 mai 2015 16:34

                  @Loatse, ne vouis laissez pas avoir, c’est un charlatant !


                • Loatse Loatse 11 mai 2015 18:00

                  @soi même

                  C’est très gentil de vous soucier de moi. J’apprécie. Vraiment. :)

                • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 18:24

                  @Loatse

                  La réponse est assez complexe. 

                  Je pense que la base de la vie de Jésus racontée dans les évangile, c’est une vie de Bannous composée par Flavius Josèphe. Néanmoins plusieurs passages ne correspondent pas à Bannous... si on excepte les écritures littéraires et les miracles pendant le sabbat... il reste encore quelques péricopes dont les auteurs durent s’inspirer d’une vie de Simon le Magicien ou Simon de Samarie... 

                  Les passages pouvant se rapporter à Simon le Magicien, sont 
                  - La Samaritaine (Jean 4, 3–42)
                  - La femme adultère (Jean 8, 1–11)
                  - Les dix lépreux (Luc 17, 11–19)
                  - Le mauvais Juge (Luc 18, 1–8)
                  - Les deux fils (Matthieu 21, 28–32)

                  Simon le Magicien avec sa compagne Hélène de Tyr, une ancienne prostituée, correspond parfaitement au Jésus hedoniste...

                  Je pense que les hermétistes appliquaient peu strictement la loi juive, les esséniens par contre était très rigoriste... 

                  concernant Jésus et les femmes, il y a un passage qui s’y rapporte (Luc 8, 1–3), mais il est problématique,
                  dans mon livre je propose d’identifier
                  Jeanne femme de Chuza, intendant d’Hérode
                  à
                   ???? femme de Silas, intendant d’Hérode Agrippa

                  et Suzanne serait alors Cypros ???, l’épouse d’Hérode Agrippa Ier

                  La période pendant laquelle elles auraient suivi Jésus Bannous serait alors 36–37 (Hérode Agrippa Ier devint roi de Judée après la mort de Tibère, donc au printemps 37...

                  Je signale que la personne dont on ne s’estime pas digne de délier les sandales est pour nous le roi Hérode Agrippa Ier qui fut considéré comme un quasi messie, et finalement assassiné sur ordre de Claude... 

                • soi même 11 mai 2015 22:22

                  @Loatse, pour vous servir, en effet profilée bien , c’est un érudit méconnu en mal de publicité !


                • Antenor Antenor 11 mai 2015 17:23

                  Jésus ayant demeuré quelques années en Egypte (de -7 à -4), il a sûrement été influencé par les diasporas juives d’Alexandrie et/ou de Leontopolis.


                  • Zip_N Zip_N 11 mai 2015 19:00

                    L’auteur essaie de faire naitre Jésus comme les Hindous ont fait naitre Bouddha de la trinité Hindoue. Je note quand même 70 ans qui s’évanouissent entre la datation de l’évangile de Marc selon les historiens et la datation selon l’auteur.


                    • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 19:12

                      @Zip_N

                      Je vais essayer de me répéter Jésus étant le Logos est éternel et n’a pas besoin de naître... il se manifeste comme il veut... quand il veut, etc.

                      Par contre, les judaïsants qui devinrent les chrétiens, eux ils voulurent représenter le Logos dans lequel ils croyaient SOUS UNE FORME D’HOMME, afin de convaincre plus facilement leurs contemporains de prier le Logos...



                    • Zip_N Zip_N 11 mai 2015 20:03

                      @Stephan Hoebeeck

                      Le logo est insuffisant pour évaluer un fonctionnement, une prière et foi relative. C’est pas la forme (logo) qui compte c’est le fond, vous soudoyez totalement le fond.


                    • Zip_N Zip_N 11 mai 2015 20:59

                      c’est pas parce que Jésus existe qu’on s’appelle tous Jésus aussi symbolique et logo-loga-rhythmique qu’il puisse paraitre et que vous souhaitez. Au risque de vous déconvenir, Le logo seul est trop facultatif. smiley


                    • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 21:48

                      @Zip_N

                      Si je comprends bien pour vous Jésus est le logos dézipé... lol

                    • Zip_N Zip_N 12 mai 2015 10:44

                      @Stephan Hoebeeck

                      Comme le reste, comprenez si vous le souhaitez, vous avez presque réussi à faire croire que vous étiez sérieux. lol Je crois que presque tout le monde vous a cru n’est ce pas ? lol


                    • Jean Keim Jean Keim 11 mai 2015 19:50

                      A la lecture de ce 3ème volet nous sommes confrontés comme pour les précédents à deux approches, d’une part celle de l’auteur très érudite, compliquée mais respectable et d’autre part le message de Jésus qui s’adressait très simplement à son auditoire. 

                      Un esprit saint est un esprit sain sans conditionnement, sans névrose ni savoir envahissant, c’est de nos jour extrêmement rare.
                      Je ne suis pas convaincu que la connaissance de l’errmétisme, de l’astrologie ou de toutes autres disciplines ésotériques soit d’une quelconque utilité, ces démarches ne font que renforcer ce que justement certains passages de l’article envisagent comme un obstacle majeur, en l’occurrence l’ego, et que Jésus avec le vocabulaire de l’époque appelait le satan qu’il a anéanti au cours de sa retraite dans le désert.

                      • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 11 mai 2015 20:12

                        @Jean Keim

                        Leur utilité est une autre discussion, j’ai juste voulu montrer des sources des évangiles, habituellement méprisées des chrétiens... 

                        Je vous signale que de nombreux pères de l’Église, Lactance entre autre, étaient très troublés par les textes hermétiques... Et que lorsqu’on redécouvrit le corpus hermeticum à la Renaissance, un évêque appelé Francois de Foix-Candale, auteur d’un monumental commentaire sur le Pimandre de Mercure Trismégiste (https://books.google.be/books?id=jHtnRKgfxpIC&p  https://books.google.be/books?id=f1BH7LSH8NoC&hl=fr&source=gbs_similarbooks) estimait que l’évangile devait être lu en parallèle avec le corpus hermeticum pour être compris. Je signale qu’il est l’auteur d’une thèse dans laquelle il soutient que le Pimandre devrait être inclus dans le Nouveau Testament...


                        Par exemple, qui se souvient encore que « prince de la puissance de l’air », désigne le maître de nativité en astrologie... L’ignorance de cette origine conduit à des contre sens...

                        Un point que j’ai oublié de mentionner, c’est que l’ego au sens hermétique ou essénien n’a que peu de rapports avec l’ego bouddhique.

                        L’ego au sens essénien, provient ou est entretenu par l’air que nous respirons, c’est le behemoth du Livre de Job... c’est la source de l’esprit de perversité... 




                      • Jean Keim Jean Keim 12 mai 2015 08:16

                        @Stephan Hoebeeck
                        Merci pour votre réponse, ce que vous dites sur l’ego est intéressant et il n’y a peut être pas tant de différence que cela entre la définition moderne et celle entres autres des esséniens, dire qu’il est la source de l’esprit de perversité est plutôt juste et sa provenance est finalement et encore maintenant mystérieuse, il semble peser comme une malédiction, une imprécation en quelque sorte, de même que sa nature n’est pratiquement pas comprise, pour beaucoup il est une entité qui nous habite.

                        L’esprit souffle « comme il peut », l’air est porteur de tant de miasmes, il peut allégoriquement être le vecteur de l’ego qui en a la la consistance, il n’est que du vent même si parfois il y a avis de tempête. 

                      • elpepe elpepe 12 mai 2015 03:52

                        Bonjour Mr Hoebeek

                        acceptez deja mes excuses pour ma blague bien stupide de collegien, sur votre dernier article.
                        Sinon j ai tjrs rien compris a votre demonstration mais c est certainement moi.
                        Bien a vous et bonnes chances pour votre quete


                        • sls0 sls0 12 mai 2015 07:31

                          Je suis le béotien de service à coté de tant d’érudition.

                          Comme athée ne voulant pas mourir idiot, j’ai regardé sans approfondir les différentes religions en les replaçant dans le contexte de l’époque.

                          Je suis plus du style à suivre des pièces de monnaie, des bidons, un façon de cuire une poterie, une pierre avec une origine spécifique ou un style architectural à la trace. 
                          Les écrits comme des relevés comptables avec des destinations ça me va, dès qu’il y a de la personnification ou du religieux je deviens un peu suspicieux coté véracité. L’entorse n’est pas répréhensible en soi, c’est plus le message qui est important que de savoir si c’était 30 ou 40 deniers.

                          Ashoka un empereur indien avait des relations avec le bassin méditerranéen à minima culturelles.
                          Ce même empereur après s’être un peu laissé aller à des guerres assez violentes et quelques massacres s’est converti au Bouddhiste. Il avait de gros moyens, il a encouragé la diffusion du bouddhisme, des missionnaires bouddhistes on en trouve en Asie mineure, en Syrie et Alexandrie. D’après une boulangère de l’époque il y aurait aussi eu des causeries avec des esséniens.

                          Du coup je regarde s’il n’y a pas des similitudes ou influences.
                          J’ai trouvé trikaya et le père le fils et le saint esprit.
                          Il y a aussi le sermon sur la montagne qui a un style assez bouddhique.
                          Il y en a peut être d’autres, je n’ai pas approfondi et origine et éducation obligent, j’ai regardé à l’est plus tard quand je me suis intéressé à cette partie du monde au niveau historique.

                          Comme je l’ai écrit j’ai des connaissances limitées, qu’en pense(nt) le(s) spécialiste(s) ?


                          • elpepe elpepe 13 mai 2015 02:11

                            @sls0
                            D’après une boulangère de l’époque

                            C est la femme du boulanger ? ca parait un detail mais d importance
                            Laissez faire les specialistes smiley


                          • Mefrange Méfrange 12 mai 2015 08:39

                            Article très intéressant bien que trop élevé pour mon niveau. Il faudrait une propédeutique. Je ne m’attendais pas à trouver ce type d’article dans AgoraVox. Cette « dissolution de l’ego » est une mue ? La plupart de ceux qui la tentent y renoncent par peur ? Quel rapport avec le « chemin étroit » ? Jean de la Croix et « la nuit obscure » parle-t-il de la même chose.
                            S’il n’est pas possible de pratiquer la voie spirituelle à mi-temps, que faire si on doit payer les factures de fin de mois. La vie spirituelle est-elle faite pour les rentiers ?
                            Merci d’éclairer mes humbles et imparfaites lumières (ce n’est pas de l’ironie !)
                             

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