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Accueil du site > Actualités > Religions > Spinoza, célèbre victime de l’obscurantisme

Spinoza, célèbre victime de l’obscurantisme

Albert Einstein, qui avait pu bénéficier d'un accès privilégié à la bibliothèque des oeuvres de Spinoza fut abasourdi de découvrir tant de sagesse, de richesse, d'audace et d'intelligence chez ce philosophe détesté de son temps. Il lui dédia un poème spécial : «  que j'aime cet homme noble plus que je ne puis le dire. Pourtant, je crains qu'il ne demeure seul auréolé de sa lumière. » (Albert Einstein, poème « pour l'Ethique de Spinoza, écrit le 2 novembre 1920).

Vous ne trouverez pas plus opposé au communautarisme que Baruch Spinoza qui accepta de payer le prix fort son choix de penser librement, par lui-même. Il aurait pu se soumettre à sa communauté. Le rabin lui proposa même un poste prestigieux mais il refusa tout compromis au nom de la recherche de la seule vérité.

"Le problème Spinoza" de l'écrivain Yalom raconte de façon romancée comment le jeune philosophe fut excommunié par un rabin fanatique : celui-ci déclara publliquement un "herem" envers Spinoza, et le bannit à vie de sa communauté. Quel était le crime du jeune philosophe, reconnu pourtant comme le représentant le plus prometteur de sa communauté pour son esprit savant ? Avoir défié la pensée dominante en posant des questions de bon sens sur les miracles et autres affirmations contenues dans la Torah - mais le plus souvent dans les interprétations personnelles des hommes savants qui l'ont commentée - et qui à ses yeux ne reposaient sur aucune cause rationnelle.

L'excommunication, le "herem" en hébreu, prononcé contre lui fut d'une exceptionnelle violence. En fait, Spinoza joua le rôle de véritable bouc-émissaire. Le herem prive un homme de la communauté de tous droits, à l'exception de celui de survivre (enfin, s'il y parvient). Elle interdit tout commerce, toute transaction, toute profession, tout enseignement ou étude, dans la communauté dont il est chassé. Il y bien plus : celui qui est frappé d'un herem n'a plus le droit à aucun contact avec sa famille. La religion légifère donc et réprime au sein même des foyers !

La haine, un choix volontaire de l'obscurantisme religieux

Etant aussi interdit de publier, le jeune Baruch dut se replier sur une activité qu'il connaissait : le polissage de verres.

Spinoza qui avait longtemps observé l'effet des passions religieuses sur le comportement de ses contemporains fut victime d'un attentant au couteau, frappé par un illuminé qui criait "hérétique ! Hérétique !" Ce fait n'est évidemment pas sans rappeler d'autres faits, contemporains ceux-là, et concernant une autre religion. Tout comme des islamistes tuent des musulmans au 21ème siècle de l'ère chrétienne, des Juifs étaient appelés officiellement à haïr et à attenter à la vie de leurs frères au nom d'une vision plus qu'excessive de la foi. Dans les deux cas de figure, il y a légitimation officielle de la haine par l'autorité religieuse. Comme quoi, la haine est bien une composante délibérée des religions. Le catholicisme a, pour ce qui le concerne, prôné la haine envers des femmes déclarées sorcières et jetées dans des bûchers.

Molla Sadrâ Shîrâzî, philosophe iranien (1571 - 1636) eut lui aussi à se plaindre de l'aveuglement des doctes religieux. Ce philosophe n'est pas n'importe qui : héritier des sages de la Perse zoroastrienne et des penseurs chiites, il avait aussi l'esprit très ouvert aux philosophes antiques.

Ce qu'il écrit dans "Le Livre des pénétrations métaphysiques" (Verdier, 1988, traduction d’Henry Corbin) est encore valable aujourd'hui où les Lumières n'ont pas encore remporté la partie sur l'ignorance, le dogmatisme et la haine obscurantiste.

« Dès l’aube de ma jeunesse, j’ai consacré mes efforts, dans toute la mesure où le pouvoir m’en avait été donné, à la philosophie divine [la métaphysique]. […] J’ai constaté l’hostilité que l’on s’attire de nos jours à vouloir réformer les ignorants et les incultes et j’ai vu briller de tout son éclat le feu infernal de la bêtise et de l’égarement dont la source n’est autre que la misère malsaine et la médiocrité des élites. […] En raison de leur hostilité à l’égard de la connaissance et de la gnose mystique et parce qu’ils rejettent totalement la voie de la philosophie sagesse, de la certitude personnellement vécue et de l’argumentation, [ces gens] demeurent interdits et privés des sciences sacrées et divines […]. Alors cet étouffement de l’intelligence et cette congélation de la nature s’ensuivant de l’hostilité de notre époque me contraignirent à me retirer dans une contrée à l’écart, me cachant dans l’obscurité et la détresse, sevré de mes espérances et le cœur brisé […]. »

Deux philosophes intègres, deux esprits très éclairés

Molla Sadrâ Shîrâzî, puis Baruch Spinoza, furent les esprits les plus sages et les plus aiguisés de leur époque. Aujourdhui, chacun le reconnaît.

La théorie de Sadrâ Shîrâzî est qu'il faut tenir compte à la fois du principe interne de transformation des choses, appelé « nature », et de l'acte perpétuel de création, une causalité horizontale et une causalité verticale. En d'autres termes, l'homme n'est pas qu'un être en devenir, il est aussi création et projet par le jeu de sa volonté et par conséquent de sa propre liberté. Il voit dans la philosophie un moyen, à la fois, de perfectionnement de l'âme et investigation intellectuelle par argumentation logique.

Le philosophe iranien affiche la même obsession qu'aura Spinoza : la recherche de la perfection. Pour lui, "la recherche de ce qui est supérieur est implantée dans la complexion de l’inférieur". "La perfection de la chose et son activité consistent en quelque chose qui est plus intense qu’elle-même en existence et plus noble en essence". 

Le bien et le mal au service du dogmatisme religieux

Spinoza avait bien pris conscience que les notions de bien et de mal étaient à géométrie variable selon les autorités qui les édictaient ou les répandaient. Son idée, scandaleusement choquante pour la communauté de son époque, était que le bon et le mauvais sont les deux sens de la variation de la "puissance d’agir" : la diminution de cette puissance (tristesse) est mauvaise, son augmentation (joie) est bonne (Ethique, IV, 41). Est bon ce qui augmente ou favorise notre puissance d’agir.

« Si les hommes naissaient libres, ils ne formeraient aucun concept de chose bonne ou mauvaise aussi longtemps qu’ils seraient libres. »

Ce voeu de liberté sera suivi plus tard par l'inscription sur une plaque de sa maison d'un autre voeu, d'un autre "si..."

« Oh ! Si seulement tous les hommes étaient sages
Et si tous étaient de bonne volonté
La Terre pour eux serait le Paradis,
Mais maintenant, c’est la plupart du temps l’Enfer
. »

(vers du poète Dirck Rafaelsz Camphuysen dédiés à Spinoza)

La foi ne devrait-elle pas connaître des limites ? Les première limites ne devraient-elles pas être la haine de l'autre et l'inquisition dans la vie familiale ? L'esprit de tolérance de notre république laïque n'implique-t-il pas d'interdire, sur notre territoire et dans la totalité de notre espace commun, toute propagation d'idées radicalement opposées aux Lumières ? Mais il est vrai que les religions et la Raison se disputent la référence à la lumière. La lumière est, pour les croyants, la vérité de leur foi. Pour les philosophes, elle est la vérité rationnelle. C'est un paradoxe qui reste à élucider (mot dont l'origine se réfère aussi à la lumière) avec une grande lucidité (idem) !

Oui ! « Si les hommes naissaient libres" et "si seulement tous les hommes étaient sages et tous étaient de bonne volonté..." !


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22 réactions à cet article    


  • Ratatouille Ratatouille 23 juillet 11:55

    Plus vous êtes intelligent et lucide,plus vous en prenez plein
    la poire.
    l’ouvrir c’est un gros risque,l’écriture est une armure et permet
    d’atteindre d’autres pays,avec les vidéos maintenant l’on peut
    véhiculer des idées aussi ,la censure a une autres formes et la
    psychologie à donnée des moyens inattendus pour le contrôle
    des cerveaux.
    Pauvre Spinoza il a dut souffrir un max.
     


    • Taverne Taverne 23 juillet 14:38

      @Ratatouille

      Fort heureusement, Spinoza fut découvert et sa pensée réhabilitée par le poète le plus intelligent que l’humanité a porté, je veux parler de Goethe.


    • Ratatouille Ratatouille 23 juillet 13:47

      Difficile aux contemporains d’accéder aux anciens .
      Le monde du jetable et neuf qui ne vaux déjà plus rien à
      la sortie du magasin obscurci l’esprit .
      L’idéale de cette société serait le type qui achète du neuf
      sur internet et le met en vente aussitôt sur un autre,le
      même site pourrait faire les deux transactions,l’on pourrait
      montrer virtuellement ses nouvelles acquisitions via le site
      à ses voisins ou amies .
      Je me demande si l’enseignement est à la hauteur du défi
      (faire découvrir la pensée) et si les enseignant eux mêmes
      en sont capablement.
      Luc Ferry avais dit dans une émission avoir mis 5 années
      pour lire la Phénoménologie de l’Esprit du philosophe Georg Wilhelm Friedrich Hegel. (mon pote François a mis 3 ans. lol).
      pour le reste il ne dit pas.
      Qui est capable chez nos jeunes de lire et comprendre le capital de Marx
      2/10000 je suis optimiste .
      sur vox
      Isga et jo.di ne sont déjà pas d’accord sur le sujet.

       


      • jack mandon jack mandon 23 juillet 21:14

        Taverne,

        Le juste est solitaire.

        La foi ne devrait-elle pas connaître des limites ?

        Elle est limitée puisque engendrée souvent par l’affect, elle devient projective. En finalité engendre le conflit.

        Les première limites ne devraient-elles pas être la haine de l’autre et l’inquisition dans la vie familiale ?

        C’est à dire que c’est un aspect de son aboutissement.

         L’esprit de tolérance de notre république laïque n’implique-t-il pas d’interdire

        La république, sans tête et sans couille, pas grand chose à attendre d’une institution engendrée par la révolution capitaliste de 1789. De l’horreur, de la misère et des guerres sans fin. L’histoire parle d’elle même.

        , sur notre territoire et dans la totalité de notre espace commun, toute propagation d’idées radicalement opposées aux Lumières ?

        Les lumières ? dans le contexte des études, sous influences j’y croyais, comme il s’agissait de croyance, fatalement je me trompais.

         Mais il est vrai que les religions et la Raison se disputent la référence à la lumière. La lumière est, pour les croyants, la vérité de leur foi. Pour les philosophes, elle est la vérité rationnelle. C’est un paradoxe qui reste à élucider (mot dont l’origine se réfère aussi à la lumière) avec une grande lucidité

        Hors système religieux ou philosophique, il est des hommes honorables comme Spinoza.

        Dans tous les systèmes de la société de l’avoir, l’homme authentique n’existe pas.

        La vie de votre héros est suffisamment éclairante.

        Merci Taverne pour votre article sensible

         bonne soirée.


        • Taverne Taverne 23 juillet 21:54

          @jack mandon

          Merci Jack. J’aurai sans doute besoin de votre lumière lors de la publication de mon prochain article sur les dimensions humaines la semaine qui vient. En effet, il est une dimension que je ne connais pas du tout, c’est celle de la foi. Comme vous le savez (ou pas), je développe une théorie sur l’homme tridimensionnel, qui est la base, selon moi, des différentes dimensions de l’humain à explorer. J’ai bien avancé et j’en suis à ceci (en plus de ce que j’ai publié - livre et articles smiley :

          Dualité humaine :

          1 - L’homme comme être en devenir relève des dimensions causales (contingence) :

          Exemples : la peur engendre des mécanismes de défense et développe l’instinct de survie, la conscience engendre l’angoisse.

          2 - L’homme comme projet pour lui-même relève des dimensions finalistes :

          Exemple : l’angoisse engendre la croyance et la foi que la volonté actionne pour le perfectionnement de l’être.

          On voit que l’on est ici dans les dimensions volontaires et libres, contrairement aux dimensions du point 1 (par exemple, on ne décide pas d’avoir peur)

          Au total, cette dualité de l’être s’ajoute aux trois dimensions que j’ai déjà dégagées : dimension agissante (désir, volonté, motivation), dimension guidante (valeurs, croyances, foi), dimension confiante (ou reliante). Je n’en ai pas terminé mais c’est probablement ces deux schémas qui vont s’emboîter et me permettre de lister les différentes dimensions humaines et définir quelles sont celles dans lesquelles il est utile et sain de croître et celles dont il est préférable de se soustraire autant que possible. Mais je sors de la dualité être-avoir qui me paraît être une impasse métaphysique car elle engendre de l’affrontement de valeurs en catégories « bonnes » et « mauvaises » (Spinoza n’aimait pas non plus cette catégorisation)

          Je sais que ce n’est pas simple mais je me débrouillerai pour éclaircir tout cela. En revanche, sur la foi, n’hésitez pas à venir poster votre commentaire quand l’article sera publié (risque que je dise quelques bêtises ou approximations...)


        • Taverne Taverne 23 juillet 22:18

          Je me permets de dire, modestement, que Nietzsche s’est trompé en disant « deviens ce que tu es ! » puisqu’il confond les deux dimensions. « Deviens » est un impératif qui ne convient pas à un verbe de la contingence (ex : je deviens vieux, ce n’est pas un projet libre pour moi). Dans la dimension 2, active, on peut dire par contre : « fais de toi ce que tu es ». Là, ok. C’est pourquoi, l’interprétation de cette citation pose un problème pratique, d’application, peut-être à cause d’une mauvaise traduction ? Plotin disait « je veux sculpter mon être », là c’est clair.

          Ou bien, Nietzsche était très malin et a voulu dire : « maîtrise tes deux dimensions même celle du devenir - qui échappe à ta volonté - mais sur laquelle tu peux avoir prise ». Bon,mais n’oublions pas qu’il a fini fou. D’où l’intérêt de structurer plus rigoureusement notre pensée pour ne pas terminer comme lui... smiley


        • Taverne Taverne 23 juillet 22:23

          Quand je dis qu’il a fini fou, cela complète mon propos sur la dimension de l’être en devenir : on « devient » (dimension passive et contingente) puis on « finit » ou on « termine ». Alors que dans la dimension de l’être comme projet, on se réalise, on aboutit. Grosse nuance. Nietzsche a « fini » mais n’a pas pu se réaliser.


        • Ratatouille Ratatouille 23 juillet 23:07

          @jack mandon
          Pour la psychologie transpersonnel j’ai préféré Stanislas Groff à C.J Young
          http://www.stanislavgrof.com/
          je me suis permis d’ouvrir sa page sur Wikipédia en 2006
          surpris de ne pas voir ce chercheur figurer sur ce média.
          .
          l’expérimentation de psychotrope, ce n’est pas rien et ce n’est pas fini
          les expériences vécu restes gravés, s’affinent se complexifie
          dans le réel et dans les rêves, des décennies après elles évoluent
          sans avoir besoin du « carburant » ..
          Pour les mancies j’ai préféré la géomancie,(10 ans) le yi king
          et le mix astrologie traditionnel et chinoise.
          Un redoutable cocktail pour un aventurier qui aime le danger.
          je pratique le voyage astral depuis 40 années un très large
          éventail d’expériences ,à l’état de veille aussi 2 fois.
          voyage astral dans le futur proche très instructif et personnalisé
          par quoi ou qui je ne sait pas,un sacré choc qui change votre
          vision du temps pour le restant de vos jours (du costaud).
          J’ai mis ma vie biologique sur la table comme bonne foi à mon
          engagement dans ces recherches et est bien failli la perdre aussi
          il se passe des choses très étranges quand la mort est est à quelques
          secondes de vous,ou quand de très grand risques se présentent
          presque inévitablement ou fatalement.
          l’on ma dit que j’étais médium,je pense que c’est plus grave. smiley
          .

          je continu mon travail avec Ken Wilber,si le cœur vous en dit
          .
          http://www.kenwilber.com/home/landing/index.html
          .
          Taverne
          en géomancie la foi : c’est fortuna minor en maison 8
          si mes souvenir son bon

          http://leblogajanie.over-blog.com/tag/geomancie/
          .
          http://www.esoblogs.net/3321/l-utilisation-magique-des-16-figures-geomantiques-par-martin-goodson/
          .

          Les Maisons occultes :

          Maison 4 : votre hérédité  
          Maison 8 : votre mort, votre régénération 
           Maison 12 : vos épreuves, vos renoncements 
          .

          FORTUNA MINOR – Si l’on considère que Fortuna Major agit au niveau cosmique, cette figure agira plutôt au niveau humain. Elle peut être utilisée là où une idée a besoin d’être concrétisée et qu’un sort de succès est nécessaire..
          .

          Contribution à l’étude de l’origine musulmane de la géomancie dans le Bas-Dahomey

           

           


        • Taverne Taverne 23 juillet 23:15

          @Ratatouille

          A chacun son truc. Moi, je m’en tiens à la raison logique, à la philosophie (Descartes, Spinoza, etc.) et je ne prends aucun psychotrope (c’est pour cela que j’ai si mauvais caractère smiley)


        • Ratatouille Ratatouille 24 juillet 00:43

          @Taverne
          .
          la logique c’est bien,mais pourquoi ce spécialiser. ?
          --------------------------------------------------------------------

          .c’est fini les psychoactif.

          j’ai expérimenté pendant 13 années dans un groupe de recherche
          avec un encadrement de haut niveau ,médecin psychologue,mathématicien
          physicien,philosophe sociologue, jusqu’en 1990 .
          Ce n’était pas tout à fait récréatif,parfois terrifiant et très long.
          J’ai eu des pépins aussi,psychose hallucinatoire 6 semaines
          des monstres en 3d d’une demi tonne c’est pas spécialement
          le top et des truc vraiment flippant qui cri aussi.
          je sais faire la différence entre une expérience mystique
          et une hallucination,c’est choses sont totalement différentes.
          la plupart des psychiatres n’en voient pas.
          Nous sommes très mal soigné dans ce domaine quand
          l’on sait qu’une expérience mystique peut arriver
          à n’importe qui,et se retrouver avec un tampon psychotique
          dans le dos doublé d’un traitement à l’aldol ,ce n’est pas
          souhaitable.
          Pour les NDE les choses changent un peut.
          Mais si j’affirme qu’une extension de ma conscience dans
          le futur est active en permanence de jour et parfois pendant
          mon sommeil paradoxal (de jours dans une temporalité
          de quelques dizaine de milliseconde à 10 années,
          sans compter le reste encore plus blizzard).
          là je suis dans la merde et mes amis aussi,enfin ceux qui sont
          encore vivant.
          Allez bonne nuit et bon travail . smiley
          .
          j’espère bien voler cette nuit, mieux que sur un manche à balai
          c’est pas très confortable,ou un peut de lévitation à 20 mètres du sol
          c’est mieux qu’en hélicoptère et moins bruyant,mais les
          sensation sont les mêmes en plus écolo.
           smiley
          .


        • Taverne Taverne 24 juillet 01:03

          @Ratatouille

          Gare à la chute : ça peut faire une de ces ratatouilles !


        • Ratatouille Ratatouille 24 juillet 13:03

          @Taverne
          c’est justement la chute qui est intéressante
          tien regarde cette courte vidéo
           de wingsuit

          https://www.youtube.com/watch?v=-C_jPcUkVrM
          .
          tu peux faire la même chose dans l’astral,mais sans risque
          les sensations sont exactement les mêmes il ne maque que
          la pression de l’air sur le corps
          et le son du frottement des vêtements, pas de ratatouille
          si tu touche le sol tout deviens gris,c’est tout,ce qui est mieux
          avec l’habitude c’est de remonter directement là D’où tu as
          sauté et de recommencer,faire des courbes très longues
          à grande vitesse c’est super.
          le voyage astral c’est tout un art,surtout comment
          se déplacer ,et comment crée le décor.
           (pour le voyage en sommeil paradoxal).
          sur wiki c’est moi qui est remis à jour en 2006 la page
          sur le voyage astral et ai introduit l’idée de chute et séparation
          de la conscience au moment de la secousse hypnique .
          .détail et métode
          wiki def :
          La secousse hypnique, myoclonie d’endormissement, myoclonie hypnagogiques ou encore sursaut du sommeil est un sursaut avec contraction soudaine des muscles qui adviennent à l’endormissement lorsque son cerveau envoie une impulsion au corps parce qu’il croit que l’individu est en train de mourir1. 60 à 70 % de la population mondiale en ont déjà fait l’expérience ; les témoins disent que, pendant leur sommeil, ils ont « l’impression de tomber » et se réveillent en sursaut.
           Sauf dans de rares cas où elles sont très handicapantes, elles sont tout à fait normales et ne constituent pas à proprement parler un trouble du sommeil.
          et aussi impression de raté une marche et réveil en sursaut.
          .
          c’est comme cela que j’entre dans l’astral ,il faut se conditionner
          avant et se dire qu’il n’y a aucun danger,il s’agit souvent d’une
          sensation de chute et après il suffit d’apprendre a voler dans
          cette (dimension en partie non duel) ni chaud ni froid
          ni soif ni faim,aucune souffrances de quelque nature quel soit.
          impossibilité de faire de la philo,absence de corps
           mais possibilité de crée des espace immense (millier de km²) de s’y déplacer en différent type de vol suivant la configuration du terrain
          vitesse sans limite ,mais perte total de sensation dans le noir
          absolu,ou le gris .
          de temps à autres je poste sur des articles consacrés
          des description plus détaillés.
          .
          Les plus gros risque sont une trouille bleue ou le réveil brutal.
          .
          cette partie constitue le premier passage après la mort .
          et est très bien décrite par tout ceux qui on vécu une NDE
          dommage pour eux qu’ils n’ai appris à ce déplacer dans
          cet espace particulier.
          .
          j’ai battu, il y a peu mon record de durée dans ce Univers
          je suis resté 20 mn la première fois 4secondes en 1962.
          .
          pour provoquer cette expérience à l’état de veille j’ai localisé quelques molécules

           la norscopolamine, l’ hyoscyamine, la météloïdine.la scopolamine, hyoscyamine .
          .
          cherche chimiste pour isoler ces molécules et je les testerais.

          .


        • Ratatouille Ratatouille 23 juillet 21:29

          @Taverne
          Le Dieu de Spinoza est impersonnel, ni créateur, ni bienveillant, ni malveillant, sans dessein particulier pour l’homme.
          .
          l’univers est auto- transcendant (Ken Wilber) et se complexifie si l’on nome dieu cet aspect de l’univers,il y a bien un dessein pour l’homme et
          une position bien précise pour lui dans le hiérarchie des Holons.
          .
          je ne suis pas Spinozayste.ou alors en partie seulement  smiley

          .Un holon (du grec ὅλον, « en entier ») est quelque chose qui est à
          la fois un tout et une partie.
           Le mot apparaît chez Arthur Koestler dans son livre le Fantôme dans la machine. Koestler propose cette notion à la suite de deux observations.
          .
          Se faire jeter comme un malpropre par sa communauté Juive il
          faut le faire,ils se prétendent être le parangon de l’humanité.
          voilà qui déshonore leurs statuts d’élite.


          • Taverne Taverne 23 juillet 23:17

            @Ratatouille

            L’ascenseur divin est quelque peu en panne en ce moment.


          • soi même 24 juillet 02:05

            @Taverne, il faut être particulièrement beurré pour soutenir que l’assesseur divin est en panne , au faite c’est l’ascenseur où c’est le divin qui est en panne ?

            Mais comme vous dites vous êtes une auberge espagnol, il y a boire et à manger.


          • soi même 24 juillet 02:00

            Patron une pression.... !


            • Taverne Taverne 24 juillet 09:02

              @soi même

              « Je n’ai plus le droit de vous servir, vous avez trop bu ! »


            • soi même 24 juillet 23:26

              Un peut gras comme commentaire.... !


            • Jean Keim Jean Keim 24 juillet 09:24

              Il manque dans votre article intéressant, le ou les livres que selon vous, tout homme désireux de connaître Spinoza devrait lire. 


              Je veux bien entendu de préférence, parler de livres écrits par Spinoza lui même, et non pas de livres sur lui et encore moins de livres écrits à partir d’autres livres écrits eux mêmes sur Spinoza, ce que notre monde offre à l’infini, des idées de seconde main pour des esprits d’emprunts.

              Pour être franc, chaque fois que j’ai tenté de m’initier à la philosophie moderne, mes modestes études n’ayant pas pris cette direction, je me suis retrouvé devant des lectures ennuyeuses, manquant de simplicité et de forces vives, si la philosophie c’est se coltiner avec des concepts compliqués et un vocabulaire abscons qui demandent les uns comme les autres au préalable des prérequis innombrables, alors cette sorte de philosophie me rebute et ne m’intéresse pas, ce qui est clair, authentique et véridique doit s’énoncer simplement.

              J’ai définitivement et sans regrets abandonné bons nombres de pointures tant leurs sabirs n’est que spéculations spécieuses.


              • Taverne Taverne 24 juillet 09:58

                @Jean Keim

                C’est très simple. Dans votre cas, ne vous mettez surtout pas en tête de lire l’Ethique qui est tout-à-fait l’ouvrage qui correspond à vos allergies ; c’est une œuvre d’abord très « absconse » et « spécieuse ». C’est imbuvable pour la très grande majorité des lecteurs. Lisez-en le résumé qui est sur Wikipédia et qui est bien fait.

                Lisez plutôt « Le Traité de la réforme de l’entendement » tel quel sur wikisource. Spinoza y expose le credo qui animera l’ensemble de son œuvre, avec des mots très simples. Sinon, je vous recommande, par exemple, « L’étonnement philosophique » de Jeanne Hersch (Folio express) qui explique de manière très agréable les œuvres et idées des grands philosophes.


              • Jean Keim Jean Keim 24 juillet 11:19

                @Taverne
                Merci pour moi et pour les autres, bonne journée.


              • Taverne Taverne 25 juillet 15:58

                Conseil de lecture : « Vie de Spinoza » sur wikisource. Extrait qui résume bien la démarche du philosophe et le contexte difficile qui l’entourait :

                « Baruch de Spinoza était d’Amsterdam, la plus belle ville de l’Europe, et d’une naissance fort médiocre. Son père, qui était juif de religion et Portugais de nation, n’ayant pas le moyen de le pousser dans le commerce, résolut de lui faire apprendre les lettres hébraïques. Cette sorte d’étude, qui est toute la science des juifs, n’était pas capable de remplir un esprit brillant comme le sien. Il n’avait pas quinze ans qu’il formait des difficultés que les plus doctes d’entre les juifs avaient de la peine à résoudre ; et quoiqu’une jeunesse si grande ne soit guère l’âge du discernement, il en avait néanmoins assez pour s’apercevoir que ses doutes embarrassaient son maître. De peur de l’irriter, il feignait d’être fort satisfait de ses réponses, se contentant de les écrire, pour s’en servir en temps et lieu.

                Comme il ne lisait que la Bible, il se rendit bientôt capable de n’avoir plus besoin d’interprète. Il y faisait des réflexions si justes que les rabbins n’y répondaient qu’à la manière des ignorants, qui, voyant leurs raisons à bout, accusent ceux qui les pressent trop d’avoir des opinions peu conformes à la religion.

                Un si bizarre procédé lui fit comprendre qu’il était inutile de s’informer de la vérité ; le peuple ne la connaît pas ; d’ailleurs en croire aveuglément les livres authentiques, c’est, disait-il, trop aimer les vieilles erreurs. Il se résolut donc de ne plus consulter que lui-même, mais de n’épargner aucun soin pour en faire la découverte. »

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