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Accueil du site > Actualités > Santé > Baclofène contre Nalmefène

Baclofène contre Nalmefène

J’ai pu constater que, depuis quelques temps, deux lobbies s’affrontent, y compris sur AgoraVox, à propos de médicaments destinés à traiter l’alcoolisme. Le premier représenterait l’industrie pharmaceutique, et plus précisément Lundbeck, qui tente de faire approuver un médicament, le Selincro (ou Nalmefène). Le second se présente comme un lobby citoyen et dénonce le désintérêt de l’industrie pour le Baclofène, qui serait pourtant plus efficace. Je me propose donc de remettre les choses à plat pour analyser la situation à tête froide. Merci de lire jusqu’au bout avant de crier haro sur le baudet.

Qu’est ce qu’un lobby ?

Le terme de Lobby a très mauvaise connotation en français. Le lobby est systématiquement perçu comme un groupement d’intérêts privés qui tentent d’imposer des décisions qui leurs sont favorables au détriment du bien commun. Je lis encore « Groupe de pression »…

Si tout n’est pas faux dans cette définition, il convient de la rectifier. Un lobby c’est :

· Un regroupement d’intérêts communs ;

· Dans le but d’influer sur les décisions politique.

Notons qu’il n’y a pas de connotation positive ou négative. Par exemple, un lobby peut tout à fait agir pour obtenir des décisions qu’il estime favorables au bien commun, comme le font les adeptes de la reconnaissance du vote blanc.

Un lobby peut tenter d’obtenir une loi qu’il pense bonne pour tout le monde et qui s’avèrera désastreuse à la pratique, comme la calibration des fruits et légumes (là, j’avoue que si je tenais l’âne qui a plaidé en faveur de cette connerie qu’il a fallu annuler, je veillerai à ce qu’on le mette au rebut si quelque chose dépasse).

Enfin, un lobby industriel peut tenter d’obtenir une loi qui est profitable à tous (y compris ses membres) et s’opposer ainsi à un autre lobby. C’est le cas par exemple des lois sur les normes, où ceux qui sont favorables à un durcissement se heurtent à ce qui n’y sont pas prêts.

Voilà ce qu’est un lobby. Aussi ai-je souri doucement lorsque j’ai lu que la candidate du lobby écolo se proposait d’interdire les lobbies.

Fatalement, les lobbys industriels, parce qu’il sont professionnalisés, parce qu’ils ont l’expérience, parce qu’ils ont d’importants moyens, sont très efficaces. C’est pourquoi le simple citoyen a souvent le sentiment qu’ils dominent l’économie, mais ils ne la dominent que parce qu’ils n’ont souvent pas d’adversaires à leur mesure. Le débat n’est pas récent, mais le jour où les français se syndiqueront en masse, et cotiseront aux associations de consommateurs, le jeu se rééquilibrera. Notons que les ONG sont aussi de grands lobbyiste, même si, pour ne pas faire fuir les sousous de leurs généreux et anonymes donateurs, elles préfèrent éviter le mot. 1

Le Baclofène 2

Cet aparté terminé, revenons à notre sujet.

Le Baclofène a été découvert en 1962 par Ciba-Geigy. Il a initialement été développé pour le traitement de l’épilepsie, mais les résultats ont été décevants : le nombre et l’intensité des crises ne diminuait pas de façon significative. On a en revanche observé que les spasmes étaient beaucoup moins importants. Le produit a donc été commercialisé, sous le nom de Lioresal comme myorelaxant (c’est à dire comme décontractant musculaire).

En 2004, un médecin, Olivier Ameisen, qui était alcoolique, rapporte que le produit lui a permis de guérir son addiction. Il appelle dès lors à des études cliniques en vue d’une autorisation de mise sur le marché. En fait, quelques résultats en ce sens avaient été observés dès les années 90. En fait, le Baclofène réduit l’assuétude, le besoin irrépressible de consommer la drogue. Des études portant sur la dépendance en général conclueront que le Baclofène n’est pas efficace, mais elle semblent pour le moins biaisées.

En effet, si, on l’observe, que sur 3 mois, le nombre de jour où le patient boit, on ne voit pas d’évolution. En revanche, si l’on observe, sur une période de temps plus longue (on ne guérit pas de 10 ans d’alcoolisme en 3 mois) uniquement l’assuétude, alors oui, le Baclofène est très efficace. L’assuétude diminue, puis, puisque le patient ne ressent pas ce besoin psychologique de boire, il boit moins en terme de quantité, puis moins souvent, et, après un long processus, il guérit de l’alcoolisme.

En 2011, un donateur anonyme accepte de financer une étude sérieuse sur le sujet, qui est toujours en cours. Un autre est prévue pour cette années, avec des résultats attendus en 2013.

Voilà pour les bons côtés du produit, qui a son revers de la médaille. Les doses utilisées sont très importantes, et entrainent donc de lourds effets secondaires. 3

Le Nalmefène

Ainsi les articles se multiplient, dénonçant que l’industrie pharmaceutique n’a cure de cette découverte médicale et fustigeant le lobbying de Lundbeck, qui avance justement un produit concurrent, le Nalmefène.

Je ferai quelques remarques :

Vanter le Baclofène à tout va, sans mentionner les effets secondaires, n’est-ce pas aussi du lobbying ? Est-il normal que la page Wikipedia sur le produit étale des tartines entières sur l’effet contre l’alcoolisme, au détriment de l’effet myorelaxant ? 4 Qui est derrière ? Surtout, qui est le mystérieux mécène ?

Le Baclofène est tombé dans le domaine public. Il est génériquable. Pourquoi fustiger un laboratoire comme Lundbeck parce qu’il ne veut pas consacrer des fonds perdus à ce sujet ? N’est-ce pas plutôt le rôle d’une association à but non-lucratif, des pouvoirs publics, des universités ? En tout cas, si, à la tête d’un laboratoire, j’avais un million d’euros à dépenser sans espoir de retour sur investissement, je ne suis pas sûr que je choisirai ce projet-là. Oui, ça ferait bien pour mon image, mais me reprocher de ne pas être intéressé est hypocrite. Tout le monde milite pour sa propre chapelle, et on ne peut satisfaire à la fois les partisans de l’alcoolisme, de la maladie du sommeil, de la maladie de Crohn, de la myopathie de Duchenne et de Jacques Cheminade.

Le Nalmefène est, de l’avis unanime, beaucoup moins efficace que le Baclofène. Mais a-t’il autant d’effets secondaires ? D’après les études, le Nalmefène entraîne des nausées, des vertiges, des tachycardies, de l’hypertension et des insomnies (un peu comme une cuite, moins la gueule de bois, les crampes d’estomac, et le boudin qui vous regarde en disant qu’elle a passé une nuit merveilleuse). Du côté du Baclofène, on relève des nausées, des somnolences pour les effets les plus fréquents, et des cas plus occasionnels d’une liste assez longue d’effets que je vous épargne. C’est bien beau d’avoir quelque chose de plus efficace, mais si le patient laisse tomber parce qu’il en a marre de faire pipi de travers, on n’a rien gagné.

Pour la petite histoire, le Nalmefène a été découvert dans les années 70, et un brevet accordé en 1974. 5 En toute logique, le produit devrait être tombé aussi dans el domaine public, du moins aux Etats-Unis. Si le brevet européen est plus récent, il peut être encore valable pour quelques années…

Alors, Nalmefène ou Baclofène ?

A vrai dire, même au niveau des effets secondaires, les études ne sont pas plus particulièrement favorables au Nalmefène. On est en quelque sorte à égalité. Alors, attendu que le Baclofène est plus efficace, et surtout moins cher car générique, on sait déjà lequel choisir. Sur la seule base de ces considérations scientifique mon choix est fait.

Et puis je suis tombé sur l’article de Carevox consacré au sujet… 6 Au moins deux experts chargés de statuer sur une demande préalable concernant le Baclofène ont des conflits d’intérêts avec Lundbeck, et ont participé à des études sur le Nalmefène… Voilà qui bat en brèche mes remarques survivantes du chapitre 3.

En attendant, des médecins décident de ne pas se laisser dicter leur conduite par une AFSSAPS en laquelle ils n’ont plus confiance, et prescrivent le produit en toute illégalité. 7 Le produit est connu, sa dangerosité est connue. Dans le pire des cas, il est inefficace. Quelques patients vomiront un peu plus et les choses n’iront guère plus loin. On ne se dirigera pas vers de possibles décès liés au produit (encore que tout dépend des mélanges de médicament), aussi, il est hypocrite d’évoquer le principe de précaution…

D’autant plus hypocrite que les procédures accélérées existent : les médecins sont autorisés à prescrire le produit le temps qu’on en sache plus, car la santé des patients passe avant tout. Pourquoi ne pas appliquer ce type de procédure au Baclofène ?

 

1. Bureaux de plaidoyer, Oxfam

2. Baclofen, Wikipedia

3. Baclofene Irex, au féminin

4. Baclofène, Wikipedia

5. Nalmefene, Wikipedia

6. La situation du Baclofène à la lumière des déclarations de l’AFSSAPS, Sylvie Imbert, CareVox

7. Alcoolisme : le scandale du Baclofène, Jean-Yves Nau, Slate, 16 Avril 2012


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20 réactions à cet article    


  • cathy30 cathy30 27 avril 2012 13:09

    Bonjour
    Je vous suis totalement. Il y a quelques sites qui militent pour le baclofène comme une solution miracle, et c’est très bien d’ailleurs. Car combien d’alcooliques veulent sortir de cette enfer et ne trouve pas de solution, mais sur ces sites on parle très peu des effets secondaires très importants.
    Il faut avertir du temps que cela prend pour que le médicament fasse effet.
    C’est un véritable parcours du combattant.
    Mais que ce médoc soit reconnu, c’est déjà une première victoire, car les malades n’ont plus à courir à l’autre bout de la France pour trouver un médecin, ou aller chercher ses médoc en Espagne. Normalement ils devraient être mieux suivis, car le baclofène n’est pas anodin.

    On entend très peu parler du Namalfène sur les sites.


    • Sylvie Imbert Sylvie Imbert 27 avril 2012 13:32

      Bonjour

      J’ai lu avec intérêt votre article.

      Que le laboratoire Lundbeck cherche à gagner de l’argent n’est pas vraiment le problème. C’est une entreprise privée.

      Que des médecins fassent tout pour que personne ne s’intéresse à un médicament dont ils ne peuvent ignorer l’efficacité concernant une maladie mortelle me choque profondement.

      A longueur de presse on les entend vanter le Nalmefène qui permet seulement de réduire la consommation d’alcool, et encore, pas beaucoup mieux que le placebo. Et descendre sournoismement le baclofène en prétendant par ex que les effets secondaires sont tels que les malades sont incapables de supporter ce médicament.

      Le baclofène a un extraordinaire avantage sur tous ses concurents, il supprime la dépendance et permet donc de guérir, sous traitement, une maladie jusqu’alors incurable.

      Concernant les procédures accélérées, nous serions ravis d’en connaitre les ficelles. Nous sommes en effet très peu décidés à attendre le résultat d’essais qui arrivent bien trop tard

      Sylvie Imbert - Association BACLOFENE


      • Biba Biba 27 avril 2012 20:14

        Merci Sylvie,

        Tout est dit !

        J’ai été guérie en 29 jours. Du 15 novembre au 14 décembre 2011.

        Je suis INDIFFÉRENTE.

        Je bois dorénavant uniquement un ou deux verres à l’occasion, comme n’importe qui et avec grand plaisir.

        Le BACLOFENE, CA MARCHE !!!
        C’est indéniable !!!

        VITE......... L’AMM

        Pour le fun, parce-que mes ami(e)s du forum aiment, 
        FORMIDABLE FORUM : Baclofene.org


      • Pharmafox 27 avril 2012 13:35

        @cathy30 : Merci pour votre commentaire.


        Je tiens à préciser que j’ai proposé cet l’article avant d’apprendre que l’AFSSAPS vient d’autoriser la prescription au cas par cas de Baclofène aux patients alcooliques. Je m’en réjouis, car l’agence a accepté de privilégier l’intérêt des patients, et parce que les médecins qui le prescrivaient n’auront plus à choisir entre cet intérêt et le respect de la loi. smiley

        • Pharmafox 27 avril 2012 13:44

          @ Sylvie Imbert : je ne peux malheureusement pas vous être d’une grande aide. Je sais que les procédures existent, mais je ne les connais pas. La dernière décision de l’AFSSAPS est déjà une très bonne avancée, mais on sent bien qu’elle est accordée du bout des lèvres, qu’elle est fragile.


          Vous-êtes vous renseignée auprès de l’EMEA (l’agence européenne) ?

          • Nums Nums 27 avril 2012 14:21

            Bonjour,

            Je prends du baclofène depuis 3 mois et demi et désormais l’alcool fait partie de mon passé.

            Vous faîtes allusion aux effets secondaires. Sachez que leur intensité varie radicalement d’un individu à l’autre.

            Ceux-ci sont loin d’être insurmontables (somnolence principalement surtout en début de traitement et parfois des insomnies par la suite) et on peut tout à fait les éviter en mettant en place un protocole efficace où l’augmentation de la posologie se fait de manière lente et progressive. Le baclofène existe depuis 40 ans et est sans dangers. C’est d’ailleurs pourquoi le patient et c’est même conseillé, peut être acteur de son traitement et adapter la prise de celui-ci en fonction de ses ressentis.

            A propos du Nalméfène qui n’est ni plus ni moins qu’un simple dérivé du naltrexone, il faut savoir que son efficacité réside dans le fait que le malade alcoolique voit sa consommation diminuer mais en aucun cas stoppée. 
            Ensuite, l’efficacité du traitement décroît après 6 mois de traitement. 

            Enfin, il flingue le foie. Or, s’il y a bien un organe qui prend cher chez le malade alcoolique, c’est le foie. Le baclofène possède l’avantage de pouvoir être administré à des malades atteints de cirrhoses voire de cancers du foie car celui-ci n’est métabolisé qu’à hauteur de 20% par cet organe, les 80% restants se font via l’intestin grêle. En résumé, le naltrexone/nalméfène flingue le foie mais pas le baclofène.

            Mon commentaire est sans doute pro baclofène mais dans un sens, c’est normal, il m’a sauvé la vie.

            • Louise Louise 27 avril 2012 15:33

              L’une de mes proches a utilisé du baclofène, commandé sur internet. Il est effectivement très efficace, et assez rapidement. Mais cette personne a eu un effet secondaire, une grande fatigue, qui l’ont amenée à diminuer la dose. Je crois qu’elle avait commencé à 30 mg/jour. Il serait quand même préférable qu’il y ait un suivi médical.


              • Sylvie Imbert Sylvie Imbert 27 avril 2012 18:38

                Bien sur qu’il faut un suivi médical, c’est l’une des raisons qui nous a poussé à créer notre forum http://www.baclofene.com : que chacun trouve un prescripteur et ne reste pas tout seul devant sa boite de baclofène.

                Internet est cher et dangereux. 

                Au fil du temps, nous avons réussi à entrer en contact avec près de 400 médecins répartis sur toute la France.


              • YBaclo YBaclo 27 avril 2012 17:01

                Bonjour,
                Je dois faire partie du lobby « Baclofène » merci de m’en faire prendre conscience.
                Depuis que le Baclofène m’a permis en mars 2010 de guérir de 30 années d’alcoolisme en 18 jours, je me bats pour faire profiter mes concitoyens alcoolo-dépendants de cette remarquable découverte.

                Soyons clair, le Baclofène permet de retrouver l’indifférence à l’alcool.
                Vous avez envie de manger un fruit, vous mangez un fruit, vous ne finissez pas la corbeille.
                Vous avez envie de boire un verre, vous buvez un verre, vous ne finissez pas la bouteille.
                Vous redevenez un individu normal dans son comportement à l’alcool, vous n’êtes plus un alcoolique.

                Soyons clair, le Nalmefène a pour objectif de permettre de diviser par deux sa consommation d’alcool.
                Je buvais une bouteille de whisky par soirée, grâce au Nalmefène je n’en boirais qu’une demie et je reste un alcoolique !

                Donc aucune comparaison possible entre ces deux médicaments, le Baclofène permet de guérir de l’alcoolo-dépendance, le Nalmefène ne guérit RIEN, il aide à boire un peu moins !

                Mais c’est vrai que si les alcooliques sont guéris grâce au Baclofène, le Nalmefène n’a rien a faire sur le marché !
                Le problème c’est que les anti-baclo médiatisés Pr Paille/Aubin/ Dr Batel (Président d’honneur, Vice-Président et Administrateur de la SFA) sont TOUS en conflits d’intérêts déclarés avec LUNDBECK le fabricant du Nalmefène ! ! !

                Concernant les ES, ils existent pendant toute la période de montée en puissance du Baclo et disparaissent totalement après la guérison lorsque la quantité de Baclo est ramenée au traitement d’entretien soit 30 à 60 mg.
                L’alcoolisme est une maladie chronique comme l’hypertension, le cholestérol, etc...le traitement est donc à vie.
                Les effets secondaires du Baclofène à haute dose ( à partir de 120 mg) sont principalement une sensation d’ivresse avancée (vertiges, troubles de la vue, de l’élocution, etc...) que dire de l’importance et de la gravité de tels ES pour un alcoolique MDR ! qui sera guéri dans les deux ou trois semaines.

                Le combat continue pour l’utilisation généralisée du Baclofène en première indication de traitement de l’alcoolo-dépendance.
                 
                Nous avons mis en ligne une pétition : "Le SCANDALE du Baclofène ! Obtenons au plus vite une extension de l’AMM" http://liencs.fr/040

                Yves BRASEY Vice-Président de l’Association Baclofène www.baclofene.org et www.baclofene.com pour le forum d’entraide.


                • paul 27 avril 2012 18:42

                  Juste une observation sur votre définition du mot lobby et sa connotation péjorative :
                  Tout groupement d’intérêts a le droit de faire valoir sa représentation et son action .
                  A la condition que ce ne soit pas contraire à l’intérêt général , ce qui nécessite un encadrement .

                  Cet encadrement fait manifestement défaut, quand on constate les dérives actuelles, notamment dans votre domaine, la pharmacie .Les exemples récents sont assez nombreux .
                  Quand ces lobbies atteignent jusqu’au pouvoir politique par de généreuses donations, on est en droit de se demander si l’intérêt général est préservé, surtout quand il s’agit de la santé .
                  Quand ces pratiques cesseront, le mot perdra sa connotation . Mais il faudra du temps .


                  • YVAN BACHAUD 27 avril 2012 19:39

                    Les lobbies sont une honte.

                    Les lobbues redigent les lois les font passer au gouvernement qui exigent de sa majorité de godillots qu’elle soit votée sans amendement si possible.

                    Il est URGENT de mettre au plis l’oligarchie aux ordre des lobbies en arrachant au pouvoir l’instauration du référendum d’initiative citoyenne qui permettra aux citoyens d’abroger les lois injustes et d’en proposer de nouvelles.

                    L’actualité c’est la particpation des DEMOCRATES aux législatives pour faire connaitre le référénedum d’initiative citoyenne qui est souhaité par plmus de 82% des Français..

                    ALLEZ VOIR SUR www.ric-france.fr et faites un petit effort ! c’est gratuit !

                    Il faut utiliser ce levier et rester chez soi dimanche on ne vote pas pour des gens qui veulent réduire le peuple au silence pendant 5 ANS..puisqu’ils on refusé tous les deux l’instauration du RIC..

                    IL FAUDRA L’ARRACHER AU POUVOIR EN PLACE ;

                    Bravo au Baclofène..


                    • kettner 28 avril 2012 12:23

                      Baclofène ou nalmefène

                      Aucun des deux ne fera arrêter la boisson à un alcoolo qui n’aura pris lui même l’engagement intime de se sevrer .
                      Induire la notion de traitement « miracle » sur une addiction de cette violence est un leurre déresponsabilisant pour des patients à la volonté dévastée .Ce ne sont pas des pilules qui remplaceront le travail d’écoute nécessaire à la reconstruction d’un individu alcoolo dépendant, seule certitude, elles feront à coup sur le bonheur des actionnaires de l’industrie pharmaceutique trop heureux de disposer d’une innovation qui au final, ne fera qu’accélérer le pillage de notre système de santé .    


                      • Sylvie Imbert Sylvie Imbert 28 avril 2012 17:34

                        Je rejoins tout à fait Spip dans son analyse.

                        De surcroit la notion de miracle est introduite par ceux qui ne veulent entendre parler du baclofène pour des raisons évidentes de dénigrement.

                        L’alcoolisme n’est pas une maladie psychologique et la volonté n’a pas plus de prise sur elle que sur les métastases d’un malade atteint de cancer.

                        Le travail d’écoute peut être utile pour se reconstruire mais ne sert pas à se débarrasser de son addiction.
                        Quant au cout parlons en, l’alcoolisme coute 20 milliard d’euros par an à la collectivité, le baclofène 2€ par jour et par personne, faites le calcul.


                      • kettner 29 avril 2012 12:01

                        La volonté n’a pas de prise

                        La votre, dans cette affirmation ne semble pas avoir de failles, que le baclofène nalmefène ou je ne sais quel autre produit puisse aider au sevrage pour un cout raisonné , tant mieux .
                        Mais à ce jour d’après mes observations il m’a toujours semblé que c’est le patient qui va au verre et non l’inverse mais, si vers chez vous il se produit le contraire faites nous en part je serai assez curieux de voir voler des bouteilles .


                      • Spip Spip 28 avril 2012 16:09

                        @ kettner

                        La vraie nouveauté avec le Baclofène, c’est qu’ il n’est plus absolument nécessaire d’être à zéro alcool. Sur le principe de la molécule miracle sans accompagnement, vous avez raison. Mais, qu’est-ce qui empêcherait les deux ? Dans les bons restaurants, c’est fromage ET dessert...

                        La réalité actuelle, il faut bien le reconnaître, est que les succès thérapeutiques des méthodes classiques sont statistiquement faibles. De plus, pour celui qui a réussi à être abstinent, il reste « défini » par sa maladie. Il est encore un alcoolique, qui ne boit plus, mais toujours sous la menace du produit. Avec le mécanisme d’action du Baclofène, il semblerait que la notion même d’abstinence absolue, nécessaire, ne soit plus impérative.

                        Moralement aussi, ça change tout. Pouvoir boire un verre ou deux à table, avec les autres, sans que l’ambiance se tende et sans le risque de replonger systématiquement, c.a.d. être comme/avec les autres, c’est énorme.

                        D’un point de vue économique : les différentes thérapeutiques utilisées jusqu’à maintenant n’ont pas l’air d’avoir un rapport coût/service rendu très concluant, c’est un constat, hélas. Le Baclofène, lui, ne va pas ruiner la Sécu : 3,35 € la boîte de 30 cp. (le Nalmefène, par contre, à quel prix cette « nouvelle » molécule sortirait-elle ?)


                        • kettner 29 avril 2012 12:26

                          @ Spip

                          Je suis d’accord avec vous sur toute la ligne surtout sur la ligne conviviale et festive de l’alcool et je ne remet pas en cause le baclo . Je pense tout simplement que l’individu qui veut arrêter de boire ne peut le faire que s’il le veut et si un produit peu dispendieux peut l’aider dans sa démarche , je suis bien évidement pour .
                          Mais je vois bien trop de monde pour savoir que sans une motivation solide les résultats sont bidons . Celui qui veut décrocher ne pourra le faire que s’il est prêt à se mesurer à lui même, pour ceux qui sont imbibés jusqu’aux oreilles revenir à une consommation raisonnée baclo ou pas me semble un peu illusoire .


                        • Spip Spip 28 avril 2012 21:56

                          @ Sylvie Imbert.

                          Je n’avais pas traité, c’est vrai, du volet « volonté » évoqué par kettner ni de l’ordre des priorités.

                          Tant que l’alcoolisme ne sera pas reconnu, dans les têtes, comme une vraie maladie, on aura toujours des prises de position à base de jugements moraux. L’évocation de la volonté en fait partie. Quant à reconstruire, oui bien sûr, mais pas quand la maison flambe, après avoir éteint l’incendie, si possible !

                          Incidemment, si le Baclofène marche bien, il n’y aura pas que certains labos que ça contrarierait. Pensons à toute la chaîne thérapeutique impliquée : alcoologues, centres de soins, de post-cure, thérapeutes divers, paramédicaux, etc.

                          Il ne s’agit pas ici de les stigmatiser, ils font avec les pratiques officiellement admises et beaucoup d’entre eux ne sont pas satisfaits de la situation actuelle. Mais si la donne change, il faudra qu’ils s’adaptent aussi...


                          • Spip Spip 29 avril 2012 14:02

                            @ kettner.

                            Je ne pense pas non plus que le Baclofène résoudrait tous les problèmes, ce serait trop beau. Reste que, avant de s’attaquer aux motivations, il faut d’abord juguler les effets nombreux de la molécule alcool, sinon rien n’est réellement possible.

                            La personne devenue alcoolique chronique (pas celle qui boit trop épisodiquement) n’est déjà plus vraiment dans un choix, parce qu’elle a dépassé le stade du produit-plaisir et se retrouve piégée dans le produit-nécessité, comme tout toxicomane.

                            La pratique actuelle visant l’abstinence complète, la barre est placée trop haut pour beaucoup. D’où, en bonne partie, le faible taux de réussite. Mais, c’est ça ou replonger. Le grand intérêt du Baclo est qu’il permettrait d’abaisser cette barre et donc de traiter tous ceux qui ne la passent pas : en clair, les rechutes systématiques bien connues.

                            A partir de là seulement , la personne serait remise en face d’elle-même et on pourrait parler de responsabilité, volonté et reconstruction. Ce dernier point, d’ailleurs, ne serait pas le plus facile : l’alcoolisme isole, décourage à la longue les meilleures volontés et, même guérie, la personne peut se retrouver seule et...replonger pour ça.

                            J’exprime ici le point de vue tiré de l’expérience d’un professionnel, confronté pendant trente ans à ce problème. A ce titre, je peux comprendre aussi celui de l’entourage qui ne peut pas avoir le recul nécessaire, trop impliqué, trop souffrant de la situation.


                            • franck milo franck milo 18 février 2013 15:29

                              "Tout le monde milite pour sa propre chapelle, et on ne peut satisfaire à la fois les partisans de l’alcoolisme, de la maladie du sommeil, de la maladie de Crohn, de la myopathie de Duchenne et de Jacques Cheminade."
                              Waow ! comment peut-on placer au même niveau ces maladies ?
                              en plus en oubliant la Hollandeïte-demi-molle (exploitable) plus connu sous le terme H-DME


                              • braillon 2 mars 2014 21:57

                                quelques éléments intéressants, bravo. Il est aussi à remarquer que l’Agence Européenne du Médicament à untilisé pour le Nalméfène un critère de substitution tout à fait nouveau, là encore sous l’influence de « leaders scientifiques » qui sont payés par le laboratoire ! La FDA n’autorisera pas le nalmefène compte tenu de la faible qualité des essais cliniques.
                                Sur le Baclo, il y a tant à dire. Un point suffit. C’est une exception française ... comme le Médiator. Les exceptions en médecine ne profitent jamais aux malades !
                                Comment être en contact avec vous, je ne trouve pas votre mail.

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