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SOS Laïcité

Après le discours du président de la République au « Palais du Latran » (Rome le 20/12/07).

Quelques jours dans l’air pur et les cimes enneigées des Pyrénées stimulent les neurones, aiguisent la perspicacité et affûtent l’esprit critique... au point de s’étonner - au retour -, replongé dans le paysage médiatico-politique ambiant, de l’agressive controverse nationale autour des amours présidentielles d’un mannequin-vedette, des seins dévoilés d’une naïade frivole ou encore des dessous affriolants d’une reine de beauté contestée (tandis que messieurs Montebourg et Krivine dissertent allègrement sur le « voyage pharaonique en Egypte »)... alors que semble être passé en « pertes et profits » (politiques ?) le discours prononcé par Nicolas Sarkozy lors de sa visite au pape, discours qui n’est rien moins qu’une remise en cause du principe de laïcité qui fonde notre République...

Certes, le Parti socialiste y est allé d’un communiqué (anodin et peu médiatisé) de M. Glavany, mais le PCF et la LCR (fort occupée à préfabriquer un nouveau parti) sont officiellement restés silencieux... Et il revient au seul François Bayrou le mérite, dans une (excellente) interview au Figaro (le 26/12/07) d’une critique véritable du texte tandis que les associations essentielles de défense de la laïcité semblent faire, à ce jour encore, preuve d’une certaine paralysie de la réflexion et de la plume...

Et pourtant...

A lire le texte produit par le président d’une République dont la Constitution stipule : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale », on est en droit de se demander si la France « fille aînée de l’Eglise » n’est pas de retour dans le giron du Vatican car tout y détruit - en termes généraux et généreux, théoriques et affectifs - l’idée même de laïcité que plusieurs siècles de luttes idéologiques, politiques et sociales ont contribué à élaborer !

Et M. Bayrou ne s’y est pas trompé, lui qui - pourtant -, il y a peu, nous faisait douter de son implication « laïque » et de sa volonté de défendre et de conforter la loi de séparation des églises et de l’Etat, en écrivant à propos de l’expression « laïcité positive »  : « quand on a besoin d’un adjectif (pour qualifier la laïcité -NDLR), c’est qu’on veut changer le sens du mot »... et cela vaut pour les tenants « gauchisants » de « la laïcité ouverte », pour les adeptes communisants « d’une laïcité du XXIe siècle », pour les apôtres bien pensants « d’une laïcité modernisée », pour les thuriféraires « royalisants » de la « laïcité de tolérance »... (la liste n’est pas close : chacun pourra la compléter).

Changer le sens du mot pour mieux changer la réalité historique, idéologique, politique qu’il suppose, pour mieux effacer sa concrétisation réelle dans notre espace sociétal : tel est le projet du texte, telle est la perspective qui doit guider notre réflexion et notre action devant le péril extrême qui menace ce pilier fondateur de notre nation républicaine... Des voix s’élèvent qui proposent des analyses, des arguments, des réflexions : écoutons Yvon Quiniou (Le Monde en ligne du 27/12/07 ) ou encore Catherine Kintzler (Marianne en ligne du 29/12/07 )... Et faisons de « Riposte Laïque » le fer de lance de la contre-offensive...

Comment accepter qu’un président d’une République laïque puisse affirmer, sans trembler, par-delà les précautions oratoires et le rappel prudent du nécessaire maintien des « grands équilibres de la loi de 1905  », qu’il convient aujourd’hui à l’Etat de « reconnaître » les religions (et, en particulier, la première d’entre elles ici...) alors que l’article 2 de la loi organique dit : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte... », ce qui induit que l’Etat sorte de sa situation de neutralité, de son rôle de simple arbitre contrôlant le libre exercice de la liberté de conscience (dont la liberté religieuse n’est qu’une partie), de son abstention devant l’organisation et le fonctionnement des religions, libérées de l’Etat comme la société civile dans son ensemble est libérée de toute emprise religieuse et/ou idéologique. Le discours présidentiel renverse la situation actuelle en imposant « une reconnaissance » des religions qui amène à un dialogue privilégié avec elles (il est vrai que M. Jospin avait ouvert la voie...), à faire participer à l’élaboration de la loi commune « les grands courants spirituels » (quels sont-ils ?) en tant que tels (et non chacun des membres de ces courants en tant que citoyens à égalité de droits et de devoirs) tout en favorisant « leur vie quotidienne »... c’est-à-dire en les aidant matériellement et financièrement ! La démarche, implicite, est bien celle instaurée par les conclusions de la commission « Machelon » (de triste mémoire) : vider de sa substance l’article 2 de la loi de 1905 pour permettre une insertion totale des églises dans l’espace public, pour les faire s’exprimer « sur » l’espace public tout en leur laissant leur rôle spirituel « privé »... Outre que cette démarche écarte, en les ignorant, les 30 % de Français qui ne se reconnaissent en aucune religion (et les 25 % autres qui, reliés à une culture catholique, doutent de l’existence de Dieu...), elle introduit dans l’espace public le désordre et le conflit puisqu‘elle tend à reconnaître aux responsables religieux une autorité et une compétence politique, porte ouverte aux différents communautarismes constitués comme autant de groupes d’influence et dont les lois et coutumes différentes s’opposeront tout en voulant se substituer à la loi générale... Pour être concret, lors de la prochaine campagne des « municipales », quid des demandes de construction de mosquées, des revendications identitaires, des pressions pour obtenir des horaires « féminins » en piscines publiques ou des repas « conformes » dans les restaurants scolaires ? Quid des manifestations ostentatoires des insignes religieux dans les espaces communs à tous ou des impositions de coutumes s’opposant à la loi générale ? Que feront les politiques, de droite comme de gauche ou d’extrême gauche, qui, trop souvent, ont précédé le chef de l’Etat sur ce terrain miné de la laïcité « élastique » ? Quel appel d’air pour la revendication communautariste que ce discours du « Latran » !

Mais ce n’est pas tout ! S’il y a dans ce texte un aspect destructeur de la notion de « laïcité », c’est bien aussi par la récurrence lancinante des références à « l’héritage chrétien » de la France... Le lieu, certes, s’y prêtait ; le moment, aussi... mais l’insistance fait sens et témoigne, d’abord, d’une ignorance (feinte ? manipulatrice ?) de notre Histoire... Car si la France s’est faite en s’appropriant deux facettes essentielles du christianisme (catholicisme et protestantisme) sans gommer entièrement son origine judaïque, elle s’est faite - aussi - en s’appropriant l’héritage « antique » des Grecs et des Latins, tout en intégrant les apports « païens » celtes et franciques, et ceux venus du monde arabo-musulman... Mais, surtout, elle s’est faite contre « l’héritage chrétien » : de l’Humanisme du XVIe siècle aux Lumières du XVIIIe, en passant par le mouvement Libertin du XVIIe (et en se référant aux utopistes et socialistes du XIXe), c’est un bouillonnement de la pensée, un cheminement incessant de la connaissance, un bouleversement de la société sous toutes ses formes, une recomposition économique totale qui ont permis l’émergence du pays que nous connaissons où les valeurs établies (le concept de République ; l’idée de nation ; l’égalité homme/femme ; la liberté de conscience, de parole, d’écriture ; la mise en action de l’esprit de raison ; la notion de progrès, ; l’accès à la connaissance ; l’égalité des droits et devoirs...) se sont toujours établies contre les autorités des Eglises (de l’Eglise catholique, particulièrement) et se sont maintenues par une lutte incessante contre elles (comme elles doivent le faire aujourd’hui face à l’islam...). On n’en finirait pas de citer les conflits, les oukases, les freins, les régressions imposés par la loi religieuse tout au long des siècles passés à la pensée libre comme à l’exercice de la raison, aux progrès de la science comme aux avancées de la démocratie... Et ce n’est pas fini : ne voit-on pas resurgir, portées par le catholicisme, l’évangélisme ou l’islam, les théories « créationnistes » ou les obligations moralisatrices les plus rétrogrades qui enchaînent l’individu ?

Et pour cela encore, le discours du Latran sera un point d’appui... Il relève, en effet, d’un parti pris idéologique inacceptable pour tout homme de raison, pour tout citoyen libéré des croyances et des dogmes définitivement révélés. Qu’est-ce qui autorise le président de la République, dans un texte public déclamé ès qualités où il a le devoir de se tenir à l’écart de toute idéologie comme de toute foi, à déclarer que tout homme a besoin de religion, d’espérance, pour trouver « un sens à l’existence » ; que tout homme a besoin de la religion pour fonder sa morale ; que « la République a besoin d’hommes et de femmes qui espèrent (en Dieu) » par-delà « les facilités matérielles, la frénésie de consommation, l’accumulation des biens » qui ne pourront jamais le « combler » ?... Venant d’un être qui honore le luxe et « la consommation sous toutes ses formes », cela pourrait faire sourire (cependant, comme laïc, je lui reconnais le droit de jouir de l’une et de l’autre dans sa sphère privée) ! Mais vouloir imposer au citoyen libre de ce pays un obligatoire « supplément d’âme estampillé Benoît XVI » pour l’amener à accepter sans broncher sa condition terrestre relève de l’hypocrisie de comportement et de la manipulation idéologique... Cela relève aussi de l’ignorance « du mouvement de son histoire » qui a fait sortir l’homme, par la mise en œuvre de sa propre intelligence, de « sa guenille impure » pour accéder à sa responsabilité « ici et maintenant » et à la construction de son bonheur d’être... Cela relève encore de l’incommensurable ineptie (déjà moquée par Voltaire) de faire procéder la morale de la religion en faisant dépendre les valeurs universelles destinées à réunir l’humanité de croyances aléatoires, étroites, particulières, marquées historiquement et géo-politiquement, souvent opposées entre elles, toujours promptes au conflit pour s’imposer, à l’écart des chemins de la connaissance dont le champ d’investigation infini sape leurs fondements.

La laïcité, oui, est en grand danger... Nous n’aurons certes pas une attaque frontale contre la loi de 1905 : le terrain est miné, et le discours du président s’attache à contourner les « mines ». Mais il trace une ligne idéologique, politique, sociologique... et soyons sûrs qu’elle servira de repère dans un avenir rapproché.

Car il nous faut maintenant relier les fils tissés çà et là  : le traité européen... le discours du Latran... celui de Mme Alliot-Marie en octobre dernier... les textes pontificaux... l’action de la Halde... les concessions faites à l’islam... le rôle croissant des enseignements privés confessionnels... les appels permanents à la charité, à la compassion codifiée, à la solidarité obligatoire comme substituts à une politique globale sanitaire et sociale... l’argent public dilapidé dans des aides aux associations confessionnelles de tout acabit et aux constructions de lieux de culte... l’appel à la reconnaissance des congrégations religieuses...

Il faut relier tous les fils...

Et comprendre que c’est par une politique de « petits pas » que se détricotera la loi de 1905 et que reviendront dans et sur l’espace public les « églises » de toute confession...

Les défenseurs de la laïcité construite laborieusement tout au long de notre Histoire seraient bien inspirés d’oublier leurs querelles intestines et de voir dans le moindre « détail » accepté la possibilité pour « ces églises » d’aller « plus loin » et pour les politiques de tous les partis de se sentir confortés dans leur pusillanimité et leur complaisance électoraliste qui les conduisent à aller au-devant des desiderata communautaristes et/ou religieux... Les défenseurs de la laïcité seraient bien inspirés de se réunir, de présenter un front commun au péril et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Robert Albarèdes

www.laic.fr


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9 réactions à cet article    


  • stephanemot stephanemot 28 janvier 2008 14:26

    vigilance - il ne s’agissait là que de nouvelles banderilles plantées au flanc de la démocratie pendant que le président s’agite pour distraire son attention.

    plutôt que de perdre de l’énergie à courir dans tous les sens, la république doit se dresser fièrement pour faire face aux attaques. et le public a le pouvoir d’obtenir sa survie et la disgrâce du matador.


    • Black Ader 28 janvier 2008 17:08

      La laicité n’est pas un fondement de notre république, elle n’existe d’ailleur que depuis une simple loi, en 1905 et est parfaitement ignoré d’une foultitude de pays dans le monde, sans le moindre probléme.

      Par ailleur, il faut que l’Etat accepte enfin de reconnaitre sa responsabilité dans les diverses spoliations dont il s’est rendu coupable envers l’Eglise, et rembourse.

       

      "à faire participer à l’élaboration de la loi commune « les grands courants spirituels » (quels sont-ils ?) en tant que tels (et non chacun des membres de ces courants en tant que citoyens à égalité de droits et de devoirs) tout en favorisant « leur vie quotidienne »... c’est-à-dire en les aidant matériellement et financièrement !"

      Et ? Il ya bien des syndicats Marxistes, non ? C’est la même chose..

       

      "vider de sa substance l’article 2 de la loi de 1905 pour permettre une insertion totale des églises dans l’espace public, pour les faire s’exprimer « sur » l’espace public tout en leur laissant leur rôle spirituel « privé »..."

       

      Et ?? Ou est le probléme ? Vous voulez rester entre Marxiste et autre républicanistes ?

       

      "elle tend à reconnaître aux responsables religieux une autorité et une compétence politique, porte ouverte aux différents communautarismes constitués comme autant de groupes d’influence et dont les lois et coutumes différentes s’opposeront tout en voulant se substituer à la loi générale..."

      Les fonctionnaires n’ont pas de Loi spécial, de privilége ? Alors, ou est le probléme ? Les USA n’ont pas de "communautés" ? Alors, ou est le probléme ?

       

       

      " Mais, surtout, elle s’est faite contre « l’héritage chrétien » "

      Hum, ca c’est plutôt les Nazi et les facho.

       

      " Il relève, en effet, d’un parti pris idéologique inacceptable pour tout homme de raison, pour tout citoyen libéré des croyances et des dogmes définitivement révélés."

      Pfff.. Votre discours n’est lui même qu’un discour révélé.. Rien RIEN ne prouve que vous soyez un "homme de raison" (et c’est quoi cette "raison" dont vous nous bassinez, sinon vos propre préjugés et croyance ? La "raison", ca n’existe pas, ce n’est qu’un instrument).. C’est de la simple masturbation pour se croire BON, et meilleur que les autres. Ce n’est pas le cas. Surtout avec le bilan effroyable des athée depuis deux siécles...

       

      "Mais vouloir imposer au citoyen libre de ce pays un obligatoire « supplément d’âme estampillé Benoît XVI » pour l’amener à accepter sans broncher sa condition terrestre relève de l’hypocrisie de comportement et de la manipulation idéologique..."

      Que vous "acceptiez" ou non, tout le monde s’en tape. Et puis on ne voit pas le rapport.

       

      "faisant dépendre les valeurs universelles destinées à réunir l’humanité"

      Il n’y a PAS de "valeurs universelles".

      Et il n’est pas question de "réunir l’humanité" !

       

      Votre discours n’est que celui de la peur de perdre le monopole de l’expression, rien de plus.


      • adeline 28 janvier 2008 17:41

        Ne pas s’inquiéter "n’ayez pas peur...." pour qu’il y ait un retour de la religion il faut déja remplir les églises et là c’est pas gagné


        • anny paule 28 janvier 2008 18:42

          Merci à l’auteur de ce rappel fondamental : "notre République est une, laïque et indivisible".

          Il est sûr que ce concept de laïcité avait déjà été très écorné... Même F. Bayroux qui est cité dans l’article, avait tenté quand il était ministre de l’Education nationale, de revenir sur le principe de laïcité de l’Ecole...

          Par contre, ce qui est extrêmement dangereux aujourd’hui, c’est la "folie" de notre imprévisible président qui est prêt à tout pour briller. Toucher à la "bienveillante neutralité" chère à Jules Ferry, c’est ouvrir la porte à tous les communautarismes. Au lieu d’un principe fédérateur, d’un principe central de respect de l’Autre dans sa différence, nous risquons d’assister à des formes exacerbées de ces différences... et à leur revendication.

          Personnellement, je suis agnostique, mais j’accepte que d’autres se revendiquent d’autres formes de pensée et de croyance. Je ne voudrais pas que l’on m’oblige à adhérer à l’une quelconque des religions monothéistes admises sur notre territoire... Je ne pourrais pas...

          Nous avions mis plus d’un siècle pour arracher nos enfants à l’emprise de l’Eglise... nous n’allons pas renier ce qui nous a construits... Nous devons entrer en Résistance. C’est effectivement très grave ! 


          • docdory docdory 28 janvier 2008 19:24

             @Robert Albaredes 

             

            Merci pour votre excellent article . Maintenant , il faut que le mouvement laïque agisse , il faut organiser à Paris une manifestation nationale de défense de la loi de 1905 . Il faut que Bayrou aille jusqu’au bout de sa logique et demande la réunion du Parlement en Haute Cour : Sarkozy doit être destitué en raison de ses attaques d’une virulence sans précédent contre la laïcité , sur laquelle il est constitutionnellement chargé de veiller ! cf le texte de la constitution de 1905 et son paragraphe concernant les "manquements du président à sa charge " et leur sanction !

            Le peuple français commence à être très énervé de cette situation , nul doute qu’il serait prêt à défiler en masse . Il faut que la gauche réagisse , en tout cas la minorité du PS qui reste attachée à la laïcité , il existe aussi une droite sincèrement laïque ( Nicolas Dupont Aignan , Corinne Lepage ) il faut unir tous les républicains pro-laîques , de gauche comme de droite !


            • Bobby Bobby 29 janvier 2008 13:00

              La France, attaquée de toutes parts !

              Ce n’est pas seulement du côté religion (s)... que de grands prètres lui font subir les derniers outrages, elle à déjà adopté les procédures dites "sécuritaires" du grand frère d’outre Atlantique... et d’autres !

               

              Les autres pays, s’alignent, ou sont déjà alignés ! Ce n’est qu’un question de temps ! les puces "rfid" vont inonder notre vie de tous les jours.... (merci Kodak) mais que deviendra le sourire sympatique que m’a si gentiment accordé la caissière du petit supermaché ce matin si ces puces la remplacent dès demain ? ... si, comme son voisin, ils se retrouvent eux aussi au chômage ? Dois-je crier VICTOIRE à nos technologues de tous poils pour nous avoir concocté ce monde nouveau (et son ordre) où le fameux "1984" d’Orwell fait figure de vieillerie complètement dépassée ?
               

              Vous avez dit "religion" ? c’est le mot qui est censé re-lier ! quelle signification ces notions auront-elles encore demain ? Les vlaeurs démocratiques sont d’ores et déjà obsolètes aux mains de malins qui n’ont, comme vous et moi, qu’un seul projet, celui de survivre (et pour eux, avec leurs prérogatives) dans ce monde qui risque bien d’être dévasté dans peu de temps par des guerres fraticides dont le justificatif sera puisé dans le répertoire le plus basique de l’homme, comme d’habitude devrais-je dire. La (les) religion (s) n’a jamais, de toute l’histoire du monde fait que semer discorde(s) et guerre(s) faisant plus de morts qu’aucun autre sujet ! Aujourd’hui, la religion, c’est le pouvoir ! ce n’est évidemment pas dans les églises qu’on risque de la trouver, mais du côté des grands possesseurs, ceux qui détiennent efferctivement ce "pouvoir" qui commandent aux fantoches politiciens, ces 2% à peine de personnes hyperprotégées qui sont les réels décideurs de toute l’organisation sociale actuelle... et future ! Je ne suis pas sûr de trouver chez ces dernières, la moindre trace de "religion" au sens ou vous l’entendez.

               

              Notre dépendance énergétique va, à mon sens déterminer toute notre "politique" et passer inévitablement par les mains de ces personnes intouchables, mais qui portent une lourde responsabilité sur notre avenir... quoi que l’on fasse ! C’est bien ce déséquilibre qui régit le monde et je prie voir mal, car je fais partie des 98% qui n’ont pas voix au chapître !

               

              Je vois ce monde qui évolue de plus en plus technologiquement, et l’apauvrissement corrolaire des relations humaines. Faut-il croire qu’il y a corrèlation inverse directe et imprescriptible entre ces deux champs ?

               


              • dup 30 janvier 2008 11:04

                voyez oû cel peut mener

                http://spirituallysmart.com/

                Partie 1 et Partie 2 et Partie 3 et Partie 4 et Partie 5.

                effrayant !!!


                • Pierre Régnier Pierre Régnier 30 janvier 2008 12:24

                  Le SOS de Robert Albarèdes est sain. La laïcité est manifestement menacée, et elle l’est de façon très perverse. Le Président de la République ne dit pas : « il faudrait, selon moi, détruire la laïcité, je vais proposer une modification de la loi dans ce but », il LA DÉTRUIT en méprisant très explicitement, dans des discours très officiels, la loi qui lui fait devoir de ne reconnaître, ni salarier ni subventionner aucun culte.

                  Si la République fonctionnait encore normalement le problème aujourd’hui discuté serait du genre : devant quelle juridiction le Président doit-il comparaître pour cette grave infraction commise dans l’exercice de ses fonctions ?

                  Cependant, comme toutes les initiatives qui, heureusement, se multiplient pour la défense de la laïcité le SOS de Robert Albarèdes souffre, selon moi, d’une faiblesse : la lutte contre la violence religieuse n’y est pas assez clairement liée à la défense de la laïcité. C’est cette faiblesse qui permet à Black Ader d’énoncer cette énorme et dangereuse sottise : « La laïcité...est parfaitement ignorée d’une foultitude de pays dans le monde SANS LE MOINDRE PROBLÈME » (c’est moi qui souligne).

                  Ce commentateur a parfaitement le droit de penser que toutes les maltraitances, exercées notamment contre les femmes, les lapidations, les mutilations, les meurtres individuels et collectifs, les interdictions de s’exprimer librement, de n’avoir pas de religion ou d’en changer quand on le souhaite... « dans une foultitude de pays » non protégés par la laïcité républicaine ne pose aucun problème. Les citoyens pacifiques et conscients ont, eux, le devoir de défendre les lois qui ont été mises en place au cours des siècles précédents, en France, pour nous protéger de telles horreurs.

                  Mais il faut plus encore CONSOLIDER ces lois, et les étendre au monde entier par la voie démocratique. Aujourd’hui, dans les faits, c’est plutôt le « droit à l’horreur » qui s’étend.

                  J’ai été surpris de constater que, suite à la proposition faite par AgoraVox à ses lecteurs de choisir avec les journalistes du site ses prochains sujets d’enquête, une idée d’enquête émise le 5 décembre par Tall n’ait pas été reprise et discutée, complétée, améliorée : « Le coran est-il hors-la-loi pour incitation à la haine et xénophobie ? »

                  Il ne suffit pas de répondre que, non, actuellement, le coran n’est pas hors-la-loi. Il faut débattre de la manière dont la loi doit MIEUX protéger contre la criminalité religieuse, et réfléchir aux transformations indispensables, au sein des religions - de toutes, pas seulement de l’islam - pour qu’elles soient compatibles avec les Droits de la personne humaine (dits Droits « de l’homme »).

                  L’année 2OO8 est celle du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Il faudrait en profiter pour constater ses insuffisances en regard de l’extrême violence religieuse effective - pas seulement théologique - exercée ces dernières décennies partout dans le monde. Il faudrait examiner comment la violence théologique - la conception criminogène de Dieu chez ceux qui croient en Dieu - entraîne la très concrète criminalité commise au nom de Dieu.

                  L’article 18 de la Déclaration dit ceci : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »

                  Il me semble qu’il faudrait faire préciser que le droit d’enseignement accordé aux religions « EXCLUT les appels à la maltraitance et au meurtre ou leur justification ». Il faudrait même faire ajouter que les religions « doivent SE RENDRE compatibles avec les Droits de l’Homme en rejetant explicitement de tels appels ou justifications ».

                  Actuellement, par leur enseignement d’une prétendue juste conception criminogène de Dieu, les religions NE SONT PAS compatibles avec les Droits humains. Plus que tous, les croyants ont intérêt à en prendre conscience et à se débarrasser du terrible fardeau spirituel dont leurs mauvais bergers les ont chargés depuis toujours. Le « choc des conceptions (pacifiste et criminogène) » AU SEIN DES RELIGIONS est le plus sûr moyen d’éviter le « choc des civilisations ».

                  Mais ce sont tous les adeptes - croyants de toutes les religions, agnostiques et athées - de la communauté humaine tolérante, pacifique, égalitaire et solidaire qui ont intérêt à la clarification. Et c’est seulement en luttant CONTRE LES BASES de la violence religieuse, PARALLÈLEMENT à la défense de la laïcité, que celle-ci pourra être efficacement défendue.

                  Pierre Régnier


                  • chabou chabou 20 février 2008 11:05

                    si l’enseignement religieux devenait obligatoire dans les ecoles comment expliquerons nous a nos enfants que jesus se proclamait fils de Dieu, faut arreter le delire, les religions ne sont que du delire alors de grace permettons a nos ecoles laiques de le rester, pour memoire je crois savoir que jesus christ etait sujet a des delires mystiques, qui ne le concernait que lui meme et qui n’ont aucun rapport avec la vie aujourd’hui ici et maintenant

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