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Accueil du site > Actualités > Santé > Aïkido. Madame, Monsieur : Vous ne faites vraiment pas votre âge (...)

Aïkido. Madame, Monsieur : Vous ne faites vraiment pas votre âge !

Les arts martiaux ont ceci de particulier qu’ils ne nécessitent pas, contrairement aux apparences, une force herculéenne. L’un d’entre eux (japonais), l’Aïkido, prône même d’oublier totalement nos gros bras. Ce qui met sa pratique à la portée de tous sans distinction d’âge ou de sexe. A l’inverse des célèbres paroles de Jacques Brel, plus on devient vieux plus on devient … bon.

Un des plus grands maîtres (Sensei) d’Aïkido du 20e siècle, Yamagushi Seigo, a dit un jour à un de mes camarades d’entrainement (Keiko) qui s’était fait assez mal : « c’est justement parce que tu es blessé que tu peux comprendre la nécessité de l’Aïki ».

Cette pratique, dont le vide est l’une des composantes essentielles, ne demande ni biceps ni pectoraux surdimensionnés souvent propres à la jeunesse du corps. Et encore moins de testostérone.

Le simple fait d’être « affaibli » par une blessure, l’âge ou encore parce que l’on est une femme – a priori moins grande, moins lourde, moins forte – conduit à la recherche de la voie parfaite. C’est par cette étude que l’on peut entrevoir la « réussite ». Ce dernier terme étant fort discutable, par ailleurs.

Combien de fois ai je fait remarquer à une partenaire qu’elle était bien mieux configurée qu’un homme pour sentir l’essence de l’Aïki ! Ne pouvant pas, ou infiniment moins, engager des effets de levier « puissants » lors de l’échange, elle est donc « condamnée » à une forme d’excellence. L’Aïkido « comme l’eau contournant le rocher », selon Endo Sensei (71 ans).

Même chose pour un pratiquant n’ayant plus la rapidité ni la force de sa jeunesse. Il doit utiliser son expérience, sa vision, toutes acquises au fil des ans pour anticiper et « jouer », sans efforts, avec l’équilibre.

 

« AMI-AMI »

La chute, qui comme au Judo peut prendre sur un tatami d’Aïkido des allures spectaculaires, s’affine, se raffine au fil des années. Contrairement au « Kohai » (jeune élève) l’expérience du « Sampai » (ancien) va la rassembler, la compacter en faisant « ami-ami » avec le sol qui devient, dès lors moins terrifiant et dangereux. Beaucoup moins douloureux.

Tout devient plus juste. Paradoxal quand on pense qu’une personne « mûre », dont la taille se fera souvent un plus épaisse qu’à vingt ans, devrait être logiquement moins enthousiaste à se faire balancer sur le plancher des vaches.

Autre exemple paradoxal : pour aussi impressionnants et volumineux qu’ils soient, les lutteurs de Sumo (Sumotori) ont une …légèreté de plume. Si, lors d’une compétition (Basho) si populaire dans l’Archipel, l’un d’entre eux est projeté par son adversaire hors de la surface de combat (Dohyô) et tombe sur vous, spectateur, vous le sentirez à peine. Malgré ses 200 kilos au bas mot.

Magique ? Peut-être. Mais la raison tient plus dans l’équilibre ressenti lors de l’entrainement quotidien de ces géants d’apparence si « lourde ». Donc, pourquoi pas vous ?

 

SOUVERAINE LIBERTE

Dans le western spaghetti des années soixante-dix, « Mon nom est personne », le dialoguiste fait dire à Henry Fonda, alias Jack Beauregard (la cinquantaine bien tassée) qu’ « il est faux que les années produisent des sages, elles ne produisent que des vieillards ». Pas si sûr.

Le philosophe français Gilles Deleuze (spécialiste de Spinoza – sans doute, au XVIIe siècle, le premier penseur des arts martiaux, sans le savoir) dit : « Il y a des cas où la vieillesse donne, non pas une éternelle jeunesse, mais au contraire une souveraine liberté, une nécessité pure où l’on jouit d’un moment de grâce entre la vie et la mort ». Comme dans le Bushido, la « voie du guerrier ».

Et c’est cette liberté de penser, d’agir, cette liberté d’expression que l’on recherchera avec profit dans l’étude de l’art martial. Et non pas le suivi moutonnier d’un catalogue commun et inadaptable, bien évidemment, à tous.

Ce sont ces « expressions personnelles » que délivrent les Sensei, Shihan : les experts. Aucune compétition n’existe en Aïkido. Seuls le savoir, l’étude et… l’ancienneté sont pris en compte. Ainsi, les Maîtres ne sont pas des « perdreaux du printemps ». L’un d’entre eux : Yasuno Masatoshi, 65 ans, est considéré comme un … jeunot !

Hermann Hesse, écrit dans « L’éloge de la vieillesse » que « c’est seulement en vieillissant que l’on s’aperçoit que la beauté est rare, que l’on comprend le miracle que constitue l’épanouissement d’une fleur au milieu des ruines et des canons ».

Par le caractère vertical, quasi immobile et pur de la fleur, le prix Nobel de littérature 1946 ouvre ainsi la porte à un autre aspect des arts martiaux en général et de l’Aïkido en particulier. La forme ultime du combat est … une position neutre, assise. Chère au bouddhisme. 

La méditation, assise, puissance de la seule pensée. Elle transcende la force du centre de l’organisme qui est cette autre composante essentielle de l’Aïkido et de tous les arts martiaux. Pourtant, à première vue, qui paraît plus vulnérable qu’une personne assise ?

Mais au Japon, tout est souvent affaire de faux semblants.


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31 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 15 avril 2013 11:32

    Bonjour à vous pratiquant.

    L’aïkido n’est pas une affaire de gros bras, c’est vrai, car dés qu’il y a force, il y a opposition et le but est d’effacer cette opposition par une acceptation. Acceptation à faire entrer Uke dans son cercle, acceptation à transformer cette contrainte en la fluidifiant car une grande partie de la philosophie de cet art est dans le mouvement, le déplacement. La chute tout en étant une protection est aussi une acceptation pour arriver à la finalité de la technique qui est l’immobilisation. J’ai constaté, pour ma part, que l’acquisition de ces principes par la pratique de l’Aïkido donne à l’individu les bases d’un équilibre intéressant dans la vie privé et professionnelle. 


    • Denis Thomas Denis Thomas 15 avril 2013 11:58

      Bonjour ! pour « transmettre » depuis pas mal de temps, je préfère le « placement » (mais pas en Suisse) au « déplacement » et le terme « aite » à celui de « uke ». Sinon, oui : la pratique devrait être remboursée par la Sécu !!
      Cordialement.


      • lionel 15 avril 2013 13:03

        Merci Denis Thomas pour cet article. 


        Effectivement, les arts martiaux internes, les arts internes en général, sont des outils de désaliénation dont les bienfaits pourraient inonder tous les aspects de la société...

        Bon Chemin

        Respect

        Lionel (qi gong, yi chuan)

      • Denis Thomas Denis Thomas 15 avril 2013 13:07

        Merci Lionel ! De même. De même ....


      • leypanou 15 avril 2013 12:02

        Cet article va certainement faire sourire plus d’un, surtout dans ce monde dit moderne, où on encense tout ce qui est jeune, beau, riche, fort, où ceux qui en ont vraiment beaucoup n’en ont jamais trop, où ceux qui n’en ont pas beaucoup on peut encore leur prendre le peu qu’ils ont -au point qu’ils ne peuvent même plus se soigner-, etc, etc.

        Certes, si on y réfléchit un peu, la force de ces 20 ou 30 ans, on ne va pas la garder toute l’éternité et ce petit lien (l’introduction) nous rafraîchira la mémoire.

        Il faut aussi un temps pas trop lointain où on encensait les « golden boys » tels que décrits par exemple dans ceci. Ils n’ont pas disparu pour autant -les spéculations ont même gagné d’autres champs d’activité, par exemple les accaparements des terres et les céréales ou denrées alimentaires (cf ici) et je n’ai pas entendu des réflexions désagréables sur les salaires stratosphériques dans certains milieux.

        Pour conclure, rien ne vaut la lecture de ce livre qui relate la vie d’un de ces maîtres qui pratiqua jusqu’à la veille de sa mort à ...95ans.


        • Relladyant Relladyant 15 avril 2013 12:51

          Oui c’est comme le judo, pas une affaire de force, mais bon, on crée juste des categories de poids dans les compétitions pour le fun, j’imagine !


          • Denis Thomas Denis Thomas 15 avril 2013 12:57

            Aucune compétition pour l’Aikido !!! Pas de championnat ni de champions.....


          • gaijin gaijin 15 avril 2013 14:28

            dans le judo originel il n’ y avait pas de catégories de poids etc .......
            c’est quand le judo a cessé d’être un do ( une voie ) et est devenu un sport que les choses ont dégénéré


          • Denis Thomas Denis Thomas 15 avril 2013 14:35

            Absolument ....


          • Relladyant Relladyant 15 avril 2013 14:07

            Certes mais la meme philosophie du faible utilisant la force du fort contre lui-meme, en Aikido, Judo, JuJitsu, etc...


            • Denis Thomas Denis Thomas 15 avril 2013 14:11

              Son intention, plutôt...


            • Ariane Walter Ariane Walter 15 avril 2013 14:37

              Ne te fatigue pas, Denis, Relladyant sait tout, même en politique (et surtout !)

              Il vient poster sur un article aïkido et ne sait même pas qu’il n’y pas de compétition ... On juge de sa science ailleurs....

              Ceci dit, ton article est superbe et donne vraiment envie d’en faire !

              (Surtout à mon âge, bien sûr !!!)


            • Denis Thomas Denis Thomas 15 avril 2013 14:42

              Nous savons, Madame Walter, que même dans la Commedia dell’arte les masques tombent... Ceci dit, le post de ce monsieur n’était pas méchant (du moins j’espère...) !!!
              Venez quand vous voulez et je vous ferais danser dans le vent !


            • Gollum Gollum 15 avril 2013 14:27

              Bel article qui illustre à merveille cette logique paradoxale de l’Orient qui veut que faiblesse = force, vieillesse = jeunesse.. et que l’on retrouve dans tous les traités taoïstes..


              • Denis Thomas Denis Thomas 15 avril 2013 14:34

                Merci beaucoup !


              • juluch juluch 15 avril 2013 14:56

                Article intéressant.


                N’oublions pas qu’à la base l’art « Martial » est l’art de la guerre, l’art de tuer avec ou sans arme.

                Que l’on en face une philosophie de vie......pourquoi pas.

                Mais le but est de tuer.

                Ceci étant on n’auras pas la même approche à 20, 30, 40 ans ou plus.

                il faut être et durer.

                Le soucis de l’enseignement en Occident c’est l’aspect « compétions » et.......force physique.

                Sans parler des modes dans les sports de combats et arts martiaux tradi, se que je désapprouve totalement.

                L’art martial externe doit se combiner à l’interne si on veut durer et rester efficace.

                J’ai pratiqué pendant environ 15 ans du Hoa linh bac tru quyen.

                Par la suite en plus de ce style, j’ai approché le Pakua, Hsing.I et Win Chung....

                D’autres styles en plus de se que l’on pratique à longueur de semaine est, à mes yeux, indispensables à partir d’un certain niveau et d’un certain age aussi........faut le dire.

                Merci pour votre partage, ça change de la politique, un vrais bol d’air.



                • lionel 15 avril 2013 16:32

                  Bonjour Juluch ! Je vous souhaite en santé.


                  Bien sur, la finalité de l’art martial est dans le combat mais pas seulement et même peut être pas tant que dans la santé physique et psychique voir spirituelle.

                  Citation du maitre Wang Xiangzhai (connu à son époque comme le meilleur boxeur de Chine) :

                  Appropriate exercises can positively affect every cell and every organ in the human body, improve the functioning of respiratory and vascular systems, and also improve metabolism. In other words, they activate the whole human organism.

                  Les exercices appropriés peuvent affecter positivement toute cellule de chaque organe dans le corps humains, améliorer le fonctionnement des systèmes cardiaux et respiratoires et de meeme améliorer le métabolisme. En d’autres mots, ils activent l’entièreté de l’organisme.

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Wang_Xiangzhai

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Wang_Xiangzhai

                  Un autre maître des arts de combats a développé une pratique à finalité psycho-spirituelle :

                  http://www.shengzhen.org/

                  Voir les vidéo pour un aperçu de son enseignement :

                  http://www.youtube.com/watch?v=x7xj7oJK7QY




                • juluch juluch 15 avril 2013 23:06

                  Merci pour les liens Lionel  smiley


                  Amicalement 

                • gaijin gaijin 16 avril 2013 08:45

                  juluch

                  « Mais le but est de tuer. »
                  navré mais je ne peut pas vous laisser dire ça comme ça

                  si par art martial vous entendez art de la guerre le but numéro un est de ne pas se faire tuer !

                  pour ce qui est du reste le vocabulaire japonnais permet d’apporter une précision en distinguant bujutsu ( techniques ) et budo ( voie )
                  le budo est postérieur au jutsu et apparaît après l’unification du japon la finalité étant d’une part d’offrir un champ d’action aux samourai et d’autre part de conserver l’enseignement de l’art du combat qui est excellent pour l’individu et la société

                  si dans le budo les techniques sont les mêmes la finalité est différente c’est l’harmonie le « aï » de aikido ou de iaïdo.
                  harmonie étant a entendre au sens japonnais : « être un avec » 
                  un avec soi même dans l’action en harmonisant le corps la respiration et l’intention,
                  un avec l’arme lorsqu’on en utilise une ou l’objet : fleur dans l’ ikébana ou pinceau dans la calligraphie ( ben oui ce sont aussi des budo ....)
                  un avec l’adversaire dans le combat ou le partenaire dans l’exercice,
                  unité également du groupe des pratiquants ou chacun doit être a la fois respecté pour ce qu’il est et respectueux des règles du groupe
                  un .......

                  tuer est le début de la voie martiale mais en aucun cas la finalité !

                  ( gardons nous cependant d’oublier le début. la tendance moderne des budo a être de plus en plus édulcorés prive les pratiquants des conditions nécessaire a leur progression. je ne parle même pas du sport dont les plus brillants représentants démentent par leur attitude les valeurs qu’ils sont censés véhiculé )


                • juluch juluch 16 avril 2013 12:17

                  Bonjour Gaijin,


                  C’est se que je disais plus haut, c’est devenu avec le temps et avec la paix une philosophie.

                  Je doute fort que ceux qui ont mit au points ces techniques à l’époque ont pensé à l’aspect philosophique.

                  Le but était d’éliminer l’adversaire.

                  Ceci étant, je prends note humblement de vos apport à ce débat.

                  Amicalement.

                • gaijin gaijin 16 avril 2013 17:01

                  juluch
                  non pas une philosophie
                  en tout cas pas au sens ou on parlerait de quelque chose qui procède d’abord de la tête
                  ( même si forcément quand on se contente d’en parler ça ne peut qu’y ressembler )
                  ce sont des réalités qui procèdent du corps et qui ont une réalité « opérationnelle » en combat

                  bien sur la pratique du champ de bataille était très éloignée de ces conceptions mais ce sont les meilleurs des survivants qui ont élaboré les écoles, la pratique s’est amélioré pendant un temps ( jusqu’au 19 ème siècle ) elle s’est affinée en devenant une pratique de duel et s’est perfectionnée avec le temps plus grand disponible pour l’entrainement et la plus grande maturité des pratiquants

                  même quelqu’un de ma génération a encore eut des enseignants ayant combattu « pour de vrai » au cours de la seconde guerre mondiale et de l’ indochine c’est a dire très concernés par les aspects « pragmatiques »

                  bien sur on est loin des maitres « médiatiques » qui paradent dans les magazines en présentant comme des secrets grandioses ce qui n’est que l’ordinaire d’un pratiquant moyen.
                  au delà des modes et des« kimono » fluo les budo véritables survivront !
                  en tout cas je l’espère sinon ce serait une grande perte pour toute l’humanité

                  je vous souhaite de rencontrer un jour quelqu’un qui puisse vous donner un vrai aperçu de ce dont je parle


                • juluch juluch 17 avril 2013 12:10

                  Le maître originel de mon style, avait combattu pour de vrais en Indochine à l’époque de la présence Française.


                  Il en avait imprégné son art martial et son enseignement.

                  Ses disciples proches en avaient repris les méthodes : combat, discipline......

                  J’ai retrouvé ça avec le TIOR à l’armée.

                  Merci à vous.

                • jaune83 15 avril 2013 15:48

                  Merci pour cet article qui effectivement change un peu de ce que l’on lit habituellement par ici.

                  J’ai pour ma part débuter la pratique de l’Aikido en septembre et suis surpris d’y trouver tant de chose. Je pensais faire du sport et apprendre à connaitre mon corps mais cela va bien plus loin que cela (j’ai fait 8 ans de Judo avant mais plus jeune et je n’avais pas noté une telle dimension philosophique voire métaphysique)

                  Petit détail intéressant sur l’Aikido. Après la seconde guerre mondiale les USA ont interdits la pratique de tous les arts martiaux au Japon excepté l’Aikido, considéré comme une art martial pacifique par les stratèges et analyste de l’époque.

                  • Denis Thomas Denis Thomas 15 avril 2013 16:01

                    Si cela vous intéresse : j’ai publié déjà plusieurs articles à ce sujet, ici-même ...


                  • Gnaffron 15 avril 2013 15:56

                    Je me rappelle lors de mes années de jeunesse (de prime jeunesse même, je ne devais pas avoir plus de 12 ans), je suivais alors des entrainements de judo. Il y avait alors simultanément dans le dojo d’à coté des entrainements d’Aikido. Alors j’y comprenais vraiment quedalle, mais c’était beau (même si le kimono est un tantinet aéronihiliste).


                    • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 15 avril 2013 23:21

                      A partir du moment ou vous avez deux personnes qui s’opposent, il y a compétition, et ça me rappelle un films de Kurosawa qui s’appelle « Sugata Sanshiro » je suis sûr que tout le monde ici l’a déjà vu.

                      Bien que j’ai souvent vu des pratiquants d’aikido à l’école Je ne l’ai pas pratiqué, j’ai préféré la lance et après le kendo, mais ça ne m’a pas empêché de venir m’amuser avec mes amies.

                      J’ai toujours trouvé les pratiquants d’aikido un peu, mous trop intellectuels et pas du tout réalistes dans leur approche de l’affrontement et de la « mort », en tout cas j’ai apris deux ou trois choses avec eux, j’espère qu’ils ont appris aussi quelque chose de moi.


                      • gaijin gaijin 16 avril 2013 08:56

                        tetsuko
                        oui en effet
                        au risque de chagriner nos amis aikidoka ils ont un peu trop tendance a vouloir commencer la pratique par la fin, malheureusement vouloir cueillir des fleurs sans vouloir labourer ça ne fonctionne pas.
                        en plus forcément cette pratique attire des intellectuels et des pacifistes qui auraient avantage a se cultiver en faisant du karaté ou du ken
                        et inversement ........

                        il y a là une question fondamentale sur la façon dont on envisage la progression :
                        soit on essaye de progresser en allant dans le sens de ses points forts, soit on essaye de au contraire de renforcer ses points faibles ......


                      • gonz gonz 16 avril 2013 09:33

                        Les japonais traduisent aïkido comme la voie (do) de la réunification (aï) des énergies (ki).
                        Mais en fait « aï » vient du mot chinois « amour ».
                        L’aïkido est amour !
                        Merci à Ushiba Senseï d’ en avoir posé les bases, et à mes maîtres d’en continuer la transmission. Longue vie à l’aïkido.


                        • Denis Thomas Denis Thomas 16 avril 2013 09:56

                          Oui, Monsieur, absolument !, Je la traduit aussi comme « concordance », mais plus dans un objectif de compréhension des lecteurs.
                          A côté, nous pouvons comprendre les points de vue de Gaijin ou de la jeune femme (semble-t-il) qui pratique Naginata ou le Kendo : il y a très peu de pratiquants Aiki, en France - ou au Japon - qui entrent dans leur savoir des composantes venues de l’étude des boxes (au sens large) qui complèteraient pourtant la vision de leur Do initial. Cela ne retirerais rien à la notion aï. Au contraire.


                        • gonz gonz 16 avril 2013 12:14

                          la jeune femme en question part d’un mauvais postulat : « A partir du moment ou vous avez deux personnes qui s’opposent... » Pourquoi deux pratiquants d’aïki s’opposeraient-ils ? Puisqu’ils recherchent l’harmonie. Quand le mouvement est bien fait, il n’y a pas de perdant, et les deux partenaires en profitent également (s’il existe des adversaires à la boxe, il y a des partenaires en aïki...).


                          • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 17 avril 2013 21:33

                            Evidemment que les pratiquants ne s’opposent pas, mais ne s’agit-il pas d’un art martial, en français un art de la guerre.
                            En tout cas tout les senseïs dont j’ai eu la chance de recevoir un enseignement m’ont apprit que le seul adversaire que je devais vaincre était dans ma tête, et je ne l’ai toujours pas vaincu.
                            Le jour où je pourrais le vaincre, je n’en aurais plus le besoin... je crois

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