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Scandales Berlu : l’Eglise s’immisce dans la vie politique italienne

Les hommes politiques immoraux portent atteinte à l’image du pays. C’est ce qu’a affirmé l’Eglise à propos de Silvio Berlusconi. Une dérive anti-laïque inquiétante, à dénoncer malgré le peu de sympathie que nous inspire le clown qui gouverne l’Italie. Berlu doit partir, c’est évident, mais la presse italienne se charge fort bien de son cas toute seule.

Silvio Berlusconi occupe en permanence la une des médias italiens par ses diverses frasques et en particulier par ses parties fines présumées. La dernière est le Rubygate, du nom d'une jeune fille marocaine, mineure au moment des faits, avec laquelle il est accusé d'avoir eu des relations tarifées. Une enquête a été ouverte par le Parquet.

Le journal de gauche L'Unità a lancé une campagne de presse baptisée "Basta", et une pétition a recueilli plus de 2000 signatures de femmes qui tiennent à faire savoir que toutes ne sont pas des prostituées. Il ne se passe pas un jour sans que des récits de parties fines, fassent la une des journaux, toutes tendances politiques confondues maintenant. Ils proviennent d'écoutes téléphoniques ordonnées par le Parquet et obtenues par la presse d'une façon ou d'une autre.

Berlusconi a exclu de démissionner, se disant serein et assurant qu'il s'amusait beaucoup.

Il a cependant perdu son sang-froid à plusieurs reprises, la dernière fois en direct à la télévision.

On voit par ces exemples que la presse et l'opinion publiques italiennes ont pris son dossier en main et finiront par réussir à le faire partir sous les huées.

Dans un tel contexte, il n'y avait aucune utilité à ce que l'Eglise vienne mettre son grain de sel pour voler au secours de la victoire dans les tous derniers moments d'une bataille sur le point d'être gagnée.

Les hommes politiques immoraux portent atteinte à l'image du pays, nous dit-elle. Oui, certes, le pays s'en est aperçu, et il fait ce qu'il faut pour résoudre le problème.

L'intervention de l'Eglise n'ajoute rien. C'est à son seul profit qu'elle pousse ses pions en s'autorisant à interférer dans la vie politique sous prétexte d'immoralité.

Pour ce premier empiètement sur les prérogatives de l'Etat, elle a soin de choisir son exemple. Il est évident que nul n'est prêt à défendre Berlu. Mais, si l'habitude se prend de permettre à l'Eglise de juger de la moralité des politiques, un petit pas suivra un autre.

La morale est chose trop importante pour la laisser à l'Eglise. Nous sommes tous choqués par les affaires de parties fines, mais il nous est aussi permis de souligner que, moins une femme est vulnérable, moins elle peut être conduite à vendre son corps, et que la contraception et l'avortement sont des éléments-clés pour rendre les femmes moins vulnérables.

Dieu se rit de celui qui déplore les effets dont il chérit les causes, et bien des femmes rient (jaune) de voir l'Eglise déplorer la prostitution tout en leur refusant la maîtrise de leurs corps et de leurs destins.


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6 réactions à cet article    


  • Redj Redj 26 janvier 2011 15:09
    Serait-ce à dire, le cas échéant, que la révolution sexuelle est un privilège réservé à la classe ouvrière et à l’élite intellectuelle qui l’a propagée ?

    ==> Gélone justifie le fait de payer des mineures pour des parties de jambes en l’air. C’est marrant pour quelqu’un qui traite tous les musulmans de pédophiles !!!!

  • Redj Redj 26 janvier 2011 16:41

    Autant pour moi, je m’excuse de vous avoir attribué des écrits sur les pédophiles musulmans. J’ai dû confondre.


    Quant à excuser Berlusconi de toutes ses frasques, vous êtes un peu limite. Lorsqu’on sait que les familles de ces jeunes filles les poussaient à aller plus loin avec Berlusconi pour en retirer des miettes, c’est bien parce-qu’il monnayait ses parties fines. 

    Mais moi j’m’en balance de l’Italie, ils peuvent faire ce qu’ils veulent, c’est juste que cela offre un spectacle affligeant qui montre à quel niveau de décadence on peut descendre.

  • diego149 diego149 26 janvier 2011 16:34

    Une dérive anti- laïque importante
    Sauf que la laïcité est au départ une invention française et que l’italie n’est pas un pays laïque au sens ou vous l’entendez. L’Eglise a un poids important en Italie, comme dans les pays latino - américains, ce qui n’est pas le cas en France. Donc replacez vous dans le contexte. Je ne pense pas que ce jugement du Pape choque les italiens, pas plus qu’il ne prennent ça pour une ingérence de l’ Eglise.


    • Gérard Luçon Gerard Lucon 26 janvier 2011 16:43

      l’église ne serait-elle pas choquée parce que berlusconi n’est pas pédophile ?


      • Xochipelli 26 janvier 2011 20:37

        Chères Amies, Chers Amis

        POUR EN FINIR AVEC LE MONOTHEISME ET LE GANG DU VATICAN

        J’ai le plaisir de vous informer de la sortie de l’ouvrage :

        « La Passion de la Terre. Traité d’écologie sacrée. Comment l’espèce humaine va-t-elle choisir entre la Vision Planétaire et le mensonge patriarcal et théocratique ? » de John Lash. 496 pages. Editions Voix des Semences.

        Disponible chez Liberterre : http://www.liberterre.fr/boutic/bou_list.cgi?codefam=ouv

        Au 7ème siècle avant notre ère, une entité extraterrestre de passage, appelée Yahvé - mais que les Gnostiques Païens appelaient Yaldabaoth, le Démiurge, le dieu dément - proclama, du haut de son “chariot de feu”, « Détruis tout ce qui vit sous l’arbre vert » (Deutéronome). En ce début de 21ème siècle, la théologie de l’annihilation peut se targuer d’une mission presque accomplie : l’agriculture toxique et l’industrie ont transformé une grande partie de la planète en une poubelle cancérigène, la biosphère s’étiole, les grandes forêts ont été coupées, la biodiversité est éradiquée, les richesses planétaires ont été pillées, les Peuples Premiers et Indigènes ont été massacrés et l’humanité se meurt empoisonnée physiquement et psychiquement.

        Le monothéisme Abrahamique, autrefois circonscrit à un petit peuple, qui se croyait élu par le Démiurge, a muté dramatiquement et ses deux mutations les plus virulentes, le Christianisme et l’Islam, ont semé la dévastation durant 20 siècles : conquêtes et conversions, génocides, guerres de religions, bûchers de l’Inquisition, destruction des cultures Indigènes, etc, etc, ad nauseam. Et, de nos jours, même si les maisons closes de la prostitution religieuse (où les dévots vendent leur âme au plus offrant pour un coin de paradis, une rémission de péchés ou, encore même, la vie éternelle) ont été remplacées ou complémentées par les écrans lobotomisants de la réalité virtuelle, le paradigme biocidaire reste néanmoins le même : la haine de la Nature, la haine du Féminin et, en fin de compte, la haine de l’Humain. L’humanité (et une grande partie de la biosphère) est aujourd’hui au coeur d’une urgence spirituelle, pour ne pas dire au coeur d’une extinction. L’humanité peut-elle encore choisir entre la Vision Planétaire et le mensonge patriarcal et théocratique ?

        Cet ouvrage, intense et bouleversant, est de la dynamite théologique tout autant qu’un traité d’Écologie Sacrée. Analysant les Manuscrits de la Mer Morte (occultés pendant un demi-siècle par le Vatican) et surtout les Codex de Nag Hammadi, John Lash décrit comment une secte groupusculaire, messianique et apocalyptique, muta en une puissance mondiale mortifère lorsque le fanatisme religieux Chrétien s’allia à l’Empire Romain. Les instructeurs spirituels Gnostiques, les initiés des Mystères, les Druides, les guérisseurs shamaniques furent massacrés, leurs réseaux d’universités furent anéantis, leurs bibliothèques furent brûlées et les temples Païens furent détruits. Cet ouvrage plonge profondément dans les vestiges des antiques écrits Gnostiques pour reconstruire l’histoire d’Europa (que les Chrétiens reléguèrent dans les oubliettes de leur Histoire) et pour recouvrer la richesse de la spiritualité Européenne Païenne : le monde Celtique, les Mystères Païens, la Grande Déesse, la Terre-Mère, la Gnose et le mythos de Sophia. Il décrit également l’annihilation de cette culture Européenne Païenne sous les assauts des fanatiques Chrétiens. Longtemps avant l’émergence du Christianisme, le monothéisme était une anomalie. L’Europe et le Proche-Orient prospéraient sous la guidance divine de Sophia, l’antique déesse de sagesse. La Terre était l’incarnation de Sophia et elle était donc sacrée pour les peuples Indigènes qui cherchaient leur illumination en sa présence. Cette ancienne philosophie menaçait les croyances rédemptionnistes du Christianisme qui étaient fondées sur la domination patriarcale de la Terre et qui louaient la vertu rédemptrice de la souffrance comme une voie vers l’après-vie.

        Le recouvrement de la sagesse Gnostique et la fusion des enseignements des Mystères avec l’écologie profonde - ce qui constitue la double finalité de cet ouvrage - ne peuvent pas être réalisés sans analyser minutieusement ce qui a détruit la vision Sophianique de la Terre vivante et pourquoi cette destruction fut mise en place. L’histoire de la civilisation Occidentale fut écrite afin de consigner la victoire du patriarcat et de légitimer son programme dément et inhumain. La religion de la rédemption est l’idéologie la plus puissante qui existe en tant que vecteur d’oppression. Ce virus idéologique pandémique n’est, cependant, pas incurable. La vision Sophianique constitue le remède planétaire qui permettra à l’espèce humaine de se libérer de l’emprise des religions monothéistes, de vaincre le patriarcat et de guérir la blessure originelle dont il émergea. L’humanité est maintenant confrontée à un choix décisif : disparaître en s’auto-détruisant ou survivre en oeuvrant en co-évolution avec Gaïa, l’Intelligence Planétaire.

        Au plaisir et très bonne lecture. Les Editions La Voix des Semences déclinent toute responsabilité vis à vis de crises de foi, ou autres crises métaphysiques collatérales, générées par la lecture de cet ouvrage strictement anti-monothéiste.

        Dominique Guillet

        Site personnel : Liberterre
        http://www.liberterre.fr/


        • Jean 27 janvier 2011 00:25

          Vous ne comprenez rien au christianisme, et avez des arguments éculés contre les religions, comme si les Hommes avaient besoin de religion pour s’ entre-tuer.

          Le péché originel est le mental qui se développe dans la matière vivante avec l’ intelligence du coeur non éveillée dans l’ animalité ;

          le christianisme propose à l’ Homme d’ aujourd’ hui de s’ éveiller dans ce sens (union du ciel (coeur) et de la terre (mental) en nous), mais l’ humanité n’ en est qu’ a ses balbutiements, même après quelques millions d’ années, un ou deux disons -je souhaite que nous soyons assez proche d’ un éveil (nouvelle naissance -dixit le Christ- en nous)

          Votre « intelligence planétaire » ne vaut guère mieux que les croyances des religieux ; croyances : produit du seul mental. Concept farfelu.

          Une seule intelligence, la nôtre, mais celle du coeur.

          Mais je pense qu’ on est sorti du sujet...

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