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Accueil du site > Actualités > Santé > Affaire Gardénal : mais que fait la presse ?

Affaire Gardénal : mais que fait la presse ?

Alors qu’une figure emblématique de la médecine homéopathique est accusée de charlatanisme et se voit interdire d’exercer pendant trois mois, la presse généraliste ignore cet événement pourtant capital en matière de liberté thérapeutique. Qu’une affaire digne des procès de sorcières intentés au Moyen-Âge ait lieu aujourd’hui en France ne lui paraît pas mériter une ligne : pour elle, c’est un non-événement. Sur qui le citoyen peut-il alors compter pour défendre ses libertés fondamentales attaquées par les autorités, si même les contrepouvoirs s’en fichent ?

Martine Gardénal, médecin non conventionnée et réputée, puisqu’elle a donné pleine satisfaction à des milliers de malades en 30 ans de carrière, est interdite par le Conseil de l’Ordre des médecins d’Île-de-France de donner des soins aux assurés sociaux pendant trois mois, sous prétexte de charlatanisme ! Son crime : pratiquer l’homéopathie[1]. La Caisse d’assurance maladie des Yvelines l’accuse notamment de ne pas avoir « tenté avec la conviction et la fermeté qui s’imposaient de persuader (une) patiente de suivre les traitements adaptés à son état et conformes aux données acquises de la science ».

« Il aurait fallu que je dénonce ma patiente ! s’indigne Martine Gardénal. Mais cela s’appelle de la délation ! » La malade avait pourtant affirmé que c’était son libre choix thérapeutique, ce dont elle a même fourni une attestation[2].

En vain.

Martine Gardénal a fait appel de cette décision (du 18 mai 2006) devant le Conseil d’Etat. La réponse de cette instance est ahurissante. Elle déboute la plaignante sans donner de justification :

« Considérant que, pour demander l’annulation de la décision attaquée, Mme Gardénal soutient que la section des assurances sociales du Conseil national de l’ordre des médecins a insuffisamment motivé sa décision, en ne répondant pas au moyen tiré de la méconnaissance du principe du caractère contradictoire de la procédure dès lors que l’exposante n’a pas eu accès aux procès-verbaux d’audition des patients, ni aux questionnaires et rapports à l’origine des griefs retenus à son encontre ; qu’en ne tenant pas compte des témoignages et attestations produites par l’exposante, elle a insuffisamment motivé sa décision et dénaturé les faits ; qu’elle a dénaturés les pièces du dossier en jugeant que le principe du contradictoire avait été respecté ; qu’en retenant des fautes dans le traitement des patientes (...), elle a dénaturé les faits de l’espèce ; qu’elle a fait une inexacte application de la loi du 6 août 2002 et commis une erreur de droit en estimant que les faits reprochés étaient, eu égard à leur nature contraire à l’honneur professionnel », malgré tous ces éléments dont il a pris bonne note, le Conseil d’Etat considère « qu’aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission de la requête » !

Autrement dit : absence de débat contradictoire, refus de communiquer son dossier à un accusé, ignorance délibérée des témoignages favorables à l’accusé, dénaturation de faits de la part de l’accusation, atteinte à l’honneur, etc. : rien de tout cela ne suffit à la plus haute juridiction administrative de France pour casser une décision inique et exiger au moins que le procès soit équitable !

Concernant cette affaire, la commission santé des Verts s’est alarmée « du risque d’une évolution autoritaire de la politique de santé et de l’Assurance maladie, où des gestionnaires et une petite caste de spécialistes imposeraient des traitements voire des comportements obligatoires quel que soit le choix des citoyens face à la médecine, à la santé et plus largement face à la vie »[3].

Ce mardi 27 février, environ 200 personnes étaient venues soutenir Martine Gardénal qui comparaissait devant le Conseil de l’ordre régional francilien. Celui-ci devait lui faire « connaître les modalités d’exécution de la sanction ».

Aucun journaliste n’était présent, hormis la chaîne NT1 qui enregistre un documentaire sur les médecines douces, et moi-même, journaliste environnement indépendant sensibilisé aux questions des libertés fondamentales.

Jean-Marc Governatori, président de la France en action, candidat à la candidature pour les présidentielles, était également venu en personne apporter son soutien.

Pourquoi un contentieux aussi important, touchant à la liberté du choix thérapeutique et à la complémentarité allopathie/homéopathie, laisse-t-il mes confrères de la « grande » (!) presse aussi indifférents ?

Personne ne lui demande de défendre l’accusée. Mais le public attend d’elle au moins, elle qui reçoit tous les ans des aides importantes au nom de l’intérêt général, qu’elle enquête sur cette affaire capitale, interpelle les différentes parties en lice et publie tous les éléments du dossier, notamment les pièces à décharge qui n’ont été prises en compte ni par les autorités sanitaires ni par les autorités administratives...

________________

[1] Elle est par ailleurs présidente de l’Association des médecins spécialistes homéopathes et vient de publier Homéopathie, soins et conseils, éd. Trédaniel.

[2] Pour obliger les médecins homéopathes à aller contre l’avis de leurs patients et à les “signaler” aux autorités s’ils refusent d’utiliser la médecine allopathique, la Sécurité sociale s’appuie sur l’article 4 de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005.

[3] Le 22 mars 2006.


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76 réactions à cet article    


  • Julo (---.---.70.90) 2 mars 2007 11:12

    L’homéopathie est une fumisterie... Le vrai scandale reste que ces médicaments sont remboursés par la Sécu. Il est quand même curieux que les plus gros producteurs de médicaments homéopathiques (Boiron et cie) soient français,non ? J’attends une preuve scientifique de leur efficacité : si on croit à un minimum de principes de base en chimie, il est utile de rappeler qu’au delà de 12CH, IL N’Y A PLUS AUCUNE MOLECULE ACTIVE !!! C’est pour moi l’argument massue. Un calin de ma copine me fait vachement de bien quand je suis patraque : j’aimerais bien que ce soit remboursé par la Sécu !


    • coprolithe (---.---.30.51) 2 mars 2007 11:40

      comme le dit Julo, nous attendons encore la preuve de d’efficacité de l’homeopathie !!

      que chacun se soigne comme il l’entend pourquoi pas, mais il faut pour cela que le choix soit vraiment éclairé : savoir réellement ce que les gens risques directement (en médecine traditionnel il y a tant de % de mortalité à 2 ans avec l’homeopathie il y en a tant de %)

      simple et efficace comme solution, ensuite que l’homeopathie soit remboursée est d’une absurdité sans nom, nous devrions tous réclamer le remboursement de nos vacances, de notre alimentation bio etc....


    • JL ML Mangouste 2 mars 2007 11:51

      Merci pour votre commentaire auquel je m’empresse de répondre pour attirer votre attention (et celle des internautes) sur ce qui est en jeu dans mon article. Il ne s’agit pas ici de prendre position pour ou contre l’homéopathie ou une quelconque autre médecine alternative, mais de réagir devant des pratiques administratives qui ne sont pas démocratiques et qui devraient de ce fait intéresser les médias. Le problème des médecines non académiques est en effet crucial pour la société. Il s’agit donc d’en débattre ouvertement et non de condamner a priori et en catimini. Sinon, nous en revenons à un système quasi-écclésial d’une vérité médicale officielle qu’il est interdit de critiquer. Or, le propre de la scientificité, Karl Popper l’avait bien démontré, est la réfutabilité d’une connaissance. S’il est interdit de contester le dogme scientifique en vigueur, nous sommes dans un contexte non seulement dictatorial mais en outre proprement irrationnel.


    • Fred (---.---.26.108) 2 mars 2007 13:14

      Je crois que le problème tient à la définition de la mission d’un médecin diplômé. Nous n’avons pas les connaissances nécessaires, la plupart du temps, pour juger si une méthode de soins est plus appropriée qu’une autre à venir à bout de nos pathologies. La médecine « officielle » est sensée nous garantir que les soins qui nous sont prodigués sont le fruit d’une expérience commune, approuvé par de nombreux experts. Docteur en médecine est un titre qui implique certaines responsabilités, l’une d’entre elle étant de soigner en suivant ces principes officiels. Il ne s’agit pas ici de « condamner a priori et en catimini » les médecines non académiques mais plutôt d’en condamner leur usage par des praticiens reconnus et en qui le patient à naturellement confiance. L’efficacité de l’homéopathie n’est à ce jour pas démontrée (je suis à ce sujet la réponse de Julio), sa prescription devrait rester l’apanage des rebouteux.


    • christian (---.---.209.48) 2 mars 2007 20:45

      Dans l’espace, il y a beaucoup de vide, mais un coup de soleil, même si cela ne pèse pas lourd en matière, ça fait mal quand même. Voila déjà plusieurs décennies que les scientifiques savent que même quand il n’y a rien, il peut y avoir quand même « quelque chose » : énergie et autres mots qui ne pèse pas lourd dans la balance. Mais, bon, il y a des gens qui sont restés au XIXème siècle. Je vous signale qu’un médecin homéopathe est d’abord médecin, mêmes études que tous, et ensuite fait quelques années supplémentaires.

      L’homéopathie est même enseignée aux vétérinaires qui le souhaitent. Mes brebis, ainsi que les centaines d’autres ovins et bovins de mes collègues ne s’en plaignent pas.

      Prenez quelques renseignements dans le monde des chevaux de course, vous serez surpris ! Et un cheval dans ce milieu peut valoir très, très cher.


    • TB (---.---.21.162) 4 mars 2007 16:15

      Entièrement d’accord avec Julo et réponse complètement hypocrite de « mangouste ».

      Il serait temps de rétablir certaines réalités, ce que ne fait absolument cet article particulièrement trompeur.

      "La France, comme la plupart des pays développés à l’exception des États-Unis (où l’homéopathie a presque totalement disparu) possède un système public et obligatoire d’assurance-maladie, financé en partie par la CSG et en partie par les cotisations assises sur le travail (alors qu’il est financé par l’impôt dans la majorité des pays européens) ; l’évaluation de l’efficacité des médicaments pris en charge par la collectivité y est très en retard par rapport aux autres pays développés : avec la Belgique, elle est le seul pays développé où les médicaments homéopathiques sont encore remboursés par la collectivité, en dépit du fait que l’Académie de Médecine, constatant qu’aucune étude clinique n’a pu prouver une quelconque efficacité de l’homéopathie et qu’aucun test en double aveugle n’a été accompli, a demandé le 7 septembre 2004 l’arrêt du remboursement des médicaments homéopathiques, reprenant ainsi les conclusions de 11 avis successifs de la Commission de la Transparence du Médicament et celui de la Cour des Comptes.

      Qui plus est, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Grèce, en Finlande, aux Pays-Bas, il n’est pas nécessaire d’être médecin pour exercer l’homéopathie ; en Suède, cette activité est formellement interdite aux médecins.

      Il est à noter qu’en France l’activité est florissante : Boiron est la 116e plus grande fortune, et Pierre Fabre, second actionnaire des laboratoires Boiron, la 17e fortune de France."

      Source Wikipédia qui se recoupe parfaitement avec d’autres études, données et analyses qu’on peut facilement trouver sur internet.

      Les charlatans, basta cosi.


    • Julot (---.---.208.241) 5 mars 2007 09:42

      Tout a fait d’accord pour parler de fumisterie. Vendre du sucre en prétendant vendre des mdédicaments.

      Dans quelques décénnies on se demandera comment on a été assez cons pour se faire berner à se point.

      Et effectivement, la SECU rembourse un médicamement qui n’en est pas uns.

      Ajoutons enfin que comme par hasard, ce traitement merveilleurx qui soigne tout, ne soigne pas le cancer et le sida. Curieux non ?


    • Julot (---.---.208.241) 5 mars 2007 09:48

      Certains pays ont interdits l’homéopathie. C’est bien la preuve que son efficacité est largement contestée. Imaginez-vous l’aspirine interdite dans certains pays ?

      C’est un escroquerie collossale. Et ceux qui défendent ce pseudo traitement seront ridiculisés dans pas si longtemps que cela.


    • Fred (---.---.75.209) 6 mars 2007 15:02

      « Voila déjà plusieurs décennies que les scientifiques savent que même quand il n’y a rien, il peut y avoir quand même »quelque chose«  : énergie et autres mots qui ne pèse pas lourd dans la balance. » Et non... l’énergie ce n’est pas rien... Les rayonnements solaires ce n’est pas rien. L’eau, le sucre, ce n’est pas rien non plus, c’est de l’eau, du sucre. Mais jusqu’a preuve du contraire, ça n’a de vertu thérapeutique que dans certains cas précis (pour l’eau, la déshydratation, pour le sucre, l’hypoglycémie par exemple). Je suis tout à fait prêt à penser que l’homéopathie fonctionne. Mais, comme en théorie, ça ne peut pas fonctionner, se serait intéressant (et facile si c’est efficace) d’apporter la preuve que c’est une méthode fiable ou au moins valable dans certains cas.


    • lefranc-tireur lefranc-tireur 2 mars 2007 11:59

      La question est moins dans ce cas le remboursement de l’homéopathie ou son efficacité que son libre accès et le libre choix de chacun aux soins qu’il désire.

      Ma liberté ne met en rien sur ce plan en danger les autres.

      Au pire, je serais suivi aussi bien que tous les gens du quart-monde qui nous entoure, cela ne regarde que mon choix.

      Il n’y a qu’à voir la récupération qui est faite actuellement pour l’ostéopathie qui en conduisit devant les tribunaux et sur les couches des cachots.


      • thirqual (---.---.57.64) 2 mars 2007 12:02

        L’homéopathie mélange allègrement des tas de concepts, certains extrèmement foireux comme la mémoire de l’eau.

        Quand on dilue 1.000.000 de fois une solution de chlorure de crottes de nez, à la fin il y a plus de chlore qui vient de l’eau qui a servi à diluer, même si elle est très pure, que de chlore venant de la préparation initiale. Sans parler de la stupidité profonde des enregistrements des vibrations et autres.

        M. Charpak (arf j’ai un doute sur l’orthographe) avait accepté de se prêter au jeu et de vérifier les expériences du « fondateur » de ce concept de mémoire de l’eau. Sans succès pour le charlatan, évidemment.


        • TB (---.---.21.162) 4 mars 2007 16:29

          Tu as raison mais ce n’est pas Sharpak, c’est Randi (même pas un « scientique » mais un grand nom de la prestidigitation, très connu au USA) qui a « coincé » Benveniste du CNRS !!!


        • TB (---.---.21.162) 4 mars 2007 16:39

          IL n’était plus au CNRS mais à l’INSERM ce qui est un peu la même chose vu le niveau lamentable de nos chercheurs de plus en plus sponsorisés par le lobby pharmaceutique français, notamment Sanofi Synthélabo (Liliane bettencourt, son l’Oréal, sa pub, son Nicolas Hulot).

          Et c’était bien Randi, scientifique quand même.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Benveniste


        • Ursa Major (---.---.70.167) 2 mars 2007 12:08

          Permettez-moi d’apporter un témoignage, que vous trouverez peut-être déplacé dans ce contexte. Vous voudrez bien m’en excuser.

          J’ai un très proche parent qui est mort à cause de l’homéopathie. Ça s’est passé simplement : elle souffrait de maux diffus et était suivie par un médecin généraliste réputé pratiquant l’homéopathie. À l’époque, je trouvais ça très bien : médecine alternative, alter-mondialisme, et tout et tout... Le médecin avait prévenu que les progrès seraient lents, parce que, vous comprenez, l’homéopathie est une médecine douce qui préserve d’effets secondaires indésirables. Six mois plus tard, un autre médecin diagnostiquait un cancer. Et c’était six mois trop tard...

          Bien sûr, on ne peut pas généraliser sur un seul cas. Mais quand je lis dans cet article qu’il faut « laisser la liberté du choix thérapeutique », je me demande quel choix il reste maintenant à mon parent.

          Comment un patient va savoir choisir le médecin qui le soignera efficacement ? La liberté n’appartient ici qu’au praticien et il me paraît très dangereux de laisser certains promouvoir une médecine homéopathique qui n’est pas toujours aussi efficace (euphémisme) que la médecine allopathique dite « traditionnelle ».


          • lefranc-tireur lefranc-tireur 2 mars 2007 12:48

            Car bien sûr, non seulement la médecine officielle dans ce pays n’est jamais en rien la cause de problèmes de santé. De plus , c’est bien connu, toute personne avec un cancer est systématiquement guérie .

            De plus , au risque de vous décevoir, il n’y a pas de lien entre l’homéopathie et l’altermondialisme et toussa . Désolé mais votre mixture, et « Permettez-moi d’apporter un témoignage, que vous trouverez peut-être déplacé dans ce contexte. Vous voudrez bien m’en excuser. », est preuve de bien autre chose.

            Permettez-moi d’apporter un témoignage, que vous trouverez peut-être déplacé dans ce contexte. Vous voudrez bien m’en excuser.otre choix vous appartient, il fait partie intégrante de votre état de conscience et ne regarde que vous.

            Rassurez vous, dans ma famille, tous ceux qui sont morts de cancer, de problèmes cardiaques ou cérébraux sont ou ont été soignés par la médecine officielle de ce pay.

            Donc, si demain je suis amené à choisir une autre voie, je ne coûterai certainement pas plus à la société que ce qu’ils ont pu coûter avec eux, par contre, l’assurance d’avoir oeuvré pour la retraite cossue des médecins et l’expansion des labos, qui sont les mêmes qui fabriquent d’ailleurs des médicaments alternatifs et autres « produits naturels ».


          • Fred (---.---.26.108) 2 mars 2007 13:42

            Tous ceux qui sont morts, certes, mais tous ceux qui sont vivants aussi. Vivants parce qu’ils sont nés dans des conditions d’asepsie correctes, parce qu’ils ont pris des antibiotiques lorsqu’ils ont été contaminés par une bactérie pathogène, parce qu’ils ont été vaccinés, parce qu’ils ont été opérés de l’appendicite... Vivants aussi un peu mieux parce qu’ils disposent d’aspirine quand ils ont mal aux dents, d’antiseptiques lorsqu’ils se coupent...


          • la meduze (---.---.101.184) 2 mars 2007 13:46

            LA retraite des medecins n’est pas cossu, désolé.


          • lefranc-tireur lefranc-tireur 2 mars 2007 15:12

            Hygiène qui dépend de notre compréhension des règles découlant des lois qui nous régissent.

            Règles qui lorsqu’elles sont respectées permettent de ne pas nécessiter quelque médicament qui ne soit nécessaire. Avantage de la compréhension.

            Ce qui n’interdit donc à quiconque le choix de son mode de vie ainsi que des charlatans qu’il désire suivre, officiels ou officieux.

            Libre à vous de choisir de vous soigner dans la picole , du moment qui ni vous ni moi ne cherchions à imposer son point de vue à l’autre... sauf si vous appartenez à cette population qui ne vit que grâce à la gabgie d’alcools forts ou frelatés.


          • Fred (---.---.26.108) 2 mars 2007 15:48

            En dehors de la glose grotesque qui l’enrobe, votre propos est juste. Libre à chacun de choisir, pourvu que ce choix soit éclairé.


          • lefranc-tireur lefranc-tireur 3 mars 2007 18:47

            Il ne sagit pas tant de la carmf ou de la macsf qui ne sont pas déjà négligeables mais vous devez savoir qu’il est plus facile de se payer des immeubles et actions pour sa retraite à 10 patients à l’heure qu’à 1 toutes les 2 heures. C’est mathématique et humain.

            Et il est courant de parler, dans le milieux médical, de travail pour sa retraite dans ces cas là, évidemment exceptionnels dirions nous...

            Ce qui n’empêche bien évidemment pas certains médecins de se retrouver gagner moins que le smic, dis t’on.


          • (---.---.113.120) 3 mars 2007 21:33

            @usar major : et inversement , avec les médicaments inoffensifs prescrits en France alors qu’ils tuaient déjà aux usa...C’est justement ce qui me fait peur = les mensonges de nos fonctionnaires-responsosables . Ici le vioxx mais, il y a d’autres scandales alors....le vioxx tue encore à distance .


          • bernard (---.---.88.120) 2 mars 2007 14:11

            Cette affaire est beaucoup plus complexe que le journaliste la décrit de façon manichéenne. Le dossier doit être examiné techniquement. Tout en étant médecin et homéopathe, je suis d’accord avec un courrier qui attire l’attention sur les retards de diagnostic dans les pathologies variées, surtout graves. C’est notre hantise à tous et nous devons en tant que médecins être attentif, modeste, savoir coopérer, et tenter de convaincre les patients, parfois réticents, lorsqu’un traitement lord est nécessaire. Si le patient ne le veut pas, la connaissance de cette décision doit être partagée par les autres médecins, spécialistes, cancérologues, suivant le patient. Cela dit, des études américaines récentes sont en faveur de ce que nous observons tous ; l’intérêt de l’homéopathie en tant que traitement complémentaire pour certains patients cancéreux Soyons humbles et apaisés sur ces sujets délicats et douloureux.


            • gem gem 2 mars 2007 14:28

              Votre article n’est pas très bon, notamment parce qu’il est partisan.

              On ne sait même pas ce qui est arrivé finalement à la patiente ! Je n’imagine pas qu’elle est encore bien portante, car la procédure n’aurait certainement pas eu lieu. Mais que lui est-il arriver ? mystère ...

              Vous auriez pu, au moins, donner le contenu de « l’article 4 de la loi n° 2005-370 du 22 avril 2005. » Je suppose que c’est ce passage qui est pertinent :

              « Si la volonté de la personne de refuser ou d’interrompre tout traitement met sa vie en danger, le médecin doit tout mettre en oeuvre pour la convaincre d’accepter les soins indispensables. Il peut faire appel à un autre membre du corps médical. Dans tous les cas, le malade doit réitérer sa décision après un délai raisonnable. »

              De ce que vous nous dites et de ce texte, je conclus simplement que Dr Gardénal a bien exposé à la patiente les conséquences de son choix, mais qu’elle n’a pas fait appel a un autre médecin ni demander à la malade de réitérer sa décision de refuser des soins appropriés. Je me trompe ?

              Le Dr Gardénal n’est même pas interdite d’exercice, mais seulement contrainte de faire payer ses patients plein pot, sans remboursement par la sécu. Et seulement pendant trois mois.

              Et vous voulez convoquer le ban et l’arrière-ban pour ca ???


              • Mangouste (---.---.56.74) 2 mars 2007 16:28

                - Mon intention n’était pas de faire un article complet d’information sur le sujet mais de donner simplement une alerte factuelle. Je compte approfondir le sujet et me propose d’y revenir ultérieurement si cela le mérite.
                - Je n’ai pas non plus cherché à être simplement objectif puisque j’ai parlé clairement en mon nom. Cela ne veut pas dire pour autant que je n’ai pas vérifié l’essentiel de mes informations.
                - Le problème qui me semble posé, encore fois, n’est pas d’être pour ou contre telle ou telle médecine, mais le fait que les autorités puissent condamner un médecin homéopathe (qui a largement fait la preuve de son efficacité et de sa responsabilité en 30 ans de carrière) simplement parce qu’il ne leur a pas ASSEZ « signalé » le malade qui ne voulait plus de la médecine d’école. Elle l’a fait mais pas suffisamment...
                - Cette obligation à la délation, cette négation de la liberté thérapeutique, ne me semblent pas souhaitables dans un pays démocratique comme le nôtre.
                - Mon opinion personnelle est que le choix « éclairé » doit être laissé à tous. Et pour éclairer le choix, l’anathème, la condamnation, l’évitement du débat et le mépris ne me semblent pas être les meilleures méthodes.
                - Dans de nombreux autres pays occidentaux, les médecines différentes sont non seulement tolérées mais elles peuvent accompagner tout à fait banalement, en complément, la médecine d’école. Il est ridicule - et vain - de vouloir les opposer.
                - Tout ce débat serait évidemment inutile si la médecine d’école guérissait tout et toujours : 150 000 personnes (pas 15, ni 150 ni 1 500...) meurent tous les ans en France du cancer après avoir recouru à la médecine officielle et en faisant dépenser des sommes faramineuses à la collectivité. On n’en accuse pas pour autant cette médecine de charlatanisme. La médecine d’école n’est pas encore, que je sache, une vérité révélée. La preuve.
                - Alors, gardons la tête froide et ne criminalisons pas ceux qui cherchent AUSSI ailleurs des voies de rémission...


              • Luc DUSSART Luc DUSSART 2 mars 2007 14:30

                Le Conseil National vient de casser un blâme infligé par le même conseil régional d’Ile de France, suite à la dénonciation par le Dr Dupagne sur son blog de pratiques non justifiées de traitement de la ménopause d’un notable à la solde de plusieurs laboratoires.

                Que je me fasse comprendre : ce n’était pas le charlatan qui était visé et blâmé par la décision du conseil pénalisant Dr Gardénal, mais le confrère révélant ses pratiques malhonnêtes et intéressées !!! La décision du Conseil Régional a été cassée, et c’est heureux.

                J’ai assisté à la défense du Dr Dupagne : l’histoire en est contée à : http://www.atoute.org/n/article49.html

                Ce nouveau cas montre qu’il y a quelque chose de pourri dans la pharmacomédecine actuelle et spécialement dans les Yvelines. Que le Dr Gardénal se fasse bien conseiller, par un bon avocat, si elle veut faire appel.

                Concernant mon interprétation des relations entre prestataires de service et industriels, voir : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=17212


                • Fred (---.---.26.108) 2 mars 2007 15:48

                  En dehors de la glose grotesque qui l’enrobe, votre propos est juste. Libre à chacun de choisir, pourvu que ce choix soit éclairé.


                  • Fred (---.---.26.108) 2 mars 2007 15:49

                    Erreur d’aiguillage pour ce post.


                  • voyageur51 (---.---.213.131) 2 mars 2007 16:00

                    Pour avoir un vrai choix, encore faudrait -il que le médecin explique réellement au patient 1/ l’homéopathie est basée dur un principe de similitude. Le tabac faut tousser, donc pour arréter une toux, vite une cigarette

                    2/ aprés une certaine dilution il n’y a plus rien dans le grain de sucre

                    3/le seul et unique test sérieux a révélé l’inneficacité de l’homéopatie (test sur la reprise du transit intestinal)

                    4/combien de cancers sont soignés pas l’homéopathie ?

                    5/ le célébre test sur lamémoire de l’eau était totalement bidonné. Dés que le « chercheur » n’a plus eu réellement accés aux documents précisant le contenu des éprouvettes, ils a totalement échoué

                    etc ..........

                    Il est normal de condamner pour charlatanisme et c’est même insuffisamment que cela arrive


                    • Le furtif (---.---.104.78) 2 mars 2007 21:25

                      Je ne comprends pas

                      • s’il se trouve des gens pour « vendre » des médicaments homeopathiques
                      • pourquoi les vendeurs n’acceptent pas de monnaie « homeopathique » ?

                      Ne serait-ce pas là , aussi, un problème à traiter pour un journaliste absolument impartial et neutre et tout ?

                      MonopolYstiquement

                      Le furtif


                      • morose (---.---.198.56) 2 mars 2007 21:31

                        Bonjour, LE POINT ESSENTIEL dans cette affaire est la façon dont l’affaire est traitée, ET CETTE FAçON CONCERNE TOUS LES MÉDECINS ET LEURS PATIENTS :
                        - Il n’y a eu aucune plainte de patients à l’encontre du Dr Gardénal
                        - il n’y a eu aucune faute médicale concernant un traitement homéopathique qui aurait été utilisé À LA PLACE du traitement conventionnel officiel pour faire croire à une guérison possible du cancer.

                        IL S’AGIT DE 3 PATIENTES dont 2 refusaient les soins conventionnels (refus qui avait déjà été signifié aux centres « anti cancer » mais les médecins concernés n’ont pas été inquiétés), et une patiente qui après des soins données par les mêmes CAC a vu ses soins arrêtés pour fin de vie. Pour les deux premières, qui venaient consulter le Dr Gardénal POUR DES SOINS RHUMATOLOGIQUES SANS RAPPORT avec leur cancer, elles ont témoigné de leur refus, de son antériorité à leur consultation avec le Dr Gardénal qui tentait de les faire revenir sur leur décision. Pour la 3ème, qui est décédée quelques mois après, elle a demandé à ajouter des soins homéopathiques pour ses douleurs aux soins de fin de vie qui lui avaient été donnés.

                        C’est le médecin conseil de la SS qui a décidé de poursuivre le Dr Gardénal sur la notion de ces 3 patientes, examinées avant 2002, prétextant que le Dr Gardénal n’avait pas respecté la loi KOUCHNER de 2002. En l’occurrence, la loi stipule que le patient a le droit de choisir les soins qui lui conviennent. Un additif à la loi en 2005 dit que ce refus éventuel de soin conventionnel doit être « réitéré » et noté dans le dossier du patient (ce qui revient à le transmettre à la SS et au médecin conseil, donc interdit la confidentialité de la décision).

                        OR, CETTE LOI QUI EST OPPOSÉE AU DR GARDÉNAL EST POSTÉRIEURE AU DÉLIT DONT ELLE EST ACCUSÉE !

                        Car les patientes dont il est question ont été « traquées » en 2002, date à laquelle la précision n’est pas donnée dans la loi que la décision doit être NOTÉE DANS LE DOSSIER, ET RÉITÉRÉE.

                        Au delà d’un choix, ou d’une croyance que l’homéopathie « marche ou ne marche pas », qui est UN TOUT AUTRE DÉBAT QUE CELUI LANCÉ PAR CE JOURNALISTE, IL S’AGIT LÀ D’UN DÉBAT ESSENTIEL SUR NOTRE LIBERTÉ, SUR LE DÉNI DE JUSTICE ET D’INFORMATION. En l’occurrence :
                        - Pourquoi les médecins du centre rené Huguenin, qui n’ont pas pu convaincre les deux patientes de se traiter avec la chimiothérapie et l’intervention sur le cancer, n’ont ils pas été inquiétés ?
                        - Pourquoi la décison de ces patientes ne peut -elle pas être respectée ?
                        - Pourquoi leur déclaration que ce choix leur est propre, et pas « dûe » au Dr Gardénal, n’est pas entendue ?
                        - Pourquoi les sommités qui témoignent de la probité du Dr Gardénal n’ont-ils pas voie au chapître ?

                        RIEN NE PERMET DANS CETTE AFFAIRE DE DIRE QUE LE DR GARDÉNAL SE COMPORTE COMME UN CHARLATAN.

                        Y a t’il un traitement réservé aux médecins qui « sortent de la médecine d’école », et un qui protège ceux qui restent obéissants et dépendants du système médicopharmaceutique ? Il faut quand même se poser la question...


                        • Luc DUSSART Luc DUSSART 4 mars 2007 17:41

                          @ Morose

                          Aujourd’hui dimanche 4 mars a lieu une manifestation des ostéopathes mettant le gouvernement en demeure de publier les décrets d’application de la loi Kouchner.

                          Car cette loi votée il y a précisément 5 ans par ceux qui sont chargés de défendre les intérêts des citoyens français bute sur le corporatisme du corps médical. Beaucoup considèrent les ostéopathes comme des charlatans. Chirac en a décidé autrement, comme les entraîneurs d’équipes de sport championnes du monde, comme le grand public qui sollicite les ostéo quand bien même ces services, coûteux, ne sont pas remboursés. Cela emm.... les médecins, du moins certains, particulièrement dogmatiques.

                          Ce sont les mêmes qui récusent l’homéopathie, bien qu’elle soit une spécialité enseignée en Faculté de Médecine ! La médecine recourt assez souvent à des pratiques et des dogmes sectaires donc.

                          Cette loi Kouchner fait l’objet d’un AUTRE RECOURS devant le Conseil d’Etat pour carence d’application le 5 mars. Il concerne son article 26 relatif à la transparence. Celles et ceux vantant les mérites de tel ou tel traitement, par exemple les ’subsitituts nicotiniques’ pour l’arrêt du tabac (qui ne font plus illusion à tous ceux qui les ont essayés sans succès) devront faire savoir au public s’ils ont des intérêts personnels avec les industriels fabricant le traitement. Pour les détails consulter le site de l’association FORMINDEP pour l’indépendance de la médecine (par rapport à l’industrie) http://formindep.org/article.php3?id_article=111

                          Bien sûr que cela risque de gêner aux entournures nombre de mandarins dont les recherches sont financées par les laboratoires pharmaceutiques ou les industriels. On peut comprendre qu’ils fassent agir leur pouvoir gris pour empêcher que les décrets d’application de cette loi soient publiés.

                          Vous avez donc raison de pointer qu’au moment des faits considérés la loi n’ait pas été votée. Je ne saurais dire si sur les points litigieux les décrets d’application sont effectifs, mais en plus, permettez-moi d’en douter.


                        • TB (---.---.21.162) 4 mars 2007 23:34

                          En Grande-Bretagne, en Allemagne, en Grèce, en Finlande, aux Pays-Bas, il n’est pas nécessaire d’être médecin pour exercer l’homéopathie ; en Suède, cette activité est formellement interdite aux médecins.

                          Doit bien y avoir une raison, non ? (Je ne défends pas pour autant l’industrie pharmaceutique française qui pousse à la consommation médicamenteuse, le français étant le plus gros consommateur, et de gaspillage aussi, de médicaments au monde !!!)

                          Il serait temps de faire le ménage.


                        • voyageur51 (---.---.64.215) 5 mars 2007 10:20

                          A Reims, je consulte réguliérement un ostéopathe conventionné remboursé par la sécu. Mais lui c’est un vrai médecin. Pas un recalé de la 1ére ou 2éme année de médecine.


                        • voyageur51 (---.---.59.36) 5 mars 2007 12:08

                          Je répéte, une étude sur la comparaison entre allopathie, placebo et homeopathie a été réalisé il y a une bonne quinzaine d’année en milieu hospitalier.

                          Lorsque les premiers résultats sont tombés, largement défavorable à la vraie médecine et inférieure au placebo, les « homéopathes » ont réfuté cette étude en double aveugle, au pretexte que suivant le malade on ne donne pas le même produit, on ne soigne pas l’organe mais la personne .... bref ici il y en a 2-3 qui ont tenu le même discours.

                          D’ailleurs ce discours est toujours ressorti afin de refuser tous tests.C’est tellement plus simple.

                          Et sans parler des dilutions ! une goutte de pastis versé dans le lac Léman donne une dilution d’environ 10CH à Avignon. Si une efficacité quelconque devait résultait de dilution aussi impressionante, boire un verre de cette eau devrait entrainer de l’alcoolémie ! alors 3 verres bonjour les dégats.

                          Et pourtant l’etylométre n’neregistre rien. Peut-être un anti homéopathie cet appareil. Ah bien sur ! j’oublais, il faut croire en l’homéopathie pour que cela fonctionne. Comme une religion.

                          Je me souviens d’une phrase d’un pédiatre professeur de médecine qui prescrivait de l’homéopathie en standart mais de vrai médicaments si maladie. « L’intéret de l’homéopathie, c’est que cela fait du bien aux parents sans faire de mal aux enfants ». Pr Robert, pédiatre à Marseille.


                        • voyageur51 (---.---.59.36) 5 mars 2007 12:10

                          Je répéte, une étude sur la comparaison entre allopathie, placebo et homeopathie a été réalisé il y a une bonne quinzaine d’année en milieu hospitalier.

                          Lorsque les premiers résultats sont tombés, largement défavorable à la vraie médecine et inférieure au placebo, les « homéopathes » ont réfuté cette étude en double aveugle, au pretexte que suivant le malade on ne donne pas le même produit, on ne soigne pas l’organe mais la personne .... bref ici il y en a 2-3 qui ont tenu le même discours.

                          D’ailleurs ce discours est toujours ressorti afin de refuser tous tests.C’est tellement plus simple.

                          Et sans parler des dilutions ! une goutte de pastis versé dans le lac Léman donne une dilution d’environ 10CH à Avignon. Si une efficacité quelconque devait résultait de dilution aussi impressionante, boire un verre de cette eau devrait entrainer de l’alcoolémie ! alors 3 verres bonjour les dégats.

                          Et pourtant l’etylométre n’neregistre rien. Peut-être un anti homéopathie cet appareil. Ah bien sur ! j’oublais, il faut croire en l’homéopathie pour que cela fonctionne. Comme une religion.

                          Je me souviens d’une phrase d’un pédiatre professeur de médecine qui prescrivait de l’homéopathie en standart mais de vrai médicaments si maladie. « L’intéret de l’homéopathie, c’est que cela fait du bien aux parents sans faire de mal aux enfants ». Pr Robert, pédiatre à Marseille.


                        • jeffbi (---.---.234.86) 3 mars 2007 09:15

                          precrire un traitement pour lequel il n’ y a jamais eu aucune preuve scientifique d’efficacité est une forme de charlatanisme.

                          on ne peut d’un coté se plaindre du non respect des procédures judiciaires et d’un autre le faire soi même dans sa pratique médicale quotidienne.

                          et pourtant c’est pas compliqué la médecine : un essai en double aveugle contre placebo et on sait si ça marche ou pas . Curiensement aucune étude de ce type, pourtant la base de la base, n’ a jamais prouvé à ma connaissance une efficacité quelconque des traitements homéopathiques .

                          Qu’ on arrète une bonne fois pour toutes avec ces pratiques moyenageuses et surtout qu’on arrète de rembourser les consultations et les prescriptions comme on l’ a fait récemment pour toute une catégorie de médicaments qui eux aussi n’avaient pas fait preuve de leur efficacité .

                          libre à chacun d’ aller voir une cartomancienne une astrologue ou un sorcier qui lit dans les tripes de mouton mais aucune de ces consultations n’est remboursée par la sécurité sociale : je ne vois guère de différence avec les homéopathes sauf que la supercherie est mieux montée car elle a une pseudo caution scientifique. elle est faite par des gens formés à la médecine basée sur les preuves, mais qui y ont renonçé pour des raisons qui restent à élucider ?


                          • christian (---.---.3.58) 3 mars 2007 20:33

                            Des pratiques moyenageuses, vous parlez de la médecine « officielle » qui en est encore aux saignées quand Hahnemann, père de l’homéopathie, nait (1755).

                            Pourquoi tant de haine contre l’homéopathie ?

                            Rencontrez des médecins et des vétérinaires homéopathes et vous verrez que ce sont des gens normaux, pas charlatans du tout ( pour l’immense majorité, comme dans tout groupe humain), très intéressants et très humbles.

                            SVP, ne jugez pas sans savoir.


                          • JL ML Mangouste 3 mars 2007 09:49

                            - Encore une fois, le problème n’est pas pour ou contre l’homéopathie, c’est la façon dont on agit pour contrôler les citoyens et les obliger à suivre une pensée médicale unique qui est contestable. Le respect des règles de débat et de procédures est une garantie FONDAMENTALE pour TOUS les citoyens.
                            - Si on veut criminaliser près de la moitié des Français (et leurs médecins homéopathes) parce qu’ils utilisent peu ou prou l’homéopathie, il faut le faire OUVERTEMENT : interdire carrément OFFICIELLEMENT cette méthode. Je souhaite beaucoup de persévérance à ceux qui s’y exerceront.
                            - Dans mon livre « L’Information responsable », je cite Pierre Cornillot, fondateur de la faculté de médecine de Bobigny, créateur du département universitaire des médecines naturelles (Dumenat). Il explique la méfiance de la science actuelle à l’égard des médecines nouvelles par le modèle déterministe qui l’anime :
                            - « En médecine, aujourd’hui, le discours dominant fait référence à un ensemble paradigmatique qui privilégie les représentations mécanistes et matérialistes de l’être humain, et qui linéarise causes et effets selon une démarche déterministe et causaliste. Ce modèle a pu rendre compte d’une partie de la pathologie, notamment infectieuse, et il a favorisé une démarche thérapeutique presque exclusivement centrée sur la consommation de médicaments. Mais ce modèle n’est pas valide pour l’analyse de nombreuses affections, des plus bénignes aux plus graves, qui impliquent dans leur développement et dans leur traitement une multitude de facteurs agissant entre eux selon des règles aléatoires qui sortent du champ d’un déterminisme quelconque. Il est aisé de comprendre que les médecines qui ne se réfèrent pas explicitement à ces approches ne peuvent pratiquement trouver ni place ni justification par l’usage de ce modèle. La suite logique d’une démarche scientifique authentique voudrait que l’on change de modèle et non que l’on dénie à ces pratiques toute valeur sous prétexte que leur analyse n’est pas véritablement possible à l’aide de la modélisation en vogue. » (Dans « Qui décide de notre santé ? Le citoyen face aux experts », ouvrage collectif, La Découverte & Syros, Paris, 1998.


                            • jeffbi (---.---.234.86) 3 mars 2007 10:20

                              pensée médicale unique ? la notion de preuve est elle une forme de terrorisme intellectuel ?

                              je suis ouvert à toutes formes de proposition thérapeutique mais on ne peut échapper à la recherche de la preuve d’efficacité.

                              Il ne s’agit pas là d’ un principe spécifique à la médecine mais qui s applique à l’ ensemble du champ des connaissances humaines .

                              maintenat on peut aussi se passer de preuves et ouvrir la porte à toutes les sciences parallèles ... c’est un choix


                              • JL ML Mangouste 3 mars 2007 10:35

                                La notion de preuve est une forme de terrorisme intellectuelle quand celui qui la brandit :
                                - prétend détenir suite à cette « preuve » LA seule vérité
                                - ignore le fait qu’en matière médicale, une preuve de labo n’est pas une preuve sur l’humain dans sa globalité
                                - ignore que de très nombreux facteurs interagissent et que nul ne les maîtrise entièrement
                                - refuse de considérer les autres faits, parfois troublants, présentés
                                - refuse d’étudier les autres paradigmes que le paradigme mécaniste,
                                - etc.

                                L’efficacité d’un traitement ne réside pas dans la seule application d’un médicament, mais dans la recherche des causes, dans l’accompagnement psychologique, dans l’orientation du caractère et de la pensée du malade, dans l’amélioration du « milieu », etc. Il faut arrêter de traiter de « charlatans » tous ces médecins qui cherchent à tenir compte avec honnêteté et conscience de toutes ces subtilités.

                                Pourquoi cela ne se passe-t-il comme cela qu’en France ?

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