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Accueil du site > Actualités > Religions > Seule, une vie religieuse a de la valeur

Seule, une vie religieuse a de la valeur

Le sens de l’existence ? Il n’y a plus d’intellectuels pour en discuter ? Dans les années 1990, c’était un marronnier, un thème labouré dans l’émission bouillon de culture, une interrogation argumentée dans des journaux qui à l’époque, avaient encore un contenu. Le sens, c’était la vaste question philosophique à visée presque universelle proposée pendant la décennie qui suivit la chute de l’empire soviétique, comme si cet événement avait laissé la pensée dans un état de vide sidéral et de mélancolie sidérante, révélant en fait la vanité et la naïveté des grands récits du grand soir auxquels nous eûmes cessé de croire. Années 80 et un maître mot pour désigner l’atmosphère d’une époque ; individualisme. Un mot qui n’a pas forcément bonne presse mais qui traduit bien les tendances de cette époque matérialiste. Et cette crise du sens qui suivit avec des interrogations sur le religieux, la foi. Et puis des cafés philo. Et aussi des émissions philo. Les gens en quête de sens, d’orientation mais aussi d’interprétation sur ce que signifie l’existence, sa valeur, ainsi que la manière aborder ce vaste questionnement et de trouver du sens.

Les années 2000, avec les gadgets, l’hypermédiatisation, l’ensorcellement par les technologies, les enfumages idéologiques nouveaux, sanitaires, climatique, terroristes, ont entraîné les gens dans une course à la consommation sur fond de craintes, émotions et peurs diffuses, avec quelques ressentiments de catastrophisme. L’individualisme a marqué des points. Disons un certain individualisme, bien entretenu par les médias de masse devenus médias d’Etat qui servent les intérêts des puissants. Tant qu’on fait miroiter les jeux, la réussite matérielle, la concurrence en tout, santé, éducation, loisirs, le souci du corps, le culte du moi, le narcissisme débridé… eh bien ça arrange le marché, l’économie, la gestion politique approximative. Les gens ne pensent pas. Ils ne réfléchissent plus. Ils sont dans le mouvement. L’instant présent, parfois oppressant. Peur de la maladie, de l’échec, de la mort, du déclassement, du licenciement, des accidents… Voilà du sens mais un sens bien réduit et peu glorieux eu égard aux capacités d’élévation spirituelle « offertes » aux humains. Qui ne savent pas recevoir. Et cette vie réussie raisonnée par Luc Ferry, fait-elle du sens ? Ou bien flatte-t-elle le pèlerin moderne circulant dans le centre commercial planétaire ?

Foi, charité, espérance, trois vertus théologales jadis fort appréciées. Et qui avaient du sens ou disons un certain sens. Mais pas ancré dans le champ des matérialités. A notre époque saturée de formes culturelles nous avons sans doute oublié le volet cultuel. Un culte, délaissé par les incultes qui se cultivent de biens culturels de masse… Culte certes mais aussi arnaque religieuse diront à juste raison les mécréants. Les institutions religieuses n’ont pas forcément rapproché l’homme du divin. La seule chose en laquelle on peut légitimement croire, c’est en notre existence et le sens qu’on lui attribue en le trouvant après l’avoir cherché.

En cette époque de crise des valeurs, de crises en tous genres, culturelles, politiques, économiques, religieuses, scientifiques, philosophiques, on doit à nouveau chercher les valeurs, par-delà les fantômes du matérialisme et les lubies du consumérisme. On comprend bien que cette frénésie hédoniste constitue un tsunami dont l’effet est de noyer le silence de la pensée et le retour sur soi pour un examen raisonné de la conscience, sorte de recueillement sacré, moment privilégié où l’âme rejoint les morts et transfigure le temps, se réfléchissant dans l’universel en ressuscitant les vivants. Le temps qui sépare n’existe plus. Les expériences sont recueillies en un miroir universel où les âmes se reflètent.

Après cette fantasmagorie littéraire et presque mystique, je reviens sur des considérations plus existentielles. Avec l’idée d’une nouvelle alliance avec la nature et l’univers. Et bien évidemment une nouvelle ontologie dualiste et complémentaire avec l’interdépendance dans le versant matériel et technique et l’interrelation dans le versant essentiel et si l’on veut, spirituel. L’interdépendance est temporelle, elle est éphémère, matérielle, elle s’hypertrophie à la fin de la Modernité, elle annihile la liberté car elle rend l’homme hyper dépendant. Sans une part d’indépendance, il n’est point de liberté. L’interrelation transcende l’espace et le temps. L’univers n’est pas fait d’éléments singuliers se juxtaposant pour former les objets et les êtres. L’univers est dans ses fondements ontologiques un tissu de relations, une trame algébrique invisible, déductible des formalismes physiques, accessible à un certain niveau de conscience. Le livre de la sagesse des prophètes écrit par Ibn Arabî est éclairant sur ce sujet. Les prophètes unis en une ontologie des miroirs où chacun a sa place, telle une figure reliée aux autres par un sens déterminé.

Et donc, en suivant ces considérations tout en y ajoutant une somme d’écrits ainsi qu’une expérience vécue, on finit par comprendre que le sens de l’existence humaine est donné par la relation avec les autres ainsi qu’avec la nature. La relation accroît l’essence humaine. On n’existe que par la médiation d’une relation avec l’altérité, avec la différence, à travers le regard de l’autre et en sachant aussi regarder les autres, les apprécier, les détester parfois, en espérant pouvoir se pardonner (ou l’être) pour ne pas être hanté par le fantôme de la haine. Voilà pourquoi l’existence religieuse a bien plus de valeur que la vie individualiste. Bien évidemment, il ne faut pas prendre le mot religieux dans son acception théologique. La religion c’est aussi être relié avec l’autre-que-soi sans qu’un Dieu soit obligatoire. La destination de l’homme est religieuse au sens d’être relié, non pas avec des liens matériels mais des relations invisibles, intellectuelles dans le sens de l’Intellect plotinien et non pas réduit à l’intellectualité qui se place au niveau inférieur, celui de la rationalité. Les relations intellectuelles (j’ose le néologisme intellectiques) sont suprarationnelles. Entrer en relation suppose de prendre ses distances avec sa petite personne. C’est en s’abaissant qu’on s’agrandit. Car l’autre prend une place et la conscience s’élargit.

J’existe parce que tu es. Je suis parce que tu existes. Finalement, rien de nouveau. Des pages éclairantes ont été écrites, depuis Montaigne jusqu’à la philosophie du Je et Tu proposée par Buber. Le Tu pouvant signifier le Dieu mais aussi l’altérité. La rencontre du Je et du Tu est une plénitude. Elle se distingue de la rencontre entre le Je et le Cela, lequel ne désigne qu’une facette de l’autre, qu’un aspect. Rien de neuf, sauf que peut-être pour la première fois, le propos sur le sens de l’existence sera en résonance avec les modèles ontologiques de la nature et l’univers.

Finalement, les valeurs théologales n’ont aucune vocation à disparaître mais à être métamorphosées à la lumière des expériences, connaissances et pensées nouvelles. La foi devient une relation avec l’universel et la nature. La charité devient une relation avec les autres. L’espérance devient une relation avec l’incomplétude et le carburant des passions vers l’universel en advenir. Aller, un dernier coup, pour la route ou plutôt le chemin. Triquons à Platon. L’expérience religieuse, avec l’esthétique et le Beau, l’éthique et l’Amour, la vérité et le Vrai… et toujours un livre à écrire ou plutôt réécrire et revisiter tant de grandes pensées ont été divulguées sur ce thème.

 


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62 réactions à cet article    


  • bakerstreet bakerstreet 31 octobre 2013 09:50

     Vous dites : « les enfumages idéologiques nouveaux, sanitaires, climatique, terroristes, » Tout ça vendu en vrac dans le même lot !. 


    Et ensuite : «  on finit par comprendre que le sens de l’existence humaine est donné par la relation avec les autres ainsi qu’avec la nature. »

    Apparament, le climat qui se détèriore n’est pas invité à dire son mot dans votre conception idéalise de « la nature »

    Bon le termomètre ne sait plus trop quoi dire ? 
    Qu’est ce que c’est que cette nature rousséiste, idéalisée. Je crois comprendre qu’elle n’aurait rien à voir avec cette « fumisterie climatique ».

    J’ai bien peur qu’en niant le résultat de ses fautes, et en l’invitant à regarder dans un miroir trop beau, l’homme ne soit pas trop incité à changer, et à rester farouchement individualisme, et à exiger de plus en plus fort l’ouverture des grandes surfaces le dimanche, et surtout pas d’ecotaxes ni de portiques de controles. 

    Le monde comme un gigantesque autoroute, autour d’une terre qui se rétrécit, sous un ciel plombé, avec de moins en moins de bretelles pour en sortir !

    Lisez « La route », de Thomas Mac Carthy, pas le sénateur, mais l’écrivain, histoire de vous redonner le moral !

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 octobre 2013 09:54

      Génial !

      c’est moi qui idéalise la nature !

      Or, quand vous dites un climat qui se détériore, c’est qu’il existe un climat sain. Il n’y a pas de climat bon ou mauvais, ni de climat réglé. L’authentique relation avec la nature permet d’accepter les choses géophysiques et sortir de la vision anthropocentrique et stupidement moderniste

      cela étant, il existe des vrais enjeux écologiques avec les pollutions mais bon... lisez mon billet sur les zécolos


    • bakerstreet bakerstreet 31 octobre 2013 10:29

       Justement je l’ai lu, avant de passer dans cette nouvelle boutique, et j’ai pas été franchement convaincu par vos arguments, qui suivent la même logique bancale, passant du froid au chaud, et faisant l’éloge de l’eau tiède : 


      «  Les écologistes idéologues alliés aux climatologues constituent une secte d’individus devenus fous, croyant que l’on peut agir sur le climat, usant de modélisations mathématiques si incertaines qu’en comparaison, l’astrologie d’Elisabeth Tessier en deviendrait une science exacte. »

      Tout cela m’a remis Haroun Tazieff en mémoire. Qui se souvient de ce type, soi disant vulcanologue, et dont les sorties médiatiques coincidaient avec les grandes catastrophes, sur une mode mineur et couroucé, dans le style« Mais ils nous emmerdent ces écologistes ! »
      Ce type niait la montée des températures, l’effet pathogène de la dioxine, les conséquences de Tchermobyl....Du pain béni pour nos dirigeants, quoique légérement radioactif !
      La montée de la température est maintenant un fait ! De même que la terre est ronde, il n’y pas à revenir la dessus ! 
      Les incidences sont catastophiques déjà pour moultes espèces, et le passage du détroit de Behring par des navires, et ouvert à la prospection, est carrément catastrophique, mais bien la preuve de cet état de fait.

      Que les écologistes soient pour certains des carriéristes, c’est une évidence ! Mais la réalité est nénamoins tétu, et le désaveux de certains, ne remet pas la justesse de leur cause.
       Oui, il faut du controle ! Qu’imaginez vous ?
      Comment croyez vous qu’on a diminué par cinq le nombre de morts sur la route ? 
      Grace aux flics, aux radars, n’en déplaise à certains qui seraient peut être déjà morts si ça n’avait pas été le cas !

    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 31 octobre 2013 13:12

      l’auteur de cet article ne peut etre qu’un débile supporter de BARJOT L ESCROC au logement social et aux assos loi 1901

      QUAND AUX RELIGIONS NOUS AVONS TROUVE PLUS BETE QUE LES CATHO....LES MUSULMANS SALAFISTES ADEPTES DE LA FLAGELLATION DE LA LAPIDATIONS ET DE LA MUTILATION ET des bombes humaines....leur dieu a t il dit "tuez vous les uns les autres.............. : oui


      JE SUIS désolé mais LE DIABLE C’ EST VOUS.....


    • bakerstreet bakerstreet 31 octobre 2013 18:51

       Dugue, je vous cite


      « Or, quand vous dites un climat qui se détériore, c’est qu’il existe un climat sain. Il n’y a pas de climat bon ou mauvais, ni de climat réglé »

      J’en reste sans voix ! 
      Vous produisez beaucoup de fumée pour pas grand chose ! 
      Je ne sais pas ce que vous racontez dans vos cafés philo, mais voilà à la fois l’exemple d’un sophisme et d’une manipulation.
      Auriez vous le culot de répéter cette ineptie dans une de ces villes chinoises empestées par la fumée et le souffre ? Car même la bas, voyez, les gens commencent à oublier ce putain de marché, et à manifester, exigeant des mesures pour survivre.

      Le bon et le mauvais dans cette affaire ne sont pas des valeurs morales, ni des point de vue, juste des constatation de la dégradation de l’ecosystème lié à l’activité de l’homme.
      En quelque sorte nous ne parlons pas d’esthétisme, ni de gout, mais de survie de l’espèce, et autant d’ailleurs des autres. Car bientot la philosophie à la petite semaine ne sera même plus possible, faute de participants vivants !

       La montée abyssale des températures est liée au climat. En un peu plus d’un siècle, nous avons transformé la terre en cauchemar. 
      Et encore, les puits de carbone prodigieux contenus dans les océans, et qui risquent de se libérer, en cas de continuation de l’élévation des températures, sont une épée de Damoclés sur nos têtes. 

      Bon, certains préfèrent regarder les lustres vénitiens, suspendus au plafond des salons mondains, et se rassurer. 
      La négation et le déni sont de pauvres moyens de défense !

    • BlackListed BlackListed 31 octobre 2013 10:04

      « Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi, ni à personne, voilà je crois, toute la morale »

      Nullement besoin de religion pour avoir une morale 


      • robin 31 octobre 2013 10:09

        Ca serait vrai si avait la certitude absolue que telle ou telle jouissance apparemment bonne au moment X (pour moi et les autres) l’est toujours au moment Y, pour ça il faut la connaissance absolue qui n’appartient qu’à Dieu.


      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 31 octobre 2013 13:14

        bien dit et bien écrit MERDE AUX RELIGIONS DU PEUPLE...OPIUM NON ... HERBE DES CHAMPS =FOIN OUI


      • epicure 3 novembre 2013 01:28

        Non pas besoin d’avoir une religion pour avoir une morale.
        Par contre il faut en avoir une pour être incapable de penser que les humains peuvent être intelligents, qu’ils ne sont pas juste des machines déterminées par des transcendances.
        La réponse de robin en est la preuve.

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_d%C3%A9veloppement_moral_de_Kohlberg

        Ce qui est marrant c’est que sur l’échelle des morales, les morales religieuses monothéistes ne sont pas les plus élevées, , la morale la plus élevée demande justement d’être individualiste,de penser par soi même, pour se donner des critère qui transcendent les transcendances religieuses ou sociétales ( loi, ordre, chef) ).

        Mais pour bernard dugué apparemment penser que l’individualisme et l’universel sont compatibles, c’est hors de portée de sont esprit extra matériel. Il confond individualisme et « égotisme », mais ça c’est un discours typique des religieux pour manipuler les opinions .
        Hors le vrai individualisme, le plus accompli ne peut être qu’universel, c’est à dire se basant sur tous les individus , sinon on a des individualismes qui excluent des individus ( « l’égotisme » est al forme la plus aboutie ), et c’est donc al clé pour le plus haut niveau de morale, de pouvoir penser l’universel par sa propre réflexion.


      • robin 31 octobre 2013 10:06

        La spiritualité hormis pour fabriquer une secte à gogos ça rapporte combien vous répondra le matérialiste ras-de-terre, celui qui a partout table ouverte dans les médias ?


        • bibou1324 bibou1324 31 octobre 2013 10:07

          Ce qui me fatigue avec les religieux, que ce soit en une croyance théiste ou même politique, c’est les affirmations gratuites sans aucun début de preuve. Vous affirmez qu’il existe un sens de l’existence humaine, vous affirmez que seule la foi, la spiritualité ont une valeur de « bien » (notion que vous ne définissez pas), vous affirmez que les relations entre humains sont « importantes » (par rapport à ?), vous affirmez l’existence d’un beau, d’u Vrai, d’une éthique, d’un amour. Bref vous affirmez qu’il existe UNE conception de la vie, UNE théologie et qu’elle est votre.


          Il existe des fois qui prônent la renonciation à l’espérance, qui prônent le fait que la vie n’a aucune valeur, allez faire un tour en Inde ... et la foi (car oui, c’est une foi) qu’il n’existe pas de Dieu, qu’on n’a qu’une vie et qu’il faut en profiter plutôt que d’en chercher le sens.

          On peut vivre heureux sans relations sociales, on peut vivre heureux sans amour, sans réfléchir au sens de la vie. Arrêter de vous regarder ne nombril, tous les gens ne sont pas comme vous. Et arrêter d’essayer de convaincre les gens qu’ils vous ressemblent. Chacun est différent. Tout le monde ne ressent pas une « crise ».

          • robin 31 octobre 2013 10:26

            je vous rassure, la Science aussi n’est pas exempte d’affirmations gratuites : du genre : la vie émerge par hasard de la construction complexe de molécules du vivant (sous-entendu la vie s’arrête à ce qui purement matériel et accessible à nos sens et instruments).

            Jésus a énoncé un principe infaillible : Tu jugeras l’arbre à ses fruits. Je doute que les groupes humains qui ont renoncé à faire du respect d’autrui sinon de l’amour et de l’espérance des valeurs importantes sinon centrales ont une grande espérance de vie (et pour cause) et qui plus est de vie heureuse. L’enfer c’est les autres, certes, mais c’est aussi le paradis parfois.

            La construction d’une civilisation se fait surtout grâce à un minimum de relations sociales, de coopération de respect d’autrui, sinon d’altruisme et d’empathie, sinon vous aboutissez très vite au chaos, je suis ébahi que vous ne vous en rendiez pas compte.

            Tu nais, tu bouffes, tu manges tu bois, plus tard tu baises, tu te reproduis, puis tu meurs, le Dieu hasard (car la science croit au Dieu hasard même si elle s’en défend de toutes es forces) aurait construit des merveilles d’ingéniosité biologiques à côté desquelles le plus complexe de nos ordinateurs aurait l’allure d’une fronde à côté d’un avion de chasse tout ça pour ça ? nâitre, bouffer, boire, baiser, se reproduire puis mourir ? qu’on creuse ce concept on s’aperçoit très vite que ça n’est aussi qu’une croyance.


          • bibou1324 bibou1324 31 octobre 2013 11:27

            Votre méconnaissance m’attriste. Non, jamais la science n’a affirmé que la vie émerge par hasard de la construction complexe de molécules du vivant. Il s’agit d’une hypothèse, mot inconnu des croyants, qui raisonnent par dogme.

            Jésus, c’est un mot qui n’a aucune signification pour la majorité de l’humanité. Et chez les 1.7 milliards de bouddhistes, le bonheur est intérieur, un état d’esprit. Il parait que le Bouthan est le pays le plus heureux du monde, bien avant tout les pays catholiques.

            Une « civilisation » est un mot abominable pour moi. Je ne nie pas que lorsqu’un groupe de personne vit ensemble, avoir de l’empathie est nécessaire pour le bonheur collectif. Je nie que vivre en groupe soit la seule façon de vivre.

            La science n’a pas de Dieu hasard. La théorie de l’existence d’un Dieu créateur est une hypothèse scientifique tout à fait valable. Un vrai scientifique doit garder toutes les possibilités à l’esprit. L’existence du Dieu décrit dans la Bible est déjà moins probable, vu les nombreuses contradictions de ce bouquin écrit, il faut le répéter en 1280 après JC, d’après tous les historiens. Basé bien sûr sur des textes antérieurs, que le Vatican refuse qu’on analyse.


          • Rounga Roungalashinga 31 octobre 2013 11:38

            ce bouquin écrit, il faut le répéter en 1280 après JC, d’après tous les historiens

            Ainsi donc la Bible remonte au XIIIème siècle de notre ère. On en apprend tous les jours. Je serais bien intéressé d’avoir la liste des travaux d’historiens qui affirment cela. Elle doit être bien longue, cette liste, puisqu’apparemment les historiens sont unanimes à ce sujet. Mais cela ne m’effraie pas, donnez-la.


          • bibou1324 bibou1324 31 octobre 2013 11:54

            Héhé, vous êtes amusant. Je vous dit que vous n’avez pas écrit un mot correct, en assimilant les athéistes aux scientifiques, ce qui n’a strictement rien à voir. Je vous dit que contrairement à ce que vous dites, la parole de Jésus, personne quasiment ne la connaît (saviez vous que 4% des français vont encore à la messe ?). Je vous prouve que non, le catholicisme n’a pas l’apanage du bonheur. Et vous voulez des références sur les dates de modifications de la bible ? J’ai moi aussi des croyances, qui n’ont rien de réel peut être. Mais il me semble qu’à ce jeux, je ne vous bat pas.


            La poutre et la paille, vous connaissez ?

          • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 octobre 2013 12:07

            Il me semble déceler une sorte d’illetrisme du Net

            Ce billet ne parle pas des religions mais d’une vie religieuse au sens philosophique du terme.

            Incroyable ce que les obsessions peuvent induire comme distorsion dans la lecture, en l’occurrence, une obsessions antireligieuse bien française. la France au bord du naufrage culturel ? Réveillez-vous !


          • L'enfoiré L’enfoiré 31 octobre 2013 21:17

            Réveillons-nous, donc, puisque Bernard le demande.
            Parlons de la Philosophie relieuse
            Un coup d’eoil sur Wiki qu’il faut lire dans sa totalité mais qui définit par
            « La philosophie qui se demande ce qu’est une religion » ce qui est en contradiction avec le titre qui donne l’idée que sans une vie religieuse pas de salut.
            De là, vient en principe l’erreur.
             


          • ARMINIUS ARMINIUS 1er novembre 2013 08:26

            @Roungalashinga
            Il parle de la première version française de la bible. Il y a tant de versions de ces livres sacrés qu’on devrait préciser...Par contre ce qui est intéressant c’est le rapport à une épopée beaucoup plus ancienne que la bible où on retrouve de grosses similitudes : celle de Gilgamesh. Je vous conseille le voyage, c’est étonnant... encore du boulot pour les exégètes...


          • epicure 3 novembre 2013 02:08

            @Par robin (---.---.210.9) 31 octobre 10:26
             
            J’aime les bigots qui font des affirmations qui ne montrent que l’ignorance totale de ce qu’ils parlent, se contentant en bon bigot de répéter les formules toutes faites par des autorités religieuses.
            En science il n’y a pas de dieu hasard,. Parce que le mot hasard ne désigne pas une chose en soi, mais le déroulement de phénomènes complexes dont le résultat dépend des états de départ.des élément du système.
            Exemple la météo est un phénomène qui relève du hasard, parce que le résultat (le temps qu’il fait à un endroit) dépend d’un très grand nombre de paramètres ( température, pression, humidité etc... dans un grand nombre d’endroits ) et qu’une variation de paramètre peut avoir de grand effets( l’effet papillon ), pourtant plus on connait de paramètres des éléments acteurs mieux on s’approche d’une meilleure connaissance et d’une meilleure prévision, mais cela passe par l’utilisation de gros ordinateurs.

            IL y a ce qui est déterminé dés l’état de départ on connait le résultat final.
            L’aléatoire désigne tout phénomène dont le résultat n’est pas déterminable au départ, donnant des résultats différents à chaque « essai », sans aucune logique apparente, ou du moins qui se comporte comme tel.
            Et donc il y a les phénomènes hasardeux, qui sont caractérisées par une complexité plus ou moins grande des interactions, qui en suivant des séquence qui au moins au niveau théorique sont déterminables paraissent aléatoire ( comme les mutations génétiques) , ou au contraire alors qu’on pourrait s’attendre à des résultats variés, à l’aspect aléatoire en s’attendant à une équiprobabilité des résultats , à chaque essai donnent des résultats quasi identiques.

            C’est le hasard des interactions qui fait que les étoiles et planètes sont sphériques, que les galaxies sont des disques aplatis, que les arbres et les deltas de fleuves peuvent présenter la même structure arborescente etc....
            Mais oui c’est plus compliqué à comprendre que de se dire que c’est un dieu , des esprits ou autres qui ont décidé que cela serait comme ça. Il faut mélanger connaissance, réflexion rationnelle bien sûr et imagination pour le comprendre.


            Il n’y donc aucun dieu ou quoi d’autre au niveau scientifique, et surtout pas le hasard.
            Donc tes critiques contre la science sont basées sur des erreurs ou des mensonges.

            Et puis c’est bien une manie de bigot de vouloir mettre de la religion n’importe où surtout dans ce qui s’y oppose dans ses fondements.


          • christophe nicolas christophe nicolas 6 novembre 2013 00:51

            Eddington appelait cela l’antihasard car d’un point de vu scientifique le désordre ne peut que croitre. Cela est bien sur anti Big bang, anti Darwin, anti construction de pyramides par des gugus en pagne....

            Anti con tout simplement.


          • Crab2 31 octobre 2013 10:14

            Les amours et la moraline religieuse :

            Les femmes fatales


            Femme voluptueuse, trop à votre goût, Carmen ne peut que vous déplaire, à notre époque encore épouvante...

            Suite :

            http://laicite-moderne.blogspot.fr/2013/10/les-femmes-fatales.html



            • Henri Diacono alias Henri François 31 octobre 2013 10:26

              à l’auteur,
              Il ne peut y avoir d’uniformité sur cette planète. Surtout parmi les hommes. La dualité existera toujours jusqu’au bout. Cette utopique recherche de paix universelle est vouée à l’échec. Car, alors, les 6, 8,9 ou plus de milliards d’humanoïdes s’ennuieraient à en ...mourir.
              Religions ou pas, riches ou pauvres, tortionnaires ou esclaves etc..., depuis la nuit des temps et sans avoir eu à étudier les philosophes mais simplement jeter un œil sur son Histoire, « l’homo sapiens » est obligé, par périodes, de s’autodétruire.
              Ici bas, iI lui faut des guerres plus que des stades comme soupapes de sureté afin, également , que les peuples - ou ce qu’il en reste - à nouveau plongés dans la quiétude ou ce qu’ils croient être la paix, soient occupés à tout reconstruire, convaincus, les pauvres idiots, qu’ils ne recommenceront plus jamais...jusqu’à la prochaine.
              Alors ? Et bien il nous suffit d’être enfin persuadé que nous ne sommes, chacun, que goutte d’eau, seule petite goutte d’eau dans un océan, destinée à suivre un maigre courant, le sien propre, en évitant si possible les grosses vagues ou les tsunamis. ...avant d’être bouffé par le soleil et redevenir fœtus... de goutte d’eau !


              • robin 31 octobre 2013 10:30

                Votre raisonnement ne fonctionne que sur une vie terrestro-centrée, vous imaginez donc qu’on arrivera jamais à investir d’autres mondes dans l’avenir ?


              • Henri Diacono alias Henri François 31 octobre 2013 12:35

                Robin, nous essaierons ou plutôt nos arrière-arrière petits fils, devenus presque des automates essaieront d’investir d’autres planètes, d’autres utopies...pour recommencer sous une autre forme. A quoi bon puisque le VRAI MYSTÈRE ne sera jamais découvert.


              • christophe nicolas christophe nicolas 6 novembre 2013 00:54

                Faux. la terre n’est pas le lieu du bonheur, elle est le lieu où ’on prouve qu’on veut le bonheur.


              • Dwaabala Dwaabala 31 octobre 2013 10:52

                « Triquons à Platon. » Pas mal.


                • Loatse Loatse 31 octobre 2013 11:52

                  L’homme se croit seul aux manettes...une illusion qui lui vient de la liberté qui lui est donné de s’affranchir de l’Esprit qui transcende la matière...

                  alors il s’agite, forgeant son propre idéal censé amener le bonheur sur terre, l’égalité entre les hommes, fournissant même son propre mode d’emploi relationnel afin que naisse enfin l’harmonie tant espérée..

                  Mais coupé de la Source, qu’il a réduite au silence parce qu’elle bouleverse sa conception de l’humain et de sa place dans le monde qu’il situe au delà de tout ; Que survienne l’épreuve, l’opposition, la résistance à ses belles idées humanistes institutionnalisées (sectes, partis politiques, courants philosophiques) et la facade se fendille, l’autre, cet autre « aimé » dés lors qu’il sert la cause devient l’ennemi à abattre, le mal incarné...

                  Puis ayant survécu au chaos, il n’a de cesse de tenter de comprendre ce qui n’a pas marché, d’y apporter quelques modifications puis de reconstruire différemment ce qui le mènera tôt ou tard à la même impasse..

                  Mais la Source est patiente, elle ne s’impose pas, se laisse chercher puis trouver par celui qui a vaincu la peur de s’en remettre à Elle...

                  C’est au prix de ce renoncement à lui même, à sa toute puissance qu’il croit posséder que naîtra l’homme nouveau...


                  • Crab2 31 octobre 2013 15:37

                    C’est au prix de ce renoncement à lui même, à sa toute puissance qu’il croit posséder que naîtra l’homme nouveau...
                    Et il sera néo-stalinien, fera beaucoup de petits...comme font_font-font et croissent les croyants


                  • epicure 3 novembre 2013 02:34

                    C’est vrai qu’avant que les individus prennent enfin leur destin en main, tout était parfait dans un monde dominé par le religieux, le spirituel, la félicité incarné.
                    Un monde où des gens répétaient stupidement les mêmes gestes, les mêmes phrases, les mêmes textes, sans se penser capable de penser par eux même , de prendre les commandes.
                    Un monde parcouru de guerres, de pillages, de viols, de sacrifices humains, d’exécutions publiques, de tortures officielles, d’esclavage, de mépris légal de certaines parties de la population etc...
                    Quel était le sens de ce monde religieux, spirituel ? ma foi difficile de la dire. Bref en des milliers d’années d’expérience religieuse, spirituelles, où les religions ont eu tout loisir d’imposer la marque religieuse, spirituelle sur les société, il en est ressorti quoi ?
                    Un monde assez laid, où la vie d’un individu n’avait en fait aucun sens, seule la société décidait du devenir de cet individu.
                    Et c’est avec ça que tu crois faire une leçon aux gens qui réfléchissent par eux même, qui ne se laissent pas berner par les discours irrationnels et anti humanistes de la transcendance ?

                    la transcendance c’est l’une des deux mamelles du mal, c’est à dire l’un des deux modes de pensée qui permet de détruire des individus,, avec le particularisme.
                    D’ailleurs tous les pires régimes ont su mélanger la transcendasse avec le particularisme (au moins celui du chef).
                    Les sociétés anciennes, archaïques si elles ont pu autoriser, voire préconiser plein d’horreurs interdites dans nos sociétés individualistes, c’est bien parce que ces sociétés étaient basées sur al transcendance, le rejet de la valeur individuelle (et donc torturable, chosifié, éliminable etc...), associé à un particularisme favorisant la toute puissance des élites, la transcendance renforçant le pouvoir de ces élites au dessus de la plèbe ( à cause du sang, de la caste, la race, le sexe, l’élection religieuse etc.... ) ..
                    Le problème du monde moderne, c’est que depuis 1789 il y a toujoursdes emmerdeurs pour garder l’héritage de ces temps archaïques, ou pour créer un nouvel ordre transcendant et particulariste pour avoir un pouvoir fort et permanent, refuser aux individus constituant les peuples de pouvoir remettre leurs décisions en cause.
                    Le nouvel ordre mondial en est le meilleur exemple, avec l’islamisme (alliés pour détruire l’URSS).


                  • soi même 31 octobre 2013 12:28
                    Seule, une vie religieuse a de la valeur, la quelle ?

                    Tout le problème se situe là, car c’est inévitable c’est avant tous une question individuel et non pas une quette individualiste. l’autre écueil n’est pas de pas remarquer que l’on vie dans une dualité, c’est une évidence. L’enjeu est de trouver le pont pour surmonté les contractes apparent de cette dualité de ses conceptions du monde qui s’opposent.

                    Et c’est bien par rapport à une impulsion individuel que l’on peut retrouvé se lien, ce n’est pas la forme en soit, que l’on aura choisie qui est déterminante, c’est dans quel état d’âme cela est pratiquer.

                    Si ne n’est pas sur la basse du renoncement, de la gratitude, de la reconnaissance,de l’acceptation on ne pourra jamais reprendre à son compte les quartes vertus Platonicienne.

                    • La prudence,
                    • La tempérance,
                    • La justice,
                    • Le courage

                    Car on ne comprendra pas se que veux dire avoir une humilité compréhensive de ceux qui vont forcement s’opposer à cela.

                    Avant tout c’ est de retrouvé le sens des mots, de ce que veux dire être religieux ?


                    • MuslimADieu MuslimADieu 31 octobre 2013 12:51

                      @l’auteur

                      vous voilà en passe d’être accusé d’hérétique par l’inquisition athée.

                      • epicure 3 novembre 2013 02:36

                        L’inquisition c’est l’article qui la fait, en traitant d’hérétique tous ceux qui ne partagent pas les conceptions fumeuses de son auteur.
                        Rein que le titre est parlant par son approche totalitariste est simpliste du problème.


                      • jerome 31 octobre 2013 14:40

                         «  . Triquons à Platon.  » Je n ’ oserais mettre en doute la juvénile verdeur de l ’auteur
                        de ce billet , mais n ’ est-ce pas plutôt «  trinquons  » qu ’il voulait dire  ?  :)  :)


                        • epicure 3 novembre 2013 02:39

                          non non platon était grec, donc il n’y a pas de faute d’orthographe.
                          L’auteur recommande bien la fusion des corps pour facilité l’unité dans l’universel transcendant de l’information ontologique suprarationelle.
                           ;-D


                        • NICOPOL NICOPOL 31 octobre 2013 15:26

                          Cher M. Dugué,

                          "Rien de neuf, sauf que peut-être pour la première fois, le propos sur le sens de l’existence sera en résonance avec les modèles ontologiques de la nature et l’univers.« 

                          Ah bon, et les grecs, c’était quoi alors ?

                          Plus sérieusement, j’adhère entièrement à votre interrogation sur le »sens de la vie« , qui constitue peut-être LE véritable sujet de la philosophie (qui, on l’oublie souvent, signifie »ami de la sagesse« , et pas »métaphysicien dualiste ontologue verbeux« ). Simplement, vous semblez vous résigner (ou vous persuader) que le seul sens possible est d’ordre spirituel, et avez vous le spirituel dérive rapidement sur le religieux, si je m’en réfère à votre titre. Il serait honnête de votre part de reconnaître qu’il y a d’autres réponses possibles, qu’il est tout à fait possible de trouver un sens à sa vie dans une spiritualité non religieuse, voire sans spiritualité du tout.

                          Et, surtout, il me semble que vous éludez ce qui est peut-être le véritable nœud du problème : la question du »sens de la vie« n’est-il pas finalement la question du questionnement sur le sens de la vie ? En d’autres termes, la question du »sens de la vie« mérite-t-il même d’être posé ? A-t-elle un sens ? Ne serait-il pas préférable, plutôt que d’essayer de trouver des réponses jamais satisfaisantes, d’arrêter tout simplement de se la poser ? Comme disent les Indous, »every problem has a solution, if there is no soultion, there is no problem« ... N’est-ce pas finalement cela, la sagesse : vivre, sans se demander pourquoi, sans autre raison que la vie elle-même ?

                          Que dirait Bouddha, Camus, Nietzsche, sur la question ? Je ne pense pas qu’ils auraient la même réponse que vous...

                          Je me permets de vous citer ces lignes magnifiques de Ray Bradbury dans Chroniques Martiennes, et qui résument à 100% ma propre pensée :

                           »Le Capitaine hocha la tête.

                          - Parlez-moi un peu de cette civilisation, dit-il, désignant du geste les cités dans les collines.

                          - Ils savaient vivre dans la nature et se la concilier. Ils ne s’escrimaient pas à éliminer en eux l’animal pour n’être que des hommes. C’est l’erreur que nous avons commise. […] Les Martiens ont découvert le secret de la vie au milieu des animaux. L’animal ne s’interroge pas sur l’existence. Il existe. Sa raison même d’exister, c’est de vivre. Il aime et apprécie pleinement la vie. Vous voyez… la statuaire, ces symboles animaux qui se répètent un peu partout.

                          - Ca me semble bien païen.

                          - Au contraire. Ce sont des symboles divins, des symboles de la vie. L’homme s’est trop écarté de l’animal sur Mars même. Et les Martiens se sont aperçus, que pour survivre, il leur fallait renoncer à se poser cette question Pourquoi vivre La vie leur fournissait la réponse. La vie s’engendrait elle-même, et la plus heureuse possible. Les Martiens se sont posé le problème dans une période cruciale de guerre et de désespoir, alors que la solution leur échappait. Mais une fois la crise apaisée et la guerre finie, la question est redevenue absurde mais dans un sens nouveau. Il était bon de vivre, et toute discussion était inutile.« 

                          Mais peut-être sommes nous finalement d’accord, si par »religion" vous entendez, comme Bradbury peut-être, cet amour inconditionnel pour la vie en tant que telle, pour le simple fait qu’il y ait quelque chose dont nous faisons partie, pour le simple fait que la Nature existe et que nous en soyons une petite parcelle...

                          Bien à vous, 


                          • Rounga Roungalashinga 31 octobre 2013 15:51

                            Et si, au lieu de se demander quel est le sens de la vie, on se demandait ce qui fait que la vie vaut d’être vécue ?


                          • Bernard Dugué Bernard Dugué 31 octobre 2013 17:23

                            Bonsoir,

                            Les Grecs avaient un sens, les Romains aussi, avec les mythes et les dieux qui participaient à ce sens.

                            Ce que j’ai voulu dire, c’est que le sens arrive en prenant conscience des relations et donc, en dépassant le souci de sa propre personne, souci qui lorsqu’il est exacerbé, conduit au narcissisme contemporain.

                            Je n’ai que donné ma propre opinion sur cette question. Des auteurs l’ont formulée de manière différentes, des amis inconnus de ce monde la partagent, d’autres pas. Chacun son avis et son expérience


                          • jack mandon jack mandon 1er novembre 2013 11:58

                            Bernard,

                            Votre article n’est pas entendu sur le plan spirituel, voire philosophique.
                            Du séminaire protestant que j’ai fréquenté à une dynamique spirituelle,
                            comme je l’ai trouvée chez l’une de mes inspiratrices Françoise Dolto,
                            pour ceux qui l’ignorent elle était pédopsychiatre,
                            j’ai compris que le lien irrationnel entre spiritualité et humanité était très fort.
                            Les religieux, dans le sens étriqué, juifs chrétiens et musulmans,
                            ont largement contribué à brouiller le sens du spirituel.
                            Ils se répandent dans un mode existentiel souvent politique.
                            La philosophie apparait comme une espérance.
                            Des émissions télévisées, les magazines, chroniques radiophoniques.
                            Luc Ferry, André Comte-Sponville, Michel Onfray, Alain Finkielkraut ,
                            Raphaël Enthoven, contribuent à montrer la place heureuse
                            que peut occuper la philosophie. Certes, Michel Onfray
                            apparait plus matérialiste, hédoniste qu’il est.
                            Mais cette palette de philosophes constitue des courants humains
                            que l’on retrouve dans la population. Contrairement aux religieux,
                            qui hélas trop souvent sont portés par l’émotion,
                            le philosophe amorce toujours un raisonnement qui échappe
                            aux passions mortifères destructrices.
                            La religiosité peut comme vous le soulignez constituer un fondement
                            d’humanité heureuse et paisible quand elle évolue dans le raisonnement,
                            la tolérance et la paix, à la manière de la philosophie.
                            En attendant l’accueil mitigé que rencontre votre article,
                            et j’en fais de plus en plus l’expérience, montre la confusion qui règne
                            au plan de la communication et la compréhension des termes.
                            La tour de Babel est toujours d’actualité...le mondialisme, le
                            déplacement grouillant des peuples, la multiplication des langues,
                            ne facilitent pas la communication. La religiosité en revanche peut
                            constituer un mode d’échange sans parole, elle est de ce point de vue
                            un moyen de fédérer dans la sympathie ou l’empathie.


                          • Crab2 31 octobre 2013 15:41

                            Le vrai de vrai questionnement :
                            Pourquoi croire ?
                            Pourquoi devrais-je croire ?
                            Pourquoi devrais-je vous croire ?
                            ’’ Quoi penser ’’ ou ’’ Comment penser ’’ ?

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