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Accueil du site > Actualités > Santé > Baisse des cotisations de la sécurité sociale locale

Baisse des cotisations de la sécurité sociale locale

Le système d’assurance-maladie alsacien-mosellan est excédentaire. En 2011, les recettes ont dépassé les dépenses de plus de 5,5 millions d'euros, à quoi se sont ajoutés des produits financiers d'environ 18 millions d'euros, soit au total 23,5 millions d’euros, alors que le trou de la sécurité sociale française est abyssal.

Grâce à la bonne santé du régime local de sécurité sociale, nos cotisations vont baisser en 2012. L’une des raisons de ce constat est culturelle. Les seuls syndicats de salariés savent mieux gérer notre système. Une gestion de proximité disciplinée est toujours plus efficace.

Chez nous, les assurés sociaux, c’est-à-dire les salariés et les retraités, cotisent davantage pour financer un dispositif particulier. En effet, ils s’acquittent d'une cotisation supplémentaire qui leur ouvre le droit à une complémentaire santé obligatoire. Celle-ci porte par exemple à 90 % le taux de remboursement des honoraires médicaux, contre un taux français de 70 %, et prend intégralement en charge le forfait journalier hospitalier qui n’est pas pris en charge ailleurs. C'est cette « sur-cotisation » versée en contrepartie de ces avantages qui va baisser en 2012, passant ainsi de 1,6 % à 1,5 % de la totalité du salaire. Une baisse symbolique mais une baisse quand même qui se traduira par un coût financier d’environ 30 millions d’euros en un an, un montant inférieur au cumul des excédents de 2011 et 2012.

Malgré un contexte de crise (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/f60-crise), les administrateurs du régime local tablent sur une hausse des prestations pour maladie de 9,2 millions d’euros en 2012, soit + 2,8 % par rapport à 2011, ainsi que sur une augmentation des recettes de 5,5 millions d’euros, qui tient compte d’une probable réduction de la masse salariale. Si bien que malgré un déficit prévisible pour 2012 de 1,6 millions d’euros, les 9 millions d’euros de produits financiers attendus permettent d’envisager un excédent final de 7,4 millions d’euros.

Rappelons que le régime de sécurité sociale alsacien-mosellan bénéficie à plus de 2,5 millions de personnes (voir : http://blefondation.e-monsite.com/pages/cercle-de-reflexion/droit-local.html).


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8 réactions à cet article    


  • eric 19 janvier 2012 08:45

    Deux solutions : la reconquete de l’interieur par l’Alsace ou l’independance !
    Votre article me semble une excellente illustration du livre, « la societe de defiance » En creux.
    C’est donc possible, et sans augmentation d’impots. De plus en plus on peut parler de modele alsacien. Dans le contexte electoral que nous connaissons, une voie d’avenir qui devrait etre creusee par tous les candidats.


    • Gasty Gasty 19 janvier 2012 10:12

      —« Troisième rang des régions les plus densément peuplées derrière l’Ile de France et le Nord Pas-de-Calais. Elle compte, au 1er janvier 2003, 1 775 390 habitants,
      soit 3 % de la population française et une densité de 214 habitants/km2, deux fois supérieure à la moyenne nationale (109 habitants/km2).


      C’est également la région de province où le revenu net imposable moyen par foyer fiscal est le plus élevé, avec 15 200 euros, soit 850 euros de plus que la moyenne nationale. »—

      Ça ne m’étonnerait pas si on me disait que la Creuse est déficitaire.


      • Satournenkare 19 janvier 2012 10:58

        Voulez vous dire que proportionnellement les creusois sont plus souvent malades ?


      • Gasty Gasty 19 janvier 2012 11:31

        Réponse : NON

        Je parle de la Creuse pas de la santé des creusois.


      • Daniel Roux Daniel Roux 19 janvier 2012 10:24

        Chez vous, tout va pour le mieux, et je suis content pour vous. En plus, si vous parlez allemands, il y a des emplois qualifiés et bien payés près de chez vous.

        Chez nous, ce n’est pas pareil, nous avons un gugusse qui promet, pratiquement chaque mois, des baisses et des exemptions de charges aux entreprises.

        Et dans l’autre camp (PS), c’est pareil : Emplois aidés, contrats génération et compagnie, baisses des charges.

        A croire que la Sécurité Sociale recueille ses cotisations sur les arbres ou sous les sabots des chevaux. Ce sont les mêmes qui hurlent au gouffre et creusent à coup de dynamite la tombe de la Sécu au bénéfice des mutuelles et autres assurances privées, contre les intérêts des Français.

        Tout ça sous prétexte de baisser le coût du travail comme le demande le Medef. A quand le bol de riz pour être enfin compétitif sur la fabrication des bols ?

        Le problème français est que les entreprises sont dirigés par des assistés incapables de voir plus loin que le bout de leur nez. Comme ils ne sont pas à une contradiction près, ils veulent moins d’état et moins d’impôts mais plus de subventions et de commandes.

        Par contre, ils sont incapables de concevoir des produits innovants dont les consommateurs auraient besoins. Ils préfèrent fabriquer les mêmes produits depuis 40 ans et être sous traitants mal traités de multinationales. Comme ces dernières délocalisent et trouvent toujours moins chers ailleurs, c’est la faillite assurée.


        • jef88 jef88 19 janvier 2012 11:32

          Du vécu !
          Avant 1973 le pouvoir, dans les entreprises, était détenu par les techniciens. Les commerciaux leur reprochaient le manque de fantaisie, l’ignorance des phénomènes de mode, bref un manque de réactivité.....
          Vint la crise pétrolière !
          Ces C..s de technos n’avaient rien prévu ni vu venir !!!

          Les commerciaux ont pris le pouvoir !
          Cela a donné deux ou trois années psychédéliques ;; ;; la fabrication a du réaliser des moutons à 5 pattes......

          Mais le vent à tourné et les chefs comptables sont devenus directeurs financiers... Songez depuis toujours ils n’avaient jamais commis d’erreur, la balance des comptes annuels est toujours exacte au centime près..
          Alors on veut des résultats ! tous les trimestres d’abord et tous les mois ensuite... Notre activité est saisonnière ? On n’en a rien à faire.... 
          Vous voulez une nouvelle machine pour être plus compétitifs ? Amortissable sur 5 ans ? Négatif ! la trésorerie du mois prochain ne supporterait pas ....... Dém..dez vous avec ce que vous avez !!!

          Et cela dure depuis 35 ans !!!!


        • brieli67 19 janvier 2012 12:02

          3 points que nos lorrains n’en causent 


          le positif est bien plus important !!

          1) il y a péréquation niveau national- central des branches de la Secsoc qui n’apparait pas dans les comptes. L’Etat s’octroie des frais de gestion sur « Paris » alors que tous les rondes et ronds de cuir sont sur place.

          2) La SecSoc AL a sur ses bénefs non répartis construit, développé et gèrent des établissements de soin : expl le Centre de Traumatologie , l’Hopital de Schiltigheim et sa gynéco-obstrétique, des IMP, des maisons de cure Morsbronn par exemple....

          3) Sous Douste Blabla : 
          la part patronale des cotisations n’a jamais été augmentée cf les interventions du Député Jung

          articles sur Avox autour du TROU  avec des autochtones au clavier

           quelques rappels et tableaux

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