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Accueil du site > Actualités > Religions > Quelques exemples de rédactions tronquées dans les évangiles

Quelques exemples de rédactions tronquées dans les évangiles

Avant d'aborder l'identité de Jésus, nous abordons quelques copier-coller du Nouveau Testament, nous aborderons dans l'article suivant les strates rédactionnelles : certains passages des évangiles montrent que Jésus est un converti au judaïsme, d'autres montrent qu'il est un prêtre, d'autres encore en font un rabbi pharisien descendant du roi David, certains passages montrent que Jésus remet en question le sabbat, d'autres qu'il l'observe, certains passages montre qu'il défend le point de vue sadducéen contre la loi orale des pharisiens... ces différentes facettes de Jésus correspondent à des époques rédactionnelles que nous tenterons alors de déterminer.

On est habitué à la division des évangiles en chapitres et en versets, néanmoins ceux qui les étudient les divisent aussi en péricopes.

Une péricope contient une narration similaire s’étendant sur un ou plusieurs versets, certaines péricopes sont plus connues que d’autres, celle de la femme adultère ou de la samaritaine.

On sait qu’il y a quatre évangiles. Ceux de Matthieu, de Marc et de Luc sont appelés synoptiques parce qu’ils ont de nombreux points communs. Celui de Jean est assez différent et ne permet pas le même suivi qu’entre les synoptiques.

Les péricopes qui regroupent donc quelques versets sont parfois divisées en sous-péricopes. C’est assez rare.

Et dans les synoptiques nous trouvons même une sous-péricope inversées dans l’épisode de la tentation au désert.

Et cette sous péricope inversée permet de comprendre que les évangiles sont des faux.

Nous montrons la comparaison dans l’image qui ci-dessous :

JPEG - 406.6 ko
les tentations de Jésus

 

Il est impossible d’expliquer par la source Q cette inversion.

Dans le cadre d’un faux, elle est très facile à expliquer :

CEUX QUI RÉDIGÈRENT LES ÉVANGILES (SOUS LES PSEUDONYMES DE MATTHIEU, DE MARC ET DE LUC) TRAVAILLAIENT ENSEMBLE, ILS DEVAIENT DISPOSER DE CERTAINS DOCUMENTS EN PLUSIEURS EXEMPLAIRES, ET D’AUTRES EN UNE SEULE COPIE. 

QUAND LE PSEUDO-MATTHIEU COPIAIT CE QUI DEVIENDRA LES VERSETS 5 À 7 DE SON ÉVANGILE, 

LE PSEUDO-LUC COPIAIT CE QUI DEVIENDRA LES VERSETS 5 À 8 DE SON ÉVANGILE

ENSUITE ILS S’ÉCHANGÈRENT LEURS ORIGINAUX

C’EST ALORS QUE LE PSEUDO MATTHIEU COPIA CE QUI DEVIENDRA LES VERSET 8 À 10 DE SON ÉVANGILE (QUI CORRESPONDENT AUX VERSETS 5 À 8 DE L’ÉVANGILE DE LUC)

ET QUE LE PSEUDO-LUC COPIAIT CE QUI DEVIENDRA LES VERSETS 9 À 12 DE SON ÉVANGILES ET QUI CORRESPONDETN AUX VERSETS 5 À 7 DE L’ÉVANGILE DE MATTHIEU

LES COPIER-COLLER DES ÉVANGILES

Mais on peut aussi étudier les autres sources, certains miracles de Jésus par exemple :

  Plusieurs miracles de Jésus ont été faits aussi par l’empereur Vespasien, qui guérissait des aveugles, des boiteux et des hommes aux mains paralysées. 

Voyons d’abord ce que dit Suétone dans La Vie des Douze Césars (Vespasien, §7) :

Cependant personne n’avait introduit ce Basilidès, que la goutte empêchait depuis longtemps de marcher, et que tout le monde savait être fort éloigné de là. Aussitôt arriva une lettre qui annonçait que les troupes de Vitellius avaient été défaites à Crémone, et qu’il avait été tué à Rome. Vespasien, prince nouveau et en quelque sorte improvisé, manquait encore de ce majestueux prestige qui appartient au souverain pouvoir : il ne se fit pas attendre. Deux hommes du peuple, l’un aveugle et l’autre boiteux, se présentèrent devant son tribunal, le priant de les guérir, sur l’assurance que Sérapis leur avait donnée pendant leur sommeil, que l’un recouvrerait la vue, si l’empereur voulait imprégner ses yeux de salive, et que l’autre se tiendrait ferme sur ses jambes, s’il daignait le toucher du pied. Vespasien, n’augurant aucun succès d’une telle cure, n’osait pas même l’essayer. Ses amis l’encouragèrent. Il fit donc l’une et l’autre expérience devant le peuple assemblé, et réussit. Vers le même temps, sur l’indication des devins, on déterra à Tégée, en Arcadie, des vases antiques qui étaient enfouis dans un lieu consacré, et l’on y reconnut la vivante image de Vespasien.

Nous trouvons aussi dans Tacite, Histoires, Livre IV, §81 : 

Pendant les mois que Vespasien passa dans Alexandrie, pour attendre le retour périodique des vents d’été et la saison où la mer devient sûre, plusieurs prodiges arrivèrent, par où se manifestèrent la faveur du ciel et l’intérêt que les dieux semblaient prendre à ce prince. Un Alexandrin, homme du peuple, connu pour avoir perdu la vue, se jette à ses genoux et implore en gémissant un remède à son mal. Il se disait envoyé par une révélation de Sérapis, la principale divinité de cette nation superstitieuse, et il conjurait l’empereur de daigner lui humecter les joues et les yeux avec la salive de sa bouche. Un autre, perclus de la main, demandait, sur la foi du même dieu, que cette main fût foulée par le pied de César. Vespasien les repoussa d’abord avec moquerie. Comme ils insistaient, le prince hésita : tantôt il craignait le reproche d’une crédule présomption, tantôt l’ardeur de leurs prières et les flatteries des courtisans lui donnaient de la confiance. Enfin il ordonne aux médecins d’examiner si le mal qui prive l’un de ses yeux, l’autre de son bras, peut être vaincu par des moyens humains. Les médecins, après des raisonnements divers, répondirent « que la force visuelle n’était pas détruite dans l’aveugle, et qu’elle reviendrait si on écartait l’obstacle ; que la main de l’autre, jetée hors de sa position naturelle, y pouvait être rétablie par une salutaire pression ; que peut-être c’était la volonté des dieux, et qu’ils avaient choisi le prince pour instrument de leurs œuvres ; qu’après tout, si le remède opérait, la gloire en serait à César ; s’il était vain, le ridicule tomberait sur ces misérables. » Vespasien, plein de l’idée que tout est possible à sa fortune, et ne voyant plus rien d’incroyable, prend un air satisfait, et, au milieu d’une foule attentive et curieuse, il exécute ce qui est prescrit. À l’instant la main paralysée est rendue à ses fonctions, et le jour brille aux yeux de l’aveugle. Ces deux prodiges, des témoins oculaires les racontent encore aujourd’hui que le mensonge est sans intérêt.

Ces miracles sont attribués à Jésus dans les évangiles. Nous avons une guérison de deux aveugles en Matthieu 9, 27-31, mais le miracle est attribué à la foi. Les autres guérisons d’aveugles sont décrites en Marc 8, 22–27 et en Jean 9, 1–41. Dans Marc, nous trouvons le passage suivant :

Ils se rendirent à Bethsaïda ; et on amena vers Jésus un aveugle, qu’on le pria de toucher. Il prit l’aveugle par la main, et le conduisit hors du village ; puis il lui mit de la salive sur les yeux, lui imposa les mains, et lui demanda s’il voyait quelque chose. Il regarda, et dit : J’aperçois les hommes, mais j’en vois comme des arbres, et qui marchent. Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux ; et, quand l’aveugle regarda fixement, il fut guéri, et vit tout distinctement.

Similaire à Jean, qui écrit : 

Après avoir dit cela, il cracha à terre, et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va, et lave-toi au réservoir de Siloé (nom qui signifie “envoyé”). » Il y alla, se lava, et s’en retourna voyant clair. 

Il existe d’autres points de comparaisons flagrantes
L’onction à Bethanie s’articule en trois versions, celle de Matthieu (26, 6–13) et de Marc (14, 3–9) qui sont similaires, et celle de Jean (12, 1–11) qui diverge
Mais toutes sont proches de Pétrone, Satiricon, cap 77–78.

Notons que le Satyricon de Pétrole paraît avoir inspiré l’histoire du coq de Saint Pierre (comparer Matthieu 26, 69–75 ; Marc 14, 66–72 ; Luc 22, 56–62 ; et Jean 18, 17–18 et 25–27 AVEC satiricon, chapitre 74) ou les répugnantes paroles de Jésus qui recommande que l’on mange sa chair et que l’on boive son sang qui se retrouvent au chapitre CXLI du Satiricon, où nous lisons : 

« J’ai trouvé, dit Eumolpe, un bon moyen de tenir en haleine nos coureurs d’héritages. » Et tirant son testament d’un sac, il nous lut ses dernières volontés : « Tous ceux qui sont couchés sur mon testament, à l’exception de mes affranchis, ne pourront toucher ce que je leur laisse qu’à la condition, après avoir préalablement coupé mon corps en morceaux, de le manger en présence du peuple assemblé. Pour qu’ils ne s’effrayent pas plus qu’il ne convient, qu’ils sachent que c’est une coutume observée chez certains peuples de faire manger les défunts par leurs proches, et cela est si vrai que l’on conjure souvent les moribonds de se hâter d’en finir pour ne point trop, gâter leur viande. Ceci pour encourager mes amis à ne pas me refuser ce que je demande, mais à déguster ma chair avec un zèle égal à celui avec lequel ils souhaitent : le départ de mon âme pour le royaume des ombres. »

Notons encore les comparaisons que l’on peut faire entre les crucifixions-résurrections décrites dans le chapitre 111–112 du satiricon (la Matrône d’Éphèse), ainsi qu’avec plusieurs passages provenant du Roman de Chairéas et de Callirhoé composé par Chariton d’Aphrodise.

Comme nous le constatons la littérature profane fut utilisée comme inspiration de plusieurs passages évangéliques…

Mais il y a aussi d’autres influences comme le livre d’Henoch :

Hénoch 98, 3 : « Leur esprit sera jeté dans une fournaise de feu. »
et
Matthieu 13, 42 et 50 : « Ils les jetteront dans la fournaise ardente. »

Hénoch 62, 5 : « Quand ils verront le Fils de l’homme assis sur le trône de sa gloire. »
et
Matthieu 19, 28 : « Lorsque, au jour du renouvellement, le Fils de l’homme sera assis sur le trône de sa gloire. »

Hénoch 2, 4 : « Tous (les justes) deviendront (ou : seront) des anges dans le ciel. »
et
Marc 12, 25 : « Ils sont comme les anges dans le ciel. » 

Hénoch 69, 27 : « La somme du jugement a été donnée au Fils de l’homme. »
et
Jean 5, 22 : a II a donné au Fils le jugement tout entier. »

Hénoch 48, 4 : « Il (le Messie) sera la lumière des peuples. » 
et
Jean 8, 12 : « Jésus leur parla de nouveau, disant : Je suis la lumière du monde. » 

Hénoch 39, 5 : « Là mes yeux virent leurs habitations (des justes) au milieu des anges de sa justice. »
et
Jean 14, 2 : « Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père..., je vais vous y préparer une place. » 

Hénoch 53, 6 : Le Messie est appelé « le Juste ». 
et
Actes des Apôtres 3, 14 : « Le Christ est appelé “le Juste” ».

Hénoch 38, 2 : « Il eût mieux valu pour eux qu’ils ne fussent pas nés. »
et
Matthieu 26, 24 : « Mieux vaudrait pour lui que cet homme-là ne fût pas né. »

etc.

Un des plus importants textes de Qumran est la Règle de la Communauté

Voici aussi quelques comparaison textuelles :

voir image

Les discours de Jésus dans l’Évangile de Jean s’inspire du Discours des deux Esprits contenu dans la Règle de la Communauté, avec une différence, dans la Règle, l’homme a en lui deux esprits, l’Esprit de Vérité et l’Esprit de Perversion, et l’homme doit choisir entre ces deux natures qu’il a en lui, tandis que les réécritures de l’évangile de Jean présente le choix entre suivre Satan et croire en Jésus…

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La règle de la communauté et l’évangile de Jean

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77 réactions à cet article    


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 9 mai 2015 11:57

      Je suis étonné, je croyais qu’il portait une barbe !


    • soi même 9 mai 2015 12:24

      @Qaspard Delanuit, pire que du Mouret comme analyse, l’on voit tous de suite où il situe son interrogation, en dessous de la ceinture !, il y a juste Iga qui va en faire des choux gras !

      ,


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 9 mai 2015 13:23

      @soi même


      Le corps humain est le temple de Dieu en toutes ses parties, aucune n’est indigne.  smiley

    • soi même 9 mai 2015 13:36

      @Qaspard Delanuit, il faut dire cela se prête bien , il est visible l’auteur de l’article utilise le papier bible comme torche cul !


    • Ouallonsnous ? 9 mai 2015 18:58

      @Jean-Pierre Llabrés

      ll a tout à fait raison, les divagations anachroniques de Stephan Hoebeeck sont totalement dépassée et hors du temps, sauf pour la partie inculte de la population encore obnubilée par les croyances religieuses !


    • ARKORA 9 mai 2015 22:45

      .
      RELIGIONS DES TENEBRES
      .
      Réponse au post de Jean-Pierre Llabrès du 9 mai 2015 de 10h34
      .
      Votre photo, hélas, illustre bien la situation.
      Des écrits Gnostiques qualifient Yahvé, le ’’ dieu ’’ de la bible, (qui est celui des 3 religions monothéistes) de Satan.
      Satan est un mot hébreu qui signifie : obstacle, adversaire.
      Les Gnostiques ( qui furent pourchassés par l’église) donnèrent au démon Yahvé le nom de :
      Démiurge.
      Le patriarche Abraham fut l’un de ceux qui le rencontra le premier.
      .
      Dans son post du 9 mai 2015 de 12h17, @Aldous à écrit : ’’ Le diable emporte Jésus sur la plus haute montagne. Dans le symbolisme chrétien la montagne = L’ Etat. ’’
      .
      C’est sur une montagne que Moïse ira s’entretenir avec Yahvé. En donnant à Moïse, sur cette montagne, les fameux 10 commandements (dont celui qui dit : ’’ Tu ne tueras pas ’’ ), Yahvé allait poser les premières bases de son état TOTALITAIRE, et révéler une fois de plus sa vraie nature démoniaque.
      .
      Un jour, donc, Moïse monta au sommet de la montagne Sinaï, tandis que son peuple l’attendait en bas.
      Or, Yahvé, ayant la capacité de voir loin aux alentours - à partir de son univers parallèle et infernal - s’aperçut que certaines personnes parmi son peuple (les juifs) étaient en train de fabriquer un petit veau (un veau qui en plus était censé représenter Yahvé, et non un autre dieu ) et ce, parce que ces personnes voulaient le vénérer et le remercier de les avoir libérées du joug des égyptiens.
      Or, ce démon de Yahvé, du fait qu’il comprend très mal les émotions humaines comme la reconnaissance, l’empathie, l’amour, etc. s’aperçut de l’existence du petit veau, et cru, à cause de son ego et de son narcissisme démesuré, que ce petit peuple qu’il avait choisi de contaminer psychiquement, était en train de vénérer une autre divinité. Aussi, il dit à son prophète Moïse :
      .
      — Ils se sont fabriqués un veau en métal fondu et ils se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices et ils ont dit : ’’ Voici ton dieu, Israël, qui t’a fait sortir du pays d’Egypte.’’
      Yahvé dit à Moïse : ’’ Je vois que ce peuple à la nuque raide. Maintenant laisse-moi, car ma colère va s’enflammer contre eux, et je vais les exterminer ; mais en ce qui te concerne, je ferai de ta descendance une grande nation.’’ (la bible, livre de l’Exode, chapitre 32 versets 8 à 10 )
      .
      Finalement, la colère de ce démon, de ce virus psychique qu’est Yahvé, s’est transmise à Moïse. Et ce dernier se chargea d’organiser un véritable carnage au sein de son peuple, avec l’aide de ses partisans, qui, comme lui, étaient issus de la tribu de Lévi :
      .
      — Moïse leur dit : ’’ Ainsi parle Yahvé : Que chacun attache son épée à sa hanche ; allez, et venez dans le camp, de porte en porte, et tuez, qui son frère, qui son ami, qui son proche.’’
      Les fils de Lévi firent ce que Moïse avait dit, et ce jour-là, ils tuèrent environ trois mille personnes parmi le peuple.
      Moïse dit : ’’ Consacrez-vous dès aujourd’hui à Yahvé ; même s’il vous faut sacrifier votre fils ou votre frère, afin que dès à présent il vous donne sa bénédiction.’’ (la bible, livre de l’Exode, chapitre 32 versets 27 à 29)
      .
      Dans le livre du Deutéronome, Moïse rappelle à ceux qui ont combattu à ses côtés leurs exploits, ou plutôt leurs carnages.
      Il leur fait se souvenir qu’ils ont combattu contre un homme nommé Sihôn et contre son peuple, parce qu’ils étaient venus à leur rencontre pour les combattre.
      Ce qui est logique, puisque Moïse et ses troupes voulaient s’emparer du pays de Sihôn.
      Moïse leur rappelle également que Yahvé fut le principal initiateur de cette
      colonisation-génocide, et qu’il lui avait dit : ’’ Vois ! J’ai commencé à te livrer Sihôn et son pays ; commence la conquête de son pays ’’ (la bible, livre du Deutéronome, chapitre 2 verset 31 )
      .
      Moïse rappelle à ses troupes leurs actions dans le pays de Sihôn : ’’ nous avons pris toutes les villes de son pays, nous les avons toutes détruites car Yahvé les dévoua à l’anathème, et nous avons tué les hommes, les femmes, et les enfants, sans rien laisser échapper.’’ (Deutéronome, chapitre 2 verset 34)
      .
      Un peu plus loin, Moïse rappelle également à ses troupes, que c’est grâce à Yahvé qu’ils se sont emparés d’un roi appelé Og, qu’ils ont tué tout son peuple et détruit toutes les villes de la région : ’’ soixante villes, toute la confédération d’Argob, le royaume d’ Og, (...) nous les avons détruites comme nous avons fait pour Sihôn, et nous avons tué les hommes, les femmes, et les enfants ’’ ( la bible, livre du Deutéronome, chapitre 3 versets 3 à 10 )
      .
      Et ce sinistre chapitre 3 du Deutéronome se referme sur le verset 11, qui nous informe
      que : ’’ Og était le dernier survivant des Rephaïm ’’
      Dans la bible, les Rephaïm sont décrits comme un peuple nombreux et de grande taille que :
      ’’ Yahvé extermina devant le peuple des Ammonites, lesquels dépossédèrent les Rephaïm et s’établirent à leur place ’’ (Deutéronome, chapitre 2 verset 21)
      .
      Il est très facile de constater que Yahvé est un démon, et la bible elle-même dit qu’il est :
      LE CREATEUR DU MAL :
      .
      — Je suis Yahvé, seul et unique, hors de moi il n’y a pas de dieu. Je te ceins sans que tu me connaisses, afin que, du levant au couchant, chacun sache qu’il n’existe personne d’autre que moi : je suis Yahvé, et il n’ y en a pas d’autres. Je forme la lumière et je crée les ténèbres, je donne la prospérité et le bonheur, et je crée l’adversité et le malheur. C’est moi, Yahvé, qui fait toutes ces choses. ( la bible, livre d’ isaïe, chapitre 45 versets 5 à 7 )
      .
      Voici la description que la bible fait de son démon :
      .
      — Dans ma détresse j’ai invoqué Yahvé, l’Eternel, et j’ai crié vers lui. De son palais il a entendu ma voix ainsi que mon cri qui est parvenu à ses oreilles. La terre et les montagnes furent ébranlés parce qu’il était irrité.
      De la fumée sortait de ses narines, et un feu dévorant sortait de sa bouche. Il en jaillissait des charbons embrasés. Il abaissa les cieux puis il descendit : sous ses pieds, il y avait une épaisse nuée.
      Monté sur un chérubin ( ’’ ange ’’ ) il volait et planait dans le vent, et les ténèbres l’accompagnaient, faisant comme un voile, une tente autour de Lui ; il était enveloppé des eaux obscurs et de sombres nuages. De la splendeur qui le précédait s’échappait les nuées, lançant de la grêle et des charbons de feu. (la bible, livre des Psaumes, Psaume 18 versets 7 à 13 )
      .
      Et que pense l’église de prophètes comme Moïse, dont les exploits nous sont racontés dans la première partie de la bible (l’ancien testament) ainsi que de l’ancien testament lui-même ?
      Pour cela, il faut consulter le catéchisme officiel de l’église catholique (publié en octobre 1992 et disponible gratuitement sur internet ) et plus particulièrement les articles 123 et 61 :
      .
      ARTICLE 123 : Les chrétiens vénèrent l’Ancien Testament comme vraie Parole de Dieu. L’Eglise a toujours vigoureusement repoussé l’idée de rejeter l’Ancien Testament sous prétexte que le Nouveau Testament l’aurait rendu caduc (Marcionisme)
      .
      ARTICLE 61 : Les patriarches et les prophètes et d’autres personnages de l’Ancien Testament ont été et seront toujours vénérés comme saints dans toutes les traditions liturgiques de l’Eglise.
      .
      La messe est dite ! 


    • ARKORA 10 mai 2015 03:44

      RELIGIONS DES TENEBRES
      .
      Suite du post du 9 mai 2015 de 22h45.
      .
      Conseils de lectures :
      .
      - LES EVANGILES SECRETS (Auteur : Elaine Pagels)
      .
      Avec Bart Ehrman, la professeure Elaine Pagels est l’une des plus grandes spécialistes au monde du christianisme des trois premiers siècles. Elle est chercheuse et professeure de christianisme antique au sein de la plus prestigieuse des universités américaines dans ce domaine d’études et de recherches : l’université de Princeton.
      .
      - MORTELLE RELIGION  : Du caractère pathogène de la doctrine chrétienne.
      (Auteur : professeur Wendell Watters)
      .
      - LA CONSTRUCTION DE JESUS : Aux sources de la religion chrétienne.
      ( Auteur : professeur Bart Ehrman )
      .
      - LA FACE CACHEE DE DIEU (Auteur : Vincent Ramos)
      .
      - LA BIBLE DEMASQUEE ( Auteur : Normand Rousseau )
      .

      Du côté de la spiritualité :
      .
      - L’ EVEIL DE L’ INTELLIGENCE (Auteur : Krishnamurti )
      .
      - L’ AVENTURE DE LA CONSCIENCE (Auteur : Satprem)


    • ARMINIUS ARMINIUS 10 mai 2015 08:07

      @ARKORA
      Donc si on traduit « satan m’habite » en Hébreu ça n’a plus de double interprétation...
      En dehors de ce mauvais calembour, il est sur que ce sont les multiples travaux des hommes sur les textes religieux qui les ont rendu encore plus ridicules... d’autant plus qu’ils sont en partie inspiré par « l’épopée de Gilgamesh » bien antérieur à la bible, bible qui inspira aussi le coran qui n’est qu’un lectionnaire de la bible, revu corrigé et aussi mal traduit ou mal interprété ( Mahomet étant analphabète)


    • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 10 mai 2015 08:33

      @Qaspard Delanuit
      « Le corps humain est le temple de Dieu en toutes ses parties, aucune n’est indigne ».


      Tout à fait d’accord (si « dieu » existe...).

    • ARKORA 11 mai 2015 02:59

      @ARMINIUS
      .
      Je suis bien d’accord avec vous ARMINIUS.


    • Aldous Aldous 9 mai 2015 12:17

      Démonstation sans queue ni tête.


      Les Evangiles se ressemblent car ils son cohérents. Ou est le problème ? 

      Au lieu de se concentrer sur la forme il aurait été plus utile de parler du fond car il est d’actualité.

      La tentation de la montagne est un enseignement fondamental et qui éclaire notre époque comme aucune autre. En voici l’exègèse orthodoxe.

      Le diable emporte Jésus sur la plus haute montagne. Dans le symbolisme chrétien montagne=État.
      C’est dont le sommet (hiérarchique) du plus puissant empire. Et le diable montre TOUS les royaumes de la Terre et lui dit  : Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes ; car elle m’a été remise, et je la donne à qui je veux 


      Cette phrase explique le fondement de l’orthodoxie et la raison du schisme de 1054. La volonté de domination du monde est a la base du mal. L’établissement d’une gouvernement mondial unique réalisera la prophétie de l’avènement d’un antichrist. 


      • soi même 9 mai 2015 12:49

        @Aldous, quelque que se soit votre propre lecture et compréhension des Évangiles, la question que pose l’auteur est une question tronqué, si vous relisez le premier papier vous vous rendez vite compte qu’il se contredit, à la fois, il dit que les évangiles sont faux et en même temps il reconnait Jésus.et de facto le Christ

        Il est inutile de s’attarder sur sa bafouille, car si l’on comprend le sens profond de la différence de ces quatre Évangiles , l’on voit tous de suite ce qui dit ce cher monsieur est pas le fait qu’il disent des mensonges à chaque phrase qui est important, c’est l’effet qu’il en escompte qui faut comprendre, et à voir son pedigree , l’on comprend toute de suite moi que l’on en dit plus ce qui peut en dire feront l’effet contraire de ce qu’il escompte !

        Il n’est pas loin d’assimilé les chrétiens de tous poils pour des extrémiste de droite voir même de nazillon en herbes !

        Comme vous le dites , il est inspiré, en tout cas par d’une pensé humilité de la crainte de Dieu, il est service de ce nouveaux Pantocrator qui veut nous imposé !


      • jacques 9 mai 2015 13:01

        encore une photo de voyage de nos camarades fabien et marcus ?


        • Antenor Antenor 9 mai 2015 13:09

          Il me semble que la question première est : Pourquoi y a-t-il plusieurs évangiles et non un seul ?


          • soi même 9 mai 2015 13:14

            @Antenor, avez vous fait le tour de l’arbre avec une seul photo ?


          • Antenor Antenor 9 mai 2015 13:37

            @soi même

            Dans un livre, on peut mettre plusieurs photos.


          • soi même 9 mai 2015 13:52

            @Antenor, où bien sur , pour faire le tour d’un arbre, il en faut bien quatre point de vue  !

            Visiblement une subtilité, qui est battue en brèche par tous cette approche de ces théologiens incultures qui font les choux gras de ses glossateurs et torches cul qui étalent leur merde dès qu’il parle des évangiles !

             


          • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 9 mai 2015 16:03

            @Antenor

            Il a bien existé un évangile primitif que j’appelle l’évangile de Pierre (rédigé par Flavius Josèphe) mais qui est perdu... J’en ai tenté la reconstitution dans mon livre... 

            Il ne comporte pas de miracles... excepté des exorcisme et le guérison du FILS DE YAÏR (fils et non fille)
            Il comporte beaucoup de discours et est centré sur les rapports de « Jésus » et de Jean le Baptiste
            Il ne comporte que deux paraboles... (et ce n’est même pas certain)
            Il ne parle pas de résurrection.
            Il situe la mort de personnage qui y est décrit, un peu avant la guerre juive, il fut mis à mort par le grand prêtre Hanan ben Hanan en 62...







          • Feilusha Feilusha 9 mai 2015 17:22

            @Antenor Il y a bien plus que quatre « évangiles ». Vous oubliez les nombreux apocryphes ?


          • Antenor Antenor 9 mai 2015 18:06

            @Feilusha

            Dans mon commentaire, je parle bien de plusieurs évangiles. Les apocryphes ont évidemment toute leur place dans nos tentatives de compréhension de la naissance du Christianisme.

            @ Stephan

            Le seul Evangile de Pierre que je connaisse, c’est celui-là :
            http://seigneurjesus.free.fr/evangiledepierre.htm

            Je remets ci-dessous une explication particulièrement bien argumentée sur la date du fameux recensement :
            http://www.trigofacile.com/jardins/chronica/civilisation/1199-recensement.htm


          • soi même 9 mai 2015 18:48

            @Antenor et Fellusha, bien sur qui y a plusieurs Évangiles, il y a eu à peut près une trentaine de recensés, quatre de retenues, donc pourquoi Saint Jérôme se limita à quatre Évangiles donc l’on sait que l’Évangile de Jean a faillit être exclue ?


          • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 9 mai 2015 19:03

            @Antenor

            Tout à fait, et ce n’est pas à celui-là que je pense, mais à une tradition qu’on retrouve dans l’un ou l’autre textes anciens...

            concernant l’article sur le recensement :

            1. Voici la citation de Suetone : 
             (11) Il se réserva aussi toujours l’inspection des moeurs, et le soin de faire exécuter les lois. C’est en vertu de ce droit, quoiqu’il ne fût pas revêtu de la censure, qu’il procéda trois fois au dénombrement du peuple, la première et la troisième fois avec un collègue, et la seconde fois lui seul.

            Bien malin qui pourra y assigner des dates. En outre, je ne vois pas trop les rapports avec la province romaine de Judée... Ni non plus pourquoi Joseph aurait dû se rendre de Galilée en Judée... 

            En fait tout cela se sont des réécritures, je montrerai ultérieurement que « Jésus » dans les premières versions des évangiles était présenté comme étant un prêtre, un qohen...

            Ensuite dans leurs polémiques avec le sanhédrin de Yavneh, ils firent de Jésus un descendant du roi David (comme les rabbins du sanhédrin de Yavneh) et pour prouver qu’il était le messie, il firent naître Jésus à Bethléem... 

            Pour moi, je n’attache pas une grande importance aux deux versions de Matthieu et de Luc, qui furent rédigées après la publication de l’évangile de Marcion afin de prouver que Jésus avait bien une existence humaine.

            En fait, je pense que dans la version que Marcion eut en main, il ne fut probablement jamais question d’une naissance de Jésus dans un quelconque endroit, mais probablement qu’il lisait néanmoins une origine humaine à Jean le Baptiste, ce qui lui fit supposer que Jésus était apparu spontanément dans les années 28–30... 

            Tout le monde est à peu près d’accord que les parties préliminaires de Matthieu et de Luc furent rédigées par une autre main que l’ensemble des évangiles... et avec des motifs polémiques dirigés contre le sanhédrin de Yavneh...

            Jusqu’à preuve du contraire les recensements d’Auguste ne concernaient que les citoyens romains. Joseph était-il citoyen romain ???? 

            Le seul recensement qui nous est connu et qui a concerné la Judée est celui de 5... et il n’a pas concerné la Galilée... 

            Concernant le recensement, je viens de relire ce que dit Boismard, et il dit que Flavius Josèphe s’est trompé et que le recensement de 6 a été fait en –4... après la mort d’Hérode.
            Notons aussi que Boismard pour tenter de concilier Matthieu et Luc affirme que Marie vivait à Nazareth et Joseph à Bethléem... comme il soutient que la généalogie de Jésus d’après Matthieu serait celle Joseph et que celle d’après Luc serait celle de Marie...

            En fait les parties préliminaires des évangiles de Matthieu et de Luc sont totalement inconciliables... entre elles comme avec ce qu’on sait de l’histoire...

            Le massacre des enfants de Bethléem : inconnu

            Mais prenons d’autres passages inconciliables : Pour matthieu Jésus fuit en Égypte, pour Luc Jésus va au Temple se faire circoncire... si vous parvenez à concilier cela bon courage... 

            Flavius Josèphe ne précise pas les raisons pour lesquelles Archélaos fut démis... peut-être qu’il ne voulut par organiser le recensement et fut démis pour ces raisons... mais cela ramène un recensement de la Judée à 5...

            De plus Jésus enseignant au temple est un copier coller de Flavius Josèphe interrogé au Temple (autobiographie)

            ... 


          • Jean Keim Jean Keim 10 mai 2015 09:12

            @Stephan Hoebeeck
            Il manque qq. indications pour que vous soyez rationnel et crédible, l’évangile de Pierre a été perdu alors comment peut en dire quoi que ce soit ? 


          • Antenor Antenor 10 mai 2015 10:05

            @ soi même

            Dans les trois évangiles synoptiques, Jésus est Fils de Dieu. Or, Jean dans son prologue nous donne la signification du terme « Enfants de Dieu » : ceux qui ont reçu le Verbe. A mon sens, Jésus désigne donc le seul (fils unique) courant de pensée juif qui selon les auteurs des Evangiles, a reçu le Verbe.

            On résout ainsi l’apparente contradiction du Prologue de Jean qui évoque des Enfants de Dieu mais un Fils unique.


          • soi même 10 mai 2015 14:00

            @Antenor, Justement les Évangiles ne son pas des écrits historique et dans se sens, il est vrai de les considérées comme des récits de la vie de jésus - Christ amène au constat que certain font activement en déclarant ses écrits comme étant des faux, et s’attache à trouver les dates des écrites et aussi la plus belle preuve de leurs oppositions à ces textes !

            Pourquoi, et bien c’est simple à comprendre, l’on n’a jamais une réponse avec un point de vue, et c’est pour cela que ces textes ne se laisse par abordée par cette pensé abstraite si cher à ses glossateurs modernes , savoir si cela vient du judaïsme où de la pensés Helléniste, du Pharisaïsme, des Esséniennes où des Sadducéens , c’est prendre beaucoup de temps pour faire l’effort à ne rien comprendre au message qui sous temps ces écrits .

            je vous l’ai dit dans un autre commentaire, un arbre si l’on veut réellement véritablement l’observé et le connaître , il y a quatre point de vue , donc votre remarque sur Fils de Dieux et Enfants de Dieu devrait vous faire comprendre que cela n’a rien avoir avec la tradition juive où autre, mais bien à des nuances d’une réalité spirituel .

            Et même si je vous la donnai , je ne sais si vous allez la comprendre, car c’est avant tous, c’est à vous de la chercher et pas à moi de en donné une réponse toute faite !

            Ce livre prouve rien, il est à pratiqué !


          • soi même 10 mai 2015 14:31

            @Stephan Hoebeeck (Il a bien existé un évangile primitif que j’appelle l’évangile de Pierre ) et c’est en réalité celui de Marc qui était l’élève de Pierre l’Apôtre.

            Il n’a jamais eux d’évangile primitif, c’est une légende historiographique, de farfadet défroqué qui veulent surtout pas comprendre le Message de la Pentecôte !


          • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 10 mai 2015 15:06

            @Feilusha

            J’évite autant que possible les apocryphes car tardifs, réécrits, et encore plus complexes à comprendre que les quatre canoniques...

            J’essaie de classer les logia de l’évangile de Thomas...
            - certains se rattachent à la gnose sethienne primitive (Testament des douze patriarches, poimandrès, etc.)
            - d’autres à l’essénisme
            - d’autres au gnosticisme valentinien...

            autrement dit il s’agit d’un assemblage artificiel... 

          • Zip_N Zip_N 10 mai 2015 19:59

            @Stephan Hoebeeck

            L’auteur a pas compris que l’évangile de Marc a été écris bien avant les autres. Ils ne travaillaient donc pas ensemble leur écriture, l’évangile de Marc est unique il ne prend de passage ni de Luc ni de Matthieu, en revanche celui de Luc et de Matthieu comportent des reprises de Marc à 20%-30%. Comme les juifs ne voyaient pas la prophetisation de Jésus et sa reconversion d’un bon œil, il est possible qu’une chasse au testament de Jésus ai été déclaré et que certain textes « Q » aie disparu.


          • Emile Mourey Emile Mourey 9 mai 2015 13:30

             @ Stephan Hoebeeck 


            Comme je vous l’ai dit dans mon commentaire à votre précédent article, Claude Tresmontant - linguiste aux qualités unanimement reconnues - est certainement le plus grand connaisseur de l’origine écrite des évangiles. Arguments à l’appui, il a clairement expliqué, peu de temps avant sa mort, que les quatre évangiles ont été rédigés avant la guerre de Jérusalem.

            Il s’ensuit que les miracles attribués à Vespasien par Suétone et Tacite ont eu lieu après les évangiles. Ce qui s’accorde d’ailleurs avec le fait que pour Flavius Josèphe, il fallait deviner que le sauveur annoncé était Vespasien (et non Jésus) : « Mais ce qui les avait surtout excités à la guerre, c’était une prophétie ambiguë trouvée pareillement dans les Saintes Écritures, et annonçant qu’en ce temps-là un homme de leur pays deviendrait le maître de l’univers[39]. Les Juifs prirent cette prédiction pour eux, et beaucoup de leurs sages se trompèrent dans leur interprétation ; car l’oracle annonçait en réalité l’empire de Vespasien, proclamé pendant son séjour en Judée (guerre des Juifs, livre IV, V, 4).

            Sachant que pour les Juifs, Dieu s’exprime dans les textes sacrés sous une forme cachée, et même hermétique, il est tout a fait logique qu’ils aient cherché à en extraire ce qui leur semblait être sa parole inspiratrice qui devait les guider.

            D’où vos remarques sur les »reprises" puisées par les évangélistes dans des textes précédemment inspirés, tels que le livre d’Enoch, la Règle de la Communauté, l’évangile qui précède le suivant. Ce n’est pas du simple copié/collé mais une recherche d’une toujours meilleure interprétation de la parole de Dieu, sur le fameux chemin que Jean Baptiste a voulu continuer à tracer. 

            • soi même 9 mai 2015 13:38

              @Emile Mourey, aucun rapport avec la bataille d’ Alésai !


            • soi même 9 mai 2015 13:45

              @soi même, il y a certaint verbeux qui devrait médité cette phrase«  Il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue Saint Jean 3, 22-30.  » au lieux de débites des conneries aux kilomètres !


            • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 9 mai 2015 15:54

              @Emile Mourey

              Claude Tresmontant est parti d’une analyse logique visant à démontrer la véracité du texte évangélique. Il s’est dit : « Si les textes chrétiens sont vrais, ils sont fatalement des traductions de l’hébreu, réalisée à une époque précoce après la mort de Jésus. » 

              Il a donc retroversé le texte grec en hébreu... et il a retraduit ce texte en français... sa traduction est très belle... mais je ne vois pas où il y a une once de preuve là-dedans... à moins que l’exotisme de sa traduction doivent être considéré comme une preuve. 
              Sa traduction du prologue de Jean :

              au commencement était le parler
              et le parler était à dieu
              et dieu il était le parler
              lui il était au commencement à dieu
              tout par lui a été créé
              et sans lui rien n’a été créé
              de ce qui a été créé
              en lui était la vie
              et la vie était la lumière des hommes
              et la lumière dans la ténèbre a resplendi
              et la ténèbre ne l’a pas reçue

              Ma traduction du prologue de Jean
              La Liturgie du Logos ou des Mystères

              Le Prêtre. [v. 1.]
              Au commencement était le Logos, [pause]

              et le Logos était auprès de Dieu.

              Le Chœur. [v. 2.]
              Il était au commencement auprès de Dieu. [pause]

              Le Prêtre. [v. 3.]
              Toutes choses ont été faites par Lui, 

              Le Chœur.
              et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans Lui. [pause]

              Le Prêtre. [v. 4.]
              En lui était la vie, 

              Le Chœur.
              et la vie était la lumière des hommes. [pause]

              Le Prêtre. [v. 5.]
              La lumière luit dans les ténèbres, 

              Le Chœur.
              et les ténèbres ne l’ont point reçue. [pause]

              Le Prêtre. [v. 10.]
              Elle [la lumière] était dans le monde, [pause]

              et le monde a été fait par elle [la lumière], 

              Le Chœur.
              et le monde ne l’a point connue. [pause]

              Le Prêtre. [v. 11.]
              Elle [la lumière] est venue chez les siens, 

              Le Chœur.
              et les siens ne l’ont point reçue. [pause]

              Jean 1, 1–5 & 10–11.
              La proximité de Dieu exclut l’identité à Dieu, cette proximité correspond à l’atziluth des Qabalistes, aussi appelé «  monde de l’Émanation ou de la proximité divine  », il s’agit des dix sephirôth. Il est d’ailleurs étonnant que les qabalistes chrétiens identifièrent assez instinctivement Jésus ou le Logos aux dix sephirôth.
              La partie finale du verset 1 : et le Logos était Dieu, nous paraît être une interpolation.

              Comme vous voyez pour moi, le Logos, c’est le Logos et pas le parler, la traduction de Tresmontant élude ce que ce passage a de philonien ou d’hermétique... Je ne suis d’ailleurs pas convaincu de l’origine chrétienne de cette liturgie, elle me semble plus probablement issue des textes hermétiques avec laquelle elle offre de nombreuses comparaisons...

              Sa rétroversion dut par contre convaincre de nombreux chrétiens de la véracité du message de Jésus.

              Tresmontant fut d’ailleurs accueilli par un silence de mort au sein de l’Église catholique, tout simplement parce qu’à l’époque de ses premiers écrits, l’Église considérait comme un dogme que les évangiles avaient été rédigés en grec par les apôtres sur base de l’Esprit Saint. 

              Aujourd’hui, les travaux de Tresmontant et de Boismard, et de d’autres encore, sont toujours étudiés, mais ils sont considérés comme erronés... 

              La plupart des spécialistes, et nous-mêmes qui ne sommes qu’un modeste dilettante, admettent que certains passages du NT furent rédigés en hébreu ou en araméen et traduits en grec... mais des dizaines de passages furent rédigés en grec et ne furent jamais composés en hébreu ou en araméen, et s’ils le furent les réécritures poétiques grecques rendent spéculative les rétroversions en hébreu











            • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 9 mai 2015 15:57

              @soi même

              Voici mon interprétation du passage :

              Il faut qu’il croisse, et que je diminue.
              Ceci se rapporte à l’ego qui doit diminuer et à l’Esprit-Saint qui doit croître en nous  ; rappelons que c’est la présence de l’ego qui nous empêche d’être illuminés par l’Esprit Saint. Jean 3, 30.

            • Emile Mourey Emile Mourey 9 mai 2015 17:37

              @Stephan Hoebeeck

              Vous dites : Claude Tresmontant est parti d’une analyse logique visant à démontrer la véracité du texte évangélique. Il s’est dit : « Si les textes chrétiens sont vrais, ils sont fatalement des traductions de l’hébreu, réalisée à une époque précoce après la mort de Jésus. »

              Il s’agit là d’un faux procés. Tresmontant était croyant et c’est uniquement par souci de vérité qu’il a remis en question l’explication un peu trop facile de l’exégèse traditionnelle. C’était un spécialiste mondialement reconnu de l’hébreu, du grec, et je crois aussi, de l’araméen, telles que ces langues se pratiquaient à cette époque. Pour lui, il était clair que les versions grecques étaient une traduction presque mot à mot de tournures hébraïques. Il a présenté ses arguments notamment dans son « Christ hébreu » et ces arguments sont particulièrement convaincants. On attend toujours que ceux qui le contestent s’expliquent clairement et publiquement. Pour ma part, je n’ai toujours pas trouvé de contre-argumentation sérieuse.

              Vous préférez le mot grec « logos » au « parler ou parole créatrice » d’origine selon Tresmontant, c’est un choix discutable, mais pourquoi pas ? Dans ce cas, il vous suffisait de relire les évangiles dans une interprétation ésotérique, à la grecque, en remplaçant le mot « Christ » par « Logos », ce que d’autres ont fait avant vous, mais tout en restant dans le contexte des dates de Tresmontant. Cela aurait été certainement plus simple et plus compréhensible que les complications que vous proposez.

              Il n’en reste pas moins que votre travail est intéressant car il prouve par l’absurde (une falsification) que la thèse dominante actuelle d’une rédaction des évangiles d’après la guerre de Jérusalem ne tient pas la route.

            • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 9 mai 2015 17:48

              @Emile Mourey

              Alors attendez vous à une masse de preuves dans les articles suivants qui montreront une publication après le IIe guerre Juive de 135...

              Par falsification, j’entends que les rédacteurs ont remplacé Bannous par Jésus... En outre ils ont attribué à Jésus-Bannous des propos qui proviennent de Simon le Magicien... et ils ont effacé le nom du rédacteur primitif de la vie de Jésus/Bannous : Flavius Josèphe.
              Mais à nouveau, l’identité du personnage dont la vie est narrée dans les évangiles n’est qu’un point de détail, l’important est le LOGOS qui sommeil en chacun de nous et qui n’a aucun besoin d’une existence humaine particulière et définitive... 

              je suis en attente de validation d’un article intitulé Paroles esséniennes et L’hermétisme des neuf charismes, 

              Ensuite, je publierai JÉSUS S’APPELAIT BANNOUS, si agoravox en veut...



            • Stephan Hoebeeck Stephan Hoebeeck 9 mai 2015 17:51

              @Stephan Hoebeeck

              Je précise encore que le nom de naissance de Bannous est Bannous, mais que son nom de conversion pourrait avoir été Jésus...

            • Antenor Antenor 9 mai 2015 18:09

              @Emile

              Vous reprochez à l’auteur ce que vous faites vous-mêmes avec l’Evangile de Matthieu dont vous situez l’action en 48 et où vous remplacez Jésus par Simon-Pierre...

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