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Accueil du site > Actualités > Santé > Borderline... of life ?

Borderline... of life ?

Classée parmi les dix troubles de la personnalité répertoriés dans le DSM IV, la personnalité borderline est en passe de devenir en Occident number one au Top ten des souffrances mentales du début du XXIe siècle. Si cette appellation très imagée aux consonances anglo-saxonnes fait très « in », il n’en demeure pas moins qu’il n’y a, d’un point de vue strictement clinique, rien de nouveau sous le soleil. Par contre, d’un point de vue épidémiologique, il en va malheureusement tout autrement...

Décrits et dénommés en d’autres termes dès la fin du XIXe siècle, les états limites rassemblaient les pathologies ne relevant pas exclusivement de la névrose ou de la psychose, mais se trouvant à leurs frontières. Schizonévrose (Ey), schizophrénie latente (Bleuler), schizose (Claude), schizophrénie pseudonévrotique (Hoch & Polatin), schizoïdie (Kretschmer), et même personnalité narcissique ou psychopathique ou prépsychotique, ont depuis les travaux de Stern (1938) et Eisenstein (1949) cédé la place à borderline ou état limite pour désigner l’intrication de traits névrotiques et psychotiques.

Touchant 2 à 4% de la population générale, soit deux à quatre fois plus que la schizophrénie, motivant jusqu’à 30% des consultations et 15 à 20% des admissions en psychiatrie, cette pathologie de la prodigalité des émotions se trouve de plus en plus en décalage avec la société occidentale. Elle est d’ailleurs peut être même favorisée, si ce n’est pas générée par nos modes de vie et standards sociétaux...

A la différence de la psychopathie, le diagnostic de personnalité borderline est plus souvent posé chez la femme. Cependant, les deux pathologies restent étroitement liées et touchent les deux sexes. Ignorant ses émotions et son angoisse, se croyant fort, ressentant très peu de culpabilité, le psychopathe passe à l’acte hétéro-agressif pour résoudre ses problèmes d’une façon bien sûr pathologique et inappropriée. A contrario, la personne borderline subissant ses émotions de plein fouet, sans réussir à les temporiser ni à les canaliser, est plus victime que prédatrice. Elle éprouve un sentiment de vide, est très anxieuse, connaît des sautes d’humeur déroutantes, peut se montrer verbalement très violente mais physiquement s’en prend plus à elle-même qu’aux autres. Son image de soi particulièrement instable et sa difficulté à se sentir en confiance inhibent ses moyens d’action.

Loin de se trouver aux antipodes l’une de l’autre, ces deux pathologies ressemblent aux deux facettes d’une pièce de monnaie dont le métal serait l’émotion vécue de part et d’autre d’une façon inappropriée. La personne psychopathe ignore superbement ses émotions, tandis que la personne borderline en est tragiquement le jouet.

Cliniquement et sans trop entrer dans les détails, retenons simplement que la personne borderline est :
- d’une grande instabilité comportementale et émotionnelle
- perturbée dans son identité jusqu’à développer souvent des troubles de la sexualité
- vis-à-vis des autres à la fois dépendante et en conflit pouvant aller jusqu’à la rupture
- empêtrée dans l’idéalisation et/ou le rejet de l’autre avec un fort besoin d’identification
- très souvent dans la projection de ses affects violents sur son entourage, l’accusant ainsi d’une agressivité qui n’est autre que la sienne.
- coutumière des passages à l’acte le plus souvent auto-agressifs
- attirée par les conduites à risque car génératrices d’émotions, malheureusement incontrôlables par le sujet
- très facilement dépendante de substances telles que les stupéfiants, l’alcool, le tabac, mais aussi du jeu sous toutes ses formes
- souvent dépensière et coutumière des achats sur coup de tête
- en proie à un sentiment de vide et d’insatisfaction d’où angoisse, dépression et révolte.

En résumé, tout tourne autour des émotions, indispensables à la vie, mais particulièrement difficiles à gérer par la personne borderline. C’est ainsi qu’elle se trouve placée dans une dynamique perverse, demandant et redemandant des émotions qu’elle n’est pas en mesure de supporter. En fait, pour parler trivialement, elle se shoote aux émotions, mais va péter un câble avant même d’avoir complètement assimilé la première dose tandis qu’elle se prépare déjà la suivante...

Néanmoins capables, pour certaines, de stocker très temporairement leur flux émotionnel, elles vont réussir vaille que vaille, et non sans déboires, à maintenir aux prix de titanesques efforts une façade acceptable en société, mais explosent une fois revenues dans leur cercle conjugal ou familial, mettant du coup leurs proches en grande difficulté, allant même jusqu’à les rendre responsables de son état. Mais contrairement aux couples ou familles dont un membre est pervers, dans le cas de la personne borderline, c’est tout le monde qui souffre, à commencer par elle-même. Ainsi, se positionner en censeur, moraliser ou l’ignorer ne fait qu’accroître sa souffrance et génère des émotions provoquant une réaction en chaîne...

D’où la nécessité, face à une personne présentant ce trouble, de travailler le rôle que l’on souhaite jouer et d’être soi-même plutôt « maître » de ses propres émotions. Et quand cette relation se joue au sein d’un couple ou d’un cercle familial, il n’est pas superflu de proposer aux proches de prendre du recul dans le cadre d’une psychothérapie de soutien et/ou d’un travail de relation d’aide. Car d’un point de vue pharmaceutique, les traitements psychotropes, trop souvent administrés à tort et à travers, et forcément à visée purement symptomatique, compliquent le problème plus qu’ils le résolvent en y ajoutant une kyrielle d’effets indésirables. Seuls les stabilisants de l’humeur (ou thymorégulateurs), employés aussi pour soigner les personnes atteintes de troubles bipolaires sont, selon certains praticiens, d’une réelle utilité. Ce qui montre l’importance de privilégier l’élément humain, plutôt que de vendre son âme aux laboratoires pharmaceutiques !

Admises en milieu hospitalier le plus souvent en état de crise, les personnes borderline ont premièrement besoin d’un contenant non anxiogène. Ce qui peut paraître contradictoire avec une hospitalisation en psychiatrie. Et pourtant, l’institution, avec ses murs et ses rites, joue le rôle de contenant qu’il appartient aux soignants de rendre le moins anxiogène possible. C’est en cela qu’une attitude bienveillante sans être permissive, chaleureuse sans être familière, aidante sans être infantilisante, directive sans être dictatoriale, favorise le sentiment de sécurité affective et la stabilité émotionnelle dont la personne a besoin. Tout l’art du soignant réside dans cette perception fine des limites à donner à son attitude et dans le développement d’une capacité d’adaptation permettant de trouver très rapidement la bonne position. Particulièrement intuitives, les personnes borderline ont, à l’instar des psychotiques, cette étonnante faculté de percer à jour leurs interlocuteurs. Ainsi, avec elles, il est totalement inutile et particulièrement dangereux de « se la jouer »...

En perpétuel état d’implosion-explosion, les familles et conjoints de personnes borderline ne peuvent faire face seules à la situation. La maladie de l’un oblige l’autre ou les autres, à tantôt subir un typhon, tantôt ramer comme des galériens sur une mer d’huile. En fait, les choses les plus simples deviennent rapidement extrêmement compliquées et seule la mise au repos complet permettrait de vraiment calmer le jeu. Ce qui est approprié en situation de crise mais ne rend pas facile la gestion du quotidien. Pour faire simple, il faudrait à une personne borderline une routine et des habitudes particulièrement rassurantes, mais ses ambitions n’ayant rien à voir avec le cocooning, elle ne peut s’en contenter et y adjoint allègrement des complications génératrices d’émotions. Emotions qui très rapidement la submergent pour, dans son entourage, provoquer immanquablement des dommages collatéraux !

Ceci peut être évité en employant la stratégie du cadeau annoncé. En clair, la surprise totale étant par nature insupportable, il suffit de la dévoiler très partiellement pour lui conserver un caractère stimulant sans devenir pour autant déstabilisant. En la ménageant trop, les proches d’une personne borderline provoquent immanquablement sa colère car elle se sent exclue et infantilisée. Il est alors stratégiquement plus « rentable » et humainement plus valorisant de lui proposer des projets novateurs en balisant leur réalisation par son implication dans leur préparation très détaillée. Dans cette dynamique, un projet qui, pour une bonne raison, ne peut aboutir est très souvent bien accepté, et un projet mené à terme ne provoque pas de décharge émotionnelle gâchant du coup son succès. Les week-ends et les périodes de vacances sont paradoxalement toujours difficiles pour les personnes borderline. Le repos qu’elles présupposent est, en temps que tel, insupportable, car symboliquement connoté d’une incommensurable vacuité. Aussi est-il indispensable de donner à ces temps un cadre structurant où la personne peut trouver des moyens de réassurance et des facteurs d’équilibre.

Dans un contexte socio-économique caractérisé par l’insécurité et obligeant constamment à la performance, non seulement les personnes borderline ont de plus en plus de mal à s’intégrer, mais il n’est pas exclu de penser que ces malades des émotions pourraient être fabriqués par la société. Ils ont néanmoins autant de droits que quiconque et ne peuvent être traités comme des sous-citoyens, sortes d’intouchables des temps modernes, générateurs de contre-transferts massifs. Leur fragilité émotionnelle n’en fait pas pour autant des inadaptés à la vie en société. C’est à la société de les protéger en les valorisant, car les marginaliser revient à céder au doux chant des sirènes eugénistes. Ce qui est malheureusement en train d’arriver sous couvert de dogmes inhumains tels que : compétitivité, mobilité, flexibilité, rentabilité, excellence, etc.

A l’approche de chaque échéance électorale, il serait intéressant d’interpeller les candidats concernant leurs éventuels projets pour ces 2 à 3% de la population générale, dont les bulletins de votes ne pèsent finalement jamais très lourd. C’est à se demander si le récent bertrandien « Plan sommeil » n’aura pas pour effet indésirable de neutraliser le douste-blazyen « Plan psychiatrie santé mentale 2005-2008 » qui, entre nous soit dit, ne concernait explicitement à aucun moment les personnes border line. Comme si 30% des consultations et 15 à 20% des admissions en psychiatrie étaient quantité négligeable ! Dormez, braves gens, dormez, la nuit est calme, dormez !


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47 réactions à cet article    


  • cépafo (---.---.146.34) 21 février 2007 14:22

    Ce que tu écris n’est pas faux, mais je ne vois pas où tu veux en venir...

    On peut parler de toute la psychopathologie, de la psychose paranoïaque au petit trouble du caractère, de toutes les névroses, etc...


    • Azür 21 février 2007 16:02

      Je veux en venir à parler d’une catégorie, en croissance constante, de patients naviguant entre les services sociaux, médicaux et judicaires.

      Leur présence n’est souhaitée dans aucun de ces trois systèmes, pourtant il y a beaucoup à faire avec eux.

      Mon expérience me permet d’avancer que notre société favorise l’émergence de ces pathologies qui, dans un contexte plus structurant et plus rassurant, ne prendraient pas des dimensions aussi tragiques...

      Rassurez-vous Cépafo, je n’inonderai pas Agoravox avec des cours magistraux de psychopathologie ! Mais quand ma pratique me donne à réfléchir en ce qui concerne le temps présent, j’ai la faiblesse de croire que cela peut éventuellement intéresser quelqu’un d’autre ici ou là...


    • cépafo (---.---.146.34) 21 février 2007 17:10

      @ Azur : où fuir la révolte inutile et perverse !!!

      Avec mes excuses ! Cépafo


    • pierrot (---.---.141.25) 21 février 2007 16:24

      Ma femme en a souffert pendant près de 15 ans, et je sais exactement de quoi vous parlez tant au niveau de la personne elle-même que de son environnement proche.

      Les médecins eux étaient plûtôt perdus. Plus encore lorsqu’elle a totalement guérie, d’un seul coup, sans que personne ne sache pourquoi il y’a de cela plus de 7 ans maintenant.

      D’autre part, ces symptômes sont typiquement occidentaux eet n’existent pas dans des sociétés humaines plus simples comme en Afrique par exemple et en régle général plus on descend vers le sud moins cette maladie est présente.


      • (---.---.94.175) 21 février 2007 17:05

        Oui, la société est responsable et coupable de nombreux déséquilibres de personnalité qui se traduisent psychiquement et physiquement . Il faut ajouter à cela que jamais un traitement ne peut être moins coûteux que le traitement précédent / actionnaires mais aussi les impots à payer obligent !Même quand un traitement gratuit existe pour une maladie mortelle à tous coups ,il ne peut être mis en oeuvre : Cf l’ulcère de Buruli dt l’exposé de traitement fut applaudit à l’oms à Genève en 2002 et 2005 ; le site= www.BuruliBuster.com et www.ActionBuruli.com .Mais comment dire tout ceci sans se faire massacrer ? Il y a tant de choses qui seraient à modifier dans notre société avec en premier l’établissement de justes relations entre les Êtres Humains .Alors, les troubles dus aux désirs et aux émotions se réduiraient (comme cela se passe dans des sociétés dites primaires ).la société de consommation a montré ses limites et sa nocivité, elle va jusqu’à empoisonner ses propres citoyens en chimie biensûr mais également psychologiquement. Par ex. pour moi, je vois arriver l’âge de la retraite et je panique ...je n’en veux pas de cette saloperie ,mon père est mort à 65 ans et 20 jours . pourquoi la rendre obligatoire ? il faut être ignoble pour réaliser une telle peine « obligatoire » ! je suis certain que je suis touché sur le système qui gère les émotions du corps humain , mais que dire sinon de se laisser aller ?


        • LE CHAT LE CHAT 21 février 2007 17:24

          y’a aussi la pathalogie bordermad , pour ceusses qui sont un peu cons sur les bords smiley


          • loukha 23 octobre 2007 16:38

            votre commentaire, assez bien placé, pour dégeler l’atmosphère m’a fait beaucoup rire et ca n’est pas ironique


          • Alfred (---.---.98.169) 21 février 2007 18:49

            Ceux qui n’ ont pas cotoyé ce type de maladie ne peuvent pas comprendre . Pour les familles , c’ est un cauchemar . D’ autant plus qu’ on ne sait pas quoi faire : difficulté énorme d’ héberger le malade qui exige parfois violemment son indépendance sans en avoir les moyens financiers , susceptible de sombrer alors dans tous les expédients , angoisse des appels téléphoniques annonçant une terrible nouvelle , sentiment d’ assister à une souffrance très forte d’un être cher sans pouvoir rien faire pour la soulager ,absence de protocole de traitement adapté , ce qui oblige à pour ainsi dire à quémander de l’ aide aux médecins , cliniques , services sociaux qui ne se sentent pas vraîment concernés ,j’ en passe et des pires .Il y en a qui ironisent : c’ est qu’ ils ne savent pas ou croient savoir .


            • Un_passant (---.---.56.151) 22 février 2007 07:18

              « Mais quand ma pratique me donne à réfléchir en ce qui concerne le temps présent, j’ai la faiblesse de croire que cela peut éventuellement intéresser quelqu’un d’autre ici ou là... »

              votre présent article vient tout juste de faire prendre conscience à un de ces ’borderline’ de son état, et il vous en remercie profondément... smiley


              • Dominique (---.---.184.109) 22 février 2007 08:40

                Alors lisez vite « les états limites en psychiatrie » de Marcelli, dont l’auteur s’est amplement inspiré, mais sans le citer, ce qui met dans une rage noire la borderline que je suis aussi...


              • Azür 22 février 2007 10:04

                Dominique je ne me suis pas inspiré de l’ouvrage intitulé « les états limites en psychiatrie » de ce Marcelli que je ne connaîs ni des pieds ni des genoux !

                Veuillez s-v-p m’en donner les références et cesser de me faire des procès d’intention. Le sujet a été et sera encore traité par plusieurs auteurs ainsi les redites, dans ce cas inévitables, n’ont rien à voir avec le pillage de la propriété intellectuelle.

                Par ailleurs, j’ai à mon actif près d’un quart de siècle de pratique en hôpital psychiatrique. Ainsi, je n’ai pas besoin de plagier les grands auteurs pour évoquer concrètement ce qui est mon lot quotidien !


                • alpo47 (---.---.65.114) 25 février 2007 10:29

                  Je trouve que pour un psychiatre clinique, vous avez vraiment beaucoup besoin de vous justifier ?

                  Le « système » psychiatrique, basée sur la camisole chimique ne vous satisferait-il plus ? Peut on avoir votre opinion sur les différentes variations du DSM, qui fait disparaitre certaines pathologies (personnalités multiples, hystérie ...) ou en crée d’autres à chaque nouvelle parution. Un peu comme le Michelin en somme.

                  Le résultat en étant que les dites pathologies apparaissent ou disparaissent des statistiques et des cabinets.


                • LE CHAT LE CHAT 22 février 2007 12:06

                  connais tu la sélénopathie ? C’est ceux qui sont cons comme la lune ! smiley


                  • le cho (---.---.209.176) 4 mars 2007 14:02

                    Je connais la balascopédie : c’est la maladie de ceux qui marchent comme s’ils avaient un balais où je pense !

                    OOOOOOOOOHHHHHH !!!! SHOCKING !!!!!!!!!


                  • loukha 23 octobre 2007 16:40

                    BRAVO ? BIEN JOUE ....


                  • brigitte (---.---.228.230) 22 février 2007 12:17

                    POUR MOI QUI SUIS CONCERNEE A TRAVERS MES DEUX FILS : 27 ET 31 ANS JE NE PARLERAI PAS DE MALADIE MAIS DE REACTIONS SAINES EN FACE D’UNE SOCIETE QUI VEUT FAIRE DE NOUS DES ROBOTS ET DES ËTRES ETIQUETES. A QUAND « LE MEILLEUR DES MONDES » D’HUXLEY ? CES ËTRES ETIQUETES BORDERLINE SONT A MON AVIS LES SEULS ET NON PAS DERNIERS (J’ESPERE) RESISTANTS DANS UN MONDE DE FANTÔMES DECERVELES ET REDUITS A L’ETAT DE CONSOMMATEURS ET DE CONSOMMES. BIEN SÛR QUELLE SOLUTION POUR CES ÊTRES QUI SOUFFRENT ? D’abord les rassurer en leur faisant comprendre que c’EST EUX LES GENS NORMAUX ET DOUES DE CAPACITES FORMIDABLES POUR APPREHENDER LA VIE DANS CE QU’ELLE COMPORTE D’EMOTIONS ET DE RESSENTI.PUIS LES FORMER A L’ECOLE DES ROBOTS EN LEUR REVELANT LES FICELLES DU JEU EN SOCIETE BREF LES FORMER A L’HYPOCRISIE(SI ELLES LE SOUHAITENT ET SI ELLES PENSENT QUE LE JEU EN VAUT LA CHANDELLE). SI AINSI ELLES PEUVENT TROUVER UN EQUILIBRE (TOUT EN RESTANT ELLES MÊME AU PLUS PROFOND)TANT MIEUX. SINON JE LEUR CONSEILLE DE BOIRE LA COUPE JUSQU’A LA LIE ET SURTOUT DE RESTER PERSUADEES QU’ELLES SONT PARTIES PRENANTES COMME N’IMPORTE QUI DE CE MONDE DANS LEQUEL ELLES VIVENT ET SURTOUT QU’ELLES NE SONT PAS MALADES MAIS SAINES JUSQU’A L’EXTREMITE DE LEUR PLUS PETIT NEURONE.


                    • Chadakine (---.---.79.56) 26 février 2007 10:26

                      Tout à fait d’accord avec vous, ce meilleur des mondes, policé et sucré à souhait ne dévorera pas ma personalitée, borderline ? Ca me va.

                      Cependant je veux bien reconnaître que cela peut ’dégenerer’ et être extenuant pour son entourage proche.


                    • pingouin perplexe (---.---.37.106) 22 février 2007 12:59

                      Sur ce fil, il sera certainement difficile de faire mieux que Le Chat et Le passant smiley. Un cinéaste de talent, Wim Wenders, a réalisé deux films qui sont sans doute à voir comme des variations sur le thème très « limite » de l’Unheimlich : « Les ailes du désir » et « Si loin si proche ». Et le second film rend un bel hommage à Gorbatchev. On peut regretter que la portée de l’art et de la psychanalyse soit souvent négligée lorsqu’il est question de parler de problèmes humains. Dans les années 30, H.Deutsch parlait de personnalités « comme si », et il s’agissait, à n’en pas douter de conditions historiques, et socio-économiques particulièrement hostiles au maintien de la position du sujet. Dans tous les cas, il faut saluer l’effort de praticiens qui font en sorte que la psy de l’après Gorbatchev soit autre chose qu’une parodie du roman de Stevenson dans laquelle il y aurait le docteur Piège et Mister Acon (le « système »). smiley


                      • Milla 25 février 2007 19:17

                        @ Pinguouin perplexe,

                        « On peut regretter que la portée de l’art et de la psychanalyse soit souvent négligée lorsqu’il est question de parler de problèmes humains. »

                        TOUT A FAIT D’ACCORD Milla smiley


                      • Milla 25 février 2007 19:41

                        Freud publie un texte où il explique que la science inflige au narcissisme humain trois humiliations : la première d’ordre cosmologique, par la révolution copernicienne, qui ruine l’illusion selon laquelle la terre occupe la place centrale dans l’univers ; la seconde d’ordre biologique, par l’évolution darwinienne qui abat la prétention de l’homme à s’affirmer autre que l’animal ; la troisième, d’ordre psychologique, par l’inconscient freudien qui contredit l’idée que le Moi est le maître en sa demeure. Les personnalités pathologiques, approche psychanalytique (AAPEL : Le propos n’est pas d’expliquer la psychanalyse mais de vulgariser la vision de l’humain tel que Freud l’avait conceptualisé) Freud part semble t’il d’un postulat qu’il n’existe pas vraiment de gens « normaux ». C’est à dire que nous avons tous des fragilités plus ou moins importantes. Pour Freud nous sommes tous des névrosés mais il y a une gradation selon que ce soit léger (ex « obsessionnel un peu maniaque ») ou lourd (ex « obsessionnel obligé de vérifier 10 fois que la lumière a été éteinte ») * Le coté positif de ceci c’est que l’on peut se sentir moins stigmatisé dans le sens où il n’y a pas d’un coté les « normaux » et de l’autre les « malades », ce qui peut éviter le sentiment de 2 camps, les « élus » et les « exclus ». * Le coté totalement négatif de ceci est justement cette absence de frontière qui permet d’entretenir le déni chez une personne malade en disant des phrases comme « tout le monde a des problèmes ». Sans seuils, impossible de dire « cette personne n’est pas malade » ou « cette personne a un cancer », ce qui peut être très dangereux, cf la définition psychanalytique de l’état limite (voir plus bas) qui a un effet dévastateur en fabriquant la catégorie des « pas vraiment malades » Il existe 2 principaux pôles
                        - Les névrosés (la majorité des individus)
                        - Les psychotiques * Les névrosés Parmi les névrosés on trouve - Les obsessionnels qui sont des personnes plutôt refoulées, qui recherchent l’ordre, le coté méticuleux, le contrôle permanent. L’obsessionnel vivant et étant à fond dans « son truc » et dans ses « rituels » ou - Les hystériques qui sont le contraire, c’est à dire un désordre total, un vrai « bordel » (pardon). L’hystérique, assez histrionique a besoin d’attirer l’attention sur lui pour exister. Avec lui c’est le théatre de rue, la vision de la « mama italienne », beaucoup de gestes, beaucoup de bruits, beaucoup de fantasmes, mais pas grand chose de palpable... et - Les phobiques qui constituent une petite catégorie à part. Le phobique est un anxieux, un évitant. Il a peur de plein de choses. (listes de phobies disponibles à la page http://www.alaphobie.com/symptomes.php#anxiété 7) * . Les psychotiques Les psychotiques sont « plus atteints ». Leur état perturbe réellement leur vie et leur identité ou celle de leur entourage. Pour Freud ce sont vraiment des malades. A un moment il perd le contrôle de lui-même avec des douleurs psychiques atroces On trouve - Les paranoiaques. Eux, on sait ce que c’est. Le paranoiaque vit avec la théorie du complot. La terre entière est contre lui, nous sommes tous espionnés. Ex : « il y a des micro-puces dans les céréales qui se logent dans notre intestin et qui avec analyse de notre ADN permettent de savoir où l’on se trouve, ce que l’on fait, ce que l’on mange afin de fournir les données à la coalition des états collaborateurs avec les extra-terrestres qui ont planifiés l’invasion de la planète » (je fais bien le parano, hein ??!!) - Les schizophrènes. Le « schizo » c’est ce que tout le monde appelle le « dingue », le « fou ». C’est une personne qui a plusieurs personnalités (qui théoriquement ne se « fréquentent » pas) et qui dans certaines circonstances est totalement en dehors de la réalité. Il a des raisonnements que l’on ne comprends pas, des actions de même. Chez le parano, on peut croire à ses délires parce que c’est bien construit que cela repose en partie sur du vrai, chez le schizophrène ça peut partir de tous les cotés et on se dit « il manque une case, il est pas avec nous lui ». Par exemple quand un clochard commence à vous expliquer qu’il possède 3 avions, une banque, qu’il est marié à un mannequin, qu’il parle à Dieu et que visiblement il y croit, on a alors tendance à douter... Ces 2 poles, névrose et psychose étaient à la base Mais il existe une autre catégorie bien distincte qui s’appelle * Les pervers. Si les deux premiers sont « A » alors le pervers c’est « A barre », c’est dire « qui n’est ni névrotique, ni psychotique » On peut dire que le pervers n’est pas un refoulé mais qu’il passe à l’acte, il réalise les fantasmes Chez les pervers on trouve - Les sado-masochistes dans lesquels l’autre ou soi-même n’est qu’objet dans un « jeu » plus ou moins « jeu » mais plutôt consenti de part et d’autre. Dans ce cadre, celui qui joue le rôle du sadique est un psychopathe « light » - Les psychopathes pour lesquels l’autre n’est pas et on peut donc en user à volonté comme le jeter après usage. (a noter que le pervers narcissique serait une combinaison de pervers et de narcissique) Vous pouvez aussi lire les pages borderline ou pervers narcissique ? Autre découverte qui n’est arrivé qu’après Freud... * « Mais il existe des gens qui semblent être plus que névrosés mais qui ne sont pas vraiment non plus psychotiques ! » Ces personnes sont de fait dans un no man’s land Et c’est ainsi qu’est né « l’état limite ». Les borderline ou état limite sont à la frontière entre les deux. (définition du dictionnaire : « Borderline = à la frontière ») Il est donc logique qu’un borderline au sens psychanalytique du terme ne soit parfois pas du tout borderline au sens DSM IV « Si vous avez le désir profond d’être diagnostiqué borderline, allez voir un psychanalyste, par contre si vous redoutez ce diagnostic, allez voir un psychothérapeute adepte d’un DSM pur et dur, vous mettrez alors le maximum de ’chance’ de votre coté ! » La définition DSM du borderline étant « qui est ça ça ou ça » alors que la définition psychanalytique du borderline est « qui n’est ni ça, ni ça et ni ça » Au fil du temps le trouble borderline est devenu un vrai fourre tout « je ne sais pas ce que vous êtes, mais de toute évidence vous avez un problème, donc vous êtes borderline ». Sans doute est-ce la raison pour laquelle le trouble de la personnalité borderline est (était) si peu étudié dans les facultés de médecine françaises Il me semble personnellement difficile de soigner une personne en ne sachant pas ce qu’elle est, mais en ne sachant que ce qu’elle n’est pas.


                      • pingouin perplexe (---.---.12.100) 25 février 2007 22:48

                        A Milla. C’est un texte très dense que tu proposes là ! Sûr qu’il invite à réfléchir et à développer. A commencer par les névroses, que l’on croit peut être à tort tombées en désuétude... Alors que le problème de l’obessionnel serait du coté du « toujours l’avoir », quitte à vérifier et revérifier à l’occasion, l’hystérie poserait par excellence le problème de l’identité, qui aurait à se produire sur le théatre du monde. Il semblerait d’ailleurs que cela puisse aller assez loin en matière de questions liées à la représentation puisque l’on a été jusqu’à parler de psychoses hystériques. Tout cela, ce sont à mon avis des noms d’oiseaux, plus ingrats les uns que les autres. La question de l’identité et de ses avatars n’est elle pas, par excellence, celle qui ouvre à la notion du sujet de l’inconscient ?

                        Dans son livre « L’Homme sans gravité », Melman interroge notre époque en tentant de comprendre ce vers quoi elle tend structuralement (Lacan est passé par là), et la position qui pourrait être occupée par le sujet. Le moins que l’on puisse dire est que cet auteur n’est pas d’un optimisme béat face à ce qui nous est proposé à titre de libéralisme. Gloups ! Il parle à ce propos de « perversion généralisée ». Une distinction importante tient bien entendu au fait qu’un système compris comme structuralement pervers ne peut être purement et simplement assimilé avec le fait de l’être psychiquement si l’on s’y trouve intégré. Ce serait comme une question d’usage du semblant. Néanmoins, il précise une conséquence radicale par rapport à ce qu’il adviendrait de la position du sujet. « Homeless », dit-il. Le mot est lourd, mais suffit déjà à en dire long à propos d’un inconfort majeur.

                        Dans ce contexte, sont également à considérer des phénomènes de société comme le harcèlement moral (fait de formatage, en fait), et des modalités de la violence telles que le happy slapping et ses variantes. Jusqu’aux gusses qui balancent des vacheries, en précisant à leur proie apeurée qu’elle en aurait « besoin ». Cela se voit, malheureusement. Et cela, aussi, accompagne une certaine recrudescence des discours de prédation. L’idée de « loi du plus fort » n’implique-t-elle pas que la notion de faute basculerait du coté de la faiblesse, c’est-à-dire, la pauvreté, la maladie, le handicap, la vieilleisse, etc...


                      • Azür 22 février 2007 15:17

                        @ Brigitte : Les originaux, les personnes très sensibles, les artistes, et tous ceux qui « sortent de la norme » ne sont heureusement pas des personnes border line au sens clinique du terme. Mon propos n’est pas de déprécier les émotions et de stigmatiser ceux qui heureusement ne veulent pas se fondre dans le moule. Je souhaite vivement que vos fils ttrouvent leur place dans une société de plus en plus normative tout en demeurant fidèles à eux-mêmes.

                        Le but de cet article est simplement de mettre l’accent sur une véritable pathologie en partie favorisée par notre société normative et excluante.


                        • Azür 23 février 2007 08:23

                          @ Pierrot & Alfred

                          Vivre avec une personne borderline relève, par certains côtés, du véritable sacerdoce et la souffrance immposée aux proches par les conséquences de la maladie, et non par la personne elle-même,ne sont pas assez prises en compte. Il reste de ce côté là bien des choses à faire. Ca commence à bouger au niveau associatif et c’est une grande nouveauté.

                          D’un autre quoté, partager le quotidien d’une personne borderline nous conduit à ne plus se la jouer et à renoncer à nous faire des illusions sur notre compte. Elles jouent le rôle de révélateur...

                          C’est vrai que plus on descend vers le sud, plus la psychopathologie nous semble étrangère. Mais à mon sens elle l’est plus dans son expression que dans sa nature. Il faudrait pour creuser un peu la question étudier les travaux des ethnopsychiatres.


                          • pierrot (---.---.141.25) 23 février 2007 16:26

                            « D’un autre quoté, partager le quotidien d’une personne borderline nous conduit à ne plus se la jouer et à renoncer à nous faire des illusions sur notre compte. Elles jouent le rôle de révélateur... »

                            Exactement.

                            Aujourd’hui elle est guérie, comme je l’ai dit, mais elle n’aura jamais aucune idée d’à quel point elle m’aura grandi et à quel point je lui en suis reconnaissant.

                            Le côtoiement d’un enfer à ceci de particulier qu’il nous fait réagir enfin en nous descillant tout en mettant les priorités là ou elles doivent être mises. Cela dit je ne souhaite à personne de passer par là.


                          • Dilip Singh (---.---.14.69) 23 février 2007 22:57

                            Il y a une vingtaine d’année j’ai lu un livre qui parlait des différentes psychopatologies et qui mentionnait dans le dernier paragraphe le cas des « boderline » (désolé je ne me souviens pas des références du livre).

                            Toujours est-il que ce paragraphe décrivait les symptomes exactement de la même manière que vous l’avez fais Mr Elan et expliqué que ces troubles provenaient souvant d’un choque sexuel vécu dans la trés petite enfance (0 à 6 ans), un age, il est vrais, ou la vie de l’enfant est trés intense sur le plan émotionnel.

                            L’exemple de la femme cité dans le livre, avait laisser apparaitre (aprés une psychothérapie associé à l’hypnose) qu’elle avait aperçue le sex d’un exibitionniste alors qu’elle n’avait que 4 ans, elle disait s’en rappeler comme dans un rêve. (Ce livre ne ce voulais pas de tendance freudienne en particulier).

                            Lorsque la femme découvrie cette « faille » dans sont système de réalité sont comportement ce stabilisa trés vite (surement grace a l’hypnose) et elle vécue de manière commune par la suite.

                            Dans la lancer du constat fais dans ce livre, je ne suis pas du tout surpris que l’on ne trouve pas ce symptome (comme beaucoup d’autres d’ailleur) dans les pays du « sud » : la sexualité et la nudité y es vécue de manière beaucoup plus « naturelle » que dans les sociétés occidentales : On peu voir des gens ce balader nue en Afrique ou en Inde (plus rare mais vrais...les nagas) et le fait de vivre toute la famille sous la meme hutte ou dans la même piéce, amene l’enfant à avoir conscience de la sexualité parentale des sa plus jeune enfance.

                            Celà n’a rien de choquant dans ce genre de société c’est tout a fais normal (les indiens sont quand même plus « prude » dans leur comportement publique que les afriquains)...

                            Mais dans notre société judéo-chrétienne ce genre de comportement peut avoir des répercutions psychologiques redoutables.

                            NB : Pour évité toute « fatwa » et autre insulte verbal envers votre dévoué écrivain ; il faut savoir que ce qui est écris et a prendre d’un point de vue purement ethnologique et sexologique...je comprend que celà peut être choquant pour la mentalité occidentale et je ne vous obligerez pas a étudier les deux sciences citer plus haut, mais au moins respecté les et sachez qu’elles demandent un éffacements de sa propre personnalité et culture qui est trés dure a réaliser.


                            • Le Hérisson (---.---.121.162) 24 février 2007 12:33

                              Le « DSM » représente bien notre frénésie occidentale à vouloir tout classer et faire entrer dans des normes. Ce genre de démarche me paraît nulle et non avenue car nous savons aujourd’hui que les pathologies psychiques évoluent en fonction des époques et des cultures.

                              D’autre part, la société occidentale, que ce soit au niveau social, économique ou médical, accepte de moins en moins ceux qui ne sont pas dans la norme, d’où un développement des pathologies et tout ce qu’elle entraîne (médicaments, dépressions, etc...)Finalement, nous nous apercevons que les personnes « normées », c’est à dire la famille type avec enfants, travail et argent pour vivre, sont de moins en moins nombreuses, avec toutes les conséquences que cela entraîne.

                              Les « bordelines » me semblent moins nombreux que ce que vous mentionnez. En revanche, il existe de nombreuses pathologies devenues difficilement identifiables que l’on « classe » sous ce terme.

                              Plutôt que le « DSM », je préfère me référer à la psychanalyse qui considère depuis au moins une quarantaine d’années, que les névroses cachent des psychoses et vice-versa, que les classifications ont leur limites car normatives et que tout traitement devrait, non pas partir d’une classification, mais du ressenti exprimé par le sujet. Afin qu’il redevienne « sujet » justement, et non l’objet d’affects ou de situations, fussent-elles sociales.


                              • lameduze (---.---.87.217) 25 février 2007 20:07

                                LE diagnostic (DSM ouCIM) n’est là que pour une photo du moment, c’est une aide qui nous permet une prise en charge d’un certain type, il n’est ni une norme ni une contrainte dans laquelle on fait rentrer l’être souffrant, dans la mesure où il y a souvent plusieurs diagnostics pour un épisode donné pour un seul patient, et aussi, le codage évolue au cours du temps (les souffrances psychiques étant souvent chroniques), il pourrait représenter une contrainte si il était utilisé pour définir « un prix par pathologie », ce que les psychiatres refusent. A noter enfin que le DSM d’origine américaine a été crée pour resister aux tentatives de rationnaliser à outrance la souffrance psychiques des administrations de tutelle (américaines), des assurances devrait on dire.


                              • arthur (---.---.43.22) 24 février 2007 12:54

                                Comme l’a dit un des commentateurs, si l’on n’a pas vécu la situation, on ne peut pas comprendre. Ce désordre n’est pas héréditaire, mais provient essentiellement du comportement des parents de la petite enfance jusqu’à l’adolescence.

                                Cela dit, la personne « borderline » est avant tout manipulatrice. Borderline ne signifie pas stupide, et le mensonge est une seconde nature. (Je dis nature car il n’est pas volontaire. C’est un réflexe d’autodéfense envers l’ennemi imaginaire (le proche en l’occurence)). Pour moi ce n’est pas une victime, car elle ne _veut_ pas en sortir. Vu que c’est le monde a tort et lui en veut.

                                @ Brigitte « SURTOUT QU’ELLES NE SONT PAS MALADES MAIS SAINES JUSQU’A L’EXTREMITE DE LEUR PLUS PETIT NEURONE. » C’est çà... et la marmotte elle emballe le chocolat.


                                • lilimarlene (---.---.203.141) 24 février 2007 18:39

                                  Le psychiatre (un expert international des troubles de l’humeur) qui me suit, moi-même et tant d’autres pensont q’une personne qui est Borderline n’est ni plus ni moins, une personne Cyclothymique.

                                  Attention je ne parle pas d’un tempérament, mais de maladie mentale.

                                  La cyclothymie fait partie des troubles bipolaires (c’est le trouble bipolaire : 2 et demi) qui est un spectre élargi à partir du trouble maniaco-dépressif. Je suis moi-même atteinte de cette maladie, j’ai 32 ans.

                                  Tout votre article, fort bien écrit par ailleurs, décrit ce qu’est la cyclothymie sans commune mesure, c’est du pareil au même..

                                  Vous pouvez lire mon témoignage par rapport à cette maladie sur cette page : http://www.jetaide.com/read/f98/i34t34/femme-cyclothymique.htm

                                  J’y est le même pseudo qu’ici, lilimarlene


                                  • JB 24 février 2007 20:06

                                    Personnellement ma compagne avec qui je vis depuis maintenant 3 ans est considerée cliniquement comme « border line » , et je ne suis absolument pas d accord avec le tres sombre tableau dressé par l auteur . Une personne border line a certes des acces emotionels biaisés qui ne faut pas sous estimer mais il ne faut pas non plus exagerer .Ma compagne travaille , elle est meme professeur , certes elle prend des medocs , et ce n est pas facile (loin de la), mais ns avons une vie sociale quasi normale , partageons des moments a l exterieur socialement egalement comme tt le monde , partons en vacance etc etc , bref faisons quasi tt comme tt le monde....

                                    Je suis a la limite choquée voire outré par l auteur qui met volontairement en parrallele la psychopatie et une personalité « border line » qui sont a mon sens deux pathologies differentes , l une pouvant mener a des crises devastatrice et l autre non .Pour les gens qui decouvrent le border line , pr resumé en faisant simple , qqun qui a une personalité border line est qqun qui a des pics emotionnels allant du « se sentir bien comme une personne normale » jusqua a l opposé a se sentir deprimé , finalement la frontiere est mince entre qqun qui souffre de border line et une autre de depression chronique.

                                    Concernant les soins ?? les medocs ne servent a rien , ils ne font que soulager mais sans traiter quoi que ce soit ??? les psy en tt genre , ma compagne en a vu une panoplie ds 3 pays differents et seul un en france a l hopital americain fut un tant soit peu competant en terme d aide , de support et de comprehension psychologique du patient et du phenomene border line.TouT les autres soit disant professionels ne font qu appliquer leurs methodes universitaires a la lettre avec les meme recurantes stupides questions posées , finalement , avt de mettre en menage avec ma compagne je ne connaissais pas le milieu medical psy, mais je me suis apercu que les psychiatres et psychologues etaient parmi les specialistes medicaux les plus sous qualifiees que j ai rencontré.La plupart d entre eux sont efficaces pr soigner des « petits problemes » comme la depression post-menopause , une crise d adolescence mal vecue , etc etc ,j exagere un peu evidemment , mais tt le monde m aura compris , enfin je l espere.Mais qd il s agit de traiter de qqchose de compliqué comme cela , y a plus personne !!! De plus le refus systematique de la part de ses gens (veritable VRP des labos pharmaceutiques) de s ouvrir aux voies nouvelles entrevues au USA en terme de recherche et qui semble porté leur fruit m exaspere au plus haut point.

                                    Et ouiii , allez dire a un psy que selon vous ; apres des annees de traitement inefficcaces a coup d antidepresseur , et tt autres batteries d horribles pilules allant jusqua la prescription (et la c est vraiment un scandale) d anti psychotiques qui eux vous detruisent plus qu ils ne vs aident ; votre compagne pourrait enprunter la voie de la prescrition controlée d oestrogène . Vous essuyez simplement un NON , car ce n est pas la marche a suivre pr l instant indiqué par les labos pharmaceutiques.Bcp d etudes en europe et au USA montrent qu enormement de depression et personalité « border line chez la femme » pourrait etre du a une production insufisante d hormone oestrogene chez la personne concernee.

                                    C est consternant ....


                                    • mclerc (---.---.59.94) 25 février 2007 16:28

                                      Borderline, avez-vous dit ? Mai oui, mais c’est bien sûr ! Je me suis parfaitement reconnu ici : nous sommes tous bordelisant, je voulais dire : borderlisant ! Mais où est la différence ? smiley)


                                      • pingouin perplexe (---.---.208.209) 26 février 2007 12:29

                                        Humour efficace smiley


                                      • Serge (---.---.221.217) 25 février 2007 17:08

                                        Si votre description est juste, c’est sans doute l’humanité entière qui est borderline, vu comme on joue avec la planète, la science, avec nos drogues et nos médicaments ... je crois aussi que la société peut créer des fous avec tous ces nouveaux stimulis, mais l’homme est un animal névrosé depuis qu’il a redressé la tête à mon avis.

                                        Mais que dire des animaux qui passent leur vie seuls, ou aux aguêts de peur d’être dévorés ? Ils sont forcément neurasthéniques eux aussi.

                                        Je me considère moi-même comme un dingue de première, et j’aime ça cette folie c’est comme une drogue. J’ignore mes émotions. Je les ai toujours considérées comme des ennemies puisque dans ce monde il ne fait pas bon être émotif. Par contre je ne me sens aucune inclinaison à devenir psychopathe. Il existe peut-être des psychopathes parfaitement intégrés qui ne commettront aucun crime. La psychiatrie me semble encore jeune. Toutes ces étiquettes pourraient aisément engendrer un monde intolérant et dogmatique.


                                        • Lartiste (---.---.222.100) 25 février 2007 23:47

                                          Juste une question ou 2 ?

                                          Sarko est-il Borderline ou un brin megalo ? lol LePen, il est Borderline ou un brin facho ? Non il est sénil !

                                          Segol, bah on verra bien lorsqu’elle sera présidente !

                                          Bref, nos élus qui ont atteint le plus haut niveau d’éveil, sinon il ne serait pas nos Elus, sont Borderline, question Pathos.

                                          Enfin pas de panique, je vois qu’on commence déjà a envoyé les cons en Orbite ! et qu’ils tournent jour et nuit !

                                          Milla a écrit :

                                          «  »Freud publie un texte où il explique que la science inflige au narcissisme humain trois humiliations : cosmologique..., biologique..., psychologique, par l’inconscient freudien qui contredit l’idée que le Moi est le maître en sa demeure. «  »

                                          Ces propos de Freud le discréditent complètement ! La Révolution Copernicienne n’aurait pas du avoir d’impact sur le narcissisme humain pour la simple et bonne raison qu’il n’y a qu’une seule terre, et donc qu’une seule espèce qualifiée d’humaine par nos linguistes. Quand bien même la Terre ne serait plus le centre de l’Univers, il faudrait lui trouver un nouveau centre autour duquel tout gravite, mais là on déborde sur les expériences de physique de Foucault et autres Métaphysiciens et on touche aux sciences occultes.

                                          Pour ce qui concerne Darwin, ce petit con n’avait pas complètement tord, mais la Théorie Darwinienne n’est pas obsolète elle est tout simplement fausse. Contrairement à l’animal, l’homme est « conscient », donc il maîtrise son destin... ces dernières décennies et les multiples remous de la guerre froide nous font croire le contraire. Pourquoi croyez vous que Darwin a si peu d’emprise sur le continent Américain, et que le creationisme y prospère face à la « Science Lourde » ?

                                          Pour ce qui est du psychologique et de l’inconscient freudien ! là Freud devient tout simplement Borderline, c’est vrai qu’il avait son Opium...

                                          Ce qui compte c’est l’autorité et l’Autoritarisme, pour ne pas sombrer dans le Chaos de Grands Guignols.


                                          • senso (---.---.130.195) 26 février 2007 03:32

                                            Comme disent Alpo47 et Hérisson, c’est plutôt vous, les psy, avec vos classements et étiquetages divers qui êtes... borderlines !

                                            Ce que je trouve fameux c’est que vous établissez des diagnostics à n’en plus finir. On dirait des poèmes à la Prévert, poésie en moins... La liste des troubles répertoriés dans le DSM IV ne cesse de s’allonger au fil des ans- on invente toujours de nouvelles « déviances » et « anormalités »- je parie qu’on finira par en trouver quelques 4 milliards un de ces jours, autant qu’il y a d’hommes sur cette planète !

                                            Mais la vraie question à poser est la suivante : qui établit ces étiquettes ??? Qui ?

                                            Des psychiatres réunis en congrès qui votent (oui, vous avez bien entendu, votent !) pour intégrer de nouvelles étiquettes à la liste déjà existante !

                                            Fabuleux, non ? Avez-vous déjà entendu parler d’une science qui fonctionne sur le mode électoral ?

                                            Mais il faudra bien qu’un jour vous intégriez dans vos doctes suffrages l’inscription au tableau de toutes les nouvelles pathologies qui ont été générées ces dernières décades par vos pilules et traitements divers et variés !

                                            En attendant, qui dira le silence qui pèse sur ces nouveaux patients créés de toutes pièces par vos soins incompétents ?! Et quand je dis « incompétents », je suis gentil...

                                            Car vos « diagnostics », messieurs, sont autant de confessions de « dangerous minds » !


                                            • Lartiste (---.---.222.100) 26 février 2007 03:49

                                              Senso, tu as été tracé et identifié comme Borderline.

                                              Ce matin à l’aube une ambulance passera te chercher ! smiley

                                              Mais ne t’inquiète pas, il y a tellement de fous de part le monde, que Dieu semble les aimer ! les fous, c’est d’abord une grande amicale ! smiley


                                            • sweetsmoke (---.---.241.2) 26 février 2007 10:38

                                              Excellent article !

                                              Tu viens de me faire économiser 10 ans de psychiatrie !

                                              Merci à toi


                                              • (---.---.167.205) 26 février 2007 15:43

                                                Si j’ai bien compris, grossièrement et pour faire court, la personne bordeline :

                                                Elle a en premier lieu un « déreglement émotionnels », elle ressent trop fortement. Elle est le jouet de ses émotions qui peuvent s’emballer (s’imposer) pour de petits stress. Cela a un énorme impact sur la formation de sa personnalité, chaque situation vécue est influencé. Pour se défendre (de la violence, des émotions stressante), cette personne met souvent au point des techniques (manipulation, déni, mensonge,...) que lui même déteste, mais ne peux éviter car c’est son outil, ce qui l’entraine peu à peu à se detester, tanguer entre la psychose et la névrose, se faire du mal.


                                                • jb (---.---.190.130) 26 février 2007 20:27

                                                  je vois qu il y en a certains qui se marrent avec ce genre de sujet . on voit bien qu ils ne st pas concernés pas le pb ....


                                                  • caroline bouffard (---.---.150.109) 3 mars 2007 23:30

                                                    bonjour,

                                                    Etant borderline je me suis interesse a votre article qui est a mon avis veridicte a 100%.si les gens auraient ne serait-ce qu’une legere faille dans « ouverture d’esprit » peut etre des cas comme le miens serait beaucoup plus facile a integrer dans la societe. Et si freud etait borderline j’en suis ravis et m’encourage, car lui on l’a ecouter (pas approuver ou desapprouver, mais ecouter.J"ai fait lire le texte a ma soeur qui vous donne raison sur la facon d’agir avec notre cas et elle approuve, mais avoue que ce n’est pas de toute evidence et qu’elle se sent aussi desempare que moi face a ses reations en temps de crise.C’est triste aussi de constater que des gens se croient au dessus de tous car ils ont la chance d’avoir un envirronement sain et equilibre (la perfection n’exsiste pas)et denigre l ;e fait que oui ca existe et que plus ils y auras de gens sur terre et plus ils y aura de pathologie detecte car chacun a ses opinions et sa propre perception des evenements.Je crois que le respect d’autruis demeure le plus grand remede qui puisse exister et malheureusement il n’est pas en vente libre !!! biens a vous caroline

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Azür


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