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Accueil du site > Actualités > Santé > AP-HP : les gestionnaires décident des actes médicaux d’urgence

AP-HP : les gestionnaires décident des actes médicaux d’urgence

Un citoyen américain récemment diagnostiqué d’un cancer du pancréas métastasé se voit refuser des soins par l’administration d’un hôpital parisien, au détriment de toute humanité, car il ne peut pas payer la facture. Un témoignage sur la disparition du service public de la santé en France.

Comme nous le « savons », notre système de santé publique est le meilleur au monde, surtout si on le compare au système de santé américain « qui ne soigne que les malades qui payent ». L’expérience actuelle d’un senior américain résidant à Paris met du plomb dans l’aile de ce qui n’est plus qu’un mythe. France, ton système de santé fout le camp !

Tom souffre de douleurs constantes au ventre et se résout à consulter dans les urgences d’un grand hôpital parisien. Son état est jugé suffisamment grave pour qu’on l’hospitalise afin de lui faire subir une batterie d’examens. L’administration des admissions découvre qu’il n’a pas de couverture santé et qu’il ne peut prétendre ni à la CMU, ni à l’AME car son revenu déclaré est légèrement supérieur aux plafonds, respectivement 627 et 660 euros/mois. Il n’a pas les moyens de régler la facture hospitalière et ne peut bénéficier d’aides sociales. Il n’a ni famille en France ou aux USA. Qui va payer pour lui ? Cette question va devenir l’enjeu essentiel de sa prise en charge médicale et déteindre sur le comportement de certains médecins et personnels hospitaliers. Tom est régulièrement harcelé par une noria de personnes qui lui demandent de quitter l’hôpital et d’aller se faire soigner aux USA. Contactée, l’ambassade américaine envisage de lui prêter de l’argent pour régler son rapatriement sanitaire, à condition qu’un transfert ne lui soit pas fatal.

 Pendant la période qui précède le diagnostic, les examens et les résultats de ses examens sont freinés par l’administration qui, dans le même temps, proteste contre l’accroissement de la facture hospitalière dont elle est en partie responsable puisqu’elle empêche les médecins d’agir avec célérité en posant son véto sur chaque acte. La direction multicéphale de l’hôpital ralentit impitoyablement la marche des soins et l’établissement du diagnostic.au détriment du patient qui se dégrade à vue d’œil. Le médecin qui le suit perd un temps précieux en négociations avec les comptables.

Au bout d’une vingtaine de jours d’hospitalisation, Tom apprend qu’il est atteint d’un cancer du pancréas métastasé. L’activité des cellules cancéreuses a déclenché une embolie pulmonaire responsable d’une grande difficulté respiratoire. Tom est amoindri, il souffre, il éprouve de grandes difficultés à bouger pour accomplir le moindre acte de vie quotidienne. Il n’a plus d’appétit et se trouve dans un état de grande faiblesse. Finalement et contre l’avis du médecin responsable, Tom est renvoyé chez lui avec un rendez-vous quatre jours plus tard pour la pause d’un Pac (port à cathéter). Il devra rentrer chez lui puis revenir lendemain pour le début d’une chimiothérapie qui devrait améliorer son état afin d’assumer ses besoins essentiels.

Tom est réceptionné chez lui par une amie qui est stupéfaite de constater que l’hôpital l’a fait sortir alors qu’il est absolument incapable de se débrouiller tout seul. D’ailleurs, à peine arrivé, il chute de tout son long sur le parquet et doit ramper à quatre pattes afin de rechercher un appui propice à retrouver la station debout. Pendant les quatre jours suivants, Tom reste alité. Il souffre, geint, somnole, n’absorbe que de l’eau coupée d’un peu de jus de fruits ou un yaourt. 15 mn lui sont nécessaires pour se lever afin de se rendre aux toilettes. Il est tellement faible qu’il est incapable de s’asseoir à son ordinateur pour prendre les contacts que l’administration hospitalière lui a enjoint de prendre avec une redoutable et cruelle constance.

Lorsque Tom retourne à l’hôpital pour la pause du Pac, la personne qui l’accompagne souhaite expliquer à l’infirmière X qu’il ne peut pas se débrouiller tout seul et qu’elle a du l’habiller. X lui coupe la parole en disant « je sais, je sais puisque je me suis occupée de lui » et elle ajoute : « Nous ne pourrons pas lui poser le Pac, l’administration s’y oppose ». En effet, l’accompagnatrice est informée par X deux heures plus tard qui lui dit que Tom doit quitter l’hôpital. Heureusement, il n’en sera rien car le chef de clinique a eu gain de cause pour la pause du Pac et comme il n’y a personne chez lui pour l’accueillir, Tom passe la nuit à l’hôpital.

Le lendemain l’administration s’oppose catégoriquement au démarrage de la chimiothérapie. Bien que Tom soit dans un état de faiblesse extrême, son état ne cessant de s’aggraver, des administratifs le harcèlent pour qu’il appelle son ambassade et lui demandent de les suivre dans leur bureau. C’en est trop pour l’aide soignante qui est présente dans la chambre : « Mais comment voulez-vous qu’il se lève, je viens de le laver sur son lit ! ».

 

Commentaires :

 On comprend le souci des gestionnaires : l’argent sort, il faut le faire rentrer. Mais l’AP-HP n’est pas une usine de charcuterie, c’est un service public de santé et il est stupéfiant de constater que les décisions administratives inhumaines priment sur les décisions médicales, que les gestionnaires ont le pouvoir de s’opposer à la mise en œuvre des prescriptions médicales ordonnées par les médecins hospitaliers. Un véritable service public de la santé se devrait de soigner d’abord et récupérer le coût de ses services ensuite, quitte à utiliser des méthodes sévères.

 Que signifie La circulaire DHOS/DSS/DGAS N°141 du 16 mars 2005 qui s’applique aux malades nécessitant des soins urgents ? Pourquoi la direction de l’hôpital n’a-t-elle pas saisi la CPAM d’une demande d’AME qui s’applique à son cas : résidence en France de plus de trois mois, situation irrégulière, nécessité de soins urgents. Certes, Tom est condamné car, statistiquement, il n’a que quelques mois à vivre mais l’administration en le harcelant abrège ces quelques mois en aggravant son état physique, accroissant ses souffrances physiques et psychologiques.

D’un côté on martyrise un patient, de l’autre l’administration dépense des fortunes pour éliminer la douleur, une campagne qui rapporte beaucoup aux laboratoires pharmaceutiques qui fournissent les hôpitaux en dispositifs spécifiques et antalgiques.

Si la loi l’y autorisait, on se dit qu’elle n’hésiterait pas à abréger ses souffrances, à l’euthanasier pour qu’il ne coûte pas à la société. Les nazis le faisaient.

On peut reprocher à Tom de ne pas avoir pris ses précautions en contractant une assurance santé mais c’est très coûteux. Il avait pour habitude de se soigner en consommant des compléments alimentaires et de la nourriture équilibrée. Comme lui, ils sont de plus en plus nombreux ces Français qui renoncent à consulter les médecins parce que la sécurité sociale se désengage, que le patient doit de plus en plus donner de sa poche et que en conséquence, les mutuelles doivent augmenter leurs cotisations, plus de 100 euros mensuels pour les personnes dont l’entreprise ne participe pas à la prise en charge de la complémentaire santé à travers les contrats collectifs.

Les retraités sont aux premières loges car en quittant l’entreprise ils perdent le bénéfice du contrat collectif en même temps qu’ils doivent payer un risque santé plus élevé avec l’âge alors que leur revenu a baissé au moins d’un tiers (sauf pour les fonctionnaires). Nombre d’entre eux renoncent au complément santé. Le résultat pour les français est que le poste budgétaire qui a le plus baissé ces dernières années est le poste santé.

 Les dirigeants français qui ont l’habitude de se vanter d’avoir « le meilleur système de santé au monde contrairement aux américains qui ne sont soignés que s’ils payent » devraient réaliser qu’en France aussi, on ne peut être soigné que si on paye…même dans le cas d’un cancer généralisé, comme Tom et malgré des textes de loi qui ne sont pas appliqués car aucune sanction n’est prévue pour les gestionnaires qui les ignorent. Notre société sanctionne la maltraitance aux animaux mais pas aux patients des hôpitaux.

 France, Fraternité, Égalité et Solidarité se sont taillées avec l’Humanité...


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23 réactions à cet article    


  • pigripi pigripi 18 février 2010 11:07

    @Bardamu
    Cette institution, c’est désormais : des juifs -professeurs « émérites » (hum ! hum !)- qui dirigent des médecins noirs et arabes !... un mur entre !

    Honte à vous que de profiter de cette situation dramatique pour cracher votre haine antisémite.
    Et vous avez tout faux : tout a commencé lorsque nos gouvernants ont décidé de désengager l’État du service public et exigé des institutions publiques qu’elles soient financièrement autonomes. La présence de consultations privées dans les hôpitaux n’est qu’un des éléments du désengagement de l’Etat.


    • Bardamu 18 février 2010 11:16

      Juste un constat... une blague que m’a rapportée un ami... radiologue arabe !... à l’AP !... et sous-payé !

      Désolé, d’être franc l’ami !... je ne voulais pas blesser le tartufe qui s’agite fébrilement en toi !

      Avec pareil faux humanisme, ne t’étonne pas si tu l’as dans l’os plus tard, alors !

      Le combat n’est pas l’affaire des autruches !... l’arène, c’est sur le sable qu’on y joute... pas la tête enfouie dedans !


    • Fergus Fergus 18 février 2010 12:42

      Totalement d’accord avous, Pigripi, pour condamner le scandaleux commentaire de Bardamu. Saisir un évènement d’actualité sans rapport pour stigmatiser les médecins juifs est lamentable et indigne !


    • foufouille foufouille 18 février 2010 14:48

      c’est deja arrive
      le sdf a chope la gangrene dans les jambes ou les pieds
      me souvient plus de l’histoire exact


    • pigripi pigripi 18 février 2010 12:39

      Tout depend, Chanteclerc de la situation administrative du SDF, des protocoles correspondant àsa situation et des creneaux dans lesquels il rentre.
      Si le service public de la sante etait une realite on soignerait d’abord, comptables et medecins ne seraient pas en interaction et Medecins du Monde n’existerait pas en France...

      Il semble que l’acces aux soins generalise ne soit plus une realite francaise...

      D’autre part, toutes les administrations hospitalieres de l’AP-HP ne se plient pas forcement aux exigences de rentabilite avec autant d’inhumanite que l’hopital citedans ce temoignage. L’hopital en question brille par sa mauvaise ambiance qui se ressent depuis l’accueil au standard, jusqu’aux medecins en passant par l’administration, les infirmieres, les travailleurs « sociaux » et les aides soignantes.

      On se doit de distinguer les directives du Ministere de la Santé de la manière dont elles sont ensuite appliquées par les individus concernes.
      Il est certain que si le Ministere de la Santé n’etait pas lui meme pressurise par le Ministere de l’economie lequel est lui meme sous la pression du gouvernement, le service public de la santé serait digne ce son nom.


      • Fergus Fergus 18 février 2010 12:48

        Merci à vous, Pigripi, de nous avoir informé de cette lamentable carence d’un service public à vocation humanitaire par nature.

        Ce n’est, hélas ! qu’une illustration supplémentaire de la dérive des pouvoirs publics qui subordonnent désormais toute leur action et tous leurs objectifs à la seule logique comptable. Y compris en jetant à la rue un homme en phase terminale de la maladie. C’est indigne et scandaleux !

        Espérons que la médiatisation de cette affaire permettra à cet homme de bnéficier des soins que son état nécessite. Mais que se passera-t-il pour le prochain ?

        Bonne journée.


        • Patrick FERNER 18 février 2010 13:47

          N’y a-t-il pas dans cette situation « non-assistance à personne en danger » sanctionnée par le Code pénal ?


          • Lulu de Pantin 18 février 2010 14:08


            Bandes de pleureuses !!!!

            On parle des soins trop chers, du stress au travail ou au chômage et on oublie le principal !!!

            les efforts surhumains de mon banquier pour mériter son bonus annuel


            • pigripi pigripi 18 février 2010 14:24

              @Patrick

              N’y a-t-il pas dans cette situation "non-assistance àpersonne en danger" sanctionnée par le Code pénal ?

              Votre question souleve un probleme auquel tous les citoyens sont confrontes dans la vie : le fosse entre le sentiment individuel de justice et les deisions prises par l’Institution de la Justice.
              On a pu l’observer lors de recents proces, il est rare que les victimes, tout comme les condamnes, pensent qu’il leur a eterendu justice...

              Afin que l’institution joue son role, elle doit s’appliquer sur la Loi et les decrets d’application de la loi, lesquels font parfois defaut.
              D’autre part, il faut que les criteres d’application d’une loi soient reconnus par les juges soit parce que les experts les ont enterines, soit parce qu’ils ont fait l’objet d’une jurisprudence. En d’autres termes, il y a un gouffre entre ce qu’un citoyen moyen considere juste et le jugement que va etablir un juge.

              Dans ce cas precis, quels sont les criteres admis par la justice pour un patient atteint d’un cancer tres grave avec une faible esperance de vie, qui etablissent qu’il est en danger de mort ou tout simplement en peril ?
              Si c’etait aussi simple, il est evident que le medecin qui a signe sa sortie de l’hopital sous contrainte administrative comptable ne l’aurait pas fait...pour la bonne raison qu’il aurait trahit le serment d’Hippocrate et enfreint la deontologie medicale.


              • vivien françoise 18 février 2010 14:35

                Bonjour,
                Trainer un hôpital devant la justice pour refus de soin, cela aurait déjà dû arriver, il me semble.
                Mais quelle personne à l’article de la mort car ne pouvant payer ses soins, prendrait un avocat pour se faire représenter ? les associations sûrement au courant de ce genre de faits ne bougent pas ?
                La grande faucheuse représentait la mort mais elle représente aujourd’hui la vie elle-même.
                Elle fauche à tours de bras, la santé, la justice, les emplois.


                • Bardamu 18 février 2010 14:40

                  Tiens !... les censeurs ont sévi... pour rien !... comme à leur habitude !

                  Ils creusent leur tombe à grandes pelletées, ceux-ci... annonçant la fin de tout débat possible !... et le font de bon coeur !

                  Déjà morts, peu leur importe de s’enterrer plus profondément !

                  Et Agora, déjà passée à l’ennemi... qui suit !... « l’agora ment », « l’agora ment »... on connaît la suite !

                  Vous allez vous ennuyer plus tard, condamnés à ne débattre qu’entre bien-pensants !

                  Vous devrez alors vous inventer d’autres ennemis !... des virtuels !... pour continuer vos combats de pacotille.

                  Ce qui a gêné en mon commentaire ?
                  Qu’il fut celui qui recueillit le maximum de suffrages !... tiens pardi !

                  Les bien-pensants se voyant démasqués, il ne leur reste que la censure, à ces pitres-là !

                  Bien pauvres garçons, en fait ! 


                  • Bardamu 18 février 2010 15:44

                    Pigripi me censure -lui, ou un autre ici !-, mais ma blague figure dans son commentaire !... puisqu’il la cite !

                    Donc, une censure qui avorte en somme !
                    Merci, messieurs les censeurs !


                    • pigripi pigripi 18 février 2010 17:11

                      @Bardamu
                      Je ne censure personne pour la bonne raison que je suis assez grande pour critiquer ou commenter ce qui me semble faux et injuste. Je n’ai ni besoin de faire des coups en douce, ni de me plusser abusivement.
                      Je dis ce que j’ai a dire sans autre artifice.
                      Je vous rappelle que le sujet de mon article est la degradation du service public de la sante en France.
                      Si vous avez des choses pertinentes a dire sur ce theme, merci d’avance


                      • cmoy patou 18 février 2010 18:15

                        Pour combler son déficit, nos chers gouvernants n’ont rien trouvé de mieux que de nous faire payer encore et encore...

                         - Dorénavant, sur une consultation médicale, nous versons 1 €

                         - Nous sommes restreints lors de nos arrêts maladie ....

                         - Nous devons consulter un généraliste avant de voir un spécialiste …

                         - Pour tout traitement de plus de 91 €, nous en sommes de 18 € de notre poche

                         - Taxe de 0,50 c sur les boites etc...

                         Toutes ces mesures sont destinées À combler le fameux trou qui est À ce jour de 11 milliards.

                         Or, savez-vous que les sommes suivantes, destinées à la Sécu, ne lui sont pas reversées :

                         * Une partie des taxes sur le tabac : 7, 8 Milliards

                         * Une partie des taxes sur l’alcool : 3, 5 milliards

                         * Une partie des primes d’assurances automobiles : 1, 6 milliards

                         * La taxe sur les industries polluantes : 1, 2 milliards

                         * La part de TVA : 2 milliards

                         * Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2, 1 milliards

                         * Retard de paiement par les entreprises : 1, 9 milliards

                         En faisant une bête addition, on arrive au chiffre de 20 milliards d’euros.

                         Conclusion : 

                         Si les responsables de la Sécu et nos gouvernants font leur boulot efficacement et honnêtement

                         Si chacune des institutions reverse ce qu’elles doivent chaque année

                        les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd’hui 9 milliards d’excédent ! ?

                         Ces chiffres ne sont pas inventés vous pouvez les consulter sur le site de la sécu, ils sont issus du rapport des comptes.

                         Si les pouvoirs publics, qui nous harcèlent au quotidien de messages publicitaires afin de consommer 5 fruits et légumes frais par jour, étaient vraiment convaincus de leur efficacité pour sauver notre santé et donc l’assurance maladie, ils supprimeraient la TVA sur ces produits ! !

                         N’oubliez pas d’avoir une petite pensée sur l’achat, à la hâte, des 90 Millions de doses de Tamiflu par le ministère de la santé publique, quand on sait que la grippe A n’est pas plus mortelle et dangereuse pour vous et moi que la grippe saisonnière classique. Hélas on ne peut en dire autant des dommages collatéraux potentiels qui existent réellement dans les adjuvants que contiennent les vaccins !!

                         Quel sera le coût de cette opération, que la sécu va supporter une nouvelle fois, lorsque le gouvernement sera décidé à dédramatiser la situation ! !


                        • curieux curieux 18 février 2010 21:12

                          Complétement faux, cet article. Demandez à vous faire vacciner, on ne vous refusera pas, même si vous n’êtes pas assuré


                          • pigripi pigripi 19 février 2010 01:05

                            @Curieux
                            Excellente remarque smiley))


                          • pseudo 18 février 2010 22:39

                            L’hôpital ne fait pas la charité, et les professionnels de santé ne sont pas des bénévoles même si leurs salaires est au ras des pâquerettes pour les non médecins (et oui à l’hôpital ce n’est pas le médecin qui fait la bouffe, édite commandes, factures, tableaux de bord..... mais c’est lui qui ramasse le double salaire AP-HP + FAC ) !

                             Aux français on demande CB + carte vitale + mutuelle avant d’aller en consultation. On vous soignera si vous êtes démunis grâce à la CMU financée par ceux qui ont la chance d’avoir des revenus imposés
                            Pour conclure : Si vous avez des revenus, normal de contribuer et de casquer pour se faire soigner !

                            • Arunah Arunah 18 février 2010 23:55

                              On voit mal ce qui a empêché votre ami Tom d’être assuré volontaire à la Sécu. Son attitude est irresponsable.


                              • pigripi pigripi 19 février 2010 00:53

                                @aRUNAH

                                Qui etes-vous pour juger une personne que vous ne connaissez pas et dont vous ignorez la situation à dessein puisque elle est expliquée dans l’article ?
                                Oui, il y a des gens qui se retrouvent en difficulté et dans une situation dramatique à laquelle il est urgent de donner des réponses médicales avant de leur faire la leçon.
                                On soigne d’abord, on règle les comptes ensuite.
                                Votre réflexion reflète la déshumanisation de notre société et surtout des gens qui la composent. C’est parce que trop de gens pensent comme vous que Liberté, Egalité et Fraternité ont foutu le camp !


                                • pigripi pigripi 19 février 2010 01:03

                                  @Pseudo

                                  L’hôpital n’a peut-être pas les moyens de faire la charité comme vous le dites mais son personnel peut se montrer charitable.
                                  D’ailleurs beaucoup d’hôpitaux étaient à l’origine des œuvres de charité dont les fonds étaient fournis par les riches qui espéraient ainsi racheter leurs pêchés et gagner une place au paradis.
                                  Certains hôpitaux ont des noms qui rappellent leur origine charitable et chrétienne : Hôtel-Dieu, La -Charité, Les-Diaconesses, Saint-Louis, Saint-Joseph, etc.


                                  • cmoy patou 19 février 2010 12:44

                                    M’est avis que si on réduisait un tant soit peu les gaspillages organisés ...........nos hôpitaux ne seraient pas amenés a refuser de soigner les plus démunis , si ce qui faisait encore que notre pays avaient quelques beaux restes d’humanisme je crains hélàs que ce soit terminé , l’hôpital n’échappant pas aux lois de l’économie.
                                    Exemple :
                                    LA FRANCE & la SECU 

                                    Les Génériques

                                    (Exemple édifiant…)

                                    Nous sommes TOUS CONCERNES par les génériques, ET TOUS BERNES par les industriels & les pharmacies !
                                     
                                    Petit exemple (certainement pas isolé) avec le cas d’un malade dont les propos sont rapportés ici… 

                                    Le docteur m’a prescrit un médicament appelé « SPASFON » et arrivé à la pharmacie on me propose le médicament générique
                                    appelé « PHLOROGLUCINOL MERCK », ou plutôt on me l’impose, car pas le choix à la pharmacie de mon quartier… 

                                    On m’en donne 3 boîtes. En tant que bon citoyen j’accepte sachant très bien que c’est la même composition, et qu’il est remboursé par la sécu aussi bien que le SPASFON.

                                    C’est en rentrant chez moi que j’ai fais une étonnante découverte…
                                     
                                    J’avais du vrai « SPASFON » dans la trousse à pharmacie…
                                     
                                    Pour me rassurer dans mon choix je compare le prix des 2 médicaments…

                                    La boite de Spasfon coute 2.81 € & la boite de Merck coute 2.13 €
                                     
                                    Hourra ! j’ai fais gagner 68 centimes à la Sécu, c’est pas le Pérou mais on est content de soi.

                                    Le hic c’est que le Spasfon contient 30 comprimés de 80mg mais le Merck seulement 10 comprimés de 80mg !!!!

                                    Pour un traitement il en faut 6 comprimés par jour, soit 30 comprimés sur 5 jours, c’est pour cela qu’on m’a donné 3 boîtes de Merck.
                                     
                                    Total : 3 x 2.13 = 6.39 € pour le Merck, alors que ça aurait couté qu’une boite de Spasfon à 2.81 €  !!!

                                    J’ai donc fait perdre 3.58 € ( (3 x 2.13) - 2.81) à la Sécu juste en ayant accepté des génériques !
                                     
                                    Sans compter en sus les 3 x 0.50 cts soit 1.5 € non remboursés pour ma pomme sur les 3 boîtes Merck, au lieu de 50 cts si j’avais eu du Spasfon !

                                    C’est une honte qu’un pharmacien impose ceci, il se fait plus de chiffre d’affaire tout en étant en plus probablement bien vu par la sécu car il vends plein de génériques.
                                     
                                    Quand on voit que la Sécu a pour le moment 10 milliards d’euros de déficit, et qu’avec la crise les statistiques annoncent du 20 milliards à la fin de l’année, ces pratiques devraient être interdites et sanctionnées.

                                    Donc à partir d’aujourd’hui je demande le comparatif de prix entre le médicament et son générique sur la durée du traitement !
                                    Je prends celui qui coûte le moins cher, et je vous propose de faire la même chose et de diffuser l’info à tous vos contacts.

                                    EDIFIANT Non  ???


                                    • JL JL 19 février 2010 13:11

                                      Voilà un excellent moyen pour se faire aimer de son pharmacien !  smiley


                                    • pigripi pigripi 19 février 2010 13:48

                                      @ Patou

                                      Votre témoignage est édifiant !
                                      J’avais effectivement remarqué que le conditionnement des génériques ne correspondait pas en quantité à celui de la marque mais je n’avais pas fait le calcul. Merci pour cet exemple concret et vos conclusions.
                                      Les pharmaciens sont avant tout des commerçants et éventuellement des professionnels de la santé pour garantir leurs arrières. La plupart de nos pharmacies sont devenues des épiceries qui vendent n’importe quoi.
                                      Je privilégie les pharmacies qui vendent essentiellement des produits pharmaceutiques. Comme à Paris nous avons une pharmacie tous les 100 m, le consommateur peut faire jouer la concurrence.

                                      La tromperie sur le coût des génériques reflète l’évolution de la société qui ne se soucie pas du bien commun avec des dirigeants qui mentent et nous manipulent à des fins qui les concernent personnellement.
                                      L’exemple de l’achat des 90 millions de doses de vaccin anti H1N1 est le dernier exemple en date : Le frère de Sarkozy dirigeant de Sanofi Adventis, Roselyne Bachelot ayant travaillé pour l’industrie pharmaceutique, l’importance et le rôle des labos dans la formation des medecins français, la dépendance des experts, etc.

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