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Accueil du site > Actualités > Religions > Suaire de Turin : escroquerie ou bigoterie ?

Suaire de Turin : escroquerie ou bigoterie ?

Les pratiques de l’Eglise ont toujours été ambiguës. "Le plus beau témoignage de la Passion" ainsi que Jean-Paul II qualifia, avant sa datation, le linceul exhibé à Turin, illustre la façon sournoise dont elle entretient un mythe. 
 
Ce suaire, qui aurait drapé le corps du Christ, est l’objet d’une bouffonnerie très particulière. En 1983, don de la Maison de Savoie, l’Église romaine hérite de cette embarrassante relique à l’authenticité contestée. Elle souhaite que la lumière soit faite à son sujet. Dès 1986 des démarches sont effectuées en vue d’établir un protocole réglant les opérations pour dater le suaire par la méthode du carbone 14.
 
Cette datation doit être incontestable et l’ensemble des opérations contrôlées par un expert neutre. Un docteur du British Museum jouera le rôle d’arbitre. En octobre 1987, le cardinal local désigne les trois laboratoires retenus pour l’expertise, ceux d’Arizona, Oxford et Zurich. En janvier 1988, une conférence réunit les intéressés pour établir la procédure de prélèvement des échantillons et de traitement des résultats.
 
Pour garantir l’objectivité de la datation, les mesures seront effectuées sur quatre échantillons de tissu anonymes numérotés, l’échantillon du suaire et trois dont l’âge est connu. Les trois échantillons de référence proviendront de pièces de lin à la texture la plus voisine possible de celle de la relique. La dimension et le poids des échantillons seront précis et identiques.
Quelles raisons l’Eglise a-t-elle de douter de l’objectivité de trois laboratoires éparpillés sur la planète ? Aucune ! Pourquoi vouloir à tout prix préserver l’anonymat de la pièce de tissu prélevée ? Mystère. L’important semble d’abord de mettre en avant la bonne volonté et le souci de vérité ecclésiastique.
 
Le 21 avril 1988, le prélèvement a lieu dans la sacristie de la cathédrale de Turin. Auprès de son Éminence, se trouvent deux experts (le premier du Centre International d’Étude des Textiles Anciens de Lyon, le second de l’Institut Polytechnique de Turin). Bien entendu, le docteur du British Museum, les représentants des laboratoires et les caméras de la télévision assistent à l’opération. Un assistant découpe une bande d’environ 10mm de large et 70mm de long à l’aide d’une paire de ciseaux. Elle est divisée en trois morceaux d’environ 50mg chacun. La précision prévue au protocole laisse un tantinet à désirer. Les échantillons sont emportés dans une pièce attenante. Sous le contrôle du docteur britannique, ils sont enveloppés dans du papier d’aluminium et scellés dans des tubes d’acier inoxydable numérotés. Deux des trois tissus de référence sont emballés de la même manière.
 
Chacun des laboratoires reçoit trois tubes dont l’un contient l’échantillon du suaire. Le troisième tissu de référence est fourni sous forme de fils dans une simple enveloppe. Phase d’emballage exceptée, elle pourrait renseigner les laboratoires, des prises de vues vidéo documentent les faits. Toutefois, si les laboratoires ignorent quel tube abrite l’échantillon du suaire, la caractéristique de son tissage, connue par des images publiées en 1973, permet de l’identifier. A quoi bon cette dissimulation si elle n’assure pas l’anonymat de la pièce, raison de cette mise en scène ?
 
Afin de mesurer le rayonnement des atomes de carbone du tissu, et seulement du tissu, celui-ci doit être parfaitement propre. Tout pollen, tache, poussière ou dépôt de matière organique modifie l’intensité du rayonnement. De cette opération de nettoyage dépend la qualité de la mesure. Elle est très délicate avec un morceau d’étoffe et plus encore avec des fils. Pour simplifier ce traitement préparatoire, disent les experts, il a été jugé préférable de courir le risque de l’identification.
 
Voilà la thèse officielle ! Elle est publiée par le magazine scientifique Nature qui suit toute l’opération et rend compte de sa conclusion. Lorsque les résultats sont publiés : le monde apprend avec étonnement que le suaire est un faux réalisé au Moyen Age et plus exactement au XIVème siècle !
 
Une décennie après la datation, un microbiologiste du Texas, en mal de prix Nobel, n’a pas lu ou cru le magazine Nature. Il affirme en toute ignorance de cause que c’est la poussière et non l’échantillon du tissu qui a été datée par les trois laboratoires ! Ebloui par ses convictions religieuses, ce scientifique n’a pas approfondi ses recherches.
 
Des observateurs avertis qui savent tout mieux reconnaissent, sur le suaire, l’empreinte de pièces de monnaie du temps de Pilate. "A l’époque, disent-ils, on avait coutume d’ensevelir le corps avec des pièces pour assurer le bien-être du défunt !" Une coutume à laquelle sacrifia, à son tour dit-on, le regretté Jean Paul II. Sait-on jamais ! En Pologne aussi, le paradis a son prix.
Le spectacle continue et l’illusion récidive.
 
Le suaire n’échappe pas à la résurrection. L’Eglise s’enhardit. Après avoir pris ses distances vis à vis de la prétendue relique, elle flatte le fétichisme des croyants. Elle méprise la datation moderne, la position de ses ancêtres et les écrits de ses serviteurs. D’avril à juin 1998, elle expose le corpus delicti avec tous les honneurs en la cathédrale de Turin. Portés par la foi, les visiteurs se prosternent et lui adressent leurs prières. Parmi les représentants du Corps Sacerdotal, présents à l’inauguration, un évêque souriant confie aux journalistes, ouvrant la porte au doute : "Vrai ou faux ? Peu importe ! Le suaire montre bien la passion du Christ !"
 
Si cette éminence ne dit pas toute la vérité elle en transmet une jusque là tue par ses pairs. Le supplicié, représenté sur le pseudo-suaire, a bénéficié de toutes les versions de la fable. Après examen de photographies réalisées par Enrié en 1931, un chirurgien français de l’Hôtel Dieu a identifié « le coup de lance au cœur » donné par le garde dans l’évangile de Jean. Il a compté les traces de soixante coups de fouet. Le crucifié du suaire a été flagellé et non battu de verges.
Dans les Evangiles, seul le Christ de Marc est flagellé, seul celui de Jean reçoit le coup de lance. Si ce n’est que Jean ne parle pas de linceul mais de bandelettes, l’image présente sur le suaire mélange la fin des quatre récits.
 
Afin d’éliminer la contradiction que créent les bandelettes de Jean avec le récit de ses trois confrères où il est question de linceul. Certaines versions modernes de la Bible, revues par des clercs, les métamorphosent en linges.
 
La télévision et les journaux s’emparent une fois de plus de l’affaire, les pour et les contre s’expriment, le doute subsiste malgré la datation. Les chrétiens du 3ème millénaire ont bien du mal à assumer les curiosités de leurs écritures saintes et leurs docteurs les manipulent. En 2010, le suaire est à nouveau exposé à Turin.
 
Pourtant, l’histoire de ce « suaire » est bien connue du clergé. Dès le début du XXème siècle le Père dominicain Henri Leclercq la publie en détail dans le Dictionnaire de l’archéologie chrétienne et la liturgie.
 
En 1353, dans le but d’y attirer visiteurs et pèlerins pour en financer l’équipement, la relique est offerte à l’église collégiale de Lirey, diocèse de Troyes, par Geoffroy de Charny, son fondateur. Selon son fils, Geoffroy junior, le sieur de Charny l’aurait reçu en cadeau, selon sa fille, Marguerite, c’est un butin de guerre. Peu importe ! Geoffroy senior compte sur sa présence pour assurer le renom et les revenus de sa collégiale en provoquant la visite et la générosité de nombreux pèlerins. 
 
Henri de Poitiers, évêque de Troyes, s’inquiète. Le suaire de Lirey, est-il l’original de celui exposé à Rome en 1350 dont le culte se propage, traînée de poudre fétichiste, par le biais de multiples duplicata à travers l’Europe ? Provenant des reliques confiées à Charlemagne par les Byzantins, un autre Saint Suaire offert par Charles le Chauve en 877 à l’abbaye Saint Corneille de Compiègne est-il faux ? 
 
Est-ce vraiment l’un de ces objets, appelés achéiropoïètes, qui, en contact avec le Christ, en ont préservé l’image, tel ce linge d’Edesse, dont l’histoire est dénichée par Eusèbe de Césarée ?
Dans ce récit fabuleux, Abgar V, roi de la cité atteint d’un mal incurable, écrit au Christ pour solliciter sa visite dans l’espoir d’une guérison. En réponse, il reçoit un courrier poli en syriaque. Puis, "la 43ème année"- on y ignore de qui ou de quoi – sur les instructions du Christ ressuscité, lui parvient le linge qui épongea le supplicié lors de la Passion et sur lequel, par transfert, rayonne son divin visage. Guéri, à la vue de ce portrait insolite, Abgar rend grâce à son sauveur. Il expose la relique dans une niche à la porte de la ville. Un de ses successeurs la fait emmurer pour la protéger des invasions et pillages. Quelques siècles plus tard, les citadins la redécouvrent. Prodige ! La lampe à huile qui l’éclairait, brûle encore et la relique est intacte. L’étoffe est miraculeuse !
 
Cet acheiropoïète serait le voile conservé à Jaen, en Espagne. Selon la tradition espagnole, c’est le tissu avec lequel Veronica, inconnue des évangiles, a tamponné le visage du Christ sur la Via Dolorosa et dont nul ne sait plus quand il arriva dans la cité. Gênant ! Sans parler du Saint Suaire de l’abbaye Saint Corneille de Compiègne, désagrégé lors d’une lessive vers 1840, aujourd’hui encore, en Italie on présente le Saint Voile du Christ à Manopello et le Vatican expose, une fois par an, un troisième voile de Veronica  !
 
Au Moyen Age la copie-manie des reliques est répandue. Henri de Poitiers, évêque de Troyes le sait, soupçonneux, il fait examiner le suaire de Lirey. Le rapport des experts constate qu’ « il porte une peinture toute récente » et conclut qu’ « il s’agit d’une des reproductions du suaire exposé à Rome. » Le prélat interdit de le présenter aux pèlerins comme le saint suaire ayant recueilli le corps du Christ. 36 ans après l’interdiction épiscopale, profitant de la visite du légat du pape Clément VII, Charny adresse une demande d’ostension à Sa Sainteté. Dans sa requête il est question d’une représentation du suaire du Christ et non de la relique authentique. La demande est accordée.
 
Pierre d’Arcy, évêque de Troyes en exercice, voit rouge. Il interdit d’exhiber la supercherie. Geoffroy de Charny se plaint auprès du Vatican. Le pape, comprenant les soucis financiers de la collégiale, intervient à nouveau. Sans désavouer l’évêque, le 6 janvier 1390, il confirme son autorisation sous réserve que : "l’étoffe soit présentée sans solennité et en avertissant à haute voix les fidèles qu’il ne s’agit pas du suaire qui recouvrit le corps du Christ mais d’une peinture faite pour le représenter.". Avec une telle annonce, le succès escompté auprès des croyants laisse à désirer.
 
En 1418 afin de soustraire le prétendu suaire aux troubles engendrés par la guerre civile qui gronde en Champagne, il est confié à Humbert de la Roche, gendre de Geoffroy de Charny junior. Après un séjour dans le diocèse de Liège ou l’évêque, Jean de Heisberg, le dénonce pour faux, il entre, en échange de quelques ducats, en la possession de Louis Ier, Duc de Savoie, et de son épouse, Anne de Lusignan.
 
Considéré par ses nouveaux propriétaires comme authentique, il est conservé, plié dans un coffret d’argent, à la Sainte Chapelle de Chambéry où un incendie l’endommage. Il est réparé par les clarisses et reste dans la ville jusqu’en 1578, année de son transfert pour Turin.
 
Le suaire dit de Turin est un artifice abusant les croyants. Si, à sa manière, il illustre le récit évangélique, il n’a jamais enveloppé le corps du Christ. L’Eglise le sait depuis le XIVème siècle. Profitant de la curiosité et du trouble des scientifiques, elle ne leur a, semble-t-il, jamais révélé complètement son histoire. Quoique publiée dans une œuvre ayant reçu l’imprimatur de l’église gallicane, elle continue de taire les conclusions de l’enquête commandée par Pierre d’Arcy, la demande d’ostension du Sieur de Charny et la réponse du Vatican. La vérité est toujours splendide. Elle est quelquefois fabuleuse. Aveuglé par sa foi ou les intérêts de l’Eglise qu’il était chargé de conduire, Jean Paul II n’a pas dénoncé le suaire de Turin. Il s’est prêté au théâtre de la datation puis, 10 ans plus tard, a cautionné la réhabilitation morale du suaire. Benoît XVI a visité récemment l’étoffe pour inaugurer le vernissage de sa nouvelle exposition à Turin. Alors doit-on en déduire qu’aujourd’hui encore les successeurs de Saint-Pierre continuent de berner leurs fidèles ?
 

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50 réactions à cet article    


  • frugeky 24 novembre 2010 10:22

    « berner les fidèles », « abuser les croyants », comment faire autrement ?
     smiley


    • Gollum Gollum 24 novembre 2010 11:33

      Le suaire dit de Turin est un artifice abusant les croyants.


      C’est plutôt votre texte qui est un énième brûlot destiné à abuser les infidèles (humour)..

      Encore une fois, ce suaire se distingue de tous les autres par sa capacité à résister aux investigations de la science. Arte dans un reportage très bien fait (ça rassure d’ailleurs de voir des gens réellement honnêtes, contrairement à beaucoup ici sur Av) a bien montré que la datation au C14 de 1988 était invalidée puisque pratiquée sur une portion de tissu qui était un raccord. (ça c’est pour répondre à ceux d’hier prétendant à l’absence d’arguments..). Depuis longtemps, on sait que beaucoup d’indices font penser à un tissu authentique (pièces de monnaies sur les yeux, pollens de plantes typiquement de la région supputée, etc...).

      Ceci dit, cela ne sera jamais une « preuve » au sens strict, cela pour faire plaisir aux obsédés de la « preuve ». Cela ne « prouve » pas non plus que l’homme du suaire soit le Christ, une telle « preuve » est impensable. Mais un seul homme a été décrit crucifié avec une couronne d’épines sur la tête, et cela correspond au suaire. Il ne reste plus qu’à expliquer comment cette image du corps a pu se former sur ce linceul...

      Et ça c’est pas gagné.

      • Gollum Gollum 24 novembre 2010 11:39

        Au fait, je précise que je ne me sens pas spécialement « catho ».. n’appréciant pas des masses les façons de penser « catho », leur fermeture d’esprit que j’ai souvent constaté (mais les athées militants c’est encore pire, en plus ils sont agressifs..). Donc je ne suis pas bigot.. 


      • emile wolf 24 novembre 2010 12:41

        Bonjour Gollum

        Peu importe que vous soyez ou non catho ! Je respecte votre croyance.

        Mon impression est que vous avez parcouru trop rapidement le texte et que votre foi ou crédulité accorde à ARTE une crédibilité trop aveugle.

        L’histoire du suaire de Turin est contée en détail dans l’un des ouvrages historiques chrétiens (catholiques) parmi les plus célèbres écrits en France entre la fin du 19ème et la première moitié du 20ème siècle par F.Cabrol et H.Leclercq : Le dictionnaire de l’archéologie chrétienne et de la religion en 15 volumes en plus d’autres ouvrages sur la chrétienté signés de l’un de l’autre ou des deux hommes .

        Henri Leclercq est un Révérend père Bénédictin pensionnaire de l’Abbaye de Solesmes, célèbre pour son chant grégorien. Il naquit à Tournai le 4 décembre 1869 et mourut à Londres le 23 mars 1945. Il est naturalisé francais en 1888. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grand historiens catholiques de langue francaise. Son oeuvre est remarquable en tous points et ses nombreuses publications ont toutes recues l’imprimatur de l’Eglise Gallicane. C’est lui-même qui signe l’article consacré au suaire de Turin après avoir consulté les archives ecclésiastiques et documents la relatant.

        Votre question sur la confection du suaire est certes très intéressante mais tout à fait secondaire. Elle relève de la naiveté et de la foi. Il n’y a rien de mystérieux. Les expertises réalisées par les spécialistes de l’évêque de Troye parlent de peinture récente. La réponse du Vatican aussi. Le contexte des faux et des duplicatas est une caractéristique de cette époque. Où voulez-vous en venir ?
        Le sieur de Charny, lui-même, dans sa demande d’ostension évoque une « représentation du suaire du Christ »

        J’ignore qui de vous ou du Père Henri Leclercq allume un énième brûlot mais, apparemment - je ne doute pas de votre bonne foi- vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous n’avez pas la moindre connaissance historique au sujet des reliques qui entourent la légende du Christ mort sur la croix et des usages du moyen âge à leur sujet.

        Apprenez donc lisez, renseignez-vous et vous vous aurez certainement la conviction que les émissions du type Corpus Christi ou celle d’Arte sur le suaire sont des oeuvres réalisées par des personnes soucieuses d’audimat et de perpétrer le mystère qui agite la controverse, peu importe la réalité des faits !

        La réalité est que depuis le XIVème siècle le saint suaire présenté à Rome en 1350 s’est multiplié à travers l’Europe comme il existe encore 2 colonnes de la flagellation une à Rome, une à Jérusalem sur chacune d’elle se trouve l’empreinte du Christ.

        Combien étaient-ils donc les fils de Dieu ? Ils sont innombrables puisqu’il suffit d’être baptisé pour le devenir. Vous-même s’il vous arrive de réciter un « Notre Père » vous reconnaissez comme tel ! Faites l’effort de comprendre le message évangélique et lisez les épitres de Paul cela vous aidera à y voir plus clair.
          


      • Gollum Gollum 24 novembre 2010 14:16

        Votre question sur la confection du suaire est certes très intéressante mais tout à fait secondaire. Elle relève de la naiveté et de la foi. Il n’y a rien de mystérieux. 

        Comprends pas. J’ai posé aucune question. Quant à ma naïveté, rassurez-vous j’ai l’intellect tout ce qu’il y a de plus affûté. Ceci dit, je ne suis pas un rationaliste cherchant désespérément à sauvegarder un paradigme matérialiste qui bat de plus en plus de l’aile..

        Les expertises réalisées par les spécialistes de l’évêque de Troye parlent de peinture récente. La réponse du Vatican aussi. 

        Ah ! ah ! Si c’était une peinture ça se saurait... Quant au Vatican, il ne m’inspire qu’une confiance relative.. Ceci dit, actuellement, je doute fort que la thèse officielle soit celle de la peinture.

        Le contexte des faux et des duplicatas est une caractéristique de cette époque. Où voulez-vous en venir ?

        Ben et vous ? A part vouloir affirmer : « c’est un faux puisqu’on vous l’dit ! »


        Le sieur de Charny, lui-même, dans sa demande d’ostension évoque une « 
        représentation du suaire du Christ »

        J’ignore qui de vous ou du Père Henri Leclercq allume un énième brûlot mais, apparemment - je ne doute pas de votre bonne foi- vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous n’avez pas la moindre connaissance historique au sujet des reliques qui entourent la légende du Christ mort sur la croix et des usages du moyen âge à leur sujet.

        Apprenez donc lisez, renseignez-vous et vous vous aurez certainement la conviction que les émissions du type Corpus Christi ou celle d’Arte sur le suaire sont des oeuvres réalisées par des personnes soucieuses d’audimat et de perpétrer le mystère qui agite la controverse, peu importe la réalité des faits !

        La réalité des faits, je crois que vous asseyez dessus allègrement... J’ai plus confiance dans l’émission d’Arte que dans votre texte. Contrairement à ce que vous croyez il ne s’agit pas de faire de l’audimat. Ils avaient plus de chances de se faire taper sur les doigts qu’autre chose, à évoquer un sujet pareil.. Donc bravo Arte !

        La réalité est que depuis le XIVème siècle le saint suaire présenté à Rome en 1350 s’est multiplié à travers l’Europe comme il existe encore 2 colonnes de la flagellation une à Rome, une à Jérusalem sur chacune d’elle se trouve l’empreinte du Christ.

        C’est pas parce qu’il y a eu un grand nombre de faux qui se sont baladés que...

        Combien étaient-ils donc les fils de Dieu ? Ils sont innombrables puisqu’il suffit d’être baptisé pour le devenir. Vous-même s’il vous arrive de réciter un « Notre Père » vous reconnaissez comme tel ! 

        Je ne récite jamais le « Notre-père », j’aime pas prier...

        Faites l’effort de comprendre le message évangélique et lisez les épitres de Paul cela vous aidera à y voir plus clair.

        Pfff ! Le donneur de leçons du haut de sa superbe.. Manquez vraiment pas d’air vous.. Le monsieur pond un truc à connotation anti-religieuse (rien que le titre est une pure provoc) et me dis d’aller me plonger dans St-Paul...

        Là aussi vous faites fausse route, j’aime pas spécialement St-Paul. Mes références sont plutôt du côté de Plotin.

        Quant à ceux qui veulent vraiment avoir un point crédible sur le Suaire, je renvoie aux ouvrages de l’épistémologue Arnaud-Aaron Upinsky qui a étudié très bien la chose.


      • Cogno2 24 novembre 2010 17:51

        rassurez-vous j’ai l’intellect tout ce qu’il y a de plus affûté

        Je savais que t’avais de l’humour, c’est la meilleure de l’année, je me suis presque pissé dessus en la lisant.
        Sans rire, y a t-il plus con, plus prétentieux, plus arrogant qu’un type qui sort un truc comme ça ?
        Surtout après les tissus d’âneries postés ces jours derniers, quelle farce, gollum n’est qu’une blague en fait.


      • sisyphe sisyphe 24 novembre 2010 19:49

        Quant à ma naïveté, rassurez-vous j’ai l’intellect tout ce qu’il y a de plus affûté. Ceci dit, je ne suis pas un rationaliste cherchant désespérément à sauvegarder un paradigme matérialiste qui bat de plus en plus de l’aile..


        Diantre ! 
        L’analyse scientifique au C14 du suaire serait donc un « paradigme matérialiste » , et qui bat de l’aile, en plus ; comme les anges ? smiley 

        C’est vrai que pour le considérer autrement, c’est plus pratique de ne pas avoir recours à un « paradigme matérialiste » ; genre un paradigme spiritualiste, peut-être ? smiley 

         Ceci dit, on voit que votre intellect est « tout ce qu’il y a de plus affûté » , mais vous êtes sûr que vos « paradigmes spiritualistes » ne vous empêchent pas de vous en servir lucidement ? 
         smiley 

      • Massaliote 24 novembre 2010 12:08

        Avant d’en venir au fil du nartic et n’en déplaise à l’auteur : Hommage aux gens honnêtes. L’ancien maire de New York, Ed Koch, le jeudi 8 avril 2010 a déclaré sur le quotidien israélien le « Jerusalem Post » : « Que celui qui est sans péché lance la prochaine pierre » . Je crois, écrit-il, que les attaques continuelles des media contre l’Eglise catholique romaine et le pape Benoît XVI sont devenues des manifestations d’anti-catholicisme. La procession des articles sur les mêmes événements ne visent pas, à mon avis, à informer mais simplement à éreinter ». Il pense que la raison en est la position de l’Eglise sur l’avortement, l’homosexualité et le mariage homosexuel, le célibat sacerdotal, ce qu’il appelle « l’exclusion des femmes du clergé », la contraception, ou encore le préservatif, le divorce.

        Il cite ces paroles du cardinal O’Connor : « L’Eglise n’est pas un bar de salades en self-service où vous choisissez ce qui vous plaît ».

        « Je crois, dit-il encore, que l’Eglise catholique est une force du bien dans le monde, et pas du mal. Plus encore, l’existence d’un milliard 130 millions de catholiques dans le monde est importante pour la paix et la prospérité de la planète ».

        Intégralité du texte en anglais : http://cgis.jpost.com/Blogs/koch/entry/he_that_is_without_si 

        Et mort aux cons smiley

        Je reconnais que la précédente phrase n’est pas très catholique mais néammoins très sincère.

        L’auteur parle de bouffonnerie alors que son article est un tissu d’anecdotes à charge. QU’il explique donc les procédés scientifiques utilisés pour ce qu’il nomme un faux alors que des dizaines de scientifiques réputés n’ont pas réussi à éclaircir ce mystère. En gardant à l’esprit l’ancienneté du présumé faux.

        Alors Emile, à part baver, des arguments sérieux ? :->


        • Cogno2 24 novembre 2010 13:10

          Alors Emile, à part baver, des arguments sérieux ?

          C’est à vous de donner des arguments sérieux su vous voulez qu’on crois à vos fables.
          Facile d’écrire une connerie, puis de ne jamais répondre aux demandes d’approfondissement, car c’est ainsi que vous pratiquez, comme l’autre débile avec sa phrase : « la vie a un but, cela a été prouvé scientifiquement. »... on attends encore la preuve.
          Vous êtes de très mauvais propagandiste, car la propagande doit toujours contenir un fond de vérité.

          Puis si on vous écoute, le moindre spectacle de Garcimore ou de Majax est une manifestation divine, puisque ne pouvant expliquer les trucs, vous pourriez les appeler « miracles », les qualifier de magiques, voir de divin.


        • Scribouille 24 novembre 2010 14:02

          Et mort aux cons 


          J’applaudis à cette brillante proposition !

          Mais je vous recommande néanmoins la prudence : souvenez-vous du conte des Trois voeux. Votre souhait pourrait bien être exaucé...

        • emile wolf 24 novembre 2010 13:06

          Cher Massaliote,

          Le Maire de New York n’a fait que répeter une parole du Christ dans l’évangile de Jean pour épargner la lapidation à une femme accusée d’adultère.

          Vous devriez lire plus soigneusement le texte et ma réponse à Gollum l’histoire du suaire de Turin a été écrite par Henri Leclercq un Historien bénédictin. elle a recu l’imprimatur de l’Eglise. Contrairement à ce que vous affirmez en marseillais vulgaire, je ne bave pas je constate ..

          J’établis que cela vous plaise ou non un constat sur des documents qui émanent d’archives ecclésiastiques. J’insiste donc sur la bouffonnerie et, Bonne Mère ! Je remets les pendules à l’heure pour ainsi dire en dénoncant l’hypocrisie de l’Eglise à ce sujet.

          Je n’en dirai pas autant de votre intervention. Néanmoins elle montre le degré de votre savoir religieux, de votre compréhension et de votre tolérance chrétienne étayée par une absence totale d’arguments sérieux sur le sujet. Ce dont vous m’accusez cher contradicteur.

          Vous m’insultez gratuitement sans pouvoir mettre honnêtement et sérieusment le seul des arguments exposés en doute et pour cause. ils expriment la réalité historique et en conséquence l’usage détourné fait aujourd’hui du suaire de Turin.  

          Mais rassurez-vous les cons ne sont pas éternels et tout comme moi vous mourrez bien un jour. Dieu vous pardonnera sans doute comme je le fais ! Comme on dit à Marseille : Heureux les pauvres d’esprit !

          En attendant bonne journée !  


          • Tall 24 novembre 2010 13:35
            @l’auteur

            A-t’on trouvé des traces de sperme sur le suaire ?

            • glopy1 24 novembre 2010 14:17

              non, car jesus portait le préservatif


            • emile wolf 24 novembre 2010 13:42

              Bonjour Tall,

              Non ! Selon le Ministre de l’intérieur de la péninsule, les Turinois n’ont pas songé à relever les empreintes génitales, et le Vatican ne veut plus qu’on touche à ces choses. Papa Ratzi a peur que, comme en Belgique, les parties se séparent.


              • Furax Furax 24 novembre 2010 13:42

                Avant que ça tourne vinaigre, une petite blague trouvée sur le site d’un de ces mecs totalement dépourvus humour, un CURE (si, si..). Le site, c’est ICTHUS.

                Première homélie

                Le nouveau curé de la paroisse était si nerveux pour son premier Sermon
                qu’il ne put pratiquement pas dire un mot.
                Pour préparer son deuxième sermon, le dimanche suivant, il demanda
                Conseil à l’archevêque. Ce dernier lui conseilla ce qui suit :
                « La prochaine fois, versez quelques gouttes de vodka dans un verre d’eau
                et vous verrez qu’après quelques gorgées, vous serez plus détendu ».

                Le dimanche suivant, le prêtre suivit ce conseil et, en effet, se sentit
                si bien qu’il aurait pu parler n’importe où, tellement il était
                détendu. Après son sermon, de retour à la sacristie, il trouva un mot de
                l’archevêque qui disait :

                "Mon Fils, La prochaine fois, mettez quelques gouttes de vodka dans de
                l’eau, et non pas quelques gouttes d’eau dans de la vodka.
                Je vous fais part de quelques observations afin que ce que j’ai vu
                aujourd’hui au cours de votre sermon ne se répète pas :


                - Il n’y a nul besoin de mettre une rondelle de citron sur le bord du
                calice.

                - Ce ne sont pas les WC, mais le confessionnal qui se trouve à côté de
                l’autel.

                - Evitez de vous appuyer sur la statue de la Sainte Vierge et surtout
                évitez de la serrer dans vos bras et de l’embrasser.

                - Il y a 10 commandements et non 12.

                - Les apôtres étaient 12 et non 7. Et aucun d’entre eux n’était nain.

                - Nous ne parlons pas de Notre Seigneur Jésus Christ et de ses apôtres
                comme de « J.C. & Co. »

                - Nous ne nous référons pas à Judas comme à « ce fils de pute ».

                - Vous ne devez pas parler du Pape en disant « Le Parrain ».

                - Ben Laden n’est pour rien dans la mort de Jésus.

                - L’eau bénite est faite pour bénir et non pas pour se rafraîchir la
                nuque.

                - Ne célébrez jamais la messe assis sur les marches qui mènent à
                l’autel,
                et encore moins le pied posé sur la Bible.

                - Les hosties sont pour la communion et non pas des gâteaux apéritif à
                consommer avec le vin de messe.

                - L’initiative d’appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas
                celle de faire la chenille dans toute l’église.

                - IMPORTANT : Le type assis près de l’autel, auquel vous vous êtes référé
                comme « le pédé » ou « le travelo en jupe », c’était moi ! J’espère que ces
                erreurs seront corrigées dimanche prochain.
                Sincères salutations, L’Archevêque.

                P.S. : Jésus n’a pas été fusillé.


                • jako jako 24 novembre 2010 13:49

                  Mdr Furax, dommage que ce ne soit qu’une blague sinon les églises seraient pleines ! (elles aussi...)


                • verdan 24 novembre 2010 14:04

                  Génial !! :)

                  mdr ! :)


                • Scribouille 24 novembre 2010 14:39

                  L’initiative d’appeler les fidèles à danser était bonne, mais pas celle de faire la chenille dans toute l’église.


                  Enfin un peu de fun, je rêve de voir ça, j’irais le coeur joyeux multi-quotidiennement à la messe, à vêpres et à complies, même pieds nus dans la neige ! 
                  Vous connaissez une bonne adresse ? 
                  On chanterait les cantiques de Saint-Bob, on se passerait pieusement un pétard au moment de la communion pour décoincer des bénitiers les batraciens prisonniers ; voilà qui serait oeuvre pie... 

                  Finalement, pour reprendre votre questionnement dans un autre article, je ne sais pas si l’athéisme est plus compatible avec l’humour que le cri du corbeau....

                  Mais au fait... Le cri du corbeau ne serait-il pas précisément un appel désespéré à l’humour dont il est si injustement privé ?

                  Frères, marrons-nous donc à tous vents, rigolons à poumons déployés ! Libérons la joie des pauvres et quelle submerge la Terre ! 

                  Sauvons les corbeaux de leur misère !


                • plancherDesVaches 24 novembre 2010 16:38

                  Furax. Etant Laïque, et athée non baptisé, je la connaissais.

                  Mais, franchement, elle vaut celle-ci :
                  http://clipnabber.com/video/jPcb5WxTktE-le-pape-est-mort.html

                  Et dire que la religion de l’argent a été porté par les religions en général qui se sont faites déborder...
                  Ca va faire mal, d’avoir TROP cru.


                • Ariane Walter Ariane Walter 24 novembre 2010 17:14

                  @ Furax
                  J’ai beaucoup ri. merci. !


                • Radix Radix 24 novembre 2010 19:27

                  Bonsoir Furax

                  Cette histoire est drôle et étrangement elle n’est pas très loin de ce qu’était l’Eglise au début du Moyen-âge.

                  A cette époque il n’était pas rare de voir des gens faire l’amour dans l’église... On ne prêche pas l’amour du prochain à des âmes simples impunément !

                  Heureusement l’Eglise à mis bon ordre à cette licence insupportable à tout bon chrétien !

                  Radix 


                • iaito68 24 novembre 2010 13:46

                  Personne n’explique l’information tri-dimensionnelle par la variation de densité de l’image imprimée sur le St suaire. Plus le corps du supplicié était éloigné du linge et plus la densité de l’empreinte était faible...


                  • Albar Albar 24 novembre 2010 13:48

                    Une escroquerie, pas l’ombre d’un doute ,dans l’entrain du bigotisme.


                    • Furax Furax 24 novembre 2010 13:54

                      Bon, il n’y a pas que la rigolade dans la vie.
                      Cher Emile, voici un site qui vous intéressera probablement puiqu’il ne traite le sujet que scientifiquement :
                      http://www.suaire-science.com/
                      La partie « dernières nouvelles » s’adresse surtour aux joyeux « zéléticiens »
                      Ceci dit, que ce linceul soit authentique ou non...son principal mérite, pour moi, est d’énerver un paquet de gens qui ne doutent jamais, contrairement à ce qu’il racontent.


                      • Octavarium Octavarium 24 novembre 2010 14:55

                        J’ai parcouru le site et, mis à part le fait qu’il semble être à l’abandon depuis plus de 5 ans, il ressemble à s’y méprendre à ces nombreux sites qui essayent de démonter les théories évolutionnistes point par point, quasiment basé sur des réfutations bancales et/ou pseudo-scientifiques.
                        Dommage.


                      • Furax Furax 24 novembre 2010 15:16

                        Excusez moi mais je ne trouve pas trace de réfutation de l’évolution...C’est vrai que le site date de 2005 mais on nous annonce une prochaine et très abondante mise à jour.
                        A voir...


                      • Octavarium Octavarium 24 novembre 2010 15:30

                        Je n’ai pas écrit qu’il s’agissait d’un site créationniste, j’ai expliqué qu’il était construit de la même façon.

                        La datation au carbone 14 pointe le Moyen-Age, ceux qui ne sont pas d’accord avec ça devront attendre l’autorisation d’autres prélèvement, parce que, jusqu’à preuve du contraire (d’autres analyses), il n’est pas contemporain du Christ.

                        Mais il n’y pas encore eu d’autre autorisation... Le doute et le mystère sont meilleurs vendeurs.


                      • Tall 24 novembre 2010 14:18

                        Et a-t’on trouvé une explication pour l’étiquette : « made in Taïwan » ?


                        • Ariane Walter Ariane Walter 24 novembre 2010 17:16

                          @ tall
                          mdr !!!!!!!!!!!!!!!


                        • Scribouille 24 novembre 2010 15:48

                          Merci à l’auteur pour ce travail de recherche, dont ma pauvre culture sur le sujet ne saurait valider ou invalider la pertinence, en conséquence de quoi il me serait bien impossible d’émettre aucune critique.

                          Néanmoins le sujet m’intéresse et je suis toujours avide de nouvelles informations.

                          J’ajouterais néanmoins au passage mon petit fil au tissage, à l’intention des relics-addicts : fût-il authentique, ce suaire, et saint soit-il ou pas, qu’est-ce que ça change au message de Celui qu’il est supposé représenter, à part avoir sur sa commode ou sa télé une photo des disparus qu’on a aimés ? 
                          Chercher une preuve physique, voire scientifique, de son passage sur Terre, n’est-ce pas la démonstration d’une faille de la foi ? Qu’y a-t-il à démontrer, en dehors de l’universalité de son message, celui pour lequel justement, il est censé avoir été mis à mort... comme tant d’autres d’ailleurs ?
                          S’il est authentique, fort bien ! Oh, super, alléluia, on a vu le visage de Jésus ! Et alors , ça change quoi à la misère du monde qui était son principal souci ? Ça doit lui faire une belle jambe, au Jésus, qu’on l’ait reconnu sur la photo de promo ! A la lecture des témoignages que sont les évangiles, personnellement je n’ai pas eu l’impression qu’il ait cherché à concourir pour Super-Star.
                          Alors où est l’intérêt ? Se mettre à genoux devant l’image en récitant des prières et en allumant force cierges ? Hmmmff... tout ça sent un peu l’idolâtrie...
                          Pour me résumer : si le Suaire de Turin est une supercherie, pas de quoi fouetter un chat, les supercheries courent le monde. S’il représente authentiquement le visage de Jésus, ouais, bon, et alors, ça ajoute ou enlève quelque chose à ce qu’il a dit et fait ? 
                          Alors où est le sujet de controverse ?
                          Je retiens de l’article (et d’autres que j’ai lus sur le sujet) les opportunistes revirements du Vatican, toujours à l’affût d’un vecteur susceptible de canaliser vers la banque du même nom les deniers des généreux donateurs... jusqu’au denier centime d’euro du denier du culte.
                          Beuuuurk.
                          Souvenons-nous que ce même Jésus dont l’image est ici en question, a mis à mal un jour de ras-le bol et de divine colère les étals des marchands du temple.


                          • Ariane Walter Ariane Walter 24 novembre 2010 17:24

                            Cher Emile,
                            J’aime beaucoup l’alternative :« escroquerie ou bigoterie » !!!
                            Dès le début, on sait où on met les pieds !!

                            je suis étonnée qu’une école n’ait pas choisi de défendre l’enlèvement de ce saint Suaire, par des extra-terrestres, le jour de la résurrection, pour le ramener sur terre après l’avoir montré dans leur galaxie, aux environs de l’an 1300. Là, ça aurait un tout autre sens ! Le Saint Suaire viendrait du Ciel !

                            Quant aux capacités des gens du 14 ème pour bricoler la dite œuvre d’art, ils avaient quand même, antérieurement, édifié des cathédrales. Pas que des nais lourdauds à cette époque là !


                            • Ariane Walter Ariane Walter 24 novembre 2010 17:26

                              niais !
                              pour corriger la faute d’ortho et non pour parler de votre artcile !


                              • emile wolf 24 novembre 2010 20:22

                                Chère Ariane,

                                Quelle délicatesse ! A propos de faute d’orthographe : la mienne est pas mal non plus : BIgotterie (allemand) pour Bigoterie ( francais) . Dans un titre il faut le FFAire ! Nicht wahr ?

                                Le titre ...Je ne relis jamais .... C’est dur d’être polyglotte. J’arrête de voyager

                                Vous m’avez donné l’occasion de me racheter.

                                Merci !


                              • ZEN ZEN 24 novembre 2010 17:57

                                Jacob et son échelle, etc...


                                • Albar Albar 24 novembre 2010 18:48

                                  Samari, qui n’est pas prophète,et son veau d’or, tout comme les pretres et les rabins qui ne représentent qu’eux meme .


                                  • sisyphe sisyphe 24 novembre 2010 19:32

                                    @ l’auteur 


                                    merci de cette mise au point précise et irréfutable. 

                                    Rappelons que les groupes et organisations qui militent pour la reconnaissance du saint suaire, font partie des milieux intégristes, traditionalistes, créationnistes, et de l’extrême-droite, qui essaient d’embrouiller les faits, pour imposer leurs croyances.

                                    • Pie 3,14 24 novembre 2010 19:43

                                      Le culte des reliques est un des aspects le plus contestable du catholicisme. Les protestants l’ont évacué depuis le XVIème siècle.

                                      Les catholiques feraient bien d’en faire autant.


                                      • Louise Louise 24 novembre 2010 20:10

                                        Bien que catholique, je n’ai pas de culte pour les reliques.

                                        L’éventuelle authenticité du suaire de Turin ne me tracasse pas non plus... En tous cas bien moins que l’auteur et l’équipe habituelle de fans anti-catho !

                                        Merci Furax pour l’histoire ; bien sûr tous les cathos la connaissaient !


                                      • Pie 3,14 24 novembre 2010 20:31

                                        Vous devriez, cela fait partie du dogme. Le catholicisme est un tout, il ne vous donne pas le droit de choisir ce que vous préférez.

                                        Le goût des miracles, le culte des reliques, l’infaillibilité papale sont des faits à accepter quand on se déclare catholique.

                                        Cela dit, c’est un agnostique qui vous parle, je ne vais pas vous dénoncer, vivez comme il vous plaît.

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